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Flambage
Le flambage ou flambement est un phénoméne d'instabilité d'une
structure élastique qui pour échapper a une charge importante exploite
un mode de déformation non sollicité, opposant moins de raideur & la
charge. La notion de flambement s'applique généralement & des poutres
élancées qui lorsqu’elles sont soumises a un effort normal de
compression, ont tendance A fléchir et se déformer dans une direction
perpendiculaire a Taxe de compression (passage d'un état de
compression un état de flexion) ; mais elle peut aussi s'appliquer par
exemple des lames de ressort sollicitées en flexion qui se déversent en
torsion pour échapper A la charge.
Le terme flambement est plutat utilisé en mécanique des structures pour
le phénoméne et le critére de dimensionnement correspondant et le
terme flambage pour un événement particulier.
Flexion sous un effort de
compression
Pour les instabilités locales d’imes ou de panneaux, on parle de
voilement.
Résistance des matériaux
Exemple d'une régle plate en plastique
1 si les extrémités de la régle sont tenues et tirées, la rupture de la régle se produit quand les
contraintes de traction deviennent supérieures a la résistance mécanique en traction du plastique ;
= en revanche, si les extrémités de la ragle sont tenues et comprimées dans le sens de la longueur, la
régle va se plier et se briser avec un effort de compression bien plus faible que celui nécessaire ala
rupture en traction
Ce phénomane est appelé flambage.
En résistance des matériaux (RdM), le flambage est un phénoméne d'instabilité élastique mis en évidence
lorsqu'une poutre est comprimée ; il se développe un moment de flexion parasite amplifié par les
déformations et déplacements de la poutre chargée.
Ce phénoméne n'est pas mis en évidence par le modéle R4M classique ou théorie des poutres car ce modéle
considére que les efforts de calcul s'appliquent sur la structure non déformée (hypothéses de lit ation
externe et des petits déplacements de la mécanique des solides et de la R4M) et non sur la structure déja en
charge et déformée (théorie du second ordre).
Le flambage se produit d'autant plus facilement que la poutre est élancée, c'est-a-dire de grande longueur et
de faible section. Le flambage dépend aussi des conditions aux limites, & savoir la nature des liaisons aux
extrémités de la poutre (encastrement ou articulation notamment).
‘Méme si le terme poutre est employé ici, Vhypothése RUM des petits déplacements doit étre abandonnée
pour que le modéle soit plus réaliste, Le modéle RdM doit étre complété avee les hypotheses
supplémentaires que les déformations restent petites mais que les déplacements peuvent étre grands ; cela
permet de prendre en compte les phénoménes du second ordre négligés dans le modéle RAM.
Ce modéle RdM complété n'est plus linéaire, la résolution se fait par itérations successives jusqu'd
convergence éventuelle du résultat. Ce modale met en évidence des instabilités dont la charge critique
¢'Euler est un exemple simple.Comme cette formule ne fait intervenir que des termes issus du modéle RAM élastique linéaire (module de
Young et géométrie de la poutre), on dit alors que le flambement est un phénoméne d'instabilité élastique.
En général le flambement élastique n'est que le début d'un comportement non linéaire bien plus complexe
qui une fois amoreé conduit & des déformations plastiques dans le matériau puis A la ruine de la poutre.
Pour une poutre d'inertie constante soumise & un effort normal de compression simple, la charge critique de
flambage théorique est donnée par la formule d'Euler :
EI
a
F
= Eeestle module de Young du matériau ;
= Test le moment quadratique de la poutre ;
= I, est la longueur de flambement de la poutre.
Cette charge critique est évidemment limitée par la résistance en section de la poutre (A partir d'un certain
Glancement, la ruine est atteinte avant l'apparition du flambage). Dans le cas réel, la ruine par flambage est
atteinte encore plus précocement en raison notamment des imperfections de réalisation ou de mise en
ceuvre (voir ci-dessous).
Le facteur I, représente une longueur équivalente a celle d'une
poutre rotulée-rotulée. Il s'agit de la distance séparant deux points
diinflexion de la déformée de la poutre soit la distance entre deux
points de moment de flexion nul. Ainsi,
= pour une poutre rotulée aux deux bouts, ly = 1 x L, la
longueur de la poutre ;
= pour une poutre encastrée - encastrée mobile (selon laxe
vertical), ly =0,5 x L;
= pour une poutre encastrée-rotulée, ly = 0, 699 x L (le
Coefficient 0,699 est une approximation) ; Une expérience de démonstration des
= pour une poutre encastrée-libre, fy = 2 x L. modes de flambage dEuler. Cette
expérience montre comment les
Le flambage est un phénoméne d'instabilité élastique lié au module conditions aux limites (rotulée, encastrée
de Young et indépendant de la limite d’élasticité, utiliser un acier de libre) influent la charge critique dune
limite d'élasticité supérieure pour diminuer le flambage est une _pouire fine (dans cette expérience, toutes
erreur grave. les poutres sont identiques a leurs
conditions aux limites prés)
Charge critique d'Euler
Schéma——>
Notations préliminaires
F : 2 forces de compression opposées exercées suivant 'axe (0; 2) de la poutre & ses extrémités ;
axe (O;y) normal a la poutre ;
y= f(@) : la déformée de la poutre ;
M,;(z) : le moment de flexion dans la poutre a l’'abscisse x ;
dy
la dérivée par rapport a x de la « déformée » ;
la dérivée seconde par rapport a x de la « déformée » ;
2.
ay
‘Nous aurons besoin de la relation entre le moment de flexion Mr(z) ety” = Fr
a
Cette relation s’écrit (voir Etude de la déformation d'une poutre fléchie) :
@)=-MO
Démonstration
>
Le moment de flexion Mr(z) est di aux 2 forces F et au fait que la poutre est écartée d'une distance f(22)
de axe initial de la poutre. Ce moment de flexion a I'abscisse x induit par ceci vaut :
Mi(2)=Fxf(z) (2)
>
cest le simple produit de l'intensité de la force F’ par le bras de levier f(
Les formules (1) et (2) donnent :
(2) = 7)
soit en posant :
-
EI
On obtient une équation différentielle classique du second degré =
f"(@) = -w*f(@)Les solutions générales de cette équation différentielle sont de la forme :
f(a) = Acoswa + Bsinwz
ot A et B sont des constantes 4 déterminer en fonction des conditions aux limites suivantes
$(0) = et f(L) =0
car les 2 extrémités sont fixes suivant l’axe (O ; y).
Condition limite n°1 : f(0) = 0, donc Acos0 + Bsin0 = 0, orcos(0) = 1et sin(0) = 0 donc il ne reste
plus que 1A + 0B = 0 soit A = 0, ce qui simplifie expression de f(x) en :
f(e) = Bsinuz
1, Si B = 0, alors la solution de 'équation différentielle est f(x) = 0, pour tout x vérifiant 0