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Chapitre 3: L’ hérédité humaine
Introduction:
La génétique humaine est une branche de la génétique qui étudie la transmission des caractéres
héréditaires chez lespéce humaine au cours des générations. Devant les difficultés qui entravent cette
étude, les chercheurs se sont penchés, surtout, sur l’étude des modalités de la transmission des
maladies et malformations héréditaires, pour accumuler des connaissances sur les genes qui en sont
responsables
© Quels sont les difficultés d’étude de ’hérédité humaine ? Quels sont les moyens
utilisés ?
© Comment certaines maladies héréditaires se transmettent-elles au cours des
générations ?
© Comment expliquer certains cas d’anomalies chromosomiques chez Phomme ?
© Quelles sont les techniques utilisées pour dépister et diagnostiquer des anomalies
chromosomiques chez le foetus ?
I— Les difficultés d’étude et certains moyens utilisés en génétique humaine.
© Les difficultés d’étude de la génétique humaine: (Voir document 1)
La transmission des caractéres héréditaires chez I’ Homme est semblable celle chez les autres étres
vivants. Cependant, il existe un ensemble de difficultés qui empéchent l’expérimentation et la
vérification des lois de ’hérédité, dont les principales sont :
- La méthode des croisements dirigés est impossible (chez les étres humains, on ne peut pas
diriger volonté les mariages).
- A chaque génération, le nombre des enfants est limité (il y a donc une faible fécondité ou
fécondité restreinte), L’étude statistique est difficile.
~ Chez les étres humains, la durée des générations est longue. Done le généticien ne peut pas
suivre par Iui-méme plusieurs générations,
- Le nombre de chromosomes chez I’Homme est trés élevé 23 paires, le nombre de
combinaisons chromosomiques possibles chez wut est grand (2"), ce qui complique,
davantage, la recherche.
A partir des données de ce texte, Identifier certaines difficultés d’études de "hérédité humaine.
Appliquée a l'espéce humaine, la génétique conserve toutes ses normes. Cependant, elle est confrontée
A des difficultés expérimentales, dont les principales sont :
- Limpossibilité de réaliser une reproduction orientée.
- Les générations successives sont trés espacées (en moyenne 25 ans)
- Le nombre des descendants est statistiquement faible (Ia descendance d'une porté dépasse
rarement un descendant).
- Unnombre important de chromosomes (2n = 46).
- Avec chaque acte reproducteur, les gamétes répondent 4 la méme distribution aléatoire.
® Les moyens d’étude de la génétique humaine:
Pour surmonter les difficultés d’étude, la génétique humaine, est surtout basée sur analyse des arbres
généalogiques ou pedigrees, analyse des caryotypes et l’analyse de l’ADN.
a) Les arbres généalogiques:
Youssef ALANDALOUSST 39 Whérédité humaineEn génétique humaine, arbre généalogique (pédigrée), permet de suivre la transmission d’un
caractére, ou d’une maladie héréditaire, au cours des générations au sein d’une méme famille.
La construction de arbre généalogique se fait par des chercheurs spécialistes (Médecins et
biologists), qui tentent de restituer les événements familiaux (mariages, naissances, mortalités,
présence ou non du caractére étudié ...) et ce pour détecter la présence ou non du earactére étudié
chez les ascendants et les descendants. L’assemblage de toutes les informations enregistrées permet
de construire l'arbre généalogique de la famille pour le caractére étudié (voir figure ci-dessous).
‘Arbre généalogique 4
Pune famille Homme) = ¢ | [ij Homme g
O Femme { 2?) @ Femme 3
1, UL, I = Generations
6
1,2,3- Individus
1 © E] Porteurs
SD
m = Vrais | Faux
1 ,@,0 45 rs dumeaux | jumeaux
Iv © é Mariage O i ©
1 4 5 consangain Mariage Foetus
Les régles de construction de arbre généalogique sont les suivantes:
Les individus d’une méme génération sont groupés sur une ligne horizontale repérée par un chiffre
romain I, II, If... A Pintérieur de chaque génération, on affecte un numéro a chaque individu.
En exploitant les données de ce document donnez une définition de arbre généalogique.
L’arbre généalogique est une représentation schématique simplifige des liens de parenté existant au
sein d’une famille. II permet de suivre la transmission d’un caractére, ou d’une maladie héréditaire, au
cours des générations au sein d’une méme famille.
b) Les cartes chromosomiques (Caryotypes): (Voir document 3)
Le caryotype est une présentation sous forme de photographie, de l'ensemble des chromosomes d'une
cellule, partir d'une prise de vue microscopique.
Les chromosomes sont photographiés et disposés selon un format standard: par paire et classés par
taille, et par position du centromére.
On réalise des caryotypes dans le but de détecter des anomalies chromosomiques ou didentifier
certains aspects du génome de I'individu, comme le sexe (XX ou XY).
La carte chromosomique ou caryotype est une photographie de l'ensemble des chromosomes d'une
cellule, classés par paire selon des critéres comme Ia taille.
uuu
La réalisation dun caryotype nécessite le prélévement de
cellules par un laboratoire, puis leur mise en culture et, enfin, ee
a photographie des chromosomes qui les composent al'aide | op ge p
d'un photo-microscope. it i“ ut ab We
Le caryotype est généralement effectué sur des cellules pour
dépister d'éventuelles aberrations chromosomiques 2e 86 gen oe fi
oY ee or
(Anomalies), comme la trisomie 21 (voir figure ei-contre).
11 peut étre aussi réalisé sur des cellules anormales pour détecter des dysfonctionnements cellulaires
spécifiques comme dans les cancers ou les leucémies,
Youssef ALANDALOUSST 40 L'herc) L’analyse de ’ADN: (Voir document 4)
Dans certains cas, pour détecter des anomalies
comme les maladies génétiques provoquées, |O Isoler des Extraction Fragmentation
par des mutations ponctuelles, on fait appel globules @ADN @ADN
aux techniques de l’analyse de 'ADN. Parmi lanes
ces techniques on cite l’électrophorése (voir
figure ci-dessous):
Sous l'action d'une enzyme de restriction on,
fragmente I’ ADN (©). Ces fragments peuvent
étre séparés suivant leur taille sur un gel
d'électrophorase (®). Pour cela, on dépose
I'ADN dans des encoches appelées puits,
situées a l'extrémité du gel. Celui-ci est ensuite
soumis 4 un champ électrique. Les molécules
«'ADN migrent car elles sont chargées
négativement. Elles se séparent suivant leur
taille. Ainsi, les molécules les plus grandes sont ‘ADN iin
vetardées par rapport aux petites.
Les fragments d’ADN sont en suite transférés e Oo Otemt
Fragment
sur une membrane absorbante, qui est mise en | "Ga px
présence de sondes radioactive
complémentaire d’un fragment spécifique
Tache de
@’ADN. Cet ADN maqué, apparatt sous forme | * 5g > a a: ou i
de bande sur un film radiographique (@).
Migration
La figure ci- contre est un exemple de bande
«électrophorése. Elle représente un profile
génétique de I’ ADN extrait dune tache de
sang trouyée sur les lieux dun crime,
comparée a celle de sept suspects.
Suspects
Trouvez qui a laissé cette tache de sang.
Parmi les techniques d’analyse d’ADN, I’électrophorése permet une étude détaillée de cette molécule.
En milieu basique, les molécules d’ ADN sont chargées négativement. Soumises 4 un champ électrique,
elles migrent, dans un gel conducteur, de la cathode (borne négative) vers ’anode (borne positive). La
position relative des fragments l’arrét du courant est proportionnelle a leur taille
L’ADN dans le gel est invisible; les fragments sont transférés, tout en gardant leurs positions
respectives, sur une membrane synthétique, plus facile 4 manipuler.
Nos régions d’intérét, sont ensuite repérées a l'aide de sondes radioactives, qui sont des petits
morceaux d’ADN synthétisés en laboratoire dont la séquence nucléotidique est déterminée, en fonction
de la zone a étudier, de facon a s*hybrider par complémentarité avec la séquence que I’on souhaite
détecter.
La révélation de I’hybridation est réalisée par autoradiographie: le rayonnement des sondes
radioactives impressionne un film radiographique.
L’analyse de bande d’électrophorése montre que c’est le suspect n°7 quia laissé la tache de sang.
Youssef ALANDALOUSST a Lhérédité humaineII- Transmission de maladies héréditaires non liges sexe (Maladies autosomiques)
® Transmission de la mucoviscidose:
a) Données sur la mucoviscidose: (Voir document 5)
La mucoviscidose est une maladie monogénique (due a un seul gene), autosomique, récessive. C'est
une maladie grave associant des troubles digestifs et respiratoires qui s'accentuent au fil des années,
Ces manifestations sont dues i une viscosité exagérée du mucus qui obstrue les canaux
pancréatiques et les bronches. II n'existe toujours pas de traitement assurant la guérison mais le
suivi thérapeutique a permis d'augmenter l'espérance de vie des malades.
La figure 1 présente l'arbre généalogique d’une famille dont certains individus en sont atteints.
Le couple 6,7 de la génération II attend un enfant (IIIs), mais eraint de lui avoir transmis la
mucoviscidose. Ils consultent alors un médecin qui va évaluer le risque d'apparition de la maladie
en procédant a ’analyse de l'ADN chez quelques membres de la familiale en s’appuyant sur la
technique de Southern Blot (transfert d’ADN). La figure 2 présente les résultats de cette analyse.
r Figure 1 Figure 2
1 Les individus ;
——
Bes Ill; Ul, UW; UW, Uk =
FEAsla> Oo aS oA
ga
ge
Ee
ul] => Qoor
Individus aS.
atteints
A partir des données de ce document :
1) Montrez que la mucoviseidose est une maladie autosomique récessive.
2) A partir de Pinterprétation chromosomique, expliquez comment se fait Ia transmission de la
mucoviseidose (une génération 4 Pautre.
3) Déterminez en justifiant, le genotype des individus: (115), (I), (117), (Hs), (113) puis
déterminez la probabilité pour que ’enfant a naitre (III.), soit atteint.
4) Les résultats de l'analyse d?ADN sont-ils rassurants pour le couple 6,7? Justifiez.
b) Interprétation des données sur In mucoviscidose:
1) * Montrons que I’alléle responsable de la mucoviscidose est récessif:
On ne sera stir de la récessivité de l’alléle d'un géne que lorsqu’on aura trouvé dans l’arbre
généalogique: un individu présentant un caractére codé par eet allele alors qu’aucun de ses
parents ne le présente.
A partir de l'analyse génétique de arbre généalogique on constate qu’il y a un individu malade
(M1) qui a des parents sains (I, et Is). Done Un de ses parents Iui a forcément transmis I’alléle
du géne responsable de la maladie, or aucun des parents ne l’exprime; on peut alors conclure
sans hésitation a la récessivité de Palléle de ce géne qui est présent mais ne s’exprime pas chez
le parent. L’autre alléle responsable du caractére normal est alors dominant.
En représente l’alléle responsable de la maladie par (m), et I’alléle responsable du caractére
normale par (N).
Youssef ALANDALOUSSI 42 Lhérédité humaine* Montrons que la mucoviscidose est une maladie autosomique :
=> Le géne responsable de la mucoviscidose ne peut étre situé sur le chromosome Y, car on
constate que les filles et les garcons sont atteints par la maladie.
> Si ce géne était situé sur le chromosome X. Alors la fille (IIs) aurait le génotype Xu//Xu
(la maladie est récessive). L’un de ses chromosomes venant nécessairement de son pare
(1). Celui-ci aurait done le génotype X,//Y, done le phénotype malade. Or il ne l’est pas.
De méme pour le gargon (III) aurait recu un Xm de sa mére malade (1,) et un Y de son
pare (II). Il aurait alors le génotype XmY, done le phénotype malade. Or il ne I’est pas.
Par conséquent, le géne causant la maladie n’est pas situé sur le chromosome X
On conclu done que la mucoviscidose est une maladie autosomique récessive
2) Interprétation chromosomique
Les deux parents sains (I; et I) ont un enfant (II,) atteint de la maladie, de génotype m//m. Done
chacun des deux parents porte un alléle m, et sont par conséquent hétérozygote N//m. On dit que
ce sont es porteurs sains.
Les 2 alléles (N et m) sont séparés lors de la formation des cellules sexuelles en raison de la
séparation des chromosomes de chaque paire, et chaque parent produit deux types de gamétes
N/ et nv.
Les phénotypes des parents P: 1: EN] x
N N
Les génotypes = x ——
m m
Les gamétes : Nm N ‘ m
ON SSS!
Fécondation : —— —+— + +
m m m
Phénotypes des enfants: 25% {[N] , 25%[N] , 25%[N] , 25%[m]
Les 2 parents (I; et 1;) sont porteurs sains, la probabilité d’avoir un enfant malade est de 1/4.
3) %& Déterminons le génotype des individus: (I1,), (I1,), (IL), (I11,), (II,):
© On sait que le géne est porté par un chromosome non sexuel. Pour cela, on indique
d’abord les génotypes des individus dont on est siir: ce sont ceux des individus exprimant
Je caractére récessif, sont donc atteints. C’est le cas de I’ individu (II) et (IIs) qui auront
le génotype myv//m.
Youssef ALANDALOUSST a Lherédité humaine© Les deux individus (Il) et (I1;) sont sains, ont un enfant (1113) atteint de la maladie, de
génotype m//m. Done chacun des deux parents porte un alléle m, et sont par conséquent
hétérozygote N//m.
© L’individu (IIL, est sain provenant de deux parents hétérozygotes, peut étre soit N//N
soit N//m.
Déterminons la probabilité pour que l'enfant a naitre (III,), soit atteint :
L’enfant attendu (III,) a deux parent hétérozygote (N//m), done d’aprés l’interprétation
chromosomique de la question 2, la probabilité pour que cet enfant soit atteint est de 1/4.
4) Le résultat de l’analyse d’ADN par la technique de Southem Blot, montre que le foetus (IIIs) est
hétérozygote présentant deux alleles différents A, et Az c'est-a-dire les alléles N et m. et puisque
Palléle responsable de la maladie est récessif, ce foetus de génotype N/m sera sain. Ces résultats
sont donc rassurants pour ce couple.
© Transmission de I’anémie méditerranéenne ou Thalassémie:
a) Données sur la thalassémie: (Voir document 6)
ee ee men arene
L’anémie méditerranéenne (ou thalassémie) est [7 O
une maladie héréditaire qui se rencontre 1 2
essenticllement dans les populations du bassin
méditerranéen.
Elle est due a un défaut de synthése de
Thémoglobine. Ce défaut provoque une carence
en hématies (globules rouges). C’est une maladie
génétique a transmission autosomique. Elle se
transmet des parents porteurs sains aux enfants.
Le géne en cause, doit étre reeu du pére et de la
meére pour que l'enfant développe la maladie.
La figure ci-contre présente l’'arbre généalogique
«une famille dont certains individus sont Individus
atteints de thalassémie. ateints @ ME sans” O
A partir de analyse des données de ce document :
1) montrez que alléle responsable de la maladie est récessif et autosomique.
2) Déterminez la cause de l'apparition de la maladie dans la génération IV, puis donnez
‘interprétation chromosomique du mode de transmission de la maladie.
b) Interprétation des données sur la thalassémie:
1) * Montrons que la Thalassémie est une maladie récessive:
Liarbre généalogique montre des enfants atteints par la maladie (TV; et TV,) dont leurs parents,
sont sains (III; et III). Le génotype du malade présente logiquement au moins un alléle morbide
(Qui reléve de la maladie), transmis par un de ses parents. Si l'alléle était dominant, ce parent
serait malade lui aussi. Il n'en est rien, l'alléle responsable de la maladie est done récessif.
On représente l’alléle codant pour la maladie par (in), et l'alléle normal par (S).
* Montrons que la Thalassémie est une maladie autosomique
> Dans I’arbre généalogique, on voit que les hommes et les femmes sont touchés par la
maladie. On en conclu que le géne morbide ne peut étre porté par le chromosome Y.
> Dans arbre généalogique, on voit que la femme (IV) est malade dont le pére (III) est
sain. Si l'alléle est porté par X, le génotype de la malade est obligatoirement homozygote
Youssef ALANDALOUSST a7 Lherédité humainerécessif X,//X,p. Son pere lui a donc transmis un alléle X,,, son génotype doit étre X,/Y,
et il doit étre malade. Ce n'est pas le cas, Ialléle ne peut done pas étre porté par le
chromosome X.
L’alléle morbide est done porté par un autosome
2) La cause de l’apparition de la maladie dans la génération TV est le facteur de consanguinité.
On appelle mariage consanguin l’union de deux individus apparentés ayant an moins un ancétre
commun. C’est le cas des deux cousins (II et IH) hétérozygotes S//m. Le risque d’engendrer
un enfant malade m//m, pour ces individus consanguins est plus élevé que celui des sujets non
apparentés.
A partir de linterprétation chromosomique, on peut déterminez la probabilité d’avoir un enfant
malade chez les deux cousins (III; et Ills):
Les phénotypes des parents P: Ih: [8S] x Ts: [S]
s s
Les génotypes = — x ——
= —
m m
Les gamétes : $ ™ m § w™ m
Fécondation : JSS)
s s Ss m
— == SO
—— = So
3 im 7h ny
Phénotypes des enfants: 25%[S] , 25%[S] , 25%[S] , 25% [m]
Les 2 parents (III, et III,) sont porteurs sains, la probabilité d’avoir un enfant atteint de thalassémie est
de 1/4.
® Transmission de la chorée de Huntington:
a) Données sur la maladie de Huntington: (Voir document 7)
La chorée de Huntington est une maladie monogénique | e
autosomique dominante. Elle agit de maniére 2
dégénérative sur les cellules du systéme nerveux central
et apparait le plus souvent a ége adulteentre35 et 45 | yg b J
ans, et elle évolue progressivement. it
1 20 4 56
Les personnes malades ont des mouvements
involontaires, imprévisibles, brefs, irréguliers..., ils | yyy } }
perdent peu a peu leurs fonctions motrices et a O; 4 5
intellectuelles. 12
La premiere description détaillée de la maladie a été | Phenotype
faite par le docteur américain George Huntington en | !¥ a ®
1872. +----- =
La figure ci-contre présente Parbre généalogique dune | UNC @ gg nay
famille dont certains individus sont atteints.
1) Montrez que la chorée de Huntington est une maladie autosomique dominante.
2) En représentant ’alléle normal par (n) et ’alléle responsable de la maladie par (H):
Donnez le génotype des individus sains, et les individus 1, Ih et ILL, atteints de la maladie.
Quelle est la probabilité pour que Vindividu IV, soit malade?
Youssef ALANDALOUSST 4s Wherédité humaineb) Interprétation des données de la maladie de Huntingto1
1) * L’arbre généalogique montre un ensemble de caractéristiques de la maladie
© Ilya des malades a chaque génération.
© Aucun couple sain n'a d'enfant malade.
© Un enfant malade a toujours un de ses parents malade.
= Chaque persone malade, l'un de ses parents est malade.
Lvalléle responsable de cette maladie a toutes les chances d’étre dominant. C'est une hypothése
probable mais pas certaine.
Nous donnerons le symbole (H) pour l’alléle «malade», et (n) pour Palléle «sain».
> On suppose que I'alléle mutant H est porté par un chromosome sexuel:
= Ilnest pas porté par le chromosome Y, car ’arbre généalogique présente des femmes
malades, malgré qu’elles n’ont pas de chromosome Y.
= Il n’est pas porté par le chromosome X, parce que si c’état le cas, V'individu IV; malade
doit avoir le génotype Xw//Y. Il a hérité Y/ de son pére Ill; et Xy/ de sa mere IIIs, cette
demiére doit étre malade, ce qui n'est pas le cas, I'alléle ne peut done pas étre porté par le
chromosome X.
Aussi le cas du pére Ix, malade doit avoir le génotype Xy//Y, et dans ce cas toute ses
filles doivent étres malade, ce qui n'est pas le cas. L'alléle n’est done pas porté par le
chromosome X.
L’alléle morbide est done porté par un autosome.
2) On sait que la maladie est autosomique dominante. Dans ce cas les individus sains expriment le
caractére récessif. Ils ne peuvent étres qu’homozygotes récessifs, done de génotype n/n.
Les individus Ih, Iz et IIa, sont atteints par la maladie. Ils portent done ’alléle dominant (H).
Mais ils ont tous données des enfants sains de génotypes w//n. Done ces individus ne peuvent
atres qu’hétérozygotes, donc de génotype S/n
La méxe Ill; est phénotypiquement saine done son génotype est (n//n). Le pére Ill; malade,
descendant d’tme mére saine, ne peut étre qu’hétérozygote H//n.
Nous pouvons calculer la probabilité que l’individu IV; soit malade, a l'aide de ’interprétation
chromosomique suivante :
Les phénotypes des parents P Wh:[H] X Wh:fn]
H a
Les génotypes : = =
i t
vex nmie a
Fécondation : N, woe
He mT
= —
i t
Phénotypes des enfants: 50% [H] , 50% [n]
La probabilité donc que l’individu TV; soit malade est % c'est-a-dire 50%.
Youssef ALANDALOUSSI or L’hérédité humaineIII - Transmission de maladies héréditaires liées aux chromosomes sexuels (Maladies
gonosomiques) :
® Transmission du daltonisme:
a) Données sur la maladie Daltonisme: (Voir document 8)
Le daltonisme (ou dyschromatopsie), maladie d’origine généralement génétique, est une anomalie
de la vision affectant la perception des couleurs. Le sujet étant, dans la plupart des cas, incapable de
distinguer le rouge et le vert.
Le physicien et chimiste britannique John Dalton publie sa premiére étude scientifique sur ce sujet
en 1798, aprés avoir découvert son propre trouble des couleurs. D’ou le nom de daltonisme.
Des données statistiques montrent que, dans la population, il y a environ dix fois plus d’hommes que
de femmes daltoniens.
Le document ci-dessous représente arbre généalogique dune famille dans laquelle des cas de
daltonisme ont été observés.
1 Oo
1 2.3
i }
1 23), 4
Iv —
Individus atteints @ El
Deux naissances sont attendues (IV;, IV2). Les parents s’interrogent sur les probabilités de
transmettre P’alléle responsable du daltonisme a leurs enfants.
1) En vous appuyant sur vos connaissances et sur une étude de l'arbre généalogique, montrez
que Palléle du géne responsable du daltonisme est récessif et localisé sur la région propre au
chromosome X.
2) Quels sont, et avec quelles probabilités, les génotypes et les phénotypes possibles pour chaque
enfant 4 naitre (1V;, 1V2)? On précise qu’aucun cas de daltonisme n’a été signalé dans la
famille de la femme Ig.
b) Interprétation des données sur le daltonisme:
1) L’arbre généalogique du document montre que certains individus comme Ig, T1T;, TMs ou TT;
sont atteints de daltonisme et sont done porteurs de I’alléle correspondant. Or aucun de leurs
parents ne présente le phénotype daltonien. Si l’alléle responsable était dominant, au moins l'un
des parents serait atteint. Comme ce n’est pas le cas, lalléle est récessif. On représente donc
Yalléle codant pour la maladie par (d), et l’alléle normal par (N).
Si Palléle était porté par un autosome, chacun des parents d’enfants atteints serait hétérozygote
puisque la combinaison homozygote résulte de la rencontre de deux gamétes portant l'alléle.
Ceci voudrait dire que les individus I; et Il12, bien que non apparentés avec Ig et IIj: seraient
porteurs, ce qui est peu probable. Cet argument n’est cependant pas suffisant.
Les données statistiques montrent, de plus, que le nombre de gargons atteints est dix fois
supérieur a celui des filles ce qui suggére une transmission lige au sexe. Alors que si le géne est
Youssef ALANDALOUSST 47 L'hérédité humaineporté par un autosome, chez deux parents porteurs sains, la probabilité est identique d’avoir un
gargon ou une fille atteints.
Ces arguments confirment une transmission liée aux chromosomes sexuels, ]’alléle d est porté
par la partie propre de X
Dans les couples dont Phomme n’est pas atteint, et done non porteur Xw//Y, les seuls enfants
atteints sont des garcons. Ils ont done regu I’alléle de leur mére, hétérozygote Xw//Xa, qui
transmet l’alléle sans étre atteinte. L’individu Il,, atteint, doit étre hémizygote Xd//Y et
transmettre son chromosome Xd/ a ses filles tandis que Il, doit étre hétérozygote Xw//Xq
puisqu’elle a des enfants atteints sans étre elle-méme atteinte. C’est cette combinaison, rare, qui
explique la présence d’une fille atteinte III,
2) Déterminons les génotypes des parents afin d’en déduire les gamétes qu’ils produisent
III, est une femme atteinte et est donc homozygote Xd//Xd tandis que IIT, est un homme non
atteint et done non porteur Xw//Y. Aussi, tous les gametes de la mére sont Xd/, porteurs de
Palléle, et tous ses garcons seront atteints, Xd//Y. En revanche, le chromosome X du pére
1 apportant pas Palléle du daltonisme, aucune fille ne sera atteinte mais elles seront toutes
hétérozygotes et done porteuses Xwi/X.
Il, est une femme non atteinte et n’est sans doute pas porteuse puisqu’aucun cas n’a été signalé
dans sa famille, son génotype est Xw//Xw. III; est atteint. I] est hémizygote Xy/Y. Il transmet
donc son chromosome X, a toutes ses filles qui seront toutes porteuses mais non atteintes et son
chromosome Y/ a ses gargons qui recevant le Xw/ de leur mére ne seront ni porteurs ni atteints.
® Transmission de I’hémophilie:
a) Données sur l’hémophilie: (Voir document 9)
L’hémophilie est une maladie héréditaire due &
Pabsence ou au déficit d’un facteur de la coagulation, 1 4
C’est le facteur VIII qui est absent on parle 0 4 pa O
@hémophilie A, (IX pour d’hémophilie B). La personne
hémophilique ne parvient pas a former un caillot solide | y [3], J 4S 7a
au cours du processus de la coagulation. Elle ne saigne |yy7y “ 4 d } : dy
pas plus qu’un autre, mais plus longtemps car le caillot
ne tient pas. iCp aa
C’est une maladie gonosomique récessive. On indique |, 5 a b } &
ses alléles par (H et h). - -
On donne arbre généalogique d’une famille dont CO | BBtaaivisus | @) Femme
atteints ‘conductrice
certains individus sont atteints d’hémophilie. Individus sains
1) A partir de ces données, montrez que ’hémophilie est une maladie récessive et que alléle
qui en est responsable est porté par le chromosome sexuel X.
2) Montrez que la mére Ily, 4 phénotype normal, est conductrice de la maladie.
3) Expliquez ’atteinte de l'enfant IV; de hémophilie, et le risque pour le foetus Ve.
b) Interprétation des données sur ’hémoph
1) Larbre généalogique montre, un enfant malade (I11)) de parents sains (IL; et IIs). Les parents
n'exprimant pas la maladie portent I'alléle de celle-ci de fagon cachée, c'est-A-dire sous la forme
d'un alléle récessif, qu'ils transmettent a leur enfant. L'alléle responsable de la maladie est done
récessif.
Youssef ALANDALOUSST or Lherédité humaineOn représente l’alléle codant pour la maladie par (h), et P’alléle normal par (S).
Dans cette famille, on constate que seuls les hommes sont atteints. II n'y a pas transmission
pére-fils. Toutes les filles d'un homme malade sont conductrices. La moitié environ des fils
d'une femme conductrice sont malades. Ces observations sont conformes au mode récessif lié au
chromosome sexuel X.
2) La mére (I1,) a un fils (IIIs) hémophile. Le géne étant récessif, le génotype de (IITs) est done
Xb/Y. Son pére lui transmet le chromosome Y, alors que la mére (II,) lui transmet le
chromosome portant l’alléle morbide Xb/. La mére (Ll,) est done conductrice, son génotype est
avec certitude: Xh//Xn.
3) Diaprés l'arbre généalogique, la mére (IIIs) est conductrice de la maladie. Le géne tant récessif,
le génotype de (IIIs) est done Xhi//Xn.
Le pére (III,) nest pas malade : son génotype est done foreément Xn//Y.
Le risque qu'un enfant déclare la maladie se joue done au niveau de la fécondation, selon
Téchiquier de croisement suivant :
Gameétes mére (IIIs)
Xb/ Xn/
Gamétes pere (III,)
Xn/ | xh/Xn (0 xwixn
Yi | Xb/Y / xmy
Ce couple avait donc le risque de % d’ avoir un enfant malade.
est le cas de leur fils IV>
Pour le couple (III, et Il,), ¢’est le méme cas préeédant :
& Sile foetus (IV,) est un gargon, il y a done un risque sur deux quill soit hémophile.
& Sile foetus (IV2) est une fille, ily a un risque sur deux qu'elle soit porteuse de ['allele
morbide, c'est-a-dire conductrice.
@ Transmission de la myopathie de Duchenne:
a) Données sur la maladie: (Voir document 10)
La myopathie de Duchenne, ou dystrophie musculaire
de Duchenne, est une maladie génétique provoquant
une dégénérescence progressive de ensemble des
muscles de Porganisme. Chez Penfant, Vatteinte
miusculaire s’aggrave vers 12 ans et l’enfant devient
incapable de se déplacer. La maladie touche plus les
garcons que les filles. Elle est lige une anomalie du
géne DMD, responsable de la production d’une
protéine impliquée dans le soutien de la fibre
musculaire.
Le document ci-contre représente l'arbre généalogique
dune famille dans laquelle des cas de myopathie de a
Duchenne ont été observés. sains atteints
Youssef ALANDALOUSSI 9 Lhérédité humaine1) Enexaminant arbre généalogique de cette famille, précisez si Valléle responsable de la
myopathie est dominant ou récessif.
2) Le géne responsable de l’anomalie est-il porté par un autosome ou un chromosome sexuel?
Justifiez votre réponse.
3) Déterminez en justifiant, le génotype des parents I, et I; ainsi que leurs enfants?
Utilisez les symboles : (S, s) pour Palléle normal, et (M, m) pour ’alléle morbide.
4) Quelle est la probabilité pour que le fetus IV, soit malade?
b) Interprétation des données sur Ia maladie:
1) Les parents I, et Iz normaux, ont un enfant atteint de myopathie (I1,) 4 qui ils ont transmis
Falléle responsable de la maladie. Cet alléle existe chez ses parents mais il ne s'exprime pas. I
est récessif.
2) Déterminons si la myopathie est une maladie autosomique ou gonosomique
Deux hypothéses a donner
© L’alléle de la myopathie est porté par le chromosome Y (partie propre a Y).
Hypothése infirmée car si tel était le cas, Penfant IIs serait malades du fait que son pére
Tl, lui transmet le chromosome Y
© Allele porté par la portion propre au chromosome X.
Hypothése beaucoup plus probable car sur trois générations, la myopathie n’atteint que
des individus de sexe masculin et lalléle responsable de la maladie n’est pas porté par la
portion propre au chromosome Y.
Le gane responsable de la myopathie de Duchenne est porté par la portion propre au
chromosome X. Done c’est tne maladie gonosomique
3) * Le génotype du pére (1)) est Xs//Y car c’est un individu sain et le géne responsable de la
myopathie n’est pas porté par la portion propre au chromosome Y.
Le génotype de la mre (13) est Xo//X,, car elle est saine et elle a un fils (11,) a qui, elle a
transmis le chromosome /X,, portant alléle responsable de la myopathie
Le génotype de la femme (Ih) est Xo//Xn car elle est saine et elle a un fils (IT) qui est
malade.
* Le génotype du fils (Is) est Xs//Y car c’est un individu sain,
* Le génotype du fils (Il,) est X,//Y car c’est un individu malade.
4) La probabilité pour que le foetus IV, soit malade
Le risque pour que (III, et III) aient un enfant malade (IV,) dépend du génotype des deux parents
~ Le génotype du pére (III,) est Xs//Y car c’est un individu sain,
- Le génotype de la mére (III,) est Xo//X,, car elle est saine et elle a un fils (IV2) qui est malade
Nous pouvons donc calculer la probabilité que l’individu IV, soit malade, a Paide de Vinterprétation
chromosomique suivante
Youssef ALANDALOUSST 50 L’hérédité humaineLes phenotypes des parents P mh: [$] x Ip: [S$]
Ss Ss
Les génotypes : Xt x Xt
Y— > > Xx
wo wo
Les gametes s s m
8 : xe yee a
Fécondation : — —
Phénotypes des enfants
Voir échiquier de croisement
Echiquier de croisement |
Gamétes mére (IIT;)
xs/ Xm/
Gamétes pére (Ih)
XS/ XS/XS xs/Xm |
Y/ XsiY xm//Y |
Les parents (III; et III.) ont done le risque de % de transmettre la maladie a l'enfant (IV,).
& Si le foetus (IV;) est une fille, il n’y a aucun risque qu'elle soit malade. Elle sera porteuse
de l'alléle morbide, c'est-d-dire conductrice.
© Sile foetus (IV,) est un garcon, il y a un risque sur deux qui soit malade
@ Transmission du rachitisme vitamino-résistant:
a) Données sur la maladie: (Voir document 11)
Le rachitisme vitamino-résistant est une
de rachitisme qui présente la particularité
résistante au traitement habituel 4 la vitamine D. C’est
une maladie héréditaire caractérisée par des
déformations osseuses. Elle est lige & un taux insuffisant
du phosphate dans le sang (Hypophosphatémie). ™m
L’analyse de arbre généalogique d’une famille ci-contr¢
dont certains individus sont atteints de cette maladie,
permet de comprendre le mode de sa transmission. WV,
A partir de analyse de cet arbre généalogique, r
déterminez le mode de transmission de la maladie
i.
hal?
Individus BE ome
sains atteints
b) Interprétation des données sur la maladie:
* On constate que toutes les filles d'un homme atteint sont atteintes, mais qu'il n'y a pas de
transmission pére-fils. Ces observations sont conformes au mode dominant lié au chromosome
X. On représente done allele codant pour 1a maladie par (R), et I’alléle normal par (n).
* La femme (II) atteinte, regoit l'alléle morbide Xp/ de sa mére malade (1), et lalléle normal
/X, de son pére sain (II). Son génotype est done Xz//X,. donc l’alléle responsable du rachitisme
est bien dominant.
Youssef ALANDALOUSSI St ‘Lhérédité humaine* Le génotype des membres de cette famille =
Dans cette famille, puisque lalléle morbide est dominant, on ne rencontre pas de femme
conductrice, soit elle est atteinte Xp//Xp, Ou Xp//Xp soit elle est saine Xj//X,,
Les hommes malades sont de génotype : Xp//Y, les hommes sains sont de génotype Xy/Y.
%* Risques pour la descendance :
- Les hommes atteints "transmettront" la maladie 4 toutes leurs filles mais 4 aucun de leurs
garcons.
- A chaque grossesse d'une mére atieinte, le risque que l'enfant, fille ou gargon, soit malade
est de 50%.
- Les enfants sains ne "transmettent" pas la maladie.
(ereese
Madame D a des oreilles normales et trouve un goiit amer a une substance amer, la P.T.C.
(Phénylthiocarbamide); elle est dite «goiiteur ». Son mari trouve cette substance sans saveur, il est
dit «non goiiteur » et par contre, il présente comme ses deux fréres une hypertrichose des oreilles,
c'est-i-dire qu'ils ont des touffes de poils dans l'oreille interne. Le pére de Madame D est «goiiteur»
et a des oreilles normales, sa mére est «non gotiteur et a des oreilles normales. Le pére de Monsieur
Dest gofiteur» et présente une hypertrichose des oreilles, sa mére est « goiiteur » et a des oreilles
normales. Monsieur D et Madame D ont 3 enfants: une fille « non goiiteur » 4 oreilles normales et
deux garcons présentant tous les deux I’hypertrichose des oreilles, l'un est «goiiteur» et l'autre «non
goiiteur»,
1) Construisez l'arbre généalogique en utilisant les symboles suivants :
C1: homme normal, © : femme normal, Ml: homme «gouteur», @ : femme «gouteur», EI :
homme avec hypertrichose, E1 : homme «gouteur» avec hypertrichose.
2) Des deux alléles concernant l'aptitude a «goiiter» la P-T.C., quel est celui qui est récessif?
Justifiez votre réponse.
3) a) Quelles remarques peut-on faire en ce qui concerne la transmis
pilosité des oreilles?
b) Proposez une hypothése vraisemblable quant Ia localisation de ce géne.
4) AT'aide d'un échiquier de croisement [Link] les cas d'union possibles entre les gamites de
Monsieur D et ceux de Madame D. On précise que le géne «aptitude a gotiter» est autosomal.
5) Quelle probabilité y a-t-il pour qu'un enfant de ce couple ait:
Le génotype de sa mare? Le génotype de son grand-pére paternel?
Le génotype de sa grand-mére maternelle? Le genotype de sa grand-mére paternelle?
jon du géne responsable de la
1) Le pedigree de la famille est le suivant
1 2 3@—_O
homme normal ; | homme «gouteur
EE tome agouteur» avec hypertrichose
i
Mme D im] homme avec hypertrichose
m id > ms © Femme normale; @ Femme «gouteury
Youssef ALANDALOUSST 52 L’hérédité humaine2) Les parents de monsieur D (II) sont tous « gotiteurs » alors qui est «non goiiteur », L'alléle
«aon goiiteur existe done chez les parents de monsieur D A l'état masqué: il est donc récessif.
3) a) Le géne responsable de la pilosité de loreille inteme s'est exprimé chez monsieur D, ses deux
fréres, son pére et ses deux garcons. Seuls les hommes ont ce gene quills regoivent de leur pére
et quills transmettent uniquement a tous leurs gargons.
b) Le géne responsable de 'hypertrichose est localisé au niveau du chromosome sexuel Y
4) On symbolise l’alléle « gouteur » avec un G, et I’alléle « normal » avec un a.
On symbolise l’alléle « hypertrichose » avec un H.
Echiquier de eroisement
Les phénotypes des parents:
Les génotypes :
Les gametes =
Fécondation :
Madame D:[G] X Monsieur D : [ NH]
x =—— x 2
——— Yo
—— —.
Phénotypes des enfants
Voir échiquier de croisement
Echiquier de croisement
—Gametes femelles G x n
‘tes males ~——__ x— —— —-
G a
x— —+— XX x —— ~—SOXIX
x—_ + GG x ala
G
H a x—— vv | x NN
Ye a on Yo Ton
'5) D’aprés l’échiquier de croisement, la probabilité est de 25% pour chacun des génotypes
demandés.
— Modes de transmission des maladies héréditaires: (Voir document 13)
Youssef ALANDALOUSST
Lhérédité humaineTies
gargons issus
d'un pare sain
sont sains.
© les garcons
ont un seul
alléle, normal
ou mute et les
filles ne
possident ni
Valléle normal
ni allele muté,
Vaallele dela | Lialléle dela | 7 6 gine est é a | Le gine est récessif et | Le géne est dominant
maladie est | maladie est a
l Y lisaX et ig aX
récessif dominant
La © La © Toutes les | Les filles possédent deux alléles et les garcons
présence d’un | présence d’un | filles sont saines possédent un seul allele,
enfant malade | enfantsain | puisqu’elles me [> S
issu dun issu d'un possédent pas le | 7 Lous les garcons | © Tous les garcons
un ‘ . We | issus d'une mére issus d’une mére
couple sain. | couple chromosome Y. | malade sont malades, | saine sont sains.
ola & Tous les © Toutes les filles | <>Toutes les filles
présence d’un > La | garsons issus | nsues d'un pare sain | jcones dum pére
sujet sain qui | présence @’un | d°un pére sont eaines, issues Gram Per des.
est sujet malade | atteint sont
hétérozygote | qui est atteints, © Toutes filles | <> toute fille saine est
hétérozygote malade est issue d’un | issue d?un pére sain.
© Tous les pére malade.
© tout gargon malade
est issu d’une mere
malade.
© tous garcon sain
est issu dune mére
saine.
© Les enfants d’un
couple sain sont tous
sains,
© Les enfants d’un
couple malade sont
tous malades.
© les filles saines sont
homozygotes.
© Les filles malades
sont homozygotes.
© Les méres saines
qui ont un enfant
malade sont
hétérozygotes.
© Les méres malades
qui ont un enfant sain
sont hétérozygotes.
Le gene est récessif et autosomal
Le géne est dominant et autosomal
Les filles et les gargons possédent chacun deux alléles
© les sujets malades sont homozygotes
© Tous sujet sain issu d’un parent malade doit
étre hétérozygote.
© Tout sujet sain qui a un enfant malade doit
étre hétérozygote
© Les sujets sains sont homozygotes
© Tout sujet malade issu d’un parent sain doit
atre hétérozygote.
© Tout sujet malade qui a un enfant sain doit
@tre hétérozygote.
Retenir que:
>
2
grace a un échiquier de croisement.
récessive autosomique.
dominante autosomique.
Youssef ALANDALOUSST
> Unarbre généalogique permet de montrer comment un phénotype donné peut résulter de
différents génotypes, et de déterminer le génotype d'un individu donné
L'analyse d'un arbre généalogique permet de mettre en évidence les modes de transmission
autosomique, gonosomique, récessif ou dominant des maladies héréditaires.
On peut évaluer la probabilité de transmission d'une maladie héréditaire & sa descendance
La présence d'une fille malade issue d'un couple sain confirme qu'il s'agit d'une maladie
La présence d'une fille saine issue d'un couple malade confirme qu'il s'agit d'une maladie
4
L'hérédité humaine— Les anomalies chromosomiques chez Homme : causes et conséquences:
Tout changement dans le nombre ou la structure des chromosomes est tne anomalie chromosomique.
Egalement appelée aberration chromosomique
® Quelques cas d’anomalies chromosomiques chez Homme:
a) Des anomalies de nombre de chromosomes: (Voir document 14)
: Ia méiose et la fécondation sont a lorigine de la variabilité
des individus mais elles assurent la stabilité du stock chromoso
Toutefois, certaines erreurs peuvent se produire au cours de la méiose et entrainer des anomalies
chromosomiques.
Les figures ci-dessous présentent des caryotypes de quelques cas d’anomalies liges 4 Ia variation du
nombre de chromosomes.
UK KKK KK XK Kin
Cnn cia ae
Htoowt tae tna
Hau ala tu gp kei Gg
at Hie ies hie dy
KIC KK ae
Cun Cun CUA E
Hieaw it tyae Cyan
wee ou Ke Kw ou
be ba O lh ie ial a dal
nt les figures de ce document
1) Décrire les différents cas d’anomalies chromosomiques observées.
2) Déduire Vorigine de ’anomalie chromosomique dans chaque cas étudié.
Youssef ALANDALOUSSI SS L’hérédité humaine1) Les anomalies présentées par les figures de ce document sont dues 4 une anomalie sur le nombre
de chromosomes. [I peut s"agir aussi bien des chromosomes sexuels, que des 22 paires
d’autosomes, Ce sont des anomalies de nombre d’autosomes.
* Le caryotype ©
Ce caryotype est caractérisé par la présence de trois chromosomes 21, au lieu de deux habituels. On
parle de la trisomie 21 ou syndrome de Down ou «mongolisme». Les personnes porteuses de cette
anomalie présentent diverses caractéristiques: nuque large, visage de forme spécifique, petite taille,
doigts courts, problémes métaboliques, malformations internes, notamment du cceur et retard mental
plus ou moins important. L’espérance de vie des personnes atteintes est réduite, méme si elle n’a cessé
de progresser et atteint de nos jours les 55 ans. Les hommes sont stériles mais les femmes peuvent se
reproduire: elles ont alors 50 % de chance (en général) d’avoir un enfant Iui-méme trisomique 21
L’origine de Ja trisomie 21: (Voir document 15).
Lvorigine de cette trisomie est une fécondation entre un gamete possédant un chromosome 21 et un
gaméte possédant deux chromosomes 21
La formule chromosomique des patients est done 2n+1= 45A + XY = 47
Normalement, un gaméte posséde un seul chromosome 21. Dans le cas d’une présence de deux
chromosomes 21, on peut expliquer ce défaut par une non-disjonction des chromosomes homologues
(lors de la premiere division de méiose) ou des chromatides sceurs (lors de la deuxiéme division de
méiose).
Pas de disjonction des deux
chromosomes homologues lors
de Panaphase I
Pas de disjonction des deux
Méiose normale chromosomes homologues lors,
: de Panaphase II
Le pair!
Le pair 21
AX
Division réductionnelle
7%
Division réductionnelle
wy \ if ®
Division équationnetle
ODO®
uf anormal
(n+l)
* Le caryotype @:
Ce caryotype est caractérisé par la présence d'un chromosome supplémentaire sur la paire 13
La trisomie 13 ou syndrome de Patan. La formule chromosomique des patients est done 2n = 47. Cela
crée différentes malformations, certaines comme la polydactylie (avoir des doigts en plus) sont peu
graves, mais d'autres, qui touchent le cceur ou le cerveau, sont Iétales (mortelles) : 97% des enfants
atteints meurent avant I'age de 6 mois.
Youssef ALANDALOUSSI 56 Lhérédité humaine= Anomalies de nombre de gonosomes:
* Le caryotype ©:
Ce caryotype est caractérisé par la présence d'un seul chromosome sexuel X. On parle de syndrome
de Tumer. C’est une monosomie au niveau de la paire de chromosomes sexuels. La formule
chromosomique des patients est done 2n= 44A+X. Cette personne est une femme stérile, généralement
de petite taille. Le développement intellectuel est en général normal. Les traitements ont grandement
amélioré le devenir des filles turnériennes. Une bonne prise en charge médicale, paramédicale et
familiale peut leur permettre d'envisager une vie normale.
* Le caryotype @:
Ce caryotype est caractérisé par la présence d'un chromosome sexuel X supplémentaire. On parle du
syndrome de Klinefelter. La formule chromosomique des patients est donc 2n+1= 44A + XXY = 47,
Lindividu présente alors deux chromosomes X et un chromosome Y_ soit 47 chromosomes au lieu de
46. L'individu est alors de caractére masculin, mais infertile.
Les manifestations du syndrome sont variables d'un individu a l'autre et ne deviennent généralement
visibles qu’a partir de la puberté: ces manifestations sont par exemple:
- Une augmentation du volume des glandes mammaires;
~ Des testicules de petite taille;
- Une pilosité peu développée ;
une infertilité.
Ces symptémes sont liés a une mauvaise sécrétion de testostérone.
+ Le caryotype ©
Ce caryotype est caractérisé par la présence chez des personnes de sexe féminin d'un chromosome
sexuel X supplémentaire. On parle du syndrome de Triplo X ou trisomie X. La formule
chromosomique de cette personne est done 2n+1= 44A+XXX.
Les manifestations cliniques sont habituellement assez discrétes. Ce syndrome peut d'ailleurs passer
inapergu.
Ces femmes sont d’aspect tout a fait normal. On note une taille un peu plus grande. La puberté et la
ménopause se déroulent normalement et les femmes 47, XXX peuvent avoir des enfants sans probléme
particulier,
Le caryotype @:
Ce caryotype est caractérisé par la présence anormale d'un deuxigme chromosome Y chez des
personnes de sexe masculin. On parle du syndrome 47, XYY (adisomie Y» ou encore «double Y»)
‘Liemploi du terme « syndrome » est remis en cause par certains généticiens. Les personnes concernées
ont en effet un phénotype normal et une grande partie ne connaissent méme pas leur caryotype
ly aun risque plus élevé chez les enfants atteints du syndrome 47, XYY de voir apparaitre des
problémes d'apprentissage (50 % plus élevé) et un retard dans le développement du langage.
Youssef ALANDALOUSST 57 Lherédité humaineExplication de origine de quelques anomalies chromosomiques liées 4 Ja variation du nombre de
chromosomes sexuels: (Voir document 16).
‘Méiose normale Méiose anormale
‘Types de
gametes
possibles
Types de
gunetes ( )
x
possibles
| 2u+I—4A4+XXX
“Méiose normale
‘Types de ‘Types de
gametes gametes
possibles possibles,
i MonosomieY |
}o mma=44a+y |
Ces anomalies résultent le plus souvent d'une non-disjonction méiotique qui est définie par le fait que
deux chromosomes migrent vers le méme péle lors de ’anaphase et passent ensemble dans la méme
cellule fille. Cette non-disjonetion peut se produire lors d’une division méiotique maternelle ou
patemelle. Elle peut concemer deux chromosomes homologues, lors de la premiére division méiotique,
ou deux chromatides-socurs, lors de la deuxiéme division méiotique.
b) Des anomalies de structure de chromosomes: (Voir document 17)
Youssef ALANDALOUSST 58 Lhérédité humaineexiste d'autres cas d’anomalies
o
résultant de la modification de la
structure des chromosomes.
Les figures ci-contre présentent 3
2 4
mT 3 4s
des caryotypes de quelques cas
anomalies liées 4 la variation de «¢ I{ N I ty ¢ | iM ll K«
Ia structure des chromosomes.
6 7 8 9 10 6 # 8 10
En exploitant les figures de ce
document tuna
==
—
=
—
—
_
=
Décrire les différents cas 1 2 Bb M4 i J2 0 13 15
anomalies chromosomiques Re ou ' ooo 1
observées. En déduire Voriginede | 6 17 tg i168 17 a8 Fy
Panomalie de chaque cas studi. | ggg gg db 30 86 ux
19 20 uM 19 20 22
Les anomalies de structure sont le résultat d'un réarrangement du matériel chromosomique suite a
des cassures de chromosomes durant la méiose.
Si le réarrangement ne s'accompagne ni de perte ni de gain de matériel, il est dit équilibré et n'a pas
habituellement de traduction clinique! Dans le cas contraire, on parle d'anomalie déséquilibrée qui
s'accompagne le plus souvent de manifestations cliniques d'autant plus marquées que le déséquilibre
est important.
> La délétion chromoso1
La délétion est la perte d'un fragment de chromosome sur une des paires. Cette perte ne touche pas le
chromosome dans sa totalité, on parle de délétion partielle.
Une délétion peut avoir lieu dans n'importe quel chromosome et peut atteindre n'importe quelle
grandeur
Les conséquences d'une délétion dépendent de sa longueur et des génes qui sont amputés.
Par exemple chez I'homme, la délétion partielle du bras court du chromosome 5 (Le caryotype'
Cette anomalie est désignée sous le nom de "maladie du cri du chat ".
Cette maladie se reconnait chez les nouveau-nés 4 leurs cris ressemblant aux miaulements d'un chaton.
Elle est aussi associée 4 une microcéphalie, un retard mental et psychomoteur sévére, ainsi qu'une
déficience cardiaque.
© La translocation chromosomique:
Cette anomalie de structure est réalisée lorsqu’un chromosome ou des fragments de chromosome se
trouvent associés 4 un chromosome différent de celui dont ils proviennent.
Par exemple chez l'homme, la translocation d'un chromosome 21 sur un chromosome 13 (Le
caryotype®). L'absence d'anomalie physique et mentale chez ces sujets se comprend puisqu'en fait ils
possédent bien deux chromosomes 21, et deux chromosomes 13 (un libre et l'autre transloqué) et
qu'ils ont done un patrimoine génétique complet et équilibré. Par contre, lors de la gamétogenése, la
translocation fait courir un risque important a la descendance. En effet, le chromosome mixte 21-13
peut donner un ceuf trisomique 21 et aboutira a la formation d'un enfant anormal, trisomique 21. On
parle alors de trisomie 21 par translocation ou masquée.
Youssef ALANDALOUSST 59 Dhérédité humaineExplication de certains cas de translocations chromosomiques : (Voir document 18)
ument 18
Les cartes chromosomiques normales
0 | Gata a) QR Be
‘Translocation simple ‘Translocation complite ‘Translocation réversible
Les chromosomes variés : 1 et 7. | Les chromosomes variés : 14 et 21 | Les chromosomes variés : 2 et 3
Les cartes chromosomiques variée
i “ i
© Diagnostic prénatal des anomalies chromosomiques:
Le diagnostic prénatal (DPN) est l'ensemble des techniques permettant d'identifier in utero chez
lembryon ou le foetus, des anomalies graves pendant la grossesse. Dans certains cas, il sera possible de
traiter l'enfant avant méme sa naissance.
Le diagnostic prénatal est indispensable car il permet de détecter 60 % des malformations.
a) Certains cas nécessitant le diagnostic prénatal: (Voir document 19)
Marne
La réalisation du diagnostique prénatal chez Ia femme enceinte est obligatoire dans les cas suivants,
par exemple :
~ Les parents ont déja donnée naissance a un enfant atteint d’une anomalie chromosomique,
une maladie héréditaire, ou d’une malformation congénitale.
- L’un des parents ou enfants atteints de maladie héréditaire ou d’une anomalie chromosomique.
- Problémes de la consanguinité.
~ Couple stérile ou ayant eu des fausses-couches a répétition.
~ Quand lage de la mére enceinte dépasse 38 ans, car la probabi
augmente.
ité d’avoir un enfant atteint
b) Les moyens du diagnostic prénatal:
> Examen par la technique d’échographie: (Voir document 20)
Pome een ee Rote are tree ie
L’échographie est une technique Figure 1: Foetus normal igure 2 : Foetus trisomie 21
d'imagerie employant des ultrasons,
Liéchographe est constitué d’une
sonde, permettant l'émission et la
réception d'ultrasons et un systéme
transformant le délai entre
T'émission et la réception de
Tultrason en image (figure 1 et 2).
Youssef ALANDALOUSSI 0 L’hérédité humaineL’échographie est la principale et la plus courante des méthodes de diagnostic prénatal. Cette technique
permet, grace l'utilisation d’ultrasons, de voir le bébé par image de synthése. Elle permet de
déterminer le nombre de foetus, de constater la vitalité du/des foetus, de vérifier 'ige gestationnel,
évaluer la quantité de liquide amniotique, ainsi que la position et la morphologie du placenta,
Yobservation de l'anatomie feetale, afin de déceler des malformations foetales ou des signes de maladies
génétiques. Par exemple, le dépistage de la trisomie 21, a partir de la mesure de l’épaisseur de la
nuque, signe d’appel de cette affection.
Voir
> Examen par la technique d’amniocentése, choriocentése et cordocente
document 21)
Le diagnostic prénatal chez la femme enceinte peut se faire p:
- L*examen du liquide amniotique entre la 14°“ et la 18° semaine de grossesse. C’est
Vamniocentése.
- L’analyse d’un prélévement du placenta : c’est la choriocentése.
- L*examen du sang du feetus prélevé au niveau du cordon ombilical : cordocentése.
Ponetion du liquide
amniotique
Liquide
amniotique
Fetus
WADI? ig ak ea
hina
eume
Réalisation des
L’analyse de
caryotypes
VADN
* L’amniocentése :
Crest une technique qui consiste 4 ponctionner environ 20 ml de liquide amniotique dans lequel se
trouvent des cellules du foetus. Le prélevement est réalisé le plus souvent entre 14° et 18*™* semaines
de grossesse. La femme enceinte est allongée dans une salle spécifique, Le médecin repére le foetus par
Schographie. Puis il introduit dans I’utérus (a travers la paroi abdominale) une fine aiguille qui lui
pemmettra de prélever quelques ml de liquide amniotique, partir duquel il réalise divers examens,
comme la préparation du caryotype, qui permet de déceler des anomalies chromosomiques.
*hérédité humaine
Youssef ALANDALOUSST ot* La choriocentése :
C'est une technique qui consiste a prélever un fragment du placenta, pour réaliser un caryotype, & partir
des cellules des villosités choriales et de vérifier les chromosomes de l'enfant 4 naitre.
Le prélévement peut se faire dés la 10™ semaine de grossesse. Lorsque le placenta a été localisé par
échographie, le gynécologue introduit un mince tube - le cathéter - par voie vaginale, a travers le col de
Vutérus, jusqu’a lendroit oi se situent les villosités choriales du placenta, oi il préléve un échantillon.
* La cordocentése
est une technique qui consiste a pratiquer une ponction du sang feetal dans le cordon ombilical. Elle
est réalisée a partir de la 22° semaine de grossesse
L’analyse du sang prélevé permet de mettre en évidence certaines substances qui sont des marqueurs
sériques de ’atteinte d’une maladie héréditaire, ou anomalie chromosomique
Par exemple I’analyse du sang chez une femme enceinte, d’un foetus trisomique 21, ont montré la
présence de deux types de protéines, en quantités importantes, qui sont :
Protéines Taux détecté Taux normal
B Libre hCG + AFP 74 5
B Libre hCG + AFP + clarté nucale 91 5
La clarté nucale ou CN lest limage échographique d'un cedéme dans la région postérieure
du cou.
hCG = hormone chorionique gonadotrope produite par les tissus du placenta
AEP. = Alpha-foetoprotéine, substance produite par le foie du bébé
> Examen par marquage chromosomique:
est une technique qui consiste a utiliser une sonde constituée dune séquence nucléotidique
déterminée, qui s’hybride, spécifiquement, avec une séquence complémentaire de 'ADN du génome
étudig, La sonde porte une substance fluorescente qui sera facilement détectable, d’oit I’appellation de
Vhybridation in situ en fluorescence (FISH).
Principe de la FISH
Youssef ALANDALOUSST 2 L’hérédite humain
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