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Fiscalité en RDC : Impôts réels expliqués

Ce document décrit les impôts fonciers en République démocratique du Congo. Il explique les différents types d'impôts fonciers, les assujettis, les exonérations, et les taux d'imposition applicables aux propriétés immobilières.

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Fiscalité en RDC : Impôts réels expliqués

Ce document décrit les impôts fonciers en République démocratique du Congo. Il explique les différents types d'impôts fonciers, les assujettis, les exonérations, et les taux d'imposition applicables aux propriétés immobilières.

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La fiscalité de la République démocratique du Congo :

les impôts réels


Paulin Ibanda Kabaka

To cite this version:


Paulin Ibanda Kabaka. La fiscalité de la République démocratique du Congo : les impôts réels. 2016.
�hal-01287457�

HAL Id: hal-01287457


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Preprint submitted on 13 Mar 2016

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1

LA FISCALITE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO : LES


IMPOTS REELS.

Par IBANDA KABAKA Paulin, Doctorant en droit public économique, financier et fiscal,
UPPA
Mail : ibandapaulin@[Link]

0. INTRODUCTION

Les impôts réels sont des impôts dont le calcul et le recouvrement ne tiennent pas compte de
la situation du contribuable. Ils frappent de la même manière et sans distinction aucune tous
les contribuables. Il s’agit généralement des impôts frappant la détention d’un bien matériel
(acquisition d’un véhicule, d’un terrain foncier, d’une concession minière) ou l’exposition
d’une dépense (CCA, TVA).

Toutefois, dans la législation fiscale congolaise, par impôt réel, il faut entendre l’impôt qui est
prélevé en vertu de la possession d’un bien. En effet, l’article 1er de l’Ordonnance-loi n° 69-
006 du 10 février 1969 relative à l’impôt réel telle que modifiée dispose : « il est établi un
impôt réel annuel sur les bases suivantes : la superficie des propriétés foncières bâties et non
bâties situées en République démocratique du Congo, les véhicules et la superficie des
concessions minières et des hydrocarbures. Aussi, il convient de signaler que le Code forestier
a mis à jour un impôt sur la concession forestière qui est un droit réel sur la coupe du bois
ainsi que sur la détention des concessions forestières.

Section 1 ère : L’IMPOT FONCIER

1. Champ d’application

L’impôt foncier, IF en sigle, a pour base imposable la superficie de concessions foncières


bâties ou non se trouvant en RDC.

1.1. REDEVABLES DE L’IMPOT


En application de l’article 8 de l’Ordonnance-loi susmentionnée, l’IF est dû par le titulaire du
droit de propriété, de possession, d’emphytéose, de superficie, de cession, de concession ou
d’usufruit des biens imposables, ainsi que par les personnes occupant, en vertu d’un bail, des
biens immobiliers faisant partie soit du domaine privé de l’Etat, des Provinces, des Villes et
des Communes, soit des patrimoines des circonscriptions.

En outre, même si le locataire s’est engagé à payer l’IF, il est toujours dû par le propriétaire
et son paiement intégral lui incombe, conformément aux articles 9 et 10.

Par ailleurs, en cas de vente de l’immeuble, le nouveau propriétaire doit faire la déclaration à
l’Administration fiscale dans un délai d’un mois à dater de la mutation de la propriété, sinon il
est tenu solidaire du paiement des impôts fonciers restant dus par l’ancien propriétaire.
1.2. EXONERATIONS ET EXEMPTIONS

En vertu de l’article 2, sont exemptées de l’impôt foncier, les propriétés appartenant :


1) à l’Etat, aux Provinces, aux Villes, aux Territoires, aux Communes, aux
circonscriptions administratives, ainsi qu’aux offices et aux autres Etablissements
2

publics de droit congolais dont les ressources sont constituées par les seules dotations
budgétaires.
2) aux institutions religieuses, scientifiques ou philanthropiques reconnues par l’Etat
congolais.
3) aux associations privées à caractère religieux, scientifique et philanthropique ayant
reçu la personnalité civile.
4) aux établissements d’utilité publique ;
5) aux associations sans but lucratif des œuvres religieuses, sociales, scientifiques ou
philanthropiques ayant la personnalité civile.
6) aux Etats étrangers et affectées exclusivement à l’usage des bureaux d’ambassades ou
de consulats, ou au logement d’agents diplomatiques et consulaires. Cette exemption
n’est consentie que sous réserve de réciprocité.
7) aux personnes physiques dont les revenus nets imposables sont égaux ou inférieurs à
la huitième tranche des revenus du barème des impôts cédulaires sur les revenus à
condition de fournir la preuve du paiement de l’impôt professionnel sur les
rémunérations et de l’impôt personnel minimum.

8) Sont également exemptées de l’impôt foncier (art.2 bis), pour l’immeuble servant
d’habitation principale, les personnes âgées de 55 ans au 1 er janvier de l’année
d’imposition et les veuves à condition :
a) qu’elles occupent leur habitation principale soit seules, soit avec des personnes
considérées comme à leur charge (cfr art. 90, ICR) soit avec des personnes de même
condition d’âge et de situation.
b) Que leurs revenus imposables à l’impôt cédulaire sur les revenus soient égaux ou
inférieurs au plafond de la huitième tranche du barème d’imposition.

8) L’exonération de l’IF (art.3) est consentie aux immeubles ou parties d’immeubles :

1°- affectés par le propriétaire, exclusivement à l’agriculture ou à l’élevage, y compris les


bâtiments ou parties de bâtiments servant à la préparation des produits agricoles ou
d’élevage, à la condition que ceux-ci proviennent de l’exploitation du contribuable dans
une proportion au moins égale à 80 % de l’ensemble des produits traités.

2°-qu’un propriétaire ne poursuivant aucun but du lucre, aura affecté :


a) à l’exercice d’un culte public, à l’enseignement, à la recherche scientifique, à
l’installation d’hôpitaux, d’hospices, de cliniques ou d’autres œuvres analogues de
bienfaisance.
b) à l’activité normale de chambre de commerce ayant obtenu la personnalité civile.
c) A l’activité sociale des sociétés mutualistes et des unions professionnelles avec
personnalité civile, exceptés les locaux servant au logement, au débit des boissons ou à
un commerce quelconque.

Par ailleurs, l’IF n’est pas établi en ce qui concerne la superficie des terrains qu’un
propriétaire , ne poursuivant aucun but du lucre, aura affectés à l’une des fins visées aux
litteras a), b) et c) du 2° du 2 ème alinéa de l’art.3. Egalement, des exonérations de l’IF
peuvent être accordées en vertu du code des investissements ou par des conventions
spéciales.
3

1.3. MATIERES IMPOSABLES ET TAUX D’IMPOSITION.

Afin de réaliser l’imposition des concessions foncières, il est institué un impôt forfaitaire
annuel variant suivant la nature des immeubles et les rangs des localités, et un impôt
concernant uniquement les villas situées dans les localités de 1er jusqu’au 4ème rang, lequel est
calculé en fonction de la superficie bâtie.

Concernant les propriétés non bâties qui ne sont rien d’autres que des terrains, seules celles
situées dans les villes sont imposables.

En pratique, il y a une liste qui classe les localités (villes) et ne sont imposables que les
immeubles, villas et terrains situés dans les localités de 1er, 2ème, 3ème et 4ème rang. Les taux
d’imposition sont révisables et sont fixés selon la nature du bâtiment (villa ou immeuble,
terrain sans bâtiment) et selon la localisation (localités de 1er jusqu’au 4ème rang ou non).
Quant au calcul de la superficie, il n’est appliqué que dans le cas des villas.

Concernant la superficie imposable de la villa, elle est déterminée par les parois extérieures du
bâtiment .S’il n’y a pas des parois extérieures, la superficie imposable est déterminée en
fonction des limites fictives résultant de la projection orthogonale sur le sol des bords du toit
qui surmonte le bâtiment ou la partie du bâtiment. La superficie des vérandas, perrons,
balcons, terrasses fait partie de la superficie imposable.
Par ailleurs, la superficie de chaque partie de l’immeuble notamment les caves, les rez-de-
chaussée, les étages, combles entre dans le calcul de la superficie imposable.

1.3.1. DISPOSITION COMPLEMENTAIRE


Lorsque la conjoncture économique et budgétaire l'exige, le ministre ayant les Finances dans
ses attributions est habilité à modifier les taux en matière de l'impôt foncier.
Taux de l'impôt
[fixés en Franc fiscal par l'A.M. n°081du 26 février 2002]
Par.1. L'impôt foncier sur la superficie des villas est calculé aux taux ci-après, par mètre carré
de superficie :
I. Dans les localités dites de premier rang : 1,50 Ff/m2.
II. Dans les localités dites de deuxième rang : 1,00 Ff/m2.
III. Dans les localités dites de troisième rang : 0,50 Ff/m2.
IV. Dans les localités dites de quatrième rang : 0,30 Ff/m2.
Par.2. L'impôt forfaitaire annuel est fixé comme suit :
I. PROPRIETES BATIES
A. En ce qui concerne les localités de 1er rang :
- 75,00Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes morales ;
- 37,50 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
Kinshasa ;
- 30,00 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
l'intérieur du pays ;
- 75,00 Ff pour les appartements ;
- 11,00 Ff pour les autres immeubles.
B. En ce qui concerne les localités de 2ème rang :
- 37,50 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes morales ;
- 22,50 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
Kinshasa ;
4

- 19,00 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
l'intérieur du pays ;
- 37,50 Ff pour les appartements ;
- 7,50 Ff pour les autres immeubles.
C. En ce qui concerne les localités de 3ème rang :
- 30,00 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes morales ;
- 11,00 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
Kinshasa ;
- 7,50 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
l'intérieur du pays ;
- 18,75 Ff pour les appartements ;
- 7,50 Ff pour les autres immeubles.
D. En ce qui concerne les localités de 4ème rang :
- 22,50 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes morales ;
- 7,50 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
Kinshasa ;
- 4,00 Ff par étage pour les immeubles appartenant aux personnes physiques et situés à
l'intérieur du pays ;
- 11,00 Ff pour les appartements ;
- 1,50 Ff pour les autres immeubles.
II. PROPRIETES NON BATIES
A. 30,00 Ff pour les terrains situés dans les localités de 1er rang ;
B. 7,50 Ff pour les terrains situés dans les localités de 2ème rang
à Kinshasa ;
4,50 Ff pour les terrains situés dans les localités de 2ème rang
à l'intérieur du pays ;
C. 2,00 Ff pour les terrains situés dans les localités de 3ème rang
à l'intérieur du pays ;
3,00 Ff pour les terrains situés dans les localités de 3ème rang
à Kinshasa ;
D. 1,50 Ff pour les terrains situés dans les localités de 4ème rang.
Article 14 :
(inséré par le D.-L. n°111/2000 du 19 juillet 2000)
Les fractions de mètre carré sont négligées pour l'assiette de l'impôt.

1.3.2. RANG DES LOCALITES


En application de l’article 88 , le ministre des Finances peut modifier le rang des localités
tel qu'il résulte des dispositions de l'article 13.
CLASSEMENT DES LOCALITES
[fixé par l'A.D. n°049 du 28 octobre 1987 et modifié par l'A.M. n°019 du 8 octobre 1997]
Le classement des localités est fixé comme suit :
I. Localités dites de premier rang
a) Ville de Kinshasa
- Commune de la Gombe: tous les quartiers ;
- Commune de Limete : tous les quartiers, à l'exclusion des quartiers Mombele, Mososo,
Salongo et Kingabwa village ;
- Commune de Ngaliema: Les Quartiers Ma-Campagne,
I.P.N., Binza Pigeon, Monts Fleuris, avenue des Ecuries,
Quartier Mampenza, Quartier Golf, Quartier Mimoza, Quartier
Utexafrica, Quartier G.B. et Baramoto, Quartier Chanic et
5

environs ;
- Commune de Barumbu: Quartier Bon-Marché (de l'avenue de l'aérodrome jusqu'au pont
Bitshaku Tshaku) ;
- Commune de Lemba : Quartier Gombele ;
b) Autres provinces
- Bas-Congo : Matadi : - Quartier Soyo (Ville haute),
- Centre commercial
(Ville basse) ;
- Katanga : Lubumbashi : Commune de Lubumbashi
- Sud-Kivu : Bukavu : Commune d'Ibanda ;
- Nord-Kivu : Goma : - Centre commercial et résidentiel,
- Quartier Himbi ;
- Kasaï-Oriental : Mbuji-Mayi : Quartier Miba ;
- Province Orientale : Kisangani : - Commune de Makiso,
- Quartier Industriel
Tshopo,
- Quartier Mangobo.
c) Les aéroports internationaux et les ports maritimes
.
II. Localités dites de deuxième rang
a) Ville de Kinshasa :
- Commune de Matete : Quartier des Marais ;
- Commune de Lingwala : - Quartier Boyata,
- Quartier Golf ;
- Commune de Lemba : Camp riche, Cité Salongo ;
- Commune de Limete : Quartier Salongo ;
- Commune de Selembao : - Cité verte,
- Quartier Ngafani I (500 m de la grande route à partir de l'avenue l'Ecole, jonction avec
l'avenue Lilas),
- Quartier Ngafani II (500 m de la grande route à partir de Fwakin jusqu'à l'entrée Habitat),
- Quartier Ngafani III (500 m de la grande route à partir de Habitat
jusqu'au début Cité verte) ;
- Commune de Mont-Ngafula : - Cité Maman Mobutu,
- Quartier Mama Yemo, (1,50 km de la grande route depuis le triangle
jusqu'au domaine Liyolo),
- Quartier Munongo (300 m de la grande route),
- Quartier Masanga Mbila (1,50 km de la grande route depuis le domaine Liyolo jusqu'à
l'avenue des Ecologistes) ;
- Commune de Kintambo : Quartier Jamaïque et
Centre commercial.
b) Autres provinces
- Bas-Congo : Matadi : Commune de Matadi ;
- Province Orientale : - Bunia : Centre commercial,
- Isiro : Quartier Raquette ;
- Nord-Kivu : - Goma,
- Butembo : Centre commercial, Quartier M.G.L.,
- Beni : Centre commercial, Quartier Boeken ;
- Equateur : - Gbadolite: Centre commercial,
- Mbandaka : Centre Ville ;
- Katanga : - Lubumbashi : Commune de Kapemba,
6

- Likasi : Centre Ville,


- Kolwezi : Centre Ville ;
- Bandundu : Kikwit : Commune de Kikwit (Plateau et Ville Basse) ;
- Kasaï-Oriental : Kananga: - Quartier Kananga II, Quartier Industriel, Centre Ville.
c) Les ports fluviaux de Kinshasa et de Kisangani
III. Localités de troisième rang
a) Ville de Kinshasa
- Commune de Kalamu : tous les quartiers ;
- Commune de Kasa-Vubu : tous les quartiers
- Commune de Kintambo : tous les quartiers, à l'exception de ceux repris aux 1er et 2ème
rangs et le Camp Luka ;
- Commune de Limete : Quartier Musoso ;
- Commune de Lemba : tous les quartiers, à l’exception
des quartiers Gombele,Camp riche et Salongo ;
- Commune de Bandalungwa : tous les quartiers ;
- Commune de Kinshasa : tous les quartiers ;
- Commune de Barumbu : tous les quartiers, à l’exception du quartier Bon Marché ;
- Commune de Lingwala : tous les quartiers, à l'exception des quartiers : Boyata et Golf ;
- Commune de Matete : tous les quartiers, à l'exception du quartier des Marais ;
- Commune de Ngiri-Ngiri : tous les quartiers ;
- Commune de Masina : Quartier Sans fils ;
- Commune de Ndjili : Quartiers 1, 2, 3, 4, 7 et 12 ;
- Commune de Mont-Ngafula: tous les quartiers, à l’exception
des quartiers Mama Yemo et Cité Maman Mobutu.
b) Les autres ports et aéroports aménagés en matériaux durables
c) Autres provinces
- Bas-Congo : Muanda (1 km à partir du littoral), Mbanza-Ngungu,
Inkisi, Boma (Commune de Nzadi);
- Sud-Kivu : Uvira : Quartier Mulongwe
Bukavu (Communes de Bagira et Kadutu) ;
- Nord-Kivu : Goma (Quartier Katindo gauche) ;
- Maniema : Kindu (Centre ville), Kalima : (Cité Kalima) ;
- Katanga : Ville de Kipushi, Kamina/Ville, Kalemie et
Lubumbashi (Commune de Rwashi);
- Bandundu : Ville de Bandundu (Quartier Salongo), Kikwit (l’exception de la Ville Basse et
du Plateau) ;
- Kasaï-Occidental : Kananga (Quartier Bianchi), Ilebo et Tshikapa ;
- Kasaï-Oriental : Mbuji-Mayi (Nouvelle ville et Commune de Bipemba, à l'exception du
Quartier Miba), Mwene-Ditu (Centre ville), Lusambo, Ngandajika, Kabinda et Lodja ;
- Equateur : Bumba (Centre commercial), Boende (Centre commercial), Basankusu (Centre
commercial), Mbandaka (à l'exception du (Centre ville) et Gemena (Centre
Ville) ;
- Province Orientale : Bunia (Quartier de Nyakasanza,
Quartier Yabiyaya et Quartier Mujipela.
IV. Localités de quatrième rang
Toutes les localités ou parties de localités non reprises ailleurs.
7

1.4. PERIODE IMPOSABLE ET DEBITION DE L’IMPOT.

L’impôt foncier est dû pour l’année entière sur les matières imposables existant au 1er janvier
de l’année d’imposition. Et la mutation en cours d’année ne donne pas lieu à un dégrèvement.
L’exercice fiscal coïncide avec l’année civile. Ainsi, l’I F 2009 va concerner l’existant foncier
imposable au 1er janvier 2009.

Pour les immeubles nouvellement construits ou notablement modifiés (la modification est
notable quand elle entraîne l’augmentation ou la diminution d’au moins 20% de la superficie),
ils sont imposables au 1er janvier de l’année qui suit leur occupation ou leur transformation
selon leur nouvelle superficie.

Par ailleurs, le propriétaire est tenu de faire la déclaration de la nouvelle superficie auprès de
l’administration fiscale dans un délai d’un mois qui suit l’occupation en cas de nouvelle
construction ou la transformation en cas de la modification.

1.5. CONTENTIEUX DE L’IMPOT FONCIER


En cas d’inoccupation du bâtiment et de son improductivité des revenus pendant 180 jours
consécutifs, le dégrèvement proportionnel de l’impôt est accordé au contribuable sur
réclamation introduite avant l’expiration des délais de réclamation et à condition d’avoir avisé
l’Administration fiscale dans les 2 mois du début de la vacance (art.25).

1.6. LA DECLARATION DES ELEMENTS IMPOSABLES


Toute personne physique ou juridique est tenue de souscrire chaque année une déclaration
énonçant tous les éléments imposables et exemptés à l’IF.

Toutefois, les propriétaires cités à l’article 2 sont dispensés de l’obligation déclarative.

La déclaration foncière datée,signée et remplie par le contribuable ou son représentant, doit


être déposée à l’Administration fiscale du ressort duquel se trouvent les propriétés foncières
avant le 1er avril de l’année d’imposition, pour les éléments imposables existant au 1 er janvier .
Le contribuable souscrit une déclaration par localité et par ressort fiscal.

Il faut noter que sauf notification du contribuable avant le 1er janvier, les plus récentes
déclarations sont valables pour les années suivantes.

Section 2 : L’IMPOT SUR LES VEHICULES

2.1. REDEVABLES (art.40)


L’impôt sur les véhicules est dû par les personnes physiques et morales qui utilisent un ou
plusieurs véhicules.

Excepté les véhicules appartenant aux personnes physiques et juridiques exemptées par la
loi ou en vertu des conventions particulières, tous les véhicules immatriculés en IT
(Importation Temporaire) sont imposables après un délai de 3 mois à dater de l’attribution
du numéro dans la série IT.
8

Par ailleurs, l’impôt sur les véhicules est dû par les Etablissements publics disposant des
ressources autres que les subventions d’Etat, nonobstant les dispositions contraires pouvant
figurer dans leurs statuts.
2.2. EXONERATIONS (art.39)
L’impôt sur les véhicules n’est pas établi sur :
1°) les véhicules appartenant à l’Etat, Provinces, Territoires, Villes, Circonscriptions
administratives ainsi qu’aux Etablissements publics congolais dont les ressources sont
constituées exclusivement des subventions budgétaires.
2°) les véhicules appartenant aux Institutions, Associations et Etablissements visés à l’article
2.2°.
3°) les véhicules appartenant aux Etats étrangers et affectés exclusivement à l’usage d’agents
diplomatiques, et ce, sous réserve de réciprocité.
4°) les véhicules appartenant aux Organismes internationaux et utilisés exclusivement pour
les besoins desdits organismes.
5°) les véhicules appartenant aux membres du corps diplomatique, aux consuls et agents
consulaires à la triple condition : qu’ils soient sujets de l’Etat qu’ils représentent, qu’il y ait
réciprocité et qu’ils n’exercent aucune activité professionnelle concernant les agents
consulaires.
6°) les dépanneuses ;
7°) les véhicules servant à la manutention, au transport et à la traction dans les gares, ports et
aérodromes.
8°) les cyclomoteurs d’une traction n’excédant pas 50 cm3.
9°) les véhicules à traction ou à propulsion humaine et animale.
10°) les véhicules pour l’extinction des incendies.
11°) les auto-ambulances et les véhicules utilisés comme moyens de locomotion personnelle
par les grands invalides ou par les infirmes.
12°) les machines-outils.
13°) les véhicules utilisés à l’essai par les fabricants ou marchands.
14°) les véhicules utilisés par les personnes qui n’ont ni domicile ou résidence ni
établissement en RDC et qui n’y exercent aucune activité lucrative.
15°) les navires de mer au long cours et les navires employés au grand cabotage.
16°) les voiliers.

Pour bénéficier de l’exemption prévue au 13° , les marchands et les fabricants d’autos doivent
tenir un registre journal dans lequel ils inscrivent chaque jour, pour chacun des véhicules mis
en circulation dans un but d’essai, la désignation précise de chaque véhicule , le nom du
conducteur ainsi que les motifs du déplacement.

Avant chaque sortie du véhicule, un extrait du registre journal est remis au conducteur qui
doit l’exhiber à toutes réquisitions des fonctionnaires. Ceux-ci ont le droit de visiter les
garages et les lieux de dépôt des redevables en question et de vérifier sur place le registre dont
la tenue est prescrite ci-dessus.

2.3. DETERMINATION DU TAUX D’IMPOSITION (art.41).


C’est le Ministre ayant les Finances dans ses attributions qui fixe et modifie les taux en
matière de l’impôt sur les véhicules lorsque la conjoncture économique et budgétaire l’exige.

En application de l’article 41, le taux de l’impôt sur les véhicules est fixé comme suit :
modifié par la loi n°77/016 du 25 juillet 1977 et fixé en Franc fiscal par l'A.M. n°081 du 26
9

février 2002 en vertu de l'O.-L. n°81-009 du 27 mars 1981)


Le taux de l'impôt sur les véhicules est fixé comme suit :
A. Motocycles : 5 Ff
B. Véhicules automobiles utilitaires :
- de moins de 2.500 Kgs : 9 Ff
- de 2.500 Kgs à 10.000 Kgs : 14 Ff
- de plus de 10.000 Kgs : 17 Ff
C. Véhicules de tourisme :
1°) Appartenant aux personnes physiques :
- de 01 à 10 chevaux vapeurs : 14 Ff
- de 11 à 15 chevaux vapeurs : 17 Ff
- de plus de 15 chevaux vapeurs : 21 Ff
2°) Appartenant aux personnes morales :
- de 01 à 10 chevaux vapeurs : 23 Ff
39
- de 11 à 15 chevaux vapeurs : 29 Ff
- de plus de 15 chevaux vapeurs : 44 Ff
D. Véhicules tracteurs :
Imposables, selon le cas, aux taux prévus sous les litteras B ou C ci-dessus.
E. Bateaux et embarcations à propulsion mécanique servant exclusivement ou accessoirement
au transport de personnes : 6 Ff par cheval vapeur.
F. Bateaux et embarcations à propulsion mécanique servant exclusivement au transport de
marchandises, au remorquage ou au touage : 4 Ff par cheval vapeur.
G. Baleinières, barges et autres embarcations remorquées : 9Ff par mètre cube de jauge nette
indiquée au certificat de jaugeage.
H. Bateaux et embarcations de plaisance à propulsion mécanique : 17 Ff par cheval vapeur.

DISPOSITION COMPLEMENTAIRE
[Créée par l'article 26 de l'O.-L. n°81-009 du 27 mars 1981]
Lorsque la conjoncture économique et budgétaire l'exige, le ministre ayant les Finances dans
ses attributions est habilité à modifier les taux en matière de l'impôt sur les véhicules.
Article 42 :
Le calcul de la puissance imposable des moteurs s'effectue au moyen de la formule : P = 4 CY
+ Poids.
400 Cy : représente la cylindrée totale du moteur. Elle doit être exprimée en litres et en
décilitres, les fractions de décilitre étant forcées ou négligées suivant qu'elles dépassent ou
non la moitié.
Poids : représente le poids du véhicule complet en ordre de marche, c'est-à-dire avec la
carrosserie, l'équipement, les accessoires et le plein de carburant, de graisse et d'eau. Les
fractions de centaine de kilogrammes sont forcées ou négligées suivant qu'elles dépassent ou
non la moitié.
La puissance imposable des bateaux et embarcations à moteur se calcule suivant la formule :
P = K d2 CNn.
P : représente la puissance imposable en chevaux-vapeur ;
K : représente un coefficient qui varie de 2 à 6 suivant les particularités du moteur ;
D : représente l'alésage des cylindres en mètres ;
C : représente la course des pistons en mètres ;
N : représente le nombre de cylindres ;
n : représente le nombre de tours du moteur par minute.
10

Pour les bateaux et canots pourvus d'un moteur utilisant des carburants puissants (essence,
benzol, etc.), le coefficient K est fixé à 2 et le nombre de tours à 4.500.
Pour les bateaux et canots pourvus d'un moteur utilisant des carburants faibles (huiles lourdes,
huiles brutes, etc.), le coefficient K est fixé à 4 et le nombre de tours à 1.500.
Pour les bateaux et canots pourvus d'une machine à vapeur à simple expansion, le coefficient
K est fixé à 6 et le nombre de tours est pris égal au nombre de coups doubles déclaré ou
constaté ; s'il s'agit d'une machine à double expansion, le coefficient K est ramené à 3.
Les alésages et courses doivent être exprimés à moins d'un millimètre près.
Les fractions de cheval vapeur sont forcées ou négligées suivant qu'elles dépassent ou non la
moitié.
Le contrôle du poids des véhicules et la vérification des éléments déclarés pour la
détermination de la puissance imposable s'opèrent au moyen des indications des factures,
catalogues et notices descriptives ou de tous autres documents dont le caractère sera reconnu
probant par l'Administration des impôts. Toutefois, cette Administration pourra aussi faire
déterminer le poids du véhicule par pesage. Dans le cas où le pesage ferait apparaître une
inexactitude de plus de 10 % du poids déclaré, les frais de pesage seront à charge du
redevable.

Le paiement de l'impôt sur les véhicules est constaté par un signe distinctif fiscal, délivré au
contribuable, valant quittance, et qui sert de carte d'identification du véhicule.
Les véhicules doivent être constamment pourvus des signes distinctifs.
En cas de perte ou de détérioration du signe distinctif fiscal AAAA délivré pour un véhicule,
un duplicata peut être délivré contre paiement d'une somme égale à 50% de la valeur dudit
signe.

2.4. PERIODE IMPOSABLE ET DEBITION DE L’IMPOT

L’impôt sur les véhicules est dû pour l’année entière si les véhicules sont utilisés au cours du
mois de janvier (art.43).

Cet impôt n’est dû que pour un 12ème par mois ou fraction de mois si l’usage commence après
le mois de janvier (art.44).

En cas de cessation d’usage d’un véhicule dans le courant de l’année, le contribuable a droit
au dégrèvement de la partie de l’impôt correspondant à la période qui suit le mois au cours
duquel a eu lieu cette cessation d’usage (art.45).

Les conditions du dégrèvement au prorata temporis de l’impôt sont les suivantes :


-1) Pour obtenir le dégrèvement pour cessation d’usage d’un véhicule imposable, le redevable
doit faire parvenir au Receveur des impôts le signe distinctif afférent au véhicule en cause. La
date de remise du signe distinctif est considérée comme date de cessation d’usage. En cas
d’envoi postal, c’est la date de l’expédition par la poste qui est la date de remise.
-2) Le trop perçu de l’impôt est restitué au contribuable moyennant une attestation de
dégrèvement établie par le Receveur des impôts.

2.5. OBLIGATIONS DECLARATIVES


Les redevables à l’impôt sur les véhicules doivent souscrire une déclaration par véhicule
qu’ils possèdent. La déclaration datée, signée et remplie, est remise à l’Administration des
Impôts de la Province dans laquelle réside l’usager.
11

Cette déclaration doit s’effectuer préalablement avant la mise en circulation du véhicule


même au courant de l’année.

Sauf notification contraire du contribuable avant le 1er janvier de l’année de l’exercice fiscal,
les plus récentes déclarations sont valables pour les années suivantes.

Il convient de signaler, conformément à l’article 52, que toute vente ou cession d’un véhicule
ainsi que la mise temporaire ou définitive hors d’usage d’un véhicule, doit être déclarée aux
Impôts sous quinze jours .
En cas de vente ou cession, si l’impôt a été payé pour l’année courante par le détenteur initial,
il ne doit plus être payé par le nouveau détenteur, à la condition que le cédant (vendeur)
autorise par une mention spéciale, sur la déclaration visée au 1er alinéa, la transcription de
l’impôt au nom de l’acquéreur et qu’il remette à ce dernier le signe distinctif fiscal.

Dans cette perspective, la déclaration de cette vente, cession ou mise hors d’usage revêt un
caractère important ; c’est pourquoi elle doit être rédigée sur un formulaire délivré par le Fisc.
Cette déclaration doit être remise remplie, datée et signée au Receveur des impôts ou son
délégué.

Par ailleurs, en cas de modification du véhicule pouvant entraîner un supplément d’impôt, le


redevable doit en faire la déclaration auprès de l’Administration des Impôts avant tout usage.

Il est important de savoir que tant que la cession ou la vente d’un véhicule n’a pas été déclarée,
l’ancien détenteur est responsable de l’impôt, sauf son recours contre l’acquéreur (art.53).

Section 3 : L’IMPOT SUR LA SUPERFICIE DES CONCESSIONS MINIERES ET


DES HYDROCARBURES

3.1. LES REDEVABLES


Sont redevables de l’impôt sur la superficie des concessions minières et des hydrocarbures les
titulaires des droits de concession ainsi que les amodiataires (ceux qui prennent lesdites
concessions en sous-location).
L’impôt est dû par tous ceux qui sont titulaires des concessions accordées pour l’exploitation
ou pour la recherche à titre exclusif.
3.2. TAUX DE L’IMPOT

Pour les concessions des hydrocarbures, les taux sont fixés de la manière suivante :
1°) à 0,04 Ff par hectare de concession ayant pour objet d’exploitation ;
2°) à 0,02 Ff par hectare de concession ayant pour objet le droit de rechercher, à titre exclusif,
une ou plusieurs substances d’hydrocarbures. Il n’est pas tenu compte des fractions d’hectares.
Ce taux sera augmenté de :
- 50% pour la deuxième année ;
- 75% pour la troisième année ;
- 100% pour les années suivantes.

En ce qui concerne les concessions minières (en vertu de l’article 2 du Code Minier), l’article
238 du Code minier du 11 juillet 2002 dispose :
12

-Le titulaire d’un permis de recherches est redevable de l’impôt sur la superficie
des concessions minières et des hydrocarbures aux taux en francs congolais
équivalent à 0,02 USD par hectare pour la première année, à 0,03 USD par
hectare la deuxième année, à 0,035 USD par hectare pour la troisième année et
à 0,04 USD par hectare pour les autres années suivantes.
- Le titulaire d’un droit minier d’exploitation est redevable de l’impôt sur la
superficie des concessions minières aux taux en francs congolais équivalent à
0,04 USD par hectare pour la première année, à 0,06 USD par hectare pour la
deuxième année, à 0,07 USD par hectare pour la troisième année et à 0,08
USD par hectare les autres années suivantes.
3.3. DEBITION DE L’IMPOT (article 54).

L’impôt sur la superficie des concessions minières et des hydrocarbures est dû pour l’année
entière aussi longtemps que les éléments imposables existent dès le mois de janvier. Aucun
impôt n’est payé pour l’exercice fiscal si les droits de concession sont accordés après le 31
janvier.

SECTION 4 : LA FISCALITE DES CONCESSIONS FORESTIERES

La fiscalité forestière en République Démocratique du Congo est la résultante de la Loi n°


011/2002 du 29 août 2002 portant Code forestier. Tous les droits et taxes faisant partie de la
fiscalité forestière sont mis en œuvre par la DGRAD (Direction Générale des Recettes
Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participation) en ce qu’ils constituent des
recettes du domaine de l’Etat.

4.1. LES REDEVABLES

Les redevables des droits, taxes et redevances sur les concessions forestières sont tous les
exploitants, exportateurs et transformateurs des produits forestiers.

L’article 120 du Code forestier stipule qu’aucun exploitant forestier, exportateur ou


transformateur des produits forestiers ne peut, quel que soit le régime fiscal auquel il est
soumis, être exonéré du paiement des droits, taxes et redevances prévues par la présente loi ou
ses mesures d’exécution.

4.2. LES TAUX D’IMPOSITION


Les taux des taxes et des redevances prévues par le Code forestier sont fixés conjointement
par les Ministres ayant les Finances et les Forêts dans leurs attributions suivantes les
modalités suivantes :
1°. Redevance de superficie concédée : le taux plancher fixé est augmenté de l’offre
supplémentaire proposée par le concessionnaire au moment de l’adjudication.
2°. Taxe d’abattage : le taux varie selon les classes des essences forestières et les zones de
prélèvement ;
3°. Taxes à l’exportation : les taux de taxes à l’exportation des produits bruts sont supérieurs à
ceux des taxes à l’exportation des produits transformés ;
4°. Taxe de déboisement : le taux correspond au coût du reboisement à l’hectare ;
5°. Taxe de reboisement : le taux correspond à 10 % du Coût du reboisement à l’hectare.

En application de l’Arrêté interministériel du 25 juillet 2005, les taux sont fixés de la manière
suivante :
13

 Taxe de superficie sur la concession forestière : 0,50 F par hectare à dater du


01/01/2007 ;
 Taxe sur le permis de coupe du bois : 10 F par hectare ;
 Taxe de reboisement : 4% de la valeur EWK/m3 de bois brut (grume exportée), 2 %
de la valeur EWK/m3 de bois brut exporté de l’essence TOLA (Gosweilerodendrom
Balzamiferum) et des autres essences à promouvoir.
 Taxe d’abattage d’1 mètre cube : 1,25 % de la valeur EWK de l’essence concernée.

La valeur EXW est une valeur conventionnelle calculée à partir du prix FOB auquel on
retranche un coût moyen de transport lié à la localisation de la zone de provenance du bois.
Elle sert à compenser en partie le surcoût de transport que doit supporter le bois exporté en
provenance des régions éloignées. Cette valeur « Ex Woks » est fixée par les Ministres ayant
les Forêts et les Transports dans leurs attributions.

En ce qui concerne le calcul de la taxe d’abattage, il se fait sur le volume commercial appelé
volume bille. Ainsi, les billes abandonnées en forêt ou sur un parc à bois sont taxées au même
taux que les billes commercialisées ou transformées.
Pour le calcul des taxes à l’exportation et de reboisement, le mesurage des grumes concernées
s’effectue sous écorce ou sur aubie, conformément aux règles de l’Association Technique
Internationale des Bois Tropicaux, ATIBT en sigle.

4.3. REPARTITION DES RECETTES DOMANIALES FORESTIERES (article 122 du Code


forestier).

Les produits des taxes forestières sont répartis comme suit :


1. Redevance de superficie concédée : 40 % aux entités administratives de provenance
du bois ou des produits forestiers et 60 % au Trésor Public.
2. Taxe d’abattage, taxe de déboisement : 50% au Fonds forestier national et 50 % au
Trésor Public ;
3. Taxes à l’exportation : l’intégralité est versée au Trésor Public ;
4. Taxes de reboisement : 100% au Fonds forestier national.

Pour les fonds destinés aux entités administratives décentralisées, ils sont répartis à raison de
25 % pour la Province et 15 % pour le Territoire d’exploitation concerné.
4.4. GARANTIES DU TRESOR ET CONTENTIEUX
Le recouvrement des taxes et redevances forestières est garanti par les privilèges et
hypothèques prévus par les législations fiscale et forestière art.124).

Les taxes et redevances ainsi que les intérêts de retard sont recouvrés conformément aux
dispositions de la législation fiscale (art.123).

Les réclamations sur les taxes et redevances forestières sont recevables jusqu’au 31 décembre
de l’année suivant celle du versement de la taxe, de la redevance ou de la notification de l’avis
de mise en recouvrement, s’il a été procédé à cette notification (art.125).
Elles sont soumises à la procédure relative aux impôts directs.

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