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Des Grieux : Héros marginal et picaresque

Ce résumé décrit un passage du roman Manon Lescaut de l'Abbé Prévost. Il présente une scène où le personnage principal, des Grieux, s'évade de prison avec l'aide du révérend qui le détenait. Malgré la gravité de ses actes illégaux, des Grieux parvient à maîtriser la situation et à se présenter en héros courageux à travers son récit. Cependant, son évasion le place définitivement du côté des marginaux.

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Des Grieux : Héros marginal et picaresque

Ce résumé décrit un passage du roman Manon Lescaut de l'Abbé Prévost. Il présente une scène où le personnage principal, des Grieux, s'évade de prison avec l'aide du révérend qui le détenait. Malgré la gravité de ses actes illégaux, des Grieux parvient à maîtriser la situation et à se présenter en héros courageux à travers son récit. Cependant, son évasion le place définitivement du côté des marginaux.

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LL13- Proposition de reprise

• Présentation du roman + du passage


• Projet de lectures envisagés
> Comment cet épisode fait-il du personnage de DG à la fois un marginal & un héros ?
> En quoi cette scène offre-t-elle une représentation héroïque de des Grieux, malgré les actes
condamnables qui sont racontés ?
> En quoi la passion amoureuse conduit-elle DG à entrer plus profondément dans la marginalité ?
> En quoi ce texte participe-t-il aux « plaisirs du romanesque » à travers une scxène placée sous le
signe de l’aventure et du sentiment.
> En quoi cette scène participe-t-elle aux « plaisirs du romanesque » en faisant de DG le héros d’une
scène d’action ? / En quoi DG est-il ici le héros d’une scène d’action ?
> En quoi dans cette scène, le « plaisir du romanesque » lié à la marginalité l’emporte-t-il sur la
valeur « morale » du récit, mise en avant dans l’ « avis de l’auteur » ?

Il faudra souligner, dès le départ et au cours de l’étude, sinon en conclusion, le fait que c’est des
Grieux lui-même qui raconte son histoire : cet épisode révèle ainsi l’ambiguïté d’une narration
subjective et partiale, dans laquelle le personnage vise à donner une bonne image de lui-même en
atténuant l’immoralité et la gravité de ses actes et en cherchant à se disculper.
On peut si on veut l’intégrer dans la formulation du projet de lecture :
> Comment, dans cet épisode qui fait véritablement de lui un marginal, des Grieux cherche-t-il à
atténuer ses fautes et à donner une image héroïque de son action ?

• Mouvements : On peut proposer différentes lectures des mouvements du texte. Voici une
proposition parmi d’autres possibles
- MVT 1 : l. 1 à 10 : Une scène d’évasion et de combat : le héros aventureux en action
- MVT 2 : l. 10 à 18 : L’audace d’un hors-la-loi qui rejette toute culpabilité
- MVT 3 : l. 18 à 20 : L’héroïsme du chevalier servant

Une proposition s’appuyant davantage sur les étapes de l’action peut être envisagée (par ex : MVT1 :
l.1à6 : mise en œuvre du plan d’évasion de DG – MVT2 : l.7-13 : une liberté retardée par
l’intervention imprévue d’un personnage et une scène de combat – MVT 3 : l.14 à 20 : d’une évasion
à l’autre). L’important est de savoir, dans les bilans d’étapes et au cours de l’analyse, fonder
l’argumentation sur cette progression et sur le projet de lecture.

MVT 1 : l. 1 à 10 : Une scène d’évasion et de combat : le héros aventureux en action

• L’héroïsme de DG apparaît d’emblée par sa maîtrise de la situation. Alors même qu’il s’engage dans
une action illégale et périlleuse, la succession des verbes de perception, d’action et de parole au
passé simple dont il est le sujet (« aperçus », « pris », « priai » (l.1)) montre sa détermination et son
efficacité dans l’action. Il renverse la situation et se trouve en position de domination par rapport au
révérend qui le tient enfermé dans sa prison : DG donne des ordres (« je le priai de me suivre » l.1,
« Point de bruit » (l.3)) que le révérend subit comme le montre la tournure passive : « Il fut obligé de
s’y résoudre » (l.2). Les paroles rapportées au discours direct montrent bien ce renversement
puisque le rapport d’autorité religieuse exprimé par les formules d’adresse opposées « mon fils » (l.
3) et « mon Père » (l.4) est contredit par la tonalité de leur propos : DG est autoritaire, comme on l’a
vu, alors que le Père semble affolé et désespéré comme l’indiquent le CCManière « avec un soupir »
et les interjections « Ah ! » qui ponctuent sa question : « Ah ! mon fils, ah ! qui l’aurait cru ? ». DG
donc domine l’action. Il est le héros de la scène, même si son héroïsme fait de lui un marginal : il
s’évade de prison, c’est illégal ; il trahit la confiance du révérend qui l’a jusqu’ici aidé avec
bienveillance, ce qui le rend condamnable.

• Le récit vise aussi à susciter une certaine tension qui participe à la dimension épique du passage en
faisant ressortir la dimension périlleuse de l’épisode. Ainsi DG met l’accent sur la durée de la scène.
L’emploi de l’imparfait le souligne à la ligne 2 : « A la mesure que nous avancions et qu’il ouvrait une
porte » ; le déterminant indéfini « une porte », associé à la conjonction de subordination exprimant
la durée « à la mesure que » suggère que l’action se répète (cela équivaut à « à chaque fois que ») et
que les portes jusqu’à la sortie se multiplient, accentuant le danger et l’effet de tension. En effet, plus
la scène dure, plus le personnage risque d’échouer.
Autre point mis en avant : le silence nécessaire, sur lequel DG insiste ligne 1-2 : « en faisant le moins
de bruit qu’il pourrait » puis « Point de bruit » (l. 3). Ce thème participe à la tension par l’atmosphère
créée et en annonçant ce qui mettra en difficulté le personnage, un peu après.

• On a donc une action maîtrisée par DG mais cependant sous tension. A ce stade, l’aboutissement
de l’action semble proche. L’adverbe « Enfin », le retour au passé simple : « nous arrivâmes »
marquent cette rupture en annonçant la délivrance de DG.
Cependant, cette phase signale deux derniers obstacles, plus importants que les précédents : « Enfin
nous arrivâmes à une espèce de barrière, qui est avant la grand porte de la rue ». Après la
multiplication suggérée des petites portes, des portes plus difficiles à franchir s’imposent avant la
libération : à la manière d’un héros d’aventure épique, DG a donc un parcours difficile à réussir pour
accomplir son objectif. En outre, à la ligne 7, le verbe de croyance : « Je me croyais déjà libre »
suggère l’illusion du personnage et annonce une complication.

• Le plaisir du romanesque et de la scène d’action est pleinement exploité par le narrateur-


personnage, qui prend le temps de contextualiser la scène de combat. Le CCManière « avec ma
chandelle dans une main et mon pistolet dans l’autre » rappelle la présence de deux accessoires qui
peuvent faire basculer la scène du côté d’une action grave, en même temps qu’elle nous présente un
personnage limité dans son action puisqu’il a les deux mains prises. Cela crée donc un effet de
suspens pour le lecteur (ou l’auditeur : le marquis de Renoncour). Ensuite, on observe la longueur de
la phrase suivante, une phrase complexe composée de plusieurs subordonnées facultatives :
« Pendant qu’il s’empressait d’ouvrir, un domestique, qui couchait dans une petite chambre voisine,
entendant le bruit de quelques verrous, se lève et met la tête à sa porte » ; à cela s’ajoute l’utilisation
du présent de narration des verbes qui concluent la phrase : on voit ici le souci de rapporter le détail
des événements de manière vivante afin que le lecteur se plonge pleinement la scène et en partage
toute la tension. L’augmentation de la tension prépare le moment où va éclater l’action, qui arrive
enfin :

• La scène de combat, un topos (= scène attendue, typique) du récit épique, met pleinement en
valeur pour finir des Grieux. Celui-ci annonce d’abord sa victoire en soulignant l’erreur du révérend à
travers le verbe de croyance : « Le bon Père le crut capable de m’arrêter » (l. 8), puis par le CCM
qu’introduit DG en commentaire : « Il lui ordonna, avec beaucoup d’imprudence, de venir à son
secours. » Cet effet d’annonce suggère d’emblée la force de DG. Celle-ci est ensuite mise en valeur
par la phrase : « C’était un puissant coquin, qui s’élança sur moi sans balancer » (l.9-10) : l’adjectif
« puissant », le verbe d’action « s’élança » renforcé par le CCM « sans balancer » montre un
adversaire robuste et déterminé. Cette force adverse met en valeur l’héroïsme de DG : celui-ci est
d’autant plus fort et courageux qu’il combat un tel ennemi. Dans la phrase : « Je ne le marchandai
point ; je lui lâchai le coup au milieu de la poitrine » (l.10), la juxtaposition de deux propositions
brèves, centrées sur des verbes d’action, souligne ainsi à son tour la détermination du héros, ne
laissant aucune place à l’expression de la peur. On peut aussi dire qu’ utilisation du nom péjoratif
« coquin »(l.9) et l’attaque du domestique permettent à DG de présenter son meurtre comme un
acte de légitime défense : DG semble justifier son meurtre, acte pourtant condamnable.
En tous les cas, la scène d’action se termine : DG a surmonté l’épreuve et va pouvoir être libre.

Pour faire le bilan de ce premier mouvement :


A travers une mise en scène de la tension, l’abbé Prévost cherche à travers le récit de son personnage
à susciter le plaisir d’une scène typiquement romanesque. Dans cette scène, le modèle d’écriture est
celle du roman d’aventures, et des Grieux est une sorte de héros épique, dont le courage et la
détermination surmontent toutes les épreuves. Héros épique dégradé toutefois, car l’aventure menée
par des Grieux reste en margé des codes moraux et sociaux : le modèle de des Grieux est plutôt celui
du héros picaresque.
En tous les cas, ce récit héroïque met en valeur la hardiesse de l’entreprise et nous met du côté du
héros. Ce faisant, il tend à occulter la gravité de son acte, qui le place pourtant définitivement du côté
de la marginalité : DG vient en effet de commettre un crime, et de tuer quelqu’un. Il est devenu hors-
la-loi.

MVT 2 : l. 10 à 18 : L’audace d’un hors-la-loi qui rejette toute culpabilité

Nous allons voir dans ce deuxième mouvement que DG ne revient jamais sur la gravité de ce crime et,
avec toute l’audace d’un hors-la-loi, rejette toute forme de culpabilité.

• L’absence de culpabilité de DG confirme sa place dans le monde des marginaux, des hors-la-loi. Elle
est exprimée dans les phrases rapportées au discours directe (DD) : « Voilà de quoi vous êtes cause,
mon Père », puis « Mais que cela ne vous empêche point d’avancer » : DG rejette la faute sur le
révérend et poursuit comme si rien de grave ne s’était passé. L’emploi du DD permet au narrateur de
privilégier le récit de la scène et de rester dans l’action, sans apporter des commentaires qui
mettraient en avant la faute morale du personnage. L’adverbe « fièrement », qui caractérise DG
souligne son caractère bravache (= vantard, qui se fait remarquer) ; de même, le CCM « en le
poussant vers la dernière porte » montre le peu de considération de DG pour le Père.
DG assume ainsi donc meurtre de manière provocatrice, sans en prendre la responsabilité ; DG traite
traite le Père, une fois encore, avec autorité et mépris, alors que le Père a tout fait pour adoucir sa
détention et même aider à anticiper sa libération. DG, sans en paraître ému, trahit la confiance d’une
personne juste et bonne, qui a été son alliée. L’absence de culpabilité, et donc l’immoralité et la
marginalité du personnage se voit donc confirmée de plusieurs manières.

• Cette absence de culpabilité domine tout le mouvement. Voilà donc DG libéré : dans la phrase qui
conclut le § : « Je sortis heureux et je trouvai, à quatre pas, Lescaut qui m’attendait avec deux amis,
suivant sa promesse.» (l. 12-13), l’adjectif « heureux » présente la situation manière totalement
positive, occultant le meurtre qui vient d’être commis. De plus, les retrouvailles avec Lescaut et ses
amis confirment le fait que DG est passé du côté des personnes en marge de la société, puisque
Lescaut et sa bande sont des voyous.

• Or, même par rapport à ces marginaux que sont Lescaut et ses amis, DG apparaît immoral et
manifeste encore l’orgueil du hors-la-loi. En effet, après avoir rejeté la faute sur le Père, le dialogue
suivant montre que DG la rejette ensuite sur Lescaut qui s’inquiète d’avoir entendu tirer : « C’est
votre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez vous chargé ? » (l. 14-15). La question rhétorique a
valeur d’accusation.
La suite des propos, que DG rapporte de manière narrativisée dans la phrase : « Cependant je le
remerciai d’avoir eu cette précaution, sans laquelle j’étais sans doute à Saint Lazare pour
longtemps » confirme, d’une autre manière, l’absence de culpabilité du personnage. Loin que sa
conscience morale l’inquiète, DG se félicite du crime commis, plaçant son intérêt personnel au-
dessus de tout.
On peut ici faire une remarque sur l’ambiguïté de la narration : d’un côté, DG minimise la gravité de
son acte ; d’un autre, l’abbé Prévost en insistant de manière répétée sur cet immoralité orgueilleuse
du personnage, nous invite à la distance, à la critique du personnage.

• L’absence de culpabilité est enfin confirmée par la suite de l’action : « Nous allâmes passer la nuit
chez un traiteur, où je me remis un peu de la mauvaise chère que j’avais faite depuis près de trois
mois. » Même si la tournure est formulée de manière atténuée par l’euphémisme : « je me remis un
peu de la mauvaise chère », la référence au repas partagé évoque un festin de pirates après le
pillage. Toute scrupule moral, tout remords est évacué au profit de la satisfaction du corps.

CCL° DG passe donc bien du côté de la marginalité : il rejoint les voyous qui sont ses complices, il
montre une attitude bravache et orgueilleuse et omet toute considération morale au profit de son
intérêt et de sa satisfaction personnelle. Le meurtre qui vient d’être commis n’est à aucun moment un
problème pour des Grieux, qui en rejette la responsabilité sur les autres comme si ce n’était pas lui qui
était à l’initiative de toute la scène et qui avait déclenché le coup. En nous faisant passer du côté de la
marginalité, le plaisir du romanesque domine et semble évacuer la dimension morale du roman – en
tous cas celles de son héros. Mais une nouvelle forme d’héroïsme va être mise en avant dans le
troisième mouvement, à même de faire oublier cette immoralité du personnage et lui restituer une
grandeur digne de sa noblesse :

MVT 3 : l. 18 à 20 : L’héroïsme du chevalier servant

Alors que l’égoïsme et l’orgueil du personnage semblent dominer la scène à ce moment du récit, un
dernier mouvement vient « sauver » la morale du personnage à travers une nouvelle figure héroïque
qui vient justifier, par un motif supérieur, les actes qu’il a commis :

• La phrase négative « Je ne pus néanmoins m’y livrer au plaisir » (l. 18) reste assez floue (plaisirs du
festin ? plaisir des corps si des filles sont présentes dans l’auberge où vont les personnages ? cela
n’est pas précisé). Mais elle indique une limite : Des Grieux ne tombe pas dans l’excès et reste un
personnage dont la valeur morale est supérieure, et l’empêche de s’abandonner aux plaisirs de la
chair. L’hyperbole explicative qui suit : « Je souffrais mortellement dans Manon » rappelle le
désespoir du personnage et le motif de son action. Ni vrai festin de pirate donc, ni personnage
insensible, ni égoïsme personnel de l’action.

• En effet l’évasion de Saint Lazare n’est pas le but final du personnage, et l’action est
immédiatement relancée les paroles qu’il adresse à ses complices, rapportées discours direct : « Il
faut la délivrer » (l. 18-19). Cette phrase typique renvoie au modèle du chevalier qui n’agit qu’au
service de la femme qu’il aime. La négation restrictive : « Je n’ai souhaite la liberté que dans cette
vue » (l. 19) met ainsi en valeur la générosité du personnage, qui lui restitue sa grandeur après un
épisodes d’héroïsme aventureux mais peu honorable.
La phrase finale relance l’action vers un nouvel acte héroïque : « Je vous demande le secours de
votre adresse ; pour moi, j’y emploierai jusqu’à ma vie. » La construction binaire de la phrase,
répartit les rôle de chacun dans et met en valeur DG par l’hyperbole « jusqu’à ma vie » : ainsi, prêt à
sacrifier sa vie par amour, DG incarne donc l’idéal du chevalier et apporte une justification, si ce n’est
morale, du moins idéale, à toute l’action.

Pour conclure, nous pouvons dire que dans cette scène, le « plaisir du romanesque » l’emporte sur la
valeur « morale » du récit, mise en avant dans l’ « avis de l’auteur ».
En effet il s’agit d’une scène d’évasion moralement condamnable qui place définitivement le
personnage du côté de la marginalité : DG trahit la confiance du Père de la prison, il tue un
domestique, en accuse les autres et ne s’émeut à aucun moment de la nature immorale de ses actes.
Mais c’est des Grieux qui raconte, et l’on peut relever ici que la narration est partiale : loin de
souligner ses fautes, des Grieux veut nous mettre de son côté et se mettre en valeur. Ainsi, il met en
avant ses qualités de héros d’aventure, agissant coûte que coûte et bravant le danger, dans un récit
qui tente de nous faire revivre la scène et de nous en partager la tension. Le plaisir du romanesque
l’emporte bien sur sa valeur morale, évacuée par DG.
Si l’image du personnage est plutôt ici celle d’un héros picaresque, méritant par sa ruse et sa
détermination, mais douteux quant à la morale, au final, la morale du personnage est sauve. Mais
c’est une morale romanesque et non une morale sociale ou religieuse qui l’emporte : c’est la morale
du chevalier servant.
Pour sauver celle qu’il aime du malheur, DG est prêt à devenir marginal et hors-la-loi, à sacrifier sa
vie et sa moralité. La passion semble absoudre le personnage de ses fautes. Et le lecteur peut
adhérer, admirer la grandeur d’âme de ce personnage prêt à tout par amour.
Ainsi cette scène nous permet de mettre en perspective la principale tension de l’œuvre : certes,
Manon Lescaut est un roman moral qui nous montre jusqu’à quelles catastrophes peut conduire la
passion, comme l’annonce « l ‘avis au lecteur » ; mais n’est – ce pas avant tout un roman d’amour,
qui justifie tout au nom de l’idéal amoureux ? N’est-ce pas cette tension que l’on retrouve, dans un
registre non plus épique ou picaresque, mais tragique et sublime, dans le récit de la mort de Manon à
la fin de l’œuvre ?

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