Optimalité de Pareto en Microéconomie
Optimalité de Pareto en Microéconomie
Chapitre I : Le consommateur
A. Equilibre concurrentiel
B. Optimalité de Pareto
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Introduction, notations
Equilibre général:
Tous les biens l = 1; :::; L
Tous les agents i = 1; :::; N
Dans un premier temps: économie d’échange pur
Les biens, initialement détenus par les agents (ou consommateurs) sont
échangés entre ceux-ci, de manière à maximiser leur satisfaction individuelle,
compte tenu des ressources disponibles
Données:
ei 2 RL+ : dotation initiale de i, i = 1; :::; N
%i : préférences de i sur les paniers de biens, i = 1; :::; N
2
Chapitre I: Le consommateur
I.1 Préférences, fonction d’utilité
On considère un consommateur typique (on omet donc l’indice i)
z = (z1 ; :::; zL ) 2 RL+ désigne un panier de biens
zl : quantité de bien l
Le consommateur a des préférences % sur RL+ :
z % z 0 : le consommateur préfère z à z 0 (et peut être indi¤érent entre z et
z0)
z s z 0 , z % z 0 et z 0 % z: il est indi¤érent entre z et z 0
z z 0 , z % z 0 et non z 0 % z: il préfère strictement z à z 0
strictement convexes: z 0 % z, z 00 % z et z 0 6= z 00 ) z 0 + (1 )z 00 z,
8 0 < < 1; u représentant % est alors strictement quasi-concave (inégalité
ci-dessus stricte)
3
Autres propriétés de la fonction d’utilité u:
u est di¤érentiable
u est concave: 8z; z 0 u( z +(1 )z 0 ) u(z)+(1 )u(z 0 ), 8 0 < < 1
Proposition: u concave ) u quasi-concave, mais l’inverse n’est pas vrai.
Démonstration: exercice
Proposition: si u est di¤érentiable deux fois continûment, u est concave
, D2 u(z) est semi-dé…nie négative 8z
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I.4 L’optimisation du consommateur
Pour …xer les idées: L = 2. Le problème du consommateur qui dispose
d’un revenu w est
max(x;y) u(x; y) sous x 0, y 0 et px x + py y w
Ce problème a une solution dès lors que u est continue et px > 0, py > 0
On suppose u croissante, de sorte que la C.B. sera saturée: px x + py y = w
Supposons de plus u di¤érentiable; on dispose alors de conditions néces-
saires pour un optimum “intérieur” x > 0, y > 0 : 9 > 0 tel que
(x ; y ; ) maximise le lagrangien L(x; y; ) = u(x; y) (px x + py y w)
Les conditions du premier ordre sont @L
@x
= @L
@y
= @L
@
= 0
@L
@
(x; y; ) = 0 , C.B.
@L
@x
(x; y; ) = @u
@x
(x; y) px = 0 (1)
@L @u
@y
(x; y; ) = @y (x; y) py = 0 (2)
@u @u
(x;y) @y
(x;y)
(1) et (2) , = @x
px
= py
d’où, à l’optimum (x ; y ),
@u
px (x ;y )
py
= @x
@u
(x ;y )
= T M Sy!x (x ; y ) (3)
@y
5
aux conditions du premier ordre (voir par exemple les fonctions d’utilité de
Leontief ou “min”en T.D.)
Remarque 3: Si u est di¤érentiable, les conditions du premier ordre sont
juste nécessaires pour une solution x > 0, y > 0 mais x = 0 ou y = 0
est concevable (voir par exemple les fonctions d’utilité linéaires en T.D.)
6
Chapitre II: Economies d’échange
Une économie d’échange E = fL; N; (ei ; ui )1 i N g consiste en
L biens, l = 1; :::; L
N agents (ou consommateurs) i = 1; :::; N caractérisés chacun par une
dotation initiale ei 2 RL+ et des préférences %i sur RL+ , représentées par une
fonction d’utilité ui
7
Calcul pratique d’équilibres et boîte d’Edgeworth
2 biens x, y
2 consommateurs 1,2 de dotations initiales respectives e1 = (e1x ; e1y ), e2 =
(e2x ; e2y ) et de fonctions d’utilité respectives u1 , u2
On se place dans le cas “régulier”: e1x +e2x > 0, e1y +e2y > 0, u1 , u2 continues,
strictement croissantes, strictement quasi-concaves et de plus, continûment
di¤érentiables
Un équilibre consiste en une paire de prix p = (px ; py ) et une allocation
((x ; y ); (x2 ; y 2 ))
1 1
8
Quelques éléments de démonstration du théorème fondamen-
tal d’existence d’un équilibre concurrentiel dans une économie
d’échange
Résultat auxiliaire (théorème de point …xe de Brouwer): Soit S RL , S 6= ;,
compact, convexe et g : S ! S une fonction continue. Sous ces hypothèses,
g a un point …xe, c.à.d. 9 p 2 S tel que g(p ) = p
Remarque: la continuité de g est essentielle, y compris “au bord”
9
Intuition: si hl (p) 0, on maintient le prix du bien l; si hl (p) > 0, on
l’augmente
Par le théorème de Brouwer, 9 p 2 S : p = g(p )
X
pl maxf0; hk (p)g = maxf0; hl (p )g l = 1; :::; L
k
Comme p:h(p) = 0,
X
0= hl (p ) maxf0; hl (p )g ) hl (p ) 0 l = 1; :::; L
l
, (r 1)(ar2 + (a 1)r + a) = 0
p
Pour = 64,p
a = 41 , (r 1)(r2 3r + 1) = 0 a 3 racines: r = 1;
3+ 5
2
= 2; 62; 3 2 5 = 0; 38. On a donc 3 prix d’équilibre possibles
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II.B. Optimalité de Pareto
Economie d’échange E = fL; N; (ei ; ui )1 i N g P P
Une allocation z = (z 1 ; :::; z N ) 2 (RL+ )N est réalisable si N zi = N
i=1 e
i
PN i PN i i=1
c.à.d. i=1 zl = i=1 el , l = 1; :::; L
Soient z et ze des allocations réalisables; ze Pareto-domine z si 8 1 i N ,
ui (e
z i ) ui (z i ) et 9 1 j N , uj (e z j ) > uj (z j )
Une allocation (réalisable) z est Pareto-optimale si elle n’est Pareto-
dominée par aucune allocation (réalisable)
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Second théorème du bien-être
Soit E = fL; N; (ei ; ui )1 i N g une économie dans laquelle les fonctions
d’utilité ui , i = 1; :::; N , sont strictement croissantes et quasi-concaves; si ze =
(ez 1 ; :::; zeN ) est une allocation Pareto-optimale telle que zei 0, i = 1; :::; N ,
ze est une allocation d’équilibre concurrentiel de E 0 = fL; N; (e z i ; ui )1 i N g,
c.à.d. 9 p tel que zei maximise ui (z i ) sous p:z i p:e z i i = 1; :::; N
Base de la démonstration: P i = fz i 2 RL+ : ui (z i ) > ui (e z i )g, i = 1; :::; N
i i
P est Pconvexe par la quasi-concavité
P i i de ui
i L
P = i P = fz 2 R+ : z = i z , z 2 P , i = 1; :::; N g
P est également
P i convexe
Soit = i ze ; comme ze est Pareto-optimale, 2 =P
L
Par le théorème de séparation, 9 p 2 R , p 6= 0, tel que p: p:z, 8z 2 P
On véri…e ensuite (exercice): p > 0 et la condition d’optimalité de chaque
consommateur: 8 i = 1; :::; N , ui (z i ) > ui (e z i ) ) p:z i > p:e
zi
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Démonstration: Il su¢ t de prendre wi = p:e
z i , i = 1; :::; N , où p est le prix
qu’on a construit dans la démonstration précédente. Le transfert à l’agent i
est ti = p:e
z i p:ei
solution de (O.S.), v 2 P V
Démonstration: Par l’absurde, supposons v 2 = P V . Alors 9 (e v 1 ; :::; veN ) 2
i i j j i
V tel que P
P 8 i ve v et 9 j ve > v . Comme > 0 8 i, on en déduit
i i i i
i e
v > i v , contradiction, cqfd
Proposition: Si V est convexe, 8 ve 2 P V , 9 i 0, i = 1; :::; N , non
tous nuls ( 6= 0), tels que ve soit solution de (O.S.)
Démonstration: PN Soit ve 2 P
P V ; ve 2= int(V ). Par le théorème de séparation,
i i N i i
9 6= 0 tel que i=1 ve i=1 v 8v 2 V . Il reste à montrer que i 0,
j
8 i. Par l’absurde, supposons < 0 pour un certain j; en prenant v 2 V tel
que v j < 0, jv j j très grand, on aurait j v j > j vej , contradiction, cqfd
Remarque: Les propriétés ci-dessus s’appliquent même si l’ensemble des
utilités réalisables ne provient pas d’une économie d’échange, mais d’un prob-
lème de décision collective quelconque
Proposition: Si, dans l’économie d’échange E = fL; N; (ei ; ui )1 i N g, les
fonctions d’utilité ui sont concaves, V est convexe. Démonstration: exercice
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Le problème d’optimisation sociale dans une économie d’échange P
Soit i > 0, i = 1; :::; N ; si ze est solution de maxz 0 N i i i
u (z ) sous
PN i PN i PN i PN i i=1
i=1 z i=1 e c.à.d. z
i=1 l i=1 le , l = 1; :::; L, e
z est une allocation
Pareto-optimale
Supposons les fonctions d’utilité ui croissantes et concaves, i = 1; :::; N .
Soit ze une allocation Pareto-optimale; 9 i P 0, i = 1; :::; N , nonPtous nuls
( 6= 0), tels que ze soit solution de maxz 0 N i i i
u (z ) sous N
i=1 z
i
PN i i=1
i=1 e
Si les fonctions d’utilité ui sont di¤érentiables, on considère les conditions
du premier ordre associées au problème d’optimisation sociale en z 0
PN i i i PL PN i PN i
L = i=1 u (z ) l=1 l i=1 zl i=1 el
@L i @ui
@zli
= @zli
(z i ) l = 0 i = 1; :::; N , l = 1; :::; L
i @ui
, l = @zli
(z i ) i = 1; :::; N , l = 1; :::; L
@ui
(z i )
i @z i
) T M Sl!k (z i ) = @ui
l
= l
8 i = 1; :::; N
(z i ) k
@z i
k
En une solution z 0, les T M S des agents (relatifs à une paire de biens
quelconques) sont égaux entre eux. On se rappelle que cette condition est
satisfaite en une allocation d’équilibre concurrentiel z (T M Sl!k i
(z i ) = ppkl , où
p est le prix d’équilibre). Par le premier théorème du bien-être, on s’attend
à cette propriété. Elle indique aussi comment calculer le prix qui permet de
décentraliser une allocation Pareto-optimale en un équilibre concurrentiel,
suivant le second théorème du bien-être: ppkl = kl
P
Exercice: soit el = N i
i=1 el la dotation totale en bien l, l = 1; :::; L et
ze = ze( ; e) 0 l’allocation Pareto-optimale dérivée P ci-dessus; montrer que
d N i i i
l est l’utilité sociale marginale de el , c.à.d. l = del [ i=1 u (e
z )]
i
Interprétation du poids de l’agent i à un optimum ze 0
i
On a vu que @u @zli
(z i ) = il (1)
Par le second théorème du bien-être, ze est une allocation d’équilibre;
on peut prendre pe = comme prix associé; soit i le multiplicateur de la
i i
contrainte budgétaire de l’agent i: @u@z(ezi ) = i pel = i l (2)
l
i 1 i
(1) et (2) ) = i c.à.d. est l’inverse de l’utilité marginale du revenu
de l’agent i
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Chapitre III: Economies avec production
Une économie avec production (et propriété privée)
E = fL; N; M; (ei ; ui )1 i N ; (Qj )1 j M ; ( ij )1 i N;1 j M g consiste en
L biens, l = 1; :::; L
N agents (ou consommateurs) i = 1; :::; N caractérisés chacun par une
dotation initiale ei 2 RL+ et une fonction d’utilité ui
M entreprises j = 1; :::; M caractérisées chacune par un ensemble de
production Qj RL PN ij
une part ij 0 de l’entreprise j pour chaque agent i: i=1 = 1,
j = 1; :::; M
III.1 Le producteur
On considère un producteur typique (on omet donc l’indice j) carac-
térisé par son ensemble de production Q RL . Q décrit la technologie de
l’entreprise, qui permettra de transformer les dotations initiales des agents
Les inputs sont comptés négativement et les outputs, positivement
Exemple: si L = 3, ( 1; 1; 0; 5) 2 Q signi…e qu’on peut produire 1 unité
de bien 2 à partir d’1 unité de bien 1 et de 0,5 unité de bien 3
Exemple: Q = f( x; y) : x 2 RK + , y 2 R+ , y g(x)g décrit la production
d’un seul output à partir de K inputs, grâce à une fonction de production
g : RK
+ ! R+
Propriétés usuelles d’un ensemble de production:
0 2 Q: il est possible de ne rien produire
Q \ RL+ f0g: il n’est pas possible de produire sans input
Q RL+ Q: élimination libre
Q est fermé
Q est convexe
Rendements d’échelle: Q est à rendements décroissants si q 2 Q, 0
1 ) q 2 Q; Q est à rendements croissants si q 2 Q, 1 ) q 2 Q;
Q est à rendements constants si q 2 Q, 0) q2Q
Proposition
Si 0 2 Q et Q est convexe, Q est à rendements décroissants
Si Q est décrit par une fonction de production g:
Q = f( x; y) : x 2 RK + , y 2 R+ , y g(x)g
Q est convexe , g est concave
Q est à rendements décroissants , g( x) g(x) 8 1 (ce qui
explique la terminologie). Démonstration: exercice
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Plan de production e¢ cace
analogue à l’optimalité de Pareto vue dans une économie d’échange
q 2 Q est e¢ cace , @ q 0 2 Q: q 0 > q (c.à.d. q 0 q, q 0 6= q)
, il n’est pas possible d’augmenter la production d’un output sans dimin-
uer celle d’un autre output ou sans accroître la consommation d’un input, il
n’est pas possible de réduire la quantité utilisée d’un input sans augmenter
celle d’un autre input ou sans diminuer la production d’un output
Si Q est décrit par une fonction de production g, l’ensemble des plans de
production e¢ caces correspond à une partie de la frontière de Q, où y = g(x)
Optimum du producteur
Soit p = (pl )1 l L 2 RL+ un vecteur de prix; le producteur, comme le
consommateur est “preneur de prix”(hypothèse
PL de concurrence parfaite)
q 2 Q procure un pro…t (p) = p:q = l=1 pl ql au producteur
Exemple: Si les prix sont (1; 10; 2), ( 1; 1; 0; 5) procure un pro…t de
1 ( 1) + 10 1 + 2 ( 0; 5) = 8
L’objectif du producteur est de maximiser son pro…t sous ses contraintes
technologiques: maxq2Q p:q
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PK
L(x; y; ) = ry w:x (y g(x)) = ry k=1 wk xk (y g(x))
@L @g
Conditions du premier ordre: @xk (x; y; ) = wk + @xk (x) = 0 8 k et
@L
@y
(x; y; ) = r =0
@g
@xk
(x ) wk
En un optimum (x ; y ): (1) T M STk!l (x ) =déf @g
(x )
= wl
8 k; l : le
@xl
taux marginal de substitution technique de l’input k à l’input l est égal au
@g
rapport du prix de ces inputs et (2) @x k
(x ) = wrk : la productivité marginale
de chaque input est égale au rapport du prix de ce facteur au prix de l’output.
Propriétés de la fonction d’o¤re q (:), supposée bien dé…nie (c.à.d.8 p, maxq2Q p:q
a une solution unique)
Homogène de degré 0 par rapport au prix q ( p) = q (p) 8 > 0.
Démonstration: exercice
E¢ cacité: soit p 0; q (p) est e¢ cace. Démonstration: exercice
Loi de l’o¤re: quand le prix d’un bien augmente, l’o¤re (nette) de ce
bien ne peut diminuer. Formellement, (p p0 ):(q(p) q(p0 )) 0 8 p; p0 . En
particulier, (pl p0l )(ql (p) ql (p0 )) 0 l = 1; :::; L
Démonstration: p:q(p0 ) p:q(p) car q(p) est l’optimum en p; de même,
0
p :q(p) p :q(p ), ce qui équivaut à p0 :q(p)
0 0
p0 :q(p0 ); il su¢ t alors de
sommer. cqfd
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Démonstration:
): supposons par l’absurde qu’une entreprise, m, réalise un pro…t stricte-
ment plus
P élevé en choisissant q m plutôt que q m , c.à.d. p:q m > p:q m . Soit
qAG = j6=m q j + q m ; p:qAG > p:qAG , contradiction.
(: supposons par l’absurde qu’il P existe qAG 2 QAG tel que p:qAG >
p:qAG . Par dé…nition de QAG , qAG = M j j j
j=1 q , avec q 2 Q , j = 1; :::; M ;
PM j PM j
p: j=1 q > p: j=1 q ) 9 m: p:q m > p:q m , contradiction. cqfd
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, rx = wt + : il consacre son salaire et son pro…t d’actionnaire à l’achat
du bien de consommation; la pente de la contrainte budgétaire dans le plan
(y; x) est rw (voir graphique)
Exemple 1: la fonction de production g est (strictement) concave et
g(0) = 0; les rendements sont décroissants (voir graphique)
A l’équilibre, les quantités de nourriture produite (output) et de nourri-
ture consommée doivent être égales et la quantité de travail utilisée comme
input doit être égale à 24 - la quantité de loisir consommée; de plus, le pro…t
de Robinson-…rme apparaît dans la contrainte budgétaire de Robinson-
consommateur. L’équilibre est une solution du problème uni…é de Robinson,
c.à.d. un optimum de Pareto (voir graphique)
Exemple 2: la fonction de production g est une droite; les rendements sont
constants; les droites d’isopro…t, dans le plan (t; x) ont une pente wr > 0; à
l’optimum du producteur, le pro…t doit être nul
Si la pente de g est > wr , il n’y a pas de solution: ! 1
Si la pente de g est < wr , la seule solution possible est de ne rien pro-
duire (ce qui ne peut constituer un équilibre, vu les préférences de Robinson-
consommateur)
Il faut donc que la pente de g soit = wr ; si un équilibre existe, son
prix est déterminé indépendamment des préférences du consommateur (voir
graphique)
Exemple 3: la fonction de production g est convexe; les rendements sont
croissants. On peut encore trouver une solution au problème uni…é de Robin-
son, c.à.d. un optimum de Pareto, mais celui-ci n’est pas décentralisable par
un système de prix: il n’y a pas d’équilibre (voir graphique)
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Premier théorème du bien-être
Soit E = fL; N; M; (ei ; ui )1 i N ; (Qj )1 j M ; ( ij )1 i N ;1 j M g une économie
dans laquelle les fonctions d’utilité ui , i = 1; :::; N , sont croissantes; si (e p; qe; ze)
est un équilibre concurrentiel, (e q ; ze) est Pareto-optimale
Démonstration: On procède comme dans le cas d’une économie d’échange.
Soit (ep; qe; ze) un équilibre; supposons, P par l’absurde,PMque (e q ; ze) soit Pareto-
M j j
dominée par (q; z). On montre que p: j=1 q > p: j=1 qe , ce qui contredit
que qej maximise le pro…t du producteur j, j = 1; :::; N . cqfd
20
i @ui
, l = @zli
(z i ) i = 1; :::; N , l = 1; :::; L
@ui
(z i )
i @z i
) T M Sl!k (z i ) = @ui
l
= l
8 i; k; l (1)
(z i ) k
@z i
k
@L @Gj
De même, @qlj
= j @qj (q j ) l = 0 j = 1; :::; M , l = 1; :::; L
l
j @Gj j
, l = @qlj
(q ) j = 1; :::; M , l = 1; :::; L
@Gj
j (q j )
j @q
) T M Tl!k (q j ) = @Gj
l
= l
8 j; k; l (2)
j (q j ) k
@q
k
i j
(1) et (2) ) En un optimum (e q ; ze), T M Sl!k z i ) = T M Tl!k
(e q j ) 8 i; j; k; l
(e
Le taux marginal de substitution de chaque agent entre deux biens quel-
conques doit être égal au taux marginal de transformation de chaque entre-
prise entre ces deux biens. En particulier, les taux marginaux de substitution
des di¤érents agents sont égaux entre eux.
21