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OUTILS DE CALCUL DES CRUES
POUR LE DIMENSIONNEMENT
DES OUVRAGES DE FRANCHISSEMENT
ROUTIER
AYACHE Laheen : Directeur Régional de I'Equipement
NMIRA El hachmi : Chef du Centre Régional des Etudes Techniques
ABOUFIRASS Mohamed : Directeur de la Société RESING
TAYAA M'hamed : Professeur, [AV Hassan II
NAIMI Mustapha : Enseignant, Chercheur IAV Hassan II
389comes NTRODUCTION
Le dimensionnement des ouvrages de franchissement routier est une étape
importante dans la conception des routes dans nos régions.
En effet, la grande irrégularité des précipitations et le comportement hydro-
logique extrémement variable d'un bassin versant a l'autre font qu'il est diffi-
cile d'évaluer les paramétres nécessaires & ce dimensionnement.
Cette difficulté est de surcroit accentuée par le manque de données hydro-
logiques, en particulier pour les bassins non jaugés. Ceci rend par exemple,
la détermination des débits de pointes, paramétres prépondérants pour le
dimensionnement des ouvrages, trés délicate.
Dans ce cadre, la DRTP de Marrakech a réalisé avec la collaboration de la
société RESING une étude pilote ayant pour objectif d'élaborer des outils
adaptés a sa zone d'action (Fig 1) pour le dimensionnement des ouvrages de
franchissement routiers.
La démarche adoptée a cherché a contourner les difficultés habituelle-
ment rencontrées (en particulier le manque des données hydrologiques)
en utilisant des méthodes d’estimation indirectes se basant sur les
paramétres, susceptible d'influencer le ruissellement, facilement acces-
sibles.
Liidée maitresse dans la démarche adoptée consiste a identifier des zones
homogénes en terme de ruissellement. En suite, pour chaque zone homo-
géne tenter de produire des relations qui permettent de calculer les débits au
droit de point d'intersection d'une route avec un cours d'eau en se basant sur
les observations hydrologiques effectuées sur les bassins jaugés.
Cette démarche, quoique simple dans son principe, a rencontré dans la pra-
tique (voir ci aprés) des difficultés en raison de (1) I'insuffisance des données
et la mauvaise répartition des points de mesure sur la zone de I'étude et (2)
la grande différence d’échelle spatiale entre les bassins généralement jaugés
et les bassins qui sont généralement considérés lors de dimensionnement
d'ouvrages de franchissement.
390
scceemeeraensDEFINITION DES ZONES HOMOGENES ww
En terme de ruissellement, les paramétres considérés pour la définition des
zones homogénes sont (Fig. 2) :
* La topographie (pente) ;
* La pédologie (texture, profondeurs des sols) ;
* Lithologie de surface ;
* Occupation des sols.
La superpositions spatiale de ces paramétres dont l'objectif était d'aboutir &
une carte des zones homogénes a été effectuée automatiquement suivant le
schéma présenté en Tableau 1 par une technique inspirée des systémes d'in-
formations géographiques (SIG). Le logiciel utilisé a cet effet est ATLAS GIS.
Les zones homogénes identifiées sont au nombre de 6, caractérisées par
des niveaux de ruissellement graduellement décroissants.
Une carte des zones homogénes a été élaborée (Fig. 3) accompagné d'une
note explicative sur le comportement de ces zones en terme de ruissellement
(Tab. 2).
ANALYSE DES PRECIPITATIONS
L'analyse des précipitations a été effectuée sur les données de 72 stations
réparties sur l'ensemble de la zone de l'étude. Les caractéristiques par zones
géographiques sont comme suit :
zone géographique coef. de variation
zone de Marrakech 33%
zone cétiére 28%
Haut Atlas Est 31% |
[__Nfis Amont | 37% |
L'examen des précipitations annuelles sur la base d'une moyenne mobile sur
10 ans a montré que |'évolution des précipitations est soumise a des fluctua-
tions irréguliéres autour d'une moyenne inter-annuelle avec une périodicité
peu significative. On note cependant que depuis le début des années 70 et
jusqu'a 1990 la moyenne mobile est inférieure a la moyenne interannuelle.
Ce qui laisse entendre une diminution plus ou moins réguliére des précipitations
pendant cette période.
391
‘eengens
Une analyse fréquentielle sur 21 stations basée sur les relevés des préci-
pitations maximales enregistrées au cours de l'année pour les durées de
24h, 48 h, 72h, 96h et 120h a permis d'élaborer les probabilités théo-
riques (ainsi que leurs paramétres) et les baremes (probabilité récurren-
ce) correspondants.
Tableau 1: Description des zones homogénes dans la zone d'action
de la DRTP-Tensift
ones Deseripttin:
392
OckeRemene‘et hwutes | Celle one et raclarisée par des fomutions
L'ajustement de différentes lois aux séries de pluies maximales de diffé-
rentes durées a montré que la loi log normale ou log Gumbel sont celles
qui représentent le mieux les séries observées (sauf pour le cas de la
station de Safi).
L'établissement des relations intensité-durée-fréquence a montré que les
intensités maximales de 24 heures varient entre 1.1 mm/h (Abadla et
Chichaoua) et 2.4 mm/h (Ademaghene) pour une période de récurrence de
393
eccenncc
2 ans et entre 2.7 mm/h (chichaoua) et 10 mm/h (Ait adel, Ademaghene, et
Tahanaoute) pour une période de récurrence de 100 ans. II faut noter que,
d'une maniére générale, pour les différentes durées et périodes de récurren-
ce, les intensités maximales sont plus élevées dans la zone du Haut Atlas Est
que dans d'autres zones.
Les données d'intensité ont été ajustées selon une courbe puissance du type
I=arb
ou a et b sont des constantes, | est I'intensité maximale (mm/h) et t la durée
en heure. Les résultats obtenus pour les différentes stations sont consignés
dans le Tableau 2. Graphiquement ce tableau est traduit par une famille de
courbe pour chaque station. Un exemple d'une telle représentation est consi-
gné dans la Figure 4.
© ar e2 03 94 es G8 ef? OF os © as 62 03 04 Gs o8 G7 ce on
Probabuite Probabsie
394‘Tableau 3. Debits de crue - maximum et minimum ainsi que Fannée correspondante pour
les différentes stations hydromésriques.
ITAHANNAOUTE
|SIDI RAHAL
|AGHBALOU
[TAFERIATE
ABADLA
[TALMESTE
LALLA TAKERKOUST
IGUIR N"KOURIS,
IMIN EL HAMMAM.
LOUDIANE
BISSI BISSA |
ADDEMAGHENE
AIT SIGMINE
/OULED SIDI DRISS
IGROUNZAR (KSOB)
ANALYSE DES CRUES#
Les données analysées sont de deux types :
* les débits mensuels (11 stations)
* les débits maximums instantanées : (10 stations dans le bassin du
Tensift, 2 stations dans le bassins du Ksob et 4 stations dans le
bassins de Oum Rbia).
La longueur des séries des débits maximums varie entre 11 et 41 années.
Pour les stations dont les séries sont courtes (Igrounzar : 20 ans, Ouled Sidi
Driss : 11 ans et Ademaghene : 16 ans) nous avons procédé des corréla-
tions pour ramener les longueurs a des valeurs acceptables. Les équations
utilisées sont :
Igrounzar = 0.53 x Adamna + 6.7 (R=0.87)
Ouled Sidi Driss =0.7 x Ait Segmine + 130
Ademaghene = 0.18 x Ait Sigmine + 3.76
Débits moyens mensuels : L’analyse des débits mensuels montre que ces
derniers varient entre 0.42 m3/s a Sidi Hsain et environ 8 m3/s a Talmeste,
avec un coefficient de variation qui varie de 125% (Aghbalou) a 161%
(Tahanaoute).
395
soemRE
Al'Echelle interannuelle le débit moyen mensuel varie entre 0.01 m3/s durant
le mois d’Aodt et environ 17 m3/s durant le mois d’Avril 4 Talmeste. Le débit
moyen mensuel est atteint pendant la période qui couvre les mois de Janvier,
Février et Mars pour les stations de Sidi Hsain et Sidi Bouothmane, et Mars,
Avril et Mai pour les autres stations. Cependant, il faut signaler l'existence
d'un deuxiéme maximum relativement élevé, au mois de Novembre pour les
stations situées sur Oued Nfis et Oued Tensift.
Débits maximum instantanés : Le régime des crues est caractérisé par une
irrégularité interannuelle trés forte. En effet, les crues varient entre 1.2 m3/s (ilod-
jane) et 1400 m3/s (Imin El Hamam) pour le bassin du Tensift, 5.9 m3/s
(Ademaghene) et 1420 m3/s (Ait Sigmine) pour le Bassin de 'Oum Rbia et entre
11.4 m3/s (Igrounzar) et 1600 m3/s (Adamna) pour le bassin de (Oued Ksob.
Lanalyse fréquentielle effectuée sur les débits de 16 stations a permis de
retenir la loi Pearson Ill pour 9 stations (Imin El Hammam, Aghbalou,
Taferiale, Lalla Takerkoust, Ighir Nkouris, Talmeste, Ademaghene, Adamna,
et Igrounzar), la loi Log Normale pour 5 stations (Sidi Rahal, lloudjane, Bissi
bissa, Ait Sigmine et Ouled Sidi Driss), la loi Gumbel pour la station Abadia
et la loi Log Gumbel pour la station Tahanaoute. La Figure 4 donne une illus-
tration du niveau d’ajustement obtenu. Le Tableau 3 donne les débits de
crues calculés pour différentes périodes de retour.
ESTIMATION DES DEBITS DE CRUES
La détermination du débit de pointe au niveau des ouvrages de franchisse-
ment des routes est confronté au manque de données. Pour faire face a cette
difficulté, nous considérons ici plusieurs approches :
- méthodes empiriques ;
- méthode basée sur I'hydrogramme de crue ;
- régressions multiples.
1 - METHODES EMPIRIQUES
\l existe plusieurs formules empiriques de calcul qui ne peuvent étre appli-
quées d'une fagon systématique pour le calcul des débits de crues. D'une
fagon générale ces formules permettent I'estimation des débits de pointe de
396
seescrues en fonction des caractéristiques du bassin versant. On distingue des
formules cinématiques et des formules non cinématiques selon qu'elles utili-
sent ou non le temps de concentration.
Formules cinématiques :
II s'agit principalement de la méthode rationnelle et de la méthode de I’hy-
drogramme unitaire.
Méthode rationnelle_: La méthode rationnelle ou bien la méthode du
Mulvany et al. (1989) est largement utilisée dans l'étude des systemes de
drainage pour les surfaces urbanisées et pour les petits bassins. Elle suppo-
se que le débit de pointe est engendré par une pluie de durée égale au temps
de concentration et peut s’exprimer par la formule suivante :
Qm = 0.278 KIA
Ou : Qm est le débit maximal (m3/s), K est le coefficient de ruissellement, |
est l'intensité de fréquence donnée et d'une durée égale au temps de
concentration du bassin (mm/heures) et A est la surface du bassin (km?)
Temps de concentration : Plusieurs méthodes permettent le calcul du
temps de concentration (Tc) en fonction des caractéristiques tapographiques
du bassin versant (surface, longueur, gradient topographique, dénivelée..).
Parmi ces méthodes on peut citer les formules suivantes :
* Formule de Kirpich (1940) : Tc (mn)= 0.0195 L0.77 S-0.382
Ou : S est la pente du bassin (H/L) et L est la longueur du bassin a partir du
point le plus éloigné jusqu'a l'exutoire (m) et H est la différence d'altitude du
bassin (m)
* Formule de Giandotti : Tc = ((4 AO.5 + 1.5 L) / (0.8 h0.5 - Ho)) 60
Ou : h est l’altitude moyenne du bassin versant (m), et Ho est I'altitude a
l'exutoire (m) et A est la surface du bassin (km?)
Cette formule a été largement utilisée au Maroc (Yacoubi et al.,1996) :
397
‘seA
« Formule de Turrazza : Tc (heures) = 0.0529*( A*L/S )1/3
Ou : Lest la longueur du cours d'eau principal (km), et S est la pente du cours
d'eau principale (m/km) et A est la surface du bassin (km?)
Coefficient de ruissellement : K est choisi en fonction des données phy-
siques du bassin versant, comme le relief ou topographie, la nature du sol, la
nature et le taux de recouvrement de la végétation, etc. Le Tableau 4 donne
quelques exemples de la valeur de K en fonction de la texture de la surface
du sol pour différentes classes de pente.:
Tableau 4 : Valeurs du coefficient de ruissellement en fonction du type
de sol et de la pente du terrain
Type de surface Pente K
Sols @ texture sableus <2% 0.05 - 0.10
2-7% 0.10 - 0.15
> 7% 0.15 - 0.20
Sols a texture lourde
<2%
2-7%
>7%
0.13 - 0.15
0.18 - 0.22
0.25 - 0.35
La méthode rationnelle est fréquemment utilisée pour des bassins dont la
surface ne dépasse pas 13 km’. Elle suppose que le taux de ruissellement
est égal a la pluie excédentaire, la période de retour du débit maximum est
égale a celle de la pluie maximale de durée égale au temps de concentration
et le coefficient de ruissellement (K) est constant sur tout le bassin et pen-
dant toute la durée de I'averse.
Méthode de I’hydrogramme unitaire : Elaborée par Sherman dés 1932 aux
USA, la méthode de I'hydrogramme unitaire a été largement utilisée pour
l'estimation des crues a partir des données de pluie. Elle a été ensuite éten-
due aux bassins non jaugés par le biais de la méthode de I'hydrogramme uni-
taire synthétique (méthode de Snyder, notamment) et de la technique de I'hy-
drogramme adimensionnel.
398
‘sasIl faut noter que I'utilisation de la méthode de Ihydrogramme unitaire exigent
un certains nombre de conditions simplificatrices relatives a l'uniformité des
Précipitations dans le temps et l’espace et a I'homogénéité du bassin produi-
sant le ruissellement.
Formules non cinématiques
ll existe plusieurs formules empiriques qui expriment le débit de crue en fonc-
tion des caractéristiques physiques du bassin versant. La plupart de ces for-
mules s'apparentent a la formule de Myer qui est de la forme :
Q=cC(a)"
OU : Q (m3/s) est le débit, A la superficie en km’, C et une constante déter-
minée en fonction des caractéristiques du bassin versant, en particulier de sa
pente moyenne, et n un exposant dépendant de la pente moyenne du bas-
sin et de la fréquence des crues.
Fuller a suggéré une valeur n = 0.8, Myer a proposé que celle ci soit égale a
0.5, alors que Fanning a utilisé une valeur de n = 5/6. Cette différence dans
les valeurs de n est suffisante pour dire que cette formule reste uniquement
applicable !a ou elle a été mise au point.
Signalons que Hazan et Lazarevic ont mis au point des formules similaires
oour différentes régions du Maroc. Les résultats de ces formules sont résu-
més dans le Tableau 5.
Tableau 5 : Formules de détermination de débit de pointe en fonction
de la superficie du bassin versant pour quelques régions du Maroc
Qieco= 15.55 (Ay
Rif occidental Qyo00=9.78 (A)°75?
if oriental Qioa=7.58 (A)
taut Atlas saharien Qio00=9.38 (A)*7?
floyen Atlas Qio00= 14.94 ()°°°
Aoyen Atlas Qrooo=13.51 (Ayre
foyen Atlas (Karst: Qseo0=13.47 (A)°*”
399ad
Les formules qui relient le débit & la surface du bassin ne précisent jamais la
fréquence d'apparition du débit de crue. Fuller semble avoir été le premier a
exprimer le débit de crue en fonction de la période de retour (T) selon la for-
mule suivante :
Q(T) = q (1 + 0.8 log(T) )
Qu Q(T) est le débit de crue de temps de retour T, q est la moyenne des
débits maximums annuels, calculée a partir des données disponibles.
Cette formule a été ensuite modifiée comme suit :
Qp = Q(T) ( 1 + 2.66 (A)*?)
Qp est le débit de pointe exprimé (m3/s) et A est l'aire du bassin versan'
(km2)
Une version modifiée de cette formule a été adaptée au Maroc (Sghir, 1996) :
Qp = q (1 +a log(T)) (1 + (2.66 (A)°*))
Ou q est la moyenne des débits maximums annuels, calculée a partir des don
nées disponibles (m3/s), a est une constante variant entre 0.8 et 1.2 pour le:
oueds de la zone rifaine et entre 3.0 et 3.5 pour les oueds la région sahariennes
La formule de Fuller ne permet, a vrai dire, d’aboutir qu’a des ordres de gran
deur. Le coefficient multiplicateur du paramétre log(T) dépend beaucoup plu
des caractéristiques hydrologiques du bassin versant.
2 - HYDROGRAMMES DES CRUES
analyse des hydrogrammes disponibles aux stations de jaugeage montr
une grande diversité de forme et de temps de base liée a la structure des ép
sodes pluvieuses.
Le Tableau 6 récapitule certaines caractéristiques de quelques crues obse
vées dans la zone de Tensift.
Ge tableau montre que le temps de réponse de ces crues varie entre 2 heure
dans le cas de la station d'Adamna (crues du 5 Mai 1993 et du 11 et 1
Novembre 1995) et 63 heures pour la crue du 5 au 10 Décembre, 1991
400
eSck
Tahanaoute. Le temps de base des hydrogrammes de ces crues oscille entre 4
heures (crue du 11 au 12 Novembre 1995 & Adamna) et 5 jours; cas de la crue
du 5 au 10 Décembre 1991 & Tahanaoute. Le débit de crue quant a lui varie
entre 20 et 1600 m3/s (crues du 5 Mai 1993 et du 11 au 12 Novembre 1995).
3 - REGRESSIONS MULTIPLES
La méthode des régressions multiples a été utilisée pour obtenir des relations
Statistiques entre le débit de crue a différentes fréquences (Q2, Q5 , Q10, Q20,
Q50 et Q100) et certains paramétres physiques et hydrologiques pertinents.
Les variables explicatives considérées dans cette analyse sont les suivants :
A: Superficie en km®*, obtenue par détermination automatique aprés numéri-
sation de la limite des bassins versants.
P : Précipitations mesurées (mm)
LCP : Longueur du cours d'eau principal (km), mesuré automatiquement
aprés avoir numériser les limites et le réseau des bassins numérisés
PMCP : Pente moyenne du cours d'eau principal (%), calculée sur les cartes
topographiques le long du cours d’eau principal.
AM : Altitude maximale (m), déterminée directement sur la carte topographique
AM : Altitude minimale (m), déterminée directement sur la carte topographique
TC : temps de concentration (heures) calculé par la méthode de Kirpich
décrite auparavant.
DMM : Moyenne annuelle des débits maximum instantanés (m3/s)
DM : Débit moyen annuel (m3/s)
12, 15, 110, 120, 150, 1100 : les intensités de pluie (mm/heures) pour des
périodes de retour respectivement de 2, 5, 10, 20, 50, et 100 ans
Quant aux variables dépendantes ou variables a expliquer, nous avons
considéré les débits de crue Q2, Q5, Q10, Q20, Q50, Q100 pour les périodes
de retour respectivement de 2, 5, 10, 20, 50, et 100 ans.
Un résumé des données statistiques disponibles est consigné dans le
Tableau 7. La matrice de corrélation est consignée dans le Tableau 8.
401
sceneCRRA
D’aprés cette matrice, on peut facilement constater que le débit moyen (DM)
enregistré a l'exutoire d'un bassin versant donné est significativement corré-
Ié ala surface de celui ci (r = + 0.85, p < 0.0005), & la longueur du cours prin-
cipal (LCP) (r = + 0.835 ; p < 0.0005), au temps de concentration (Tc)
(r=0.898, p<0.0005) et au débit moyen maximum (r = 0.733, p < 0.005).
Les meilleures corrélations ont été observées respectivement pour la variable
superficie (A) et la variable LCP (r=0.94), d'une part, et la superficie et le temps
de concentration, (r=0.898), d’autre part. Les coefficients de corrélation négatifs
ont été relevés pour la variable pente moyenne du cours principal (PMCP) et le
temps de concentration (Tc), d'une part ; et entre la longueur du cours principal
et le coefficient de ruissellement (CR), d’autre part.
Tableau 6 : Caractéristiques de certaines crues au niveau
de la zone de Tensift
\Station iDate de la crue Débit de pointe| Temps de Temps de
(ms) réponse | base (heures)
d . 642.50 2 145
1602 2 112
2 538 145 15
5 20 2 235
limin 14 - 18 Décembre 1995
Fiona [e-store | ost | | ts |
perenne, 29 Décembre 1995 50.6 36
19 - 10 Juin 1996 293 30.5
lighir Nkouris [22-24 Janvier 1996 [155 [tg | Ss
me 68.2 39
5 - 10 Décembre 1991 38.75 120
11 - 13 Octobre 1995 174.2 47
‘almeste ie T 20
i 5 19
402
SASSIapplication de la méthode des régressions multiples a permis d’établir des
relations entre le débit a différentes périodes de retour et les différentes carac-
téristiques physiques des bassins versants. Pour cette fin nous avons utilisé le
logiciel statistique SAS/STAT (1996), basé sur la technique de sélection de
variables dite "Forward". Pour chacune des variables indépendantes la métho-
de calcule le F statistique qui refléte la contribution de la variable dans le mode-
le quand elle est introduite. Les probabilités p de ces F statistiques sont com-
parées a la valeur spécifiée dans le modéle. Quand le niveau de signification est
plus grand que cette valeur, la sélection s'arréte. Autrement elle rajoute la
variable qui a la plus grande valeur du F statistique au modéle.
Aprés quoi la sélection "Forward" calcule le F statistique pour les autres
variables non encore introduites dans le modéle et le processus d’évaluation
est répété. Aussi les variables sont rajoutées l'une aprés l'autre jusqu'a ce
que les variables restantes ne produisent de F statistique significatif.
Signalons qu'une fois la variable est introduite dans le modéle, elle reste.
La méthode a été appliquée au variables normales (telles qu’elles) puis aux
variables transformées par l'application du logarithme décimal.
Un premier résultat important est que la variable DMM apparait dans toutes
les relations trouvées (Tab 9). Cependant, comme DMM est difficile a obte-
nir, on acherché a I’éliminer. Dans ce cas, une grande partie de la variabili-
té a été expliquée par la superficie du bassin (A) et la longueur du cours
d'eau principal (LCP) (Tab 10).
Les équations de régression obtenues sur les variables transformées par l'appli-
cation de la fonction logarithme permettent de tirer les mémes conclusions, avec
cependant, une légére amélioration des valeurs du coefficient de determination.
CONCLUSION siete
Les résultats rapportés dans la présente note portent sur la premiére partie
de |'étude que réalise la DRTP du Tensift en collaboration avec la société
RESING pour I'élaboration d'outils de calcul des crues en vue de dimension-
ner les ouvrages de franchissement routiers.
Cette partie a concerné essentiellement l'analyse des données pour les bas-
sins jaugés. Plusieurs méthodes ont été développées pour le calcul des
403débits de crues (méthodes empiriques, méthode basée sur les hydro-
grammes des crues et régressions multiples).
Dans la deuxiéme partie de I'étude, en cours de réalisation et dont les résul-
tats seront communiqués ultérieurement, on s'intéressera essentiellement au
bassins non jaugés avec des approches basées notamment sur l'analyse
des relations pluie-debit.
Tableau 7 : Caractéristiques statistiques des données
Tableau 7 : Caractéristiques statisti
ques des donnéesTableau 8 : M atrice de corrélation entre les différentes variables
Tableau 9 : Résultats de régressions multiples (b) variables normales
sans la variable DMM
LiH0 0070 08558 01070 _ owes e317 070508
405Tableau 10 : Transformation des équations sous forme multiplicative
et élimination de la variable DMM
Re
(Q100= 2951.2092(Am)™ 0.076
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