1) l’origine du styrène et la production mondiale :
Vers 1835, le pharmacien berlinois Eduard Simon achète du styrax, une résine également
appelée « ambre liquide » du Liquidambal orientalis, un arbre qui pousse au Moyen-Orient.
Cette résine est transformée et surtout mélangée à des parfums.
La distillation de cette résine donne un liquide incolore que Simon appelle styrène, d'après le
nom de la résine.
Lorsque ce liquide était chauffé, une nouvelle substance était obtenue, qu'ils supposaient
être de l'oxyde de styrène.
Cependant, en 1845, les chimistes britanniques John Bryce et August Wilhelm von Hoffmann
ont découvert grâce à l'analyse élémentaire que la composition de la matière ne change pas
au cours de la transformation.
Il faudra attendre 1866 pour que Marceline Berthelot donne une interprétation correcte de
ce phénomène.
C'était une réaction de polymérisation.
Hermann Staudinger, dont les recherches portaient principalement sur la chimie des
polymères, a écrit dans sa thèse de doctorat que le chauffage d'un liquide provoque une
réaction en chaîne conduisant à la formation de polymères de polystyrène.
Figure 1 : la molécule de styrène ou vinylbenzèn
Synthèse du styrène :
Étant donné que le styrène n’existe qu’en traces à l’état naturel, sa production entièrement
synthétique de est assurée par diverses voies répertoriées ci-dessous.
Plus de 90 % du styrène est produit par déshydrogénation de l’éthylbenzène, lui-même
synthétisé uniquement dans ce but et principalement par alkylation du benzène par
l’éthylène.
Du styrène et de l’éthylbenzène peuvent être extraits par des procédés de séparation très
performants du mélange d’hydrocarbures (connu sous le nom d’essences de vapocraquage)
résultant du traitement à haute température (800 oC) en présence de vapeur d’eau de
fractions pétrolières (naphta ou gazoles).
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