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Fatigue, fluage et fissuration des matériaux

Le document traite des effets de la fatigue et du fluage sur les matériaux. Il présente plusieurs questions et exercices portant sur la fatigue oligocyclique, la limite d'endurance, la fissuration et le fluage de divers matériaux comme les aciers et les alliages d'aluminium.

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Fatigue, fluage et fissuration des matériaux

Le document traite des effets de la fatigue et du fluage sur les matériaux. Il présente plusieurs questions et exercices portant sur la fatigue oligocyclique, la limite d'endurance, la fissuration et le fluage de divers matériaux comme les aciers et les alliages d'aluminium.

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MQ17 TD N°9 A23

Effets de la fatigue et du fluage

QUESTIONS

1) Quelles sont les deux phases d’une durée de vie en fatigue ?


2) Qu'appelle-t-on limite d'endurance d'un matériau ?
3) Quels sont les facteurs aggravant de la fatigue ?
4) Pour quelles raisons les aubes de turbines de réacteurs d’avions sont-elles monocristallines ?
5) Comment peut-on caractériser la viscosité d'un matériau ?
6) Citez des matériaux sensibles au fluage à température ambiante ? à une température légèrement
inférieure à 0°C ?

EXERCICES

I - ETUDE D’UN ACIER EN FATIGUE


Un acier bas carbone est testé en fatigue.
1) À partir des données du tableau 1, tracez la courbe Ds/2 = f(NR) en utilisant une échelle semi-
logarithmique. Quel est l’intérêt d’utiliser une échelle logarithmique ? Quels types de fatigue pouvez-vous
distinguer ?
2) Pour quelle valeur de l’amplitude de contrainte s’agit-il de la fatigue oligocyclique ?
3) Déterminez la durée de vie pour une amplitude de 240 MPa. Quelle est la limite d’endurance de cet acier ?

Amplitude de la 440 400 380 350 300 260 220 200 200 200
contrainte (MPa)
Nombre de cycles 2.103 6.103 104 2,5.104 105 3.105 106 3.106 107 108
à la rupture

Tableau 1 : Variation de l’amplitude de contrainte en fonction du nombre de cycles à rupture.

II - ETUDE EN FISSURATION D’UN ALLIAGE D’ALUMINIUM


Un alliage d’aluminium a été étudié en fissuration. L’éprouvette CT utilisée est décrite à la figure 1 ; les
résultats de l’essai sont au tableau 2 (sollicitation en traction-compression avec R = -1).
!"
1) Tracez précisément !# = 𝑓(∆𝐾) ; quel est l’intérêt de tracer la courbe en utilisant des échelles log-log ?

2) Déterminez les coefficients de la loi de Paris, ainsi que DKs et Kc.

1
Données :
Une attention particulière devra être portée aux unités utilisées.
∆%
DK = &√( .Y (a/w)

DP : charge imposée à l’éprouvette pendant tout l’essai (1520 N)


B : épaisseur de l’éprouvette (6 mm)
w = 75 mm

Figure 1 : Eprouvette normalisée CT ; essai de fissuration.

Tableau 2 : Résultat de l’essai de fissuration.

2
III- ESSAI DE FLUAGE

Un tube cylindrique contenant un fluide est soumis à une pression interne relative p égale à 6 MPa, qui
pR
produit une contrainte circonférentielle dans la paroi du tube égale à : s = e avec : R le rayon du cylindre
et e l’épaisseur de la paroi du tube. Le fluide est à une température de 510°C.
Le concepteur a prévu un tube de 40 mm de diamètre interne et de 2 mm d'épaisseur dans un acier
inoxydable dont les performances en fluage sont données ci-dessous. On admet que ce matériau suit une
loi classique de fluage : ε˙II = As exp(-Q/RT).
5

T (°C) 618 640 660 683 707


ε˙II (s-1) € 1,0.10-7 1,7.10-7 4,3.10-7 7,7.10-7 20,0.10-7
ε˙II est donnée pour une contrainte de 200 MPa

€ Le tube va-t-il résister pendant 9 ans à ces conditions d’utilisation, sachant que l’on considère que la
rupture du tube est considérée comme imminente, lorsque la déformation atteint une valeur de 0,01 ?

Données numériques :
-1 -1
R = 8,31 [Link] .K

3
100000000

10000000

1000000

100000

10000

1000
500 400 300 200 100 0

4
100000

10000

1000

100

10

1
1 10 100

5
6

Common questions

Alimenté par l’IA

The endurance limit of a material is defined as the maximum stress amplitude a material can withstand for an infinite number of cycles without failing. Traditionally, it is determined through fatigue tests by subjecting the material to cyclic loading at different stress levels until failure occurs, then finding the maximum stress level under which the material does not fail after a specified high number of cycles, usually around 10 million for metals.

Temperature significantly influences the creep characteristics of stainless steel by altering its atomic lattice structure, enhancing atomic diffusivity, and accelerating dislocation movements, which facilitates time-dependent plastic deformation. At elevated temperatures, stainless steel exhibits higher creep rates and reduced rupture time under constant stress, necessitating detailed thermal design considerations to mitigate premature failure in high-temperature applications. Values such as activation energy and stress exponent parameters in creep laws become crucial for accurate predictions and designs.

Low-carbon steel exhibits distinct stress amplitude responses when subjected to fatigue testing, forming an S-N curve which is generally characterized by a clear endurance limit. This material often displays two kinds of fatigue behavior: low-cycle fatigue at high stress amplitude with shorter life and high-cycle fatigue at lower stress amplitudes with longer life, reflecting its ductile nature which allows for significant plastic deformation before fracture.

Factors that enhance material fatigue include the presence of surface defects, environmental conditions such as corrosive environments, high-frequency loading, and elevated temperatures. Specifically, surface defects act as stress concentrators, while corrosive environments can cause chemical degradation which accelerates crack propagation. High-frequency loading increases the rate of fatigue cycling, and elevated temperatures can alter the material structure, reducing its fatigue resistance.

The coefficient of determination, or R², plays a critical role in validating fatigue models by quantifying the degree of fit between observed and predicted fatigue data, indicating the model's accuracy in capturing the relationship between stress amplitude and cycle number. A high R² value suggests that the model accurately reflects the fatigue behavior of constructions, thus boosting confidence in design predictions and adherence to safety standards. Properly calibrated fatigue models with high R² values ensure reliability in structural design and life estimation.

Materials such as lead and some polymers, like polyvinyl chloride, are susceptible to creep at ambient temperatures due to their low melting points and structural mobility. In contrast, materials such as tin alloys and ice can exhibit creep below or around 0°C. The key difference lies in the fundamental molecular structure; polymers and metals with lower melting points have inherently greater atomic or molecular mobility at lower temperatures, allowing deformation under stress over time even at ambient conditions.

A logarithmic scale is beneficial in analyzing fatigue data as it allows for a more comprehensive view of the S-N curve, especially extending into high-cycle domains. It compresses large variability in cycle counts, highlighting detailed behavior across stress ranges and revealing linear trends on a log-log plot which are not evident on a linear scale, thus aiding in identifying endurance limits and predicting fatigue life for design and safety considerations.

Turbine blades are constructed as single crystals to enhance high-temperature performance and fatigue resistance. The absence of grain boundaries in single-crystal blades eliminates vulnerable points where cracks and corrosion can initiate, thus providing greater resistance to creep and thermal fatigue under the extreme conditions found in jet engines. Single crystals also help in maintaining structural integrity during thermal cycling by reducing anisotropic deformation.

Immediate rupture in a stainless steel tube due to creep occurs when the internal pressure results in stress and temperature conditions that reach the critical creep rate quickly over the allowable deformation threshold. For the tube in question, operating at 510°C with a stress state defined by the tube's geometry and operating pressure, the required creep rate would be exceeded if exceeding the allowable transition creep deformation (e.g., 0.01 strain), accelerating the rupture timeframe below design expectations, necessitating careful material and thermal management to prevent such failures.

The Paris law is significant in fracture mechanics as it provides a quantitative relationship between the crack growth rate and the range of stress intensity factor in cyclic loading, offering insights into fatigue crack propagation in materials such as aluminum alloys. Its coefficients, determined experimentally, allow engineers to predict the remaining life of a structural component by estimating the rate at which a crack will grow under varying stress conditions, thus informing maintenance schedules and improving safety.

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