Forage d'eau potable à Tapuamu : CCTP
Forage d'eau potable à Tapuamu : CCTP
Chapitre N° de page
1.6 RELATION AVEC LE MAITRE D’ŒUVRE, LE MAITRE D’OUVRAGE ET LE CONDUCTEUR D’OPERATION ........................ 10
5.4.3. Mise en place de la crépine, de la colonne de tubes pleins et de la fermeture de fond ............................. 45
1. INDICATIONS GENERALES
Les prescriptions énumérées dans le présent CCTP s'appliquent à toutes les prestations relatives
aux conditions d'exécution des travaux de réalisation du nouveau forage d’exploitation en eau potable
de TAPUAMU, sur la commune de TAHA’A.
Le Maître d’ouvrage :
Commune de TAHA’A
BP. 154 PATIO, 98 733 TAHA’A - ISLV
Polynésie française
Personne référente :
Moana TEHUIOTOA, Responsable Service Hydraulique,
Tel. : +689 87 21 21 33 – Courriel : [Link]@[Link]
Le Conducteur d’opération :
Personne référente :
Mike MAAMAATUAIAHUTAPU, Chef de Projet AEP
Tel.: +689 40 50 63 81 – Courriel : [Link]@[Link]
Le Maître d’œuvre :
Personne référente :
Philippe FRETAULT, Chef de Projet
Tel. : +689 40 82 24 22 / 87 74 24 64 – Courriel : [Link]@[Link]
Et
Personne référente :
William BOUREILLE, Chef de Projet
Tel. : +689 40 42 00 57 / 87 71 75 93 – Courriel : [Link]@[Link]
Sauf indications différentes du CCTP, l’opération comprend l’exécution complète des travaux prévus au projet,
notamment (non exhaustif) :
✓ L’installation de chantier,
✓ La fourniture, le transport à pied d’œuvre de tous les matériaux, matériels et équipements nécessaires,
leur mise en œuvre et leur montage,
Dans le cadre de l’opération, il est précisé que le forage existant de TAPUAMU présent sur le site restera en
activité pour alimentation en eau potable des administrés pendant toute la durée du chantier,
aussi, l’entreprise prendra toutes les mesures / précautions nécessaires pour ne pas altérer la qualité
de l’eau.
✓ L’installation de chantier,
✓ La fourniture, le transport à pied d’œuvre de tous les matériaux, matériels et équipements nécessaires pour
réaliser le nouveau forage d’exploitation en eau potable de TAPUAMU, leur mise en œuvre et leur montage,
✓ La fourniture, le transport à pied d’œuvre de tous les matériaux, matériels et équipements nécessaires pour
réaliser les essais par pompage sur le nouveau forage d’exploitation en eau potable de TAPUAMU, leur
mise en œuvre et leur montage et démontage, y compris équipement provisoire du forage
(compteur, clapet, vanne, robinet de prélèvement, conduite) et son raccordement au refoulement
de l’actuel forage vers le réservoir de TAPUAMU,
✓ La réalisation d’un prélèvement d’eau avec analyse qualité des eaux souterraines, y compris mise
en analyse en Laboratoire agréé par le Pays,
✓ La surveillance de la qualité des eaux brutes pompées par la station de pompage existante pendant
toute la durée des travaux,
✓ La gestion des eaux d’exhaure du nouveau forage d’exploitation de TAPUAMU en cours de travaux
et lors de la réalisation des essais par pompage afin d’assurer la continuité de la distribution d’eau
souterraine en quantité et en qualité satisfaisante pour les administrés de la Commune de TAHA’A,
✓ La réalisation d’une inspection vidéo du forage dans le cadre des opérations de réception des travaux,
L’entrepreneur réalise l’ensemble des prestations, transports et travaux nécessaires à la réalisation du nouveau
forage d’exploitation en eau potable de TAPUAMU, selon le présent CCTP, le Bordereau des Prix Unitaires (BPU)
et le Détail Quantitatif Estimatif (DQE). Les prestations sont de ce fait incluses, sans réserve ni limite
dans le BPU et le DQE, conformément aux règles de l'art et en respectant les règlements de sécurité.
Par le seul fait d'avoir soumissionné, le titulaire reconnaît avoir examiné avec soin toutes les pièces du dossier,
avoir signalé au maître d’œuvre, au maître d’ouvrage et au conducteur d’opération, les imprécisions,
omissions ou contradictions qu'il aurait pu relever lors de son étude et avoir tenu compte dans son offre
de toutes les prestations en découlant.
L’ensemble des travaux ainsi que les détails de réalisation sont illustrés dans les figures du présent document
et plans annexés.
Les travaux seront toujours exécutés conformément aux documents et aux directives du présent CCTP.
L’entreprise devra fournir les études et plans d’exécution des ouvrages et les calculs de l’atterrissage
des quantités dans le cadre des études d’exécution pour tous les ouvrages prévus dans le présent DCE.
L’utilisation de matériaux nouveaux ou de procédés non prévus au présent cahier des charges devra faire l’objet de
justification technique précise préalable soumise à l’approbation du maître d’œuvre avant les travaux.
➢ les règles de l’Art, règlements, décrets, arrêtés, normes et DTU en vigueur au jour de la soumission,
➢ les prescriptions relatives à la sécurité des travailleurs (décret du 8 janvier 1965 et textes d’application),
L'attention de l’entrepreneur est particulièrement attirée sur le fait que le présent CCTP constitue la pièce essentielle
de référence pour la bonne réalisation des travaux.
Le présent cahier, qui donne les prescriptions à respecter, doit être appliqué avec rigueur par l'ensemble
du personnel de l’entreprise et des éventuels sous-traitants dans la conduite du chantier.
Cependant, les documents graphiques doivent être considérés comme des guides qui ne sauraient être appliqués
sans discernement. En effet, il est primordial de suivre au mieux les réalités du site (nature et épaisseurs
des formations géologiques, niveaux d’eaux).
Important : par la remise de son offre, l’entrepreneur certifie avoir pris dûment connaissance des plans,
du présent CCTP et du site.
➢ avoir apprécié et approuvé toutes les conditions d’exécution des ouvrages et s’être parfaitement
et totalement rendu compte de leur nature, de leur importance et de leur particularité,
➢ avoir procédé à une visite détaillée des lieux et avoir pris parfaitement connaissance de toutes
les conditions physiques et de toutes sujétions relatives aux lieux des travaux, aux accès et aux abords,
à l’exécution des travaux à pied d’œuvre ainsi qu’à l’organisation et au fonctionnement du chantier,
➢ avoir contrôlé toutes les indications des documents constituant le dossier marché et s’être entouré
de tous les renseignements utiles.
Tous les travaux décrits et ceux non décrits mais nécessaires à la bonne réalisation des ouvrages font partie
des prestations de l’entrepreneur et du présent marché.
Toute modification aux documents du CCTP ou à toutes pièces du dossier, n’ayant pas fait l’objet d’un accord écrit
du maître d’œuvre, engage la seule responsabilité de l’entrepreneur.
Pour mémoire, l’entrepreneur devra se tenir en étroite relation avec le maître d'œuvre, le maître d’ouvrage
et le conducteur d’opération pour recueillir sur place tous les renseignements dont il pourrait avoir besoin
pour la bonne marche des travaux.
L'entrepreneur devra être joignable par téléphone, pour permettre un suivi journalier de l'avancement des travaux.
Dans le cas contraire, l'entrepreneur contactera lui-même le maître d'œuvre quotidiennement pour l'informer
de l'avancement.
L’entrepreneur est également informé de l’absence de réseau GSM (vini/vodafone) ou 3G/4G sur le site
de la station de pompage et son voisinage (rayon d’environ 300 m).
Dans le cadre de l’opération, quatre missions sur site sont prévues par le maître d’œuvre :
➢ La troisième au lancement des opérations d’essais par pompage : de la même manière que pour la
seconde mission, le maître d’œuvre contrôlera notamment les moyens mis à disposition par l’entreprise
pour l’exécution des essais, les dispositifs de surveillance (niveaux d’eau, qualité de l’eau…).
Cet examen constitue un point d’arrêt et les opérations de pompage ne pourront démarrer sans l’accord
du maître d’œuvre,
En l’absence du maître d’œuvre sur le chantier, l’entrepreneur rendra quotidiennement compte de l'avancement
au maître d’œuvre lors d’entretiens journaliers. Un compte rendu hebdomadaire par écrit devra également être fournit
au maître d’œuvre, au maître d’ouvrage et au conducteur d’opération.
➢ les éventuelles difficultés rencontrées (débordement, stabilité du terrain, circulation, rapport avec les tiers,
etc.).
Toute modification ou extension des travaux pressentie par l'entrepreneur devra être communiquée au maître
d'œuvre qui a seul qualité pour décider, après avoir obtenu l'accord du maître d'ouvrage et du conducteur d’opération.
L’entrepreneur se conformera obligatoirement pour la préparation et l'exécution des travaux aux normes
en vigueur.
Il sera signalé, avant la signature du marché, toute erreur ou omission relevée par lui ou un tiers, tant dans les pièces
écrites que dans les plans. Passé ce délai, il ne pourra arguer d'aucune raison pour ne pas effectuer toute partie
de travaux nécessaires à la complète réalisation de l'opération.
L’entrepreneur porte la responsabilité et l'obligation de se procurer en temps utile et dans les délais toutes
les autorisations nécessaires auprès des autorités compétentes.
Le maître d'œuvre se réserve le droit d'arrêter sur le champ un chantier où les règles de sécurité de travail
ne sont pas respectées. Dans ce cas, les travaux sont stoppés jusqu'à ce que l'entrepreneur mette le chantier
en conformité avec les consignes de sécurité : l'entrepreneur ne peut prétendre à aucune indemnité
ni délai d'exécution supplémentaire, au-delà du délai contractuel indiqué dans le marché des travaux. L’entrepreneur
devra disposer constamment, prêt à fonctionner, d'un matériel de secours adapté à son chantier.
Pour les travaux, l’entrepreneur reconnaît avoir parfaitement apprécié sur place les contraintes afférentes
aux accès, à la nature du sol et aux surfaces de terrain.
L’entrepreneur devra assurer toutes les fournitures et exécuter tous les travaux nécessaires ou simplement utiles,
avant complet achèvement de ses prestations, suivant les règles de l'art. Il devra également effectuer la réfection
des ouvrages défectueux constatés, soit en cours de travaux, soit à la réception.
Tous les ouvrages dégradés seront repris dans les conditions précisées par ordre de service ou dans les PV
de réunion de chantier.
L’entrepreneur devra prendre toutes les dispositions voulues pour assurer le transport de son personnel,
de son matériel et de ses matériaux.
L’entrepreneur sera seul responsable des dommages, dégâts ou accidents que l’exécution de ses travaux pourrait
causer à des tiers.
L’entrepreneur est tenu d’assurer le gardiennage de son chantier. Toutes les mesures de sécurité habituelles devront
être prises : les points dangereux seront signalés à ses frais, de manière à éviter tout accident.
Les installations de chantier et le matériel devront avoir une importance suffisante pour permettre l’exécution
des ouvrages dans le délai prescrit. Leur emplacement ainsi que les lieux de stockage des matériaux
seront arrêtés en accord avec le Maître d’Ouvrage et le conducteur d’opération.
Tout commencement d’exécution sans réclamation, équivaudra à l’acceptation par l’entrepreneur des profils,
plans et avant métrés du dossier.
L'entrepreneur sera entièrement responsable des études d'exécution, des choix techniques réalisés
dans ce cadre, du mode de réalisation et de l'exécution des ouvrages.
Les règles d'exécution qui lui sont imposées et le visa par le maître d’œuvre des installations de chantier,
des matériaux et des procédés d'exécution, laisseront subsister l'entière responsabilité de l'entrepreneur
tant en ce qui concerne l'exécution des travaux et des ouvrages réalisés, qu'au regard des accidents
ou dommages pouvant survenir au cours des dits travaux.
L’entrepreneur fournit et établit à ses frais, sous son entière responsabilité, tous les dispositifs et engins
de toute nature nécessaires à l’exécution complète des travaux.
Il doit supporter toutes les sujétions relatives à la mise en place et au fonctionnement de son matériel,
sans pouvoir ne réclamer aucune indemnité quelle qu’en soit la cause, sauf cas de force majeure dûment établi.
L’entrepreneur doit satisfaire à toutes les charges de police en vigueur. Pendant l’exécution des travaux,
l’entrepreneur doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la circulation sur les routes et sur l’eau,
l’accès aux propriétés et pour ne pas occasionner d’accidents ni de dommages aux tiers.
Dans le cas contraire, il est tenu comme entièrement responsable de tous les accidents et dommages survenus
du fait ou à l'occasion des travaux, tant sur le site que partout ailleurs sur le territoire durant le transport ou toutes
opérations ayant un lien quelconque avec les travaux.
La responsabilité de l’entrepreneur ne fait pas obstacle à ce qu’en cas de péril, le maître d’œuvre puisse ordonner
et faire prendre aux frais de l’Entrepreneur immédiatement avisé, des mesures de sécurité pour suppléer
à celles qui feraient défaut.
En outre, l’entrepreneur doit se soumettre aux conditions que certaines collectivités, administrations et leurs
concessionnaires jugeraient à propos d’imposer, tant en vue de la sécurité en général, que dans le but d’éviter
des troubles de fonctionnement des services publics.
Avant tout commencement d’exécution de son chantier, l’entrepreneur doit aviser les autorités et services intéressés,
du début des travaux, et ceci au moins dix jours francs à l’avance.
A la fin du chantier, l’entrepreneur procède au nettoyage du chantier, de ses abords, et de toutes les zones mises à
sa disposition.
Nonobstant l'acceptation par le maître d’œuvre des propositions qu'il aura présenté, nonobstant le visa
sans réserves des plans, notes de calculs, schémas d'exécution par le maître d’œuvre et la surveillance exercée par
lui sur la construction et par ses préposés, nonobstant les essais effectués tant aux ateliers ou usines
de l'entrepreneur, de ses sous-traitants, cotraitants ou fournisseurs, que sur le chantier même reconnus satisfaisants,
l'entrepreneur reste seul responsable vis-à-vis du maître d’œuvre de la réalisation complète
des conditions du marché.
➢ du bon déroulement de toutes les opérations de fabrication, de transport et de montage sur chantier,
1.10 Autorisations
L’Entreprise procèdera aux déclarations réglementaires auprès des organismes de sécurité : CPS, Inspection
du Travail, DICT….
Le coût de ces autorisations, DICT, droit de voiries ou autres, est réputé inclus dans les prix unitaires du marché.
L’entrepreneur assure le nettoyage quotidien nécessaire des salissures, terres et détritus apportés sur la voie
publique et parcelles privées traversées. L’entrepreneur est également tenu de mettre à disposition, sur chantier,
a minima, un kit anti-pollution. Les mesures de prévention prévues par l’entreprise devront notamment être décrites
dans les pièces écrites à fournir (PAQ et PDP).
Les emplacements mis à la disposition de l’entrepreneur pour ses installations de chantier devront être entièrement
débarrassés dans un délai de quinze jours après l'achèvement de son intervention et réception du chantier.
Toutes les dégradations des circulations dues aux engins travaillant sur le chantier seront remises en état aux frais
de l'entrepreneur en tort.
L’entreprise prendra toutes mesures pour protéger les personnes et les biens pendant toute la durée des travaux.
A cet effet, et en concertation avec le maître d’œuvre, elle pourra être amenée à devoir ponctuellement mettre
en place des systèmes de clôture de sécurité temporaire, en amont de toutes les voies d’accès au chantier (chemin
de desserte agricole, sentier pédestre, etc.).
Si nécessaire, elle devra en outre mettre à disposition tout le matériel nécessaire à la signalisation routière
temporaire, notamment sur les voies publiques bordant le site des travaux.
Ces mesures sont prises en compte dans le forfait d’installation et repliement de chantier.
Avant le commencement des travaux, l'entrepreneur devra transmettre la déclaration d'intention de travaux
aux différents services concessionnaires et/ou administratifs concernés. Il justifiera auprès du maître d’œuvre
qu'il a adressé à tous ces services un avis d'ouverture de chantier.
Avant tout commencement des travaux, l’Entreprise procèdera, s’il y a lieu, au piquetage des ouvrages souterrains
ou enterrés dont il aura pris connaissance auprès des services concessionnaires.
L'entrepreneur prendra toutes les dispositions utiles pour qu'aucun dommage ne soit causé aux canalisations
ou conduites de toutes sortes rencontrées pendant l'exécution des travaux.
Pour l'exécution des travaux, l'entrepreneur sera tenu de se conformer aux mesures particulières de sécurité
prescrites par la réglementation en vigueur dans les chantiers de bâtiment et de travaux publics. Les distances
maximales à respecter par rapport aux lignes électriques aériennes devront tenir compte de tous les mouvements
possibles (mouvements des engins en utilisation normale et mouvements accidentels).
➢ 3 m pour les lignes de première ou de deuxième catégorie dont la plus grande des tensions
(en valeur efficace pour le courant électrique) est égale ou inférieur à 20 000 volts.
➢ 5 m pour les lignes de troisième catégorie dont la plus grande des tensions (en valeur efficace
pour le courant électrique) est égale ou supérieure à 57 000 volts.
Dix jours au moins avant la date prévue pour le début des travaux, l'entrepreneur devra faire parvenir
au représentant local (Commune) la déclaration d'intention des travaux dans la forme réglementaire.
L’entrepreneur est informé de la présence de réseaux aériens électrique de la SPL TE UIRA API NO
RAROMATAI et téléphonique de ONATI surplombant la plateforme existante de la station de pompage
de TAPUAMU.
Des opérations de dévoiement de ces réseaux sont prévues par le maître d’ouvrage et n’incombent
pas à l’entreprise. Elles seront achevées avant le lancement effectif des travaux de réalisation du nouveau
forage de TAPUAMU.
L’entreprise est cependant informée que le point d’arrivée de ces réseaux sur le site est le coin Sud-est
du local technique « Armoire de commande/télésurveillance » et « traitement » ; à proximité de la zone
prévue pour l’implantation du nouveau forage.
➢ interdiction, sauf cas particuliers et sur demande spécifique et accord du maître d’œuvre, de travailler
les week-end (samedi et dimanche) et les jours fériés,
➢ respect des propriétés privées, le passage ou le stockage de matériels sur des propriétés privées
fera l’objet d’une demande préalable par le titulaire aux propriétaires.
Le site du nouveau forage d’exploitation de TAPUAMU est dans la vallée portant le même nom, à l’Ouest de l’île de
TAHA’A.
Le site est situé sur une portion de la parcelle cadastrée section MH N° 15, TAPUAMU, Commune de TAHA’A.
Il correspond au site de la station de pompage par forage existante de TAPUAMU qui est exploitée
pour alimentation en eau potable.
Figure 1. Illustrations de la localisation du site du projet et implantation du forage à réaliser (source : GOOGLE-EARTH).
Projet
Projet
Le nouveau forage d’exploitation en eau de TAPUAMU devra être réalisé sur le site de la station de pompage
existante, exploité par la Commune de TAHA’A.
L’ensemble de la plateforme de la station de pompage est enherbé et globalement plane à l’échelle locale.
En période pluvieuse, compte tenu de la nature des formations superficielles et des écoulements actuels des eaux
pluviales, elle présente une mauvaise traficabilité.
➢ Le local pompage, avec le forage existant F3TAP86, qui est exploité pour alimentation en eau potable,
Suivant le schéma illustré page précédente, le nouveau forage d’exploitation en eau de TAPUAMU sera à réaliser
dans le coin Sud-Ouest du terrain clôturé de la station de pompage.
Il s’agit d’un espace en extérieur et il n’est pas nécessaire de prévoir de travaux d’élagage particulier
pour l’installation de l’atelier de forage.
L’implantation précise sera à effectuer en concertation avec le Maître d’Ouvrage, le conducteur d’opération
et le maître d’œuvre et en fonction des contraintes réglementaires (réseau BT EDT aérien à proximité zone de
forage) et de l’encombrement des équipements de l’entrepris pour mener à bien l’ensemble de l’opération.
Comme mentionné au § 1.12, des opérations de dévoiement de ces réseaux sont prévues par le maître d’ouvrage
et n’incombent pas à l’entreprise. Elles seront achevées avant le lancement effectif des travaux de réalisation
du nouveau forage de TAPUAMU.
Une mission de piquetage spécifique est prévue dans le cadre du marché. Cette mission est incluse dans le poste
forfaitaire d’installation et de repli de chantier (réf. : poste 101).
L’installation de chantier de l’entreprise devra s’adapter aux contraintes du site en termes de surfaces non-revêtues
disponibles en regard des emprises de l’atelier de forage et équipements connexe (compresseur,
groupe électrogène…). Elle devra également tenir compte des réseaux aériens existants (cf. point précédent).
2.2 Accès
Le site de la station de pompage existante de TAPUAMU est accessible depuis la RT141 (RC ouest de l’île
de TAHA’A) à proximité du quai de TAPUAMU ; il s’agit de la piste d’accès principale de la vallée.
Celle-ci est carrossable en VL sur une distance d’environ 750 ml. La largeur circulable de la servitude est de l’ordre
de 3.5-4.0 m (emprise de 6m sur plan). Ce tronçon de piste ne présente pas de difficulté particulière.
Au-delà, il est nécessaire de traverser la rivière de TAPUAMU pour accéder à la rive droite via un radier
submergeable en béton ; on note un fort dénivelé pour passer la berge du cours d’eau en rive droite.
On signale également que le radier n’est pas praticable lors d’évènements pluvieux intenses et/ou prolongés.
Un engin tout terrain est nécessaire pour la traversée de la foreuse et le transport des équipements ; à traverser hors
période de cru de la rivière.
La piste se poursuit ensuite sur une distance d’environ 250 ml jusqu’au site de la station de pompage existante ;
ce tronçon est carrossable en VL 4x4 et présente la même emprise que la servitude principale de la vallée.
Au niveau de la station de pompage, l’accès s’effectue en descente depuis la piste, suivant une rampe
en « mamu » de l’ordre de 10%.
La plateforme du site de la station, en contrebas de la piste d’accès est enherbée et présente une mauvaise
traficabilité en période pluvieuse compte tenu de la nature des formations superficielles et des écoulements actuels
des eaux pluviales (ruissellements orientés vers l’Ouest, Nord-ouest sans exutoire).
Le forage TAPUMAU est situé à la cote +6 m NGPF environ. Il refoule vers le réservoir de TAPUAMU situé
à la cote +19.60 m NGPF. L’arrivé dans le réservoir se fait en surverse à +2.60 m du sol.
Réservoir de
Tapuamu
Pour rappel, il est précisé que dans le cadre de l’opération, le forage existant de TAPUAMU présent
sur le site restera en activité pour alimentation en eau potable des administrés pendant toute la durée
du chantier, aussi, l’entreprise prendra toutes les mesures / précautions nécessaires pour ne pas altérer la qualité
de l’eau.
L'exécutant aura à sa charge toutes les installations relatives au chantier. Il prendra toutes dispositions relatives
à l'hygiène et la sécurité sur chantier, en particulier celles des tiers et du public (interdiction d'accès, barrières, etc.).
L'entrepreneur se chargera de l'établissement des branchements électriques et eau sous pression éventuels
pour ces installations.
L'entrepreneur devra prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter la salissure et l'endommagement
de la voirie concernés par les travaux.
❖ les branchements provisoires en eau avec l’accord du maître d’ouvrage et du conducteur d’opération
(un point d’eau (robinet) est présent sur le site et opérationnel lorsque que le forage existant
est en exploitation pour alimentation en eau potable),
❖ la fourniture de l’énergie,
❖ les mesures de protections vis-à-vis des lignes électriques et autres réseaux présents à proximité pendant
les travaux,
L’entrepreneur prendra possession du site en l’état et des abords en concertation avec le maître d’ouvrage
et du conducteur d’opération. Le chantier devra être disposé de manière à occuper une surface aussi réduite
que possible dans le respect d’une bonne exécution des travaux.
Il est rappelé ici que l’exploitation de la station de pompage (forage existant) ne sera pas interrompue
pendant la réalisation des travaux. L’entrepreneur fera donc en sorte de réduire au maximum les nuisances
éventuelles à l’exploitation et aux travailleurs du site.
Un état des lieux initial sera établi par l’entrepreneur et visé contradictoirement par le maître d’œuvre, le conducteur
d’opération et le maître d’ouvrage avant toute installation ou amenée de matériel.
L'entrepreneur devra mettre en place un ou plusieurs panneaux de chantier, mentionnant le nom du maître
d’ouvrage, du conducteur d’opération, du maître d’œuvre, de l’entreprise et la raison du chantier.
L’Entreprise est responsable de ses installations jusqu’à la réception et doit prendre toutes les mesures nécessaires
pour éviter toutes dégradations. Elle est chargée du gardiennage de ses installations ainsi que du matériel entreposé
sur le chantier.
Durant la réalisation des travaux, l’entreprise du présent marché devra mettre en place, à sa charge, des moyens
de surveillance des existants en cohérence avec la nature des travaux réalisés.
Il n’est pas prévu que le maître d’ouvrage mette à disposition de l’entrepreneur un emplacement spécifique réservé
aux installations de chantier, aux stockages des matériaux ou à l’aire de préfabrication.
Il appartient à l’entrepreneur de faire son affaire de la maîtrise de tous les terrains dont il aurait besoin
pour les diverses installations et zones de stockage, en obtenant toutes les autorisations éventuellement
nécessaires.
L’entrepreneur pourra toutefois négocier avec le Maître d’Ouvrage et le conducteur d’opération pour stocker
temporairement du matériel sur le site de stockage des services techniques communaux situé sur le quai
de TAPUAMU et dans le local technique « traitement » présent sur site (aire de 5 m x 5 m).
L’entrepreneur devra prévoir un aménagement ou dispositions particulières pour l’évacuation des eaux
de ruissellement de la plateforme de travail pour le futur forage afin que celle-ci soit praticable en tout temps.
De même, la gestion des eaux souterraines issues des travaux de foration et cuttings de forage devra également
être prévue.
Pour le rejet dans le milieu naturel, des dispositions (tranchée, tuyau/conduite…) devront être prévues
afin de limiter les éventuelles nuisances occasionnées aux activités agricoles en aval (vaniliculture).
A titre d’information, le linéaire pour un rejet complet des eaux jusqu’à la rivière de TAPUAMU est d’environ 120 m.
Le maître d’ouvrage et le conducteur d’opération négocieront avec les propriétaires en aval afin de définir la nature
des travaux à prévoir en fonction des contraintes exprimées.
Les eaux d’exhaure pour la phase d’essais par pompage (essai de puits uniquement) devront être évacuées
à une distance d’au-moins 50 m du forage. Le point de rejet des eaux d’exhaure devra être validé par le maître
d’ouvrage, le conducteur d’opération et le maître d’œuvre (cf. point précédent).
La réalisation des essais par pompage va nécessiter l’arrêt temporaire de la production du forage existant
F3TAP86 : l’entrepreneur prévoira la mise en place d’un dispositif particulier pour le refoulement des eaux
d’exhaure du pompage d’essai dans le réseau AEP en service.
Le PAQ définitif, conforme à l’exécution, fera partie du dossier de récolement. Le PDP intègrera les mesures prévues
pour l’accès au chantier.
➢ PAQ : la fourniture de l’ensemble des documents prévus au CCTP pour l’ensemble des ouvrages faisant
partie du marché, à l’exception des études d’exécution et du récolement rémunérés par des prix particuliers.
➢ PDP :
Le PDP doit être établi dans un délai de 30 jours à compter de la notification du marché.
Un exemplaire à jour du PDP sera tenu disponible en permanence par l’entrepreneur sur le chantier.
Après notification du marché, l’entrepreneur devra préciser au maître d’œuvre, au conducteur d’opération
et au maître d’ouvrage :
Ce calendrier intégrera à minima les points de contrôle et points d’arrêt listés dans le texte. Ces documents
seront remis au maître d’œuvre, au conducteur d’opération et au maître d’ouvrage parallèlement aux études
d’exécution, dans un délai de 30 jours à compter de la notification du marché.
L’entrepreneur devra prendre toutes les dispositions voulues pour assurer le transport de son personnel,
de son matériel et de ses matériaux.
Les documents à fournir par l’entrepreneur sont ceux indiqués au présent CCTP, et par défaut tous les calculs, plans
et justifications nécessaires à la bonne exécution des travaux.
❖ le document sera fourni en deux (2) exemplaires (l’un au maître d’œuvre et l’autre au Conducteur
d’opération, i.e. le [Link]) pour examen et observations,
❖ après approbation, le document visé « sans observations » est diffusé en deux (2) exemplaires
(l’un au maître d’œuvre et l’autre au Conducteur d’opération).
Les frais d’établissement et de reproduction de l’ensemble des documents à fournir par l’entrepreneur incombent
à celui-ci.
L’absence de remise de l’un des documents exigés entraîne l’application des retenues prévues au CCAP.
Tous les documents seront fournis suffisamment à l'avance pour que dans la période d’examen et d’approbation,
puissent être réalisées les modifications du document éventuellement nécessaires. A ce titre, le délai minimal
de fourniture des documents avant début des travaux correspondants est, dans tous les cas, de 6 semaines.
Comme mentionné au CCAP, l’ensemble des pièces du dossier d’exécution devra être transmis au maître d’ouvrage,
au conducteur d’opération et au maître d’œuvre pour examen, en un seul envoi.
En outre, l’entrepreneur disposant d’une période de préparation, tous les documents devront être fournis pendant
cette période de préparation.
La coupe technique prévisionnelle du forage fournie au présent marché (cf. pièce N° 04-ANNEXES et PLANS
et § 5.4.1 du présent document) constitue un cadre pour l’appel d’offre : l’établissement des notes de calculs
de niveau exécution appartient à l’entreprise. L’entrepreneur devra rédiger une notice faisant apparaître
les hypothèses de base, les méthodes, les formules employées et les notations.
Dans le cas où l'entrepreneur ferait établir par des moyens de calcul automatique, tout ou partie des calculs
qui lui incombent, il fournira une notice indiquant de façon complète, les hypothèses de base des calculs,
leurs processus, les formules et les notations.
Il est précisé que l’entrepreneur devra justifier le choix de sa pompe d’essais au regard des 2 configurations
attendues : 1/ point d’exhaure à proximité du site du forage et 2/ point d’exhaure dans le réservoir de TAPUAMU.
Pour ces deux configurations, l’entrepreneur fournira le point de fonctionnement reporté sur la courbe caractéristique
de la pompe.
L’ancrage du crochet de la pompe dans la tête de puits devra être justifié par le calcul pour une charge de 150 kg.
Avant le démarrage des travaux, l'entrepreneur a la charge de toutes les études et l'établissement des plans touchant
les procédés de construction.
Les plans d'exécution à fournir comprennent les plans généraux (implantation) et les plans de type des différentes
parties d'ouvrage, y compris l’équipement hydraulique.
Les plans d’implantation des ouvrages permettront à l’entreprise de justifier les calculs d’atterrissage des quantités
qu’elle devra présenter pour validation par le maître d’œuvre avant le démarrage de l’exécution des travaux.
Les différentes adaptations locales et dispositions de détail seront établies par l'entrepreneur en fonction
du déroulement des travaux et soumis à l'agrément du maître d'œuvre.
Au cours des travaux, l’entrepreneur tient un cahier de chantier journalier à la disposition du maître d’ouvrage,
du conducteur d’opération et du maître d’œuvre.
Toutes les phases de travaux ainsi que toutes les références des équipements mises en place dans l’ouvrage
sont portées sur ce document dans un ordre chronologique de mise en œuvre, en même temps que les éventuels
incidents observés. Les éléments suivants seront notamment consignés :
❖ les résultats de l’enregistrement des paramètres de forage sous forme graphique en fonction
de la profondeur en cas d’utilisation d’un enregistreur de terrain avec sortie imprimable papier.
Les données complètes devront être ensuite communiquées au format numérique sous clé USB
ou par e-mail pour interprétation par le maître d’œuvre. Les données devront nécessairement être
compatibles avec des tableurs classiques (format Excel par exemple). Les vitesses d’avancement
manuscrites sont obligatoires si l’entreprise ne dispose pas d’enregistreur de paramètres de forage ;
ces données devront également être retranscrites sous tableur pour transmission au maître d’œuvre,
❖ les résultats du suivi spécifique de la qualité des eaux pompées par le forage existant en phase travaux
(mesures de la turbidité),
❖ les informations relatives à l'eau : venues d’eau (profondeur précise, couleur, estimation du débit
par jaugeage au seau par exemple), niveaux de la nappe au repos et en cours de forage,
❖ le schéma du tubage : diamètre, nature, nombre exact et longueurs des tubes disposés, position
des centreurs, etc.
Le format de ce journal est laissé à l’appréciation de l’entrepreneur. En l’absence du maître d’œuvre, ce dernier
devra être transmis de manière hebdomadaire au maître d’œuvre, au conducteur d’opération et au maître d’ouvrage
a minima par e-mail et/ou par fax suivant les moyens prévus par l’entrepreneur.
L’établissement du journal de chantier par l’entrepreneur est inclus dans le poste forfaitaire 104 : Dossier de
récolement du marché.
3.4.2. DOE
L'entrepreneur devra fournir les plans d'exécution des ouvrages ainsi que les notes de calcul justificatives
des ouvrages en fonction des procédés, matériaux, méthodologie, etc. propres de l’entreprise.
A la fin des travaux, l'entrepreneur devra fournir les plans de récolement du projet exécuté sur support graphique
et informatique (DWG ou DXF) ; le plan topographique original du site sera transmis à l’entrepreneur pour base
cartographique.
On notera qu’il n’est pas nécessaire de prévoir le déplacement spécifique d’un géomètre pour niveler l’ouvrage.
Un relevé au niveau de chantier avec précision au centimètre pourra être effectué par l’entreprise sur la base d’un
repère « référencé » existant sur site ; la localisation, nature, coordonnées et altimétrie du repère,
seront communiquées par le maître d’œuvre à l’entrepreneur.
Avant la réalisation des opérations préalables à la réception des travaux, l’entrepreneur remettra au maître d’œuvre
le compte-rendu de fin de forage. Outre les éléments précédemment mentionnés, le document comprendra
obligatoirement les éléments suivants ainsi que le rapport d’inspection caméra du § 7.2.2 :
❖ adresse de l’ouvrage, plan de localisation général sur carte topographique et altitude appréciée
selon le plan disponible et références cadastrales de la parcelle de l’implantation de l’ouvrage,
o les types et références des machines mis en œuvre sur le chantier (foreuse, pompes, outils divers,
compresseur, etc.),
o l’organisation du chantier,
o le rapport d’avancement des travaux précisant les dates de chaque phase importante des travaux, les
éventuels incidents survenus et les solutions engagées pour y remédier,
o les caractéristiques techniques du forage : avant trou, tubage provisoire, diamètre de foration,
diamètre, volume, dimensions et caractéristiques physico-chimiques des matériaux utilisés
pour l'équipement de la colonne de captage (tubages, crépines, massif additionnel, cimentation, etc.),
leur mode de mise en place et contrôles réalisés à chaque étape, etc. Les copies des ACS relatives
aux matériaux et fournitures sont à fournir par l’entreprise,
❖ les données intégrales des essais de débit (feuilles de pompage), avec les anomalies ou observations
(couleur, présence de sables, arrêt …), ainsi que le rapport d’analyse de la qualité de l’eau du Laboratoire,
❖ les modes de gestion des déblais, des boues et fluides usagés et des eaux pompées,
❖ une coupe technique du forage réalisé, ainsi que la coupe terrain foreur associée, les profondeurs
ou cotes NGPF (si possible) des venues d’eau et des pertes de fluides, les cotes des différents
équipements dans le forage et la profondeur totale.
En complément des feuilles de pompage manuscrites de l’entreprise, les données d’essais devront être
reproduites sur tableur (format Excel par exemple) pour transmission au maître d’œuvre. Les données
des data logger mis en place devront également être transmises au maître d’œuvre dans un format
numérique adapté pour interprétation.
Le DOE doit être établi dans un délai de 30 jours à compter de la fin des opérations de pompage.
Les résultats d’analyse de la qualité de l’eau à joindre au DOE pourront être transmis postérieurement à l’émission
de la première version du DOE si les délais d’analyse le nécessitent.
3.4.3. Réception
Dans toute la mesure du possible, l'entrepreneur veillera à préserver l'environnement. La réception des fournitures
et de l’ouvrage ne sera accordée que lorsque seront vérifiées la rectitude et la verticalité du trou, la mise en place
de l'équipement, l’examen des résultats de l’inspection caméra, la réception du DOE et que le site sera remis
en état.
La fin du chantier sera actée par une visite du site avec l’ensemble des intervenants après remise en état.
Ces éléments seront vérifiés par le Maître d’Ouvrage ou son représentant (conducteur d’opération)
et le Maître d’œuvre et un constat de parfait achèvement des travaux sera établi.
L'entrepreneur est tenu de respecter les lois, décrets, arrêtés et documents administratifs qui s'appliquent
à cette réalisation ainsi que les normes et documents qui régissent techniquement les travaux, objets du présent
CCTP.
Tous les documents en vigueur à la date de remise des offres sont réputés connus de l'entrepreneur.
L'attention de l'entrepreneur est attirée sur quelques textes de portée générale. Il convient de s’y référer
pour tout ce qui n'est pas contradictoire au présent CCTP :
➢ Fascicule N°76, relatif aux travaux de forage pour la recherche et l’exploitation d’eau potable,
Le matériel, les matériaux et les produits entrant dans la composition des ouvrages et les équipements
d'exploitation doivent être conformes à la réglementation, aux normes françaises en vigueur et doivent
répondre aux exigences du cahier des charges. L’ensemble des composants (tubes, manchons, colles,
revêtement intérieur…) entrant dans la constitution de l’ouvrage de forage doivent être compatibles
avec un contact eau potable et être notamment titulaires d’une attestation de conformité sanitaire (ACS)
ou d'un CLP (Certificat de conformité aux listes positives) ou d'une attestation sur l'honneur en cours
de validité.
Les matériaux, matériels et leur revêtements éventuels ne doivent pas être susceptibles d’altérer les qualités
physiques, chimiques ou organoleptiques des eaux souterraines provenant du puits / forage. Ils doivent d’autre part
offrir un maximum de garantie à la corrosion.
Toutes les fiches « FAM » des matériaux et produits qui seront utilisés par l’entreprise devront être fournis
en annexe de l’offre technique (mémoire en réponse).
Le tubage provisoire ou définitif doit résister aux contraintes physico-chimiques, thermiques et mécaniques.
Il est rappelé que la réaction exothermique de la cimentation est susceptible de diminuer temporairement
la résistance mécanique du tube en place. Une attention particulière doit être apportée au domaine d’application
du tube sélectionné, celui-ci doit être en adéquation avec les contraintes de mises en œuvre
(opération de cimentation) et géologiques. La vérification sera faite par l’entrepreneur et fournit au Maître d’ouvrage
au conducteur d’opération et au maître d’œuvre, sur la base de la résistance au collapse déclarée par le fabricant
(cf. Etudes d’exécution).
Les caractéristiques des tubes définitifs de soutènement à mettre en place sont les suivantes :
➢ Nature : acier,
➢ le raccord entre deux tubes de même diamètre ne doit pas être constitué par un manchon intérieur.
➢ un bouchon de fond,
➢ un massif de gravier.
La mise en place d'arceaux de centrage le long des tubes pleins et des crépines est obligatoire.
L’espacement entre chaque arceau sera 3 mL. Le prix de ces arceaux de centrage doit être intégré au prix
des tubes pleins et des crépines.
Le marquage des tubes (pleins et crépines) doit comporter les indications suivantes :
• le monogramme « NF »,
• le symbole de la famille,
Le diamètre intérieur des tubes est notamment fonction du débit d’exploitation. De la même manière
que pour les tubes de soutènement, la vérification de la résistance au collapse sera faite par l’entrepreneur
et fournit au Maître d’ouvrage, au conducteur d’opération et au maître d’œuvre dans le cadre des opérations
de cimentation (cf. Etudes d’exécution).
Les caractéristiques des tubes de la chambre de pompage (colonne de tubes pleins) à mettre en place
sont les suivantes :
❖ le raccord entre deux tubes de même diamètre ne doit pas être constitué par un manchon intérieur,
❖ assemblage des tubes PVC par filetage droit (FD mi épaisseur ; trapézoïdal).
4.4.2. Crépines
❖ le raccord entre deux tubes de même diamètre ne doit pas être constitué par un manchon intérieur,
❖ assemblage des tubes PVC par filetage droit (FD mi épaisseur ; trapézoïdal).
Le piège à sédiment sera constitué d’un tube plein d’une longueur de 1 mL mis en place en bout de crépine.
Le tube plein sera fermé à la base par un bouchon à visser.
Les caractéristiques des tubes du piège à sédiments à mettre en place sont les suivantes :
❖ le raccord entre deux tubes de même diamètre ne doit pas être constitué par un manchon intérieur,
❖ assemblage des tubes PVC par filetage droits (FD mi épaisseur ; trapézoïdal),
❖ assemblage du bouchon de fond (fermeture) par filetage droit (FD mi épaisseur ; trapézoïdal).
Le massif additionnel sera mis en place autour de la crépine et une partie de la colonne de tubes pleins. Il servira
également de support au bouchon d’étanchéification en argile gonflante (ou autre produit approprié à réaliser
avant la cimentation).
Il s’agira de matériaux basaltiques graveleux, roulés, propres, insensibles à l’eau et de granulométrie d/D :
❖ 5 mm ≤ D ≤ 8 mm.
Une fiche granulométrique des matériaux sera fournie par le producteur pour justification dans le dossier d’exécution.
Ce point constitue un point d’arrêt et sera également examiné avant démarrage des travaux,
lors du contrôle préalable des fournitures.
L’entrepreneur détaillera également dans son offre les moyens envisagés pour la mise place du massif additionnel
dans l’espace annulaire.
Un bouchon étanche sera confectionné au-dessus du massif additionnel avant réalisation de la cimentation.
Les billes d’argiles déshydratées ont de nombreux noms commerciaux et peuvent se présenter
sous de nombreuses formes.
L’entrepreneur détaillera dans les études d’exécution les caractéristiques des billes envisagées en fonction
de l’espace annulaire disponible.
4.5 Ciment
Les ciments doivent être conformes aux spécifications de la norme NF EN 197-1 et figurer sur les listes publiées par
l’AFNOR (NF).
En présence d’eau acide ou d’eau très pure le choix du ciment doit être justifié. Le ciment utilisé
sera préférentiellement de type CEM II.
L’eau doit être conforme à la norme NF EN 1008. L’emploi d’eaux de récupération (rivière par exemple) est interdit.
Elle sera propre, exempte de matières organiques, de produits chimiques, de sulfates et de chlorures.
Le coulis de ciment (laitier) est composé d’eau et de ciment soigneusement mélangés. La densité du mélange sera
supérieure à 1.7.
Le massif béton de la tête de puits sera réalisé en béton armé coulé en place. Les caractéristiques du béton
à prévoir seront les suivantes :
➢ Béton C25/30 : résistance de 25 MPa à 28 jours sur cylindres 150 x 300 mm,
Le maître d’œuvre a toute latitude pour tester la résistance d’échantillons carottés dans des caisses,
spécialement destinées à cet effet si des anomalies techniques et/ou de procédés sont observées sur chantier. Ces
essais seront à la charge de l’entreprise.
La provenance, la nature et la composition des matériaux utilisés devront être soumises à l’agrément du maître
d’œuvre. Ces matériaux seront conformes aux prescriptions décrites dans le présent CCTP et feront l’objet
d’un contrôle de qualité interne sur le chantier.
Les granulats employés doivent être conformes aux normes en vigueur : NF P18-545 et NF EN 12620. Ils devront
faire l’objet d’un agrément du MOE.
❖ LA < 25,
❖ Propreté :
L’équipement hydraulique posé pour le raccordement du forage au refoulement actuel sera provisoire et laissé libre
au choix de l’entreprise. Il comprendra a minima :
➢ une vanne à opercule, étanche, permettant soit d’isoler le forage soit de brider le débit de la pompe
par fermeture partielle de la vanne,
➢ l’ensemble conduite, coudes, raccords en DN80 minimum ainsi que les supports pour relier le forage
à la conduite de refoulement actuelle.
Les fournitures en contact avec l’eau devront présenter une accréditation de conformité sanitaire (ACS)
et devront être désinfectée à la javel et rincée avant leur emploi.
5.1 Avant-propos
La coupe-type ci-après extraite de la norme NF X 10-999 d’août 2014 présente les différents éléments d’un forage
d’exploitation des eaux souterraines.
Le nouveau forage d’exploitation des eaux souterraines de TAPUAMU étant à usage d’eau potable,
l’ensemble des matériels et procédés utilisés ne doivent pas être susceptibles d’altérer les qualités
physiques, chimiques ou organoleptiques des eaux souterraines provenant du puits / forage.
Pour rappel, la station de pompage (forage existant) ne sera pas interrompue pendant toute la réalisation
hormis ponctuellement, pour des raisons dument justifiées par l’entrepreneur. L’entrepreneur fera
donc en sorte de réduire au maximum les nuisances éventuelles à la qualité des eaux souterraines,
l’exploitation et aux travailleurs du site.
Suivant les éléments d’information à disposition du maître d’ouvrage, du conducteur d’opération et du maître
d’œuvre, les formations attendues sur le site sont les suivantes :
La lithologie est donnée à titre indicatif de manière à ce que l’entrepreneur prévoit les outils adaptés aux types
de sols qui seront probablement rencontrés.
5.1.3. Hydrogéologie
L’aquifère à capter dans le cadre de l’exploitation des eaux souterraines du nouveau forage de TAPUAMU
est l’aquifère basal des formations basaltiques. Il s’agit d’un aquifère multicouches avec porosité de fissures
ou de failles, et limites de couches présentant des variations de perméabilité.
Au droit du site d’étude, le toit de l’aquifère basal est estimé à une profondeur 20 m par rapport à la surface
topographique actuelle.
La nappe de l’aquifère basal est en charge et le niveau piézométrique est estimé en première approche
entre +2 et +3 m NMM (Niveau Moyen de la Mer, assimilé ici au niveau NGPF), ce qui correspond approximativement
à une profondeur de l’ordre de 4 m par rapport à la surface topographique actuelle. Ce niveau est assujetti à des
variations saisonnières.
En termes de qualité des eaux souterraines, celles-ci sont généralement peu minéralisées, de bonne qualité
avec un faciès bicarbonaté calcique et magnésien. Ces eaux souterraines ne sont généralement pas agressives.
Les tubes guides ne sont pas visibles sur la coupe, le schéma suivant illustre l’installation/positionnement
de ces derniers. Le diamètre intérieur de ces derniers devra être d’au-moins 1’’ (Ø 25 mm).
Le principe d’exécution du forage proposé est le suivant (hors essais par pompage) :
❖ Forage préalable Ø > 500 mm (= Ø ext. tube soutènement définitif + 100mm minimum) sur 2 m
de profondeur,
❖ Cimentation espace annulaire extérieur (entre le diamètre extérieur des tubes de soutènements définitifs
et les parois du trou de forage) d’au moins 50 mm autour des tubes de soutènement définitifs,
❖ Forage principal Ø ≥ 375 mm (= Ø ext. colonne captante + 150 mm minium) jusqu’à 60 m de profondeur
(profondeur maximum envisagée),
❖ Nettoyage air-lift du trou de forage pour élimination des fines et obtention d’une eau claire,
❖ Fourniture et pose colonne captante en Ø 200 mm intérieur jusqu’en fond de forage. La colonne captante
sera équipée de centreurs et de 3 tubes guides fixés en extrados. L’ensemble de la colonne captante
et équipements associés doit être descendu doucement et sans forcer dans le trou de forage,
❖ Mise en place du massif additionnel graveleux dans l’espace annulaire (> 50 mm) de 60 à 17 m
de profondeur (profondeurs indicatives). La profondeur du gravier devra être contrôlée régulièrement,
ainsi que les volumes mis en œuvre,
❖ Nettoyage complémentaire par air-lift dans la colonne captante pour favoriser la mise en place du massif
additionnel. La profondeur du toit du massif devra être recontrôlée avant mise en place du bouchon
étanche,
❖ Installation d’un bouchon étanche dans l’espace annulaire (> 50 mm) sur une hauteur de 1 m au-dessus
du massif additionnel (soit entre 16 et 17 m suivant coupe prévisionnelle),
❖ Cimentation de l’espace annulaire (> 50 mm) au-dessus du bouchon étanche et jusqu’en tête de forage.
(une phase ou par paliers suivant les caractéristiques des tubes mis en place). Les volumes
mis en œuvre devront être contrôler et vérifier sur la base du calcul théorique,
La procédure précédente est donnée à titre indicatif, l’entrepreneur est libre de proposer une méthodologie
différente ; elle doit être décrite dans l’offre et justifiée par les études d’exécution.
L'entrepreneur reste dans tous les cas entièrement responsable des études d'exécution,
des choix techniques réalisés dans ce cadre, du mode de réalisation et de l'exécution des ouvrages.
L’entrepreneur devra également détailler dans son offre les moyens prévus pour contrôler/assurer
la rectitude et la verticalité du forage.
Compte-tenu des contextes géologiques et hydrogéologiques du site, il est proposé la réalisation d’un forage mono-
diamètre d’environ 60 m de profondeur afin de viser le débit prévisionnel de 10 L/s ambitionné par le maître d’ouvrage
(cf. coupe type prévisionnelle page précédente).
Il est rappelé que les profondeurs indiquées ne sont qu’indicatives, leur détermination exacte ne pouvant être faite
qu’en cours de travaux.
Les principales techniques de forage utilisées dans le domaine des forages d’eau sont l’ODEX, le marteau fond
de trou, le battage et le rotary à l’eau/air.
Quelle que soit la technique de forage retenue par l’entreprise, les lubrifiants utilisés devront être compatibles
à l’usage alimentaire (graissage des tiges par exemple).
En application au contexte géologique et objectifs recherchés, la méthode de forage au marteau fond de trou
est à privilégier. Elle est généralement recommandée pour les terrains durs et permet notamment une meilleure
identification des niveaux aquifères à la foration.
Les outils de forage utilisés dans le cadre de la réalisation de l’ouvrage devront être précisés par l’entrepreneur.
Ils devront permettent la mise en place des tubes de soutènements définitifs en tête et de la colonne captante.
En fonction de l’épaisseur minimale de l’espace annulaire à prévoir, les diamètres minimaux de foration à prévoir
pour la réalisation de l’ouvrage sont les suivants :
❖ Tubes définitifs de soutènement : > Ø 500 mm ; le diamètre de forage étant égal au Ø extérieur du tube
soutènement définitif + 100 mm au minimum,
❖ Colonne captante : Ø 375 mm ; le diamètre de forage étant égal au Ø extérieur de la colonne captante +
150 mm au minimum.
Suivant la méthode de forage retenue par l’entrepreneur, les paramètres de forage suivants seront mesurés
(enregistrés) :
❖ le couple de rotation,
❖ la pression d’injection (si forage à l’eau par exemple ; non applicable pour un forage à l’air).
L’entrepreneur devra préciser dans son offre les paramètres relevés et les moyens associés mis en œuvre.
L’entrepreneur précisera dans son offre le ou les type(s) de fluide(s) qu’il compte utiliser pour chaque phase
de forage, avec indication prévisionnelle de dosage des produits éventuels entrant dans sa composition.
Le forage à l’air ne présente pas de contrainte particulière. L’utilisation de mousse n’est pas recommandée.
En cas d’utilisation d’eau en fluide de foration, il s’agira obligatoirement d’eau claire issue du réseau AEP.
Si un additif est nécessaire, il sera préféré les additifs à base minérale à contrario des additifs avec polymères.
En cas de perte totale ou partielle du fluide de circulation dans le terrain, l’entrepreneur en avise aussitôt le maître
d’œuvre qui lui indiquera si les travaux doivent être poursuivis dans ces conditions.
L’entrepreneur est tenu de prélever des échantillons des terrains traversés au cours de forage.
Ces prélèvement des cuttings interviendront tous les mètres forés pour un volume de 0.5 à 1 kg(/L).
Ces échantillons seront conditionnés dans des sachets étiquetés permettant de déterminer leurs profondeurs
avec un repère par rapport à la surface du sol.
Jusqu’à remise des échantillons au maitre d’œuvre, l’entrepreneur est responsable de leur conservation.
Ces derniers pourront être stockés provisoirement dans le local technique « traitement » du site avec l’accord
du Maître d’Ouvrage et du conducteur d’opération.
Les différentes venues d’eau seront notées, et le débit à l’air lift sera jaugé tous les 3 mètres, ou plus fréquemment
si des variations sont observées. Le maître d’œuvre pourra décider à tout moment de l’arrêt ou de la prolongation
du forage en fonction des terrains rencontrés.
Le maintien des terrains superficiels non consolidés sera réalisé à l'aide de tubes de soutènement définitifs
ou provisoires descendus à la profondeur jugée nécessaire. Il en sera de même pour les passages où le terrain
traversé n’aura pas une tenue suffisante.
Tous les moyens nécessaires seront mis en œuvre afin d’éviter les risques d’éboulement dans le trou
et pour permettre une bonne remontée des cuttings : prétubage de tête, tubages provisoires, etc.
En cas d’éboulement qui conduirait à l’abandon de l’ouvrage, l’entrepreneur réalisera à ses frais un nouveau forage
à proximité du précédent sur un emplacement approuvé par le maître d’œuvre.
Le maintien des terrains superficiels non consolidés sera réalisé à l'aide de tubes de soutènement définitifs
sur une profondeur de 2 m par rapport à la surface topographique. La hauteur minimale hors-sol requise
est de 50 cm.
Suivant coupe prévisionnelle, le diamètre intérieur du tube devra être à minima de 400 mm, de manière à pouvoir
poursuivre le forage et permettre ensuite l’installation de la colonne captante.
Le diamètre extérieur de forage utilisé devra être égal au minimum au Ø extérieur du tube soutènement définitif +
100mm, de manière à répondre au critère minimal de 50 mm d’épaisseur d’espace annulaire.
Le temps de prise est de 24 h au minimum. Un temps d'au moins 48 h est souhaitable avant de continuer
les travaux.
L’entrepreneur veille à ce que le diamètre intérieur du tube de soutènement définitif soit suffisant pour descendre
aisément les équipements prévus dans le cadre de l’opération et éventuellement des tubes de soutènement
provisoires.
Ces mesures doivent être prises en compte par l’entrepreneur dans le prix de foration permettant l'installation
de tube/crépine Ø 200 mm intérieur (prix 202).
Aucune plus-value pour travaux supplémentaires relatifs à ces opérations éventuelles ne pourra être demandée pour
l’entrepreneur.
Les matériaux constituant le massif additionnel sont stockés sur le chantier, à l’abri de toute contamination
d’éléments fins, sableux ou argileux, ainsi que des boues et déblais de forage.
Le puits sera nettoyé avant la descente de la colonne captante, par la méthode de l’émulsion à l’air (air lift).
Le nettoyage se fera par injection d’air à une pression d’au moins 10 % supérieure à la pression de la colonne d’eau
au-dessus de l’injecteur d’air.
L’injecteur sera tout d’abord placé au fond du puits, puis sera remonté progressivement vers la surface : 3 hauteurs
de soufflage sont prévues. Enfin l’injecteur sera redescendu en fond de puits pour effectuer le dernier nettoyage.
La durée minimale du nettoyage sera d’une demi-heure par palier soit 2 heures minimum au total sans compter
les temps de manœuvre.
Lorsque la profondeur finale du forage sera atteinte (profondeur prévisionnelle de 60 m) et après nettoyage
du puits tel que décrit précédemment, la colonne captante en PVC Ø 200 mm intérieur sera descendue
jusqu’au fond du puits.
La colonne captante sera équipée de centreurs et de 3 tubes guides de 1’’ (diamètre intérieur) fixés en extrados ; les
centreurs seront installés tous les 3 mL sur les tubes pleins et crépines. L’ensemble de la colonne captante
et équipements associés doit être descendu doucement et sans forcer dans le trou de forage. Les tubes guides
seront installés sur a minima les 25 premiers mètres du forages ; la partie inférieure des tubes guides sera
bouchonnée et crépinée sur 3 mètres.
Dans le cas où la colonne captante ne serait pas descendue jusqu’à cette profondeur prévue (coincement),
elle sera retirée, et le forage sera réalésé pour permettre de nouveau la mise en place des équipements.
Cette opération sera réitérée jusqu’à ce que la colonne captante soit effectivement descendue
jusqu’à la profondeur souhaitée. Aucune plus-value pour travaux supplémentaires relatifs à ces opérations
éventuelles ne pourra être demandée pour l’entrepreneur.
Les longueurs de la colonne de tubes pleins et crépines sont données à titre indicatif dans la coupe prévisionnelle
et le DQE. Elles seront adaptées aux conditions de terrain, en fonction des venues d’eau et des caractéristiques
géologiques. A ce stade, il est prévu la mise en place de 20 m de tubes pleins et de 40 m de crépines.
La colonne de tubes pleins (et tubes guides associés) devra dépasser du sol sur une hauteur minimale de 0.5 m.
L’entrepreneur fera en sorte de disposer d’un stock de chaque type de tubes sur le site du chantier ou lieu approprié
sur l’île de TAHA’A de +20 à +30% par rapport aux quantités prévues du DQE afin de pourvoir s’ajuster au mieux
des conditions géologiques et hydrogéologiques réelles du site.
Le volume annulaire autour des crépines et une partie de la colonne de tubes pleins sera rempli par un massif
additionnel graveleux, propre, perméable et insensible à l’eau. Il a pour fonction de stabiliser les terrains et de filtrer
à minima les eaux souterraines.
La mise en place du massif additionnel s’effectue par gravité, généralement par l’intermédiaire d’un tube
de descente des granulats relevé au fur et à mesure. L’entrepreneur détaillera a minima dans son offre
la méthodologie employée ; celle-ci sera ensuite détaillée dans les études d’exécution. Dans tous les cas,
l’entrepreneur veillera à contrôler régulièrement la profondeur des granulats dans le puits.
Le volume du massif additionnel à préparer est calculé en ajoutant un coefficient minimum de 20 % par rapport
au volume théorique (cf. études d’exécution). Les volumes mis en œuvre seront contrôlés et vérifiés sur la base
du calcul théorique.
Un bouchon étanche sera confectionné au-dessus du massif additionnel avant réalisation de la cimentation
au moyen de billes d’argiles déshydratées.
Comme pour le massif additionnel, la mise en place s’effectue par gravité depuis la surface. La vitesse
de sédimentation dans l’eau est de l’ordre de 0.3-0.4 m/s. Le remplissage doit se faire lentement afin d’éviter
la formation de « ponts ».
L’entrepreneur détaillera dans les études d’exécution la méthodologie employée et veillera à contrôler régulièrement
la profondeur des billes dans le puits.
La cimentation de l'espace annulaire se fera sur une grande partie de la longueur de tubes pleins de la colonne
captante. La cimentation devra être effectuée jusqu’à atteindre les formations basaltiques massives,
sous les formations d’altération basaltiques sus-jacentes.
Suivant coupe prévisionnelle, la longueur de cimentation sera d’au moins 16 m. La hauteur de cimentation sera
précisée/validée par le maître d’œuvre en fonction des observations faites en cours de forage.
La cimentation devra être réalisée dès l’achèvement de la mise en place de la colonne captante, du massif
additionnel et du bouchon étanche. Une durée de 2 h est cependant requise avant de commencer la cimentation de
façon à permettre le début du gonflement des argiles.
Elle sera à réaliser au moyen d’une ou plusieurs cannes de 1’’ : elles sont placées de chaque côté du tube
et descendues à la cote requise pour l’injection et retirées par tranche de 5 m.
Suivant études d’exécution, la cimentation pourra potentiellement être effectuée en plusieurs passes,
pour éviter l’éclatement des tubes (vérification du collapse). La méthodologie de cimentation de l’entrepreneur devra
être soumise à approbation du maître d’œuvre.
Le volume du coulis à fabriquer est calculé en ajoutant un coefficient minimum de 30 % par rapport au volume
théorique. Ce coefficient doit être modulé suivant la connaissance des terrains plus ou moins faillés. Les volumes
mis en œuvre seront contrôlés et vérifiés sur la base du calcul théorique (cf. études d’exécution).
L’entrepreneur veillera en outre à ce que le coulis injecté remonte bien en surface à l’extérieur de la colonne captante.
Après réalisation de la cimentation, un temps d'au moins 48 h sera requis avant de continuer les travaux.
La fermeture en tête de puits sera constituée d’un massif en béton armé autour du tube de soutènement définitif
avec plaque de fermeture en acier et d’une margelle bétonnée.
L’entrepreneur établira dans les études d’exécution les plans et justifications nécessaires qui seront transmis
au MOE pour validation.
Le massif béton de la tête de puits sera réalisé en béton armé coulé en place.
La géométrie à adopter pour la tête de puits sera de 100 cm x 100 cm pour une hauteur de 100 cm (hors ancrage
dans le sol). La tête de puits sera fermée par une plaque en acier scellée dans le béton en ses quatre coins.
On s’assurera de la mise en place d’un joint d’étanchéité acier/béton en silicone ou autre avant fermeture de la
plaque de la tête de puits. La plaque sera également mise en peinture (peinture non toxique résistant à l'humidité).
Un joint d’étanchéité sera également mis en place sur toute la hauteur du tube acier de soutènement définitif
en contact avec le béton de la tête de puits.
En prévision de l’installation future dans l’ouvrage d’équipement de pompage pour l’exploitation AEP,
il sera également mis en place un crochet de sécurité à l’intérieur de la tête de puits pour la fixation du câble
de la pompe immergée. Le positionnement du crochet sera validé par le maître d’ouvrage ou son représentant
(conducteur d’opération) au moment des études d’exécution à fournir par l’entreprise. Le crochet sera en acier
inoxydable 304L et permettra de reprendre une charge de 150 kg (fixation dans le GC à justifier par une note de
calcul).
Le massif béton de la tête de puits est ceinturé par une margelle de base de 3 m2 et de dimensions
1.75m x 1.75m. Le massif est penté vers l’extérieur afin de faciliter le ruissellement des eaux. Sur les côtés extérieurs,
la hauteur du massif est de 0.30m par rapport au terrain naturel en place.
Il sera mis en place une nappe de treillis soudé en surface de margelle (enrobage 5 cm mini) avec fer d’au moins
Ø 8 mm, espacement d’au-moins 15 cm x 15 cm.
En prévision de l’installation future dans l’ouvrage d’équipement de pompage pour l’exploitation AEP,
il sera également mis en place des réservations pour le passage de 4 fourreaux TPC (3xTPC Ø50mm + 1xTPC
Ø100mm) en traversée de la margelle bétonnée. Le positionnement des fourreaux TPC sera validé par le maître
d’ouvrage ou son représentant (conducteur d’opération) au moment des études d’exécution à fournir par l’entreprise.
Les parties aériennes du refoulement devront être sécurisées par rapport aux poussées hydrauliques au niveau
des déviations angulaires (coudes, Tés), des réductions de diamètre et des plaques pleines ou fermetures
de vannes.
Les jonctions entre tuyaux seront verrouillées ou soudées. A défaut, des butées béton seront réalisées ;
ces dernières devront être justifiées par une note de calculs le cas échéant (cf. Etudes d’exécution).
Il appartient à l’entrepreneur d’évacuer l’ensemble des déchets générés par le chantier (déblais, cuttings,
boues de forage…) et de remettre en état le terrain avant de le restituer au maître d’ouvrage.
Il élimine les emballages de produits éventuellement utilisés pour les fluides ou pour les cimentations
ainsi que tous les matériels réformés, périmés ou non utilisés.
L’entrepreneur réaménage si nécessaire les clôtures ou autre ouvrage sur et autour du terrain s’ils ont été
endommagés ou détruits en cours des travaux.
Le puits sera nettoyé avant réalisation des opérations de développement et exécution des essais par pompage
par la méthode de l’émulsion à l’air (air lift).
Le nettoyage se fera par injection d’air à une pression d’au moins 10 % supérieure à la pression de la colonne d’eau
au-dessus de l’injecteur d’air.
L’injecteur sera tout d’abord placé à proximité du fond de la colonne captante, puis sera remonté progressivement
jusqu’au haut des crépines : 4 hauteurs de soufflage sont prévues. De manière prévisionnelle les profondeurs
seraient les suivantes : 53m, 43m, 33m et 20m.
Enfin l’injecteur sera redescendu placé à proximité du fond de la colonne captante (53m) pour effectuer le dernier
nettoyage.
La durée minimale du nettoyage sera de 2 h par palier soit 10 heures minimum au total sans compter les temps
de manœuvre.
Le développement du puits de pompage sera effectué avec les équipements de pompage prévus
pour la réalisation des essais par pompage.
L’objectif de ce développement, en complément du nettoyage par air-lift est la mise en eau claire
avant de procéder aux essais par pompage.
Pour rappel, la réalisation des essais par pompage nécessitant l’arrêt de la production du forage existant F3TAP86,
l’entrepreneur devra veiller à la mise en place d’un dispositif particulier pour le refoulement des eaux d’exhaure dans
le réseau AEP en service.
❖ pompe immergée, y compris coffret de commande avec protections et accessoires pour limiter l’appel
d’intensité (résistances statoriques ou régulateur électronique, etc.),
❖ groupe électrogène,
❖ colonne de refoulement, et tubes permettant le rejet à une distance maximale de 50 m par rapport
à l’ouvrage pour les essais de puits et dispositif particulier pour le refoulement des eaux d’exhaures
dans le réseau AEP en service. Le deux dispositifs devront être connectés ensemble afin de faciliter
les opérations,
❖ dispositif de prélèvement indépendant (robinet par exemple) pour la réalisation des prélèvements d’eau
ponctuel. Le dispositif devra être adapté pour la réalisation d’opération de désinfection préalable
à la flamme,
❖ 1 compteur ou tout autre appareil(s) agréé(s) par le maître d’œuvre permettant de réaliser la mesure
du débit (caractéristiques du dispositif de comptage à adapter aux débits d’essais de pompage).
La pompe et la colonne de refoulement retenues pour cette opération devront être capables de fournir un débit
prévisionnel maximum de 15 L/s (environ 54 m3/h), sachant que la HMT pourra atteindre environ 40 mètres
au cours du pompage. L’entreprise devra prévoir une pompe permettant d’aller sur le point de fonctionnement
maximal, i.e. 15 L/s avec une HMT de 40 m, et faire varier le débit jusqu’à 3.75 L/s (utilisation d’un variateur
de fréquences ou bridage de la vanne du refoulement).
Le bas de la pompe sera positionné dans la colonne de tubes pleins, soit une profondeur maximale de 20 m
par rapport à la surface topographique actuelle. Cette profondeur sera précisée en cours de chantier par le maître
d’œuvre.
Les pompages devront être lancés après mise en place d’un dispositif particulier pour le refoulement des eaux
pompées au réservoir de TAPUAMU via l’hydraulique DN80 fonte de la station de pompage existante,
ceci afin de poursuivre l’alimentation en eau des administrés.
Le dispositif devra comprendre l’ensemble des accessoires nécessaires (coudes, vannes, clapet anti-retour…)
sur un linéaire de 15-20 m. Une colonne secondaire pour rejet milieu naturel devra également être prévue
pour la réalisation des opérations de développement et des essais de puits (paliers de courte durée à débits
croissants).
Le diamètre du montage qui sera mis en place pour les essais sera en DN100 mm ou supérieur. Le choix
de la pose des conduites (aérienne ou enterrée) sera laissé à l’initiative de l’entreprise. Les dispositions nécessaires
seront prises pour reprendre les poussés hydrauliques au niveau des déviations angulaire
(butées béton ou raccord verrouillés). Cet équipement sera déposé à l’issue des essais et une plaque pleine
sera posée sur la bride de sortie de la plaque de forage.
Le détail des équipements à prévoir pour le dispositif de refoulement est décrit au synoptique ci-après.
Figure 6. Synoptique des aménagements hydrauliques à prévoir pour le futur forage TAPUAMU.
Forage projeté
Local technique
CE
Local de pompage
Puits actuel
Robinet de prélèvement
les essais
Conduite existante
Le développement du puits sera réalisé par pompage alterné : il s’agira d’effectuer 4 paliers de pompage à débits
croissants.
Chaque palier doit avoir une durée qui permette d’obtenir une eau claire sans matière en suspension.
En ce sens, le test à la tâche de sable dans un seau de 10 L doit donner une tâche de moins de 1 cm pour chaque
palier.
La durée minimale de pompage sera de 1 h pour chaque palier avec un arrêt de 15-30 mn avant de démarrer
le palier suivant.
Le dernier palier (débit le plus élevé) sera conduit à un débit maximum de l’ordre de 15 L/s.
L’entrepreneur veillera à ne pas brider excessivement la pompe immergée, aussi, il prévoira si nécessaire
un dispositif de réinjection d’eau dans l’ouvrage de pompage ou mettra à disposition un second atelier de pompage
permettant d’atteindre les objectifs définis par le maître d’ouvrage et le conducteur d’opération. Aucune plus-value
ne sera prise en compte au marché pour la mise à disposition d’un second atelier de pompage.
La méthodologie appliquée et moyens devront être présentés dans le mémoire technique et détaillés
dans les études d’exécution à fournir.
Afin de ne pas fournir de l’eau turbide et/ou chargée en matières en suspension dans le réseau AEP existant,
l’entrepreneur effectuera régulièrement des tests à la tâche de sable jusqu’à ce que les résultats des tests
dans un seau de 10 L donnent une tâche de moins de 1 cm.
Concernant la turbidité des eaux, ce point est traité dans le § 7.1 Contrôles en cours d’exécution.
Des essais par pompage seront réalisés à l’issue de la complétion du forage et hors intempéries.
Toutefois, si les observations effectuées au cours des travaux de foration révèlent une nappe très peu productive,
les essais par pompage pourront être annulés.
➢ un essai de puits par paliers de débit croissant, d’une durée de 4 fois 1 h de pompage avec 1h d’arrêt entre
chaque palier,
➢ la maintenance, y compris énergie et la surveillance de son matériel pendant la durée des essais,
➢ la réalisation des mesures associées (niveaux d’eau, débits, température, conductivité, pH et mesures
prévues dans le cadre des contrôles en cours d’exécution),
La réalisation pratique de ces essais et le suivi seront assurés entièrement par l’entreprise. Les essais
par pompage ne pourront être conduits qu’après une période de repos minimale de 12 h après la réalisation
des opérations de développement et retour du niveau piézométrique au niveau initial (après arrêt du pompage
sur le forage AEP existant).
L’arrêt de l’exploitation du forage existant de TAPUAMU devra être maintenu pendant toute la durée des essais
par pompage.
L’interprétation des essais de pompages sera réalisée par le maître d’œuvre sur la base d’un compte-rendu.
Le contenu de ce document est détaillé au § 3.4 Documents à établir : Compte-rendu de travaux.
De manière prévisionnelle, les débits des paliers d’essais horaires pourront être les suivants :
❖ Q1 = 3.75 L/s
❖ Q2 = 7.5 L/s
❖ Q3 = 11.25 L/s
❖ Q4 = 15 L/s.
Dans le cas où la remontée du niveau d’eau au niveau initial s’effectue avant une durée de 1 h, l’entreprise pourra
procéder à la réalisation du palier suivant avec toutefois une période d’arrêt incompressible de 30 mn entre chaque
palier.
Le maître d’œuvre pourra spécifier des paliers de débits différents suivant les résultats des opérations
de développement.
L’essai de nappe de longue durée à débit constant sera conduit à un débit d’au-moins 10 L/s.
Le maître d’œuvre pourra spécifier un débit de pompage différent suivant les résultats de l’essai de puits.
L’entrepreneur indique la nature du dispositif de mesure du débit envisagé aux études de détails prévues.
Les fréquences de mesures seront identiques à celles mentionnées ci-après pour les niveaux d’eaux sur le puits de
pompage.
Le réglage des débits devra être effectué courant les 5 premières minutes de pompage.
Les débits devront être relevés pour l’essai de puits et l’essai de nappe.
L’entrepreneur mentionne aux études de détails prévues, le matériel de mesure qu’il compte utiliser au cours
des pompages sur le puits et sur le piézomètre d’observation (forage AEP exploité existant de TAPUAMU).
L’incertitude minimale des mesures des matériels utilisés devra être de 1 cm.
Pour assurer la sécurité et la continuité des mesures de niveau, l’entrepreneur prévoira, sur le chantier,
3 dispositifs de mesure.
Les mesures de niveaux doivent être faites par rapport à un point facilement repérable qui est mentionné au plan
d’exécution.
La sonde servant aux mesures dans le puits de pompage devra être descendue dans un tube guide ouvert
ou perforé dont la base est placée au niveau de la pompe.
Les fréquences minimales de mesures pour les niveaux d’eaux sur le puits de pompage sont les suivantes
(à compter du début du pompage et du début de la remontée) :
❖ de 0 mn à 15 mn → 1 min
❖ de 15 mn à 30 mn → 5 min
❖ de 30 mn à 60 mn → 10 mn
❖ de 1 h à 2 h → 15 mn
❖ de 2 h à 4 h → 30 mn
❖ de 4 h à 8 h →1h
❖ >8h →2h
Les niveaux devront être relevés pour l’essai de puits et l’essai de nappe : sur l’ouvrage de pompage
et sur le forage existant présent sur site utilisé comme piézomètre.
Les fréquences minimales de mesures pour les niveaux d’eaux sur le piézomètre sont les suivantes (à compter
du début du pompage et du début de la remontée) :
❖ de 0 mn à 10 mn → 2 min
❖ de 10 mn à 30 mn → 5 min
❖ de 30 mn à 60 mn → 10 mn
❖ de 1 h à 4 h → 20 mn
En complément des mesures manuelles sur les 2 ouvrages, l’entreprise mettra également à disposition des sondes
à enregistrement automatique des niveaux d’eaux sur les 2 ouvrages. Ces sondes permettront de fiabiliser
les données avec l’enregistrement des niveaux à pas de temps réduit : un pas de temps d’enregistrement
toutes les 30 secondes est indiqué.
Toutes les mesures de débit et de niveaux d’eau sont effectuées en temps relatif, en minutes et en secondes,
par rapport au début du pompage, avec un chronomètre au 1/10e de seconde.
Tous les évènements intervenant au cours du pompage d’essais : début et arrêt du pompage, changement
du débit, désamorçage de la pompe, etc. sont notés en fonction du temps absolu, en heures, minutes et secondes,
données par une montre ou autre moyen réglé sur l’heure légale.
Des mesures ponctuelles de la conductivité, de la température, du pH et de la turbidité seront effectuées sur l’eau
d’exhaure, à l’aide d’un appareil de mesure de terrain portatif.
Ce dernier devra être préalablement étalonné avant l’utilisation pour la réalisation des essais par pompage
avec des solutions étalons adéquates.
La fréquence minimales des mesures complémentaires sont les suivantes (à compter du début du pompage) :
❖ de 1 h à 8 h →1h
Le titulaire devra prélever des échantillons d’eau souterraine au terme de l’essai de pompage de longue durée
ou après une durée minimale de pompage de 72 heures pour analyse en Laboratoire agréé par le Pays.
L’entrepreneur installe sur la canalisation de refoulement un robinet pour le prélèvement d’échantillons d’eau.
Ce robinet doit être installé à un minimum de 50 cm au-dessus du sol et préalablement stérilisé avant réalisation du
prélèvement.
Les analyses sont à la charge du titulaire et les échantillons devront être acheminés au Laboratoire dans les 18 h
pour mise en analyses. Le flaconnage adapté aux analyses à réaliser sera à fournir par le Laboratoire d’analyses.
Il s’agira d’une analyse complète de type B1, C2, C3abcd suivant l’arrêté n° 535 CM du 03/04/2018 modifiant l’arrêté
n° 1640 CM du 17/11/1999 fixant le programme de contrôle de la qualité des eaux destinées
à la consommation humaine distribuées par des installations d’adduction d’eau, depuis la ressource jusqu’au point
de distribution, exploités pour un usage collectif qu’ils soient publics ou privés.
Ces éléments sont consignés au cahier de chantier prévu au § 3.4.1 de même que les résultats du suivi
suivant le DOE (cf. § 3.4.2).
L’ensemble de ces opérations de contrôle est rémunéré forfaitairement dans le poste 601 du marché.
Le nouveau forage de TAPUAMU alimentant en eau potable les administrés de la Commune de TAHA’A,
il est impératif que les travaux nuisent/interfèrent au minimum avec l’exploitation de l’ouvrage et la qualité des eaux
souterraines.
Pendant toute la durée des travaux, l’entrepreneur devra procéder au contrôle de la qualité des eaux distribuées
dans le réseau AEP existant : il s’agira de mesurer la turbidité des eaux d’exhaure au niveau de la station
de pompage du forage actuellement exploité.
Les mesures seront effectuées au moyen d’un appareil de mesure de terrain portatif préalablement étalonné
avant l’utilisation avec des solutions étalons adéquates. Il pourra s’agir du même matériel de mesures utilisé
dans le cadre du suivi des essais par pompage.
Figure 7. Illustration du point de contrôle de la turbidité des eaux dans le réseau AEP existant.
Ces mesures devront être effectuées pendant toutes les opérations effectives du chantier, y compris pendant
la phase de foration de l’ouvrage.
Les mesures devront être effectuées quotidiennement avant démarrage des travaux en début de journée / poste de
travail, puis toutes les 2 heures. Une dernière mesure en fin de journée, avant repli des équipes, sera réalisée
par l’entreprise.
Le critère de contrôle de la turbidité des eaux refoulées dans le réseau AEP devra être < à 2 NTU. En cas
de dépassement du seuil, l’entrepreneur devra immédiatement en informer le maître d’œuvre, qui statuera
sur l’arrêt temporaire ou non des opérations / travaux en cours. Ce critère de contrôle pourra être réévalué le cas
échéant en cours de travaux par le maître d’œuvre.
L’ensemble de ces opérations de contrôle est rémunéré forfaitairement dans le poste 602 du marché.
Avant de prononcer la réception des travaux, il sera procédé notamment aux opérations suivantes :
❖ Mesure de la profondeur finale de l’ouvrage à l’aide d’une sonde étalonnée ou équipée d’un capteur
de fond,
L’entrepreneur fournit les appareils de mesure et effectuent ces dernières en présence du maître d’œuvre.
Ces éléments seront contrôlés à la fin du chantier dans le cadre de la visite du site avec l’ensemble
des intervenants après remise en état.
L’ensemble de ces opérations de contrôle est rémunéré forfaitairement dans le poste 603 du marché.
Le contrôle du forage par caméra immergée couleur fait partie des opérations de réception de l’ouvrage mais il doit
être réalisé avant le lancement des essais par pompage.
Il s’agit d’une caméra immergée descendue dans le forage toute hauteur ; pour rappel, la profondeur d’arrêt
prévisionnelle est de 60 m/TN. La tête de la caméra sera préférentiellement orientable. Les images, en couleur,
seront retransmises sur une régie.
Cet examen permettra de vérifier la conformité de l’ouvrage et de déceler d’éventuelles anomalies ; la vitesse
d’avancement sera telle qu’elle permette une exploitation des vidéos en vue de l'objectif final.
❖ l'absence d'anomalies.
Il est rappelé que les nappes rencontrées sont destinées à être exploitée pour la production d'eau potable,
pour cette raison la caméra ainsi que le câble seront désinfectés avant introduction dans l’ouvrage.
Le matériel mis à disposition devra répondre aux objectifs fixés et être décrit dans le mémoire technique.
Les résultats de la vidéo inspection seront explicités dans un rapport ou compte-rendu. Ce dernier présentera
notamment les résultats sous la forme d'un log, fonction de la profondeur et référencé par rapport à un repère fixe.
Tous les éléments attendus (tubes, raccords…) seront illustrés par des clichés photographiques issus de la vidéo et
seront retranscrits sur le log. Tous les éléments examinés devront également être synthétisés sous la forme
d’un tableau dans le rapport de compte-rendu ; les profondeurs de localisation des éléments/clichés, en mètres,
devront être précisées par rapport au TN et en NGPF. Le rapport fournira la description du matériel utilisé
et un schéma ou une photo du repère fixe.
Le rapport ainsi que les fichiers d’enregistrement vidéo originaux devront être transmis au maître d’ouvrage,
au conducteur d’opération et au maître d’œuvre (1 exemplaire chacun).
L’ensemble de ces opérations de contrôle est rémunéré forfaitairement dans le poste 604 du marché.
Le programme d’exécution des travaux comportera au minimum les points de contrôles et points d’arrêt définis
ci-après :
Papeete, le : TAHA’A, le :