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Correction Suites Réelles - Algèbre 1

Ce document contient la correction d'une feuille d'exercices sur les suites réelles. Il présente la résolution de 16 exercices portant sur le calcul de limites de suites et la démonstration de propriétés comme la convergence ou non-convergence. Plusieurs méthodes sont utilisées comme le théorème des gendarmes ou le principe de l'absurde.

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Correction Suites Réelles - Algèbre 1

Ce document contient la correction d'une feuille d'exercices sur les suites réelles. Il présente la résolution de 16 exercices portant sur le calcul de limites de suites et la démonstration de propriétés comme la convergence ou non-convergence. Plusieurs méthodes sont utilisées comme le théorème des gendarmes ou le principe de l'absurde.

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Université Claude Bernard Lyon 1 UE Algèbre 1

Semestre d’automne 2022-2023

Correction Feuille 3 : Suites réelles


Exercice 1
n+2 n(1 + n2 ) 1 + n2
1. un = = 1 = .
 − 1 n(2 − n )
2n 2− n1 
2 1 1
Or lim 1 + = 1 et lim 2 − = 2 donc lim un = .
n→+∞ n n→+∞ n n→+∞ 2
2 3 2 3
3n2 − 2n + 3 n2 (3 − n + n2 ) 1 3 − n + n2
2. un = = 1 = . .
3
n −1 3
n (1 − n3 ) n 1 − n13
1 3 − n2 + n32
Or lim = 0 et lim = 3, donc lim un = 0.
n→+∞ n n→+∞ 1 − n13 n→+∞
2 2 5 5
3n − 5 n (3 − n2 ) 3 − n2
3. un = = 4 = n. .
n+4 n(1 + n ) 1 + n4
3 − n52
Or lim n = +∞ et lim = 3 donc lim un = +∞.
n→+∞ n→+∞ 1 + 4 n→+∞
n

q
2 √ q
2
q
n+2 n(1 + n
) n 1 + n
1 + n2
4. un = √ =q =√ q =q .
n−1 n(1 − n1 ) n 1 − n1 1 − n1
1
Donc lim un = = 1.
n→+∞ 1
√ q

   
n+5 n+5
n+5+n n 1 + n
n 1 + n 2
5. un = √ = q = √ q .
n2 + 1 n2 (1 + n12 ) n2 1 + n12
q q
√ n(1 + n1 + n52 ) 1 + n1 + n52
n = n2 car n est positif, donc un = q = q .
n 1 + n12 1 + n12
1+0
On en déduit que lim un = = 1.
n→+∞ √ 1 √ √ √
√ √ ( n + 1 − n)( n + 1 + n) (n + 1) − n 1
6. un = n + 1 − n = √ √ =√ √ =√ √ .
n+1+ n n+1+ n n+1+ n
Donc lim un = 0.
n→+∞

7. Par l’absurde, supposons que la suite (sin(n))n∈N admet une limite ℓ1 . On a la formule de trigo-
nométrie suivante sin(n + 1) = sin(n) cos(1) + cos(n) sin(1).
sin(n + 1) − sin(n) cos(1)
Donc cos(n) = car sin(1) ̸= 0.
sin(1)
ℓ1 − ℓ1 cos 1
En particulier, la suite (cos(n))n converge vers ℓ2 := . On en déduit que la suite (ein )n
sin(1)
converge vers λ := ℓ2 + iℓ1 .
Or ei(n+1) = ein ei et quand on prend la limite on a λ = λei . Donc λ = 0.
Donc lim ein = 0. Par suite, lim |ein | = 0. C’est absurde car |ein | = 1.
n→+∞ n→+∞
En conclusion (sin(n))n n’a pas de limite.

−1 sin(n) +1
8. On a −1 ≤ sin(n) ≤ 1, donc √ ≤ √ ≤√ .
n n n
−1 +1 sin(n)
Or lim √ = lim √ = 0. Par le théorème des gendarmes, on en déduit que lim √ = 0.
n→+∞ n n→+∞ n n→+∞ n

1
 n   
1 1
9. On a un = 1 + = exp n ln 1 + .
n n
ln(1 + n1 )
 
1 ln(1 + h) 1
Or lim n ln 1 + = lim 1 = lim = 1. On a posé h = .
n→+∞ n n→+∞
n
h→0 h n
1
Par suite, lim un = e = e.
n→+∞
n n
n − (−1)n n(1 − (−1)
n
) 1 − (−1)
n
10. un = n
= (−1) n = (−1)n .
2n + (−1) n(2 + n ) 2+ n
(−1)n 1 (−1)n (−1)n
= . Donc lim = 0, par suite lim = 0.
n n n→+∞ n n→+∞ n
1
Ainsi lim un = .
n→+∞ 2
11. Pour tout n ∈ N, on a u2n = 1 et u2n+1 = −1, donc la suite (un )n∈N ne converge pas.
3n − 2n 3n − 2n
12. un = = (−1) = −1. Donc (un )n∈N∗ est la suite constante égale à −1. Donc
2n − 3n 3n − 2n
lim un = −1.
n→+∞

2n
  
exp(n ln(2)) ln(n)
13. un = 100 = = exp(n ln(2) − 100 ln(n)) = exp n ln(2) − 100 . Or on
n exp(100 ln(n)) n
ln(n) ln(n)
sait que lim = 0. Donc lim ln(2) − 100 = ln(2) > 0. Donc lim un = +∞.
n→+∞ n n→+∞ n n→+∞

14. lim un = cos 0 = 1.


n→+∞

1 1
15. On a |un | ≤ . Or lim = 0, donc lim |un | = 0. Par suite lim un = 0.
n n→+∞ n n→+∞ n→+∞
 π
16. Pour tout n ∈ N, on a u4n = cos(2nπ) = 1 et u4n+1 = cos 2nπ + = 0. Donc lim u4n = 1
2 n→+∞
et lim u4n = 0 ̸= lim u4n . Ainsi un n’a pas de limite.
n→+∞ n→+∞

1 1 1 1
Exercice 2. un = + + + ... + .
n+1 n+2 n+3 2n
1. Montrons que la suite (un ) est croissante :
   
1 1 1 1 1 1
un+1 − un = + + ... + − + + ... +
(n + 1) + 1 (n + 1) + 2 2(n + 1) n+1 n+2 2n
   
1 1 1 1 1 1
= + + ... + − + + ... +
n+2 n+3 2n + 2 n+1 n+2 2n
   
1 1 1
= + −
2n + 1 2n + 2 n+1
2(n + 1) + 2n + 1 − 2(2n + 1)
=
(2n + 1)2(n + 1)
2n + 2 + 2n + 1 − 4n − 2
=
(2n + 1)2(n + 1)
1
=
(2n + 1)2(n + 1)

Donc un+1 − un > 0, par suite un+1 > un . On en déduit que la suite (un ) est croissante.

2
1
2. Dans la définition de (un ), on remarque que le terme le plus grand est et le terme le plus
n+1
1
petit est . De plus, un est défini comme la somme de n termes. On en déduit l’encadrement
2n
   
1 1
n < un < n
2n n+1
1 n 1
< un < =1− <1
2 n+1 n
1
Donc < un < 1. Comme la suite est croissante et majorée (par 1), elle converge par le théorème
2
1
de la convergence monotone vers une limite ℓ, et cette limite vérifie ≤ ℓ ≤ 1.
2
n
X1
3. Soit la suite vn := définie pour n ∈ N∗ . Par l’absurde, supposons que (vn ) converge vers µ.
k=1
k
On a v2n = vn + un . En prenant la limite on obtient µ = µ + ℓ. D’où ℓ = 0. C’est impossible vu
l’encadrement de ℓ dans la question 2. On en déduit que (vn ) n’a pas de limite finie. Comme elle est
croissante alors lim vn = +∞.
n→∞

1
Exercice 3. un = un−1 + 3 pour n ∈ N∗ .
2
1. (un )n∈N∗ est une suite arithmético-géométrique car elle est de la forme un = aun−1 + b avec b et c
constantes.
1 1
2. α = α + 3 ⇐⇒ α = 3 ⇐⇒ α = 6.
2 2
1 1
3. On retranche membre à membre les égalités un = un−1 + 3 et α = α + 3. On obtient
2 2
1 1
un − α = (un−1 − α). Ainsi vn = vn−1 .
2 2
1
4. (vn )n∈N est une suite géométrique de raison et de premier terme v0 = u0 − 6 = 8 − 6 = 2.
 n  n 2
1 1 1
Par suite vn = v0 = 2 = n−1 pour tout n ∈ N.
2 2 2
1
4. vn = un − α = un − 6. Donc un = vn + 6 = n−1 + 6.
2
On en déduit lim un = 6.
n→∞

un + 8 un − 2
Exercice 4. , u0 = 1 , un+1 = , vn = .
2un + 1 un + 2
1.
 
un+1 − 2 un + 8 1
vn+1 = = −2 × un +8
un+1 + 2 2un + 1 2un +1
+2
un + 8 − 2(2un + 1)
=
un + 8 + 2(2un + 1)
−3un + 6
=
5un + 10
−3 un − 2
= ×
5 un + 2
3
= − vn
5

3
3 u0 − 2 1
Donc (vn )n∈N est une suite géométrique de raison − et de premier terme v0 = =− .
 n  n 5 u0 + 2 3
3 1 3
2. On déduit que vn = − v0 = − − .
5 3 5
un − 2
3. Comme vn = alors vn (un + 2) = un − 2 donc un (vn − 1) = −2(vn + 1) et ainsi un =
un + 2
−2(vn + 1) 2[− 1 (− 3 )n + 1] 3 − (− 53 )n
. On en déduit un = − 13 35 n = 2. .
vn − 1 −3
(− 5) −1 3 + (− 35 )n
n
3 −3
4. Comme −1 < − < 1 alors lim = 0. On en déduit lim un = 2.
5 n→+∞ 5 n→+∞


Exercise 5. u0 = 2 et un+1 = 2un − 1 ∀n ∈ N.
1. Par récurrence, posons Pn : ”un > 1”.
Initialisation : Pour n = 0 on a bien u0 = 2 > 1. Donc P0 est vraie. √
Hérédité : Soit n ∈ N et supposons P√ n vraie, montrons Pn+1 est vraie. On a un+1 = 2un − 1 donc
par hypothèse de récurrence un+1 > 2 × 1 − 1 = 1. Ainsi un+1 > 1. Donc Pn+1 est vraie. Ainsi Pn
est héréditaire.
Conclusion : Comme P0 est vraie et que Pn est héréditaire alors Pn est vraie pour tout n ∈ N.
Donc (un )n∈N est minorée par 1.
2. On a pour tout n ∈ N :
√ √
√ ( 2un − 1 − un )( 2un + 1 + un )
un+1 − un = 2un − 1 − un = √
2un + 1 + un
2
2un − 1 − un
= √
2un − 1 + un
(un − 1)2
= −√ <0
2un − 1 + un
On en déduit que la suite (un )n∈N est décroissante.
3. Comme la suite (un )n∈N est décroissante et minorée par 1 alors elle converge par le théorème
de la√convergence monotone. On note ℓ sa limite. On a ℓ qui vérifie la relation de récurrence d’où
ℓ = √2ℓ − 1.
ℓ = 2ℓ − 1 ⇐⇒ ℓ2 = 2ℓ − 1 ⇐⇒ (ℓ − 1)2 = 0 ⇐⇒ ℓ = 1.

Exercise 6. u0 = 1 et un = 1 + un−1 pour n ∈ N∗ .


p

1. Par récurrence posons Pn : ”0 ≤ un ≤ 2”.


Initialisation : Pour n = 0 on a bien u0 = 1 ∈ [0, 2]. Donc P0 est vraie.
Hérédité : Soit√n ∈ N et supposons Pn vraie, montrons que Pn+1 est vraie.
On a un+1 √
√ = 1 + u√ n . Comme un ≥ 0 alors 1 + un ≥ 0. Donc un+1 existe, un+1 ≥ 0 et un+1 =
1 + un ≤ 1 + 2 = 3 < 2. Donc Pn+1 est vraie et ainsi Pn est héréditaire.
Conclusion : Comme P0 est vraie et que Pn est héréditaire alors Pn est vraie pour tout n ∈ N.
2. Soit Rn : ”un < un+1 ”. Montrons
√ que Rn est vraie par récurrence.
R0 : ”u0 < u1 ”. Donc R0 : ”1 < 2”. Ainsi R0 est vraie. Supposons Rn vraie pour n ∈ N fixé.
Montrons que Rn+1 : ”un+1 < un+2 " est vraie. √ p
Comme Rn est vraie alors un < un+1 , donc 1 + un < 1 + un+1 et par suite 1 + un < 1 + un+1 .
Ainsi un+1 < un+2 . Donc Rn+1 est vraie.
En conclusion Rn est vraie pour tout n ∈ N. Ainsi (un )n∈N est croissante.
3. Comme (un )n∈N est croissante et majorée (par 2) alors par le théorème de convergence monotone,

(un )n∈N converge. On note ℓ sa limite. La limite vérifie la relation de récurrence d’où ℓ = 1 + ℓ.
Comme un ≥ 0 pour tout n ∈ N alors ℓ ≥ 0.
On a ℓ2 − ℓ − 1 = 0. ∆ = 5.

4

1− 5
ℓ1 = < 0. Donc ℓ1 ne convient pas.
2√ √
1+ 5 1+ 5
ℓ2 = > 0. Ainsi ℓ = .
2 2

Exercise 7.
1
1. un+1 = un + 5. u0 = 3.
6
(un )n∈N est une suite arithmético-géométrique. On utilise la méthode de l’exercice 6-3.
1
Cherchons α ∈ R tel que α = α + 5.
6
1 5
α = α + 5 ⇐⇒ α = 5 ⇐⇒ α = 6.
6 6
Posons vn := un − α.
1
On obtient vn+1 = vn .
6
1
(vn )n∈N est une suite géométrique de raison et de premier terme v0 = u0 − α = 3 − 6 = −3.
 n  n 6
1 1 −3
Donc vn := v0 = −3 = n.
6 6 6
On a lim vn = 0.
n→+∞
vn = un − α. Donc un = vn + α = vn + 6.
Ainsi lim un = 6.
n→+∞

Pour les questions 2, 3 et 4 nous ne donnons que des indications qui guident l’étude de chaque
suite :

2. (un )n∈N est une suite arithmético-géométrique. Voir méthode exercice 6-3.
On trouve que un n’a pas de limite.

3. Montrez que (un )n∈N est décroissante et minorée par 0. √


1+ 5
En déduire que (un )n∈N converge et que sa limite est ℓ = .
2
4. Montrez que (un )n∈N est croissante et majorée par 4.
En déduire que (un )n∈N converge et que sa limite est 4.
2
5. un+1 = u2n + , u0 = 0.
9
1
a) Montrons par récurrence que 0 ≤ un ≤ pour tout n ≥ 0.
3
1
Soit P (n) : "0 ≤ un ≤ ".
3
1
P (0) : "0 ≤ u0 ≤ ".
3
P (0) est vrai car u0 = 0.
Supposons que P (n) est vraie pour un entier n donné et montrons que P (n + 1) est vraie.
1
P (n + 1) : "0 ≤ un+1 ≤ ".
3
2 2
un+1 = un + donc un+1 ≥ 0.
9  2
1 2 1 1 2 1 2 3 1
P (n) vraie implique 0 ≤ un ≤ . Donc un ≤ c’est à dire u2n ≤ . Donc u2n + ≤ + = = .
3 3 9 9 9 9 9 3
2 1
Comme un+1 = u2n + alors un+1 ≤ . Donc P (n + 1) est vraie.
9 3
En conclusion P (n) est vraie pour tout n ∈ N.

5
1
Donc 0 ≤ un ≤ pour tout n ≥ 0.
3
b) On va montrer que (un )n∈N est croissante par récurrence.
Soit R(n) : "un ≤ un+1 ".
R(0) : "u0 ≤ u1 ".
2
R(0) : " 0 ≤ ". Donc R(0) est vraie.
9
Supposons que R(n) est vraie pour un entier n donné et montrons que R(n + 1) est vraie.
R(n + 1) : "un+1 ≤ un+2 ".
2 2
R(n) vraie =⇒ un ≤ un+1 =⇒ u2n ≤ u2n+1 =⇒ u2n + ≤ u2n+1 + =⇒ un+1 ≤ un+2 .
9 9
Donc R(n + 1) est vraie.
En conclusion R(n) est vraie pour tout n ∈ N. Donc (un )n∈N est croissante.
1
c) D’après ce qui précède (un )n∈N est une suite croissante et majorée par . Donc (un )n∈N converge.
3
Soit ℓ sa limite, ℓ = lim un .
→+∞
2 2
un+1 = u2n + . En passant aux limites on obtient : ℓ = ℓ2 + .
9   9
1 1
Comme 0 ≤ un ≤ pour tout n ≥ 0, alors ℓ ∈ 0, .
3 3
2 2
ℓ − ℓ + = 0.
9
8 1
∆=1− = .
9 9
√ 1
∆= .
3
1 − 13
 
1 1
ℓ1 = = ∈ 0, .
2 3  3
1
1+ 3 2 1
ℓ2 = = ̸∈ 0, . Donc ℓ2 ne convient pas.
2 3 3
1
Donc ℓ = .
3
1 1
6. u0 = 2, u1 = , u2 = − u3 = −3, u4 = 2 = u0 . Donc les termes vont se répéter. Ainsi la suite
3 2
(un )n∈N est périodique. On a pour tout n ∈ N :
u4n = 2.
1
u4n+1 = .
3
1
u4n+2 = − .
2
u4n+3 = −3.
La suite (un )n∈N n’est pas convergente.

un un + 1 − 1 1
Exercice 8. = =1− .
1 + un 1 + un 1 + un
1 un un 1
Donc =1− . Comme lim = 0 alors lim = 1.
1 + un 1 + un n→+∞ 1 + un n→+∞ 1 + un
Par suite lim (1 + un ) = 1, d’où lim un = 0.
n→+∞ n→+∞

6

Exercice 9. La suite u2n n converge vers ℓ ∈ R.
Pour tout n ∈ N, par hypothèse de croissance, on a
u2n ≤ u2n+1 ≤ u2n+2 .
Or lim u2n = lim u2n+2 = ℓ. D’après le théorème des gendarmes, on obtient lim u2n+1 = ℓ.
n→+∞ n→+∞  n→+∞
En résumé on a lim u2n = lim u2n+1 = ℓ. Donc la suite un n est convergente vers ℓ.
n→+∞ n→+∞

3 − u2n−1
Exercise 10. u0 ∈ [0, 1] et un = pour tout n ∈ N∗ .
2
3 − x2
1. f (x) = . Notons que un+1 = f (un ).
2′
1.(a). On a f (x) = −x donc f ′ (x) ≤ 0 pour tout x ∈√ [0, +∞[. Ainsi f est décroissante sur [0, +∞[.
√ 3−x 2
3 − ( 3)2 3 − x2 3 √
1.(b). Soit x ∈ [0, 3]. Alors f (x) = ≥ = 0 et f (x) = ≤ ≤ 3. Ainsi
√ √ 2 2 2 2
f (x) ∈ [0, 3]. D’où l’intervalle √ [0, 3] est stable par f .
On en déduit que 0 ≤ un ≤ 3 pour tout n ∈ N.
3 − ℓ2
1.(c). f (ℓ) = ℓ ⇐⇒ = ℓ ⇐⇒ 3 − ℓ2 = 2ℓ ⇐⇒ ℓ2 + 2ℓ − 3 = 0. Il y a 2 solutions : 1 et −3 mais
2
comme ℓ ∈ [0, +∞[ alors ℓ = 1.
2. On montre par récurrence que la suite (u2n )n∈N est croissante.
Soit P (n) : ”u2n ≤ u2n+2 ”.
P (0) : ”u0 ≤ u2 ”.
2 2
3 − u1 2 3 − ( 3−u2 0 )2 3 − ( 3−x
2
)2 −x4 + 6x2 + 3
u2 = = . Posons x := u0 . On a u2 = = .
2 2 2 8
−x4 + 6x2 + 3
P (0) ⇐⇒ x ≤ ⇐⇒ x4 − 6x2 + 8x − 3 ≤ 0.
8
Posons g(x) := x4 − 6x2 + 8x − 3.
g ′ (x) := 4x3 − 12x + 8 = 4(x3 − 3x + 2) = 4(x − 1)(x2 + x − 2) = 4(x − 1)2 (x + 2).
Comme x ∈ [0, 1] alors g ′ (x) ≥ 0 donc g est croissante, d’où g(x) ≤ g(1) = 0. Ainsi P (0) est vraie.
Supposons P (n) vraie pour n fixé. Etudions P (n + 1).
P (n + 1) : ”u2n+2 ≤ u2n+4 ”.
Comme P (n) est vraie alors u2n ≤ u2n+2 . On sait que f est décroissante sur [0, +∞[. Donc f (u2n ) ≥
f (u2n+2 ), d’où u2n+1 ≤ u2n+3 . On applique f de nouveau, on obtient f (u2n+1 ) ≥ f (u2n+3 ). Ainsi
u2n+2 ≥ u2n+4 . Par suite P (n + 1) est vraie.
En conclusion P (n) est vraie pour tout n ∈ N. Donc la suite (u2n )n∈N est croissante.
Soit n ∈ N, on a u2n ≤ u2n+2 . Comme f est décroissante alors f (u2n ) ≥ f (u2n+2 ). Donc u2n+1 ≥ u2n+3 .
Ainsi la suite (u2n+1 )n∈N est décroissante. √
3. Par le théorème de convergence monotone comme (u2n )n∈N est croissante majorée (par 3) et
(u2n+1 )n∈N est décroissante minorée (par 0) alors ces deux suites convergent. On note ℓ1 et ℓ2 leurs
limites respectives : ℓ1 = lim u2n et ℓ2 = lim u2n+1 .
n→+∞ n→+∞
3 − u22n 3 − u22n+1
Comme u2n+1 = et u2n+2 = , alors par passage aux limites, on a :
2 2
2 2
3 − ℓ1 3 − ℓ2
ℓ2 = et ℓ1 = .
2 2
Donc 2ℓ2 = 3 − ℓ21 et 2ℓ1 = 3 − ℓ22 .
Donc 2ℓ2 − 2ℓ1 = (3 − ℓ21 ) − (3 − ℓ22 ) = ℓ22 − ℓ21 = (ℓ2 − ℓ1 )(ℓ2 + ℓ1 ).
C’est à dire 2(ℓ2 − ℓ1 ) − (ℓ2 − ℓ1 )(ℓ2 + ℓ1 ) = 0.
On a donc (ℓ2 − ℓ1 )(2 − (ℓ2 + ℓ1 )) = 0. Donc ℓ1 = ℓ2 ou ℓ2 + ℓ1 = 2.
3 − ℓ21
Si ℓ1 = ℓ2 alors ℓ1 = , donc 2ℓ1 = 3 − ℓ21 . Par suite ℓ21 + 2ℓ1 − 3 = 0, les solutions sont 1 et −3.
√ 2 √
Comme 1 ∈ [0, 3] et −3 ∈ / [0, 3] alors ℓ1 = 1 et ℓ2 = 1.
3 − ℓ21
Si ℓ2 + ℓ1 = 2 alors ℓ2 = 2 − ℓ1 . Comme ℓ2 = alors 2ℓ2 = 3 − ℓ21 . Donc 2(2 − ℓ1 ) = 3 − ℓ21 . Ce
2
7
qui donne 4 − 2ℓ1 = 3 − ℓ21 .
ℓ21 − 2ℓ1 + 1 = 0
(ℓ1 − 1)2 = 0, d’où ℓ1 = 1, par suite ℓ2 = 1.
Dans les deux cas ℓ1 = ℓ2 = 1. On en déduit que la suite (un )n∈N converge vers 1.

Exercice 11. 
1. D’après un théorème du cours, wn n converge aussi.
  
2. Si wn n ne converge pas, alors au moins une entre un n et vn n ne converge pas (il s’agit juste
de la contraposée de l’implication précédente).
Rappel :
(i) La contraposée de P =⇒ Q est (non Q) =⇒ (non P ).
(ii) P =⇒ Q est équivalente à sa contraposée.
3. Il suffit de prendre un = n et vn = −n pour tout n ∈ N.

Exercice 12.
1.  2
1 1 3 1 3
wn = u2n + 2un vn + vn2 + vn2 = un + vn + vn2 .
2 4 4 2 4
2. Du point précédent, on déduit que wn ≥ 0.
On a  2
1
0 ≤ un + vn ≤ wn (i)
2
et
3
0 ≤ vn2 ≤ wn
4
c’est à dire
4
0 ≤ vn2 ≤ wn (ii)
3
On a lim wn = 0. Le théorème des gendarmes appliqué à (ii) donne lim vn2 = 0 et par suite
n→+∞ n→+∞
lim vn = 0.
n→+∞
2 
1
De même le théorème des gendarmes appliqué à (i) donne lim un + vn = 0 et par suite
   n→+∞  2
1 1 1
lim un + vn = 0. Comme lim vn = 0 et que un = un + vn − vn alors lim un = 0.
n→+∞ 2 n→+∞ 2 2 n→+∞

Exercice 13.
1.(a). Par définition de limite, pour tout ε > 0, il existe Nε ∈ N tel que, pour tout n ≥ Nε , on a
un+1
10 − ε ≤ ≤ 10 + ε .
un
Alors, il suffit de prendre ε = 5 et N = Nε , et utiliser le fait que un est positif.

2ème méthode :
un+1 un+1
Comme lim = 10, alors à partir d’un certain rang N , ≥ 5, c’est à dire :
∞ un un
un+1
∃N ∈ N, ∀n ≥ N, ≥ 5.
un
Comme un > 0, alors :
∃N ∈ N, ∀n ≥ N, un+1 ≥ 5un .

8
1.(b). Par récurrence sur n ≥ N .
Soit P (n) : ”un ≥ 5n−N uN ”.
P (N ) : ”uN ≥ 50 uN ”. Donc P (N ) est vraie.
On suppose P (n) vraie pour n fixé.
P (n + 1) : ”un+1 ≥ 5n+1−N uN ”.
On a un+1 ≥ 5un ≥ 5 · 5n−N uN = 5n+1−N uN . Donc P (n + 1) est vraie.
En conclusion P (n) est vraie pour tout n ≥ N .
Ainsi pour tout n ≥ N , un ≥ 5n−N uN .

2ème méthode :
Pour tout n ≥ N + 1, on a :

uN +1 ≥ 5uN .
uN +2 ≥ 5uN +1 .
...
...
...
...
un ≥ 5un−1 .

Multiplions ces inégalités membre à membre (en simplifiant mentalement), nous obtenons une nou-
velle inégalité :
un ≥ 5p uN
où p est le nombre de ces termes : uN +1 , uN +2 , . . . un . On a p = n − (N + 1) + 1 = n − N .
Donc un ≥ 5n−N uN .
Or pour n = N , un = uN = 5n−N uN ”.
Ainsi pour tout n ≥ N , un ≥ 5n−N uN .

1.(c). Il s’agit d’une simple conséquence du point précédent, avec le fait que uN > 0 par hypothèse.
En effet : Comme N est fixé alors lim 5n−N = +∞. Comme uN > 0 alors lim 5n−N uN = +∞.
n→+∞ n→+∞
Or un ≥ 5n−N uN , donc lim un = +∞.
n→+∞

2.(a). On applique encore une fois la définition de limite (comme on a fait au point 1.a. ci-dessus),
1
avec ε = .
2
2ème méthode :
un+1 un+1 1
Comme lim = 0, alors à partir d’un certain rang N , ≤ , c’est à dire :
n→+∞ un un 2
un+1 1
∃N ∈ N, ∀n ≥ N, ≤ .
un 2
Comme un > 0, alors :
1
∃N ∈ N, ∀n ≥ N, un+1 ≤ un .
2
 n−N
1
2.(b). En raisonnant comme avant (par exemple par récurrence) , on prouve que un ≤ uN .
2
 n−N
1 1
Comme N est fixé et que −1 < < 1 alors lim = 0.
2 n→+∞ 2
 n−N
1
Comme uN > 0 alors lim uN = 0.
n→+∞ 2
 n−N
1
Or 0 ≤ un ≤ uN , donc par le théorème des gendarmes, lim un = 0.
2 n→+∞

9
Exercice 14.
1 1 
1. On remarque que un+1 = un + . Comme > 0 alors u n n
est croissante. En
(n + 1)2 (n + 1)2
utilisant cette propriété, on peut écrire
1 1 1 1 1
vn+1 − vn = un+1 + − un − = un + 2
+ − un −
n+1 n (n + 1) n+1 n
1   2
= 2
n + n (n + 1) − (n + 1)2 = − < 0.
n (n + 1) n (n + 1)2

Donc vn n est décroissante.
1   
2. lim (vn − un ) = lim = 0. Comme un n est croissante et vn n est décroissante, alors un n
n→+∞ n→+∞ n
et vn n sont des suites adjacentes, par suite les deux suites sont convergentes vers la même limite.


Exercice 15. On commence par remarquer que, par hypothèse de croissance de un n , on a ℓ =
lim un = sup un .
n→+∞ n∈N∗
u1 + u2 + · · · + un un + un + · · · + un nun
vn = ≤ = = un . Ainsi vn ≤ un ≤ ℓ ∀n ∈ N∗ .
n n n
1. En utilisant la définition de vn , on trouve tout de suite que
  n n
1 1 X un+1 1 X un+1
vn+1 − vn = − uj + = − uj +
n+1 n j=1 n+1 n(n + 1) j=1 n+1
vn un+1 1
= − + ≥ (−un + un+1 ) ≥ 0 ,
n+1 n+1 n+1
On a utilisé aussi la propriété vn ≤ un pour écrire la première inégalité.
On en déduit que (vn )n∈N∗ est croissante.
2. On a déjà montré que vn ≤ ℓ pour tout n ∈ N∗ , donc (vn )n∈N∗ est majorée. Comme elle est
croissante, alors elle converge.
3. On sait que vn ≤ ℓ pour tout n ∈ N∗ . Comme ℓ′ = lim vn alors ℓ′ ≤ ℓ. (i)
n→+∞
4.
n 2n 2n
1 X 1 X 1 1 X 1 1 vn un
v2n = uj + uj = vn + uj ≥ vn + .nun = + .
2n j=1 2n j=n+1 2 2n j=n+1 2 2n 2 2
un + vn
Ainsi v2n ≥ pour tout n ∈ N∗ .
2
5. En passant à la limite à droite et à gauche de l’inégalité qu’on vient de montrer, on trouve
ℓ + ℓ′
ℓ′ ≥ , par suite ℓ′ ≥ ℓ . (ii).
2
(i) et (ii) impliquent ℓ = ℓ′ .

Exercice 16.
1 1 k+1−k 1
1. − = = .
k k+1 k(k + 1) k(k + 1)
n n   X n n n n+1
X 1 X 1 1 1 X 1 X 1 X1 1 1
2. un = = − = − = − = − .
k=1
k(k + 1) k=1
k k + 1 k=1
k k=1
k + 1 k=1
k k=2
k 1 n + 1
1
un = 1 − .
n+1 
Cela implique que un n est convergente de limite égale à 1.

10
u2 3
Exercice 17. u0 ∈]1, 2[ et un+1 = n + .
4 4
1. et 2. Par récurrence, l’initialisation étant vérifiée par hypothèse. Prouvons alors l’hérédité : suppo-
1 3 1 3
sons que 1 < un ≤ 2. Cela implique tout de suite que un+1 > + = 1, et que un+1 ≤ · 4 + ≤ 2.
4 4 4 4
La propriété est donc vraie pour tout n ∈ N.
3. Par récurrence on montre que un n est décroissante, donc monotone.
Soit P (n) : ”un+1 ≤ un ".
P (0) : ”u1 ≤ u0 ".
1 3
P (0) ⇐⇒ u1 − u0 ≤ 0 ⇐⇒ u20 + − u0 ≤ 0 ⇐⇒ u20 − 4u0 + 3 ≤ 0 ⇐⇒ (u0 − 1)(u0 − 3) ≤ 0.
4 4
Comme u0 ∈]1, 2[ alors la proposition ”(u0 − 1)(u0 − 3) ≤ 0” est vraie. Par suite P (0) est vraie.
Supposons P (n) vraie pour n fixé.
P (n + 1) : ”un+2 ≤ un+1 ".
u2 3 u2 3
un+2 = n+1 + ≤ n + = un+1 .
4 4 4 4
Donc P (n + 1) est vraie.
En conclusion
 P (n) est vraie pour tout n ∈ N.
Donc un n est décroissante. Comme elle elle minorée par 1, alors elle converge. Soit ℓ sa limite.
Comme 1 < un ≤ 2 alors ℓ ∈ [1, 2].
1 3
4. En passant à la limite dans la formule définissant un+1 , on trouve ℓ = ℓ2 + ce qui équivaut
4 4
à ℓ2 − 4 ℓ + 3 = 0 . Les solutions sont 3 et 1. Comme ℓ ∈ [1, 2] alors ℓ = 1.

Exercice 18.
1. f ′ (x) = 2(x − 1), qui est positive sur [1, +∞[
 . Maintenant, par croissance, il suffit de calculer
f (1) = 1 et f (2) = 2 : on a donc que f ]1, 2[ = ]1, 2[ , autrement dit l’intervalle ]1, 2[ est stable
par f .
2. Par récurrence.
3
Initialisation. u0 = , donc u0 appartient à l’intervalle ]1, 2[.
2
Hérédité. Supposons maintenant que un ∈ ]1, 2[ . On a un+1 = f (un ), et donc, par stabilité de l’inter-
valle, on a aussi que un+1 ∈ ]1, 2[ .
La propriété est donc vraie pour tout n ∈ N.
3. On étudie f (x)−x = x2 −3x+2 = (x−2)(x−1), qui est donc toujours strictement négative dans
]1, 2[ . On en déduit que un+1 − un = f (un ) − un < 0 pour tout n. Par suite (un )n∈N est strictement
décroissante, donc
 monotone.
4. La suite un n est décroissante et minorée (par 1) donc elle converge. Soit ℓ sa limite. Vu que la
suite est décroissante, on a 1 ≤ ℓ ≤ u0 < 2. En passant à la limite dans la formule qui définit un+1 ,
par continuité de f on trouve que ℓ doit être un point fixe de f : ℓ = f (ℓ).
3
ℓ = f (ℓ) ⇐⇒ ℓ2 − 3ℓ + 2 = 0 ⇐⇒ ℓ = 1 ou ℓ = 2. La seule valeur admissible est ℓ = 1 car ℓ ≤ u0 = .
2

Exercice 19.
1. De la définition de un+1 , on a un+1 > 0 pour tout n ∈ N. Donc un > 0 pour tout n ∈ N∗ .
1 3
2. Si la suite converge vers une limite ℓ, alors ℓ doit vérifier ℓ = ℓ2 + .
2 6 2
2
Ce qui équivaut à ℓ − 6 ℓ + 9 = ℓ − 3 = 0 .
Donc ℓ = 3.
3. Il s’agit d’une simple récurrence.
Initialisation. u0 < 3 est vraie car u0 = 0.
Hérédité. Supposons maintenant que un < 3 pour n fixé. On a
1 2 3 1 3 3
un+1 = un + < 32 + = .2 = 3 .
6 2 6 2 2
11
La propriété est alors vraie au rang n + 1.
En conclusion un < 3 pour tout n ∈ N.
1 3
4. Soit f (x) = x2 + . On a
6 2
1 2  (x − 3)2
f (x) − x = x + 9 − 6x = ≥ 0.
6 6
Étant donné que un+1 = f (un ), on voit tout de suite que un est croissante. Comme elle est majorée
alors elle admet une limite finie ℓ, qui doit vérifier (par le point 3.) ℓ ≤ 3. Par le point 2., on a donc
ℓ = 3.

Exercice 20.
3 5
1. u0 = 1, u1 = 2, u2 = et u3 = .
2 3
2. C’est une simple récurrence.
P (n) : ”1 ≤ un ≤ 2”.
P (0) : ”1 ≤ u0 ≤ 2”. Comme u0 = 1 alorsP (0) est vraie.
On suppose P (n) vraie pour n fixé.
Etudions P (n + 1) : ”1 ≤ un+1 ≤ 2”.
1
un+1 = 1 + .
un
1 1 1 1 3
1 ≤ un ≤ 2 =⇒ ≤ ≤ 1 =⇒ 1 + ≤ 1 + ≤ 1 + 1 =⇒ ≤ un+1 ≤ 2. Donc P (n + 1) est vraie.
2 un 2 un 2
En conclusion P (n) est vraie pour tout n ∈ N.
Donc ∀n ∈ N, 1 ≤ un ≤ 2.
1 1
3. Posons f (x) := 1 + . On a f ′ (x) := − 2 < 0. Donc f est strictement décroissante. Notons que
x x
un+1 = f (un ).
On montre par récurrence que (u2n )n∈N est croissante.
Soit P (n) : ”u2n < u2n+2 ”.
3
P (0) : ”u0 < u2 ”. Comme u0 = 1 et u2 = alors P (0) est vraie.
2
Supposons P (n) vraie pour n ∈ N fixé.
Montrons que P (n + 1) : ”u2n+2 < u2n+4 " est vraie.
Comme P (n) est vraie alors u2n < u2n+2 , donc f (u2n ) > f (u2n+1 ) car f décroissante. Par suite
u2n+1 > u2n+3 . On a f (u2n+1 ) < f (u2n+3 ), c’est à dire u2n+2 < u2n+4 . Donc P (n + 1) est vraie.
En conclusion P (n) est vraie pour tout n ∈ N. Ainsi (un )n∈N est croissante. Comme elle est majorée
alors elle converge vers une limite ℓ.
u2n+1 = f (u2n ) et u2n+3 = f (u2n+2 ). Comme u2n < u2n+2 et que f est décroissante alors u2n+1 >
u2n+3 . Donc (u2n+1 )n∈N est décroissante. Comme elle est minorée alors elle converge vers une limite
ℓ′ .
De la définition de un+1 , on trouve rapidement que, pour tout n ∈ N, on a
u2n u2n+1
u2n+2 = 1 + et u2n+3 = 1 + . (1)
1 + u2n 1 + u2n+1
x
Donc ℓ et ℓ′ sont solutions de l’équation (E) : x = 1 + .
1+x
x
(E) ⇐⇒ x − 1 = ⇐⇒ x2 − 1 = x ⇐⇒ x2 − x − 1 = 0.
1+x √ √
1− 5 1+ 5
∆ = 5. Les racines de l’équation sont x1 = et x2 = . Or de 2) découle : ℓ, ℓ′ ∈ [1, 2]
√ 2 2
1+ 5
donc ℓ = ℓ′ = .
2
lim (u2n − u2n+1 ) = ℓ − ℓ′ = 0.
n→+∞

12
On a (u2n )n∈N est croissante, (u2n+1 )n∈N est décroissante et lim (u2n − u2n+1 ) = 0. Donc les deux
n→+∞
suites (u2n )n et (u2n+1 )n sont adjacentes.
√ √
1+ 5 1+ 5
4. lim u2n = lim u2n+1 = implique lim un = .
n→+∞ n→+∞ 2 n→+∞ 2

Exercice 21.
1 1
1. On pose un := + . On a :
n n+1
 
1 1 1 1 1 1 −2
un+1 − un = + − + = − = < 0.
n+1 n+2 n n+1 n+2 n n(n + 2)

Donc (un )n est décroissante.


2. On pose un := n − 2n . On a :

un+1 − un = n + 1 − 2n+1 − (n − 2n ) = 1 − 2n × 2 + 2n = 1 + 2n (−2 + 1) = 1 − 2n ≤ 1 − 20 = 0 .

Donc (un )n est décroissante.


en
3. On pose un := . On a :
n!
un+1 en+1 n! en+1−n e
= × n = = < 1 si n ≥ 3 .
un (n + 1)! e n+1 n+1

Donc la suite (un )n est décroissante à partir du rang N = 3.


4. On pose un := (n + 1)(n + 2) . . . (n + n). On a :

un+1 (n + 1 + 1)(n + 1 + 2) . . . (n + 1 + n − 1)(n + 1 + n)(n + 1 + n + 1)


=
un (n + 1)(n + 2) . . . (n + n)
(n + 1 + n)(n + 1 + n + 1) (2n + 1)(2n + 2)
= = ≥ 1.
n+1 n+1

Donc (un )n est croissante.


n−1
5. On pose un := . On a :
n+3
n n−1 n(n + 3) − (n − 1)(n + 4) 4
un+1 − un = − = = > 0.
n+4 n+3 (n + 4)(n + 3) (n + 4)(n + 3)

Donc (un )n est croissante.


6. On pose un := n − sh(n). On a :

un+1 − un = n + 1 − sh(n + 1) − (n − sh(n)) = 1 − sh(n + 1) + sh(n) .

Or sh(n + 1) = sh(n)ch(1) + sh(1)ch(n) ≥ sh(n) + sh(1) ≥ sh(n) + 1. Ainsi un+1 − un ≤ 0.


Donc (un )n est décroissante.

13
Exercice 22.
1. On commence par remarquer la suite d’inégalités suivantes :

1 ≤ un ≤ vn ∀ n ∈ N∗ .
1 
On a un+1 = un + ≥ un , donc un n est croissante.
 (n + 1)!
Pour vn n , on calcule

1 1 1 1 1
vn+1 − vn = un+1 + − un − = + −
(n + 1) (n + 1)! n n! (n + 1)! (n + 1) (n + 1)! n n!
1
(n + 1) n + n − (n + 1)2

=
(n + 1) n (n + 1)!
1
= − < 0.
(n + 1) n (n + 1)!

Donc vn n
est décroissante.

2. u1 = 1 et v1 = u1 + 1 = 2.
On a
u1 ≤ un ≤ vn ≤ v1 .
Donc
1 ≤ un ≤ vn ≤ 2 ,
 
un n
est croissante et majorée (par 2), donc un n est convergente.
 
vn n
est décroissante et minorée (par 1), donc vn n
est convergente.

14

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