Modélisation de la machine asynchrone
Modélisation de la machine asynchrone
L’angle mécanique ou réel que fait le rotor par rapport au stator est tel que :
Dans le repère initial ; Pour les trois phases du stator ainsi que les trois phases du rotor
les équations électriques peuvent s’écrire sous la forme matricielle condensée
suivante :
d
s Rs s s
dt
d
r Rr r r
dt
Avec :
Rs
Rs Rs Matrice des résistances statoriques
Rs
Rr
Rr Rr Matrice des résistances rotoriques
Rr
s Ls s sr r
r Lr r rs s
Ls s s
Ls s Ls s Matrice des inductances au stator
s s Ls
Lr r r
Lr r Lr r Matrice des inductances au rotor
r r Lr
cos δ cos δ cos δ
sr sr cos δ cos δ cos δ
cos δ cos δ cos δ
4. Equation mécanique
L’évolution de la vitesse peut être régit par une équation de premier ordre à
coefficients constants; le second membre étant le couple accélérateur.
Cr : couple résistant
J : moment d’inertie
La complexité des équations est aussi réduite, aussi bien dans l’établissement du
modèle que dans l’élaboration des estimateurs et des algorithmes de commande
1. Matrice de PARK
La matrice de PARK permet le passage d’un repère triphasé Xabc à un repère diphasé
Xdq tournant faisant un angle ρ par rapport au premier; le passage inverse se fait par la
matrice inverse de la matrice de PARK qui est aussi sa transposée dans la version
conservatrice de puissance.
Les composantes homopolaires étant nulles, la matrice de PARK n’est plus carrée ; elle
est ôtée de la dernière ligne pour plus de simplification.
dq P ρ abc
abc P ρ dq P ρ dq
2. Matrice de CLARKE
La matrice de CLARKE est utilisée pour passer d’un repère triphasé abc à un repère
diphasé fixe αβ avec conservation des amplitudes elle permet d’apprécier
directement les valeurs des grandeurs transformées.
4. Matrice ROTATION
La matrice rotation est une matrice carrée de rang 2 permettant le passage du repère
diphasé fixe αβ au repère diphasé tournant à un angle ρ dans le sens trigonométrique
Xdq.
dq R ρ αβ
La matrice inverse de la matrice rotation est aussi sa transposée.
IV. EQUETIONS DE LA MACHINE DANS LE REPERE BIPHASE
La transformation de PARK est utilisée pour exprimer les équations de la machine au
niveau du stator et du rotor, dans un repère biphasé (dq) unique, faisant un angle ρs
par rapport au stator et un angle ρr par rapport au rotor ; ainsi on a la relation suivante
qui relie ses angles à la position électrique δ du rotor par rapport au stator [1]
1. Equations électriques
L’application de la transformation de PARK : matrice de PARK et son inverse, réduit le
nombre de coordonnées relatifs aux vecteurs : tensions courants et flux, de trois
coordonnées à deux coordonnées chacun ; à savoir : la coordonnée selon l’axe direct et
la coordonnée selon l’axe quadratique
d d
sdq Rs sdq sdq P ρs P ρs sdq
dt dt
d d
rdq Rr rdq rdq P ρr P ρr rdq
dt dt
Remarque :
2. Equations magnétiques
La même transformation de PARK est appliquée aux équations magnétiques ; elle fait
apparaitrais les coordonnées diphasées aux lieux des coordonnées triphasées [1]
L’ordre des matrices est réduit mais surtout elles sont beaucoup moins complexes en
utilisant de nouveaux coefficients d’inductance constants :
Cm p sdq rdq
C p sd sq sq sd
C p rq rd rd rq
C p rd sq rq sd
C p sq rd sd rq
Cette équation d’état concerne juste les variables rapides : flux et courant ; elle doit être
complétée par l’équation mécanique :
Le schéma qui en résulte, bien qu’il soit encombrant, est très clair et on peut y
distinguer les différents constituants de la machine ; Cependant au niveau simulation il
peut s’avérer cause de lenteur vue le grand nombre de blocks en cascade ; Ainsi l’on
préfère le modèle basé sur l’équation d’état de la machine exprimé dans le repère fixe à
l’aide du block MATLAB function intégrant le code du modèle :
On peut en déduire :
Remarque :
Les paramètres de la machine peuvent être supposés constants et être identifiés par
les essais adéquats ; mais en réalité ces paramètres peuvent subir des dérives dans le
temps ; en fonction de la température par exemple.
Etant donné que la commande est basée sur ces paramètres l’efficacité du découplage
est alors mise en jeux à cause des variations des paramètres.
L’identification des paramètres de la machine en temps réel peut résoudre ce problème
et assurer ainsi une certaine robustesse à la commande.
300
200
100
tension(V)
-100
-200
-300
-400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
temps(s)
• Vitesse de rotation
160
140
120
vitsse(rad/s) 100
80
60
40
20
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps(s)
80
60
40
courant(A)
20
-20
-40
-60
-80
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps(s)
100
couple moteur (Nm)
50
-50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps (s)
Remarque :
Des interrupteurs à base de transistor IGBT et diode en anti parallèle remplissent cette
fonction.
Puisque, d’après la loi des nouds la somme des trois courants absorbés par la machine
est nulle :
D’autre part les tensions aux bras sont liées aux signaux de commande de l’onduleur
par les équations :
D’abord les tensions à moyennes locales des bras sont exprimées par :
Remarque :
Pour atteindre la tension simple 220V au niveau de la machine, sachant que l’effet des
signaux de commande est limité à 1V comme valeur maximale, il faut assurer au
minimum une tension continue :
La simulation est effectuée pour une tension du bus continu : E=622V ; et une
fréquence de la porteuse : fp=2000Hz.
500
400
300
200
100
tension (van)
-100
-200
-300
-400
-500
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.035 0.04 0.045 0.05
temps (s)
Les tensions simples appliquées à la machine présente en fait 5 niveaux ce qui fait que
les harmonique à la fréquence de la porteuse et ses multiples disparaissent, il ne reste
que les sous harmoniques.
Pour plus de visibilité la tension simple et son spectre on été relevés pour une
fréquence porteuse de 500Hz.
50
courant isa (A)
-50
-100
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps (s)
Figure 12: Signal courant absorbé par le moteur alimenté par un onduleur MLI
Le courant absorbé par la machine alimenté par onduleur MLI ressemble à celui obtenu
quand la machine est soumise au réseau sinusoïdal ; cependant le taux de distorsion ici
n’est pas nul, il est limité à la valeur THD 8 8% à la fréquence porteuse fp Hz,
ce qui semble optimal.
Remarque :
150
100
couple moteur (Nm)
50
-50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps (s)
Vitesse de rotation
200
150
100
vitesse (rad/s)
50
-50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps (s)
Les ondulations du couple n’ont presque pas d’effet sur la vitesse car la machine se
comporte comme un filtre passe bas pour la vitesse.
La commande FOC repose sur le fait que le couple et le flux de la machine sont
commandés séparément en similitude avec la MCC à excitation séparée ; pour cela les
différents signaux sont transformés dans un référentiel tournant aligné avec le vecteur
du flux, pour produire des composantes selon l'axe d (contrôle du flux) et selon l'axe q
(contrôle du couple).
Par abus de langage, on utilise le terme orientation de flux alors que c’est le repère
tournant que l'on oriente de manière à faire coïncider l'axe direct avec le flux c’est en
fait un calage du repère.
P ρs P ρs
On peut aussi utiliser la méthode suivante, peu différente de la dernière, qui discrétise
un intégrateur :
Remarque :
Le couple moteur est maintenant proportionnel au produit d’un flux et d’un courant à
l’image d’une machine à courant continu : [7]
Angle d’orientation
angle d'orientation
4
1
rho (A)
-1
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps (A)
Flux du rotor
0.45
0.4
0.35
0.3
0.25
phi (A)
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps (A)
La valeur nominale du flux est celle atteinte au régime permanent à vide r 44Wb ;
en charge une baisse de flux est observée : elle est due à la chute de tension au stator
Courants du stator
100
80
60
40
20
isq (A) rouge
isd (A) vert
-20
-40
-60
-80
-100
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
temps (s)
La valeur nominale du courant direct producteur du flux est isd=7.55A ; elle est prise
au régime permanent à vide
Le courant quadratique est presque nulle à vide puisque le couple moteur lui est
proportionnel à flux constant
IV. DECOUPLAGE DES VARIABLES
Dans le repère orienté au flux l’équation d’état est plus simple par rapport à l’équation
initiale ; mais elle présente deux inconvénients : premièrement elle est couplée c'est-à-
ANNEE : 2017 Page 29
dire que les deux courants dépendent à la fois des deux signaux deux commande,
deuxièmement elle est à coefficients variant dans le temps non linéaire
Remarque :
Si l’on considère la variable vitesse en plus des trois autres variables alors l’équation
d’état générale de la machine est fortement non linéaire
La matrice d’état dans le repère orienté peut être écrite sous la forme :
Avec :
Tel que :
Et :
Ou aussi :
Cette deuxième matrice peut être déduite de la première en utilisant la relation liant
l’angle d’orientation et la vitesse dans le repère orienté :
Avec :
Avec :
7
44 5
58 5
Ou :
5 4
3.5
2.5
isq (A) en rouge
isd (A) en vert
1.5
0.5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
temps (s)
Les courants du stator évoluent bien vers leurs consignes, mais de façon peu précise
avec une tendance à diverger ; cela est dû au fait que le découplage est une opération
qui nécessite beaucoup de précision chose affectée pendant le passage au numérique.
0.12
0.1
0.08
flux rotorique (Wb)
0.06
0.04
0.02
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
temps (A)
Vitesse de rotation
30
25
20
vitesse (rad/s)
15
10
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
temps (s)
V. BOUCLES D’ASSERVISSEMENT
Deux autres boucles d’asservissement sont nécessaires pour s’affranchir des erreurs de
découplage, il s’agit des boucles de courant qui sont plus rapides que les deux
premières ; Les temps de réponses sont ainsi choisis :
1. Boucles de courant
Elles sont réalisables par de simple correcteur de type PI : proportionnel intégrale à
compensation de pôle ; et aident au découplage
84
>> Te=0.0005;
>> tau=0.00736;
>> tc=0.012 ;
>> kc=3*tau/tc ;
>> Ccs=kc*tf([tau 1],[tau 0]) ;
>> Ccz=c2d(Ccs,Te) ;
2. Boucle de flux
La boucle de flux étant plus lente que la boucle de courant, on néglige la dynamique de
cette dernière ; la correction est faite aussi par régulateur PI avec compensation de
pole : elle assure la constance du flux
>> Te=0.0005;
>> Tr=0.144;
>> Msr=0.058;
>> tphi=0.06;
>> kphi=3*Tr/tphi;
>> Cphis=(kphi/Msr)*tf([Tr 1],[Tr 0]);
>> Cphiz=c2d(Cphis,Te) ;
3. Boucle de vitesse
C’est la boucle principale et la plus lente ; son temps de réponse est pris plus lent que
celui du démarrage direct afin de limiter d’avantage courant de démarrage à des
valeurs plus faibles que celles du démarrage naturel
Ici les autres boucles sont considérées instantanées donc unitaires et le flux constant et
égal à sa valeur nominale
Dans cette boucle il s’agit d’asservir la vitesse à la consigne et annuler l’effet du couple
résistant le plus rapidement possible
Expression de la vitesse en boucle fermée :
444
4 75 4 75
58
7
Discrétisation:
>> kv=0.711;
>> Tv=0.126;
>> Te=0.0005;
>> Cvs=kv*tf([Tv 1],[Tv 0]);
>> Cvz=c2d(Cvs,Te);
4
Discrétisation:
>> kv=0.316;
>> Tv=0.140;
>> Te=0.0005;
>> Cvs=kv*tf([Tv 1],[Tv 0]);
>> Cvz=c2d(Cvs,Te);
4. Consigne de flux
En de ça de La vitesse de synchronisme le flux est gardé constant et égal à ça valeur
nominale, dans ce cas le rapport tension par fréquence est constant et égal au rapport
des valeurs nominale de ces dernières d’où la référence de flux :
Vitesse de rotation
120
100
80
vitesse (rad/s)
60
40
20
-20
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Time
0.4
0.35
0.3
flux rotorique (Wb)
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Time
Le flux au rotor rejoint ça valeur finale plus rapidement que la vitesse et ne présente
que peu de bruit ; le résultat est plutôt satisfaisant
40
35
30
courant isq (A) Rouge
courant isd (A) vert
25
20
15
10
-5
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Time
Les deux composants évoluent comme prévu puisque le découplage fonctionne très
bien cependant l’ondulation est remarquable, chose prévisible avec la fréquence L
peu élevée
Courant de phase du stator
15
10
-5
-10
-15
-20
-25
-30
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Time
Couple moteur
50
40
30
couple moteur (Nm)
20
10
-10
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Time
Comparé au couple moteur au démarrage direct, le couple moteur dans le cas d’une
commande vectorielle présente moins d’ondulations au démarrage ; cependant le bruit
causé par la MLI s’accentue puisque c’est le produit des courants du rotor et du stator
A des fréquences plus élevées le bruit peut être limité, sinon on peut accepter ce
résultat si on ne fixe comme critère que la qualité de l’évolution de la vitesse de
rotation de la machine