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par
Jimmy Roussel
Professeur agrégé de physique
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AVANT-PROPOS
Ce recueil d’exercices et problèmes corrigés est destiné aux étudiants du 1er cycle universitaire et à
ceux des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Il traite de la dynamique des écoulements
fluides. Une première partie concerne les fluides parfaits où les effets visqueux sont négligés, une
deuxième aborde les fluides visqueux.
Chaque thème commence par quelques rappels de cours. Pour plus de détails, on renvoie le lecteur au
site de l’auteur :
[Link]
Les énoncés sont assortis d’un niveau de difficulté symbolisé par un, deux, trois ou quatre carrés. Bien
que subjective, cette classification tente de suivre la règle suivante :
W
‰
‰‰ Exercice simple demandant un minimum de calcul et de formalisation.
‰‰‰ Exercice plus technique.
‰‰‰‰ Problème souvent inspiré des Concours aux Grandes Écoles demandant un esprit de syn-
thèse et de recherche.
Enfin, les solutions des exercices sont regroupées en fin d’ouvrage. Un soin tout particulier a été fourni
E
pour proposer des solutions entièrement rédigées. Précisons tout de même que chaque correction
propose un exemple de traitement d’un exercice lequel peut parfois se résoudre d’une autre manière.
En vous souhaitant bonne lecture.
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J IMMY R OUSSEL
E
PR
W
Ex. 5 Écoulement d’air dans une conduite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 6 Durée de vidange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 7 Un modèle de clepsydre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 8 Vase de Mariotte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 9 Vena contracta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 10 Régimes d’écoulement dans un canal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
IE
Ex. 11 Oscillations d’un liquide dans un tube coudé .
Ex. 12 Régime transitoire de la vidange d’un réservoir
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12
12
Ex. 24 Seringue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Ex. 25 Le plein s’il vous plaît... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Ex. 26 Circuit hydraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Ex. 27 Remplissage d’une piscine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Ex. 28 Perte de charge singulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Ex. 29 Consommation d’une voiture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
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E VI
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1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
!
°v (M, t) = ° kx °
u!x + k y °
u!y avec k = Cte
2. Montrer que les lignes de courant sont des hyperboles que l’on représentera.
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‰‰‰ Ex. 2 – Expansion d’un fluide
Soit un fluide réparti de façon homogène dans une sphère de rayon R 0 . À l’instant t = 0, on communique
à chaque particule de fluide une vitesse initiale radiale proportionnelle à sa coordonnée radiale :
°v (0) = r 0 °
! !
u r
ø
E
Chaque particule conserve ensuite sa vitesse initiale.
Donnée : Pour une vitesse radiale ne dépendant que de r , le terme convectif s’écrit
≥ ! ¥
°v · °
! r ! °v = v( r ) @v( r ) °
!
u r
@r
E
°v (M, t) = k °
! !
u avec k = 4 m2 s°1
r
r
1. Représenter en différents points le vecteur vitesse et déduire l’allure des lignes d’écoulement.
L’écoulement est-il permanent ?
1m ∑ r ∑ 2m et 30± ∑ µ ∑ 45±
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1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
4. Cette portion suit le flot de l’écoulement tout en se déformant. Représenter cette portion à
l’instant t = 1. Cet élément de fluide s’est-il dilaté ? en déduire le caractère compressible ou
incompressible de l’écoulement.
!
° @( r A r ) @( A µ )
Donnée : Divergence en coordonnées polaires : div A ( r, µ ) = +
r@r r @µ
1. Le diamètre de l’aorte, à la sortie du cœur, est de 2,5 cm. Quelle est la vitesse moyenne du sang
dans l’aorte ?
W
2. Le sang arrive en contact avec les organes en passant par des artères, puis des artérioles et
finalement des capillaires. Ces derniers, de diamètre 6 µm, transporte le sang à une vitesse
moyenne de 1 mm/s. Quel est le débit sanguin dans un capillaire ? En admettant que le sang
passe par ces capillaires, estimer leur nombre et leur section totale.
E
‰‰ Ex. 5 – Écoulement d’air dans une conduite
On considère un écoulement d’air dans une conduite de 20 cm de diamètre, à une pression de 300 kPa,
une température de 20 ± C et une vitesse de 3,0 m s°1 .
Sachant que cet air peut être considéré comme parfait, calculer le débit massique.
VI
Donnée : Masse molaire de l’air : Mair = 29 g mol°1 .
surface libre ?
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1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
W
°
v!o
hauteur initiale h 0 et on on note h(t) la hauteur de la surface
libre à l’instant t. Fig. 1.2 – Clepsydre.
2. À partir de la conservation du débit volumique, trouver une relation entre ḣ(t), h(t) et s.
E
3. Déterminer les expressions de a et n pour avoir ḣ = °1 cm min°1 .
3. Quelle est alors la vitesse V d’écoulement maximale ? Fig. 1.3 – Vase de Mariotte.
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1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
1. Dans un premier temps, l’orifice du fond de la cuve est fermé par un bouchon. Exprimer la force
de pression que subit le bouchon puis faire l’application numérique.
Données : on prendra Ω = 1 £ 103 kg m°3 et g = 9,8 m s°2
2. Dans un second temps, on retire le bouchon du fond de la cuve. L’eau s’écoule. On supposera
que la vitesse de la surface libre est négligeable devant la vitesse d’écoulement au niveau de
l’orifice. L’eau est considéré comme un fluide parfait et incompressible. En partant du théorème
de Bernoulli, déterminer l’expression littérale de la vitesse d’écoulement v au niveau de l’orifice.
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3. Calculer v et le débit volumique Q V .
4. En fait, le débit volumique réel vaut Q V = 0,92 dm3 s°1 . On explique cette différence par une
contraction de la veine liquide à la sortie de l’orifice. La section réelle du jet s0 est inférieure à
la section de l’orifice s. On a s0 = Æ s où Æ est le coefficient de contraction. En supposant que la
vitesse d’écoulement est celle obtenue en 3., calculer Æ.
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‰‰‰ Ex. 10 – Régimes d’écoulement dans un canal
Un canal rectiligne de grande longueur, à fond horizontal, possède localement une section rectangulaire
de largeur `, où la profondeur d’eau est h. La vitesse d’écoulement, supposée uniforme sur cette section
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droite est égale à v. Les quantités `, h et v varient, mais sur de très grandes distances caractéristiques,
le long du canal. L’écoulement de l’eau, assimilée à un fluide parfait homogène et incompressible, est
stationnaire.
1. Exprimer le débit volumique q v à travers une section du canal ; que sait-on sur q v ?
v2
2. Montrer que la quantité h + est une constante, que l’on notera h s , le long du canal.
2g
E
que pour une valeur q v donnée du débit inférieur à q max , il existe 2 valeurs possibles h 1 et h 2
de la hauteur h avec h 1 < h c < h 2 < h s .
h 1 correspond au régime torrentiel (faible hauteur, grande vitesse).
h 2 correspond au régime fluvial (hauteur élevée, faible vitesse).
5. Supposons que la largeur du canal diminue progressivement. Discutez, selon le type de régime,
dans quel sens se modifie h.
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1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
Indication : Intégrer l’équation d’Euler le long d’une ligne de courant et utiliser l’identité
°v · !
° ! °°°! v2 °! °
(! r )°v = grad + (rot !
v )^!
°v
2
2. On envisage un tube en U de section s = 1, 0 cm2 . On introduit une masse d’eau égale à m = 150 g.
On crée initialement une surpression qui baisse le niveau dans la partie gauche et augmente le
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niveau dans la partie droite, puis on laisse le liquide osciller dans chacun des tubes.
E !
°g
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Fig. 1.4 – Oscillations dans un tube en U.
En utilisant le relation précédente entre deux points situés sur les surfaces libres, établir
l’équation différentielle vérifié par z(t). On fera intervenir L la longueur du tube de liquide.
3. Vérifier que la solution s’écrit z(t) = A cos ≠ t + B sin ≠ t avec ≠ une constante que l’on déterminera.
Déduire la période T des oscillations.
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1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
2. En appliquant l’équation (1.4) de l’exercice 11, entre un point de la surface libre et la sortie de
la conduite, montrer que la vitesse obéit à l’équation différentielle suivante :
dv v2
a + = gh
dt 2
5. La solution s’écrit µ ∂
t e x ° e° x
v(t) = v0 tanh avec tanh(x) =
ø e x + e° x
Représenter l’évolution de v(t) et calculer numériquement la durée T au bout de laquelle la
vitesse dans la conduite ne diffère plus que de 1% de sa valeur dans le régime permanent de
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vidange.
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PR
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SOLUTIONS DES 40 EXERCICES
E
PR
2. Pour un fluide visqueux, il y a continuité du vecteur vitesse aux interfaces. Le champ de vitesse obéit donc aux
conditions aux limites suivantes :
v(x, 0) = 0 et v(x, a) = Vp
3. L’équation de Navier-Stokes s’écrit
∑ ! ∏
@°v ≥! !° ¥° !
°
µ + °v · r !v = ° r p + ¥¢! °v
@t
!° ≥ ! ¥
!
°
D’une part, @@vt = 0 car l’écoulement est permanent. D’autre part, !°v · °
r ! °v = !
°
0 car le champ de vitesse ne dépend
pas de x.
Remarque : les particules suivent des trajectoires rectilignes (suivant Ox) le long desquelles la vitesse garde une
valeur constante en norme et en sens. Le vecteur accélération est donc tout naturellement nul.
En projection suivant Ox, on obtient
@p d2 v
=¥ (2.1)
@x dy2
@p
4. Si l’on projette la relation de Navier-Stokes suivant Oy on trouve @ y = 0. La pression ne dépend que de x. Ainsi, la
relation (2.1) est de la forme f (x) = g(y) pour tout (x, y) ce qui n’est possible que si les deux fonctions sont constantes.
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Par conséquent on aboutit à
dp ¢ p d2 v ¢ p
= et ¥ =
dx ¢` dy2 ¢`
P 2
Une double intégration aboutit à v(y) = 2¢`¥ y + K 1 y + K 2 . Les conditions aux limites permettent d’obtenir les
constantes d’intégration :
¢P 2
v(0) = 0 = K 2 et v(a) = Vp = a + K1 a + K2
2`¥
Vp P
ce qui donne K 2 = 0 et K 1 = a ° 2¢`¥ a. En substituant on retrouve l’expression proposée par le texte.
5. ¢P = F/ºR 2 .
E v(y) =
¢P ≥ 2
2`¥
¥
y ° a y + Vp
y
a
VI
6. Calculons le flux du vecteur vitesse selon °
u!x :
Za Za √ !
¢Pa2
QV = v(y) dS ' v(y)2ºR dy = ºRa Vp °
0 0 6¥`
8. Application numérique :
(200 · 10°6 )3
Vp = 1 · 103 = 2,6 cm s°1
6º £ 0,1 £ 2 · 10°2 £ (2 · 10°2 )3
9. Le rôle d’un amortisseur est d’absorber l’énergie cinétique pour la dissiper en chaleur. Ces systèmes sont employés
sur les véhicules pour amortir leurs oscillations verticales provoqués par le relief de la route.
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norme et en direction) constante.
!
° dp 2
2. L’équation de Navier-Stokes donne ¥¢~ v = r p ! d x = ¥ d v2 . Supposons que le gradient horizontal de pression soit
dx
nul. En intégrant l’équation précédente avec les contraintes v(0) = 0 et v(L) = V0 on trouve
°v = V0 y°
! u!x
L
Il n’est donc pas nécessaire d’imposer un gradient de pression pour qu’il y ait écoulement.
E V
3. Il s’agit d’un écoulement plan cisaillant : ∞˙ = @@vy = L0 . La plaque du bas subit donc une force par unité de surface
!
° V !
F = ¥ L0 °u x , celle du haut subit une force opposée.
L’accélération est nulle puisque la trajectoire des particules est une ligne y = Cte le long de laquelle la vitesse garde
une valeur (en norme et en direction) constante. On peut s’en rendre compte en calculant l’accélération à partir de la
!
°
a = @@~vt + v @@~vx = 0 .
dérivée particulaire de la vitesse : ~
2. L’équation de Navier-Stokes s’écrit
E
°°°°!
µ!
°
a = °gradp + ¥4!
°v
Or, le terme de gauche ne dépend que de x alors que celui de droite n’est censé dépendre que de y. Cette apparente
contradiction se résoud si les deux termes sont constants, d’où
dp d2 v
=¥ = Cte
dx dy2
Maintenant, si cette constante est nulle alors on trouve v = 0, ce qui montre qu’il est nécessaire d’imposer un gradient
de pression pour entretenir un écoulement.
3. En intégrant deux fois la relation précédente et en imposant les conditions v(0) = v(L) = 0 on obtient
K
v(y) = y (y ° L)
2¥
[Link]/femto
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