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DYNAMIQUE DES FLUIDES

EMTO - La physique enseignée

Fluides parfaits et newtoniens


[Link]

40 Exercices et problèmes corrigés

W
par

Jimmy Roussel
Professeur agrégé de physique

E
F

VI

R
e
Rotor

g
~
E
PR

H 2 0 ur
jo
23
Ao se à
i
M

ût
AVANT-PROPOS
Ce recueil d’exercices et problèmes corrigés est destiné aux étudiants du 1er cycle universitaire et à
ceux des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Il traite de la dynamique des écoulements
fluides. Une première partie concerne les fluides parfaits où les effets visqueux sont négligés, une
deuxième aborde les fluides visqueux.
Chaque thème commence par quelques rappels de cours. Pour plus de détails, on renvoie le lecteur au
site de l’auteur :

[Link]

Les énoncés sont assortis d’un niveau de difficulté symbolisé par un, deux, trois ou quatre carrés. Bien
que subjective, cette classification tente de suivre la règle suivante :

Exercice ou QCM évaluant l’acquisition des connaissances.

W

‰‰ Exercice simple demandant un minimum de calcul et de formalisation.
‰‰‰ Exercice plus technique.
‰‰‰‰ Problème souvent inspiré des Concours aux Grandes Écoles demandant un esprit de syn-
thèse et de recherche.

Enfin, les solutions des exercices sont regroupées en fin d’ouvrage. Un soin tout particulier a été fourni
E
pour proposer des solutions entièrement rédigées. Précisons tout de même que chaque correction
propose un exemple de traitement d’un exercice lequel peut parfois se résoudre d’une autre manière.
En vous souhaitant bonne lecture.
VI
J IMMY R OUSSEL
E
PR

Copyright © 2023 – [Link]


Table des matières
ÉNONCÉS DES EXERCICES 5
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS 7
Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Ex. 1 Écoulement bidimensionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Ex. 2 Expansion d’un fluide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Ex. 3 Écoulement radial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Ex. 4 Débit sanguin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

W
Ex. 5 Écoulement d’air dans une conduite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 6 Durée de vidange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Ex. 7 Un modèle de clepsydre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 8 Vase de Mariotte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ex. 9 Vena contracta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Ex. 10 Régimes d’écoulement dans un canal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
IE
Ex. 11 Oscillations d’un liquide dans un tube coudé .
Ex. 12 Régime transitoire de la vidange d’un réservoir
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
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.
.
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.
.
.
.
.
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.
.
.
.
.
.
.
12
12

2 DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX 15


Résumé de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Ex. 13 Chariot sur coussin d’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Ex. 14 Amortisseur hydraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
EV
Ex. 15 Viscosimètre de Couette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Ex. 16 Écoulement de Couette plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 17 Écoulement de Poiseuille plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ex. 18 Diffusion visqueuse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Ex. 19 Applications de la loi de Poiseuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Ex. 20 Mesure de la viscosité de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Ex. 21 Dispositif à écoulement laminaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Ex. 22 Calcul de pertes de charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Ex. 23 Réfrigérant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
PR

Ex. 24 Seringue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Ex. 25 Le plein s’il vous plaît... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Ex. 26 Circuit hydraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Ex. 27 Remplissage d’une piscine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Ex. 28 Perte de charge singulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Ex. 29 Consommation d’une voiture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

3 PROBLÈMES INSPIRÉS DES CONCOURS 27


Ex. 30 Problème de robinets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Ex. 31 Les ondes acoustiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Ex. 32 Ondes de gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Ex. 33 Effet Magnus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Table des matières

Ex. 34 Loi de Stokes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31


Ex. 35 Problème de rhéométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Ex. 36 Oscillations dans un tube en U . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Ex. 37 Problème d’écoulement dans un milieux poreux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Ex. 38 Les larmes du Vin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Ex. 39 Circulation sanguine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Ex. 40 Autour de la microfluidique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

SOLUTIONS DES EXERCICES 46

E W
E VI
PR

• 4/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

‰‰‰ Ex. 1 – Écoulement bidimensionnel

Un écoulement bidimensionnel est décrit par le champ de vitesse suivant :

!
°v (M, t) = ° kx °
u!x + k y °
u!y avec k = Cte

1. Cet écoulement est-il stationnaire ? incompressible ?

2. Montrer que les lignes de courant sont des hyperboles que l’on représentera.

3. On considère une particule de fluide située en x0 et y0 à l’instant t = 0. Donner l’équation de la


trajectoire de cette particule. Comparer avec la ligne de courant.

4. Calculer la vitesse de cette particule de fluide en fonction du temps. Conclusion ?

W
‰‰‰ Ex. 2 – Expansion d’un fluide

Soit un fluide réparti de façon homogène dans une sphère de rayon R 0 . À l’instant t = 0, on communique
à chaque particule de fluide une vitesse initiale radiale proportionnelle à sa coordonnée radiale :

°v (0) = r 0 °
! !
u r
ø
E
Chaque particule conserve ensuite sa vitesse initiale.

1. Donner l’équation horaire r(t) d’une particule située initialement en r 0 à t = 0. En déduire la


vitesse eulérienne !
°v (r, t). L’écoulement est-il stationnaire ?
VI
2. Quelle est l’accélération d’une particule de fluide. On confrontera le point de vue d’Euler et celui
de Lagrange.

Donnée : Pour une vitesse radiale ne dépendant que de r , le terme convectif s’écrit
≥ ! ¥
°v · °
! r ! °v = v( r ) @v( r ) °
!
u r
@r
E

‰‰‰ Ex. 3 – Écoulement radial

Un écoulement bidimensionnel est décrit en coordonnées polaires par le champ de vitesse


PR

°v (M, t) = k °
! !
u avec k = 4 m2 s°1
r
r
1. Représenter en différents points le vecteur vitesse et déduire l’allure des lignes d’écoulement.
L’écoulement est-il permanent ?

2. Quelle est l’équation horaire r(t) d’une particule située en r 0 à t = 0 ?

3. À l’instant t = 0, on considère la portion de fluide définie par

1m ∑ r ∑ 2m et 30± ∑ µ ∑ 45±

Dessiner cette portion à t = 0 et calculer son aire A0 .

• 8/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

4. Cette portion suit le flot de l’écoulement tout en se déformant. Représenter cette portion à
l’instant t = 1. Cet élément de fluide s’est-il dilaté ? en déduire le caractère compressible ou
incompressible de l’écoulement.

5. Vérifier en calculant div!


°v .

!
° @( r A r ) @( A µ )
Donnée : Divergence en coordonnées polaires : div A ( r, µ ) = +
r@r r @µ

‰‰ Ex. 4 – Débit sanguin


Le cœur humain agit comme une pompe faisant circuler le sang vers les organes. Le débit moyen d’un
cœur humain modérément sollicité est de 6 litres par minutes.

1. Le diamètre de l’aorte, à la sortie du cœur, est de 2,5 cm. Quelle est la vitesse moyenne du sang
dans l’aorte ?

W
2. Le sang arrive en contact avec les organes en passant par des artères, puis des artérioles et
finalement des capillaires. Ces derniers, de diamètre 6 µm, transporte le sang à une vitesse
moyenne de 1 mm/s. Quel est le débit sanguin dans un capillaire ? En admettant que le sang
passe par ces capillaires, estimer leur nombre et leur section totale.

E
‰‰ Ex. 5 – Écoulement d’air dans une conduite
On considère un écoulement d’air dans une conduite de 20 cm de diamètre, à une pression de 300 kPa,
une température de 20 ± C et une vitesse de 3,0 m s°1 .
Sachant que cet air peut être considéré comme parfait, calculer le débit massique.
VI
Donnée : Masse molaire de l’air : Mair = 29 g mol°1 .

‰‰‰ Ex. 6 – Durée de vidange

Un récipient cylindrique de section droite S = 33 cm2 est


initialement rempli d’une hauteur h 0 = 30 cm de liquide. À
E

l’instant t = 0 on ouvre au fond du récipient un orifice de Liquide


section s = 1,0 cm2 .

1. Que vaut la vitesse initiale de vidange v0 prévue par Position initiale


le théorème de Bernoulli si l’on néglige la vitesse de la
PR

surface libre ?

2. Quelle est la correction à apporter à v0 lorsque l’on tient


compte du mouvement de la surface libre ? Conclure. h0

3. Que vaut le débit de vidange initial. Quelle serait la g


~

durée de la vidange ø1 si celle-ci se faisait à débit


constant ?

4. À l’aide d’un bilan de masse, établir l’équation diffé-


Fig. 1.1 – Vidange d’un liquide.
rentielle vérifiée par la hauteur h(t). La résoudre en
séparant les variables et déduire le temps de vidange
ø2 . Comparer avec ø1 .

• 9/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

‰‰‰ Ex. 7 – Un modèle de clepsydre


z
Une clepsydre est une horloge antique, d’origine égyptienne,
mesurant le temps par écoulement régulier d’eau dans un
récipient gradué.
On considère un récipient à symétrie de révolution autour de
l’axe Oz, la distance entre la paroi du récipient et l’axe Oz
est :
r = az n g h(t)
où a et n sont des constantes que nous allons déterminer.
Le fond de ce réservoir situé en z = 0 est percé d’un petit
orifice de section s = 25 mm2 . Tout le système est plongé dans
l’atmosphère (pression p atm ) et dans le champ de pesanteur
terrestre ! °g = ° g°u!z . On remplit la clepsydre jusqu’à une

W
°
v!o
hauteur initiale h 0 et on on note h(t) la hauteur de la surface
libre à l’instant t. Fig. 1.2 – Clepsydre.

1. À l’aide du théorème de Bernoulli, exprimer la vitesse de vidange v o en considérant que la


vitesse de la surface libre est négligeable devant v o .

2. À partir de la conservation du débit volumique, trouver une relation entre ḣ(t), h(t) et s.
E
3. Déterminer les expressions de a et n pour avoir ḣ = °1 cm min°1 .

4. La clepsydre se vide complètement en une heure. Quelle est sa contenance en litre ?


VI
Indication : Calculer le volume en intégrant des tranches de rayons r et d’épaisseur d z.

‰‰‰ Ex. 8 – Vase de Mariotte


Un vase de Mariotte contenant de l’eau est raccordé à un air p atm
tube vertical de longueur H. La hauteur h est fixée à 50 cm.
La pression atmosphérique vaut p atm = 1,013 bar, la pression
E

de vapeur saturante de l’eau p v (H2 O) = 13 mbar, et le champ


de pesanteur g = 9,8 N kg°1 . On néglige la viscosité de l’eau.

1. Exprimer la vitesse de sortie V de l’eau en A en fonc-


h orifice d’arrivée
tion de H et h. Montrer qu’elle est constante, tant que d’air
PR

le niveau de l’eau est au dessus de l’orifice du tube


M
d’alimentation en air.

2. Sachant que dans l’écoulement, la vitesse maximale H


est atteinte en un point M de la zone de raccordement,
et qu’elle vaut 1,4V , quelle longueur peut-on donner
au tube pour qu’il n’y ait pas cavitation (c’est-à-dire
apparition de bulles ou de poches de vapeur d’eau) ? !
°
V A

3. Quelle est alors la vitesse V d’écoulement maximale ? Fig. 1.3 – Vase de Mariotte.

• 10/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

‰‰‰ Ex. 9 – Vena contracta


Soit une cuve en forme de parallélépipède dont la base est un carrée de côté a = 50 cm. On remplit
la cuve avec de l’eau jusqu’à une hauteur h = 82 cm. Au fond de la cuve il y a un orifice circulaire de
diamètre d = 2,0 cm.

1. Dans un premier temps, l’orifice du fond de la cuve est fermé par un bouchon. Exprimer la force
de pression que subit le bouchon puis faire l’application numérique.
Données : on prendra Ω = 1 £ 103 kg m°3 et g = 9,8 m s°2

2. Dans un second temps, on retire le bouchon du fond de la cuve. L’eau s’écoule. On supposera
que la vitesse de la surface libre est négligeable devant la vitesse d’écoulement au niveau de
l’orifice. L’eau est considéré comme un fluide parfait et incompressible. En partant du théorème
de Bernoulli, déterminer l’expression littérale de la vitesse d’écoulement v au niveau de l’orifice.

W
3. Calculer v et le débit volumique Q V .

4. En fait, le débit volumique réel vaut Q V = 0,92 dm3 s°1 . On explique cette différence par une
contraction de la veine liquide à la sortie de l’orifice. La section réelle du jet s0 est inférieure à
la section de l’orifice s. On a s0 = Æ s où Æ est le coefficient de contraction. En supposant que la
vitesse d’écoulement est celle obtenue en 3., calculer Æ.
E
‰‰‰ Ex. 10 – Régimes d’écoulement dans un canal
Un canal rectiligne de grande longueur, à fond horizontal, possède localement une section rectangulaire
de largeur `, où la profondeur d’eau est h. La vitesse d’écoulement, supposée uniforme sur cette section
VI
droite est égale à v. Les quantités `, h et v varient, mais sur de très grandes distances caractéristiques,
le long du canal. L’écoulement de l’eau, assimilée à un fluide parfait homogène et incompressible, est
stationnaire.

1. Exprimer le débit volumique q v à travers une section du canal ; que sait-on sur q v ?

v2
2. Montrer que la quantité h + est une constante, que l’on notera h s , le long du canal.
2g
E

3. Exprimer q v en fonction de h, h s , ` et g. Tracer, pour ` et h s fixées, la courbe donnant q v en


fonction de h.

4. Déterminer la valeur maximale q max de q v et la hauteur critique h c correspondante. Montrer,


PR

que pour une valeur q v donnée du débit inférieur à q max , il existe 2 valeurs possibles h 1 et h 2
de la hauteur h avec h 1 < h c < h 2 < h s .
h 1 correspond au régime torrentiel (faible hauteur, grande vitesse).
h 2 correspond au régime fluvial (hauteur élevée, faible vitesse).

5. Supposons que la largeur du canal diminue progressivement. Discutez, selon le type de régime,
dans quel sens se modifie h.

6. Despperturbations de la surface libre peuvent se propager, par rapport à l’eau, à la célérité


c = gh. Étudiez, selon le type de régime, si ces perturbations peuvent ou non remonter vers
l’amont, c’est-à-dire si la présence d’un obstacle dans le canal a un effet sur l’écoulement en
amont.

• 11/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

‰‰‰ Ex. 11 – Oscillations d’un liquide dans un tube coudé

1. Montrer que pour un fluide incompressible parfait, soumis à un champ de pesanteur ! °g , on a le


long d’une ligne de courant C AB (A et B sont les extrémités de la ligne de courant) :
Z
@v 1 2
µ d` + µ(vB ° v2A ) + µ g(zB ° z A ) + p B ° p A = 0 (1.4)
C AB @t 2

Indication : Intégrer l’équation d’Euler le long d’une ligne de courant et utiliser l’identité

°v · !
° ! °°°! v2 °! °
(! r )°v = grad + (rot !
v )^!
°v
2

2. On envisage un tube en U de section s = 1, 0 cm2 . On introduit une masse d’eau égale à m = 150 g.
On crée initialement une surpression qui baisse le niveau dans la partie gauche et augmente le

W
niveau dans la partie droite, puis on laisse le liquide osciller dans chacun des tubes.

Position d’équilibre z(t)


Liquide

E !
°g
VI
Fig. 1.4 – Oscillations dans un tube en U.

En utilisant le relation précédente entre deux points situés sur les surfaces libres, établir
l’équation différentielle vérifié par z(t). On fera intervenir L la longueur du tube de liquide.

3. Vérifier que la solution s’écrit z(t) = A cos ≠ t + B sin ≠ t avec ≠ une constante que l’on déterminera.
Déduire la période T des oscillations.
E

‰‰‰ Ex. 12 – Régime transitoire de la vidange d’un réservoir

Un grand réservoir cylindrique de section S, est rempli d’un


PR

liquide de masse volumique µ. Le liquide sera considéré par-


section S
fait et incompressible. À la hauteur h = 0, 8 m au dessous de
sa surface libre, un tuyau d’évacuation horizontal de faible Liquide

section s et de longueur a = 0, 5 m est fermé par une vanne.


À l’instant t = 0, on ouvre la vanne ; le fluide s’écoule. On
h
considérera que le niveau de la surface libre ne varie pas (car
!
°g
S ¿ s ) et que la vitesse d’écoulement est nulle partout sauf
dans la conduite. On modélise l’écoulement dans la conduite a
par un écoulement laminaire unidimensionnel :
!
°v = v(x, t)° Fig. 1.5 – Dispositif.
u!x

1. Qu’impose l’équation de continuité ?

• 12/81 •
1 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

2. En appliquant l’équation (1.4) de l’exercice 11, entre un point de la surface libre et la sortie de
la conduite, montrer que la vitesse obéit à l’équation différentielle suivante :

dv v2
a + = gh
dt 2

3. Quelle est la vitesse v0 en régime permanent ? Quel résultat obtient-on ?

4. Quelle est la dimension de la quantité ø = 2a/v0 ? Quelle est sa signification physique ?

5. La solution s’écrit µ ∂
t e x ° e° x
v(t) = v0 tanh avec tanh(x) =
ø e x + e° x
Représenter l’évolution de v(t) et calculer numériquement la durée T au bout de laquelle la
vitesse dans la conduite ne diffère plus que de 1% de sa valeur dans le régime permanent de

W
vidange.

E
E VI
PR

• 13/81 •
E W
VI
SOLUTIONS DES 40 EXERCICES
E
PR
2. Pour un fluide visqueux, il y a continuité du vecteur vitesse aux interfaces. Le champ de vitesse obéit donc aux
conditions aux limites suivantes :
v(x, 0) = 0 et v(x, a) = Vp
3. L’équation de Navier-Stokes s’écrit
∑ ! ∏
@°v ≥! !° ¥° !
°
µ + °v · r !v = ° r p + ¥¢! °v
@t
!° ≥ ! ¥
!
°
D’une part, @@vt = 0 car l’écoulement est permanent. D’autre part, !°v · °
r ! °v = !
°
0 car le champ de vitesse ne dépend
pas de x.
Remarque : les particules suivent des trajectoires rectilignes (suivant Ox) le long desquelles la vitesse garde une
valeur constante en norme et en sens. Le vecteur accélération est donc tout naturellement nul.
En projection suivant Ox, on obtient
@p d2 v
=¥ (2.1)
@x dy2
@p
4. Si l’on projette la relation de Navier-Stokes suivant Oy on trouve @ y = 0. La pression ne dépend que de x. Ainsi, la
relation (2.1) est de la forme f (x) = g(y) pour tout (x, y) ce qui n’est possible que si les deux fonctions sont constantes.

W
Par conséquent on aboutit à
dp ¢ p d2 v ¢ p
= et ¥ =
dx ¢` dy2 ¢`
P 2
Une double intégration aboutit à v(y) = 2¢`¥ y + K 1 y + K 2 . Les conditions aux limites permettent d’obtenir les
constantes d’intégration :
¢P 2
v(0) = 0 = K 2 et v(a) = Vp = a + K1 a + K2
2`¥
Vp P
ce qui donne K 2 = 0 et K 1 = a ° 2¢`¥ a. En substituant on retrouve l’expression proposée par le texte.

5. ¢P = F/ºR 2 .
E v(y) =
¢P ≥ 2
2`¥
¥
y ° a y + Vp
y
a
VI
6. Calculons le flux du vecteur vitesse selon °
u!x :
Za Za √ !
¢Pa2
QV = v(y) dS ' v(y)2ºR dy = ºRa Vp °
0 0 6¥`

Ce débit doit être négatif car l’écoulement a lieu suivant °°


u!x .
7. Pendant une durée dt, le piston balaye un volume dø = º(R ° a)2 Vp dt. Par conservation de la matière, on a

dø = °Q V dt soit Q V ' °ºR 2 Vp


E

En confrontant la réponse de la question précédente, on en déduit


√ !
¢Pa2 ¢ pºRa3 a3
ºRa Vp ° = °ºR 2 Vp d’où Vp = 'F
6¥` 6¥`ºR(R + a) 6º¥`R 3
PR

8. Application numérique :
(200 · 10°6 )3
Vp = 1 · 103 = 2,6 cm s°1
6º £ 0,1 £ 2 · 10°2 £ (2 · 10°2 )3
9. Le rôle d’un amortisseur est d’absorber l’énergie cinétique pour la dissiper en chaleur. Ces systèmes sont employés
sur les véhicules pour amortir leurs oscillations verticales provoqués par le relief de la route.

Ex. 15, page 18 —


1. L’écoulement étant incompressible, on a div! °v = 0. Le fluide étant visqueux la vitesse est continue d’où v(R ) = R !
2 2
et v(R 1 ) = 0.
2. div!
°v = 1 @
r @µ (Ar + B/r) = 0. Par ailleurs v(R 2 ) = R 2 ! et v(R 1 ) = 0 impliquent
8 B 8
>
< AR 1 + R
> = 0 >
< A = !R 22
1
=) R 22 ° R 12
>
> B >
:
: AR 2 + = R2 ! B = ° AR 12
R2
3. La vitesse de cisaillement vaut ∞˙ ' R 2 !/e avec e = R 2 ° R 1 ø R 2 . Le moment axial de la force visqueuse appliquée
sur un élément de surface dS du cylindre central vaut
¥R 1 R 2 !
dM¢ = R 1 £ ¥∞˙ dS = dS
e
Après intégration sur la surface latérale, on obtient
Z
2º hR 3
° = dM¢ ' ¥!
e

4. À l’équilibre le couple de torsion compense le couple visqueux : ° = C Æ d’où


Ce Æ
¥= = 0,053 Pa s
2º hR 3 !

Ex. 16, page 19 —


1. Le fluide est en écoulement incompressible : div!
°v = 0 = @v . la vitesse est donc indépendante de x. L’accélération est
@x
nulle puisque la trajectoire des particules est une ligne y = Cte le long de laquelle la vitesse garde une valeur (en

W
norme et en direction) constante.
!
° dp 2
2. L’équation de Navier-Stokes donne ¥¢~ v = r p ! d x = ¥ d v2 . Supposons que le gradient horizontal de pression soit
dx
nul. En intégrant l’équation précédente avec les contraintes v(0) = 0 et v(L) = V0 on trouve

°v = V0 y°
! u!x
L
Il n’est donc pas nécessaire d’imposer un gradient de pression pour qu’il y ait écoulement.
E V
3. Il s’agit d’un écoulement plan cisaillant : ∞˙ = @@vy = L0 . La plaque du bas subit donc une force par unité de surface
!
° V !
F = ¥ L0 °u x , celle du haut subit une force opposée.

Ex. 17, page 19 —


VI
1. Le fluide étant incompressible, l’équation de continuité devient
@v
div~
v=0 =) =0
@x

L’accélération est nulle puisque la trajectoire des particules est une ligne y = Cte le long de laquelle la vitesse garde
une valeur (en norme et en direction) constante. On peut s’en rendre compte en calculant l’accélération à partir de la
!
°
a = @@~vt + v @@~vx = 0 .
dérivée particulaire de la vitesse : ~
2. L’équation de Navier-Stokes s’écrit
E

°°°°!
µ!
°
a = °gradp + ¥4!
°v

ce qui donne en projection suivant °


u!x :
dp d2 v
=¥ =
dx dy2
PR

Or, le terme de gauche ne dépend que de x alors que celui de droite n’est censé dépendre que de y. Cette apparente
contradiction se résoud si les deux termes sont constants, d’où

dp d2 v
=¥ = Cte
dx dy2
Maintenant, si cette constante est nulle alors on trouve v = 0, ce qui montre qu’il est nécessaire d’imposer un gradient
de pression pour entretenir un écoulement.
3. En intégrant deux fois la relation précédente et en imposant les conditions v(0) = v(L) = 0 on obtient
K
v(y) = y (y ° L)

4. Le débit est le flux du vecteur vitesse à travers une section rectangulaire L £ h :


Z y= L
hL3
q=h |v(y)| dy = |K |
y=0 12¥
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