SCRIPT Exposé
Les précurseurs français de la chimie moderne avant Lavoisier
(Guyton de Morveau, Macquer, Berthollet, Laplace…)
Pour ses découvertes, Lavoisier s’est appuyé sur des travaux antérieurs et aussi des
collaborateurs pour ses célèbres expériences.
Aujourd’hui, nous allons vous présenter: les précurseurs français de la chimie moderne avant
Lavoisier
Peut-on faire l’histoire de la chimie sans évoquer tout d’abord l’alchimie ?
Longtemps confondue avec la magie et même la sorcellerie, l’alchimie est une
discipline qui recouvre un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la
transmutation des métaux. Paracelse est souvent considéré comme un précurseur dans le
domaine. En effet, il est un pionnier de l’utilisation en médecine des produits chimiques et des
minéraux.
Intro + Plan
I/ Lavoisier
II/ Les précurseurs de la chimie moderne et influence sur les travaux de Lavoisier
1) Macquer et Baumé
2) Bayen
3) Expérience de Lavoisier
III/ Les collaborateurs de Lavoisier +intro Laplace
1) Expérience calorimètre à glace de Laplace et Lavoisier
2) Nomenclature
Conclusion
I/ Lavoisier
Considéré comme le père de la chimie moderne, c’est Lavoisier qui est le créateur de la
chimie en tant que science.
Antoine-Laurent Lavoisier est un chimiste français né à Paris en 1743 et guillotiné en 1794.
C’est la publication de son Traité élémentaire de chimie, en 1789, et illustré par son épouse
Marie-Anne Lavoisier, qui pose les bases de la chimie moderne. Son thème principal est la loi
de conservation de la masse et des éléments où on retrouve notamment la maxime : « Rien
ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
Or, on sait que pour ses découvertes, Lavoisier s’est appuyé sur des travaux antérieurs et
aussi des collaborateurs pour ses célèbres expériences.
+ Académie des sciences + Traité résumé ?
II/ Les précurseurs de la chimie moderne
Avant la parution du Traité de Lavoisier en 1789, les ouvrages de Macquer et Baumé
donnaient déjà les bases futures d’une nouvelle chimie.
Médecin de formation, Pierre Joseph Macquer naquit à Paris en 1718 et y mourut en
1784. Docteur en 1742, il entra 3 ans plus tard à l’Académie des sciences. Il enseigna la
pharmacie à la Faculté de médecine et s’associa à Antoine Baumé (1728-1804), apothicaire et
chimiste parisien pour ouvrir un cours privé de chimie et de pharmacie. Antoine Baumé
publiera en 1773 : Chymie expérimentale et raisonnée en 3 tomes.
Macquer enseigna la chimie avec pour base la théorie du phlogistique, qui représentait
la première théorie chimique cohérente. La théorie du phlogistique est la suivante : un fluide
qu’on supposait inhérent (c’est-à-dire inséparable), à tout corps et qui, lorsqu’il abandonnait
ce corps, en provoquait la combustion. Cette théorie était directement en désaccord avec les
théories de Lavoisier qu’il jugeait insuffisantes pour menacer sérieusement les fondements de
la chimie. Il publia notamment les ouvrages : Eléments de Chymie théorique (1749), de Chymie
pratique et Dictionnaire de Chymie (1766). Ces ouvrages ont été bien accueillis lors de leur
parution du fait de leur clarté et leur précision dans l’exposition des faits et des expériences.
Ils ont contribué à répandre le goût pour la chimie et à faire apparaître la chimie comme une
science simple, fondée sur le raisonnement et la pratique expérimentale, dont les expériences
de laboratoire sont parfaitement codifiées et reproductibles.
Les précurseurs de Lavoisier sont rares sachant que Lavoisier lui-même est considéré
comme un précurseur de la chimie moderne.
Néanmoins, on peut citer Pierre Bayen, un pharmacien militaire peu connu né en
1725 et décédé en 1798. Ses mémoires parus dans le Journal de physique de 1774 sur les
oxydes (ou chaux) de mercure auraient inspiré Lavoisier dans le choix de ses expériences
destinées à réfuter la théorie du phlogistique.
On souligne cependant que les historiens ne sont pas certains que Bayen ait réellement
inspiré Lavoisier car la diffusion des traités scientifiques à cette époque n’est pas très
abondante. C’est pour cette raison que Bayen est rarement cité dans sa contribution aux
travaux de Lavoisier bien que certains historiens revendiquent les droits de Bayen à la
découverte de l’oxygène.
On peut citer la publication d’un bulletin de la société d’histoire de la Pharmacie publié à
Paris en juillet 1917 avec pour thèmes les grands pharmaciens : « Lorsque Bayen vint offrir à
l'Académie ses recherches sur les précipités, Lavoisier, qui était présent, s'occupait aussi des
oxydes métalliques; éclairé par le trait de lumière qui se répandait sur la science, il rentre
aussitôt dans son laboratoire, répète les expériences de Bayen, les trouve exactes et déchire
le voile que Bayen n'avait fait que soulever. »
è Exp mercure Lavoisier (tout seul)
è Pristley
III/ Les collaborateurs de Lavoisier
Nombreux sont les précurseurs français de la chimie moderne contemporains de
Lavoisier.
Les thèmes principaux d’études sont les mesures calorimétrique et la création
nomenclature.
Ces deux thèmes vont constituer nos deux sous-parties :
Pierre Simon, marquis de Laplace, astronome, mathématicien et physicien français
(1749-1827) réalise avec Lavoisier les premières mesures calorimétriques relatives aux
chaleurs spécifiques et aux réactions chimiques en 1780. Il a établi la formule des
transformations adiabatiques d’un gaz.
Pour illustrer leurs recherches, on retrouve dans le Mémoire sur la chaleur, un dessin de
l’expérience que nous allons vous présenter : le calorimètre à glace.
Expérience de Laplace et Lavoisier
Avant de parler de la nomenclature, je vais vous présenter les différents collaborateurs de
Lavoisier :
Après avoir étudié la médecine à Turin, le comte Claude-Louis Berthollet (1748-
1822) vint à Paris où il fut présenté à Lavoisier et commença à étudier la chimie. Ses
recherches portaient notamment sur les propriétés des hypochlorites (eau de Javel) et la
préparation des chlorates qu’il utilisa dans les explosifs.
Homme politique et chimiste parisien, Antoine François, comte de Fourcroy (1755-
1809) a consacré ses recherches essentiellement sur l’analyse des matières animales et
végétales, alors fort peu avancée comme l’albumine végétale et la gélatine
C’est Louis-Bernard Guyton de Morveau, chimiste né en 1737 à Dijon et décédé à
Paris en 1816, qui conçut le premier une idée de nomenclature chimique rationnelle fondé
sur le concept d’élément où les noms des substances indiqueraient la composition. Son
projet est donc publié en 1782 et présenté à l’Académie des Sciences où il est refusé.
Afin que son projet aboutisse, Guyton de Morveau va travailler en collaboration avec
Lavoisier, Berthollet et de Fourcroy. C’est donc grâce à cette collaboration qu’est publié, en
1787, la Méthode de la nomenclature chimique, ouvrage considéré essentiel pour la
clarification et la mise en forme des connaissances en chimie.
CCL : de
Fourcroy, sans avoir attaché son nom à de grandes découvertes, a, néanmoins, contribué,
d’une manière très notable, aux progrès de la nouvelle chimie dont il propagea les doctrines
par sa parole autorisée et par ses écrits. Il contribua, plus que personne, par son double
enseignement oral et écrit, à répandre les doctrines de la nouvelle chimie. On peut dire que
sans Fourcroy, Lavoisier n’eut pas été compris aussi tôt et aussi bien.