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Exercices sur les espaces métriques et normes

Ce document contient 9 exercices portant sur des notions d'espaces métriques et normes. Les exercices abordent des sujets comme les distances discrètes et continues, les suites de Cauchy, les équivalences et complétudes de distances, les espaces de Hölder.
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Exercices sur les espaces métriques et normes

Ce document contient 9 exercices portant sur des notions d'espaces métriques et normes. Les exercices abordent des sujets comme les distances discrètes et continues, les suites de Cauchy, les équivalences et complétudes de distances, les espaces de Hölder.
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Université Pierre et Marie Curie Master 1, 4M025

Année 2014-2015 Calcul des variations: outils et méthodes

TD 1. Espaces métriques

Exercice 1 (Distance discrète). Soit X un ensemble non vide. On pose pour tout x et y ∈ X,
d(x, y) = 0 si x = y, et d(x, y) = 1 sinon.
1. Montrer que (X, d) est un espace métrique (on dit que X est muni de la distance discrète).
Quels sont les ouverts et les fermés de X ?
2. Quelle est la boule ouverte centrée en x0 ∈ X et de rayon 1 ? la boule fermée ? l’adhérence
de la boule ouverte ?
3. Quelles sont les suites convergentes ? Est-ce un espace complet ?
4. Quelles sont les parties compactes de X ?

Exercice 2 (Vrai ou faux ?). Dans la suite, A et B sont deux parties d’un espace métrique
(X, d). Déterminer, à l’appui d’une preuve ou d’un contre-exemple, si les affirmations suivantes
sont vraies ou fausses. Lorsqu’elles décrivent une égalité fausse, indiquez si au moins l’une des
inclusions est vraie.
1. ∂(A ∪ B) = ∂A ∪ ∂B.
2. ∂A = ∂A.
3. ∂ int A = ∂A.
4. Pour qu’une partie A de (X, d) rencontre toutes les parties denses, il faut et il suffit qu’elle
soit d’intérieur non vide.
5. Soit X = P ([0, 1]; R) l’espace vectoriel des fonctions polynômes p : [0, 1] → R. Il existe une
norme sur X telle que l’espace (X, k · k) est complet.

Exercice 3 (Distance à un ensemble). Soit (X, d) un espace métrique.


1. Soit E un ensemble non vide de X. On pose pour tout x de X :

dE (x) = dist (x, E) = inf{d(x, y) : y ∈ E}.

Montrer que dE est 1-lipschitzienne.


2. Soient F1 et F2 des fermés non vides disjoints. Montrer qu’il existe des ouverts disjoints
O1 et O2 tel que Oi ⊃ Fi , i = 1, 2.

Exercice 4. Soit (X, d) un espace métrique. On considère (xn )n∈N une suite de Cauchy de X,
et x dans X. On suppose que la suite admet x comme valeur d’adhérence : montrer que toute
la suite (xn )n∈N converge vers x. En déduire qu’une suite de Cauchy admet au plus une valeur
d’adhérence.

Exercice 5 (Equivalences de distances). Soient X un ensemble et d1 , d2 deux distances sur


X.

1
1. On suppose que les deux distances sont fortement équivalentes, c’est-à-dire qu’il existe deux
constantes b > a > 0 telles que ad1 < d2 < bd1 . Montrer qu’elles sont alors équivalentes
(elles ont les mêmes ouverts) et que toute suite de Cauchy de (X, d1 ) est aussi une suite
de Cauchy de (X, d2 ).
2. On suppose que les distances sont simplement équivalentes (mêmes ouverts). Montrer par
un contre-exemple qu’une suite de Cauchy pour d2 n’est pas forcément une suite de Cauchy
pour d1 ; en particulier, il se peut que (X, d1 ) soit complet et que (X, d2 ) ne le soit pas.
(On pourra considérer R, avec d1 la distance usuelle et d2 (x, y) = | arctan x − arctan y|).

Exercice 6 (Un théorème de Poincaré). Soit (K, d0 ) un espace métrique compact et Y un


espace métrique.
1. Soit ϕ : K → Y une application bijective continue. Montrer que ϕ est un homéomorphisme.
2. Lorsque (Z, d) est un espace métrique, on désigne par Od l’ensemble des ouverts de la
topologie définie par d. Soit d1 une distance sur K telle que (K, d1 ) est compact et Od1 ⊃
Od0 . Montrer que Od1 = Od0 .
Commenter ce résultat au regard du problème

inf{f (x) : x ∈ K}

où f : K → R est une fonction dont la régularité fait partie de la discussion.

Exercice 7 (Le théorème du retour/Principe de récurrence de Poincaré). Soit B une


boule fermée de Rn et ϕ : B → B un homéomorphisme qui conserve la mesure de Lebesgue, i.e si
E est un sous-ensemble mesurable de B, µ(ϕ(E)) = µ(E) (où µ désigne la mesure de Lebesgue).
On souhaite étudier le comportement des suites du type

xk = ϕk (x0 ),

où x0 est arbitraire dans B.


On dit que x est un point quasi-récurrent si pour tout  > 0, il existe k ≥ 1 tel que

kϕk (x) − xk < .

Pour  > 0 fixé, on dit qu’un point est -récurrent s’il existe k ≥ 1 tel que

kϕk (x) − xk < .

1. Montrer que pour toute boule fermée B(x, r) ⊂ B, il existe des entiers k1 > k0 ≥ 1 tels
que
ϕk1 (B(x, r)) ∩ ϕk0 (B(x, r)) 6= ∅.

2. Montrer que l’ensemble des points -récurrents est un ouvert dense.


3. En déduire que l’ensemble des points quasi-récurrents est dense.

2
Exercice 8 (Normes Lp ). Pour f ∈ C([0, 1]; R), on pose
Z 1
kf k1 = |f (x)| dx
0
s
Z 1
kf k2 = f (x)2 dx
0
kf k∞ = max |f (x)|
x∈[0,1]

1. Montrer que l’on obtient ainsi des normes sur C([0, 1]; R) et qu’elle satisfont

k · k 1 ≤ k · k2 ≤ k · k∞ .

2. Montrer que ces normes ne sont pas deux à deux équivalentes.


3. Pour lesquelles de ces normes l’espace C([0, 1]; R) est-il complet ?

Exercice 9 (Espaces de Hölder). Soit K un compact de Rn . On considère sur l’espace


C α (K; R) des fonctions höldériennes d’indice α ∈]0, 1], la norme
 
|f (x) − f (y)| 2
kf kα = max |f (x)| + sup : (x, y) ∈ K , x 6= y .
x∈K kx − ykα

1. Montrer que cette norme munit C α (K; R) d’une structure d’espace de Banach.
2. Démontrer que la boule unité de C α (K; R) est relativement compacte dans (C(K; R), k·k∞ ),
i.e. son adhérence est compacte.
3. L’espace C α (K; R) est-il fermé dans (C(K; R), k · k∞ ) ?

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