Éducation
apprentissage et développement des facultés physiques,
psychiques et intellectuelles
L’éducation est l'apprentissage et le développement des facultés
intellectuelles, morales et physiques, les moyens et les résultats
de cette activité de développement. L'éducation inclut des
compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu
géographique et de la période historique, l'éducation a pour but de
faire progresser, améliorer et penser par soi-même d'un sujet et la
création de cultures.
Moyen mnémotechnique mis à disposition des
enfants visitant le Field Museum de Chicago
leur permettant d'apprendre les pays formant
l'Asie et leurs contours géographiques.
Selon l'Unesco, en 2008, vingt-huit millions d'enfants étaient
privés d'éducation, en raison des conflits armés[1].
Éducation, instruction ou enseignement
Classe avec un maître d'école endormi,
Jan Steen (1672), collection particulière.
Le mot « éducation » est directement issu du latin educatio de
même sens, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie
conduire, guider, commander et ex, « hors de ») : faire produire (la
terre), faire se développer (un être vivant)[2]. Il convient cependant
de noter la différence pointée par Mialaret[3] entre les deux
étymologies educare (nourrir) et educere (élever) pour saisir la
double instance liée au concept d'éducation et dont la conciliation
est une problématique pédagogique majeure : nourrir/remplir de
connaissances et élever c'est-à-dire maximiser les potentialités
des individus selon Mialaret. Pour Émile Durkheim, l'éducation est
une « Socialisation méthodique pour la jeune génération »[4].
Enseigner, c'est transmettre à la génération future un corpus de
connaissances et de valeurs de la vie sociale.
Il faut distinguer enseignement et éducation. Le terme
enseignement, de son côté, se réfère plutôt à une instruction
précise au cours d'un cycle d'étude précis, par exemple,
l'enseignement supérieur[5].
L'éducation ne se limite pas à l'instruction stricto sensu qui serait
relative seulement aux purs savoir et savoir-faire. Elle vise
également à assurer à chaque individu le développement de
toutes ses capacités (physiques, intellectuelles, morales et
techniques). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie
personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la
société dans laquelle il évolue.
En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que
certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du
citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible
sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par
exemple) et de capacités relationnelles, donc d'éducation.
Instruction et éducation sont souvent confondues. Les
différences, subtiles, restent la base de controverses depuis
longtemps, le Littré en fait foi dans son choix d'exemple pour sa
définition d'éducation (voir le Littré à ce mot) : « Mais il faut
remarquer que l'instruction s'enseigne, et que l'éducation
s'apprend par un autre mode d'action du maître, quel qu'il soit. »
Au début du xxe siècle, la science de l'éducation désignait la
pédagogie. Aujourd'hui, en France, depuis la création en 1967 du
département universitaire de Sciences de l'éducation l'expression
s'emploie au pluriel. Les problèmes d'éducation s'étudient en
empruntant à plusieurs disciplines des sciences humaines
(sociologie, psychologie, biologie, économie, philosophie de
l'éducation).
Histoire de l'éducation
Article détaillé : Histoire de l'éducation.
Influences de l'histoire, des cultures et des
croyances et théories implicites
L'éducation est influencée par l'environnement historique et
culturel, ainsi que par les théories, explicites ou implicites, qui
motivent les éducateurs (parents, professeurs, etc.).
Selon l'historien Paul Veyne, « Il est exceptionnel, dans l'histoire,
que l'éducation prépare l'enfant à la vie et soit une image de la
société en réduction ou en germe ; le plus souvent, l'histoire de
l'éducation est celle des idées que l'on s'est faites sur l'enfance et
ne s'explique pas par la fonction sociale de l'éducation. [...]
L'enfance est un âge que l'on déguise pour l'embellir et lui faire
incarner une vision idéale de l'humanité »[6].
En Europe, au siècle des lumières, les philosophes John Locke et
Jean-Jacques Rousseau ont publié des ouvrages très influents,
qui, reposant sur des conceptions différentes de l'enfance,
donnaient des conseils parfois opposés aux parents. Ainsi,
Rousseau écrivait-il :
« […] Songez bien que c'est rarement à vous de lui
proposer ce qu'il doit apprendre ; c'est à lui de le
désirer, de le chercher, de le trouver ; à vous de le
mettre à sa portée, de faire naître adroitement ce
désir et de lui fournir les moyens de le satisfaire. »
— Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l'éducation,
1762, Livre 3e, p. 203[7].
Locke, plusieurs décennies auparavant, avait ouvert la voie à
l'éducation raisonnée des enfants.
Types d'apprentissages
Savoir, savoir-faire, savoir-être
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Schématiquement, on peut distinguer quatre grands domaines
éducatifs : le savoir, le savoir-faire, l'être et le savoir-être[8].
Le savoir correspond aux connaissances intellectuelles. Les
recherches en éducation relatives au savoir ont pour objectif de
trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants
d'acquérir des connaissances : observation, lecture, écriture,
mathématiques, connaissances de l'Homme et de
l'Environnement, métaconnaissances…
Le savoir-faire correspond à des compétences pratiques, à la
maîtrise par l'expérience de l'exercice d'une activité artisanale,
artistique, domestique, intellectuelle ou sportive. Ces
compétences s'acquièrent par la pratique d'une activité et par
l'apprentissage d'automatismes moteurs. Les recherches en
éducation relatives au savoir-faire ont pour objectif de trouver et
d'appliquer les moyens pédagogiques permettant aux apprenants
d'acquérir des compétences et des habiletés pratiques ou
intellectuelles.
Le savoir-être correspond à la capacité de produire des actions et
des réactions adaptées à la société humaine et à l'environnement.
Cette capacité s'acquiert en partie par la connaissance de savoirs
et de savoir-faire spécifiques. Les recherches en éducation
relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver les moyens
pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir au mieux la
maîtrise d'actions et de réactions adaptées à leur organisme et à
l'environnement : préservation, hygiène, empathie, contrôle
personnel, comportement adéquat, respect, action collective,
entraide, affirmation de soi, maîtrise, communication, gestion des
conflits… La notion de savoir-être est parfois contestée car elle
impliquerait une modification de l'essence et du caractère de
l'individu.
L'être correspond à l'état biologique et psychique d'un individu. Les
recherches en éducation relatives à l'existence de l'être ont pour
objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant, dans les
situations éducatives, de favoriser et d'atteindre l'état d'être
optimal : état de santé, de bien-être, de motivation, de confiance et
de satisfaction des besoins naturels et psychiques (joie, plaisir,
liberté, perception, reconnaissance, sécurité, justice, intégrité,
authenticité, capacité, intimité, diversité, confort, créativité,
affection, etc.).
Taxonomie de Robert Mills Gagné
Les travaux de Robert Mills Gagné disent que l'on peut distinguer
cinq grands types d'apprentissages :
les apprentissages moteurs ;
les apprentissages verbaux et lexicaux ;
les apprentissages conceptuels et catégoriels ;
les apprentissages de stratégies de résolution de problèmes ;
les apprentissages socio-émotifs.
Les apprentissages moteurs sont ce que l'on appelle couramment
les savoir-faire.
Les apprentissages verbaux et lexicaux sont ceux qui
correspondent à l'apprentissage de l'alphabet, des lettres, des
chiffres et de l’orthographe des mots. Ces apprentissages
impliquent ce que les chercheurs appellent la mémoire lexicale,
qui stocke lettres, mots, nombres, chiffres, etc. Il s'agit le plus
souvent de connaissances verbalisables, ayant trait à la maîtrise
de la langue, qui n'ont pas de signification en soi, et doivent le plus
souvent être appris par cœur.
Les apprentissages conceptuels sont ceux qui impliquent la
compréhension : ils visent à faire comprendre (et apprendre) des
concepts, des idées, des catégories d'objets à l'apprenant.
Les apprentissages de stratégies de résolution de problèmes
visent à apprendre comment résoudre une classe plus ou moins
importante de problèmes. Cela peut passer par l'apprentissage
d'algorithmes de résolution de problèmes, applicables dans
certaines circonstances, à des apprentissages plus évolués.
Les apprentissages verbaux et lexicaux, conceptuels et
catégoriels ainsi que ceux de stratégie et de résolution sont
englobés dans la notion de savoir.
Les apprentissages socio-émotionnels quant à eux correspondent
au savoir-être.
Taxonomie de Bloom
Article détaillé : Taxonomie de Bloom.
Méthodes pédagogiques
Construire son savoir
La pédagogie moderne considère que la transmission
traditionnelle simple (instruction) doit laisser la place à une
pédagogie où l'élève construit (et non crée) son savoir lui-même.
Par exemple, selon cette conception, il semble plus important
qu'un élève soit capable de construire le concept de département
et d'en identifier un à partir d'une carte ou d'un dictionnaire, plutôt
que de connaître par cœur tous les départements sans en savoir
les attributions, le fonctionnement, etc. De même, il semble plus
important de savoir consulter internet ou un dictionnaire, que de
connaitre par soi-même un répertoire étendu de vocabulaire, avec
son orthographe correcte.
Critiques
Mais ce concept est contesté, avec parfois des mots très durs
(terrorisme intellectuel, dressage, formatage, coterie des IUFM…),
par les professeurs dits traditionalistes, qui voient l'éducation
comme une « transmission de connaissances ». Il lui est reproché
de porter une part de responsabilité dans l'échec scolaire et social
actuellement imputé au système. Les opposants dénoncent
comme artificielle, inefficace et stressante la « construction » par
les élèves d'un savoir qui suppose en réalité un niveau supérieur
au leur, parfois universitaire voire doctoral (exemple : construction
des nombres et d'une opération aussi simple que la soustraction,
en primaire, par la méthode ensembliste)[9], quand elle ne
suppose pas des prises de risques inconsidérés (à propos du
code de la route ou autres situations potentiellement
dangereuses, par exemple). Ils soutiennent que les enfants
peuvent et doivent, avec non moins de plaisir et de motivation,
apprendre « par cœur » et par obligation si nécessaire, sinon les
départements, du moins l'alphabet, les tables de multiplication,
les principales règles de toutes sortes (sociales, grammaticales,
mathématiques, physiques…)[10]. Ces contestataires, à leur tour,
se voient accusés de démarches rétrogrades et réactionnaires, de
mauvaise foi, etc.
Elle est également critiqué par des psychologues d'orientation
cognitiviste.
Éducation formelle et éducation non formelle
en France
Ces concepts résultent de textes internationaux, OMS et UNESCO
notamment mais ont en France un retentissement particulier.
L'éducation formelle, l'école ou l'université, n'est, et tant s'en faut,
pas l'unique lieu d'éducation. C'est ainsi que la première source
d'éducation reste la famille et l'entourage, avec tous les enjeux de
« reproduction sociale » que cela implique. En France, Bourdieu et
Passeron ont montré dans La Reproduction que le système
scolaire, au lieu de corriger les inégalités sociales, a tendance à
les renforcer du fait de sa relative incapacité à s'adresser à une
population devenue très hétérogène culturellement et
socialement. Les classes sociales en difficulté sociale et
culturelle ne peuvent contrairement aux couches aisées de la
population compenser cette faiblesse du système éducatif. Les
familles les mieux adaptées aux codes et usages de la société ou
les plus aisées financièrement profitent d'un plus grand accès à la
culture qu'elles transmettent à leurs enfants pour qu'ils accèdent
en haut de l'échelle sociale.
En outre, à côté de ses missions d'éducation et d'instruction, le
système éducatif est contesté pour opérer, par construction, une
sélection (orientation vers des métiers, ou vers de hautes
carrières administratives) : l'élève reçoit une instruction gratuite,
mais il payerait cette gratuité en étant transformé en un produit
relativement passif du « système (de production) scolaire ».
L'école exige de l'élève qu'il s'intègre à l'institution scolaire, à
travers la maîtrise d'un certain nombre de connaissances de base
dont l'ensemble n'est pas toujours formalisé. D'autre part, elle ne
peut transmettre qu'un corpus rationalisé et fait l'impasse sur une
grande partie du fond commun culturel (le « bon sens », les
tabous, la communication non verbale, etc.). Enfin, malgré les
progrès de la formation continue, elle ne dure qu'un temps
relativement bref dans la vie d'un individu.
Pour toutes ces raisons, il apparaît utile à certains d'élargir la
réflexion sur l'éducation, sans la réduire au cadre scolaire. Ainsi,
l'éducation non formelle, qui apporte des compétences
spécifiques à l'individu et que celui-ci ne peut acquérir[11] dans le
cadre de l'éducation formelle, est notamment délivrée au sein des
organisations de jeunesse.
Malgré tout cela, l'éducation a permis, historiquement, en France,
à une grande partie des classes défavorisées d'accéder à un
statut de classe moyenne. Pour certains, son orientation actuelle
vers une professionnalisation précoce d'une partie de la jeunesse
serait contradictoire avec sa finalité de culture générale des
élèves pour leur épanouissement dans la société en tant que
citoyen. Pour d'autres, elle peut faciliter au contraire cette
intégration dans la vie sociale et professionnelle, objectif tout
aussi essentiel de l'éducation.
Éducation familiale
Article détaillé : Éducation familiale.
Cette éducation est généralement accomplie par les parents de
l'enfant[12], bien que le gouvernement et la société aient
également un rôle. Dans de nombreux cas, les orphelins ou les
enfants abandonnés reçoivent une éducation familiale de la part
de parents non-biologiques. Les autres peuvent être adoptés,
élevés par une famille d'accueil, ou être placés dans un orphelinat.
Comme exemple, voici dans la pièce Hamlet de William
Shakespeare, comment Polonius transmet quelques derniers
préceptes d'éducation à son fils Laërte, quand celui-ci décide de
partir pour la France.
« Encore ici, Laërte ! À bord ! à bord ! Quelle honte ! Le vent est
assis sur l'épaule de votre voile, et l'on vous attend. Voici ma
bénédiction ! (Il met sa main sur la tête de Laerte). Maintenant
grave dans ta mémoire ces quelques préceptes. Refuse
l'expression de tes pensées et l'exécution de toute idée irréfléchie.
Sois familier, mais nullement vulgaire. Quand tu as adopté et
éprouvé un ami, accroche-le de ton âme avec un crampon d'acier;
mais ne durcis pas ta main au contact du premier camarade frais
éclos que tu dénicheras. Garde-toi d'entrer dans une querelle ;
mais, une fois dedans, comporte-toi de manière que l'adversaire
se garde de toi. Prête l'oreille de tous, mais tes paroles au petit
nombre. Prends l'opinion de chacun ; mais réserve ton jugement.
Que ta mise soit aussi couteuse que ta bourse te le permet, sans
être de fantaisie excentrique; riche, mais peu voyante; car le
vêtement révèle souvent l'homme; et en France, les gens de
qualité et du premier rang ont, sous ce rapport, le goût le plus
exquis et le plus digne. Ne sois ni emprunteur, ni prêteur ; car le
prêt fait perdre souvent argent et ami, et l'emprunt émousse
l'économie. Avant tout, sois loyal envers toi-même ; et, aussi
infailliblement que la nuit suit le jour, tu ne pourras être déloyal
envers personne. Adieu ! Que ma bénédiction assaisonne pour toi
ces conseils[13]! »
Éducation parentale
Article détaillé : Éducation parentale.
L’éducation parentale est, selon Pourtois (1984), une activité
volontaire d’apprentissage de la part de parents qui souhaitent
améliorer les interactions nouées avec leur enfant, pour
encourager l’émergence de comportements jugés positifs et
réduire celle de comportements jugés négatifs.
Pour Terrisse (1997), elle a pour but d’aider les parents à mieux
actualiser leurs potentialités éducatives, en développant leur
sentiment de compétence et en utilisant le mieux possible les
ressources que leur offre leur environnement.
L’éducation parentale comprend les mesures prises par l'État afin
de la promouvoir, soit en donnant plus de temps aux parents pour
éduquer leurs enfants, soit en leur proposant une initiation ou une
formation.
Systèmes éducatifs
Les systèmes éducatifs sont très variables dans l'espace et dans
le temps, l'éducation étant parfois plus adaptée aux exigences
socio-économiques des adultes (besoin de la main d'œuvre
enfantine, travail des adultes et tout particulièrement des femmes,
etc.) qu'aux besoins des enfants. Cependant, on distingue des
formules à peu près généralisées :
l'éducation se concentre sur les enfants et ne concerne que
marginalement les adultes ;
pendant la petite enfance, l'éducation est prise en charge par la
famille, où se fait l'apprentissage de la langue orale et des
rudiments du savoir-vivre nécessaire à la vie sociale ;
pendant l'enfance (à partir d'environ 7 ans jusqu'à la puberté),
prise en charge collective (au moins partiellement), pour
l'apprentissage de rudiments légaux, religieux et culturels (dont,
éventuellement, la langue écrite) ;
pendant l'adolescence, spécialisation, par l'apprentissage chez
un maître ou (non exclusif) collectivement.
Systèmes éducatifs de différents pays
Europe
L'Union européenne s'est engagée depuis 1999 dans le processus
de Bologne qui a pour but de construire un espace européen de
l'enseignement supérieur avant 2010. Il ne s'agit pas de mettre en
place un système universitaire unique mais bien de placer les
systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun.
L’un des domaines de travail du Conseil de l’Europe depuis sa
création en 1949 a été l’histoire et l’enseignement de l’histoire.
Comme le souligne la Convention culturelle européenne de 1954,
l’enseignement de l’histoire joue un rôle pour surmonter les
différences et rassembler les peuples en favorisant la
compréhension mutuelle et la confiance entre les peuples
d’Europe.
Allemagne
Article détaillé : Système éducatif en Allemagne.
Belgique
Article détaillé : Système éducatif en Belgique.
Espagne
Article détaillé : Système éducatif en Espagne.
Finlande
Article détaillé : Système éducatif en Finlande.
France
Article détaillé : Système éducatif en France.
Italie
Article détaillé : Système éducatif italien.
Luxembourg
Article détaillé : Système éducatif au Luxembourg.
Pays-Bas
Article détaillé : Système éducatif néerlandais.
Russie
Article détaillé : Système éducatif en Russie.
Nota: La Russie est à cheval sur l’Asie du Nord (74,7 % de sa
superficie) et sur l’Europe (25,3 % de sa superficie, mais 78 % de
ses habitants sont en Europe).
Royaume-Uni
Article détaillé : Système éducatif au Royaume-Uni.
Angleterre
Article détaillé : Système éducatif en Angleterre.
Écosse
Article détaillé : Système éducatif en Écosse.
Suisse
Article détaillé : Système éducatif suisse.
Afrique
Algérie
Article détaillé : Système éducatif en Algérie.
Le système éducatif algérien est divisé en plusieurs niveaux :
préparatoire, primaire, moyen (qui avant 2007 étaient regroupés
sous le nom de "fondamental"), secondaire, professionnel et enfin
l'enseignement supérieur. Il faut prendre également en compte la
formation continue qui est assurée par l'université de la formation
continue.
Burkina Faso
Article détaillé : Burkina Faso#Éducation.
Le système éducatif burkinabé est divisé en trois niveaux :
1. l'éducation de base, qui se présente sous deux aspects :
l'éducation de base formelle : préscolaire (de 3 à 6 ans),
primaire (de 6 à 12 ans) et post-primaire (de 12 à
16 ans),
l'éducation de base non formelle : pour jeunes et
adolescents (de 9 à 15 ans) ou pour grands adolescents
et adultes (au-delà de 15 ans : alphabétisation) ;
2. l'enseignement secondaire : général, technique ou
professionnel ;
3. l'enseignement supérieur, dispensé par les universités,
instituts et grandes écoles
Cameroun
Article détaillé : Système éducatif au Cameroun.
Côte d'Ivoire
Article détaillé : Système éducatif en Côte d'Ivoire.
Mali
Article détaillé : Éducation au Mali.
Maroc
Article détaillé : Éducation au Maroc.
Le système éducatif marocain, se divise en plusieurs niveaux : la
maternelle principalement en établissements privés dès 4 ans, le
primaire, le secondaire et l'enseignement supérieur avec les
universités et les écoles privées supérieures. L'enseignement s'y
fait en arabe et en français dès la 2e année du primaire. Le Maroc
intègre à ses modules d'enseignement des cours de religion
islamique, l'État et le religieux allant de pair.
République du Congo
Article détaillé : Système éducatif en République du Congo.
Tunisie
Article détaillé : Système éducatif en Tunisie.
Asie
Chine
Article détaillé : Système éducatif en république populaire de
Chine.
Dans la Chine, l'éducation n'était disponible que pour les familles
aisées. Cependant, l'accession au pouvoir du Parti communiste
chinois en 1949 apporta des décennies de révolution dans le
système scolaire. Aujourd'hui, le gouvernement s'oriente vers une
éducation primaire universelle et vers la formation de la main
d'œuvre.
Corée du Nord
Article détaillé : Système éducatif en Corée du Nord.
Corée du Sud
Article détaillé : Système éducatif en Corée du Sud.
En Corée du Sud, le système éducatif est probablement le plus
élitiste au monde. Après une journée de cours, la plupart des
élèves prennent plusieurs heures de cours particuliers dans
d'autres écoles, et rentrent tard le soir. À la fin du lycée, les élèves
passent le fameux concours final, autrement appelé le Suneung.
Indonésie
Article détaillé : Système éducatif indonésien.
Japon
Article détaillé : Système éducatif au Japon.
Le système éducatif japonais est très proche du modèle anglo-
saxon. Contrairement à l'Allemagne et dans une moindre mesure
à la France, il n'y a pas d'orientation avant l'entrée en université. Le
système universitaire étant très élitiste, les écoliers travaillent dur
depuis l'école maternelle jusqu'à l'entrée en université. Beaucoup
d'écoles maternelles recrutent même sur concours, les questions
étant bien sûr adaptées à l'âge des enfants (concernant les
formes, les couleurs et des connaissances simples sur la nature).
塾
De plus, les cours du soir ( , juku) sont presque une règle pour
les lycéens. Le lycée ne se termine non pas par un examen mais
par les concours d'entrée en université.
Amériques
États-Unis
Article détaillé : Système éducatif des États-Unis.
Le système éducatif des États-Unis est décentralisé, la plupart
des décisions sur les programmes et sur le financement étant
prises par des instances locales : les school boards. Les
programmes éducatifs sont en général établis par chaque état. Le
gouvernement fédéral intervient surtout dans le financement de
l’éducation.
Les écoles privées élaborent leur programme librement et dans le
système public, seulement 22 États établissent une liste de
manuels recommandés. Dans la majorité des États, la liberté de
choix est totale. Les assemblées législatives de chaque état
fédéré établissent un socle minimum commun de connaissances
dans les programmes. Les programmes ne sont pas les mêmes
d'un état à l'autre.
Le secondaire souffre de carences nombreuses mais
l'enseignement supérieur est l'un des plus réputés du monde.
Canada
Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Nouveau-
Brunswick (Français), Terre-Neuve-et-Labrador, Territoires du
Nord-Ouest, Nunavut, Ontario, Yukon, Québec
Dans ces territoires là, le système commence par une éducation
préscolaire, puis le système primaire et secondaire compte
12 années d'étude[14]. Le système scolaire secondaire se termine
par un diplôme. Puis il y a trois voies :
apprentissage - Formation technique et professionnelle pendant
1 à 4 années ;
les études collégiales : pendant 1 à 4 années ;
les études universitaires : elles commencent par un
Baccalauréat de 3 à 4 ans, puis par une Maîtrise pendant 1 à
3 années et se finit par un doctorat pendant 3 ans ou plus.
Nouveau-Brunswick (Anglais), Île-du-Prince-Édouard,
Saskatchewan
Dans ces provinces, le système débute par une éducation
préscolaire, suivi par 6 ans dans le système primaire, puis 3 ans
en cycle moyen, pour finir par 3 années supplémentaires dans le
système secondaire[15]. Le système scolaire secondaire se
termine par un diplôme. Puis il se divise en trois voies :
apprentissage - Formation technique et professionnelle pendant
1 à 4 années ;
les études collégiales : pendant 1 à 4 années ;
les études universitaires : elles commencent par un
Baccalauréat de 3 à 4 ans, puis par une Maîtrise pendant 1 à
3 années et se finit par un doctorat pendant 3 ans ou plus.
Nouvelle-Écosse
Dans ce territoire, le système débute par 7 ans dans le système
primaire avec la maternelle comme première année, puis 6 ans
dans le système secondaire. Le système scolaire secondaire se
termine par un diplôme. Puis il y a trois voies :
apprentissage - Formation technique et professionnelle pendant
1 à 4 années ;
les études collégiales : pendant 1 à 4 années ;
les études universitaires : elles commencent par un
Baccalauréat de 3 à 4 ans, puis par une maîtrise pendant 1 à
3 années et se finit par un doctorat pendant 3 ans ou plus.
Québec
Article détaillé : Éducation au Québec.
L'apprentissage des deux langues officielles du pays, soit le
français et l'anglais, est obligatoire. Le Québec étant
officiellement francophone, le français est la langue
d'enseignement de toutes les matières scolaires, sauf de l'anglais,
appelé langue seconde. Cette règle est inversée pour la minorité
anglo-québécoise qui administre ses propres écoles et seule à y
avoir accès (Loi québécoise sur l'enseignement public et Loi 101 :
dispositions sur la langue française). L'école, ou une éducation
équivalente prise en charge par les parents, est obligatoire dès
l'âge de 6 ans jusqu'à 16 ans. L'éducation préscolaire est la
maternelle pour les 4 et les 5 ans[16]. L'école primaire a six années
(âge de 6 à 11 ans) et l'école secondaire a cinq années (âge de 12
à 16 ans) ; si l'élève n'a pas réussi son examen [Lequel ?], il redouble.
Vient ensuite le cégep (collège d'enseignement général et
professionnel). Unique au Canada, le cégep québécois permet aux
étudiants d'effectuer un programme pré-universitaire de deux ans,
permettant d'entrer en enseignement universitaire, ou un
programme technique de trois ans. Le programme technique
permet d'accéder au marché du travail, mais il existe une
passerelle entre le programme technique et l'enseignement
universitaire.
Argentine
Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et
secondaire diffèrent selon les provinces. Cependant,
l'apprentissage de l'anglais est obligatoire dès le second cycle
scolaire. Le français, l'italien, l'allemand, le portugais, et le russe
peuvent également être étudiés selon les écoles. L'enseignement
primaire est obligatoire, il existe autant d'établissements publics
que d'établissements privés, ces derniers étant fréquentés surtout
par la classe moyenne haute ou aisée.
La scolarisation primaire d'un élève argentin moyen coûte environ
3 100 ARS à sa famille, soit 800 $US.
Uruguay
Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et
secondaire sont les mêmes dans tout le pays. L'enseignement
primaire en Uruguay est gratuit et obligatoire. Cependant, il existe
des écoles privées à Montevideo et autres villes du pays. Le
système éducatif uruguayen est quasiment le même qu'en
Argentine.
Brésil
L'éducation scolaire est régie par législation fédérale (Lei de
diretivas bàsicas, LDB 1996) et comporte deux niveaux :
l'éducation de base (bàsica) et l'éducation supérieure. L'éducation
de base compte trois étapes : l'éducation infantile (pré-scolaire),
l'éducation fondamentale (primaire) et l'enseignement moyen
(ensino médio). L'éducation fondamentale obligatoire et gratuite
entre l'âge de 6 à 14 ans. Sa gratuité est garantie aussi à toute
personne, y compris au-delà de l'âge qui correspond au parcours
scolaire régulier. Le gouvernement fédéral (l'Uniâo) est le
responsable pour l'offre éducative minimale aux deux niveaux.
Cette offre est ouverte aux institutions créées et maintenues par
initiative privée selon des conditions prévues dans la LDB. Le
Fédéral compte sur les États, les municipalités et le secteur privé
pour répondre la demande de services éducatifs aux deux
niveaux.
Mexique
Article détaillé : Système éducatif mexicain.
Australie
Article détaillé : Système éducatif en Australie.
Grandes Antilles
Haïti
Article détaillé : Système éducatif en Haïti.
Moyen-Orient
Arabie saoudite
Article détaillé : Système éducatif en Arabie saoudite.
Océanie
Nouvelle-Zélande
Article détaillé : Système éducatif néo-zélandais.
Statistiques
Article détaillé : Liste des pays par dépenses d'éducation.
Plusieurs bases de données en ligne peuvent être consultées,
notamment le centre de données de l’ISU[17] et la base Edstats[18]
de la Banque mondiale.
Les indicateurs sur l’éducation proviennent de trois sources
principales : les données administratives recueillies par le biais de
questionnaires auprès des établissements scolaires, les enquêtes
auprès des chefs d’établissements, enseignants, élèves et
ménages et enfin les résultats des élèves aux examens ou
évaluations standardisées.
Au niveau mondial, l’Institut de Statistiques de l’UNESCO (ISU[19]),
créé en 2001, est l’entité des Nations unies responsable de la
collecte et de la diffusion des données sur l’éducation. Les
informations sont collectées à travers des questionnaires
adressés aux États membres, qui servent à calculer des
indicateurs comparables publiés dans le Recueil Mondial[20] de
Statistiques sur l’Éducation et dans des publications thématiques.
L’OCDE[21], avec l’aide d’Eurostat, fournit à l’UNESCO les
informations pour ses États membres et publie également une
série d’indicateurs dans la publication annuelle Regards sur
l’éducation[22].
L’International Association for the Evaluation of Educational
Achievement (IEA[23]), créée en 1960, coordonne deux enquêtes
internationales sur les acquis scolaires, une sur la lecture
Progress in International Reading Literacy Study (PIRLS) et l’autre,
sur les mathématiques et les sciences Trends in International
Mathematics and Science Study (TIMSS[24])[25]. Pour les pays en
développement, des enquêtes auprès des ménages financées
respectivement par l'UNICEF et l'USAID : Multiple Indicators Cluster
Survey (MICS[26]) et Demographic and Health Survey (DHS[27])
complètent ces informations en renseignant par exemple les
dépenses d’éducation ou permettent de lier indicateurs socio-
économiques avec la fréquentation de l’école.
Les indicateurs sont classés en plusieurs catégories: le niveau
d’études ou d’alphabétisation de la population adulte, les taux de
scolarisation calculés en divisant effectifs scolaires par la
population en âge de fréquenter l’école, les indicateurs d’efficacité
interne (redoublements, abandons), les mesures de la qualité bien
souvent basées sur les résultats à des tests standardisés, les
indicateurs d’efficacité externe (effet du diplôme sur les revenus
ou la chance de trouver un emploi) et enfin les données
financières renseignant sur les budgets alloués à l’éducation.
L’UNESCO publie un guide[28] détaillé sur ces indicateurs.
Tableau 1 : population entre 25 et 34 ans étant parvenue à une
formation secondaire[29] :
Enseignement secondaire
Rang Pays Rang Pays
1 Corée du Sud 16 Irlande
2 Norvège 17 Belgique
3 Slovaquie 18 Suisse
4 Japon 19 Pays-Bas
5 République tchèque 20 Australie
6 Suède 21 Grèce
7 Canada 22 Royaume-Uni
8 Finlande 23 Luxembourg
9 États-Unis 24 Islande
10 Danemark 25 Italie
11 Allemagne 26 Espagne
12 Autriche 27 Pologne
13 Nouvelle-Zélande 28 Portugal
14 Hongrie 29 Turquie
15 France 30 Mexique
Tableau no 2 : taux d'obtention d'un diplôme de l'enseignement
secondaire dans la population en âge typique de l'obtenir[29] :
Diplôme du secondaire
Rang Pays Rang Pays
1 Allemagne 12 France
2 Grèce 13 Italie
3 Norvège 14 Islande
4 Japon 15 Suède
5 Irlande 16 États-Unis
6 Suisse 17 Luxembourg
7 République tchèque 18 Espagne
8 Hongrie 19 Slovaquie
9 Danemark 20 Turquie
10 Pologne 21 Mexique
11 Finlande
Tableau 3 : taux d'accès à l'enseignement supérieur[29] :
Accès à l'enseignement supérieur
Rang Pays Rang Pays
1 Islande 14 Royaume-Uni
2 Nouvelle-Zélande 15 Espagne
3 Suède 16 Japon
4 Finlande 17 Irlande
5 Pologne 18 Slovaquie
6 Hongrie 19 France
7 Norvège 20 Suisse
8 Australie 21 Allemagne
9 États-Unis 22 Autriche
10 Italie 23 Belgique
11 Danemark 24 République tchèque
12 Pays-Bas 25 Mexique
13 Corée du Sud 26 Turquie
Tableau 4 : taux d'obtention d'un diplôme d'enseignement
supérieur en trois à six ans[29] :
Obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur
Rang Pays Rang Pays
1 Australie 11 Japon
2 Finlande 12 Espagne
3 Pologne 13 États-Unis
4 Islande 14 Italie
5 Danemark 15 France
6 Royaume-Uni 16 Slovaquie
7 Irlande 17 Allemagne
8 Norvège 18 Autriche
9 Suède 19 Suisse
10 Hongrie 20 République tchèque
21 Turquie
Enjeux
Il existe une forte corrélation entre les
scores de la température de la classe
et de test, avec le meilleur
apprentissage à des températures de
21,6 à 22,2 °C[30].
L'éducation est en général considérée comme quelque chose
d'essentiel, en tant que véhicule de transmission aux générations
ultérieures et en tant que moyen de défense et de domination des
personnes éduquées ou, au contraire, d'asservissement de
personnes soumises à un endoctrinement (racisme, xénophobie,
légitimation de la violence contre un ennemi, inculcation du
caractère normal d'une position sociale inférieure, etc.).
L'éducation comporte de nombreux enjeux éthiques. En effet,
l'immigration et les diversités culturelles apportent de grands
changements à notre société en matière d'éducation.
Une carence d'éducation mathématique induit chez les
adolescents des niveaux d'inhibiteurs cérébraux réduits dans une
zone clé pour le raisonnement et l'apprentissage. En effet, une
étude montre que la pratique des raisonnements mathématiques
chez l'adolescent augmente la concentration d'acide γ-
aminobutyrique (GABA), un neurotransmetteur inhibiteur, crucial
pour la plasticité cérébrale, dans le gyrus frontal moyen, une zone
du cerveau impliquée dans le raisonnement, la résolution de
problèmes, la mémoire et l'apprentissage[31].
Inclusion scolaire
Le secteur de l’éducation a la responsabilité d’offrir des
environnements d’apprentissage sûrs et inclusifs qui permettent à
tous les enfants et les jeunes d’avoir accès à une éducation de
qualité. Un apprentissage efficace exige des écoles sûres et
inclusives pour la totalité des enfants et des jeunes.
Lors d'une consultation d’experts sur la lutte contre la violence
dans les écoles, le Gouvernement norvégien, le Conseil de
l’Europe et le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire
général chargée de la question de la violence contre les enfants
ont reconnu que :
Une école qui est ouverte à tous les enfants est bonne
pour tous les enfants. L’éducation interculturelle,
inclusive – c’est-à-dire un apprentissage qui promeut
le respect et la compréhension des autres cultures et
sert tous les enfants, quelles que soient leurs
caractéristiques individuelles – est un élément
essentiel pour éliminer la discrimination et
encourager le respect entre les enfants et entre le
personnel enseignant et les élèves. En d’autres
termes, la diversité peut devenir une ressource
pédagogique qui contribue à une expérience
éducative de meilleure qualité et plus sûre pour tous
les enfants, et cette expérience a le potentiel requis
pour se diffuser au-delà de l’école dans l’ensemble de
la société[32].
En Suisse, l’inclusion scolaire des enfants ayant une déficience
s’inscrit dans le vaste chantier de la réforme des politiques
d’accompagnement des personnes en situation de handicap,
politiques qui ont fait de l’intégration leur cheval de bataille. La
refonte du système scolaire en faveur de l’inclusion des enfants
ayant des besoins spécifiques, bien que perçue comme un réel
progrès, crée de nouveaux défis pour les familles (organisation
entre vie familiale et vie professionnelle, systèmes de garde)[33].
Droit à l'éducation
Article détaillé : Droit à l'éducation.
Enseignant ivoirien du primaire avec
ses élèves dans une zone rurale
reculée de Côte d'Ivoire.
Le droit de toute personne à l'éducation, a été consacré dans la
Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (article 26),
le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels de 1966 (articles 2, 13 et 14[34]), la Convention
internationale sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination raciale (articles 1, 2 et 5[35]), la Convention sur
l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des
femmes (articles 1 et 10[36]) et la Convention relative aux droits de
l'enfant (articles 2, 9, 28 et 29[37]).
Il est aussi présent dans la Charte sociale européenne du Conseil
de l'Europe.
Lors du Forum mondial sur l'éducation de Dakar (avril 2000), un
Cadre d'action a été adopté, qui « réaffirme l'objectif d'éducation
pour tous formulé lors de la Conférence mondiale sur l'éducation
pour tous » (Jomtïen, Thaïlande, 1990) et engage les États
signataires à réaliser les objectifs d'une éducation de base de
qualité pour tous d'ici à l'an 2015, en mettant particulièrement
l'accent sur l'accès de tous à l'école primaire et de l'éducation des
filles.
En 2016, les États membres ont adopté une décision sur le rôle de
l’UNESCO pour ce qui est d’encourager les filles et les femmes à
exercer un leadership dans les STEM, y compris les arts et le
design[38].
Les objectifs de l'Éducation pour Tous
Les objectifs dits de l'« Éducation pour Tous »[39],[40] (EPT) établis
à Dakar en 2000 et qui ont été aussi affirmés par la Déclaration du
Millénaire de l'ONU[41] sont :
objectif 1 : Développer et améliorer sous tous leurs aspects la
protection et l’éducation de la petite enfance, et notamment des
enfants les plus vulnérables et défavorisés ;
objectif 2 : Faire en sorte que d’ici 2015 tous les enfants,
notamment les filles, les enfants en difficulté et ceux
appartenant à des minorités ethniques, aient la possibilité
d’accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de
qualité et de le suivre jusqu’à son terme ;
objectif 3 : Répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes
et de tous les adultes en assurant un accès équitable à des
programmes adéquats ayant pour objet l’acquisition de
connaissances ainsi que de compétences nécessaires dans la
vie courante ;
objectif 4 : Améliorer de 50 % les niveaux d’alphabétisation des
adultes, et notamment des femmes, d’ici à 2015, et assurer à
tous les adultes un accès équitable aux programmes
d’éducation de base et d’éducation permanente ;
objectif 5 : Éliminer les disparités entre les sexes dans
l’enseignement primaire et secondaire d’ici 2005 et instaurer
l’égalité dans ce domaine en 2015 en veillant notamment à
assurer aux filles un accès équitable et sans restriction à une
éducation de base de qualité avec les mêmes chances de
réussite ;
objectif 6 : Améliorer sous tous ses aspects la qualité de
l’éducation dans un souci d’excellence de façon à obtenir pour
tous des résultats d’apprentissage reconnus et quantifiables
— notamment en ce qui concerne la lecture, l’écriture et le calcul
et les compétences indispensables dans la vie courante.
Chaque année, une équipe de l'UNESCO rédige un rapport de suivi
de l'EPT[42], qui contient des indicateurs et de nombreuses
données et études de cas.
Interprétation du droit à l'éducation
La Rapporteuse du Comité des droits de l'homme de l'ONU a
énuméré quatre caractéristiques de l’éducation[43] :
dotations : obligation pour l’État de mettre en place un système
éducatif qui ait un nombre suffisant d’écoles, de veiller à
éradiquer tous les motifs de discrimination interdits par les
instruments internationaux et possibilité pour les parents de
choisir l’enseignement dispensé à leurs enfants ;
accessibilité : élimination de tous les obstacles à l’accès à
l’éducation pour tous les enfants d’âge scolaire sans
discriminations et à des coûts raisonnables ;
acceptabilité : normes minimales de qualité, de sécurité et de
salubrité du milieu dans le respect des droits de l’homme, de la
liberté d’enseignement et du contenu et des méthodes
d’instruction ;
adaptabilité : concordance des droits en fonction de l’âge,
enseignement extrascolaire pour ceux qui n’ont pas accès aux
établissements d’enseignement (enfants et jeunes privés de
liberté, réfugiés, personnes déplacées, enfants qui travaillent et
communautés nomades) ; adaptation de l’éducation pour
qu’elle favorise l’exercice de tous les droits fondamentaux[43].
Un droit reconnu au niveau international
Selon la Convention des droits de l'enfant, l'éducation est un droit
garanti par les États, et doit avoir les objectifs suivants[44] :
Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le
développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et
physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ;
inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des
libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la
Charte des Nations unies ;
inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de
sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des
valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il
peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ;
préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans
une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de
tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les
peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les
personnes d'origine autochtone ;
inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel.
Investir dans l'éducation
Article détaillé : économie de l'éducation.
L'économie de l'éducation s'est développée à partir des années
1960, pour étudier l'influence de l'éducation sur le développement
économique.
La théorie du capital humain présentée en 1964 par Gary Becker
associait l'éducation à un investissement pour l'individu, pour
leurs employeurs et plus généralement pour la société. Il affirme
que les savoir transmis par l'éducation améliorent directement les
performances des individus. Cet investissement est alors
considéré comme avantageux si les gains de productivités futurs
sont plus importants que les coûts de la formation. L’équation de
Mincer établit la relation entre gains (salaires), nombre d’année
d’études et expérience professionnelle[45] à partir des données du
recensement américain de 1950 et 1960.
Cette théorie peine cependant à expliquer l'attrait de filières
éducatives privilégiant la culture générale par rapport à celle
proposant une formation opérationnelle des individus, a priori plus
mobilisables sur le marché du travail. Une hypothèse alternative,
la théorie du signal, a donc été développée dans les années 1977
par le Canadien Michael Spence. On retrouve des idées similaires
dans le rôle de filtrage assigné au système éducatif par Kenneth
Arrow.
Marché éducatif
L'éducation est un service qui est effectué soit par des écoles
publiques, soit par des écoles privées. L'instruction au domicile
est également possible mais reste minoritaire, cependant elle
tend à se développer[46].
L'hypothèse de l'existence d'un « marché éducatif » conduisant à
des déséquilibres dans la répartition sociale des élèves dans les
établissements scolaires est évoquée[47]. Les facteurs favorisant
l'existence de ce marché seraient, d'une part, le capital financier
(ex : habitat dans un quartier aisé proche d'une école considérée
comme de qualité[48] et/ou possibilité de payer les frais
pédagogiques pour accéder à certains établissements privés) et,
d'autre part, le capital culturel (connaissance des stratégies pour
accéder aux meilleurs établissements et classes, notamment par
le jeu d'options), sachant que les deux facteurs peuvent être
cumulatifs.
Il semble que dans plusieurs pays, l'argent soit important dans la
réussite éducative : il donne la possibilité d'accéder à des
soutiens tels que les cours du soir, les voyages linguistiques, les
activités culturelles ou permet de payer les frais d'entrée dans des
établissements sélectifs du primaire, du secondaire ou du
supérieur.
Selon les pays, la répartition public/privé diffère, tout comme les
montants d'aides publiques destinées aux écoles privées, ainsi
que les conditions des contrats liés à l'obtention des subventions
publiques. De plus, les frais d'inscription, de scolarité et de
fournitures peuvent varier.
Canada
Les écoles privées sont payantes, le montant des frais peut être
un obstacle à la mixité sociale. Le montant des subventions
publique est plafonné[49].
France
En France, l'école publique est gratuite jusqu'à la fin de la scolarité
obligatoire (de 3 à 16 ans). Des frais variés sont souvent exigés
dans les écoles privées[50], et peuvent conduire à exclure l'accès
des élèves des familles les plus précaires[51], ce qui va à l'encontre
du principe d'accessibilité visé par l'Éducation pour tous.
Sources
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sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) (htt
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Voir aussi
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Wikisource
Émile, ou De l’éducation, Jean-Jacques Rousseau, sur
wikisource
Sur l'éducation des enfants, Plutarque
Éducateur spécialisé, Grégory Degenaers, Éditions ASH, 2009.
Articles connexes
Apprentissage
Autoformation
École | École à la maison
Économie de l'éducation
Éducation à l'environnement et au développement durable
Éducation au développement
Éducation populaire
Éducation socioculturelle dans l'enseignement agricole en
France
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science et la culture)
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Liens externes
Ressource relative à la littérature :
(en) The Encyclopedia of Science Fiction ([Link]
Ressource relative à la santé :
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