Composants et propriétés du béton
Composants et propriétés du béton
Introduction
Le béton hydraulique est un mélange judicieusement choisi de granulats (sable, gravier,
cailloux), de liant (ciment), d’eau avec parfois des adjuvants. Les adjuvants ont pour rôle de
modifier certaines propriétés du béton frais (fluidifiant, retardateur de prise). Il existe
aujourd’hui des produits dits super plastifiants, qui permettent d’obtenir dans le cadre des
bétons haute(BHP) et très haute performance (BTHP) et auto plaçant (BAP) des bétons très
faciles à mettre en place, mais avec des propriétés mécaniques très importantes.
1
Composants Formule chimique Formule simplifiée Pourcentage(%)
L’expérience montre que la résistance du ciment augmente avec la finessse de ses grains. La
finesse des grains de ciment est mesurée par un essai dit test de Blaine, ou de perméabilité à
l'air. L'appareil utilisé pour déterminer la finesse de mouture de ciment est appelé
«Perméabilimètre de Blaine». Cet appareil est schématisé sur figure qui suit. Il se compose
pour l’essentiel d’une cellule dans laquelle est placé le ciment à tester et d’un manomètre
constitué d’un tube en verre en forme de U rempli, jusqu’à son repère inférieur (n° 4) d’une
huile légère. La cellule est équipée d’une grille en sa partie inférieure. Un piston sert à tasser
le ciment dans la cellule sous un volume V défini.
C’est une méthode de mesure basée sur une mesure exprimée en termes de surface
spécifique (cm²/g), c'est-à-dire la surface développée par unité de masse de ciment. On obtient
typiquement des chiffres de l'ordre de 3000 à 3 500 cm2/g. Plus la surface spécifisue est
grande plus le ciment est fin.
2
Cette méthode consiste à mesurer le temps mis par un volume d'air donné pour
traverser un échantillon. En calculant la durée que met un gaz sous pression à traverser un
volume donné de granules, on peut déduire la surface des granules. Plus le broyage est fin,
plus la surface calculée est importante. La surface spécifique est donnée par la relation :
t : le temps en seconde
3
fig : Principe de fonctionnement de perméabilimètre de Blaine.
4
[Link].1. 2. Prise et durcissement du ciment
En présence d’eau de gâchage les sels qui forment le ciment s’hydratent. Le gypse et les
sels se combinent à l’eau suivant des réactions chimiques fortement exothermiques qui
s’effectuent progressivement donnant lieu successivement à la prise et au durcissement du
ciment.
La prise : C’est le changement d’état physique qui transforme la pâte en un solide (durée 3 à
4 heures au plus suivant le temps). Plus la surface spécifique est grande plus la prise est
rapide.
En présence d’eau en quantité, les liants hydrauliques forment une pâte plastique
(cristallisation) qui se solidifie au bout d’un temps variable suivant la nature du liant, puis
durcit plus ou moins vite dans le temps. Cette phase de cristallisation s’appelle prise. On
distingue ainsi les liants à prise lente et les liants à prise rapide. La durée de prise dépend de la
finesse du ciment, de la température ambiante et du rapport E/C.
5
Series2 Series4
350
300
Temps(secondes)
250
200
150
100
50
0
2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500 6000
Surface spécifique (cm2)
Series2 Series4
16
14
12
10
Heures
8
6
4
2
0
0 10 20 30 40 50 60
Température(°C)
6
Series2 Series4
10
9
8
7
6
Heures
5
4
3
2
1
0
0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6 0.65 0.7 0.75 0.8 0.85
Rapport E/C
N
7
Ce sont les résultats de l’essai de compression qui permettent de caractériser le liant.
Compte tenu de la dispersion obtenue au cours des essais, on retient non pas la moyenne des
résultats obtenus pour plusieurs éprouvettes élémentaires, mais la valeur médiane, ce qui
permet ainsi d’éliminer l’influence des résultats anormaux
Ex: ciment CPJ35.
On peut aussi faire un essai de traction directe sur une éprouvette en forme de 8 avec
une section rétrécie de 5cm2 on trouve en générale une résistance à la traction inférieure de 1 à
1.6 fois celle déduite de l’essai par flexion.
Ce sont les résultats de l’essai de compression qui permettent de caractériser le liant.
Compte tenu de la dispersion obtenue au cours des essais, on retient non pas la moyenne des
résultats obtenus pour plusieurs éprouvettes élémentaires, mais la valeur médiane, ce qui
permet ainsi d’éliminer l’influence des résultats anormaux
Ex: ciment CPJ35.
8
pour l’essai de gonflement. Le retrait étant la perte d’eau au cours du durcissement, perte qui
peut se traduire par la microfissuration des surfaces latérales des pièces en béton.
Les éprouvettes utilisées sont normalisées et sont de dimension 160 x 40 x 40 mm. Pendant
leur préparation on fixe des plots au centre des chacunes des faces terminales de manièrde à
constituer ainsi une base de mesures pour un compteur. On fait les mesures au démoulage , à
3, à 7 et à 28 jours. On mesure à chacun des instants la variation de longueur ainsi que celle
de la masse. Les résultats se donnent sous la forme: (l /l) x 106 ; m/m x 102
où l et m désignent respectivement la longueur et la masse de l’éprouvette.
Barre rigide articulée et mobile
Les CEM III et CEM V qui comportent du laitier de haut-fourneau sont bien adaptés aux
travaux hydrauliques souterrains, aux fondations et aux travaux en milieu agressif. Leur
utilisation permet de réduire considérablement les émissions de CO2 grâce à la substitution du
clinker par d'autres constituants. Entre 2000 et 2008, la part de production de ce type de
ciment est ainsi passée de 5 à 11% .
Caractéristiques
complémentaires :
PM : ciment pour
Ciment avec Résistance travaux de mer
Famille de ciment
au moins 2 caractéristiques ES : Ciment pour
CEM I : (ex CPA)
travaux en eaux à
Constituants minimum à 28
principaux jours en Mpa haute teneur en
Ciment Portland autres que le sulfates
CEM II : (ex CPJ) CP : ciment à teneur
Ciment Portland composé
clinker
en sulfures limitée
10
On a deux types de granulats naturels : les roulés et les concassés. Les granulats roulés
sont issus des dépots sédimentaires (rivières). Ces graviers ou sables ont la particularité
d’avoir des formes presque arrondies et une surface lisse. Les granulats concassés sont
obtenus par concassage à partir des roches massives.
3.1.1. Inertie :
Un granulat doit être inerte vis-à-vis des réactions chimiques. En effet, certains
granulats compte tenu de leur composition minéralogique, contiennent des substances
susceptibles de réagir avec certains composants du ciment. On parle d’alcali réactions ou
alcali granulats. Les réactions alcali-granulat (RAG) constituent une famille de réactions dans
le béton entre les ions alcalins contenus dans les pores du ciment et les granulats. Elles
conduisent à l'attaque des agrégats et à la formation de gels hydrophiles. Cette attaque se
traduit par une diminution des propriétés mécaniques du béton (résistance à la compression, à
la flexion, modification du module d'Young) et par un gonflement caractéristique. Cette
réaction ne survient que si trois conditions sont remplies :
les granulats sont réactifs (p. ex., présence de silice amorphe ou de dolomie),
l'alcalinité (concentration en ions OH–) du ciment est élevée,
il y a suffisamment d'eau pour permettre le transport et la réaction des ions et
des substances dissoutes réactives.
On a trois types de réactions possibles en fonction des corps en présence :alcali silice, alcali
silicate et alcali carbonate(voir durabilité du béton).
Alcali-silice
11
Les granulats, composés essentiellement de silice y sont parfois vulnérables : la silice mal
cristallisée est la plus altérable et réagit avec les ions alcalins de la solution interstitielle des
pores du ciment.
Alcali-silicate
La réaction alcali-silicate apparaît lorsque les agrégats du béton sont contaminés par la
présence de minéraux argileux (argile, terre…).
Alcali-carbonate
12
3.1.4. La propreté
La propreté d’un granulat se mesure par l’essai d’Essai équivalent de sable. Cet essai
exprime un rapport volumétrique conventionnel entre les éléments sableux et les fines. L’essai
s’effectue sur une prise d’essai de 120grammes de matériau sec mis dans une éprouvette
contenant une solution floculante de composition chimique normalisée. L’éprouvette est
agitée puis laissée au repos pendant 20 minutes. Les particules correspondant à la fraction
intrinsèque du matériau tombe au fond de l’éprouvette alors que les particules fines et
floculées restent en suspension au-dessus. Dans le floculat les particules ont en général un
diamètre inférieur à 20 microns. La valeur de l’équivalent de sable est donnée par :
h1
ES=100
( h1 +h 2)
Niveau liquide
Niveau floculat h2
Niveau h1
13
D
L
P
La contrainte de traction par fendage est donnée par la relation : σ t=
π DL
Le tableau donne en fonction de t le classement des granulats :
Roches t(Mpa)
Calcairs 1 à 15
Granites 10 à 20
Basaltes 15 à 35
[Link] Essai d’indice de résistance
Essai permettant de caractériser très rapidement la résistance, il permet de rompre
l’échantillon de roche entre deux pièces coniques à terminaison sphérique. Si P est la charge
de rupture et D le diamètre de l’échantillon, l’indice Is est donné par la relation :
P F
I s=
D2
Manomètre
D
Pompe
Vérin
3.15.4. Essai
[Link] Appareil
fragmentation
d’essaidynamique
Los Angeles
Dans cet essai, on laisse tomber une masse de 14 kg d’une hauteur de 40 cm sur 350
grammes de granulats de même granularité que l’essai Los Angeles mais contenu dans un
moule. On mesure le poids de matériaux fins produits. Le nombre de coups varie de 16 à 28
suivant la classe granulaire de manière à obtenir un résultat voisin du coefficient Los Angeles
Poignée
Crochet de remontée
m=10 log D
Où D est le diamètre du granulat. Pour ce qui est des tamis et des passoires leurs dimensions
évoluent en progression géométrique suivant la relation :
On note tamisât pour le tamis de diamètre Di ou de maille de côté Di la fraction pondérale des
( )D
1 n
10
D = 10 0
éléments qui passe à travers les mailles du tamis i et refus la fraction retenue par le tamis.
L’essai consiste à :
16
1- choisir une série de tamis de maille variable de D min à Dmax puis à les superposer par
ordre croissant de bas en haut.
2- Une prise d’échantillon P de granulat bien mélangée est placée dans le tamis le haut
(Dmax)
3- L’ensemble est placé sur une tamiseuse pendant 10 minutes.
4- Soient Ri et Ti les refus et les tamisas du tamis i de maille Di.
On a :
Ri +T i =P
ou
Ri T i
+ =1
P P
Ri T
ou i
On appelle courbe granulométrique l’évolution d’un des rapports P P en fonction
Ri Ti
ou
du diamètre D des mailles des tamis ci-dessus choisis. Mathématiquement P P esr la
probabilité d’avoir une quantité Ri de matériau ayant la taille D i. La courbe
granulométrique est l’expérience mathématique liée à cette fonction. En d’autres termes :
D
R (x )
y= ∫ P
dx
D min
Ri
Ti
Dmax
D 17
Sables Graviers
Fins Moyens Gros Fins Moy Gros Fins Moy
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
Module 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 46 48 50
Passoir 0.08 0.16 0.25 0.4 0.63 1 1.6 2.5 4 6.3 10 25 40 63 100
Tamis 0.08 0.125 0.2 0.315 0.5 0.8 1.25 2 3.15 5 10 25 40 63 100
On parle d’un granulat D1/D2 lorsque la taille de ses éléments est comprise entre D1 et D2.
18
[Link].2 Module de finesse
Le module de finesse (Mf) d’un granulat est égal à la somme des refus cumulés (exprimée en
pourcentage) des fraction granulaires obtenues sur les tamis de modules : 23 - 26 - 29 - 32 -
35 - 38 - 41 - 44 - 47 - 50 (respectivement des tamis de la série 0,16 mm - 0,315 mm - 0,63
mm - 1,25 mm - 2,5 mm - 5 mm - 10 mm - 20 mm - 40 mm et 80 mm). C’est un nombre
compris entre 0 et 10 qui caractéristique la finesse des granulats du matériau. Un matériau
grossier à un module de finesse qui se rapproche de 10, un matériau fin à un module de
finesse qui tend vers zéro. Le module de finesse est proportionnel à la surface située au dessus
de la courbe granulométrique du matériau (surface hachurée en vert sur l'exemple suivant).
Classification des granulats :
Nature Module Diamètre(mm)
Fin 38 à 40 6,3 à 10
Gravier
Moyen 40 à 42 10 à 16
gros 42 à 44 16 à 25
Fin 44 à 46 25 à 40
Cailloux
Moyen 46 à 48 40 à 63
gros 48 à 50 63 à 100
19
P
γ= =
On définit : V poids spécifique apparent (densité apparente)
PS
γ d= =
V Poids spécifique = densité sèche
PS
γ s= =
VS
Poids spécifique des grains du sol (densité absolue)
Vv
n=
Porosité
V
Vv Vs
c=1−n=1− =
Compacité V V
Pe Ve
w= =γ e
Ps PS
Teneur en eau
Vv
ws=γ e
PS
= teneur en eau de saturation
W
S=
WS
Degré de saturation
Exemple
Prenons un volume v=2.5 litres de sable. Après étuvage il pèse 4kg, soit Ps=4kg, l’eau étant
éliminée. Son volume est constitué du volume des grains solides Vs et du vide Va.
V= Vs + Va =2.5l
La densité sèche est :
4
γ d= =1 ,6 kg/l
2,5
Soit 1.600 kN/m3
Versons de l’eau dans le bocal contenant notre sable jusqu’à affleurement V=2,5l puis
repesons :
On trouve
P = Ps + Pw = 4.96kg
Pw=0.96kg
20
Pw 0. 96
V w= = =0 .96 l
γw 1
2.6kN/m3
Soit
V s V −V w 2. 5−0 . 96 1 .54
c= = = = =0 , 616
V V 2,5 2 .5
Soit 61.6%
4. Le béton
4.1. Composition d’un béton
Nous avons vu plus haut que le béton est un mélange judicieux de granulats, de ciment
et d’eau, auxquels il faut ajouter les pores. Les granulats sont constitués de sable et de gravier.
La logique d’un mélange granulaire est que le gravier seul laisse des vides qui sont
partiellement occupés par le sable, qui laisse à son tour des vides occupés partiellement par le
ciment. Le ciment étant lui-même un granulat, laisse quoique petits, des vides. A ces vides
laissés par le ciment du fait de la taille des grains s’ajoutent les vides dus aux bulles d’air ou à
l’eau qui s’évapore en fonction de la température ambiante. Théoriquement, un mètre cube de
béton peut s’écrire ainsi qu’il suit :
C+S+G+E+V=1000
Où C est la quantité de ciment, S la quantité de sable, G, la quantité de gravier, E la quantité
d’eau et V le volume des pores. Il suffit de se donner des proportions aux différents
constituants pour obtenir un mètre cube de béton, les vides correspondant approximativement
au 1/10 du volume de ciment. L’inconvénient, ici est que l’objectif final étant la résistance
fournie par la combinaison, cette approche ne peut nous permettre d’avoir une idée sur la
résistance du béton attendue. Pour résoudre cet enigme beaucoup de travaux ont été effectués
de part le monde dont celui de Dreux-Gorisse que nous présentons ici.
21
Les données
Avant toute reflexion sur le dosage nous devons avoir les informations suivantes relatives
aux matériaux disponibles :
Les granulats (leurs courbes granulométriques, la taille du plus gros granulat, le
module de finesse du sable, le coefficient granulaire qui est fonction de la taille et de la
qualité des granulats) ; Le tableau qui suit donne quelques valeurs du coefficient granulaire G.
Qualité des Dimension des granulats
garnulats
Fins D≤12.5 Moyens 20≤D≤31.5 Gros
Si fck28 est la résistance visée à 28 jours, nous devons pour tenir compte du caractère aléatoire
des composants, viser une résistance f’ck telle que :
C f ck 28 +8
= +0 .5
E σc G
22
3
Dosage en ciment(kg/m3)
2.5
2 400+fluidifiant
1.5 400
C/E
350
1 300
250
0.5
200
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Affaissement(cm)
23
XA = milieu de l’intervalle [5 ;D] si D > 20
400+f -2 0 -4 -2 -6 -4
400 0 +2 -2 0 -4 -2
350 +2 +4 0 +2 -2 +2
Ciment
300 +4 +6 +2 +4 0 +2
250 +6 +8 +4 +6 +2 +4
200 +8 +10 +6 +8 +4 +6
Ks est coefficient d’ajustement pour les sables dont la granularité est un peu grossière,
c’est-à-dire de module de finesse supérieur à 2.8
Ks=5.4Mf-15
Kp est un coefficient d’ajustement du sable lorsque l’on désire pomper le béton. On le
prend alors entre 5 et 10. Sinon 0.
Point B(D,100%)
Etape 4.2. Détermination de la ligne de partage
C’est la ligne qui joint le point d’ordonnée 95% du plus petit granulat(sable ou gravier
par exemple) au point d’ordonnée 5% du plus gros(gravier). L’intersection entre cette ligne et
la ligne de partage, donne le pourcentage de deux granulats.
Sables Graviers
Fins Moyens Gros Fins Moy Gros Fins Moy
100 B
90
Gravier=62%
80
70
60 24
Sable 0/5
50
40 A
Module 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 46 48 50
Passoir 0.08 0.16 0.25 0.4 0.63 1 1.6 2.5 4 6.3 10 25 40 63 100
Tamis 0.08 0.125 0.2 0.315 0.5 0.8 1.25 2 3.15 5 10 25 40 63 100
V=VTg+Vc
VTg = V – Vc
C
V Tg =1000 γ−
γc
VTg=Vs+Vg
Si s = %sable g = %gravier
Le volume absolu de sable est :
(
Vs=S 1000 γ−
C
γc )
Le volume absolu de gravier est :
(
V g =g 1000 γ −
C
γc )
Les poids de sable et de gravier dans le mélange sont respectivement :
p(f)
26
La valeur caractéristique de calcul est donnée par la relation :
fck = fcm-ks
ni
f cm =∑ fi
N N
ni le nombre d’éprouvettes ayant la résistance fi.
( ( ∑ (f i −f c )2
)
1
2
m
s=
N−1
k un coefficient qui dépend de la probabilité d’obtenir des résultats inférieurs à f k, que les
statisticiens appellent quelques fois intervalle de confiance entre 0,05 et 0,1. La valeur de k
est donc fonction du matériau.
({ ( ) })
1
28
β cc (t )=exp s 1 − 2
t
avec :
fcm(t) résistance à la compression du béton à l’âge t ;:
fcm=fck+8(MPa)
27
fcm résistance à la compression du béton à 28 jours et donnée dans le tableau :
t l’âge du béton ;
s un coefficient dépendant du type de ciment (à ne pas confondre avec l’écart-type)
qui vaut :
0,2 pour les classes de EM 42.5 R, EM 52.5 N, EM 52.5 R ;
0,25 pour les classes de EM 32.5 R, EM 42.5 N ;
0,38 pour les classes de EM 32.5 N;
La figure donne l’évolution de la résistance en fonction du temps et de la valeur de s.
30
25
20
fcm(t)[Mpa]
15
s=0,2
10 s=0,25
s=0,38
5
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Age du béton(jours)
f ct =0 . 9 f ct , sp
f ct ( t )=β cc ( t )α f ctm
m
Avec :
=1 pour t < 28 jours
=2/3 pour t > 28 jours
28
2
f ctm =0 .3 f 3ck ≤C 50/ 60
(
f ctm =2. 12 ln 1+
f cm
10 ) ≻C 50/ 60
Ei
( )
0. 3
f
Eij =22 cm
10
fcm[MPa], Eij [GPa]
29
Le retrait de dessication ecd est donné par la relation :
ε cd ( t )=β ds ( t ,t s ) k h ε cd ,
0 0
kh :retrait de dessication qui est fonction du temps par la relation, cd,0, retrait de
dessication non gêné.
t−t s
β ds (t , t s )=
( t−t s )+0 . 04 h √ 0
3
Tableau : valeurs nominales du retrait de dessication non gêné e cd,0 (%) pour le béton
avec des ciments CEM classe N
)
fck(MPa)
20 40 60 80 90 100
β as (t )=1−exp (−0 .2 t 0. 5 )
t, exprimé en jours
30
4.2.2.3Déformation lente sous charge (le fluage)
La courbe ci-dessous donne schématiquement l’évolution de la déformation de fluage
en fonction du temps.
I : fluage primaire ;
(t)
III : fluage secondaire ou linéaire ;
I II III
σc
ε cc (∞ ,t 0 )=ϕ(∞ , t 0 ).
Ec
31
Environnement extérieur H=80%
100 1
200 0,85
300 0,75
≥500 0,7
32
Avec c, la contrainte de compression et fcm(t0) la résistance moyenne en compression du
béton à la date du chargement.
( (
ε cc ( ∞ ,t 0 )=ϕ ( ∞ , t 0 ) exp 1. 5
σc
fcm ( t 0 ) ) −0 . 45
) σc
Ec
( )
1 /3
f cm(t )
E vj (t )=E cm(t )= Ecm
f cm
Le fluage augmente quand:
Augmente la charge ;
Augmente le dosage en ciment ;
E
augmente le rapport C ;
Diminue l’épaisseur des pièces ;
Diminue l’hygrométrie
4.3. Essais sur béton frais
Avant la construction de l’ouvrage on effectue une ou les essais au préalable de façon à
déterminer la nature et la qualité du ciment. La provenance et la granulométrie du sable ainsi
que des graviers.
La proposition des constituants qui permettent à moindre prix d’atteindre la résistance
mécanique exigée, une compacité élevée et une bonne ouvrabilité. La norme NF EN 206-1
précise que tous les bétons doivent être soumis à un contrôle de production sous la
responsabilité de celui qui le produit. Jusqu’à une période récente, le côme d’Abrams, était le
principal moyen de mesure de la consistance du béton. Mais cette technique s’avère
aujourd’hui peu sensible.
4.3.1. Ouvrabilité
C’est la qualité du béton qui permet sa maniabilité tant en conservant son homogénéité. Sur le
plan pratique cela se traduit par la facilité :
o De mise en œuvre dans le coffrage,
o D’enrobage des aciers,
o D’obtention d’un parement brut acceptable.
33
Evaluation de l’ouvrabilité
Il en existe plusieurs essais. 10
10 10
h
30
20 20
D1
34
D2
Cône d’Abrams Table secousses
NF EN 12350-2 NF EN 12350-5
S3 100 à 150 F3 420 à 480 Béton très Fondation, dalles, voile courants
plastique TP
S4 160 à 210 F4 490 à 550 Béton fluide FI Fondation, dalles, voiles avec forte
densité de ferraillage
Les essais sur béton durci se font pour deux objectifs : formulation d’un béton en vue du
contrôle de la qualité du béton pendant les travaux, vérification de la résistance des bétons
dans le cadre des contrôles non destructif ou non des ouvrages en service. L’essai le plus
utilisé pour la carctérisation du béton de structure est l’essai de compression simple.
Cet essai se fait sur des éprouvettes normalisées soit cylindriques soit cubiques. Dans
les deux cas la hauteur doit être égale au double de la dimension transversale. Le cas le plus
courant est l’éprovette 16*32, 1- étant le diamètre et 32 la hauteur de l’éprouvette, ou 15*30,
15 étant le côté de la section carrée.
N
Jauge longitudinale l 35
Jauge transversale t
N
Principe :
1) Surfacer l’éprouvette, avec du noir de soufre pour éliminer les irrégularités du
coffrage, ainsi que les frottements entre les plateaux de la machine et l’éprouvette ;
2) Coller deux paires de jauges sur l’éprouvette, dont une longitudinale et l’autre
transversale.
3) Appliquer l’effort N sur l’éprouvette par le biais d’une machine de compression ;
4) Relever sur une fiche les valeurs des mesures données par la machine N ainsi que
celles données par les diverses jauges.
N l1 l2 t1 t2
Nous avons défini ci-dessus les principaux essais réalisables sur le béton afin de garantir sa
résistance à court et à long terme. En réalité, la seule connaissance de la résistance du béton
ne suffit pas pour garantir sa tenue à long terme. En effet du fait de sa nature poreuse et de la
présence permanante de l’eau dans le béton, celui-ci entretient en permanance des interactions
36
avec son environnement. Ces interactions peuvent modifier les propriétés mécaniques du
béton et remettre en cause la durabilité des ouvrages.
La fonction principale de l’eau dans le béton est de provoquer au contanct du ciement les
réactions d’hydratation, responsable de la prise et du durcissement de celui-ci. Mais
malheureusement toute l’eau introduite lors du gâchage ne participe pas à l’hydratation du
ciment. Il en reste dans la masse de béton solide sous plusieurs formes : l’eau libre, l’eau
capillaire, l’eau adsorbée et l’eau liée aux hydrates.
L’eau libre est l’excès d’eau après les réactions chimiques, mais échappant aux
forces superficielles des particules solides. Elle se retrouve dans les gros capillaires.
L’eau capilaire est retenue dans les petits capilaires où elle est maintenue par
des tensions capilaires.
L’eau adsorbée est liée à la surface solide par les forces de Vader walls ou par
des liaisons hydrogènes, ces forces diminuant au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la
surface des pores.
L’eau chimiquement liée est celle qui est entrée en réaction avec le ciment et
fait partie du gel, C-S-H.
Il convient de noter par ailleurs que l’eau joue un rôle important dans le
comportement mécanque du béton, en particulier par la liaison hydrogène qui permet de
garantir la cohésion du béton. D’autre part, les mouvements de l’eau capilaire dans les pores
entrainent des déformations différées. En outre, sous ses différentes formes, elle permet la
migration, le transfert des agents agressifs entre le béton et son environnement(diffusion du
chlore, du CO2, des sulfaces…), ou à l’intérieur même du béton(alcali-réactions)..
4.5.2. La porosité du béton
Le béton est un matériau poreux constitué de trois phases : une phase solide, une phase
liquide et des pores. Nous avons vu que la pésence d’eau dans le béton en dehors de l’eau liée
est intimement liée aux pores. Par ailleurs de nombreuses études ont montré que la résistance
du béton diminue avec le volume de pores dans sa masse.
Résistance
37
Porosité
Mais sous quelles formes trouve-t-on les pores dans le béton ?
Porosité capillaire, représente la fraction des pores dus à l’eau n’ayant pas
participé à l’hydratation. Elle est influencée par le rapport E/C et le dégré d’hydratation.
C’est un indicateur de la durabilité dans la mesure puisue d’elle dépendent les transferts entre
le béton et le milieu extérieur. Sa taille est de l’ordre du nanomètre.
La porosité du gel est liée à la structure du gel et ne dépend pas de E/C et du
dégré d’hydratation.
La porosité due à l’ai occlu, depend de l’air enfermé dans le béton au moment
de la mise en œuvre. La taille des pores est de l’ordre du mimimètre et même plus.
Les figures qui suivent montrent des structures type de pores capillaire vus au
microscope électronique à balayage.
Image au microscope électronique à balayage de gels C-S-H poussant à la surface de grains d’alite(Regourd 19759)
38
Caractérisation multi-échelle de la structure poreuse d’un matériau cementaire (CEB, 1989)
Pour diminuer les pores dans le béton, on doit le vibrer énergiquement lors du coulage,
mais tout en évitant la ségrégation(descente au fond des gros grains plus lourds et
remontée en surface de la pate de ciment(remontée de laitance). La vibration consiste à
envoyer une onde mécanique dans le béton, dans le but d’une part d’expulser l’air inclus
dans la masse, et d’autre part de permettre aux grains de se resserer et d’occuper tous les
39
espaces du coffrage. La figure ci-dessous montre les structures d’un béton non vibré et
d’un béton vibré.
40
Béton non vibré Béton vibré
Il existe trois manières de vobrer un béton :
a) La vibration externe, la vibration est transmise au béton par le coffrage ou le moule ;
b) La vibration de surface où la vibration est transmise au béton par une règle vibrante à
partir de la surface du béton
41
Source : Ecole française de béton
c) La vibration interne au myen d’une aiguille, où la vibration est transmise au béton
directement par l’aiguille vibrante.
Dans les ouvrages en béton armé, le béton a pour fonction non seulement de participer
à la résisstance de la structure par sa masse, mais également de protéger les aciers, par le
phénomène de passivbonation. C’est la formation d’une mince couche protectrice de quelques
microns autour de l’acier suite à une réaction complexe entre le ciment et l’acier.
Malheureusement, lorsque cette couche est détruite par réactions avec d’autres substances
chimiques, telles que le gaz carbonique, le chlore, l’acier est dit dépassivé et devient dès lors
vulnérable.
42
Tableau : Concentration en gaz carbonique(Saetta,2003)
Milieux Concentration de gaz carbonique
Campagne 0.015
Dans tous les cas, le gaz carbonique CO2 s’introduit dans le béton par l’eau sous
forme de gaz dissous ou par diffusion à travers les pores. La portlandite (Ca(OH)2 contenue
dans la pâte de ciment réagit avec le gaz carbonique, pour former le carbonate de
calcium(caCO3). C’est le début de la carbonatation qui produit également de l’eau.
Ca(OH)2+CO2+H2OCaO3+2H2O
A la fin du processus de carbonation, le PH du béton peut descendre jusqu’à 9, en
function de sa perméabilité et son niveau d’exposition à l’humidité. La carbonation est
maximale pour un taux d’humidité de l’ordre de 40 à 8%. Il y a de ce fait un risque de
corrosion uniforme de l’acier dans le béton. Si l’environnement est trop sec, la quantité d’eau
est insuffisante pour dissoudre le CO2. De même, trop humide, le béton est saturé, la
diffusion du CO2 s’en trouve ralenti. On peut ralentir la carbonatation en augmentant le
dosage en ciment et en améliorant la compacité du béton.
[Link]. Les chlorures
Les mécanismes de l’action du chlore sur le processus de dépassivation des armatures
dans le béton n’est pas bien maîtrisé. En présence d’eau de mer on sait néamoins que le
mécanisme suivant a lieu.
Eprouvettes de béton dégradées après cinq ans de contact avec des sols riches en sulfates : a)
E/C=0.5 ; b) E/C=0.39
Extrait de Concrete Construction Handbook, 1997, Edward G Nawy, editor CRC Boca-Raton,
Florida
44
and materials, 1968,
Deux produits sont formés lors de l’attaque par les sulphates : l’ettreingite et le portlandite.
Exemple : sulphate de sodium
Formation du gypse secondaire
Ca (OH )2 +Na 2 SO 4 +2H 2 O → CaSO4 .2H 2 O+2NaOH
Le premier produit formé a une alcalinité élevée, et stbilise le gel C-S-H. Par contre,
le second est un produit expensif, se formant uniquement dans les espaces internes à la pâte de
ciment hydraté.
Formation de l’éttringite secondaire
Soit à partir du gel anhydre C3A
C3A+3CaSO 4 2H2 O+26H2 O→ C3 . 3CaSO 4 . 32H2 0
45
produits ayant une faible solubilité, mais suivis de :
C 3 A+3CaSO 4 . 2H2 O+26H2 O→ C3 A .3CaSO 4 . 32H2 O
qui est un produit expansif
[Link]. Les alcali réactions (RAG)
Il s’agit de réactions entre le granulat (non inerte au sens chimique) les ions alcalins des pores
du ciment et conduisant à la formation des gels hydrophiles. Il s’en suit un gonflement du
béton et une dimunition des propriétés mécaniques du béton. Le temps necessaire pour
l’observer varie entre cinq et vinght ansA cet effet trois conditions doivent être remplies :
les granulats sont réactifs (p. ex., présence de silice amorphe ou de dolomie),
l'alcalinité (concentration en ions OH–) du ciment est élevée,
il y a suffisamment d'eau pour permettre le transport et la réaction des ions et des
substances dissoutes réactives.
46
Les matériaux réactifs comme les silices amorphes ou cryptocristallines, sont les facteurs
principaux qui interviennent dans les réactions et sont facilement identifiables au moyen de
l'analyse chimique et pétrographique. On les rencontre dans les roches et alluvions siliceuses,
dans les roches carbonatées (sous forme d'inclusions) et dans les roches ou alluvions silicatées
polyphasées. On connait aujourd’hui trois types de réactions :
47
48
5. L’acier
Le béton armé est un matériau composite, dont la matrice est constituée du béton
considéré à cette échelle comme entité homogène et le renfort l’acier dans le cas courant des
ouvrages de génie civil. Il est important, de comprendre les étapes d’élaboration de l’acier en
tant que matériau, car c’est d’elle que dépendront non seulement son comportement
mécanique mais également ses interactions vis-à-vis de l’environnement.
5.1. Elaboration de l’acier
L’acier que l’on trouve sur le marché actuellement a deux origines : les minerais qui
sont les oxydes de fer qui se présente sous plusieurs formes F e2O3, Fe2O4 et la ferraille issue
de la récupération On obtient l’acier après avoir fait subir au minerai ou à la ferraille une série
de transformations dans l’industrie sidérurgique.
5.1.1. Elaboration à partir du minerai
Le minerai de fer qui est une combinaison de fer et d’oxygène (F e2O3, Fe2O4),
principalement est introduite dans le haut fourneau en présence des produits capables de
réduire l’oxygène contenu dans le minerai. On utilise à cet effet un produit appelé coke qui a
la particularité d’être constitué de carbone. La coke a deux fonctions essentielles dans le
processu : former le monoxyde de carbone qui est l’agent réducteur et en consommant le
dioxyde de carbone qui est le produit de réduction des oxydes puis regénère le monoxyde de
carbone. Le haut fourneau est un réacteur chimique, dont le fonctionnement à contre-courant
(les gaz montent alors que la matière solide descend) lui assure un excellent rendement
thermique. La température est variable en fonction de la hauteur dans la cuve (de haut en bas):
49
o 300 °C au niveau du gueulard, phase de dessiccation;
o 400 °C à 800 °C, phase de réduction;
o 900 °C à 1 200 °C, phase de carburation;
o 1 200 °C, phase de fusion;
Gueulard
Gueulard
Cuve
Cuve
Ventre
Etalages
L'air soufflé dans les tuyères est réchauffé dans des fours à vent chaud (souvent appelés
cowpers), qui sont chauffés par la combustion du gaz de haut-fourneau. Une fois chauds, la
chaleur est restituée à l'air de soufflage qui atteint 1 200 °C. Les cowpers, qui sont
généralement au nombre de 3 par haut-fourneau, sont des constructions aussi imposantes que
la cuve elle-même.
Réactions globales
Come dit plus haut, le principe est de réduire par le monoxyde de carbone les oxydes de fer
présents dans le minerai de fer métal et se fait en plusieurs phases :
50
Production de l'agent réducteur CO :
puis
L'enchainement de température au niveau de la cuve sont les suivants (en partant du haut de la
cuve en fonction de la température :
T > 320 °C
(e)
620 °C < T < 950 °C
(f)
T > 950 °C
(g)
51
dans le bas de la cuve, il y a régénération de CO à une température d'environ
1 000 à 1 050 °C.
La fonte Fe3C est un matériau très cassant, très dur, résistant très bien à la compression
mais très mal à la traction et au choc. Il contient outre le carbone du Manganèse (1%), du
silicium (1 à 1,3%), du soufre et du phosphore en quantités très faibles.
L’acier est obtenu à partir de la fonte par réduction de la quantité de carbone qu'elle
contient car c’est la grande proportion de carbone dans la fonte qui lui confère sa grande
dureté mais en même temps sa fragilité. Cette transformation de la fonte en acier appelée
affinage se fait dans des appareils spéciaux appelés convertisseurs. L'acier est donc de la fonte
dont le taux de carbone est réduit à moins de 1,6%. C’est ce carbone résiduel qui confère au
matériau sa bonne limite élastique tout en gardant la ductilité du fer pur.
Les ferrailles sont chargées dans un four avec de la chaux puis fondues à l'aide d'un
très puissant arc électrique formé entre trois électrodes en graphite. La température au sein de
l'arc atteint plusieurs milliers de degrés, de manière à atteindre la fusion du fer. Pour
homogénéiser le mélange et accélérer la fusion, des sources d'énergie d'appoint sont utilisées,
comme des brûleurs intégrés dans les parois du four ou des lances à oxygè[Link] cette
première étape, on procède à ce qu'on appelle la métallurgie primaire, c'est-à-dire qu'on se
débarrasse des éléments indésirables contenus dans les ferrailles, et qu'on procède à un
premier ajustement de la teneur du bain en carbone et autres éléments souhaités.
Ainsi, sous l'action de l'oxygène, les différentes impuretés présentes dans le bain
forment des oxydes puis se lient avec la chaux qui avait été introduite dans le four. Ces
52
Minerai de fer
composés, plus légers que l'acier, surnagent au-dessus du bain et forment ce qu'on appelle le
laitier.
Fonte
Ferrailles
Métallurgie en poche
La corrosion des aciers dans le béton armé est un problème majeur qui induit des coûts
énormes dans la mainteance des ouvrages. Il est important de bien comprendre les différents
phénomènes qui ont lieu lors de la mise en contact de l’acier dans le béton et au cours de sa
durée de vie.
53
5.2.1. La passivation de l’acier
En conditions normales, les armatures enrobées par le béton sont protégées des risques
de corrosion par le phénomène de passivation qui résulte de la création à la surface du métal,
d’une péllicule protectrice de ferrite Fe [Link]. C’est l’action de la chaux libérée par les
silicates de calcium sur l’oxyde de fer. Cette présence de la chaux maintient la basicité du
béton autour de l’acier à un PH d’environ 13. Les armatures en mileu alcalin présentant un
PH entre 9 et 13.5 ainsi sont protégées. Le processus de corrosion des armatures dans le
béton necessite d’abord la destruction partielle (piqûre) ou totale de cette couche protectrice
(dépassivation) suivie de l’oxydation des armatures.
5.2.2. La dépassivation
La dépassivation peut être due à la présence du chlore ou du gaz carbonique qui,
transportés au niveau de l’acier par l’eau, détruit la couche de passivation. Les figures ci-
dessous montrent les stages du processus de corrosion dans les armatures.
a) Présence du chlore, catalyseur de la corrosion
En cas de présence du chlore dans le béton, celui-ci agit comme un catalyseur en introduisant
une réaction andique supplémentaire ainsi qu’il suit :
Fe+3Cl----FeCl3+2e suivie de
FeCl3+2OH---------Fe(OH)2+3Cl
Ou
Fe+4Cl----FeCl42++2e suivie de
FeCl4+2OH---------Fe(OH)2+4Cl
Ou
Fe+6Cl----FeCl62-+3e suivie de
FeCl6+2OH---------Fe(OH)2+6Cl
b) Carbonatation
La carbonatation a lieu lorsque le gaz carbonique de l’air pénère dans le béton. En
présence de l’humidité, le gaz carbonique réagit avec ’hydroxyde calcium contenu dans le
béton pour donner le carbure de calcium suivant la relation :
CO2+Ca(OH)2---CaCO3+H20
Le carbure de calcium réduit le PH du béton à une valeur inférieure à 8, et la couche de
passivation de l’acier devient instable, et la corrosion peut de ce fait se déclancher.
5.2.3. La corrosion des armatures
54
De ce qui précède il s’ensuit que le mécanisme de corrosion des armatures dans le
béton a deux phases : dans la première(phase d’initiation), le gaz carbonique ou le chlore
pénètre dans le béton par diffusion et détruit ou fragilise la couche de passivation de l’acier.
Ceci peut être plus ou moins long en fonction de l’environnement ou de la qualité du béton
(compact ou poreux). Après cette phase commence le mécanisme de corrosion.
Propagation Temps
Initiation
55
Fig : Microcellule d’oxydo-réduction(corrosion)
Fissurent le béton
Réduit la capacité
portante
Réduit la liaison Ecaillage et perte
acier béton d’enrobage
56
Chapitre 1
e
e 57
Les approches des contraintes admissibles ne prenaient pas en compte le fait que non
seulement les caractéristiques du matériau e, et E par exemple, sont des paramètres aléatoires
du fait du caractère hétérogène du matériau, mais que les charges qui s’appliquent sur une
structure durant son utilisation varient également dans le temps et dans l’espace. Les
approches dites probabilistes tentent de prendre en compte ce facteur aléatoire, tant sur le
comportement des matériaux, que sur les charges que vont supporter les ouvrages.
En effet si nous faisons une série d’essais sur des éprouvettes de compression, toutes
issues de la même gâchée, on se rend compte que les éprouvettes n’auront pas les mêmes
caractéristiques mécaniques e, e, E, . Chacun de ces paramètres peut être caractérisé par
une distribution telle qu’indiquée sur la figure ci-dessous.
De même, si on considère une poutre sous une dalle, on ne peut connaître avec
exactitude le nombre de personnes ou d’objets qui, à un moment t donné, vont être placés sur
58
P(Q)
la dalle. La figure ci-dessus schématise la distribution aléatoire des charges sur un élément de
construction.
Q(t)
[Link]..Autres définitions
Moyenne m
∑ Xi
i
m=
N
Ecart-type
σ=
√ ∑ ( Xi−m)
i
2
N
Coefficient de variation
σ
V=
m
Considérons maintenant un système de deux variables aléatoires, x et y. La moyenne et
l’écart-type associés à la variable z=x-y sont donnés par :
mz=mx-my
σ z =√ σ 2x + σ 2y
[Link].Notion de sécurité
Soient deux variables aléatoires R et S, représentant la résistance et la contrainte en un
point de la structure. Pour évaluer la fiabilité, on introduit :
R
Fs=
Facteur de sécurité S
Fs et Ms sont deux variables aléatoires. Leur distribution peut être déterminée sur une base
statistique sur les actions, la géométrie…. La probabilité de ruine est rattachée à une période T
à travers des relations telles que :
60
Pf =P { }R
S
≤1 =P { Fs≤1 }
Ou
Pf est la probabilité pour que pendant la période T, les inégalités soient atteintes au moins une
fois.
Nous voyons que cette approche de calcul et de la limitation des données disponibles.
Par contre nous pouvons, au lieu de considérer l’ensemble des distributions, nous limiter à la
moyenne et à l’écart-type des variables R et S puis essayer d’estimer la probabilité de ruine
sur la base de l’index de fiabilité . On a :
μM
β=
σM
μ R −μS
β=
√ σ 2R+ σ 2S
Cette méthode ne permet pas d’estimer la probabilité de ruine, sauf pour des cas très
particulier où la relation entre Ms et les variables du problème est linéaire et la distribution
normale. La probabilité de ruine c’est-à-dire pour que la marge de sécurité Ms garantisse une
valeur non positive donnée par la fonction M de MS telle que :
Ms−μ M
m=
σm
On a
Ms=μ M +mσ m
61
Pf =P { R−S≤0 }=P { μ M +mσ m≤0 }=φM ( 0)
{
¿ P m≤
μM
σm }
=P {m≤−β }=φm (−β )=1−φ m ( β )
S−μ s
s=
σs
R−μ R
r=
σR
La condition limite Ms=0 devient dans le plan r-s, une droite qui divise le plan en deux zones
de sécurité et de non sécurité. La distance à l’origine des axes à cette ligne est égale à
l’indexe de fiabilité. s
Non sécurité
Sécurité
r
Cette méthode est basée sur la notion de coefficients de sécurité partiels qui couvre
les incertitudes tant pour les actions, les résistances que la géométrie (dimensions,
enrobage…). Elle ne necessite pas d’avoir les lois de probabilité, car celles-ci sont prises en
compte au travers des coefficients de sécurité partiels. Elles consistent à prendre en compte
des valeurs dites caractéristiques, qui expriment les valeurs seuil admissibles sur la résistance
62
des matériaux, ainsi que sur les actions qui s’exercent sur l’ouvrage (charges permanentes,
charge d’exploitation, charges climatiques, charges accidentelles).
Les valeurs caractéristiques des résistances et des contraintes sont les fractiles de leur
distribution ;
La fiabilité consiste à s’assurer que l’effet des actions ne dépasse pas la résistance des
matériaux.
S( ∑ A i )≤R (f k )
i
Exemples :
Flèche d’un plancher ou d’une poutre ;
Fissuration d’une piscine ou d’un réservoir.
Fissuration par écrasement du béton
f
0 fmin fck fm fmax
Figure 1.5 : Définition de la valeur caractéristique
fck = fm-ks
ni
f m=∑ fi
N N
ni le nombre d’éprouvettes ayant la résistance fi.
( ( ∑ (f i −f m )2
)
1
2
s=
N −1
64
k un coefficient qui dépend de la probabilité d’obtenir des résultats inférieurs à f k, que les
statisticiens appellent quelques fois intervalle de confiance entre 0,05 et 0,1. La valeur de k
est donc fonction du matériau.
Les diamètres nominaux sont donnés dans le tableau 1.1 et sont livrés en principe en
longueur commerciale de 12mètres.
Tableau 1.1 : Diamètres nominaux et sections des barres d’acier
65
Diamètre Barre Couronnes Treillis Section(mm2) Poids kg/
nominal Ou déroulés soudés mètre
4 12.6 0.999
4.5 15.9 0.125
5 19.6 0.154
5.5 23.8 0.222
6 33.2 0.260
7 38.5 0.302
7.5 44.2 0.347
8 50.3 0.395
8.5 56.7 0.445
9 63.6 0.49
9.5 70.9 0.556
10 78.5 0.617
11 95 0.746
12 113 0.888
14 154 1.21
16 201 1.58
20 314 2.47
25 491 3.85
28 616 4.83
32 804 6.31
40 1257 9.86
50 1963 15.40
66
requise de la structure doit être établie en considérant l’utilisation prévue, la durée
d’utilisation du projet, le programme de maintenance envisagé ainsi que les actions attendues.
La protection du ferraillage contre la corrosion dépend de la compacité, de la qualité et
de l’épaisseur de l’enrobage d’une part, de la fissuration d’autre part. La compacité et la
qualité de l’enrobage sont obtenues par la maîtrise de la valeur maximale du rapport E/C et de
la teneur minimale en ciment.
[Link].2.2. Classe d’exposition de l’ouvrage
Les conditions d’exposition sont les conditions physiques et chimiques auxquelles la
structure est exposée en plus des actions mécaniques. Elles sont classées suivant le
tableau 1.2.
Tableau 1.2 : Classe d’exposition des ouvrages en béton armé
Désignation Description de l’environnement Exemples de classe d’exposition
de la classe
X0 *Béton non armé et sans pièces métalliques noyées : Béton à l’intérieur de bâtiment où le taux
toutes expositions sauf en cas de gel/dégel, d’abrasion et d’humidité
d’attaque chimique
*Béton armé ou avec des pièces métalliques noyées : très
sec
67
Humidité modérée Surfaces de béton exposées à des
chlorures transportées par voies
XD1
aériennes
XS1 Exposé à l’air véhiculant du sel marin mais pas en Structures sur ou à proximité d’une côte
contact direct avec l’eau de mer
XS3 Zones de marnage, zones soumises à des projections ou à Eléments de structures marines
des embruns
5. Attaque gel/degel
XF3 Forte saturation modérée en eau , sans agent de Surfaces horizontales de béton exposées
déverglaçage à la pluie et au gel
6. Attaques chimiques
XA1 Environnement à faible agressivité chimique selon EN Sols naturels et eau dans le sol
206-1 tableau 2
XA2 Environnement à faible agressivité chimique selon EN Sols naturels et eau dans le sol
206-1 tableau 2
68
XA3 Environnement à faible agressivité chimique selon EN Sols naturels et eau dans le sol
206-1 tableau 2
[Link].2.3. Enrobage
C’est la distance entre la surface de l’armature (cadres, étriers, armatures de peau..) et
le parement le plus proche. Celui-ci doit être défini sur les plans. Il doit garantir une bonne
protection des armatures contre la corrosion, transmettre les efforts d’adhérence et assurer la
résistance au feu. Il doit prendre en compte un certain d’exigences dont :la classe
d’exposition, la classe structurale, la durée du projet ;
La modulation de la classe structurale en fonction de la résistance du béton et de la
nature du liant ainsi que du niveau de compacité de l’enrobage ;
Il est défini comme l’enrobage minimum Cmin auquel il faut ajouter une marge de
tolérance d’exécution Cdev.
Cnom= Cmin+Cdev.
Cmin=max(Cmin,b ; Cmin, dur+Cdur,g-Cdur,st-Cdur,add ; 10mm)
Où :
φ n=φ √ n b ≤55 mm
hp
ev
eh
Parement c
Les structures sont classées d’après les classes structurales suivant le tableau 1.3
70
Tableau 1.4 : Choix de l’enrobage en fonction de la classe d’exposition et de la classe structurale
Valeurs de Cmin,dur en fonction de la classe d’exposition et de la classe structurale dans le cas des armatures
de béton armé
Classe d’exposition
S1 10 10 10 15 20 25 30
S2 10 10 15 20 25 30 35
S3 10 10 20 25 30 35 40
S4 10 15 25 30 35 40 45
S5 15 20 30 35 40 45 50
S6 20 25 35 40 45 50 55
71
4 50 Structure de bâtiments courants
C1 Locaux avec tables(écoles, cafés,restaurants, salle de banquets, salles de lecture, salle de reception…).
C2 Locaux avec sièges fixés(Eglises, théatres, cinémas, salle de conférences, salles d’attente…..)
C3 Locaux sans obstacles à la circulation(salle de musée, salles d’expositions, locaux d’accès aux
bâtiments publics, administratif et hôpitaux….)
C5 Locaux susceptibles d’être surpeuplés(salles de concert, salle de sport, y compris tribunes terrasses et
aires d’accès…)
D Commerces
D2 Grands magasins
E2 Usage industriel
F Aire de circulation et de stationnement pour véhicules <30 kN, garages parking de stationnement)
G Aire de circulation et de stationnement pour véhicules compris entre 30 et 160kN, garages parking de
stationnement)
72
Classe de
résistance
C12/15 C16/20 C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C40/50 C45/55 C50/60
fck(MPa) 12 16 20 25 30 35 40 45 50
fctm(MPa) 1.6 1.9 2.2 2.6 2.9 3.2 3.5 3.8 4.1
Ecm(GPa) 27 29 30 31 33 34 35 36 37
cu3(10-3) 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5
c2(10-3) 2 2 2 2 2 2 2 2 2
fbd(MPa)
fcm
0.4fcm
cu cu2
Fig. 1.9 : Réponse en compression du béton
kη−η 2
σ c=f cm
1+( k−2 )η
εc
η=
εc 1
Dans le cadre du calcul des sections ce diagramme peut être remplacé par :
0≤ε c ≤εc 2
( ( ))
n
εc
σ c=f cd 1− 1−
εc2 73
ε c 2 ≤ε c ≤ε cu
2
σfckc=f cd
fcd
c cu2
Fig. 1.10 : Diagramme de calcul du béton
On dit qu’un béton est confiné lorsque sa déformation latérale est empêchée au moyen
de cadres ou de cerces. A défaut d’informations plus précises, on prend les expressions
suivantes :
( )
σ2
f ck , c =f ck 1+5
f ck
si
σ 2≤0 . 05 f ck
( )
σ2
f ck , c =f ck 1 .125+ 2. 5
f ck
si
σ 2≻0 . 05 f ck
1=fck,c c
fck,c
fck
fcd,c
σ2
ε cu2 , c=ε cu2 + 0 .2
f ck
f ck (t )=f ck
f cm (t )=β cc (t )f cm
({ ( ) })
1
Où : 28
β cc (t )=exp s 1 − 2
t
Où :
fcm(t) résistance à la compression du béton à j jours :
fcm=fck+8(MPa)
fcm résistance à la compression du béton à 28 jours et donnée dans le tableau :
t l’âge du béton ;
s un coefficient dépendant du type de ciment et qui vaut :
0,2 pour les classes de EM 42.5 R, EM 52.5 N, EM 52.5 R ;
0,25 pour les classes de EM 32.5 R, EM 42.5 N ;
0,38 pour les classes de EM 32.5 N;
75
30
25
20
fcm(t)[Mpa]
15
s=0,2
10 s=0,25
s=0,38
5
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Age du béton(jours)
Pour la traction, lorsque la résistance est déterminée à partir de l’essai de traction par
fendage, fct,sp, on peut déduire la résistance à la traction directe par :
f ct =0 . 9 f ct , sp
f ct ( t )=β cc ( t )α f ctm
m
Avec :
=1 pour t<28 jours
=2/3 pour t> 28 jours
2
f ctm =0 .3 f 3ck ≤C 50/ 60
f ctm =2. 12 ln 1+ ( f cm
10 )
≻C 50/ 60
( )
0. 3
f
Eij =22 cm
10
76
Le module de déformation différée, c’est-à-dire sous charge de longue durée est donnée par la
relation :
( )
1 /3
f cm(t )
E vj (t )=E cm(t )= Ecm
f cm
Elles représentent les surcharges d’exploitation de la structure, ainsi que toute charge
susceptible de varier dans le temps (mobiliers, personnels, ..)
1.4.3. Les actions climatiques Qi
Ces actions sont : le vent, la neige, la houille pour les ouvrages en mer.
1.4.4. Les actions accidentelles FA
A0
α A =0. 77+ ≤1
A
A0=3.5m2 est l’aire de référence. Ce coefficient n’est applicable qu’aux catégories A, B, C3, D1, et F.
1.4.7. Réduction en fonction du nombre d’étages
77
Pour les bâtiments de grande hauteur (H > 28 mètres), dont les occupations peuvent être considérées comme
indépendantes, on doit appliquer le coefficient de regression n tel que :
b
α n =a+
n
Avec n > 2 est le nombre d’étages au dessus de l’élément chargé.
a=0.5 et b=1.36 pour les surfaces de catégorie A
a=0.7 et b=0.8 pour les surfaces de catégories B et F.
Les n et A ne sont pas applicables simultanément. Cette regression ne s’applique pas aux terrasses.
Nous avons vu que les charges ainsi que la résistance des matériaux étaient des
variables aléatoires. Mais en réalité, en plus des facteurs aléatoires (charges, résistances,
déformations), d’autres facteurs non toujours mesurables a priori, interviennent dans le
comportement à long terme des structures (erreurs de mise en œuvre, comportement différé,
corrosion des armatures, surcharges au delà des prévisions…).
Compte tenu des difficultés à mesurer et à faire une étude statistique pour chaque
facteur pouvant influencer le comportement d’un ouvrage, il a semblé plus simple
d’introduire la notion de facteur de sécurité partiel qui permet :
78
A l’état limite de service trois critères doivent être considérées :
S1 10 10 10 15 20 25 30
S2 10 10 15 20 25 30 35
S3 10 10 20 25 30 35 40
S4 10 10 25 30 35 40 45
S5 15 20 30 35 40 45 50
S6 20 25 35 40 45 50 55
φ n=φ √ nb ≤55 mm
Dans les zones tendues du béton, les aciers sont placés pour suppléer à la faible résistance du
béton à la traction. Si l’acier peut supporter des efforts de traction bien importants, il faut
79
remarquer que du fait de l’adhérence entre les deux matériaux, une traction excessive de
l’acier entraîne une fissuration de la gaine de béton qui l’entoure. Cette fissuration peut avoir
des conséquences plus ou moins graves en fonction de : type d’ouvrage (bâtiment courant,
piscines, réservoir…), de l’environnement de l’ouvrage (sans risque de corrosion des
armatures, agressif, mer). Les valeurs recommandées pour l’ouverture des fissures sont les
suivantes :
Les structures peuvent être classées en fonction de leur durée de service prévisible. Les
structures sont classées de S1 à S6. Les bâtiments courants, d’une durée de 50 ands sont
classés S4. Les ponts sont classés en S6, et correspondent à une durée de vie de 100 ans. La
classe structurale peut différer de la classe de référence en tenant compte des paramètres
suivants :classe d’exposition, durée de vie, nature du liant, compacité de l’enrobage. Cette
modulation peut se faire à partir du tableau qui suit :
minoration de 1
Enrobage minoration de 1
compact
σ̄ bc =k 1 f cj
80
où
σ̄ bc est la contrainte en un point courant de la structure, f la résistance du béton à j jours
cj
d’âge et k1=0,6. Cette condition s’applique particulièrement sur les classes d’exposition XD,
XS.
k1=0.5 pour les classes d’exposition XD, XF et XS
k1=0.6 pour les autres cas
20 12
25 15
30 18
40 24
50 30
60 36
160 40 3 2
2 5
200 32 2 1
5 6
240 20 1 1
6 2
280 16 1 1
2 0
320 12 1 8
0
360 10 8 6
400 8 6 5
450 6 5 4
160 300 3 2
00 00
200 300 2 1
50 50
82
240 250 2 1
00 00
280 200 1 5
50 0
320 150 1
00
360 100 5
0
f) Section minimale
Dans les dalles en béton armé en flexion, sans traction axiale significative, aucune disposition particulière
n’est à prendre pour la maîtrise de la fissuration si leur épaisseur n’excède pas 20cm et que les conditions supplémentaires
suivantes sont respectées :
b < 5 h et leff < 5h ; leff, largeur de la table de compression ;
As,min > 0.0013 btd, bt, largeur tendue du béton ;
As,max < 0,04 Ac ; Ac, coffrage ;
Smax,slab = 3h < 400m pour la direction principale smax,slab = 3.5 h < 450mm pour les répartitions ; Smax,slab est
l’espacement des armatures dans la dalle.
: Dans le cadre de la conception d’un ouvrage, lorsque la maîtrise de l’ouverture des fissures est requise, une
quantité minimale d’armature doit être admise dans les zones susceptibles d’être tendues. La section minimale est donnée
par la relation :
k c kf ct , eff A ct
A smin ≥
σs
83
Avec :
Act , aire de la section droite de béton tendu ;
s valeur absoluee de la contrainte maximale admise dans l’armature, après la fissuration, prise en général
égale à fyk,
fct,eff valeur moyenne de la résistance en traction du béton, fct,eff ≤ fctm si on prévoit l’apparition de fissure avant
28 jours, sinon prendre fct,eff = fctm ;
k =1 pour les âmes dont la hauteur h<30cm, ou les membrures d’une largeur <30cm et k=0.65 pour les âmes
telles que h≤80cm ou les membrures pour lesquelles b≤80cm. Entre 30 et 80cm, procéder à une interpolation linéaire.
kc prend en compte la répartition des contraintes dans la section après la fissuration. Il vaut :
En traction pure
kc=1.0
En flexion simple ou composée
Section rectangulaire ou en T :
k c=0.4 ¿¿
Membrures des caissons
F cr
k c=0 . 9 ≥0 . 25
A ct f ct ,eff
Relations dans lesquelles, c est la contrainte moyenne dans le béton de la partie considérée,
h*=h pour h<1m et h*=1pur h≥1m,
k1, coefficient prenant en compte les effets de l’effort normal sur la répartition des contraintes. K1= 1.50 si
NED=Nu est une compression, et
h∗¿
2 ¿
k1= 3h si N ED est de la traction, Fcr est la valeur absolue de l’effort de traction.
N ED
σ c=
bh
NED effort normal aux ELS, dans la section considérée.
Poutres
x
h d
hc,ef
1
Dalles
Section de béton x
84
h d
hc,ef
Eléments en traction
hc,ef
h d
d
hc,ef
φ
Sr ,max =k 3 c+k 1 k 2 k 4
ρρ , eff
Les paramètres entrant dans l’évaluation de Sr,max sont :
: est le diamètre des barres ; il est remplacé par eq en cas d’un paquet de n1 barres 1 et n2
barres 2. eq est dans ce cas donné par :
n 1 φ 2 +n2 φ
1 22
φ eq=
n1 φ1 +n2 φ 2
avec :
c: enrobage de l'armature longitudinale ;
k1 : coefficient prenant en compte les propriétés d’adhérence :
k1=1.6 pour les HA
k1=1. Pour les ronds lisses
k2 : tient compte de la distribution des déformations
k2=0.5 en flexion
85
k2=1 en traction pure
k3 = 3.4
k4 = 0.425
sm la déformation moyenne de l’armature de béton armé ;
cm la déformation moyenne du béton entre les fissures.
( )
f ct ,eff
σ s −k t
ρ ρ ,eff
( 1+α e ρ ρ,eff ) σs
ε sm−ε cm=max ,0.6
Es Es
s : contrainte dans les armatures de béton armé tendues, la section étant supposée fissurée.
Es
αe = =n
E cm
As
ρ ρ , eff = =ρ
Ac , eff
kt : facteur dépendant de la durée de la charge vaut :
kt = 0.6 chargement de courte durée ;
kt = 0.4 chargement de longue durée
Ac,eff : aire de la section de béton autour des armatures tendues, de hauteur hc,ef.
{
2 .5( h−d )
h−x
h c , ef =Min 3
h
2
Figure : section effective de béton autour des armatures tendues
Lorsque les armatures sont disposées dans la zone tendue avec un entr’axe ≤5(c+/2),
l’espacement final maximal des fissures peut être calculé par la relation :
x A : Axe neutre
A
B : Béton tendu
C : Espacement des fissures d’après 7.14;
c h-x D : Espacement des fissures d’après 7.11;
B E : ouverture réelle des fissures
86
w
D
E C
5(c+/2)
Figure 1.14. Ouverture des fissures à la surface du béton en fonction de la distance des
armatures
Lorsque les armatures sont disposées dans la zone tendue avec un entr’axe
≥5(c+/2), ou lorsqu’il n’y a pas armature adhérente à l’intérieur du béton tendu, la limite
supérieure à l’ouverture des fissures est donnée par :
Sr,max=1.3(h-x)
Cas d’un ferraillage bidirectionnel orthogonal, d’inclinaison par rapport à la
direction principale des contraintes
1
Sr ,max =
Cos θ sinθ
+
S r,max, y Sr ,max, x
[ ( )]
3
l ρ0 ρ0
=K 11+1.5 √ f ck +3.2 √ f ck −1 2
d ρ ρ si ≤ 0
l
d [
=K 11+1 .5 √ f ck
ρ0 1 ρ
+ √ f ck 0
ρ−ρ' 12 ρ ( )] si >0
Expressions qui supposent une résistance de l’acier aux ELS de 310MPa. Ces valeurs doivent
être multipliées par 310/s, si d’autres hypothèses sont considérées. Cette valeur est obtenue
par la relation :
87
310 500
=
σ s f yk A s, req
A s, prov
K est un facteur qui prend en compte les différents systèmes structuraux. Ses valeurs sont
données dans le tableau
100 A s
ρ=
Pourcentage d’armatures de traction à mi-portée en en appui pour les consoles bd
nécessaire pour reprendre le moment ultime ;
s est la contrainte de traction de l’acier à mi-portée ou sur appui pour une console aux ELS;
Si on place plus d’armature As,prov que celle strictement necessaires As,req, qui doivent reprendre
A s , prov
MED,ELU dans cette section, on multiplie le rapport l/d par A s ,req
Tableau 1.17 :
b) Calcul de la flèche
[Link]. Etat limite ultime
88
a) Pour le béton
La résistance ultime du béton est prise égale à :
α cc f ck
fcd=fbu et c=b f cd =f bu=
θγ c
Prendre en général pour les cas courants :
Pour
. θ = 1, lorsque la durée probable d’application de la combinaison d’actions considérée est
supérieure à 2’ heures ;
θ = 0.9 si elle est comprise entre 1 et 2 heures
θ = 0.85 si elle est inférieure à une heure.
Pour γb
γb = 1.5 pour les cas de charges courantes (fondamentales)
γb = 1.15 pour les charges accidentelles
Ces coefficients tiennent compte de la durée d’application des charges et des conditions de
bétonnage et d’hygrométrie ambiante.
b) Pour l’acier
La résistance ultime de l’acier est prise égale à :
fe
f su =f cd =
γs
Pour γs
γs = 1.15 pour les combinaisons courantes ;
γs = 1 pour les actions accidentelles.
1.5.2. Les sollicitations de calcul
On note :
89
Qk,i : valeurs caractéristiques des actions variables dites d’accompagnement ;
Q,1 : coefficient de sécurité partiel affecté à l’action dominante ;
Q,i : coefficient de sécurité partiel affecté à chaque type d’action
d’accompagnement ;
0,i : coeficients traduisant le fait qu’il soit très improbable que plusieurs actions
variables atteignent ensemble et même moment leurs valeurs caractéristiques
∑ γG , j Gk , j +γQ , 1 Qk , 1+∑ γQ ,i ψ 0 , i Q k ,i
j i≻1
Les valeurs de à considérer sont données dans le tableau suivant, où :
Valeurs caractéristiques :
ψ0
Valeurs fréquentes : ψ 1
90
[Link] Etats limites ultimes
Cas général
Pour le dimensionnement des éléments structuraux non soumis à des actions géotechniques on
a en général la combinaison suivante :
1 .35 Gk ,sup+1. 00 Gk ,inf +1. 5 Qk ,1 +1. 5 ∑ ψ 0 ,i Q k , i
i≻1
On doit dans le dimensionnement des ouvrages en bétons armé, et pour chaque état
limite, vérifier pour le cas de charge le plus défavorable que la sollicitation agissante de calcul
S ne dépasse pas la résistance limite R du matériau,
S( G , Q , F A ,W , y )≤R( f e , f c , ȳ )
28
Exercices
Exercices corrigés
On désire confectionner un béton dont la résistance à 28 jours est f c28. Compte tenu des délais
d’exécution, certaines parties de l’ouvrage pourront être décoffrées à 7, 14 ou 21 jours. Pour
chacun des âges, donner la résistance du béton correspondant et dans les cas suivants :
91
Solution :
Fck28=35 Mpa
A 7 jours on aura :
fck 7=35*exp ( 0 , 25∗( 1−
√ 28
7
))=27 . 26 Mpa
A 14 jours on aura :
fck 14=35 *exp( 0 , 25∗( 1−
√ 28
14
))=31. 55 Mpa
A 21 jours on aura :
fck 21=35 *exp( 0 ,25∗( 1−
√ 28
21
) )=33 .62 Mpa
A 60 jours on aura :
fck 60=35*exp ( 0 , 25∗( 1−
√ 28
60
))=37 . 88 Mpa
Fc28=45 Mpa
A 7 jours on aura :
fck 7=45 *exp( 0 , 2∗( 1−
√ 28
7
))=35 Mpa
A 14 jours on aura :
fck 14=45 *exp( 0 ,2∗( 1−
√ 28
14
) )=40 . 57 Mpa
A 21 jours on aura :
fck 21=45 *exp( 0 , 2∗( 1−
√ 28
21
))=43. 29 Mpa
A 60 jours on aura :
fck 60=45 *exp( 0 , 2∗( 1−
√28
60
))=48 .71 Mpa
Une poutre en béton armé, de section S( largeur 20 cm et hauteur 50cm), de longueur l=5m
est soumise à un chargement comprenant : poids propre g et une surcharge d’exploitation
q=15 kN/ml. Déterminer la charge totale par mètre linéaire aux ELS puis aux ELU. On
rappelle que le poids volumique du béton armé est de 25kN/m3.
Solution
E1-3 On désire faire le calcul dessections d’acier, pour les poutres d’un plancher, pour
lequel le cahier des clauses techniques prévoie une charge permanente g=2.5 kN/m 2 et une
charge d’exploitation q =5kN/m2, les charges climatiques étant négligées. Donner aux ELS et
ELU les valeurs des combinaisons de calcul par mètre carré pour ce plancher.
E1-4 La poutre en T donnée sur la figure ci-dessous supporte en dehors de son poids propre,
g, une charge permanente de 2kN/m2 et une charge d’exploitation q=3.5 kN/m2.
20
50
20
93
Chapitre 2
Etat limite de service : traction ou compression simple
Introduction
Nous avons vu que l’Etat limite de service était un état d’utilisation, au-delà duquel la
structure cessait de remplir de manière efficiente les fonctions pour lesquelles elle a été
conçue. Dans ces conditions, on admet que :
la structure se trouve dans les conditions normales d’utilisation ;
les matériaux restent élastiques.
Les contraintes dans le béton et l’acier restent limitées conformément aux figures ci-dessous.
e
Figurede2.1
2.1. Hypothèses : Domaines de comportement des matériaux à l’état limite de
calcul
service
les sections droites restent planes ;
on néglige le béton tendu, en d’autres termes sa résistance à la traction est supposée nulle ;
le béton et l’acier sont élastiques linéaires
il n’y a pas de glissement relatif entre l’acier et le béton, en d’autres termes, les deux matériaux se déforment
en tout point de la même façon. Ceci se traduit par les relations suivantes :
E
=εpar
n est le coefficient d’équivalence et estε bpris σ s.= s σen
s ⇒convention =nσ
E b bétonb armé égal à 15
b
94
2.2. Etat limite de compression du béton
σ bc ≤σ̄ bc =0 . 6 f ck
L’ouverture des fissures est très déterminante pour le comportement d’une structure en
béton armé.
σ st ≤ σ̄ st =0. 8 f cd
Le tirant constitue un des exemples les plus simples de structure en béton soumis à la
traction simple. Les figures ci-dessous donnent deux exemples de tirant.
3.2.2. Exemples
Nser Nser
Ast
95
Il s’agit des pièces en compression dont la longueur est telle qu’il n’y ait aucun risque
de flambement. On peut admettre que ceci est possible dès que le rapport l 0/i <10, où l0 est la
longueur libre du poteau et i son rayon de giration. Les exemples de ce genre de structure
sont : les socles de machines (a), les socles supportant les réservoirs (b), les pieds de poteaux
métalliques ou de structures en bois (c).
Pied de poteau
Socle
a) b)
c)
Fig. 2.4 : Exemples d’éléments en compression simple
Méthode de calcul
Nser Nser
Asc
96
N ser
σ bc = ≤ σ̄ bc =0 . 6 f ck
B+( n−1 ) A
b) La section d’acier n’est pas connue, mais le coffrage l’est. On suppose dans ce cas
que la contrainte dans le béton a atteint sa résistance limite à la compression. La section
d’acier est donnée par l’inégalité :
N ser −B σ̄ bc
A≥
( n−1) σ̄ bc
Dans cette approche on néglige généralement la section d’acier devant celle du béton, et ces
relations deviennent :
N ser
σ bc = ≤σ̄ bc
B+nA
N ser −B σ̄ bc
A≥
n σ̄ bc
Exercices
Exercices corrigés
Un tirant en béton armé, de section B=400 cm 2(20x20), doit supporter une charge de service
Ns= 200 kN. Le béton à utiliser est caractérisé par f ck28 = 35 MPa et la classe d’exposition est
jugée de type XC1. L’acier de type 1, a une résistance caractéristique de 500MPa.
97
b) On suppose plutôt que la contrainte dans l’acier est de 201.6 MPa. Déterminer la
section d’acier de renforcement.
Solution
a)Le tirant étant en traction, la résistance du béton est négligée. Seule l’acier reprend par
conséquent les 250 KN de charge. Si la section d’armature est Ast, la contrainte de traction
dans celle-ci sera donnée par :
N ser . 20
σ st = = =159 . 2 MPa≺0 . 8∗500=400 MPa
A st 12 .56 x 10−4
Exercice corrigé2-2
Un socle pour machine industrielle, de section 20x20 cm2 et de hauteur h=40cm doit
supporter une charge se service Nser = 800 kN.
a) Déterminer la section d’acier dans le socle sachant que le béton a une résistance à 28
jours de 30 MPa et l’acier, de type 1, de résistance de 400 MPa.
b) Déterminer la contrainte dans le béton sachant que la section d’armature adoptée est
de 6HA16
Solution
Nous allons faire l’hypothèse que le béton a atteint sa résistance maximale soit
σ̄ bc
=0.6x30=18MPa.
Si nous ne négligeons pas la section d’acier devant celle du béton, la section d’acier est
donnée par la relation :
98
N ser −B σ̄ bc 0 . 8−0 . 2 x 0 .2 x 18
A s= = =3. 17 cm 2
(n−1) σ̄ bc (15−1 )18
Si la section d’acier est négligée par rapport à celle du béton, la section d’acier est donnée
par la relation :
N ser −B σ̄ bc 0 . 8−0 . 2 x 0 .2 x 18
A s≥ = =2. 96 cm 2
σ̄ bc (15 )18
N ser 0.8
σ bc = = =14 .06 MPa≤σ̄ bc =18 MPa
B+( n−1 ) A s 0 .2 x 0 . 2+14 x 12 . 06 x 10−4
N ser 0.8
σ bc = = =13 .77 MPa≤σ̄ bc=18 MPa
B+nA .2 x . 2+15 x 12 . 06 x 10−4
Une canalisation en béton armé contient de l’eau exerçant sur ses parois une pression
p=5kN/m2. Déterminer pour un mètre linéaire la section d’acier nécessaire pour
renforcer cette canalisation. On donne acier : fe= 400MPa, béton fc28= 20MPa. Le
diamètre intérieur de la canalisation est de 80cm.
Solution
La résistance du béton est négligée. La pression p de l’eau sur les parois est équilibrée
par la contrainte st dans les aciers qui sont dans cette situation, en état de traction.
L’équilibre qui s’en découle s’écrit :
pD 5∗10−3∗0 .8
A st = = =0. 0625 cm 2
2 σ̄ st 2∗0 . 8∗400 Pression de l’eau p
E2-1 On désire faire le calcul des aciers, pour les poutres d’un plancher, pour lequel le
cahier des clauses techniques prévoie une charge permanente g=2.5 kN/m 2 et une charge
99
d’exploitation q =5kN/m2, les charges climatiques étant négligées. Donner aux ELS et ELU
les valeurs des combinaisons de calcul par mètre carré pour ce plancher.
E2-2 On désire calculer un tirant en béton armé pour un mur de soutènement, devant
supporter une charge T à l’état limite de service de 200 kN. La section du coffrage du tirant
est de 20*20 cm2. Déterminer la section d’acier dans le tirant. On donne fe =500 MPa, acier
de type1, fck28= 20 MPa.
15 4.00
15
5.00
2.30
I I
I-I 15
15
E2-4 Une cuve de stockage de produits industriels, a un poids propre de 2 tonnes et contient
un produit pesant 100 tonnes. La cuve est supportée par quatre socles de section 20*20cm2 et
de hauteur 40 cm et ancrés sur un radier supposé infiniment rigide. Chaque socle est de ce
fait dans un état de compression simple et supporte le quart de la charge totale.
E2-5 Un poteau d’un ouvrage en béton armé, (l 0/i=8), de section 30*30cm2, est armé de 6
barres dont la section totale est de As. L’effort de compression Ns est supposé appliqué sans
excentricité. Calculer les contraintes dans le béton et l’acier et vérifier s’il n’y a pas
écrasement du béton dans les cas suivants :
101
Chapitre 3
Etat limite de service : cas de la flexion simple
Introduction
Contrairement aux sollicitations uniaxiales où la contrainte est uniforme sur la section,
en flexion, il existe un gradient de contrainte sur la hauteur de la poutre. La vérification va
consister à s’assurer, d’une part que dans la fibre la plus comprimée, le béton ne court pas le
risque de s’écraser et d’autre part que dans la zone tendue, la contrainte dans l’acier ne
conduit pas à une ouverture de fissure incompatible avec l’usage de l’ouvrage ou
l’environnement dans lequel il est implanté. Deux approches sont utilisées en fonction des
risques vis-à-vis de la corrosion des armatures.
Lorsque la fissuration est peu nuisible ou préjudiciable, on doit déterminer les armatures aux ELU et vérifier
aux ELS que les contraintes limites ne sont pas dépassées.
Par contre, lorsque la fissuration est très préjudiciable, la section d’acier est déterminée aux ELS (celle-ci étant
plus pessimiste) et ensuite on vérifie que la contrainte limite aux ELU reste non dépassée.
d’ σ sc Nsc
x n zc
zb
Nbc
h d
AN σ =kx d-zc
σ st Nst
b n
Fig. 3.1 : Diagramme des contraintes dans une section
102
Puisqu’il n’existe aucune déformation relative entre le béton et l’acier, on a les relations suivantes :
st = n bt sc = n bc
Equations d’équilibre
N bc +N sc−N st =N ser =0
| ¿ ¿
.
M ser =N bc z b +N sc z c +N st ( d−z c )
Nbc, la résultante des forces de compression au niveau du centre de gravité du béton
comprimé ;
Nst, résultante des forces de traction au centre de gravité des aciers tendus ;
{
∫ kydB+ ∫ nkydA sc − ∫ nkydA s =0
t
B Asc Ast
∫ ky 2
dB+ ∫ nky dA sc + ∫ nky dA st =M ser
2 2
B Asc Ast
Asc
Ast
{(
b ∫ kydy +n ∫ kydA sc−n ∫ kydA s =0
B Asc Ast t
k ∫ by 2 dy + n ∫
B Asc Ast )
y 2 dA sc + n ∫ y 2 dA st =kI =M ser
103
{
b 2
x + nA sc ( x−d ' )−nA st ( d−x )=0. .. . ..( 1 )
2
b
k ( x 3 +nA sc ( x−d ' )2 + nA st ( d−x )2 )=kI =Mser . .. .( 2)
3
b
I = x 3 + nA sc ( x−d ' )2 + nA st ( d−x )2 . .. .. (3 )
3
I représente le moment quadratique de la section homogénéisée.
L’équation (1), en y1 permet de déterminer y1, position de l’axe neutre de la section et ensuite
(3) donne le moment quadratique de la section homogénéisée I.
On déduit :
{
M ser
σ bc = x≤σ̄ bc=0. 6 f ck
I
M ser
σ st =n ( d−x )≤σ̄ st =0 . 8 f yk
I
M ser
σ sc =n ( x−d ' 1 )≤σ̄ sc
3.1.3 Section en T I
.
h0
Asc
h
Ast
b0
Fig. 3.3 : Définition d’une section en T
104
[Link] L’axe neutre passe dans la table de compression
Toute la nervure se trouve en zone tendue et la résistance du béton est de ce fait
négligée. Les calculs sont alors menés sur une section rectangulaire de hauteur h et de largeur
b.
{
b0 2 h0
x −nA s ( d− x )+nA sc ( x −d ' )+( b−b0 ) h0 ( x − )=0
2 2
b0 3 h0
k( x + nA s ( d−x )2 +nA sc ( x−d ' )2 +( b−b 0 ) h 0 ( x− )2 ) =kI = M ser
3 2
b0 3 h0
I = x + nA s ( d− x ) + nA sc ( x−d ' ) +( b−b 0 )h 0 ( x− )2
2 2
3 2
{
M ser
σ bc = x≤σ̄ bc= 0. 6 f ck
I
M ser
σ st =n ( d− x )≤σ̄ st =0 . 8 f yk
I
M ser
σ sc =n ( x−d ' )≤σ̄ sc
I
Mais avant de faire ces calculs, nous devons au préalable déterminer le moment fléchissant
correspondant à la situation où l’axe neutre passerait à la limite entre la table de compression et la
nervure. Ce moment est donné par la relation :
b sc/n
h0
bc
d-h0
b0 st/n
σ bc h 0 b h0
M h 0= (d− )+σ sc A sc (d−d ' )
2 3 105
bc n’est pas connue, sc non plus. Nous pouvons faire l’hypothèse que l’acier travaille à sa
limite :
σ st =σ st
On a donc par comparaison des triangles semblables:
{
σ bc h0 σ̄ st h0
= ⇒ σ bc= .
σ̄ st d− h0 n d−h0
n
σ sc h0 −d ' h0 −d '
= ⇒ σ sc= σ̄ st
σ̄ st d−h 0 d−h0
d’où :
[ ]
σs h0
t
M h 0= ( d− ) bh 2 +2 nA sc ( h0 −d ' )( d−d ' )
2 n( d −h0 ) 3 0
Si donc :
σ̄ bc
x
st/n
En faisant l’hypothèse que le béton a atteint sa résistance limite, les équations d’équilibre
nous donnent le système d’équations qui suit :
106
en posant y1 = d,
{
bx {σ̄bc
2
bx {σ̄bc(d−x/3)
−Ast σst=0.. .(1) ¿ Mser= . (2) ¿ ¿
2
α ( 1−α / 3 ) 2
M ser = bd σ bc
2
¿ μ ser bd 2 σ bc
M ser 1 α
μ ser = = α ( 1− )
2
b σ̄ bc d 2 3
x−d '
σ sc =n σ̄ bc
x
Asc
Asc
= +
Ast A1
A2
Mser Mserl Ms
Asc(d-d’)=Ms soit
Ms
A sc=
σ sc ( d−d ' )
108
et :
M serl σ
A st = + A s sc
σ̄ st ( d−x / 3) c σ̄ st
Exercices corrigés
Exercice Corrigé 3-1
Une poutre rectangulaire, de section b=20cm, de hauteur h =40cm, supporte à mi portée un
moment de service Mser= 50.5kNm. la classe d’exposition est XF. On donne f ck28=40MPa et
fe=400MPa et la section d’acier tendu vaut A st= 7.69cm2. Déterminer les contraintes dans la
fibre de béton la plus comprimée et dans l’acier tendu. On prendra d, hauteur utile égale à
35cm.
Solution
L’équation donnant la position de l’axe neutre est :
b0x2/2-nAst(d-x)=0 soit 20x2+30*7.69x-30*7.69*35=0
On trouve x= 15.13cm
Le moment quadratique de la section homogénéisée est donnée par :
I=b0x3/3+nAst(d-x)2
=20x15.133/3+15x7.69(35-15.13)2
= 68632cm4
La rigidité de la section est donnée par la relation :
K=Mser/I
=50.5x10-3/68 632x10-8
=73.58 MNm-3
La contrainte dans la fibre de béton la plus comprimée est donnée par :
b=Ky1
= 73.58x15.13
109
Exercice corrigé3- 2
On reprend le même exercice que précédemment mais en considérant la classe d’exposition
XC
Solution
Tous les calculs restent valables sauf st qui devient σ st =0 . 6∗400=240 MPa
On voit que dans ces conditions le niveau de contrainte est toujours admissible.
Exercice corrigé 3-3
Une poutre de largeur b=25cm, de hauteur h=55cm, de portée l=6m et sur deux
appuis simples, supporte à l’état limite de service une charge uniformément répartie de 60
kN/ml. La classe d’exposition est XC. Déterminer les sections d’armatures nécessaires pour
son ferraillage. On donne fck28= 25 MPa et fe =400MPa, d=50cm.
Solution
Le moment maximal en mi-travée est : Mser =60x62/8=270 kNm.
Les inconnues de ce problème sont : les sections d’acier, la contrainte dans la fibre de béton
la plus comprimée, la position de l’axe neutre y 1 par rapport à la fibre de béton la plus
comprimée, mais également les contraintes dans les aciers. Nous allons, pour contourner ce
problème du nombre d’inconnues, supposer que le béton et l’acier tendu ont atteint leurs
σ̄ bc
x σ sc
n
σ st
n
σ st =0 . 8∗fy=320 MPa
nd σ bc 15 x 0 .50 x 0 .6 x 25
x= = =0. 206 m
n σ bc +σ st 15 x 0 . 6 x 25+320
110
Le moment maximal que peut alors reprendre le béton seul, sans que l’on ait besoin d’aciers
comprimés est :
1 x
M serl = b∗σ bc (d− )
2 3
1 0 . 206
¿ 0 .25∗. 206 x 15∗(0 . 5− )
2 3
¿ 0 . 167 MN ≺M ser =0. 27 MNm
Le supplément de moment Ms= M = Mser – Mserl =0.27-0.167=0.103 MNm sera repris par les
armatures comprimées dans lesquelles la contrainte de compression sera de :
x−d ' 0 . 206−0. 05
σ sc =n σ̄ bc =15∗0 . 6∗25 =170 . 4 MPa .
x 0 .206
La section d’acier comprimée est donnée par :
Ms 0 .103
A sc= = =13 . 4 cm 2
σ sc ( d−d ' ) 170 . 4 ( .5−. 05)
Soit 5HA20=15.7cm2
La contrainte limite dans la zone tendue est :0.8*400=320MPa
Et la section d’acier tendue est :
M serl σ sc 0 .167 25
A st = +A s = +(14 . 2∗10−4 )∗0. 6 =13 . 35 cm2
σ st (d−x /3) c σ st 320(0 .5−0 . 206/3 ) 170 . 4
Soit 5HA20=15.7cm2
5HA20
Disposition :
Nappe inférieure
Enrobage : 25*2=50 mm
Cadre : 6*4 =24 mm
Aciers : 20*3 =60 mm
Diamètre maxmal des granulats
5HA20
Ǿ < (250-(50+24+60))/2=(250-134)/2=58mm
La vibration de la poutre peut se faire sans difficulté.
Exercices non corrigés
E3-1 Soit une poutre de section b=20cm, de hauteur h=50cm et de longueur l=5m, soumise
à une charge uniformément répartie p. On prendra d=d’=5cm. On donne : béton
fck28=25MPa, acier fy=400 MPa, type 1. Déterminer les contraintes et les déformations dans
le béton et l’acier dans les cas suivants :
a) Asc =10,7cm2, Ast=15.9 cm2, Mser =200kNm
111
b)Asc =15.5cm2, Ast=12,9cm2, Mser =200kNm
c)Asc =5.5cm2, Ast=19.6cm2, Mser =200kNm
avec comme classe d’exposition : XC et XF
E3-2 On envisage de réaliser un ouvrage de franchissement constitué par une poutre en T, en
béton armé, prenant appui simplement sur deux culées. La géométrie de la poutre est la
suivante : b= 2.00m, b0=55cm, h0=20cm, h=1.10m et l=10.5m. Outre le poids propre, la
poutre supporte un revêtement de 2kN/m2 et une surcharge d’exploitation q=25kN/m2.
a) déterminer aux ELS la charge par mètre linéaire de poutre ;
b) tracer le diagramme des moments fléchissants aux ELS le long de la poutre ;
c) Donner la valeur du moment fléchissant maximal ;
d) On suppose que l’armature longitudinale est constituée de 10 HA25 soit 49 cm2.
Déterminer dans ce cas les contraintes dans l’acier comprimé, dans l’acier tendu et dans le
béton comprimé. On donne fck28=25Mpa ; Classe d’exposition à considérer XF.
E3-3 Une poutre de pont roulant dans une usine chimique à Douala a une section
rectangulaire b=25cm et h=60cm. fy = 400 Mpa, fck28=25Mpa, l=6m. La classe d’exposition
est de XF. Déterminer aux ELS, la section d’armature dans la poutre.g=10kN/ml ;
q=20kN/ml.
E3-4 Pour la poutre du plancher de la mezzanine de l’exercice 4 du chapitre 1 :
1) déterminer la charge par mètre linéaire de chacune des poutres supportant le
plancher, aux ELS en tenant compte du poids propre de la poutre, de celui du mur et du
plancher. Le schéma de distribution des charges de la dalle est le suivant où les lignes de
rupture sont inclinées de 45° :
45°
112
Chapitre 4 : Etats limites ultimes
Introduction
L’état limite ultime correspond à un état critique fictif de chargement d’une structure,
au delà duquel, il y a soit ruine de la structure ou d’une partie de celle-ci. Les calculs prennent
en compte tout le comportement des matériaux (phase élastique et phase non élastique).
fsu=fcd
fbu
-1%
1%
0.35% 113
Fig. 4.1 : Lois de comportement aux ELU
le diagramme de comportement réel du béton est remplacé par un diagramme dit parabole-rectangle plafonné à
fbu.
La déformation du béton à la compression est limitée à :
bc2=3.5*10-3 si fck<40Mpa
=(4.5-0.025fck)*10-3 si fck>40Mpa
cu3
bc f
f
cd
cd
bc
Asc
xu xu
Ast
st
Diagramme des Diagramme des Diagramme
Section déformations simplifié
contraintes
3/7h
Zone de traction
C
d h
bc = 3.5°/°°. La déformation dans l’acier inférieur peut varier de 10°/ 00 cas limite du cas
précédent, à la situation où la contrainte sur la fibre inférieure du béton ne subit aucune
traction. Il s’agit ici donc d’une situation où la section est en flexion composée avec effort
normal de compression.
La section est dans un état de compression, soit simple, lorsque toute la section a une
déformation de 2°/00, soit en flexion composée avec effort normal de compression.
Ast
115
Nu Nu
Asc
Nu Nu
N u −Bf bu
A sc=
f su −f bu
116
Nu = 100 kN. L’acier est de type 1 et sa contrainte limite élastique est f e = 400MPa.
Déterminer la section d’acier nécessaire pour son ferraillage.
Solution
Le béton tendu est négligé, puisque le tirant est tendu. L’effort N u est équilibré entièrement
par l’acier tendu. La section d’acier tendu est donnée par :
Ast ≥Nu/fsu, avec fsu=fED= fy/1.15 soit Ast ≥0.1x1.15/400= 2.87 cm2
soit 4HA 10 =3.147cm2
Exercice corrigé 4-2
Un socle supportant la charge d’une cuve dans une brasserie, a une section de 20x20 cm 2 et
une hauteur h= 35 cm. Sachant que la charge ultime est de 600kN et que le béton et l’acier
ont respectivement pour résistance f ck28=20 MPa et fy=500 MPa, déterminer le ferraillage
longitudinal du socle.
Solution
Le socle étant dans état de compression, la résistance du béton n’est plus négligée. Cet effort
ultime est réparti entre l’acier et le béton. La section d’acier est donnée par :
N u −Bf bu . 6−. 2 x .2 x 11. 33
A sc= = =3. 46 cm2
f su −f bu 435−11.33
On peut prendre 4 HA121, soit 4.56cm2
Exercices non corrigés
E4-1On désire ferrailler un massif en béton armé, devant supporter une charge ultime de 500
kN. La section du coffrage du tirant est de 30*30 cm 2. Déterminer la section d’acier dans le
massif dans les cas suivants :
1
Il existe des combinaisons de sections donnant une section plus proche de la section calculée. Mais il faut noter
ici que nous devons absolument avoir une symétrie dans le ferraillage.
117
2- donner le détail de ferraillage des liaisons poteau- poutre en parties inférieures et
supérieures ; Coupe I-I 40
2.50
15 15
3.00
I 4.00 I
15 15
15
E4-4 Une poutre rectangulaire, de hauteur h, de largeur b et de longueur l est soumise à une
charge permanente de g, poids propre non compris et une surcharge d’exploitation q.
Déterminer aux ELS et aux ELU, le moment fléchissant maximal ainsi que le pivot dans les
cas suivants :
- h=50cm, b=15cm, l=6m, g=23kN/ml, q=30kN/ml ;
118
- h=50cm, b=15cm, l=6m, g=15kN/ml, q=24kN/ml ;
B. h=50cm, b=20cm, l=6m, g=25kN/ml, q=32kN/ml ;
E4-5 On considère le portique isostatique ABCDE, articulé en A,B et D. La poutre BE a une
section (b =20cm, h=50cm), les poteaux AB et CD ont une section 20cm *30cm. La poutre
BE supporte une charge permanente p=10 kN/ml hors mis le poids propre et une surcharge
q=16 kN/ml. On donne béton fck28 = 20 Mpa, fy= 500Mpa.
- tracer les diagrammes, M, N, T de la structure aux ELS et ELU.
C. ferrailler le poteau AB ;
D. ferrailler la poutre BE ; les contraintes sont-elles admissibles dans le béton et l’acier ?
E. proposer un ferraillage pour les articulations en A et B.
B E
C A
A D
Chapitre 5 : Etats limites ultimes
Nous avons vu ci-dessus que, les pièces courtes en compression se rompent par
écrasement du béton et plastification des armatures. Les éléments comprimés longs présentent
en plus du risque de ruine par écrasement, un risque de flambement. Le risque de flambement
est accentué par l’existence d’une excentricité de l’effort de l’effort de compression par
rapport à l’axe du poteau, et autres défauts de mise en œuvre (défaut de rectitude,
imperfections locales…). De ce fait ils peuvent rompre sous un effort, bien en dessous de
celui correspondant à l’écrasement tel qu’énoncé ci-dessus.
Rayon de giration i :
lf
i=
√ I
B I = Min(Ix, Iy) y
λ=
Elancement : i
Section circulaire : z
119
D2 D4 R4 D4 D 4l
B=π Iy=Iz=π =π IG=π i= λ= f
4 , 64 4 , 32 4, D , D, diamètre du
cercle . y
Section rectangulaire :
b3 i= b 2l f √ 3 z
I =a λ=
B=ab , 12 , 2 √3 , b
h
y
Caisson rectangulaire
b
z
h H
B=BH −bh
HB 3 −hb 3
Iy= b
12
BH 3 −bh3
Iz= B
12
Section trapézoïdale y
h (a+b ) a
B=
2
h(2 a+b ) z
y G=
3(a+b ) h
h3 ( a2 + 4 ab+ b2 )
Iz=
36 (a+b )
b
120
Un poteau peut être considéré comme une poutre, mais soumise en plus des efforts de
flexion, d’un effort axial qui peut être très important et dont l’effet peut même être
prédominant. Le poteau est de ce fait influencé par son élancement. La procédure de
ferraillage d’un poteau est la suivante :
Calcul de la section B ;
La longueur de flambement est prise égale à 0.7 dans les bâtiments si on leur raideur
est non prise en compte dans le contreventement ou s’ils sont correctement connectés
en pied et en tête sur des poutres de raideur supérieure ou égale. Dans le cas contraire
on prend :
l f =l 0 =0 . 5
√( 1+
k1
0 . 45+k 1)(
. 1+
k2
0 . 45+ k 2 ) pour les éléments contreventés
l f =l 0 =l . Max
{√( 1+10
k1 k2
k 1+ k 2 )(
, 1+
k1
1+k 1 )( 1+
k2
1+k 2 )} pour les éléments non
contreventés.
k1, k2 sont les souplesses relatives des encastrements partiels aux extrémités 1 et 2 respectivement.
k= ( Mθ ) .( EIL ) où est la rotation des éléments s’opposant à la rotation pour le moment
fléchissant M.
Ml
θ=
M 4 EI
Ml
M θ=
3 EI
121
k=0 correspond à l’encastrement parfait et k=∞ à un appui libre, mais on prend pour
l’encastrement k=0.1. EI/l est la rigidité à la flexion de l’élément comprimé. Il est
remplacé par (EI/l)a+(EI/l)b si un élément comprimé adjacent peut contribuer à la rotation
au flambement.
(l1,I1)
1 I1 I
+
(le1,Ie1) l1 l
(lw1,Iw1) k 1=
Iw1 I e1
αw 1 +α e 1
lw 1 le 1
l (l,I) I2 I
+
l2 l
k 2=
Iw2 I e2
αw 2 + αe 1
(lw2,Iw2) (le2,Ie2) lw 2 le 2
2 w, ou e vaut 4 si l’appui opposé est un
encastrement et 3 si c’est un appui simple
(l2,I2)
lf
λ=
i
N ED
n=
λ min=20 A . B . C √ n Bfbu
Avec :
1 M 0 Eqp MS
A= ϕ e =ϕ (∞ , t 0 ) =ϕ (∞ , t 0 )
1+0 . 2 ϕ e ff M 0 Ed M u M , moment du
f 0Eqp
premier ordre en cas de combinaison quasi permanente aux ELS, M 0Ed, moment de premier
ordre dans le cas d’une combinaison de charge aux ELU.
M 0 Eqp
Si le rapport M 0 Ed varie dans l’élément on peut le calculer sur la section max ou
prendre la moyenne.
L’effet de fluage peut être négligé si les conditions suivantes sont remplies :
ϕ(∞ , t 0 )≤2
λ≤75
M OED M u
= ≥h
N 0 Ed N u
****Si on n’a pas une parfaite connaissance sur le fluage, prendre A=0.7
A s. f y M01
ω=
B=√ 1+2 ω A c f bu
M 01
rm =
C=1.7-rm M 02 avec
|M 02|≥|M 01|
M02
rm > 0 si M01 et M02 créent la traction dans le même sens, soit C<1.7 sinon C>1.7.
123
On peut, en constatant que dans la relation donnant lim, C est le facteur majeur, se
donner A et B et intégrer une valeur calculée de C, prenant en compte le signe des moments.
Pour un système non contreventé C est égal à 0.7.
M
M
M
-M
rm=1
C=1.7-1=0.7
rm=0 rm=-1
C=1.7-0=1.7 C=1.7-(-1)=2.7
Fig. 5.3 : Valeurs possibles de rm en fonction de la distribution des moments
Si < lim , la compression est dite réputée centrée
Un poteau est dit réputé centré s’il n’est soumis, en plus de l’effort normal de
compression, que par des moments dont l’existence n’est pas prise en compte dans la
justification de la stabilité, et de la résistance des éléments et qui, par ailleurs, ne conduisent
qu’à de petites excentricités des forces extérieures.
En d’autres termes :
124
Mu=MED, Nu=NED respectivement les moments fléchissants et l’effort normal relatif à ce poteau,
e0 excentricité due à l’existence du moment fléchissant, e a excentricité due à un défaut de
rectitude.
NED I-I
MED
l0
I I
Soit Nu=NED l’effort normal ultime sur un poteau de longueur de flambement lf , de section B
= ab et d’inertie I. Cet effort est repris à la fois par l’acier (N sc) et par le béton (Nbc). La condition de
sécurité se traduit par l’inégalité suivante :
NED ≤ Nsc +Nbc
C’est pourquoi on corrige la relation ci-dessus par trois coefficients k 1,k2, tels que
l’on ait :
[ ]
N bc N sc
⏞
Bf ck ⏞ f yk
N u =N ED =N RD ≤k h kα
s +A s
γb γs
125
[ ]
N bc N sc
⏞cd + ⏞
=k h k s α Bf A s f yd
avec : As section d’armature ; B section du béton;
s = 1.15
b = 1.5
Section rectangulaire
[ ]
N bc N
sc
N u =N ED =N RD =k h k s α ⏞
Bf cd + ⏞
A s f yd
[ ⏞ ⏞]
N bc N sc
N u =N ED =N RD =k h k s α bhf cd + A s f yd
si ≤60
0 . 86
α=
( )
2
λ
1+
62
si 60 ≤ ≤120
( )
1. 3
32
α=
λ
Section circulaire
126
[ ]
N bc N
sc
N u =N ED =N RD =k h k s α ⏞
Bf cd + ⏞
A s f yd
[ ]
N bc
N sc
N u =N ED =N RD =k k α
⏞
πD2
f +⏞
Af
h s cd s yd
4
si ≤60
0 . 84
α=
( )
2
λ
1+
52
si 60 ≤ ≤120
( )
1. 24
27
α=
λ
a)Armatures longitudinales
Diamètre ≥ 8mm
Ferraillage minimum
( )
N ED
A s≥ A s min=max 0 . 1 , 0. 002 B
f yd
Ferraillage maximum
127
b)Armatures transversales
Limitation de la longueur de
flambement des aciers dans le poteau
par des aciers transversaux
t≥max(6mm ;lmax/4)
Lorsque le moment fléchissant est important par rapport à l’effort normal, la flexion
doit être prise en compte dans le calcul du poteau. Ceci sera fait chaque fois que >lim.
bc=0.0035 fcd=fbu=0.567fcm
Nsc
s
xu 0.8xu Nbc
s
Fst
Equations d’équilibre de la section
{
N ED =Nu=F bc + F sc + F s
128
{
N ED =Nu=0 .567 f ck b 0 s + A sc σ sc + A st σ st
h
( ) h
( )
M ED =M u =0 .567 f ck b 0 x u −0. 4 xu + A sc σ sc −d ' −A st σ st d −
2 2
h
2 ( )
{
N ED Nu 0 .567 s A sc σ sc A st σ st
= = + +
b0 hf ck b0 hf ck h b0 f ck h b0 f ck h
M ED
2
b 0 h f ck
=
Mu
2
b 0 h f ck
=
h (
0 .567 xu 1 x u
− + )
A sc σ sc 1 d
2 2h b 0 hf ck 2 h (
− ' −
A st σ st d 1
) −
b0 hf ck h 2( )
EXERCICES CORRIGES
Exercice corrigé 1
Solution
a
Rayon de giration de la section : i= (I/B)1/2= 2 √ 3 =0.053 m
=70
( )
1. 3
32
α= =0 .361
λ
129
=As/bh
Si et inconnus, kh=0.93
ks=1.6-0.6fyk/500 pour fyk>500 et l > 40 sinon ks=1.
A s≥
γs
fe [ β
k 1 k2 α
B f
]
N u− r c 2 K 8 =
0 .9 γ b
1. 15
[ 1
350 0 . 93∗1∗0 . 361
0 .150−
]
0 .0364 x 25
0 . 9 x 1 .5
=−6 .94 x 10−4
Ce qui signifie la section de béton seul peut supporter l’effort considéré, et on n’a en principe
pas besoin d’acier. Cependant, pour les conditions de non fragilité, il faut adopter une
section minimale
A s=
1 .15
[ 1
350 0. 93∗1∗0. 361
0 . 30−
0 . 0364 x 25
0 .9 x 1. 5
≤0
]
Exercice corrigé 5-2
15 15
15
15
Solution
130
Section réduite : Br=.28x.28-.13x.13=0.13x0.28=0.0615 m2
L0=0.7l=3.5m
=40.4
0 . 86 0 . 86
α= = =0 . 6
( ) ( )
2 2
λ 40 . 4
1+ 1+
62 62
A s≥
γs
fe [ β
α kskh
B f
N u − r c 28
0 . 9 γb ] =
1. 15 1
[
350 0 . 67∗0 .93∗1
0 . 80−
0 . 0615 x 25
0 .9 x 1. 5 ]
=10 x 10−4 m 2
Ce qui signifie que cette section, malgré ce ferraillage reste fragile. Nous devons par
conséquent, adopter la section minimale Amin =As =4cm2.
131
E5-1 Le plan est associé à un système d’axes perpendiculaires G x et Gy, où G est le centre de
gravité d’une section donnée. Pour les sections suivantes, déterminer les caractéristiques
géométriques par rapport aux axes x et y passant par leur centre de gravité, section, moment
quadratique, rayon de giration, élancement.
E5-2 Déterminer les sections d’armature longitudinale et transversale d’un poteau faisant
partie de l’ossature d’un bâtiment : longueur l, largeur a, hauteur b, effort de compression
centré comprenant pour les charges permanentes NG et pour les charges d’exploitation NQ.
E5-3 Déterminer pour chacun des poteaux des files A et B du parking de la figure ci-dessous,
le ferraillage longitudinal et transversal, en les supposant :
On s’inspirera du principe de descente de charge de la figure 25. Les géométries des poutres,
de la dalle et des poteaux sont les suivantes :
Poteaux : a=25cm, b=[Link]ènement : semelle largeur 2m, talon 50cm, épaisseur 20cm.
On fera les calculs, après avoir fait le plan de coffrage de toute la structure dans chacune des
hypothèses suivantes :
5.5
File A 3 3 3 3
5.5
File B
1 2 3 4 5
Remblai
Soutènement dallage
semelles
Ast xu
d h
Ast
b st
133
Posons : xu =d
{
M AB= 0. 8 by u f bu ( d− x u )= 0. 8 bf bu d 2 α ( 1−0 . 4 α )
ε st d− x u
= ⇒ x=0 . 2592 d≈0 . 26 d
ε bc xu
Mu
Posons . . .. .. . μ=
bd 2 f bu
μ AB=0 ,186
On calcule d’abord le moment réduit correspondant au moment ultime MED. Le pivot sur
lequel on se trouve dépendra de la valeur de par rapport aux valeurs repères ainsi définis.
< 0.186 on est au pivot A
0.186 < < 0.493 on est au pivot B
> 0.493 on est au pivot C
ous avons, équation où l’inconnue est étant fonction de fc28,
Mu, et d, connus. La résolution de cette équation en fonction de donne :
α=1.25(1−√ 1−2 μ )
L’effort résultant dans le béton comprimé d’après la figure 20 est :
Nbc= 0.8bxufcd
Le moment ultime dans la section est équilibré par la section de béton comprimée soit :
134
MED = 0.8bd2fcd(1-0.4)
Asc xu
0.8xu
bc
d
h
Ast
st st
b st =10°/°° Nst
.
Fig.6.2 : Principe de modelisation au pivot A
{
−2 xu −2 α
ε bc =10 =10
d−x u 1−α
ε st =10 ° / °° ⇒
xu −d '
ε sc =10−2
d−x u
Equation d’équilibre :
{ N bc + N sc −N st =N u=0
N bc ( d−0 . 4 x u )+ N sc ( d−d ' )=M u
ou encore :
{ 0 . 8 bx u fb u + A sc σ sc − A st 10=N u =0
0 .8 bx u fb u ( d −0 . 4 x u )+ A sc σ sc ( d−d ' )=M ED
0 .8 bα df cd M ED
A st = =
f yd f yd d (1−0 . 4 α )
6.4 Pivot B bc =3.5 10°/°° et 0.186<<0.493
135
bc =3.5 10°/°°
Nsc
sc= ?
xu 0.8xu
Nbc
d h
Nst
b st= ?
{
−3 x u −d '
ε sc =3. 510
xu
ε bc =3. 5 ° / °° ⇒
d−x u 1−α
ε st =3 . 510−3 =3. 510−3
xu α
Equation d’équilibre :
{ N bc +N sc −N st =N u=0
N bc (d−0 . 4 x u )+N sc (d−d ' )=M u
ou encore
{ 0 . 8 bx u f cd + A sc σ sc −A st 10=N ED =0
0 .8 bx u f cd (d−0. 4 xu )+ A sc σ sc (d −d ' )=M ED
α=1.25(1−√ 1−2 μ
1−α
ε st =3 . 510−3
et α
136
On peut ici avoir deux situations :
F. si le béton comprimé est peut équilibrer seul le moment fléchissant sollicitant la section,
on n’a pas besoin d’acier comprimé,
G. sinon on aura besoin d’acier comprimé pour compenser l’insuffisance du béton qui
risquerait de ruiner par écrasement.
6.4.1 Limite de résistance du béton à la compression
Lorsqu’on est au pivot B, il existe une valeur du moment au delà de laquelle le béton
seul ne peut plus supporter le moment MED. Il faut dans ce cas, des aciers dans la zone
comprimée du béton pour suppléer à cette insuffisance.
Où Mul est le moment maximal que peut reprendre le béton seul et, Mu le supplément
repris par l’acier comprimé. En posant Yul = ld on a Mul = 0.8bd2lfcd(1-0.4l)
1−α l
ε l=3 . 510−3
αl
137
On a donc le schéma de calcul suivant :
MED Mu Mu
D
Asc Asc
= +
Ast A1 A2
La section réelle (1), avec une armature tendue A st et une armature comprimée Asc, est
Fig. 6.5
la superposition : Principe
d’une de (2)
section décomposition
avec l’acierdetendu
la section rectangulaire
A 1, sans avec aciers
acier comprimé et comprimés
d’une section
(3) sans béton, mais avec une section d’acier tendu A2 et une section d’acier comprimé Asc.
138
{
f yd
Eε st .. .. si. .. . ε st ≤ .
σ st = E
f yd
f yd. si .. . .. ε st >
- Déduire E
0 .8 bα l df cd Mu
l
=
- Calculer A1 = σ st σ st d ( 1−0. 4 α l )
Section A2 et Asc
Equations d’équilibre :
A2st-Ascsc=0
Ascsc(d-d’)=MED-Mul
M ED -M u
l
A sc=
Soit : σ sc ( d−d ' )
M ED -M u
l
A2 =
Et σ st ( d−d ' )
1−α l
ε l=3 . 510−3
Avec st = f( αl )
( )
x ul −d '
σ c = f ε sc=3 . 510−3
x ul
sc = f( )
Mu M ED -Mu
l l
Ast = A1+A2 = +
σ st d ( 1−0 . 4 α l ) σ st ( d−d ' )
Dans cette situation, nous connaissons la section d’armature comprimée mais pas celle
de la contrainte qui y règne. Le moment ultime repris par le béton est :
MED-Ascsc(d-d’)
139
La section d’armature tendue doit être déterminée par approximations successives.
Dans un premier temps, nous allons supposer que la contrainte a atteint sa valeur ultime fyd
dans l’acier comprimé, sa section A sc étant prédéfinie. Dans ce cas nous pouvons déterminer
la valeur de
M1= MED-Ascfyd(d-d’) où :
On calcule
Si les deux valeurs sont très différentes on recommence les calculs avec une autre valeur de la
contrainte de compression. La bonne façon de procéder à chaque étape pour accélérer la convergence
est de prendre :
σ sci−1 + σ sci −2
σ sci=
2
Si 0.186 < 1 < 0.493 on est au pivot B
1 < l
On procède comme ci-dessus avec
x 1 −d '
ε sc =3. 510−3
x 1 et α 1=1 . 25(1− √1−2 μ1
140
1 > l
Si >0.493
{
N ED =Nu=F bc + F sc + F s
h
( ) h
(
M ED =M u =F bc −0. 4 xu + F sc −d ' −F st d−
2 2
h
2 ) ( )
bc =3.5 10°/°°
Nsc
sc= ?
xu 0.8xu Nbc
d h
Nst
b
st= ?
EXERCICES CORRIGES
Exercice corrigé1
RA l-a RB
a/2 a/2
.
141
a) déterminer q aux ELS ;
al
R A =RB =q ( 2−ρ)
8
où =a/l.
a ρ 2 l2
M max =q (1− )
2 3 8
e) Montrer que la charge uniformément répartie donnant les même réactions que la
charge ci-dessus est donnée par la relation :
a
pt =q ( 2−ρ )
4
a ρ2
pm=q (1− )
2 3
Solution
142
e) Soit pt la charge uniformément répartie, RA et RB les réactions aux appuis correspondant à
l’effort tranchant maximal. Nous avons :
l al a
R A =RB =p t =q ( 2−ρ ) pt =q ( 2−ρ )
2 8 soit 4
l2 a ρ2 l 2 a ρ2
M m = pm =q (1− ) pm=q (1− )
8 2 3 8 soit 2 3
4x62 1 4
M mu =10. 72 (1− ( )2 )
g) 8 x2 3 6 =82.22kNm
82. 22 x 10−3
μ= =0 .148
h) . 2 x 22 . 6 x .35 2 on est au pivot A
Exercice corrigé 2
RA a/2 a/2 RB
143
a2
R A =RB =q
8
a3
M max =q
24
b) Montrer que la charge uniformément répartie donnant les mêmes réactions que la
charge ci-dessus est donnée par la relation :
a
pt =q
4
a
pm=q
3
Solution
aa a2
R A =RB =q =q
c) 24 8
a aaa a3 a3 a3
M max =R A −q =q −q =q
d) 2 2 4 6 16 48 24
a a2 a
RA=pt =q pt =q
2 8 soit 4
144
a aaa a2 a
M m=RA −q =p m pm=q
2 246 8 soit 3
43
M mu =10. 72
g 24 =28.6kNm
28. 6 x 10−3
μ= =0 .051
h) . 2 x 22 . 6 x .35 2 on est au pivot A
On choisit 2 HA 14 = 3.05cm2
2HA14
E6-1 Pour les sections et les charges suivantes, indiquer sur quel pivot on se trouve.
E6-2 Une poutre rectangulaire de section b=20 cm, de hauteur h=50 cm et de longueur l=6
m, supporte une charge d’exploitation q=15 kN/ml et une charge permanente de 8 kN/ml,
poids propre de la poutre non comprise. En tenant compte du propre, tracer la courbe des
145
moments fléchissants ultimes et déterminer la section d’armatures longitudinale à mettre
dans la poutre pour qu’elle résiste en toute sécurité. On donne : fc28=25 MPa, fe =400 MPa.
Asc
h0 d h
d h
Ast
b0
.
Fig.7.1 : Définition de la section en T
On considère une dalle de portée L, dans la travée i, donnée par la figure 7.2.
beff
beff1 beff2
h
bw b2 b2
b1 b1
l0=0.7l2
l0=0.85l1 l0=0.15(l1+l2) l0=0.15l2+l3
l1 l2 l3
146
Fig.7.2 : Définition des paramètres de calcul de la section en T
h h
leff
leff
t Ln
t Ln
beff = Σbeff,i+bw ≤ b
beff,I = Min (bi; 0.2bi+0.1l0; 0.2l0)
beff,I < bi ; bi demi distance entre nervures
leff=ln+a1+a2, ln, portée entre nus intérieurs
ai=Min(t/2,h/2), h, hauteur de l’élément, t largeur d’appui
Nbc
Asc
h0 d h d-h0/2
Ast
b0 Nst
147
Fig. 7.4: Efforts sur la section
-Nst+Nbc=0
MuT= bh0fbu (d-h0/2)
Si Mu=MED est inférieur à MuT, l’axe neutre passe dans la table de compression. Dans ce cas,
la section d’armature tendue se calcule comme dans le cas d’une section rectangulaire de
largeur b et de hauteur h. On se reportera à cet effet aux paragraphes 6.3 et 6.4,
respectivement pour les pivots A et B.
b fbu
Nsc
Nbc
b h b0 b-b0
h0
d
d-0.4xu
Ast
= +
b0 Nst
les équations d’équilibre sont données par les relations avec:fbu=fcd, Mu=MED, b=beff
Ast=As1+As2=
1
f yd [ M ED −M 2
d (1−0 . 4 α 1 )
+(b−b0 )h0 f cd
]
Si 0.186<<l on est au pivot B, mais sans acier comprimé
1−α 1
ε st =3 . 510−3
α1 et st=f(st)
Ast=As1+As2=
1
[ M ED −M 2
f yd d (1−0 . 4 α 1 )
+(b−b0 )h0 f cd
]
b) La section contient des armatures comprimées
Lorsque >l on est au pivot B, mais il faut des aciers comprimés. Ceci veut dire que le
diagramme des contraintes dans le béton est saturé à f cd. Nous allons décomposer la section
réelle en trois sections fictives :
Une section de béton comprimé (b-b0)h0 comprenant un acier tendu Ast23, et soumise à un
moment M2
Une section sans béton, mais avec une armature tendue Ast3 et une armature comprimée Asc,
soumise à un moment fléchissant M3 ;
Une section rectangulaire b0h, avec une armature tendue Ast1 et soumise à un moment
fléchissant Mul.
b b0 b-b0
As3=A
149
sc
Asc
= +
Avec Mul+ M2= l b0d2fbu +(b-b0)h0fcd(d-h0/2)
De l on peut calculer les déformations dans les aciers st et sc sachant qu’on est au pivot B.
1−α l
ε st =3 . 510−3
Dans l’acier tendu : αl
α l d−d '
ε st =3 . 510−3
Dans l’acier comprimé : αld
D’où on déduit :
¿¿¿
¿ ¿
¿
EXERCICES SUR LE CHAPITRE 7
EXERCICES CORRIGES
150
Exercice corrigé 7-1
Déterminer la largeur de la table de compression pour les dalles suivantes :
a) L=6m, li=li+1=3m, b0=20cm ;
b=.2+2xMin(0.6,1.5)=1.4m
b) L=6m, li=4m, li+1=3m, b0=20cm ;
b=.2+Min(.6, 2)+Min(.6, 1.5)=1.4m
c)L=6m, li=li+1= 4m, b0=25cm ;
b=.25+2xMin(.6,2)=1.45 m
Exercice corrigé 2
Une section de poutre en T, de largeur b=1.20m, avec b 0=35cm,h0=20cm, h=60cm, supporte
un moment ultime Mu=400 kNm. Déterminer la section d’armature longitudinale. On donne
fbu=20MPa, fe=[Link] prend
d=54 cm.
Solution
L’axe neutre passe donc dans la table. Nous devons calculer comme une poutre rectangulaire
de largeur 1.2m.
Mu . 400
μ= =0 . 057
bd 2 f bu = 1. 2 x .54 2 20 Pivot A α=1 .25 (1−√ 1−2 x0 . 057 )=0 . .073
.4
A s= =21 . 9 cm2
348 x .54 (1−0 . 4 x 0 .. 073 )
M2=Mu-M1=550-529=21kNm
151
M2 0 . 021
μ2 = = = 0. 055
b0 d2 f bu . 2. 372 14 = 0.07 on est au pivot et n’a pas besoin d’acier
comprimé.
1
[
. 5 x . 2 x 14+
0 . 021
]
Ast f
1
= su [
( b−b 0 ) h0 f bu +
M u− M 1
d (1−0 . 4 α ) ]=348
=41. 9 cm
2
. 37( 1−0 . 4 x . 07 )
152
I-I 40
2.30
15
15
4.00
15 4.00 15
I I
15 I
153
Chapitre 8
La déformation d’un élément d’ouvrage ne doit pas être préjudiciable ni à son aspect, ni à son
bon fonctionnement. Les valeurs limites des flèches tiennent compte de la nature de l’ouvrage
, des finitions, des cloisons, de ses accessoires et de ses équipements.
[ ( )]
3
l ρ0 ρ0
=K 11+1.5 √ f ck +3.2 √ f ck −1 2
d ρ ρ si ≤ 0
l
d [
=K 11+1 .5 √ f ck
ρ0
+
1
ρ−ρ' 12
√ f ck ( )]
ρ0
ρ
si >0
Expressions qui supposent une résistance de l’acier aux ELS de 310MPa. Ces valeurs doivent
être multipliées par 310/s, si d’autres hypothèses sont considérées. Cette valeur est obtenue
par la relation :
310 500
=
σ s f yk A s, req
A s, prov
K est un facteur qui prend en compte les différents systèmes structuraux. Ses valeurs sont
données dans le tableau
s est la contrainte de traction de l’acier à mi-portée ou sur appui pour une console aux ELS;
Console 0.4 6 8
La flèche de la poutre est la somme d’une flèche instantanée f i et d’une flèche différée,
due au fluage du matériau. Une fissuration éventuelle du béton est prise en compte dans les
calculs de la flèche différée, en remplaçant l’inertie réelle I 0 de la section par une inertie If
donnée par la relation suivante :
I0
If=
1+ λμ
avec :
0 . 05 f t 2
λ=λ = 8
i b0
( 2+3 ) ρ
b pour les déformations instantanées ;
0 .02 f t 2
8 2
λ=λ v= = λ
b0 5 i
( 2+ 3 )ρ
b pour les déformations de longue durée ;
155
1 .75 f t 2
8
μ=1−
4 ρσ s + f t 28 si >0 et 0 si <0
Dans ces expressions :
- I0 est le moment d’inertie de la section rendue homogène ;
- s la contrainte de traction dans l’armature pour le cas de charge considérée ; Pour de
faibles valeurs de s, c’est-à-dire, lorsque les sollicitations sont faibles, le coefficient est
nul. L’inertie If se réduit à I0 de la section homogénéisée. Ceci justifie le fait que sous de
faibles charges, la poutre ne se fissure pas si celles-ci sont appliquées en premier. De ce fait,
pour le calcul des déformations, l’ordre d’application des charges doit intervenir, de manière à
ce que l’on soit capable d’évaluer leurs différents effets.
- pourcentage d’armature (=As/b0d) ;
- b0 la largeur de la nervure et b celle de la table.
Les courbures de la poutre sont évaluées en tenant compte des inerties I fi et Ifv et des modules
de déformation instantanée Ei=Ecm et différé Ev=Ec,eff=Ecm/(1+(∞,t0) ~Ei/3 soit :
1 M ser 1 M ser
= =
r i Ei I fi et r v E v I fv
où Mser est le moment sollicitant la section considérée évaluée à l’état limite de service.
Cependant, à défaut de ce calcul plus précis, on peut évaluer les flèches par les relations
suivantes :
M ser l 2 M ser l 2
f i= f v=
10 Ei I fi et 10 Ev I fv
La flèche totale qui doit être comparée à la flèche admissible, est donnée par la relation :
ft = fgv- fji+fpi-fgi < fad
Dans cette inégalité :
- fgi est la flèche instantanée due aux charges permanentes ;
- fgv est la flèche différée due aux charges permanentes ;
- fij est la flèche due aux charges permanentes appliquées au moment de la mise en
œuvre des cloisons (revêtement, cloisons..). Elle ne doit pas être prise en compte si ces
éléments sont mis en place de manière tardive ;
- fpi est la flèche due à l’ensemble des charges permanentes et d’exploitation
supportées par l’élément de la structure.
156
Pour le cas particulier des consoles, fi et fv ont pour expressions respectivement :
M ser l 2 M ser l 2
f i= f =
4 Ei I fi et v 4 E v I fv
157
Les éléments fléchis dans les constructions se présentent généralement sous forme de
poutres et de dalles. Les poutres sont des éléments dont les dimensions transversales sont
beaucoup plus faibles que leur longueur. Les dalles quant à elles sont ceux dont l’épaisseur est
très faible par rapport aux deux autres dimensions.
Les poutres et les dalles peuvent constituer des constructions indépendantes. Tel est le
cas d’un linteau au dessus d’une porte ou d’une fenêtre, d’une poutre supportant un pont
roulant dans un atelier, ou d’une panne de toiture.
Elles peuvent par contre s’intégrer ensemble dans une construction. C’est le cas des
nervures et des dalles dans un plancher, de la poutre et de la paillasse sous un escalier.
Les poutres comme les dalles peuvent n’avoir que deux appuis. Dans les cas les plus
courants cependant, elles sont soit encastrées aux des extrémités, soit posée sur plusieurs
appuis. Dans ce dernier cas on parle de poutre continue.
La largeur b doit être réduite autant que possible, afin de diminuer le poids propre mais en respectant les
écartements minimaux des armatures, les couches d’enrobage.
Les armatures des poutres peuvent être reliées entre elles soit par soudure, soit par des ligatures. Le premier
cas n’est rentable que dans le cas d’une industrialisation des constructions. Le ferraillage se compose de barres
longitudinales et des barres transversales. Les armatures transversales peuvent être soit droites, soit inclinées.
2
I=bh3/12 pour une section rectangulaire
158
Le même raisonnement que ci-dessus, nous donne, avec
h 3
h3 0 2
I =b 0 +( b−b 0 ) −[ b 0 . h+( b−b 0 )h 0 ] v
3 3
b0 h 2 ( b−b 0 ) h 2
0
v=
2[ b 0 h+( b−b0 ) h0 ] , v distance de la fibre l’axe neutre à la fibre la plus comprimée de le
section, (h=v+v’)
et Zb=0.9d, d= 0.9h la relation :
I f t 28
A min =
0 .81∗h∗v ' f e lorsque le moment est positif
I f t 28
A min =
0 .81∗h∗v f e pour les moments négatifs.
8.6 Enrobage des armatures
L’enrobage c d’une armature est définie comme étant la distance de l’axe de cette armature au parement le
plus voisin diminuée de son rayon minimum.
Exercices corrigés
160
I0=(25x24.53)/3+15x12.06(55-24.5)2=290833 cm4
Rigidité de la section et contrainte dans la section
Cas de charge 1
K=0.029/290833*10-8=10.18MNm-3
Contrainte dans l’acier tendu :
st =15*10.18*(0.55-0.245)=46.57MPa
Contrainte dans le béton comprimé
bc = 10.18*0.245=2.49Mpa
cas de charge 2
Idem que 1 car pas de cloisons
Cas de charge 3
k=0.130/290833x10-8=44.7 MN/m3
Contrainte de traction dans l’acier tendu :
st=15k(d-y1)=15*44.7*(.55-.245)=204.5Mpa
Contrainte dans le béton comprimé
bc = 44.7*0.245=10.95MPa
Pourcentage d’armature longitudinale
=Ast/B=12.06/(25x60)==8.0410-3
Détermination de la flèche
Court terme
0 . 05 f t 2 0 . 05 x 2. 1
λ= 8
= −3
=2 . 61
i b0 5 x 8. 0410
( 2+3 ) ρ
b
Long terme
v=2/3i=(2/3)2.61=1.74
Calcul du coefficient
Cas de charge 1
1. 75 f t 2
8 1. 75 x 2 .1
μ=1− =1− =1−1 .021< 0
4 ρσ s + f t 28 4 x 8 . 04 x 10−3 x 46 .57 +2. 1
On prend =0
161
Cas de charge N°2
Idem que 1
Cas de charge n°3
1 .75 f t 2
8 1 .75 x 2. 1
μ=1− =1− =0. 576
4 ρσ s + f t 28 4 x 8. 04 x 10− 3 x 20+2 . 1
I fi =I 0 =I fv =0 . 00465 m4
cas 2
I0 0 . 00465
I fii= = =0 . 001875 m4
1+ λ i μ 1+2 .61 x . 0 . 576
I0 0 . 00465
I fv = = =0 . 00232m 4
1+ λ v μ 1+1. 74 x . 0 . 576
Calcul de la flèche
Cas 1
Flèche instantanée de la poutre :
Court terme
Ml 2 0 . 0296 x 8 2
fg = = =0. 00127 m
i 10 E i I fi 10 x 32164 x 0 . 00465
Long terme
Ml 2 0 . 0296∗82
fg = = =0 .0038 m
v 10 Ev I fv 10∗10721∗0 . 00465
22
22
5.5
22
1
15
40
163
Les charges d’exploitation son relativement faibles, le rapport des portées adjacentes
est compris entre 0.8 et 1.25. On peut par conséquent appliquer la méthode forfaitaire pour
déterminer les moments fléchissants dans la structure.
Q 11. 025
α= = =0 . 265
Q+G 11. 025+30 .63
Travée 1, Travée 3
M0=41.66*4.52/8=105.45kNm
Mw=0
Me=0.5M0=0.5*105.45=52.72kNm
Mt>M0(1+0.3-0.5/2)M0=0.83M0=87.53kNm
Travée 2
M0= 41.66*5.52/8=157.53kNm
Mw=Me=0.5M0
=0.5*157.53
= 78.76kNm
Mt>M0(1+0.3-(0.5+0.5)/2)M0=0.58*157.53
=91.37kNm
Nous nous contenterons de vérifier la flèche sur la travée la plue longue, c’est-à-dire
susceptible de développer la plus grande déformation.
Détermination des armatures dans la poutre.
Largeur de la table à prendre en compte :
. b = b0+2Min(L/10, l/2)
= 0.22+2Min(5.5/10, 4.2/2) = 1.30m
1.30
0.15
.55
0.22
Mbt= 1.30*.15*14.2*(0.5-0.15/2)=1.195MNm>Mt
Mt 0. 09137
μ= 2
= =0 . 0244
bd f cd 1 . 30∗0. 45 2∗14 .2
α =0 . 031
164
0.09137 2
A= =5.91cm
st 348∗.45(1−0.4∗0.031) ; On prend 4 HA14= 6.158cm2
Nous allons à présent déterminer la flèche prévisible pour la poutre. Pour cela nous
devons reprendre le calcul du moments de flexion, mais à l’état limite de service, en tenant
compte des différentes phases de chargement de la poutre à court et à long terme.
G=30.63kN/m
0. 03063 5 .5 2
M 0= ∗ =0 . 0857 kNm
1. 35 8
Mt = 0.58M0
= 0.58*0.0857=0.0497 MNm
Nous allons à présent déterminer les contraintes dans le béton et l’acier sous l’effet de ce cas
de charge. Nous avons b =1.30m, d= 0.45m, et Ast = 6.158cm2. La position de l’axe neutre est
donnée par l’équation des moments statiques soit :
I = (130/3)y3+15*6.18(45-y)2
= (130*7.323/3)+15*6.18*(45-7.32)2
= 148610.17cm4
k= M/I=.0497/148610.17*10-8=33.44MN/m3
=33.44*.0732=2.45Mpa.
= 15*33.44*(0.45-0.0732)=[Link]
G=24.97 kN/ml
165
0. 02497 5 . 52
M 0= ∗ =0 . 0699 kNm
1. 35 8
Mt = 0.58M0
= 0.58*0.0699=0.04051MNm
K= M/I=.0405/(148610.17*10-8)=27.28MN/m3
=27.28*.0732=1.99Mpa.
= 15*27.28*(0.45-0.0732)=154.18MPa
0 . 03063 0 . 011025 5 . 52
M 0 =( + )∗ =0 . 113kNm
1 .35 1. 5 8
Mt = 0.58M0
= 0.58*0.1135=0.0658MNm
K= M/I=.00658/(148610.17*10-8)=44.27MN/m3
=44.27*.0732=3.24Mpa.
= 15*44.27*(0.45-0.0732)=250.21MPa
166
b0 h 2h 2
0
(b−b0 ) + +nA st d
2 2
y g=
(b−b0 )h0 +b0 h+nA st d
0 .15 2 . 22∗0 . 52 −4
(1 . 3−. 22) + +15∗6 . 18∗10 ∗0. 45
2 2
¿
(1 . 3−0 . 22)0 .15+ 0. 22∗0. 5+15∗6 . 18∗10−4
0 . 1215+0 .0275+ 0 .00417
¿ =0 . 1557 m
0 . 162+ 0. 11+ 0. 0927
Section de la poutre :
S=0.162+.11+.0927=0.365m2
h
b0 h 3 3
0 2
I Δ=(b−b0 ) +nA st d+
3 3
0 .153 . 22∗0 . 53 −4 2
¿(1 . 3−. 22) + +15∗6 . 18∗10 ∗0 . 45
3 3
¿ 0 . 001215+0 . 00916666+0 . 0018772=0 . 012258 m 4
I0=I-S*yg2=0.012258-0.3647*0.15572
=0.00341576m4
1. 75 f tj
I0
μ=1− If=
4 ρσ a + f tj 1+ λμ
As
t 6 . 18∗10−4
ρ= = =0 . 00624
b0 d 0 . 22∗0 . 45
Cas de charge 1
1 .75∗2 .1
μ=1− =0 . 461
4∗0 . 00624∗189+2 .1
Cas numéro 2
167
1 .75∗2 .1
μ=1− =0 .382
4∗0 . 00624∗154 . 1+2. 1
Cas numéro 3
1 .75∗2. 1
μ=1− =0. 559
4∗0 . 00624∗250 .21+2 . 1
A court terme
0 . 05 f tj
λ i=
b0
(2+ 3 )ρ
b
0 . 05 f tj
¿ =6 .7
0 . 22
(2+3 )∗. 00624
1 .30
0 . 0034157
I fi =
1+6 . 7∗μ
Module d’élasticité instantané
Eij =11000fcj1/3=32164MPa
A long terme
v =2/5i=2/5*6.7=2.68
0 . 0034157
I fv =
1+2 . 68∗μ
Evj=Eij/3=10721Mpa
court terme
0 . 0034157
I fi = =8354∗10−7 m4
1+6 . 7∗0 . 461
168
M t l2 0 . 00497∗5 . 52
f gi = = =0 . 000185 m
10 Ei I f 10∗32164∗8354∗10−7
i
Long terme
0 .0034157
I fi = =152795∗10−8 m4
1+2 . 68∗0 . 461
M t l2 0 . 00457∗5 .5 2
f gv = = =0 . 0092m
10 E v I f 10∗10721∗152795∗10 −8
v
0 .0034157
I fi = =95962 . 8∗10−8 m4
1+6 . 7∗0 .382
M t l2 0 .00405∗5 .5 2
f ij= = =0 . 00397 m
10 Ei I f 10∗32164∗95962. 8∗10−8
i
0 .0034157
I fi = =71806 . 9∗10−8 m4
1+6 . 7∗0 .559
M t l2 0 .0658∗5 .5 2
fpi= = =0. 00083 m
10 Ei I f 10∗32164∗71806 . 9∗10−8
i
Flèche totale
f=(fgv-fij)+(fpi-fgi)<fad =0.5+550/1000=1.05cm
=(0.0092-0.00397)+(0.00083-0.000185)=0.00587m=0.587cm<1.05cm
169
Chapitre 9
Les diagrammes des moments fléchissant et de l’effort normal sont donnés sur la figure.
M(x) T(x)
On montre que la relation entre l’effort tranchant et le moment fléchissant est donnée par :
∂ M ( x)
T ( x )=−
∂x
2. Cisaillement dans une poutre fléchie
Considérons une portion de longueur dx de la définie [Link] x et x+dx, l’effort
tranchant varie de T(x) à T(x)+dT(x) et le moment fléchissant de M(x) à M(x) à M(x)+dM(x).
170
La contrainte de cisaillement longitudinale, dans une section longitudinale ABA’B’ est
donnée par la relation :
T ( x)
τ (x )= S( y )
b( y )I ( x )
Relation qui devient dans le cas d’une section rectangulaire :
τ (x )= (
T (x ) h2 2
2I ( x) 4
−y )
La figure ci-dessous montre alors la distribution des contrainte de cisaillement longitudinal
dans une poutre fléchie. On note dans ce cas quelle-ci est maximale au niveau de l’axe moyen
de la poutre et prend la valeur :
3T ( x ) T ( x )h2
τ (x )= =
2 S( x ) 8 I (x )
(x)
Distribution de M ( x)
σ ( y )= y
I ( x)
Axe Axe
M ( x)
σ ( y )=− y
I ( x)
3. Etude du cisaillement dans une poutre en béton armé
Ce que nous venons de voir concerne l’aspect théorique de l’effort tranchant. Il s’agit
maintenant de voir comment celui-agit dans le cadre d’une poutre en béton armé.
3.1. Etude expérimentale
Soit une poutre en béton, armé fortement dans la direction longitudinale, mais sans
cadre. Soumettons-la à une force ponctuelle monotone croissante.
F
F
F
171
Zone comprimée de la
section
[Link]
L’apparition de fissures parallèles, inclinées d’un angle 1≤cotθ≤2 .5 , 22 °≤θ≤45 ° )
permet de penser que sous l’effet de l’effort tranchant, la zone est le siège d’une contrainte de
compression et d’une contrainte de traction, suivant le schéma ci-dessous.
u u
u
V
Elément de poutre
cisaillé u=c u=t
τ u = ED u=t
bw d u=c
Elément de bielle
de s’ouvrir en disposant des armatures inclinées de (45 ° ≤α≤90 ° ), par rapport à la ligne
moyenne de la poutre. Si nous observons la poutre ainsi on constate qu’elle est assimilable à
un treillis multiple soumis à divers efforts dont :
F
Zone comprimée de la
section
172
Fcd
ME
Fcbielle Fsw z
Ftd
NED
F td =Min [ M ED
Z
M ,
+ ΔF td ; ED max
z ]
3.2. Vérification de la résistance à l’effort tranchant
3.2.1. Quelques définitions
VED : effort tranchant ultime au niveau de la section considérée
VRd,c :effort tranchant résistant de calcul, sans armatures transversales ;
VRd,s : Effort tranchant de calcul repris par les armatures transversales, sous une contrainte
fywd.
VRd,max : valeur de calcul de l’effort tranchant maximal sous fcd ;
Vccd : valeur de calcul de la composante d’effort tranchant de la force de compression en cas
d’une membrure comprimée inclinée ;
Vtd : valeur de calcul de la composante d’effort tranchant de la force dans l’acier tenduession
en cas d’une membrure tendue inclinée ;
VRd = Min(VRd,max, VRd ,s) avec VRd,max≥VRd,s pour que les cadres atteignent leur limit élastique.
3.2.2. Cas où on n’a pas besoin d’armatures d’effort tranchant
On n’a pas besoin d’armature d’effort tranchant lorsque
VED ≤ VRd,c
3.22.1. En flexion simple
173
1
v min bw d≤V Rd , c =C Rd , c k ( 100 ρl . f ck ) b w d
3
[ ]
1
V ED ≤b w d . max v min ;C Rd , c . k ( 100 ρl . f ck ) 3
ou
(
V Rdc=Max [ v min +k 1 σ cp ] ; C Rd f ck ( 100 ρl f ck )1/ 3 +k 1 σ c
p )b wd
Avec :
0 .034
v min= f 1
γc
ck 3
0 .053
v min =
γc
f 1 de
ck 3 Pour les dalles qui bénéficient d'un effet de redistribution transversale sous
0 .035
v min = f Pour les voiles
1
γc
ck 3
Pour les poutres et autres types
C Rd , c=
0 . 18
γc
k =Min 1+
( √ 200
d (mm)
;2 ≤2
) k 1=0 . 15
A sl
ρl = ≤0 .02
Ac pourcentage d’armatures longitudinales ;
N ED
σ cp= ≤0. 2 f cd [ MPa ]
Ac
Exemple :
Vu=VED=100kN, fck=20MPa
bw=20cm, d=45cm
Asl=4HA12=4.56cm2
Solution
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5
4 .56
ρl= =0 .0045≤0 . 02
20∗50
0.1 20
σ cp= =1≤0 . 2∗ =2 . 66
0 . 2∗0 . 5 1 .5
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5
174
1
0 .053 3
( √ )
v min= 20 =0 . 235 200
1 .5 k =Min 1+ ;2 =0 . 666≤2
450( mm)
1
v min bw d≤V Rd, c =C Rd , c k ( 100 ρl . f ck ) b w d
3
[ ]
1
V ED ≤0 .20∗0 . 45 . max 0 . 235; 0. 12.∗0 . 66 ( 100∗0 . 0045 . 20 ) =0 .20∗0 . 45 *max [ 0 .235 ;0 . 12;0 . 165 ]
3
¿ 0 . 211 MN
On n’a donc pas besoin d’armatures d’effort tranchant.
[Link]. Flexion simple pour les poutres et dalles portant dans un sens
{ ( ( ) )}
1 1
bw d A sl 3
V ED ≤ k .Max 0.053 ( kf ck ) ;0,18. [Link]
2
;0.02 f ck
γc bw d
[Link]. Flexion simple pour les poutres et dalles portant dans un sens
V ED ≤
bw d
γc {
. Max 0 .034 f
ck
1 ; 0 , 18 .k
2 (
. 100 . Min
(
A sl
bw d )
; 0 . 02 f
ck
1
3 )}
3.22.2. En flexion composée
( ) b . d Avec f
1
V Rd, c =Min C Rd , c . k ( 100 ρl . f ck ) 3 +k
1 σ cp ; v min +k 1 σ cp w
, ck en MPa et
A sl
ρl = ≤0 .02
bw d
N
σ cp= ED ≤0. 2 f cd
Ac
Asl : aire de la section des armatures tendues, prolongée de d+lbd au-delà de la section
considérée (lbd, longueur d’ancrage).
3.2.3. Cas où il faut des armatures d’effort tranchant
Lorsque les conditions énoncées en 3.22 ne sont respectées il des armatures d’effort tranchant.
VED ≥ VRd,c
Reprenons l’exemple traité ci-dessus, mais avecVED=250kN, fck=20MPa
bw=20cm, d=45cm
Asl=4HA12=4.56cm2
Solution
175
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5
4 .56
ρl= =0 .0045≤0 . 02
20∗50
0.1 20
σ cp= =1≤0 . 2∗ =2 . 66
0 . 2∗0 . 5 1 .5
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5
1
0 .053 3
( √ )
v min= 20 =0 . 235 200
1 .5 k =Min 1+ ;2 =0 . 666≤2
450( mm)
[ ]
1
V RC , d =0. 20∗0 . 45 . max 0 .235 ;0 . 12.∗0 .66 ( 100∗0 . 0045 .20 ) = 0. 20∗0 . 45 *max [ 0 . 235 ;0 .12 ;0 .165 ]
3
¿0 . 211 MN≺0 . 25 MN
On a donc besoin d’armatures d’effort tranchant.
v 1=0 . 6 1− ( f ck
)
250 , fck [MPa],
que l’on peut prendre égal à 0.6 pour fck ≤ 60MPa
A sw ,max . f ywd α cw v 1
≤ f cd
bw . s 2
[Link]. Quelques dispositions constructives
a)Taux d’armatures d’effort tranchant
A sw 0 . 08 √ f ck
ρ w= ρ w ,min =
s . bw . sin α f yk
Asw, aire de la section d’armatures transversales sur la longueur s ;
s, espacement des armatures transversales
w,min, pourcentage minimum
b)Espacement des armatures transversales inclinées
On doit avoir s ≤ sl,max
sl ,max=Min ( 0 . 75 d (1+cot α );O , 9 d ) pour les barres non relevées
s0 =Min Sup ( ( h
6
s
) )
; 70 mm ; 1
2
a) b) c)
a) Asw = 22/4 b) Asw = 32/4 c) Asw= 42/4
où est de diamètre de l’armature transversale.
Fig. 9.5 : Définition de Asw
3.2.4. Justification des zones particulières
[Link].About de poutre
Rd22
F cd 2 As
a2
45°
.
Rd1 s0
a1
F cd 1
lbd ig.9.6 : Equilibre au niveau de l’about
178
La force d’ancrage de la barre au-delà de l’appui est :
V ED M ED
ΔF ED = cot θ+
2 z
Lorsque l’appui est faiblement ancré, il faut ancrer au moins 25% du moment en
travée. Ensuite, il faut vérifier que la contrainte dans la bielle reste dans une limite acceptable.
( ) ( )
V ED V ED f ck f ck
σ Rd =Max σ Rd 1 = ; σ Rd 2 = ≤0 . 85 1−
b w a1 b w a2 sin θ ' 250 γ c
( ) (
V ED + V EDe V ED
σ Rd =Max σ Rd 1 =
w
bw a1
; σ Rd 2 =
w
b w a2 sinθ '
, σ Rd 3 =
V EDe
b w a3 sin θe '
, ≤0. 85 1− )
f ck f ck
250 γ c
a 1=aappui −c nom −2 s 0
a 2=a1 +cot θw ' ( 2 s0 +s ) sin θ ' w
a 3=(a 1+cot θ ' e+ s )sin θ ' e
[Link].Appui d’about
VEDcot(/2)
VED
’
179
Cette section d’armature doit être ancrée sur une longueur d’au moins égale à la
longueur de scellement droit ls si elle doit être droite, ou 0.4ls pour les hautes adhérences et
0.6ls pour les ronds lisses si l’extrémité est munie de crochet.
Dans le cas d’une poutre ayant une nervure rectangulaire d’épaisseur b 0 avant l’appui, on doit
2T u 0 . 8 f cj
≤
avoir : b0 a γb soit
Tu=0.267b0afcjk
a 2cm a 2cm
a a
45° 45°
.a b0
Mu |M u|
T =T u + =T u −
0.9d 0 .9 d
180
|M u|
(T u − )
0.9d
As≥γ s
fe
Exercices corrigés
Solution
Tu = .1/.2x.35=1.43 Mpa
Solution
Cette contrainte doit être inférieure à Min (0.06fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.
H. La fissuration étant préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie : u<Min(0.15fcj/, 4MPa) =3MPa.
181
Détermination de l’espacement st
- 0.9d < st < 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e 3 . 1410−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 .785 m≥s t
- b0 s t soit b0 . 04 . 4 x . 04
At = 410
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :
At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x 3. 1410−4
≥ = =0. 1125 m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 4 x 1. 15( 1 .21−0 .3 ) 2. 4
Avec θ =90°
On retient donc st =11cm aux appuis.
Cette section doit être modulée le long de la poutre, pour suivre la variation de f’effort
tranchant. D’où le tableau qui suit :
u (MPa) Tu (MN) st(cm) X(m) Nombre
d’espacements
1.20 .6525 11 0 12
1 .54 15 1.3 10
0.75 .405 23 2.8 6
0.55 .297 40 4.1 9
Une poutre en béton armé, de largeur b 0= 15cm, de hauteur h = 40 cm, de portée l= 4m,
supporte outre son poids propre une surcharge ponctuelle F= 50KN. Sachant que la
fissuration est peu nuisible, déterminer son ferraillage longitudinal et transversal. On donne :
fe = 4OO Mpa, fc28 = 25 Mpa.
Solution : F
RA RB
A l B
Charge permanante : ps=25*.15*.4=1.5KN/ml
Charge d’exploitation : F=50KN
Réactions aux appuis :
Aux ELS : RA=RB=psl/2+F/2=1.5*4/2+50/2=28 KN
Aux ELU : RA=RB =1.35*1.5*4/2+1.5*50/2=41.55KN
182
Efforts tranchants :
0<x<l/2 : T(x)= -F/2+p(x-l/2)
x>l/2 : T(x)= -F/2+p(x-l/2)
T(x) F/2 F/2+pl/2
+
x
-
-F/2
-F/2-pl/2
A l/4 :
T(l/4)=-F/2-pl/4=-1.5*50/2-1.35*4*1.5*/4=-39.52KN
Moments fléchissants
0<x<l/2
M(x)=F/2x+px/2(l-x)
x>l/2
M(x)=(l-x)(F/2+px/2)
Aux ELS : Mm=psl2/8++Fl/4=1.5*42/8+100*4/4=53KNm
Aux ELU : Mm=1.35*1.5*42/8+1.5*50*4/4=79.05KNm
M(x) x
Mm
Cette contrainte doit être inférieure à Min (0.06fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.
183
I. La fissuration étant peu préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie : u<Min(0.2fcj/, 5MPa) =3.3MPa. ce qui est vraie.
Détermination de l’espacement st
- 0.9d < st < 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e . 565∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 . 37 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 15 x . 4
At =26=0.565cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :
At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x .565∗10−4
≥ = =0 . 10 m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 15 x 1 .15( 0 . 79−0. 3 )2 . 4
Avec θ =90°
On retient donc st=10cm aux appuis.
A partir de l/4 on a Tu = 39.52KN
- u=Tu/bd=.039.52/.15*.35= 0.75MPa
Cette contrainte doit être inférieure à Min (0.06fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.
J. La fissuration étant peu préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie : u<Min(0.2fcj/, 5MPa) =3.3MPa. ce qui est vraie.
Détermination de l’espacement st
- 0.9d < st < 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e . 565∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 . 37 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 15 x . 4
At =26=0.565cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :
At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x . 565∗10−4
≥ = =0 . 11m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 15 x 1 .15( 0 . 75−0. 3 )2 . 4
Avec θ =90°
On voit que compte tenu de la faible variation de l’effort tranchant de l’appui au milieu de la
poutre, on peut adopter un seul espacement soit st = 10cm sur toute la poutre.
On considère une passerelle pour piéton, sur appuis simples, dont les dimensions sont
données sur la figure ci-dessous. Déterminer ses sections d’acier longitudinaux ainsi que son
184
ferraillage transversal. On donne : fe = 400MPa, fc28=27Mpa, charge d’exploitation :
Q=5KN/m2.
16
3
0.12
0.25 1.5 0.25 1.10
Solution
Charges
a) dalle de compression
Poids propre : ELU : .12*25*1.35=4.05 kN/m2 ; ELS : 0.12*25=3 kN/m2
Surcharge s : ELU : 5*1.5=7.50kN/m2 ; ELS : 5kN/m2
Total ELU = 4.05+7.50=11.55kN/m2 ; Total ELS : 8 kN/m2
b)Poutres
Dalle : ELU : 0.12*25*1.5*1.35=6.08kN/ml ; ELS : 4.5 kN/ml
Poids de la poutre : ELU : 0.25*0.98*1.35=8.26kN/ml ; ELS : 6.12 kN/ml
Surcharges : ELU : 5*1.5*1.5=11.25kN/ml; ELS : 7.5 kN/ml
Total : ELU : 6.08+8.26+11.25=25.6kN/ml ; ELS : 4.5+6.12+7.5 =18.12 kN/ml
Moment maximum sur la poutre : ELU : Mu=25.6*162/8=819.2KNm
ELU : Ms = 18.12*16/8 =579.84kNm
Effort tranchant maximum : Tu = 25.6*16/2=204.8KN
Ferraillage longitudinal
Largeur de la table à considérer : b=.25+Min(16/10, 1.5/2)+(16/10,0.5)=1.5m
fbu = .85*27/1.5=15.3 Mpa, On prendra d= 1.05m
Moment repris par la table de compression :
Mbt = .12*15.3*1.5(1.05-.06) = 2.73MNm > Mu, l’axe neutre passe dans la table.
Moment réduit : = .8192/(15.3*1.5*1.052)=0.0324 , on est au pivot A
=1.25(1-(1-2).5) = 0.0412
Ast=.8192/(348*1.05(1-0.4*.0412))=22.79cm2 soit 8 HA20= 25.2cm2.
Ferraillage transversal
Au niveau de l’appui la contrainte de cisaillement vaut :
u = Tu/b0d =.2048/(0.25*1.05) = 0.78 Mpa
185
Cette contrainte doit être inférieure à Min (0. 15fcj, 1.5 MPa) =1.5MPa. Condition vérifiée.
La fissuration étant préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie :
u < Min (0.15fcj/b, 4Mpa) = Min (0.15*27/, 4Mpa) = 2.7MPa. ce qui est vraie.
Détermination de l’espacement st
st <Min(0.9d,) 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e 2. 01∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 .804 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 25 x . 4
At =48=2.01cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :
At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj
≥
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit
0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x 2. 01∗10−4
= =0 . 2362 m≥s t
b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 25 x 1 .15( 0. 78−0. 3 )2 . 22
Tu(0)
Tu(4)
x
0 4 8
A l/4 la contrainte de cisaillement vaut :
u=Tu/b0d=.100/(0.25*1.05)=0.38 Mpa
Cette contrainte doit être inférieure à Min (0. 15fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.
La fissuration étant préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie :
u < Min (0.15fcj/b, 4Mpa)= Min (0.15*27/, 4Mpa) =2.7MPa. ce qui est vraie.
Détermination de l’espacement st
st <Min(0.9d,40) cm soit st < 40cm
186
At f e At f e 2. 01∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 .804 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 25 x . 4
At =48=2.01cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :
At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x 2. 01∗10−4
≥ = =1 . 42 m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 25 x 1 .15( 0. 38−0 .3 )2 . 22
On doit donc adopter st<40cm. On peut prendre st = 30 cm au delà de 4m jusqu’au milieu de
la poutre, cette disposition devant par ailleurs être symétrique.
Pour chacun des cas, vérifier si la contrainte de cisaillement dans le béton est admissible et
déterminer l’espacement des cadres st dans les situations suivantes : fc28=20 Mpa, 25Mpa,
30Mpa
187
Chapitre 10 Association acier-béton : adhérence
Introduction
Nous avons présenté ci-dessus le comportement d’une section de béton armé sous
sollicitation extérieure. Nous avons vu que dans les zones où le béton risquait de rompre par
traction on plaçait des armatures. Le béton armé est donc un matériau composite à deux
composants : l’acier ou autre matériau et le béton. La question fondamentale comme dans tout
composite est celle de savoir comment se fait le transfert de contrainte au niveau de l’interface
des deux matériaux. Ce transfert se fait dans le cadre du béton armé par adhérence entre les
deux matériaux au niveau de leur surface commune.
F/2
F
F/2
Courbe d’adhérence
188
Fig. 10.1 : Essai d’adhérence
L’éprouvette est constituée d’un bloc de béton, dans lequel une barre d’acier de
diamètre est noyée sur une longueur l. Un comparateur permet de mesurer le déplacement
relatif entre le béton et l’acier lorsqu’on fait varier la force F.
b) Observation
Lorsque la force F est appliquée, tout semble se passer comme s’il se créait autour de
l’acier des bielles de béton sous forme de troncs de cônes comprimées qui, par effet de
coincement, assurent l’adhérence entre les deux matériaux. La modélisation mathématique
stricte de ce phénomène serait très compliquée. On admet cependant, pour simplifier,
l’existence d’une contrainte tangentielle au niveau de l’interface, appelée contrainte
d’adhérence et notée s. L’effort élémentaire repris par une portion dx de la barre est alors
donnée par la relation suivante :
1 dF
τ s=
. dF= s dx soit p dx dF
dx
relation dans laquelle on suppose pour simplifier, l’uniformité de l’adhérence sur toute la
longueur de la barre.
φσ sd
l b , rqd =l s =
4 f bd
d’où :
l ≻max
Barres tendues : b ,min ( 0 . 3l b, rqd ;10 φ ;100 mm )
l ≻max
Barres comprimées : b ,min ( 0 . 6 lb ,rqd ;10 φ ;100 mm )
Les i sont des coefficients inférieurs à un donnés dans le tableau 8.2 et prennent en compte la forme de la
barre, l’enrobage et le confinement. En particulier :
1 prend en compte la forme des barres, vaut 1 pour les barres droites ;
2 l’enrobage des armatures ;
Confinement des armatures transversales ;
L’influence d’une ou plusieurs barres transversales de diamètre supérieur à 0.6f soudées le long de lbd ;
5 l’effet de la pression orthogonale le long de lbd.
On doit avoir :
235 ≥ 0.7
Toute fois si cd ≥3, on peut prendre
lb,eq=1lb,rqd et 1=0,7
sinon prendre 1=1.
λ=( ∑ A st −∑ A st ,min )/ A s
As : Aire de
la section d’une barre
individuelle de diamètre ∑ A st : Aire de la section transversale le long de lbd(longueur d’ancrage de
maximale calcalcul)
P : pression
transversale à l’ELU le
long de lbd
∑ A st,min : Aire de la section minimale d’armatures transversales valant 0.25 pour les poutres et 0 pour
les dalles
a a a
C1 C1 C1
C C C
Barre droite Barre avec crochet au bout Barre avec boucle au bout
Cd=Min(a/2,C1,C) Cd=Min(a/2,C1) Cd=C
191
10.2.2. Ancrage d’un paquet de barres(EC2,8.9)
Un paquet de nb barres (le rapport des diamètres doit être inférieur à 1.7) peut être assimilé à une barre
unique, de même section et de même centre de gravité que le paquet et de diamètre :
φ n=φ √ nb ≤55 mm
nb est le nombre de barres par paquet.
nb≤4 pour les barres verticales comprimées ou les barres dans une jonction par recouvrement ;
nb ≤3 dans les autres cas
**Les paquets de barres tendues peuvent être arrêtés au droit des appuis d’extrêmités et des appuis
intermédiaires. Les paquets dont le diamètre équivalent est inférieur à 32mm peuvent être arrêtés au voisinage de l’appui
sans qu’il soit necessaire de décaler les arrêts de barre. Si le diamètre équivalent est supérieur à 32mm, et qui sont ancrés au
voisinage d’un appui, il faut décaler les arrêts de barre suivant la figure qui suit :
>1.3lb
lb A
A A-A
192
un ancrage courbe. Il a l’avantage de mobiliser les forces de frottement dues à l’action des
forces de frottement du béton sur la barre, en plus des forces de d’adhérence mobilisées par
scellement droit.
F+dF B N
b H
d r A
. dF= srdFd
D’où l’équation différentielle
dF
=πφ rτ s + ϕF
dθ
Dont la solution générale est :
πφ rτ s
F= Ae ϕθ−
ϕ
Avec les conditions aux limites
πφ rτ s
|θ=0 .. .. . F =FA= A−
ϕ
θ=θ B
On trouve
193
−ϕθB πφ rτ s
F B=F A e − (1−ϕθ B )
ϕ
où le coefficient est pris réglementairement égal à 0,4.
c≥Max ( 3 φ ;50 mm ))
194
10.3 Jonction des barres
Les longueurs commerciales des barres, imposées par les conditions de transport
(généralement 12 mètres), ne permettent pas d’armer les éléments en béton armé de grande
longueur avec les barres d’un seul tenant. On est ainsi conduit à rechercher la transmission
entre deux barres des efforts qui les sollicitent. Plusieurs techniques permettent d’assurer cette
transmission d’effort.
C’est le mode de transmission le plus efficace, mais peu utilisée dans les chantiers.
Parmi les facteurs limitant on peut citer :
195
Les deux extrémités doivent se chevaucher sur une longueur d’au moins égale à la
longueur de scellement droit lb pour les barres droites. La figure 10.4 donne la distribution des
contraintes dans une jonction par recouvrement des barres.
Dans les zones de recouvrement tendues, les armatures transversales doivent respecter les
conditions suivantes :
Si le diamètre des barres est inférieur à 20mm, il faut une section d’armatures
transversales supérieure à une barre de recouvrement As.
∑ A st ≥ A s
Armatures à disposer suivant la figure
lr=lb
(1) (2)
T T
fbd
fbd
a), (1)
b), (2)
c), (1)+(2)
196
Fig. recouvrement comprimé
L0=lb,qrd ≥ l0,min
Avec
( )
0 .5
ρ
1≤α 6 = 1 ≤1 .5
25
où
ρ1 représente la proportion des barres avec recouvrement dont l’axe se situe à moins de 0.65 l0
de l’axe de recouvrement considéré.
197
L’ancrage total rectiligne comprend au moins trois soudures d’aciers transversaux pour un fil
porteur et deux soudures pour un fil de répartition.
Les fils porteurs sont ceux qui présentent le plus gros diamètre et ne sont pas inférieurs de
plus de deux millimètres aux précédents. Les fils de répartition sont ceux qui sont inférieurs de plus
de deux millimètres au diamètre des fils qui leur sont perpendiculaires.
198
10.3.2 .e. Recouvrement des armatures de répartition
199
b) 0,6ls ou 0,4ls lorsque les extrémités sont courbes et selon qu’il s’agisse d’un rond lisse ou
d’un acier haute adhérence.
En chaque section, on doit avoir Mri(x) > M(x)
200
201
10.5.2 Tracé de l’épure d’arrêt des barres
M(x)
al
al
N’1+N’2
Arrêt de N’1
Diagramme réel x
al
al Arrêt de N2
N1 Diagramme décalés de al
lb
N1+N2+N3
lb lb
N’1 N’2
N1 N2 N3
Fig. 10.7 : Epure d’arrêt des barres
Sur cette figure, on a décalé de z = a vers l’appui si on est en travée et vers le centre de
la poutre si on est en appui, la courbe des moments ultimes. Les paliers horizontaux limitant
les moments résistants ultimes correspondent aux lits d’armatures.
On notera que le diagramme des moments résistants reste en dessous et ne coupe pas
le diagramme des moments ultimes.
Il convient également de noter que le passage d’un moment résistant à un autre plus
élevé se fait progressivement sur la longueur de scellement l bd. Ceci permet d’obtenir le
diagramme enveloppe des moments résistants en partant de A, point d’intersection entre M ri et
202
la courbe décalée de lbd. Ce diagramme enveloppe des moments résistants doit envelopper
celui des moments ultimes décalés.
M ED .6
μ= = =0 .169
b 0 d 2 f cd . 35¿ 85 2 14 On est au pivot A et = 0.23.
1 .6
[ ]
1
Ast= f su d [ M ED
(1−0 . 4 α ) ]= 348∗. 85 ( 1−0. 4 x . 23)
=22 . 34 cm
2
203
Nous devons vérifier au niveau de l’appui, la condition As>sTu/fe pour que les 2HA20
supportent la composante horizontale de l’effort tranchant. L’effort tranchant ultime vaut : Tu
=48*10/2=240kN
On doit donc avoir : As > 1.15*.240/400=6.9cm2. Nous voyons bien que cette condition n’est
pas vérifiée. Nous devons par conséquent prolonger jusqu’aux appuis 4 HA20= 12.56cm2.
CHAPITRE XI
POUTRES ET DALLES CONTINUES (0 < lx/ly < 0.4)
11.1 INTRODUCTION
Une poutre continue est une poutre qui se repose sur plus de deux appuis. Il s’agit par
conséquent d’une structure hyperstatique dont les inconnues sont d’une part, les moments
fléchissants sur appuis et d’autre part les réactions. En Résistance des matériaux plusieurs
approches permettent de lever l’indétermination que constitue l’hyperstaticité : méthodes
énergétiques, équations des trois moments….Toutes ces méthodes théoriques sont
intéressantes, mais ne permettent pas de prendre en compte certains comportements
particuliers du béton :
- possibilité de redistribution des contraintes que l’on observe expérimentalement sur
le comportement du béton ;
- elles donnent des valeurs trop importantes du moment fléchissant sur appui au
détriment du moment en travée, ce qui expérimentalement n’est pas le cas ;
- pour une section en T la table n’intervient pratiquement qu’en travée, son influence
étant nulle sur les appuis. En d’autres termes nous avons en béton armé, à faire plus à une
poutre continue à inertie variable, qu’à une poutre continue au sens de la résistance des
matériaux.
Compte tenu de tous ces problèmes, les résultats de la résistance des matériaux sont
remplacés par des techniques de calcul issus des expériences et intégrant les particularités du
comportement du béton.
Les approches que nous présentons ici, concernent :
K. les poutres ;
L. les dalles avec entrevous et poutrelles ;
M. les dalles pleines portant dans un sens, c’est-à-dire celles pour lesquelles nous avons
0 < lx/ly < 0.4 et celles portant sur deux sens, 0.4<lx/ly<1 et celles portant dans les deux
sens soit 0.4<lx/ly<1.
204
11. 2 METHODE FORFAITAIRE
11.2.1 Domaine d’application de la méthode
a) Si G et Q sont respectivement les charges permanentes et d’exploitation relatives à la
structure considérée, on doit avoir :
2G>Q ou Q< 5kN/m2
La méthode ne s’applique qu’aux éléments fléchis(poutres, dalles portant dans un
sens) ;
b) Les moments d’inertie des poutres dans les différentes travées sont identiques ;
c) Les portées adjacentes sont dans un rapport compris entre 0.8 et 1.25 soit :
li
0 . 8≤ ≤1. 25
l i+1
l1 l2 l3 l4
Q
α=
Pour cela on pose : G+Q
Déduire Mt à partir de la relation :
Mw+Me
M t+ ≥(1+ 0. 3 α ) M 0
2 avec la condition :
On doit avoir :
205
1+ 0 .3 α
M t≥ M0
2 dans une travée intermédiaire
1. 2+0 .3 α
M t≥ M0
2 dans une travée de rive
La valeur absolue de chaque moment sur appui intermédiaire est supérieure ou égale à :
- 0.5 M0 si l’appui est voisin d’un appui de rive d’une poutre à plus de deux travées ;
- 0.4 M0 dans les autres appuis intermédiaires d’une poutre à plus de trois travées.
Remarque :
D’après ce qui précède, il apparaît qu’au niveau de chaque appui nous avons deux
valeurs pas nécessairement identiques des moments fléchissants, dont l’une pour la travée de
gauche Mei, et l’autre pour la travée de droite M wi+1. La valeur de calcul des sections d’acier
sera la plus grande des deux soit Max (Mei, Mwi+1 ).
- à 1/4 de la plus grande portée des deux travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit
d’un appui intermédiaire voisin de l’appui de vive, soit 1/4(li, li+1) ;
- la moitié au moins des armatures du premier lit est prolongée jusqu’aux l’appuis ;
- les armatures du second lit arrêtées à une distance des appuis au plus égal à 1/10 de
la portée.
206
L1/10 l1/10 l2/10 l2/10 l3/10
. l1 l2 l3
Une travée d’une poutre continue peut être considérée comme une poutre encastrée
aux extrémités grâce aux deux moments Mw et Me. Par conséquent les efforts tranchants
respectivement à gauche et à droite de la travée sont donnés par les relations :
T(x)
1 2 3 4 x
M w −M e l M w −M e l
T w= +p T e= −p
l 2 et l 2
EXERCICE D’APPLICATION
Tracer les diagrammes des moments fléchissants et des efforts tranchants relatifs à la poutre
ci-dessous puis déterminer les sections d’acier longitudinaux :
Portées égales l = 5m, nombre de portées : 4
Géométrie de la poutre : b0 = 25 cm, h = 50cm
Fissuration peu nuisible
Surcharges : q = 5 kN/ml
Solution :
Q
G 1 2 3 4 5
207
Détermination du poids propre de la poutre :
G=0.25x0.5x25=3.125kN/m
On a bien :
2G>Q , Li/li+1=1 et la fissuration est peu nuisible. La méthode forfaitaire est applicable.
Q 5
α= = =0 . 6
G+Q 3 . 125+5
Travée 1:
Moments fléchissants
M w+ M e
M t ≥(1+ 0. 3 α ) M 0−
2
Aux ELS :
M ser + M ser
w e 0+12. 69
Mt ≥(1+ 0. 3 α ) M ser − =( 1+0 . 3∗.615 )25 . 39−
ser 0 2 2
¿ 23 .73 kNm
Aux ELU
M wu + M e
u 0+18 . 31
M t ≥( 1+0 .3 α ) M 0 − =( 1+ 0 .3∗. 615) 36 .62−
u u 2 2
¿ 34 . 22 kNm
208
1. 2+0 .3 α
M t≥ M0
2 soit :
Aux ELS :
Aux ELU :
M w −M eu
u l 0−18 . 31 5
T w= + pu = +11 . 72 =25 . 64 kN
l 2 5 2
M w −M e
u u l 0−18 . 31 5
T e= − pu = −11. 72 =−29. 3 kN
et l 2 5 2
Travée 2:
M w+ M e
M t ≥(1+ 0. 3 α ) M 0−
Moment maximal en travée : 2
Aux ELS :
Aux ELU
209
M w + Me
u u 18 . 31+ 14 . 65
M t ≥( 1+0 .3 α ) M 0 − =( 1+0 . 3∗. 615 )36 . 62−
u u 2 2
¿ 26 . 9 kNm
1+ 0 .3 α
M t≥ M0
De même on doit vérifier : 2 soit :
1+ 0 .3 α 1+ 0. 3∗.615
Mt ≥ M0 = 25 .39=15 .04 kNm
Aux ELS : ser 2 ser 2
condition vérifiée
M w −M eu
u l 18 .31−14 .65 5
T w= + pu = +11.72 =30 kN
l 2 5 2 et
M w −M e
u u l 18 .31−14 .65 5
T e= − pu = −11 . 72 =−28 . 57 kN
l 2 5 2
pw pe
Fig. 58 : Définition des paramètres géométriques et des charges autour d’un appui
p w l w ' 3 + pe l 3 p w l w ' 3 + pe l 3
e e
M i=− M i=−
8 .5 ( l' w +l ' e ) ou 7 .7 ( l' w +l ' e ) si la poutre comporte un gousset.
i-1 lw i le i+1
Fig. 59 : Définition des paramètres géométriques et des charges à l’appui i
l'
w
2 ∑ k wi p wi +l' e2 ∑ k ei pei
M i=−
l' w +l ' e
1 a a a
k= (1− )(2− )
2. 125 l' l' l' pour une travée reposant sur deux appuis ; ou
1 a a a
k 1= (1− )(2− ) pour les charges concentrées.
1. 925 l ' l' l'
Le tableau qui suit donne les valeurs de k et k1 en fonction de a/l’.
211
0.01 0.0093 0.0102 0.26 0.1575 0.1739 0.51 0.1751 0.1934 0.76 0.1064 0.1175
0.02 0.0183 0.0202 0.27 0.1605 0.1771 0.52 0.1738 0.1919 0.77 0.1025 0.1132
0.03 0.0270 0.0298 0.28 0.1632 0.1801 0.53 0.1723 0.1902 0.78 0.0985 0.1088
0.04 0.0354 0.0391 0.29 0.1657 0.1829 0.54 0.1707 0.1884 0.79 0.0945 0.1043
0.05 0.0436 0.0481 0.30 0.1680 0.1855 0.55 0.1689 0.1864 0.80 0.0904 0.0997
0.06 0.0515 0.0568 0.31 0.1701 0.1878 0.56 0.1670 0.1843 0.81 0.0862 0.0951
0.07 0.0591 0.0653 0.32 0.1720 0.1899 0.57 0.1649 0.1821 0.82 0.0820 0.0905
0.08 0.0665 0.0734 0.33 0.1753 0.1918 0.58 0.1628 0.1797 0.83 0.0777 0.0858
0.09 0.0736 0.0813 0.34 0.1766 0.1935 0.59 0.1605 0.1772 0.84 0.0734 0.0810
0.10 0.0805 0.0886 0.35 0.1778 0.1950 060 0.1581 0.1745 0.85 0.0690 0.0762
0.11 0.0871 0.0961 0.36 0.1788 0.1963 0.61 0.1556 0.1718 0.86 0.0646 0.0713
0.12 0.0934 0.1031 0.37 0.1798 0.1974 0.62 0.1530 0.1689 0.87 0.0601 0.0664
0.13 0.0995 0.1099 0.38 0.1796 0.1983 0.63 0.1503 0.1659 0.88 0.0557 0.0614
0.14 0.1054 0.1163 0.39 0.1802 0.1990 0.64 0.1475 0.1628 0.89 0.0511 0.0565
0.15 0.110 0.1225 0.40 0.1807 0.1995 0.65 0.1445 0.1595 0.90 0.0466 0.0514
0.16 0.1164 0.1285 0.41 0.1810 0.1998 0.66 0.1415 0.1562 0.91 0.0420 0.0464
0.17 0.1215 0.1341 0.42 0.1811 0.1999 0.67 0.1384 0.1528 0.92 0.0374 0.0413
0.18 0.1264 0.1395 0.43 0.1811 0.1999 0.68 0.1352 0.1492 0.93 0.0328 0.0362
0.19 0.1311 0.1447 0.44 0.1809 0.1997 0.69 0.1319 0.1458 0.94 0.0281 0.0311
0.20 0.1355 0.1496 0.45 0.1805 0.1993 0.70 0.1285 0.1418 0.95 0.0235 0.0259
0.21 0.1397 0.1543 0.46 0.1800 0.1987 0.71 0.1250 0.1380 0.96 0.0188 0.0207
0.22 0.1437 0.1587 0.47 0.1794 0.1980 0.72 0.1214 0.1341 0.97 0.0141 0.0156
0.23 0.1475 0.1628 0.48 0.1785 0.1971 0.73 0.1178 0.1300 0.98 0.0094 0.0104
0.24 0.1511 0.1668 0.49 0.1776 0.1960 0.74 0.1141 0.1259 0.99 0.0047 0.0052
0.25 0.1544 0.1705 0.50 0.1765 0.1948 0.75 0.1103 0.1218 1.00 0.000 0.0000
En outre, lorsque les poutres n’ont pas le même moment d’inertie, on a, en posant :
l'e Iw
β=
l w I e et
p w l' 2 + pe l'
w e2
M i=−
8. 5(1+ β )
11.3.3 Cas de charges à envisager
Il faut étudier les combinaisons d’action qui introduisent les sollicitations les plus défavorables
pour la poutre. Le principe consiste à faire varier la charge variable d’une travée à l’autre.
Il faut envisager les combinaisons d’action sur toute la structure sauf dans le cas où la
structure est symétrique et symétriquement chargée. Ces combinaisons étant à envisager aux ELS et
ELU.
Exemple : g et q
1 2 3
1 2 3 4 5
a)
b)
Cas de charge 2 : Moments et efforts tranchant maximum sur appuis
c)
Cas de charge 3 : Moments en travées 1 et 3 maximum
d)
Cas de charge 4 : Moments sur travées 2 et 4 maximum
e)
213
Fig. 60 : Divers cas de charges à considérer
i i+1
Fig. 60 : Modélisation d’une travée
Les réactions aux appuis de cette structure sont :
M wi −M ei M −M ei pl i
Ri = + R0 = wi +
li i li 2
M −M ei M −M ei pl i
Ri +1=− wi + R 0 =− wi +
li i li 2
R0i, réaction de la poutre isostatique, soumise à une charge uniforme et sans moment. L’effort
tranchant dans une section courante est :
M wi−M ei pl i
T ( x )=−Ri + t( x )=− − + px
li 2
l M wi−M e
x 0= i + i
Il s’annule pour 2 pl i
[ ]
2
p M wi−M ei l i
M m=−M wi + i +
2 l i pi 2
M ( l / 2)=−M wi + [
M wi −M ei pi l i2
2
+
8 ]
214
Dans ces relations, R0i, R0i+1 représentent les réactions aux appuis de la poutre isostatique associée. On
trace ensuite pour chaque cas de charge et pour chaque état limite la courbe correspondante de l’effort
tranchant et du moment fléchissant.
On considère une poutre soumise à une charge uniformément repartie dont les longueur des
travées entre nus d’appuis sont données sur la figure 61. Les moments quadratiques sont les mêmes
pour toutes les travées et la fissuration est considérée comme préjudiciable. Dans cet exemple nous
ferons tous les calculs tant aux ELS qu’aux ELU. Le lecteur se contentera de compléter le tracé des
courbes enveloppes, ainsi que les calculs des sections.
Q Q
1 3.5 2 4.4 3 5 4 4 5
Conditions d’application
a) fissuration préjudiciable ;
Cas de charge 1
1 2 3 4 5
M1=M5=0 M1=M5=0
216
( 0 ; 8∗4 . 4 )3∗13+( 13+30 )∗( 0 . 8∗5 )3 (0;8∗4 .4)3∗1.35∗13+(1.35∗13+1.5∗30)∗(0.8∗5)3
M 3 =− M 3=−
8 .5 ( 0 .8∗4 +. 8∗5 ) 8.5(0.8∗4+.8∗5)
. .. .. . .=−51 .92 KNm .......=−77.92KNm
P=43KN/m P=62.5KN/m
Cas de charge 2
1 2 3 4 5
M1=M5=0 M1=M5=0
217
0−(− 40 .77 ) 3 . 5 2 0−(−59 .33 ) 3 .5
Mm=− 0+( 13 /2 )∗( + ) Mm=−0+( 17 . 55/ 2)∗( + )
13∗3 . 5 2 17 . 55∗3 . 5 2
¿ 45 . 51 KNm =64 .72 KNm
M 2 =−
( 13 )∗3 . 53 +( 13+30)∗( 0 . 8∗4 . 4 )3 (1 .35∗13 )∗3 .5 3 +(1 . 35∗13+1. 5∗30 )∗(0 . 8∗4 . 4 )3
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 )
M 2 =−
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 )
. .. .. .=− 40 .77 KNm . .. .. .=−59 . 33 KNm
p=43KN/m P=62.5KN/m
−40 . 77−(−44 . 24 ) 4 . 4 2 −59 .33−(−62 . 93) 4 . 4 2
Mm=40 .77+(43 /2)∗( + ) Mm=59 . 33+(62 . 55/2)∗( + )
43∗4 . 4 2
62 .55∗4 . 4 2
¿ 146 .57 KNm
¿ 212 .5 KNm
−44 . 77−(−40 .24 ) 43∗4 . 4 2
M (l/2)=−(−40 . 77)+ +
2 8 −59. 33−(−62. 93 ) 62 .55∗4 . 42
¿ 142 .56 kNm
M (l/2)=−(−59. 33 )+ +
2 8
¿ 212 .5 kNm
4 . 4 −40 . 77−(−44 . 24 ))
x 0= + =2 .21 m 4 . 4 −59 .33−(−62 .93 )
2 43∗4 . 4 x 0=
2
+
62 .55∗4 . 4
=2 .21 m
218
P=62.5KN/m
M5=0
Cas de charge 3
1 2 3 4 5
M1=M5=0 M1=M5=0
219
p=43KN/m (1.35∗13+1.5∗30)∗3.53
M 2=− ¿
−62 .32−(−42 .35 ) 4 . 4 2 8.5(3.5+.8∗4.4)
Mm=62 . 32+( 43 / 2)∗( + ) −¿ 8.5(3.5+.8∗4.4)
¿ 156 . 63 kNm
43∗4 . 4 2 (1.35∗13+1.5∗30)∗(0.8∗4.4)3 ¿
......=−90.66kNm
−62 . 32−(−42. 35) 43∗4 . 4 2
M (l/2)=−(−62. 32)+ +
2 8 P=62.55KN/m
¿ 156 . 39 kNm
−90 .66−(−60 . 25) 4 . 4 2
4 . 4 −62 .32−(−42 .35 )) Mm=90. 66+( 62. 55/ 2 )∗( + )
x 0= + =2 . 09 m 62. 55∗4 . 4 2
2 43∗4 . 4 ¿ 227 . 21 kNm
P=17.55KN/m
5 −44 . 24−(−52 .70 )
x 0= + =2. 63 m
2 13∗5 −60. 25−(−33 .03 ) 5 2
Mm=60 . 25+(17 . 55/ 2 )∗( + )
17 . 55∗5 2
( 13)∗( . 8∗5)3 +( 13 )∗( 4 )3 ¿ 102 .33 KNm
M 4 =−
8. 5∗( . 8∗5+ 4 )
. .. .. .=−24 . 47 kNm −60.25−(−33.03) 17.55∗52
M (l/2)=−(−60.25)+ +
2 8
p=13kN/m ¿101.48kNm
−24 . 47−(−0 ) 4 2
Mm=24 . 47+( 13 / 2)( + ) 5 −62. 93−(−75 .39 )
13∗4 2 x 0= + =2 .64 m
¿ 39 .67 kNm 2 17 . 55∗5
P=17.55KN/m
4 −24 . 47−(−0 )
x 0= + =1 . 53 m
2 13∗4 − 33. 03−(−0 ) 4 2
Mm=33 . 03+(17 . 55/ 2 )∗( + )
17 . 55∗4 2
M5= ¿ 53 .56 kNm
220
−33.03−(−0) 17.55∗42
M (l/2)=−(−33.03)+ +
2 8
¿51.61kNm
4 −33. 03−(−0 )
x 0= + =1. 53 m
2 17 .55∗4
M5=0
Cas de charge 4
1 2 3 4 5
M1 = M5 =0 M1 = M5 = 0
Travée 1 Travée 1
0−(−18 . 84 ) 3 .5 2 0−(−25. 44 ) 3. 5 2
Mm=− 0+( 13 /2 )∗( + ) Mm=− 0+17 .55 / 2)∗( + )
13∗3 . 5 2 17 .55∗3 .5 2
¿ 30 . 44 kNm ¿ 41 . 10 kNm
221
−18 . 84−(−51 .92 ) 4 . 4 2 −25 . 44−(−74 . 6 ) 4 . 4 2
Mm=18 . 84+( 13/ 2)∗( + ) Mm=25 . 44 +(17 . 55/2)∗( + )
13∗4 . 4 2 17 . 55∗4 . 4 2
¿ 69 . 01 kNm ¿ 96 . 05 kNm
Travée 3
Travée 3 P=62.55KN/m
P=17.55KN/m
Travée 4 −117. 74−(−0 ) 4 2
Mm=117 .74 +(62 .55 /2)∗( + )
62 .55∗4 2
p=43kN/m ¿ 190 . 89 kNm
222
−80 . 94−(−0 ) 4 2 M ( l / 2)=−(−117 . 74 )+
(−117 . 74 )−(−0 ) 62. 55∗4 2
+
Mm=80. 94 +( 43/2)( + ) 2 8
43∗4 2 ¿ 183 . 97 kNm
¿ 131 .23 kNm
4 −117 . 74−(−0)
(−80. 94 )−(−0 ) 43∗4 2 x 0= + =1 .53 m
M (l/2)=−(−80 .94 )+ + 2 62 .55∗4
2 8
¿ 126 . 47 kNm M5=0
4 −80 .94−(−0)
x 0= + =1 .53 m
2 43∗4
M5=0
Cas de charge 5
1 2 3 4 5
M1=M5=0 M1=M5=0
Travée 1 Travée 1
M 2 =−
( 13 )∗3 . 53 +( 13+30)∗( 0 . 8∗4 . 4 )3 (1.35∗13)∗3.5 3
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 ) M 2=− ¿
8.5(3.5+.8∗4.4)
. .. .. .=−40 .77 Nm −¿ 8.5(3.5+.8∗4.4)
(1.35∗13+1.5∗30)∗(0.8∗4.4)3 ¿
Travée 2 ......=−58.33kNm
223
p=43KN/m Travée 2
224
−52. 7−(−0) 13∗42 −75. 39−(−0 ) 17 .55∗4 2
M (l/2)=−(−52. 7 )+ + M (l/2)=−(−75. 39 )+ +
2 8
2 8 ¿ 72 .79 kNm
¿ 52 .35 kNm
4 −75. 39−(−0 )
4 −52. 7−(−0) x 0= + =0. 92 m
x 0= + =0 . 98 m 2 17 .55∗4
2 13∗4
M5=0
M5=0
Les moments fléchissants comme nous les avons vus, sont en général des fonctions
paraboliques. Le tracé des courbes enveloppes se réduit de ce fait au tracé de paraboles. Nous nous
proposons ici, de vous donner une méthodologie pour tracer graphiquement les courbes enveloppes,
dès lors que les points singuliers (moments aux appuis, moment à mi-portée) sont connus.
1- choix d’une échelle des longueurs pour la poutre continue (moitié de la poutre si la poutre et les
charges sont symétriques) ;
2- Choix d’une échelle pour les moments fléchissants ;
3- Pour une travée donnée, représenter sur les appuis de gauche et de droite, respectivement M ai et
Mai+1, moments respectifs sur ces appuis, Me et Mw ;
4- Représenter le point d’abscisse li/2 et d’ordonnée Mi (li/2) ;
5- De Mi (li/2) monter la verticale coupant M aiMai+1 en Mi0 ; La droite MaiMai+1 est la tangente à la
parabole en (l/2,Mi(l/2)) ;
6- Placer le point M’i0 symétrique de Mi0/Mi(li/2) ; Les droites M’i0Mai et M’i0Mai+1représentent
respectivement les tangentes à la courbe aux points Mai et Mai+1 ;
7- Le moment Maximal dans la travée correspond au point de la courbe où la tangente est horizontale.
Me
Mw
Mi0
M(l/2)
l/2
M(x)
M’i0
225
Fig. 63 : Tracé d’une parabole
MeA, MwA sont les tangentes à la paraboles à x=0 et x=l
w e
On détache de chaque côté du nœud, les longueurs fictives de poutres l’ et de poteaux h’,
Fig. 64 : Définition d’un noeud
telles que :
N. h’n= 0.9hn si le nœud appartient au dernier étage ;
O. h’n = 0.8hn dans les autres cas ;
P. h’s = 0.8hs sauf si dans les cas où les poteaux sont articulés sur leurs fondations, auquel
cas on prend h’s=hs.
11.4.3 Cas d’une travée intermédiaire
226
On prend l’e = 0.8le et l’w = 0.8 lw. Si pw et pe sont respectivement les charges
uniformément réparties, Pw et Pe les charges ponctuelles sur chacune des poutres, on pose :
p w l' 2
w
M ' w= +l ' w Σk w P w
8.5
pe l '
e2
M ' e= +l ' e Σk e P e
8. 5
Les moments au niveau des nus d’appuis en valeurs absolues sont données par les relations :
Kw K
M w =M ' e + M ' w (1− w )
D D
Ke Ke
M e=M ' w + M ' e (1− )
D D
Ks
M s = ( M ' e −M ' w )
D
Kn
M n = ( M ' e−M ' w )
D
Iw Ie Is In
K w= , Ke= , K s= , K n=
l 'w l' e h's h 'n
où : D=K w + K e + K s + K n
Mw, moment au niveau du nu de l’appui de la poutre de gauche ;
Me, moment au niveau du nu de l’appui de la poutre de droite ;
Ms, moment au niveau du nu de l’appui du poteau inférieur ;
Mn, moment au niveau du nu de l’appui du poteau supérieur.
I, le moment quadratique de la section considérée.
11.4.4 Cas d’une travée de rive
a) Travée de rive avec console
Q. Nœud de rive
On prend Kw= 0, M’w est remplacée par Mw1, moment isostatique de la console au nu du
poteau. Les relations ci-dessus devienent :
Ke1 Ke 1
M e 1 =M ' w 1 + M ' e (1− )
D1 D
1
K s1
M s 1= ( M ' e 1 −M ' w 1 )
D1
K
M n = n 1 ( M ' e 1 −M ' w 1 )
D1
227
pe l '
e2
M ' e= +l ' e Σk e P e
où 8. 5
I e1 Is1 I n1
K e 1= , K s1 = , K n1 =
l 'e 1 h ' s1 h 'n 1
D1 =K e 1 + K s 1 +K n 1
Ks1+ K n
χ =1− 1
.
1 7 . 5 K e1 pour Ks1+Kn1<1.5 Ke1
Pour la travée de droite, la longueur fictive l’e2 est prise égale à :
S. 0.8 le2 si elle n’est pas une travée de rive ;
T. 3le2 s’il s’agit d’une travée de rive ;
avec :
. χ3=0.8 si Ks3+Kn3>1.5Kw3
Ks3+ Kn
χ =1− 3
.
3 7 . 5 K w3 pour Ks3+Kn3<1.5 Kw3
Les relations donnant les moments sur les appuis deviennent, en remplaçant M’w par
1 K e1
M ' w 2− Mw
2 .125 D 1 1
:
Kw2 1 K e1 K
M w =M ' e 3 +(M ' w2 − M w )(1− w2 )
D 2 .125 D1 1 D
1 Ke1 K K
M e=( M ' w 2− M w ) e 2 +M ' e 3 (1− e 3 )
2. 125 D1 1 D D
K s2 1 Ke1
M s= ( M ' e 3 −( M ' w 2 − M w1 ))
D 2. 125 D1
K 1 K e1
M n = n 2 ( M ' e 3 −( M ' w 2− M w ))
D 2 .125 D 1 1
228
D1=Ke1+Ks1+Kn1
NB : Lorsqu’il n’ y a pas de console, on prend Mw1=0.
pl 2
M '= +lΣ kP
8 .5 et les moments au niveau des nus sont donnés par :
K s+ K n
M =M '
- dans la poutre K +1 . 56( K s + K n )
Ks
M =M '
- poteau inférieur K +1 . 56( K s + K n )
Kn
M =M '
- poteau supérieur K +1 . 56( K s + K n )
EXERCICE
229
A B
C
Solution
Nœud A
Iw = Ie = .2*.53/12 = 2.083*10-3m4
In = Is =.2*.43/12 = 1.067*10-3m4
Kw = Ke = 2.083*10-3/4.32=482.25*10-6m3
Kn = Ks =1.067*10-3/1.76=606.25*10-6m
D =2*(482.25*10-6+606.25*10-6)=2177*10-6m
Kw/D=Ke/D=482.25*10-6/2177*10-6=0.223
Kn/D=Ke/D=606.25*10-6/2177*10-6=.278
Charges uniformes :
Charges ponctuelles :
Permanentes : Pu = 1.35*27.57=37.22kN
Surcharges : 1.5*10.50=15.75 kN
230
Position relative de la charge ponctuelle : a/l’=.5l/.8l=0.63
On a donc :
Pu=17.07kN/ml, Pu=52.97kN
M’w=M’e = pu*l2/8.5+l’wkwPw
= 17.06*4.322/8.5+4.32*0.1503*52.97=71.85kNm
Pu=12kN/ml, Pu=37.22kN
M’w=M’e = 12*4.322/8.5+4.32*0.1503*37.22=50.5kNm
Nœud B
231
. l’w =0.8lw = 0.8*5.4 = 4.32m ;
Iw = .2*.53/12 = 2.083*10-3m4
In = Is =.2*.43/12 = 1.067*10-3m4
Kw = 2.083*10-3/4.32=482.25*10-6m3
Kn = Ks =1.067*10-3/1.76=606.25*10-6m
D =2*(482.25*10-6+2*606.25*10-6)=1694.75*10-6m
Kw/D=482.25*10-6/1694.75*10-6=0.285
Kn/D=Ks/D=606.25*10-6/1694.75*10-6=.0.358
Kw
M w =M ' w (1− )=71 . 85∗(1−0 . 285)=51 . 37 kNm
D
Ks
M s =M n = ( M ' e−M ' w )=0 . 358∗(0−71 . 85)=−25 .72 kNm
D
Kw
M w =M ' w (1− )=50 . 5∗(1−0 . 285)=3610 Nm
D
Ks
M s =M n = ( M ' e−M ' w )=−0 . 358∗(0−50 . 5)=−18 .07 kNm
D
232
Chapitre 12
12.1 Introduction
Une dalle dont les dimensions l x et ly, mesurées au nu des appuis, sont telles que l x soit
le plus côté (lx<ly), est considérée comme s’appuyant sur quatre côtés (flexion
bidirectionnelle) si 0.4<lx/ly<1.
Les dalles sur quatre côtés sont en général continues. La méthode de calcul consiste à
supposer la dalle articulée sur son contour puis à tenir compte de la continuité de manière
forfaitaire. Si nous considérons une telle dalle, l’application d’un effort dans le plan de la
dalle provoque une déformation et une flèche au centre w0. L’équation différentielle de la
déformée d’une telle plaque est donnée par la résistance des matériaux :
233
∂4 w ∂4 w ∂4 w p ( x , y )
+2 + =
∂ x4 ∂ x2 y2 ∂ y4 D
avec :
Eh3
D=
12 (1−υ 2 ) ;
h épaisseur de la dalle ;
coefficient de poisson.
∂2 w ∂2 w
Mx=−D( +ν 2 )
∂ x2 ∂y
∂ w ∂2 w
2
Mx=−D( 2 +ν 2 )
∂y ∂x
Les efforts tranchants quant à eux sont donnés par les relations :
∂2 w ∂2 w
Tx=−D ∂( +ν 2 )/∂ x
∂ x2 ∂x
∂ w ∂2 w
2
Ty=−D ∂( 2 +ν 2 )/∂ y
∂y ∂x
12.3 Flexion d’une plaque rectangulaire articulée sur son pourtour selon BAEL 91
Selon les règles BAEL91 (Annexe F3), les moments fléchissants au centre d’un
panneau et sur une bande de largeur unité, soumis à une charge uniformément chargé et
articulé sur le contour sont donnés par les relations : Mx = x plx2 My = y Mx
234
1m
1m
Figure 64 : Calcul du moment au centre de la plaque suivant x et y
où p est la densité de charge sur la plaque et couvrant toute la surface, x et y sont fonction
de = lx/ly et du coefficient de Poisson que l’on prend égal à 0 aux ELU, et 0.2 aux ELS.
Les moments Mx et My permettent de calculer les armatures dans les deux directions x et y.
=lx/ly x y x y
235
0.80 0.0561 0.5959 0.0628 0.7111
1 0.0368 1 0.0441 1
Mw+Me
M t+ ≥1 .25 M 0
2
- Mw, Me= 0.6M0 si le plancher n’a que deux travées dans la direction considérée ;
- Mw, Me= 0.5M0 si la travée considérée est voisine d’une travée de rive ;
Une dalle soumise à une charge localisée peut se rompre par poinçonnement. Si Q u est
la charge localisée ultime, uc le périmètre d’impact de la charge au niveau du feuillet moyen
de la dalle, c’est-à-dire au niveau de ma mi-épaisseur, h l’épaisseur de la dalle et f cj la
résistance du béton, le principe de vérification est le suivant :
Qu ≤[Link]
Q
236
h/2
h
.
L’article B75 précise qu’il n’est pas indispensable de vérifier la flèche, si les
conditions suivantes sont respectées :
h M tx
≥
l x 20 M x
a) 0
A 2
ρ= ≤
b) bd f e
12.6.2 Pourcentage minimum d’armatures dans la dalle (Art. A 82,41, Art. B74)
{
1. 2. 10−3 (aciers . .. lisses)
A y min
≥ 8 .10−4 (FeE 40 ,. . .TS . .. φ>6)
bh
6. 10−4 ( Fe 50 , .. . TS .. . φ≤6)
Sens y
3−(l x /l y )
A x min> A y min
Sens x 2
237
12.6.3 Diamètres et espacement des barres
h
φ≤
- On doit avoir (art. A.72.1) : 10
U. Soit h la hauteur totale de la dalle, et l’espacement entre armatures doit être inférieur à :
(art. A 82,43) :
Selon l’article A82,44, une armature au moins sur deux doit être ancrée, si la dalle est
soumise à des charges réparties, et en totalité s’il existe des charges concentrées mobiles.
L’arrêt des barres se fait par une méthode forfaitaire (art. B71 et Annexe F1,3) selon le
la figure ci-dessous :
a) Amatures inférieures
Ly/10 238
b) Armatures supérieures (chapeaux)
l1 l2
Max(ls, l1/5)
Max(ls, l2/5)
Ly 0.15l2
Max(Ly/5,ls)
5cm
5cm
EXERCICE D’APPLICATION
On désire déterminer le ferraillage d’un plancher industriel d’épaisseur 14cm supportant les
charges suivantes : Poids propre et charges permanentes : 4 kN/m2Surcharge 4 kN/m2
3.5
4
a b c d
Solution
Les tableaux qui suivent donnent les moments au centre et aux appuis sur les différentes
travées de la dalle et suivant les deux directions, avec = lx/ly, Mx = x plx2, My=yMx.
1-2 0.77 0.059 8.23 0 -0.M0x .75M0x 0.466 3.83 0 .5M0y .75M0y
2-3 0.89 0.049 8.94 .5M0x 0.5M0x .75M0x 0.682 6.1 0 .5M0y .75M0y
240
3-4 0.67 0.0719 7.37 .5M0x 0 .75M0x 0.396 2.92 0 .5M0y .75M0y
1-2 0.636 0.0763 10.65 0 .5M0x .75M0x 0.372 3.96 .5M0y .5M0y .75M0y
2-3 0.73 0.065 11.85 .5M0x .5M0x .75M0x 0.472 5.59 .5M0y .5M0y .75M0y
1-2 0.7 0.068 9.5 0 .5M0x .75M0x 0.436 4.14 .5M0y 0 .75M0y
2-3 0.8 0.056 10.21 .5M0x .5M0 .75M0x 0.595 6.07 .5M0y 0 .75M0y
x
3-4 0.6 0.081 8.31 .5M0x 0 .75M0x 0.305 2.53 .5M0y 0 .75M0y
0.75 M0
0.75 M0 0.75 M0
Applications numériques
(En gras seront reportées les valeurs numériques permettant le tracé de la courbe enveloppe et par
suite le calcul des armatures en travée et sur appuis.)
Sur la trame ab
Mw = 0
241
Mt = 0.75*M0 = 0.75*8.23 = 6.17 kNm
Me =0
Sur la trame bc
Mw= 0
Me =0
Sur la trame cd
Mw= 0
Me =0
Sur la trame12
Travée ab M0y=3.83kNm
Mw = 0
Travée cd M0y=4.14kNm
Me =0
Sur la trame 23
Mw = 0
Me = 0
Sur la trame 34
Mw= 0
Me = 0
Travail à faire
244
Chapitre 13
13.1 Introduction
Une fondation dans un ouvrage est la partie qui est en contact avec le sol auquel elle
transmet les charges de la superstructure. Cette transmission peut se faire par des semelles et
radiers lorsque le sol capable de supporter les pressions dues à la superstructure est à une
faible profondeur (moins de deux mètres). Lorsque celui-ci est plus profond, la transmission
des charges se fait par l’intermédiaire soit des puits, soit de pieux. Nous nous limiterons ici au
cas des fondations superficielles.
a) Essai de laboratoire
245
L’échantillon du sol est prélevé sur le site puis étudié au laboratoire où l’on détermine
ses caractéristiques mécaniques. Les deux principaux essais de laboratoire réalisés dans le
cadre de l’étude des fondations sont : l’essai de cisaillement et l’essai triaxial. Ces deux essais
permettent de déterminer l’angle de frottement interne ainsi que la cohésion du sol,
paramètres à partir desquels on calcule la contrainte admissible en fonction de la géométrie de
la semelle et de la profondeur de la fondation.
Les essais sont réalisés directement sur le site de la construction. Les essais in situ les plus
courants sont : essai au pénétromètre dynamique, l’essai au pénétromètre statique, et l’essai au
pressiomètre.
- 1/250 pour les structures rigides, les réservoirs de stockage métallique, les structures en
béton armé ;
On détermine les contraintes transmises par une fondation en prenant une combinaison
d’actions non pondérées dont les cas les plus courants sont :
246
G+Q+S neige
G+Q+W vent
Si les tassements ainsi que les tassements différentiels sont acceptables, la vérification
consiste à s’assurer que les contraintes transmises au sol par la superstructure sont
inférieures aux contraintes admissibles du sol, celles-ci étant données par les études
géotechniques. Pour les cas où les charges sont essentiellement verticales et sans excentricité
Ns
σ= ≤σ ad
on doit vérifier que : S
Ns
Fig. 68
Lorsque la contrainte n’est : Coupe
pas sur unesous
uniforme semelle
la filante
semelle(excentricité importante de
l’effort de compression, ou existence d’un moment réel), on doit vérifier que la contrainte 3/4
est inférieure à la contrainte admissible du sol.
3 σ max +σ min
σ ≤σ ad σ =σ 3/ 4 = ≤σ ad
ou 4
N
min
max
3/4
B/4 3B/4
247
N 6∗e
σ Min = (1− )
A∗B B
N 6∗e
σ Max = (1+ )
Avec A∗B B
où e est l’excentricité de l’effort si celui-ci n’est pas centré sur la semelle ou e = M/N lorsque
la semelle est sollicitée par un moment fléchissant M. A et B sont les dimensions de la
semelle et son inertie par rapport à l’axe passant par son centre de gravité est : AB3/12.
a) Semelles flexibles
Coffrage
On admet ici que la semelle peut se déformer au contact du sol. Elles sont alors
calculées comme une double console encastrée sur le mur, et soumises à l’action des
contraintes exercées par le sol.
(B-b)/2 b (B-b)/2
s
Figure. 70 : Modèle de semelle flexible
Une semelle est dite flexible lorsque la condition suivante est respectée :
B−b
h≤ +5
4
relation dans laquelle les dimensions sont données en centimètre.
248
La détermination de largeur B de la semelle se fait avec la combinaison d’action :
Ns = G+Q+w
où Ns est la charge à l’état limite de service arrivant sur la semelle.
On a alors :
Ns
B=
σ ad
Ferraillage
La détermination de la section d’armature se fait aux états limites ultimes sur une
console de longueur (B-b)/2, de hauteur h, de largeur un mètre et encastrée sur le poteau.
La combinaison d’action à considérer est donnée par la relation suivante :
Nu = 1.35 G + 1,5Q +1,2.W
Ns
(
(B−b )
T ( x )=σ 2 x−σ 1 x−
2 )
( )
2
x2 (B−b )
M ( x )=σ 2 −σ 1 x−
2 2
Les valeurs maximales correspondant sont respectivement :
249
( B−b ) N
T max =σ 2
2
= 1−
2 ( ) b
B
1 N (B−b )
M max = ( σ 2 B2 −σ 1 b2 )=
8 8
As A At
A1
As
Fig. 72 : ferraillage d’une semelle flexible
b) Semelles rigides
Coffrage
A la différence des semelles flexibles dont la faible rigidité les rend moins plus
déformables, les semelles rigides sont supposées indéformables. L’effort transmis par le
poteau ou le mur se diffuse dans la semelle sous forme de bielles comprimées équilibrées en
partie inférieure de la semelle par des armatures tendues. Une semelle est supposée rigide
lorsque sa hauteur est au moins égale à la valeur suivante :
250
B−b
h> +5
4 [cm]
b N
d
h
Nu
. h0
d h
x
dx
B/2
251
N u ( B−d ) ( B−b)
f max = =σ
2 Bd 2d
L’effort de traction maximal dans l’acier vaut quant à lui :
[ ]
B /2 B /2
N u ( B−b )
N ma = ∫ fdx= x 2
x 0 B2 d 0
(x)
L’armature longitudinale ou armature de répartition est d’environ A l = As/4. On n’a pas besoin
d’armatures d’effort tranchant en raison de l’hypothèse de diffusion des contraintes par bielles de
compression. La figure 76 donne le schéma de ferraillage d’une semelle filante rigide.
Al As
252
Les semelles rigides isolées sont calculées de la même manière que les semelles rigides
filantes mais dans les deux directions x et y.
Pour le coffrage on a Ns étant l’effort dans le poteau à l’état limite de service, A et B les
dimensions de la semelles :
Ns
S= A . B=
σ ad
b 2 Ns
S= AB = A =
a σ ad
soit :
A=
√ a . Ns
bσ ad
N u ( A−a )
Ax=
8 d x f su
N u ( B−b )
A y=
Les sections d’armatures sont données par : 8 d y f su
Ax Ay
Figure. 77 : Vue en plan du ferraillage d’une semelle isolée
253
Remarques :
Pour les semelles de grandes dimensions, il faut prévoir un glacis pour réduire le volume de
béton compte tenu du volume de la partie de la semelle ne participant pas à la résistance de la semelle.
Ns N .1
σ= ≤σ ad B≥ s ≤σ ad= =1 m
Bx 1 d’où σ ad .1
La hauteur h est donnée par :
B−b 100−20
h≥ +5 h≥ +5=25 cm
4 soit 4 pour une semelle rigide.
Eventuellement si la semelle est flexible h peut être inférieure à 25cm.
A=
√ a . Ns
√
.25 x .35
bσ ad = . 4 x . 12
=1 .35 m
B
b
a
A
.4
.25
1.35 2.16
Exercice E13-3
Un semelle filante, de largeur B= 1m, et de hauteur h=35cm, supporte une charge ultime Nu = 150
kN. Déterminer son ferraillage. On donne fe = 300 MPa.
Solution
254
La semelle est rigide et la section d’acier de renfort est donnée par :
N u (B−b ) .15 (1−.2 )1 . 15
A s≥ = =1 . 92 cm2 /ml
8 df su 8 x . 3 x 400
On peut prendre 10 HA10=7.85 cm2 espacés de 15 cm sur la largeur A=1.35 m avec un enrobage de
3cm ;
Dans la direction B elle est donnée par :
N u ( A−a ) .5( 1 . 35−. .25 ) 1. 15
A s2 ≥ = =4 . 6 cm 2
8 d ' f su 8 x . 43 x 400
255
CHAPITRE 14 : EXEMPLE DE CALCUL DE BATIMENT
256
On donne : fe = 400 Mpa, fc28=25 Mpa, la fissuration sera considérée comme
préjudiciable.
3.15
3.15
a b c d e
1 20
3.5
20
2 20 3.5 20 4 20 3 20 3.5 20
4
3 20
3
4 20
Solution
Dans l’exemple qui suit, nous ferons tous les calculs détaillés. Il sera laissé au lecteur le soin
de compléter l’étude, notamment en faisant :
V. le plan de coffrage détaillé ;
W. les plans de ferraillage des dalles, poutres, poteaux et semelles ;
X. le tracé des courbes enveloppes et les épures d’arrêt des barres à partir des résultats
fournis ici.
1) Ferraillage de la terrasse
La dalle est pleine et d’épaisseur 15 cm. On constate que pour chacune des travées le
rapport des portées lx/ly est compris entre 0.4 et 1. La dalle porte donc dans les deux sens.
Charges et surcharges de service sur la dalle
Ps=3.5+4=7.5 kN/m2
Charges et surcharges ultimes sur la dalle
Pu = 1.35*3.5+1.5*4=10.725 kN/m2
1-2 0.875 0.050 6.67 0 -0.M0x .75M0x 0.735 4.9 0.5 M0y .5M0y .75M0y
8
257
2-3 1 0.036 6.3 .5M0x 0.5M0x .75M0x 1 6.3 0.5 M0y .5M0y .75M0y
8
3-4 0.75 0.062 6 .5M0x 0 .75M0x 0.51 3.06 0.5 M0y .5M0y .75M0y
1
Travée 1-2
Sens y
Mu = Mey = Mwy =2.45 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot
As=.00245/348*.13(1-0.4*.0128)=0.54cm2
258
Travée 2-3
Mwx =3.15 kNm Mwy = 3.15 kNm
En travée sens y
Mu = Mty =4.73 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot
As=.00473/348*.13(1-0.4*.0265)=1.05cm2
Calcul des chapeaux
Sens x
Mu = Mex Max(3.15, 3)= 3.15 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot
As=.00313/348*.13(1-0.4*.0165)=0.7cm2
Sens y
Mu = Mey = Mwy =3.15 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot
As=.00315/348*.13(1-0.4*.0165)=0.7cm2
Travée 3-4
Mwx =.0.5Mx = 3 kNm Mwy = 1.53 kNm
259
Mtx = 0.75Mx = 4.5 kNm Mty = 2.3 kNm
En travée sens y
Mu = Mty =2.3 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot
As=.0023/348*.13(1-0.4*.012)=0.5cm2
260
Ax>Ay(3-lx/ly)/2
Soit :
Travée 1-2
Ax> (1.2(3-0.875)/2=1.275cm2 soit 1 HA6 tous les 24 cm
Chapeaux sens x :
Appuis 1 : Sup(40Ø, 3.5/10)=a+35cm
Appui 2 : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80 cm
Chapeaux sens y
Appuis b : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80cm
Appui c : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Travée 2-3
Ax> (1.2(3-1)/2=1.2cm2 soit 1 HA6 tous les 24 cm
Chapeaux sens x :
Appuis 2 : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80 cm
Appui 3 : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Chapeaux sens y
Appuis b : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80cm
Appui c : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Travée 3-4
Ax> (1.2(3-0.75)/2=1.35cm2 soit 1 HA6 tous les 24 cm
Chapeaux sens x :
Appuis 3 : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Appui 4 : l=a+Sup(40Ø, 3/10)=a+30 cm
Chapeaux sens y
Appuis b : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80cm
Appui c : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Où a représente l’épaisseur du mur ou la largeur de la poutre portant la dalle. Le schéma de
ferraillage cette partie de la dalle est le suivant :
261
1 2 3 3
A b c d e
1 3.5 2 4 3 3.5 4
Travée 2
Chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*10.725*4+1.35*0.2*25*.4=24.19 kN/ml
Pour le moment fléchissant :
qe = 2/3*10.725*4+1.35*0.2*25*.4=31.5 kN/ml
Non chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*4.73*4+1.35*0.2*25*.4=12.18 kN/ml
Pour le moment fléchissant :
qe = 2/3*4.73*4+1.35*0.2*25*.4=15.4 kN/ml
Travée 3
Chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*10.725*3+1.35*0.2*25*.4=18.8 kN/ml
Pour le moment fléchissant : qe=2/3*10.725*3+1.35*0.2*25*.4=24.19kN/ml
Non chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*4.73*3+1.35*0.2*25*.4=9.8 kN/ml
Pour le moment fléchissant :
qe = 2/3*4.73*3+1.35*0.2*25*.4=12.18 kN/ml
Les schémas que nous adopterons donc pour le calcul sont les suivants :
Cas de charge 1
263
27.7 kN/ml 31.5 kN/ml 12.18 kN/ml
3.5 4 3
1 2 3 4
Appui 2
27 .7∗2 . 83 +31 . 5∗3 . 23
M 2 =− =−32. 16 kNm
8 . 5(2. 8+3 . 2)
Travée 1
27 .7 0−(−32 .16 ) 3 . 5 2
M m=−0+ ( + ) =60 kNm
2 3 . 5∗27 . 7 2
0−(−32. 16 ) 27. 7∗3 .5 2
M (l/2)=−0+( )+ =58 . 49 kNm
2 8
0−32 .16 21 . 47∗3. 5
R w= + =28. 38 kN
3. 5 2
0−32. 16 21 . 47∗3 .5
Re =− + =46 .75 kN
3 .5 2
T w =−R w=−28. 38 kN
T e=−R w + 21. 47∗3 .5=46 . 75 kN
Appui 3
31. 5∗3 .23 +12. 18∗2. 4 3
M 3 =− =−25 . 22kNm
8 .5 (3. 2+2 . 4 )
Travée 2
Travée 3
264
−25. 22−(−0) 12 .18∗32
M (l/2)=−(−25. 22 )+( )+ =25 . 31 kNm
2 8
−25. 22−(−0) 9. 8∗3
R w= + =6 .29 kN
3 2
−25 . 22−(−0 ) 9 . 8∗3
Re =− + =23 . 11kN
3 2
T w =−R w=−6 .29 kN
T e=−R w +9. 8∗3=23. 11kN
Cas de charge 2
Appui 2
Appui 3
31. 5∗3 .23 +24 . 19∗2 . 4 3
M 3 =− =−28 .71 kNm
8 . 5(3 .2+2 . 4 )
Travée 2 ,
265
−26 .14−(−28 . 71) 24 . 19∗4
R w= + =49 .02 kN
4 2
−26 . 14−(−28 .71 ) 24 .19∗4
Re =− + =47 . 74 kN
4 2
T w =−R w=−49 . 02 kN
T e=−R w +24 .19∗4=47 .74 kN
Travée 3
24 . 19 −28 .71−(−0 ) 3 2
M m=−(−28 . 71)+ ( + ) =43 . 46 kNm
2 3∗24 . 19 2
−28 . 71−(−0) 24 . 19∗3 2
M (l/2)=−(−28. 71 )+( )+ =41 .57 kNm
2 8
−28. 71−(−0) 18 . 8∗3
R w= + =18 . 63 kN
3 2
−28 .71−(−0 ) 18 .8∗3
Re =− + =37 .77 kN
3 2
T w =−R w=−18. 63 kN
T e=−R w +18 . 8∗3=37 . 77 kN
Cas de charge 3
31.5
13.72 12.18
Appui 2
266
−0−(−26 . 14 ) 11∗3 .5
R w= + =26 . 71 kN
3. 5 2
−0−(−26 .14 ) 11∗3 . 5
Re =− + =11.78 kN
3 .5 2
T w =−R w=−26 .71 kN
T e=−R w +11∗3 . 5=11. 78 kN
Appui 3
31. 5∗3 .23 +12. 18∗2. 4 3
M 3 =− =−25 . 22kNm
8 .5 (3. 2+2 . 4 )
Travée 2
Travée 3
Cas de charge 4
27.7 15.4 24.19
Appui 2
267
27.7∗2.83 +15.4∗3.23
M 2 =− =−21.82 Nm
8.5(2.8+3.2)
Travée 1
27 .7 0−(−21 . 82) 3 . 5 2
M m=−0+ ( + ) =54 .03 kNm
2 3 . 5∗27 . 7 2
0−(−21. 82) 27 . 7∗3 .52
M (l/2)=−0+( )+ =53 . 32 kNm
2 8
−0−(−21 . 82) 27 . 7∗3 .5
R w= + =54 . 71 kN
3. 5 2
−0−(−21. 82 ) 27 .7∗3 . 5
Re =− + =42. 24 kN
3 .5 2
T w =−R w=−54 .71 kN
T e=−R w +27. 7∗3 .5=42 . 24 kN
Appui 3
15 . 4∗3 .23 +24 . 19∗2 . 4 3
M 3 =− =−17 .62 kNm
8 .5(3 . 2+2. 4 )
Travée 2
15 . 4 −21 . 82−(−17 . 62) 4 2
M m=−(−21 . 82)+ ( + ) =50 . 55 kNm
2 4∗15 . 4 2
−21 . 82−(−17 . 62) 15 . 4∗42
M (l/2)=−(−21. 82)+( )+ =50 .52 kNm
2 8
−21. 82−(−17 . 62 ) 15. 4∗4
R w= + =29 . 75 kN
4 2
−21 .82−(−17 . 62) 15 . 4∗4
Re =− + =31. 85 kN
4 2
T w =−R w=−29. 75 kN
T e=−R w +12 . 7∗4=31. 85 kN
Travée 3
268
Nous résumons ci-après l’ensemble des résultats de calcul mené ci-dessus.
Moments fléchissants
Cas de charge 1
0 -36.16 -25.22 0
60 91.74 29.21
Cas de charge 2
0 -23.75 -28.74 0
Cas de charge 3
0 -26.14 -25.22 0
Cas de charge 4
0 -21.82 -17.62 0
Cas de charge 1
Cas de charge 2
Cas de charge 3
Cas de charge 4
269
42.24 31.85 34.07
Travée 1-2
Mu = 60 kNm
b=.90m
=0.06/(0.9*14.2*0.3752)=0.033 =0.042
3HA14
Travée 2-3
Mu =91.74 kNm
b=0.9m
=0.09174/(0.9*14.2*0.3752)=0.05 =0.065
5HA14
270
Travée 3-4
Mu =43.46 kNm
b=0.9m
=0.04346/(0.9*14.2*0.3752)=0.024 =0.03
3HA14
File2
Mu=36.16 kNm
As=0.03616/348*0.375(1-0.4*0.119)=2.91cm2
File 3
Mu=28.74 kNm
As=0.02874/348*0.375(1-0.4*0.093)=2.28cm2
Zone de recouvrement
271
3-Ferraillage du plancher courant
Dalle de compression 60 60 5
15
24 12 24 15
Nous avons donc à déterminer les armatures dans une poutre continue en T, prenant
appui sur des poutres espacées respectivement de 3.5m, 4m et 3m. Comme pour la poutre
principale calculée plus haut, on doit appliquer la méthode de Caquot simplifiée.
Cas de charge 1
3.5 4 3
1 2 3 4
Appui 2
6 . 44∗2. 83 +6 . 44∗3 .23
M 2 =− =−6 . 90 kNm
8 . 5(2. 8+3 . 2)
Travée 1
6 . 44 0−(−6 . 9) 3. 5 2
M m=−0+ ( + ) =13 .61 kNm
2 3 .5∗6 . 44 2
272
0−(−6 . 44 ) 6 . 44∗3 . 52
M (l/2)=−0+( )+ =13 . 08 kNm
2 8
Appui 3
6. 44∗3. 23 +2. 84∗2 . 4 3
M 3 =− =−5 .26 kNm
8 .5 (3 . 2+2 . 4 )
Travée 2
6. 44 −6 . 90−(−5 .26 ) 4 2
M m=−(−6. 90 )+ ( + ) =18 . 97 kNm
2 4∗6 . 44 2
−6 . 90−(−5. 26 ) 6 . 44∗4 2
M (l/2)=−(−6 . 90)+( )+ =18 . 97 kNm
2 8
Travée 3
2 . 84 −5 . 26−(−0) 3 2
M m=−(−5 . 26 )+ ( + ) =6. 36 kNm
2 3∗2. 84 2
−5 .26−(−0 ) 2 . 84∗32
M (l/2)=−(−5. 26 )+( )+ =5 . 72 kNm
2 8
Cas de charge 2
Appui 2
2 . 84∗2. 8 3 +6 . 44∗3 . 23
M 2 =− =−5 . 36 kNm
8 .5(2 . 8+3 .2 )
Travée 1
2 . 84 0−(−5 . 36) 3. 5 2
M m=−0+ ( + ) =7 . 44 kNm
2 3 . 5∗2 . 84 2
0−(−5. 36 ) 2 . 84∗3 .52
M (l/2)=−0+( )+ =7 .03 kNm
2 8
273
Appui 3
6. 44∗3. 23 +6 . 44∗2. 43
M 3 =− =−6 .3 kNm
8 . 5(3 .2+2 . 4 )
Travée 2 ,
6 . 44 −5 .36−(−6 . 3 ) 4 2
M m=−(−5 . 36 )+ ( + ) =18 . 71 kNm
2 4∗6 . 44 2
−5 .36−(−6 . 3) 6 . 44∗4 2
M (l/2)=−(−5. 36 )+( )+ =18 . 71 kNm
2 8
Travée 3
6 . 44 −6 . 3−(−0) 3 2
M m=−(−6. 3 )+ ( + ) =10 . 71 kNm
2 3∗6 . 44 2
−6 . 3−(−0 ) 6. 44∗32
M (l/2)=−(−6 .3 )+( )+ =1039 kNm
2 8
Cas de charge 3
6.44
2.84 2.84
Appui 2
2 . 84∗2. 8 3 +6 . 44∗3 . 23
M 2 =− =−5 . 36 kNm
8 .5(2 . 8+3 .2 )
Travée 1
2 . 84 0−(−5 . 36) 3. 5 2
M m=−0+ ( + ) =−7 . 44 kNm
2 3 . 5∗2 . 84 2
0−(−5. 36 ) 2 . 84∗3 .52
M (l/2)=−0+( )+ =7 .03 kNm
2 8
Appui 3
6. 44∗3. 23 +2. 84∗2 . 4 3
M 3 =− =−5 .26 kNm
8 .5 (3 . 2+2 . 4 )
Travée 2
6 . 44 −5 .36−(−5 . 26 ) 4 2
M m=−(−5 . 36 )+ ( + ) =18 . 19 kNm
2 4∗6 . 44 2
274
−5 .36−(−5 .26 ) 6 . 44∗4 2
M (l/2)=−(−5. 36 )+( )+ =18 . 19 kNm
2 8
Travée 3
2 . 84 −5 . 26−(−0) 3 2
M m=−(−5 . 26 )+ ( + ) =6. 36 kNm
2 3∗2. 84 2
−5 .26−(−0 ) 2 . 84∗32
M (l/2)=−(−5. 26 )+( )+ =5 . 83 kNm
2 8
Cas de charge 4
6.44 2.84 6.44
Appui 2
Travée 1
6 . 44 0−(−4 .6 ) 3 . 5 2
M m=−0+ ( + ) =12 . 29 kNm
2 3 . 5∗6 . 44 2
0−(−4 . 6 ) 6 . 44∗3 . 52
M (l/2)=−0+( )+ =12 . 16 kNm
2 8
Appui 3
2 . 84∗3 .23 +6 . 44∗2 . 4 3
M 3 =− =−3 . 82 kNm
8 .5 (3 . 2+2 . 4 )
Travée 2
2 .84 −4 . 6−(−3 . 82) 4 2
M m=−(−4 . 6 )+ ( + ) =9. 89 kNm
2 4∗2 .84 2
−4 . 6−(−3 .82 ) 2 . 84∗4 2
M (l/2)=−(−4 . 6 )+( )+ =9 . 89 kNm
2 8
Travée 3
6 . 44 −3 .82−(−0 ) 3 2
M m=−(−3 . 82)+ ( + ) =9 .28 kNm
2 3∗6 . 44 2
−3. 82−(−0) 6 . 44∗32
M (l/2)=−(−3. 82 )+( )+ =9 .15 kNm
2 8
Nous résumons ces résultats dans le tableau ci-dessous où ne sont présentés que les
valeurs des moments maximum en travées et ceux sue appuis. Le lecteur s’exercera à partir
de ces résultats à tracer les courbes enveloppe et à tracer l’épure d’arrêt des barres :
275
Travée 1 Appui 2 Travée 2 Appui 3 Travée 3
Travée 1
Mu=13.6 kNm
As=0.01364/(348*0.18(1-0.4*0.063))=2.27 cm2
Appui 2
Mu=6.90 kNm
As=0.0069/(348*0.18(1-0.4*0.167))=1.18 cm2
Travée 2
Mu=18.97 kNm
As=0.01897/(348*0.18(1-0.4*0.089))=3.14 cm2
Appui 3
Mu=6.3kNm
As=0.0063/(348*0.18(1-0.4*0.152))=1.101 cm2
Travée 3
Mu=10.71 kNm
As=0.01071/(348*0.18(1-0.4*0.048))=1.74 cm2
2HA10 2HA10
-charges et surcharges sur la dalle ;La figure ci-dessous donne pour les poteaux b3 et b4, la
surface à prendre en compte. Cette surface comprend le ¼ d’aire de chaque travée adjacente
au poteau considérée .
277
- poids propre des poutres supportant la terrasse, qui prend en compte la demi-portée de
chaque poutre arrivant au poteau ;
Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*10.725
=140.76 kN
Pds=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*7.5
=98.43 kN
Ppu=.2*.4*25*1.35*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=19.57 kN
Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=14.5 kN
Pcs=.2*.2*25*3.15=3.15 kN Pcu=1.35*3.15=4.25
Nu=140.76+19.57+4.25=164.58 kN
278
Ns=104.27+14.5+3.15=121.92 kN
Pdu=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*10.725=60.33 kN
Pds=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*7.5=42.2 kN
Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=10.5 kN
Ppu=.2*.4*25*1.35(3.5/2+4/2+3/2)=14.2 kN
Pcs=0.2*0.2*25*3.15=3.15 kN
Pcu=1.35*0.2*0.2*25*3.15=4.25 kN
Ns= 42.2+10.5+3.15=55.85 kN
Nu=60.33+14.2+4.25=78.78kN
Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*10.725
=140.76 kN
Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*7.5
=98.43 kN
279
Poids propre poutres
Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=14.5 kN
Ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=19.57 kN
Pcs=.2*.2*25*3.15=3.15 kN
Pcu=1.35*.2*.2*25*3.15=4.25 kN
Nu=164.58+140.76+19.57+4.25=329.16 kN
Ns=116.08+98.43+14.2+3.15=231.88 kN
Pdu=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*10.725=60.33 kN
Pds=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*7.5=42.2 kN
Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=10.5 kN
Ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=14.2 kN
Pcs=0.2*0.2*25*3.15=3.15 kN
Pcu=1.35*0.2*0.2*25*3.15=4.25
Nu=78.98+60.33+14.2+4.25=157.78 kN
Ns=42.2+10.5+3.15+55.85=111.7 kN
Poteaux RDC
Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*10.725
=140.76 kN
Pds=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*7.5
=98.43 kN
Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=14.5 kN
ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=19.57 kN
Pcs=.2*.2*25*4=4 kN
Pcu=1.35*.2*.2*25*4=5.4 kN
Nu=140.76+19.57+5.4+329.16=494.89 kN
Ns=98.43+14.5+4+231.88=348.81 kN
Pdu=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*10.725=60.33 kN
Pds=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*7.5=42.2 kN
Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=10.5 kN
Ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=14.2 kN
Pcu=1.35*0.2*0.2*25*4=5.4 kN
Nu=157.78+60.33+14.2+5.44=237.71 kN
Ns=111.7+42.2+10.5+4=168.4 kN
R+2
Poteau b3
Nu=164.58 kN. d’après l’article B811, cette charge doit être majorée de 10% soit Nu=181 kN
B=0.2*0.2=0.04 m2 Br =0.18*0.18=0.03254m2
Ip/lp=1066.6610-6/4=2.66.66*10-6 m3
Ic/lc=133.33*10-6/3.15=42.32*10-6 m3
0 .2
i= =0. 058
2 √3 , élancement = lf/i=38.<50
282
0 .85
α= =0. 68
38 2
1+0 .2( )
35
La section de béton est suffisante pour supporter 181 kN. Mais pour les raisons de fragilité du
béton nous devons mettre une section minimale donnée par :
Poteau b4
Nu =78.98kN
Calculs conduits comme précédemment, les paramètres géométriques étant les mêmes.
B=0.2*0.2=0.04 m2 Br =0.18*0.18=0.03254m2
Ip/lp=1066.6610-6/4=2.66.66*10-6 m3
Ic/lc=133.33*10-6/3.15=42.32*10-6 m3
0 .2
i= =0. 058
2 √3 , élancement = lf/i=38.<50
0 .85
α= =0. 68
38 2
1+0 .2( )
35
Niveau R+1
283
Poteau b3
Nu=329.16 kN. Pour le calcul des sections cette charges doit être majorée de 10%, soit Nu
=362.08 kN
Les calculs relatifs aux caractéristiques géométriques sont les mêmes que ceux du niveau
R+2.
γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 362 0 . 0327∗25
A s> [ − ]= [ − ]=−0 . 0004< 0
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 68 0 . 9∗1 .5
Poteau b4
Nu= 157.78 kN
γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 15778 0. 0327∗25
A s> [ − ]= [ − ]<0
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 68 0 . 9∗1 . 5
Niveau RDC
Poteau b3
B=0.2*0.2=0.04 m2 Br =0.18*0.18=0.03254m2
Ip/lp=1066.6610-6/4=2.66.66*10-6 m3
Ic/lc=133.33*10-6/4=33.33*10-6 m3
0 .2
i= =0. 058
2 √3 , élancement = lf/i=48.27.<50
0 .85
α= =0. 616
48 .27 2
1+0 .2( )
35
284
γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 5444 0 . 0327∗25
A s> [ − ]= [ − ]=8 cm2
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 616 0 . 9∗1. 5
Poteau b4
Les calculs sont conduits comme en b3, les paramètres géométriques étant les mêmes.
La section de béton est suffisante. Mais pour les raisons de fragilité du béton nous devons
mettre une section minimale donnée par :
Semelles b3
Nu =1.1*494.89=544.4 kN ; Ns=1.1*348.81=383.69 kN
A≥
√ √Ns
σs
=
0 . 38369
0 . 15
=1 .52 m
Nous pouvons adopter une semelle carrée de côté a=1.6 m La semelle étant rigide,
nous devons choisir une hauteur h telle que h>(A-a)/4+5 où a est le côté du poteau carré, soit
h>40cm .
285
Nous choisissons de placer un HA10 tous les 20 cm avec un enrobage de 2.5 cm.
Compte tenu de la forme carrée de la semelle, le même ferraillage se fera dans les deux sens.
Le principe de ferraillage est donné sur la figure qui suit :.
30
40
1.60
10
Semelle b4
Nu =1.1*237.71=261.5 kN ; Ns=1.1*168.4=185.24 kN
A≥
√ √Ns
σs
=
0 . 18524
0. 15
=1 . 11m
Nous pouvons adopter une semelle carrée de côté a=1.20 m. La semelle étant rigide, nous
devons choisir une hauteur h telle que h>(A-a)/4+5 où a est le côté du poteau carré, soit
h=30cm .
Nous choisissons de placer un HA10 tous les 23 cm avec un enrobage de 2.5cm. Compte tenu
de la forme carrée de la semelle, le même ferraillage se fera dans les deux sens. Le principe
de ferraillage est donné sur la figure qui suit.
1.20
Références bibliogaphiques
3- Albiges M., Mingasson M. ‘Théorie et pratique du béton armé aux Etats Limites’,
Eyrolles, 1981
6- BP Hughes, ‘Limite state theory for reinforced concrete Design’, Pittman Publishing
Corporation, 1976.
7- Charon Pierre, ‘ Calcul du béton armé suivant les règles BAEL 83’, Eyrolles, 1984.
8- Dinnequin, ‘Cours Supérieur de béton armé. Règles BAEL 83’, Eyrolles, 1988.
10- Geoges Dreux, ‘Calcul Pratique du béton armé’, Règles BAEL 80, Mise à jour 83’,
Eyrolles, 1983.
11- H. Thonier, ‘ Le Béton Précontraint aux Etats Limites’, Presses ENPC, 1985.
287
12- J. M. Destrac, D. Lefèvre, Y. Maldent, S. Silva, ‘ Mémotech Génie Civil’, Casteilla, 1996.
13- J.P. Mougin, ‘Cours de béton armé aux Etats Limites suivant les règles BAEL 83’,
Eyrolles, 1986.
15- [Link], E. Sigalov, V. Baïkov, ‘Construction en béton armé’, ed. Mir, Moscou,
1971.
Annexes1
Classes d’exposition en fonction des conditions d’environnement selon EN 206-1
288
XA3 Environnement à forte agressivité chimique selon EN 206-1, Sols naturels et eau dans le sol
tableau 2
Annexes 2
Les constructions en béton armé sont le plus souvent soumises à trois types d’actions :
- les charges permanentes ;
- les charges d’exploitation ;
- les charges climatiques (vent neige) … ;
- les charges accidentelles.
289
Avoine 550 30
Farine 600 25
290
25+5 360-400
12+4 220-230
Planchers nervurés à poutrelles préfabriquées avec entrevous en 16+4 250-260
terre cuite, entr’axe : 60 cm 20+4 280-300
25+5 320-360
12+4 150-170
Planchers nervurés à poutrelles préfabriquées avec entrevous en 16+4 170-200
polystyrène, entr’axe : 60 cm 20+4 180-210
25+5 240-280
Dalle pleine en béton armé : 25 daN/m2/cm
Chape au mortier de ciment : 20 daN/m2/cm
Carrelage scellé avec 2cm couche de pose
Gré cérame (épaisseur 1cm) 60 daN/m2
Dallage céramique en pierre dure (15-30cm) 70 à 100
Carrelages ou dallage collés 20 daN/m2/cm
Parquets sur lambourdes 25 daN/m2
Sols minces et parquets collés 8 daN/m2
On distingue deux types de charges variables : les charges d’exploitation et les charges climatiques (vents,
neige, houles) définies par des règlements particuliers.
Les charges d’exploitation sont fixées en fonction de la nature des locaux ou en fonction du type
d’utilisation. Les charges d’exploitation peuvent faire l’objet d’une majoration ou d’une minoration, horizontale
ou verticale en fonction des dimensions de la surface ou du nombre d’étages.
1 Logements 1.5
291
2 Balcons 3.5
2-Bâtiments de bureaux
Type d’habitation Valeurs (kN/m2)
1 Bureaux 2.5
4 Halls 2.5
3-Bâtiment scolaire
Type d’usage Valeurs (kN/m2)
2 Amphithéâtre 3.5
9 Cantines 3.5
4-Hôpitaux
Type d’usage Valeurs (kN/m2)
1 Chambres 1.5
292
5 Bureaux, salles de cours 2.5
6 Sanitaires 1.5
7 Cuisines 5.0
8 Buanderies 3.5
5-Bâtiments sportifs
Type d’usage Valeurs (kN/m2)
6-Garde-corps
Type d’usage Valeurs (kN/m2)
7-Toitures
Type d’usage Valeurs (kN/m2)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
5 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4
6 0,3 0,6 0,9 1,1 1,4 1,7 2 2,3 2,6 2,8 3,1 3,4
8 0,5 1 1,5 2,01 2,51 3,01 3,51 4,02 4,52 5,02 5,52 6,03
10 0,78 1,57 2,35 3,14 3,92 4,71 5,49 6,28 7,06 7,85 8,63 9,42
12 1,13 2,26 3,39 4,52 5,65 6,78 7,91 9,04 10,2 11,3 12,4 13,6
14 1,54 3,08 4,62 6,15 7,69 9,23 10,8 12,3 13,9 15,4 16,9 18,5
16 2,01 4,02 6,03 8,04 10,1 12,3 14,1 16,1 18,1 20,1 22,1 24,1
20 3,14 6,28 9,42 12,6 15,7 18,8 22 25,1 28,3 31,4 34,7 37,7
293
25 4,9 9,81 14,7 19,6 24,5 29,4 34,3 39,2 44,1 49,1 54 58,9
32 8,04 16,1 24,1 32,2 40,2 48,2 56,3 64,2 72,4 80,4 88,4 96,5
40 12,6 25,1 37,7 50,2 62,8 75,4 88 100.5 113 125.6 138.2 150.7
294
295
296
297