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Composants et propriétés du béton

Ce document décrit les différents composants du béton, en particulier le ciment. Il explique le processus de fabrication du ciment, comprenant l'extraction des matières premières, leur cuisson pour former le clinker, puis le broyage et le mélange avec du gypse pour former le ciment. Le document décrit également l'influence de facteurs tels que la finesse du ciment, la température et le rapport eau/ciment sur la prise et le durcissement du béton.

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Composants et propriétés du béton

Ce document décrit les différents composants du béton, en particulier le ciment. Il explique le processus de fabrication du ciment, comprenant l'extraction des matières premières, leur cuisson pour former le clinker, puis le broyage et le mélange avec du gypse pour former le ciment. Le document décrit également l'influence de facteurs tels que la finesse du ciment, la température et le rapport eau/ciment sur la prise et le durcissement du béton.

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COMPOSANTS DU BETON

Introduction
Le béton hydraulique est un mélange judicieusement choisi de granulats (sable, gravier,
cailloux), de liant (ciment), d’eau avec parfois des adjuvants. Les adjuvants ont pour rôle de
modifier certaines propriétés du béton frais (fluidifiant, retardateur de prise). Il existe
aujourd’hui des produits dits super plastifiants, qui permettent d’obtenir dans le cadre des
bétons haute(BHP) et très haute performance (BTHP) et auto plaçant (BAP) des bétons très
faciles à mettre en place, mais avec des propriétés mécaniques très importantes.

1. Les composants du béton


1.1. Le ciment
C’est une poudre fine constituée principalement de silicate et d’aluminate de chaux
qui s’hydratent en présence de l’eau pour donner progressivement une consistance solide au
matériau. La prise correspond à la période pendant laquelle les premiers hydrates se forment
et permet au matériau de passer progressivement du fluide au solide. Le durcissement qui suit
la prise est caractérisé par une augmentation progressive de la résistance mécanique. Elle peut
s’étaler sur plusieurs années.
1.1.1. Fabrication du ciment
On extrait du calcaire et de l’argile des carrières. Ces deux matières premières sont
mélangées à raison de 80% pour le calcaire et 20% pour l’[Link] ces deux
mélanges se présentent ainsi qu’il suit :
CaCO3(carbure de calcium)
2SiO2.Al2O3(argile)
Fe2O3(oxyde de fer)
SiO2(silicates)
[Link]. Clinkarisation
Ce mélange naturel est concassé à des grains de taille inférieure à 0,1mm de diamètre,
puis cuit à environ 1450° dans des fours spéciaux, où ils prennent d’abord une consistance
pâteuse et sont proches de la fusion formant ainsi le klinker. A la fin de cette cuisson et après
refroidissement, on obtient le Clinker se présente sous forme de nodules durs et cristallisés, de
tinte grise ou pour les ciments classiques et verte pour pour le ciment blanc. La composition
minéralogique du klinker gris se présente ainsi qu’il suit :

1
Composants Formule chimique Formule simplifiée Pourcentage(%)

Silicate tricalcique SiO2(3CaO) C3S 45 à 79

Silicate bicalcique SiO2(2CaO) C2S 6 à 30

Aluminate tricalcique Al2O3(3CaO) C3A 1.1 à 15

Ferro-aluminate tetracalcique Al2O3Fe2O3(4CaO) C4AF 2 à 16

Periclase MgO 0 à5.8

Chaux libre CaO 0.6 à 2.8

Cette composition minéralogique après cuisson dépend de la composition du mélange,


mais aussi de la température de cuisson et des conditions de refroidissement.
[Link]. Le ciment
Le clinker refroidi, en boulette, est broyé jusqu’à des grains de taille inférieure à 200
microns, puis une petite quantité de gypse 5% (sulfate de chaux hydratés (ca 2S03 2H20)), qui
a pour rôle de régulariser la prise du ciment en présence de l’eau, est ajoutée.
CEn définitive les composants du ciment se présentent ainsi qu’il suit:
CIM I=CIMENT CPA = 95%Clinker(80%calcaire+ 20% d’argile) + 5% gypse
[Link].1. Propriétés du ciment
[Link].1. [Link] du ciment.

L’expérience montre que la résistance du ciment augmente avec la finessse de ses grains. La
finesse des grains de ciment est mesurée par un essai dit test de Blaine, ou de perméabilité à
l'air. L'appareil utilisé pour déterminer la finesse de mouture de ciment est appelé
«Perméabilimètre de Blaine». Cet appareil est schématisé sur figure qui suit. Il se compose
pour l’essentiel d’une cellule dans laquelle est placé le ciment à tester et d’un manomètre
constitué d’un tube en verre en forme de U rempli, jusqu’à son repère inférieur (n° 4) d’une
huile légère. La cellule est équipée d’une grille en sa partie inférieure. Un piston sert à tasser
le ciment dans la cellule sous un volume V défini.

C’est une méthode de mesure basée sur une mesure exprimée en termes de surface
spécifique (cm²/g), c'est-à-dire la surface développée par unité de masse de ciment. On obtient
typiquement des chiffres de l'ordre de 3000 à 3 500 cm2/g. Plus la surface spécifisue est
grande plus le ciment est fin.

2
Cette méthode consiste à mesurer le temps mis par un volume d'air donné pour
traverser un échantillon. En calculant la durée que met un gaz sous pression à traverser un
volume donné de granules, on peut déduire la surface des granules. Plus le broyage est fin,
plus la surface calculée est importante. La surface spécifique est donnée par la relation :

K : est la constante de l’appareil, ≈15


K √ n3 √ t
S=
ρ 1−n √0 ,1 η  : la viscosité de l’air en poise

t : le temps en seconde

 :la masse volumique du ciment en gramme

n : la porosité du ciment prise égale à 0.5

3
fig : Principe de fonctionnement de perméabilimètre de Blaine.

L'appareil utilisé pour déterminer la finesse de mouture de ciment est appelé


«Perméabilimètre de Blaine». Cet appareil est schématisé sur fig 2.11. Il se compose pour
l’essentiel d’une cellule dans laquelle est placé le ciment à tester et d’un manomètre constitué
d’un tube en verre en forme de U rempli, jusqu’à son repère inférieur (n° 4) d’une huile
légère. La cellule est équipée d’une grille en sa partie inférieure. Un piston sert à tasser le
ciment dans la cellule sous un volume V défini.

fig 2.10: Influence de la surface spécifique sur la résistance à la compression

4
[Link].1. 2. Prise et durcissement du ciment
En présence d’eau de gâchage les sels qui forment le ciment s’hydratent. Le gypse et les
sels se combinent à l’eau suivant des réactions chimiques fortement exothermiques qui
s’effectuent progressivement donnant lieu successivement à la prise et au durcissement du
ciment.
La prise : C’est le changement d’état physique qui transforme la pâte en un solide (durée 3 à
4 heures au plus suivant le temps). Plus la surface spécifique est grande plus la prise est
rapide.

En présence d’eau en quantité, les liants hydrauliques forment une pâte plastique
(cristallisation) qui se solidifie au bout d’un temps variable suivant la nature du liant, puis
durcit plus ou moins vite dans le temps. Cette phase de cristallisation s’appelle prise. On
distingue ainsi les liants à prise lente et les liants à prise rapide. La durée de prise dépend de la
finesse du ciment, de la température ambiante et du rapport E/C.

Période de prise Période de durcissement Temps

Fig : Définition de la prise et du durcissement

5
Series2 Series4
350
300

Temps(secondes)
250
200
150
100
50
0
2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500 6000
Surface spécifique (cm2)

Série 1 : début de prise serie 2 : fin de prise


Fig. Influence de la surface spécifique sur le temps de prise
30
25
20
15
T(°C)
10
5
0
0 5 10 15 20 25
Heures

fig : Evolution du temps de prise en fonction de la température

Series2 Series4
16
14
12
10
Heures

8
6
4
2
0
0 10 20 30 40 50 60
Température(°C)

Série 1 :Début de prise ; serie 2 : fin de prise

fig : Influence de la température sur la prise des ciments(AUF)

6
Series2 Series4
10
9
8
7
6
Heures
5
4
3
2
1
0
0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6 0.65 0.7 0.75 0.8 0.85
Rapport E/C

Serie 1 ; debut de prise ; serie 2 : fin de prise


fig : Influence du E/C sur le temps de prise (AUF)

Durcissement : C’est l’augmentation progressive de la résistance mécanique avec le temps


après la prise et au fur et à mesure que l’hydratation se poursuit.
[Link].1. 3. Les essais mécaniques sur les liants
On fait un essai de rupture par flexion sur une éprouvette prismatique de 4*4*16 en
mortier ou pâte pure placée sur deux rouleaux distants de 100mm. Si F est la force de rupture
exprimée en newton, la contrainte de rupture à la traction par flexion est donnée par :
relation:
M
σ t=
I a4 a FL σ t=
3 FL
I= v= M=
v ; 12 ; 2 4 2 a3
F

Schéma de l’essai de traction par flexion


A partir de deux morceaux obtenus par rupture de l’éprouvette par flexion, on fait l’essai de
rupture par compression en plaçant chaque ½ prisme entre deux plateaux d’une presse
( On intercale entre le plateau et les têtes de l’éprouvette une plaque de 40*40mm)

N
7
Ce sont les résultats de l’essai de compression qui permettent de caractériser le liant.
Compte tenu de la dispersion obtenue au cours des essais, on retient non pas la moyenne des
résultats obtenus pour plusieurs éprouvettes élémentaires, mais la valeur médiane, ce qui
permet ainsi d’éliminer l’influence des résultats anormaux
Ex: ciment CPJ35.
On peut aussi faire un essai de traction directe sur une éprouvette en forme de 8 avec
une section rétrécie de 5cm2 on trouve en générale une résistance à la traction inférieure de 1 à
1.6 fois celle déduite de l’essai par flexion.
Ce sont les résultats de l’essai de compression qui permettent de caractériser le liant.
Compte tenu de la dispersion obtenue au cours des essais, on retient non pas la moyenne des
résultats obtenus pour plusieurs éprouvettes élémentaires, mais la valeur médiane, ce qui
permet ainsi d’éliminer l’influence des résultats anormaux
Ex: ciment CPJ35.

fig : Influence de la surface spécifique sur la résistance à la compression(AUF)

[Link].1. 4. Essai de retrait et de gonflement:


Ces essais consistent à mesurer en fonction du temps, la variation de longueur
d’éprouvettes prismatiques de mortier ou de pâte pure conservée soit dans l’air, soit dans l’eau

8
pour l’essai de gonflement. Le retrait étant la perte d’eau au cours du durcissement, perte qui
peut se traduire par la microfissuration des surfaces latérales des pièces en béton.
Les éprouvettes utilisées sont normalisées et sont de dimension 160 x 40 x 40 mm. Pendant
leur préparation on fixe des plots au centre des chacunes des faces terminales de manièrde à
constituer ainsi une base de mesures pour un compteur. On fait les mesures au démoulage , à
3, à 7 et à 28 jours. On mesure à chacun des instants la variation de longueur ainsi que celle
de la masse. Les résultats se donnent sous la forme: (l /l) x 106 ; m/m x 102
où l et m désignent respectivement la longueur et la masse de l’éprouvette.
Barre rigide articulée et mobile

Mesure de la variation de longueur


Bâti fixe

[Link].1. [Link] de consistance du ciment


[Link].1. [Link] de résistance mécanique du ciment
[Link].[Link] normalisée des ciments
Depuis avril 2001, pour répondre aux exigences de la réglementation européenne en
conservant la garantie de la norme française NF le découpage de la nouvelle dénomination
pour les ciments courant est le suivant NF EN 197-1 :
:
 Le CEM I ou ciment Portland, anciennement appelé CPA, contient au moins 95 % de
clinker et au plus 5% de constituants secondaires. Les CEM I conviennent pour le béton armé
ou le béton précontraint où une résistance élevée est recherchée.

 Le CEM II A ou B ou Ciment Portland composé, anciennement appelé CPJ contient au


moins 65% de clinker et au plus 35 % d'autres constituants : laitier de haut-fourneau, fumée
de silice (limitée à 10%), pouzzolane naturelle, cendres volantes, calcaires… Les CEM II sont
bien adaptés pour les travaux massifs.

 Le CEM III A ou B ou ciment de haut-fourneau, contient entre 36 et 80% de laitier de


haut-fourneau et 20 à 64% de clinker.
9
 Le CEM III C ou ciment de haut-fourneau contient au moins 81% de laitier et 5 à 19%
de clinker
 Le CEM IV A ou B est un ciment de type pouzzolanique. Avant l'introduction de la NF
EN 197-1, il était connu sous l'appellation CPZ. Ce type de ciment n'est pas fabriqué qu’en
France.

 Le CEM V A ou B ou ciment composé (anciennement ciment au laitier et aux cendres)


contient de 20 à 64 % de clinker, de 18 à 50% de cendres volantes et de 18 à 50% de laitier de
haut-fourneau.

 Les CEM III et CEM V qui comportent du laitier de haut-fourneau sont bien adaptés aux
travaux hydrauliques souterrains, aux fondations et aux travaux en milieu agressif. Leur
utilisation permet de réduire considérablement les émissions de CO2 grâce à la substitution du
clinker par d'autres constituants. Entre 2000 et 2008, la part de production de ce type de
ciment est ainsi passée de 5 à 11% .
Caractéristiques
complémentaires :
PM : ciment pour
Ciment avec Résistance travaux de mer
Famille de ciment
au moins 2 caractéristiques ES : Ciment pour
CEM I : (ex CPA)
travaux en eaux à
Constituants minimum à 28
principaux jours en Mpa haute teneur en
Ciment Portland autres que le sulfates
CEM II : (ex CPJ) CP : ciment à teneur
Ciment Portland composé
clinker
en sulfures limitée

CEM III : (ex CLK)


Ciment au laitier CEM II/B – M (S-V) 42.5 N PM-ES-CP2
CIM IV : (ex CHF) Nom des constituants
Ciment pouzolanique
Quantité de principaux :
S : laitier granulé de Sous classe de
constituants résistance
CEM V : (ex CLC) autres que le hauts fourneaux minimum à 2
Ciment au laitier et aux clinker : V : Cendres volantes jours (Mpa)
cendres volentes A : 6 à 20% siliceuses N : normal
B : 21 à 35% L ou LL : Calcaire R : rapide
D : Fumée de silice

2. Le granulats (Sables, graviers, cailloux)


Les granulats constituent le squelette du béton. Ils sont soit naturel soit artificiel.
a) Naturels

10
On a deux types de granulats naturels : les roulés et les concassés. Les granulats roulés
sont issus des dépots sédimentaires (rivières). Ces graviers ou sables ont la particularité
d’avoir des formes presque arrondies et une surface lisse. Les granulats concassés sont
obtenus par concassage à partir des roches massives.

b) Les granulats artificiels


Les granulats artificiels sont obtenus par cuisson des argiles ou concassage des bétons
de recupération issus des démolitions.
.
3.1. Qualités requises pour un granulat

3.1.1. Inertie :
Un granulat doit être inerte vis-à-vis des réactions chimiques. En effet, certains
granulats compte tenu de leur composition minéralogique, contiennent des substances
susceptibles de réagir avec certains composants du ciment. On parle d’alcali réactions ou
alcali granulats. Les réactions alcali-granulat (RAG) constituent une famille de réactions dans
le béton entre les ions alcalins contenus dans les pores du ciment et les granulats. Elles
conduisent à l'attaque des agrégats et à la formation de gels hydrophiles. Cette attaque se
traduit par une diminution des propriétés mécaniques du béton (résistance à la compression, à
la flexion, modification du module d'Young) et par un gonflement caractéristique. Cette
réaction ne survient que si trois conditions sont remplies :

 les granulats sont réactifs (p. ex., présence de silice amorphe ou de dolomie),
 l'alcalinité (concentration en ions OH–) du ciment est élevée,
 il y a suffisamment d'eau pour permettre le transport et la réaction des ions et
des substances dissoutes réactives.

On a trois types de réactions possibles en fonction des corps en présence :alcali silice, alcali
silicate et alcali carbonate(voir durabilité du béton).

Alcali-silice

11
Les granulats, composés essentiellement de silice y sont parfois vulnérables : la silice mal
cristallisée est la plus altérable et réagit avec les ions alcalins de la solution interstitielle des
pores du ciment.

Alcali-silicate

La réaction alcali-silicate apparaît lorsque les agrégats du béton sont contaminés par la
présence de minéraux argileux (argile, terre…).

Alcali-carbonate

La réaction alcali-carbonate se rapporte en fait à la réaction alcali-magnésium. La présence de


dolomie ou de magnésite dans les agrégats peut engendrer une réaction entre le carbonate de
magnésium et la chaux qui donne lieu à la cristallisation de brucite, un hydroxyde de
magnésium dont le gonflement différé peut endommager le béton.

MgCO3 + Ca(OH)2 → CaCO3 + Mg(OH)2


Qualification des granulats vis-à-vis des alcali-réactions
Les granulats, e, fonction de leur capacité à subir les alcali réactions peuvent être
qualifiés :
 soit de non réactant(NR), dont=c susceptibles d’être utilisés sans précaution
particulière ;
 soit de potentiellemnt réactifs(PR), c’est-à-dire susceptibles de réagir si les
conditions necessaires et suffisantes à la manifestation de la réaction sont réunies. Ils peuvent
dans ce cas être utilisés en prenant des précautions particulières.
 Les granulats potentiellement réactif à effet pessimum (PRP), contiennent des
espèces réactives, pour lesquelles il existe une teneur critique. Les effets expansifs ne sont
activés que si on se rapproche de la teneur critique ou teneur pessimale.
3.1.3. La forme :
La forme des granulats joue un rôlr très important sur la résistance du béton. Les formes
roulées, proches du cube sont les mieux indiqués. Les formes en plaquette ou sous forme
d’aiguille sont à proscrire. En leur forme facilite soit la ségrégation lors de la mise en œuvre
soit des concentrations des contraintes en phase de service, facilitant ainsi la propagation des
fissures.

12
3.1.4. La propreté
La propreté d’un granulat se mesure par l’essai d’Essai équivalent de sable. Cet essai
exprime un rapport volumétrique conventionnel entre les éléments sableux et les fines. L’essai
s’effectue sur une prise d’essai de 120grammes de matériau sec mis dans une éprouvette
contenant une solution floculante de composition chimique normalisée. L’éprouvette est
agitée puis laissée au repos pendant 20 minutes. Les particules correspondant à la fraction
intrinsèque du matériau tombe au fond de l’éprouvette alors que les particules fines et
floculées restent en suspension au-dessus. Dans le floculat les particules ont en général un
diamètre inférieur à 20 microns. La valeur de l’équivalent de sable est donnée par :
h1
ES=100
( h1 +h 2)

h1 est la hauteur du sédiment et h2 la hauteur du floculat. .Pour un béton on doit avoir ES


compris entre 80 et 95%. En dessous le matériau est très sale et impropre pour la confection
d’un bon béton. Au delà il est trop sec.

Niveau liquide

Niveau floculat h2

Niveau h1

Figure : Equivalent de sable

3.15. Caractéristiques mécaniques


Le granulat contribue pour l’essentiel à la résistance des bétons. Il doit par conséquent
présenter une bonne résistance mécanique. Mélangés avec les liants, les granulats doivent
présenter une bonne résistance. Plusieurs essais permettent de caractériser la résistance
mécanique d’un granulat. Nous en présenterons ici quelques uns parmi les plus connus.
3.15.1. Essai brésilien
Utilisé aussi pour le béton, il permet de déterminer la résistance à la traction d’un matériau
fragile.

13

D
L

P
La contrainte de traction par fendage est donnée par la relation : σ t=
π DL
Le tableau donne en fonction de t le classement des granulats :
Roches t(Mpa)
Calcairs 1 à 15
Granites 10 à 20
Basaltes 15 à 35
[Link] Essai d’indice de résistance
Essai permettant de caractériser très rapidement la résistance, il permet de rompre
l’échantillon de roche entre deux pièces coniques à terminaison sphérique. Si P est la charge
de rupture et D le diamètre de l’échantillon, l’indice Is est donné par la relation :
P F
I s=
D2

Manomètre
D

Pompe
Vérin

Figure : Essai Franklin

L’interprétation peut se faire suivant le tableau suivant :


Indice de résistance[Mpa] Résistance
14
>8 Très forte
4–8 Forte
2–4 Moyenne
1–2 Faible
<1 Très faible

3.1.3. Essai LOS ANGELES


C’est un essai de fragmentation des granulats par chocs provoqués par la chute de boulets
d’acier dans un cylindre en rotation. La prise d’essai constituée de cinq kilogrammes de
gravillons de granularité serrée (4/6.3 ou 6.3/10 ou 10/14) est mise dans le cylindre avec un
nombre de boulets correspondant à la granularité. Le coefficient Los Angeles LA est le
pourcentage d’éléments < 1.6mm produits. L’essai est fait à sec car l’eau influence peu sur le
résultat. Les résultats limites qu’on peut retenir sont les suivantes : 15-20-25-30-40
Cylindre tournant contenant le matériau
Moteur électrique

3.15.4. Essai
[Link] Appareil
fragmentation
d’essaidynamique
Los Angeles
Dans cet essai, on laisse tomber une masse de 14 kg d’une hauteur de 40 cm sur 350
grammes de granulats de même granularité que l’essai Los Angeles mais contenu dans un
moule. On mesure le poids de matériaux fins produits. Le nombre de coups varie de 16 à 28
suivant la classe granulaire de manière à obtenir un résultat voisin du coefficient Los Angeles

Poignée
Crochet de remontée

Colonne de guidage Masse métallique de 14 kg

Moule recevant le matériau

[Link]. Essai de friabilité


Fig. : Appareil d’essai de fragmentation dynamique
15
Il consiste à mesurer l’évolution de la granularité d’une P de 500 grammes de sable
0.1/4 ou 0.1/2 dans un broyeur et dans des conditions bien définies. Si P1 est la masse des
éléments inférieurs à 0.05 mm produits au cours de l’essai, le coefficient de friabilité FS est
défini par :
100 P1
Fs=
P
Les limites couramment admises sont les suivantes : 15-20-25-35
[Link]. Essai géométrique :
[Link].1 Granulométrie
On mesure la dimension des granulats avec des tamis dont les mailles peuvent être soit
carrées, soit circulaires. Chaque granulat est caractérisé par sa courbe granulométrique qui
donne une distribution pondérale des différentes tailles de grains qui le constituent. C’est une
courbe ayant en abscisse ( le module, la dimension de la maille du tamis ou des passoires ) et
en ordonnée le pourcentage des tamisât ou des refus.
Le module d’un granulat est défini par la relation :

m=10 log D

Où D est le diamètre du granulat. Pour ce qui est des tamis et des passoires leurs dimensions
évoluent en progression géométrique suivant la relation :

On note tamisât pour le tamis de diamètre Di ou de maille de côté Di la fraction pondérale des

( )D
1 n
10
D = 10 0
éléments qui passe à travers les mailles du tamis i et refus la fraction retenue par le tamis.

L’essai consiste à :

16
1- choisir une série de tamis de maille variable de D min à Dmax puis à les superposer par
ordre croissant de bas en haut.
2- Une prise d’échantillon P de granulat bien mélangée est placée dans le tamis le haut
(Dmax)
3- L’ensemble est placé sur une tamiseuse pendant 10 minutes.
4- Soient Ri et Ti les refus et les tamisas du tamis i de maille Di.
On a :
Ri +T i =P
ou
Ri T i
+ =1
P P
Ri T
ou i
On appelle courbe granulométrique l’évolution d’un des rapports P P en fonction
Ri Ti
ou
du diamètre D des mailles des tamis ci-dessus choisis. Mathématiquement P P esr la
probabilité d’avoir une quantité Ri de matériau ayant la taille D i. La courbe
granulométrique est l’expérience mathématique liée à cette fonction. En d’autres termes :
D
R (x )
y= ∫ P
dx
D min

x représente la dimension du tamis en variable continue. Dans la pratique les variables


étant discrètes on se contente de :
D R( Di )P(D
y=∑D min P
D
min
La figure suivante donne unFig. Courbe
exemple degranulométrique d’un agrégat
courbe granulométrique.
*

Ri

Ti

Dmax

D 17
Sables Graviers
Fins Moyens Gros Fins Moy Gros Fins Moy

100

90

80

70

60

50

40

30

20

10

Module 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 46 48 50

Passoir 0.08 0.16 0.25 0.4 0.63 1 1.6 2.5 4 6.3 10 25 40 63 100

Tamis 0.08 0.125 0.2 0.315 0.5 0.8 1.25 2 3.15 5 10 25 40 63 100

Fig. Courbes granulométriques de quatre granulats

On parle d’un granulat D1/D2 lorsque la taille de ses éléments est comprise entre D1 et D2.

Fig. 3.1.1: Tamiseuse électrique

18
[Link].2 Module de finesse
Le module de finesse (Mf) d’un granulat est égal à la somme des refus cumulés (exprimée en
pourcentage) des fraction granulaires obtenues sur les tamis de modules : 23 - 26 - 29 - 32 -
35 - 38 - 41 - 44 - 47 - 50 (respectivement des tamis de la série 0,16 mm - 0,315 mm - 0,63
mm - 1,25 mm - 2,5 mm - 5 mm - 10 mm - 20 mm - 40 mm et 80 mm). C’est un nombre
compris entre 0 et 10 qui caractéristique la finesse des granulats du matériau. Un matériau
grossier à un module de finesse qui se rapproche de 10, un matériau fin à un module de
finesse qui tend vers zéro. Le module de finesse est proportionnel à la surface située au dessus
de la courbe granulométrique du matériau (surface hachurée en vert sur l'exemple suivant).
Classification des granulats :
Nature Module Diamètre(mm)

Fin 20 à 26 0,1 à 2,4

Sable Moyen 26 à 32 0,4 à 1,6

gros 32 à 38 1,6 à 6,3

Fin 38 à 40 6,3 à 10
Gravier
Moyen 40 à 42 10 à 16

gros 42 à 44 16 à 25

Fin 44 à 46 25 à 40
Cailloux
Moyen 46 à 48 40 à 63

gros 48 à 50 63 à 100

Granulométrie continue ou discontinue


 Granulométrie continue : Presque toutes les grosseurs de grains sont présentes, mise
en œuvre facile mais le dosage en haut est souvent plus élevé pour obtenir une même
résistance qu’avec un béton à granularité discontinue.
 Granulométrie discontinue : Le plus rencontré, toutes les grosseurs de grain ne sont
pas présentes. Les petits grains se logent facilement entre les plus gros sans les écarter.

3.2. Paramètres d’identification des granulats

19
P
γ= =
On définit : V poids spécifique apparent (densité apparente)
PS
γ d= =
V Poids spécifique = densité sèche

PS
γ s= =
VS
Poids spécifique des grains du sol (densité absolue)
Vv
n=
Porosité
V

Vv Vs
c=1−n=1− =
Compacité V V

Pe Ve
w= =γ e
Ps PS
Teneur en eau
Vv
ws=γ e
PS
= teneur en eau de saturation
W
S=
WS
Degré de saturation
Exemple
Prenons un volume v=2.5 litres de sable. Après étuvage il pèse 4kg, soit Ps=4kg, l’eau étant
éliminée. Son volume est constitué du volume des grains solides Vs et du vide Va.
V= Vs + Va =2.5l
La densité sèche est :
4
γ d= =1 ,6 kg/l
2,5
Soit 1.600 kN/m3
Versons de l’eau dans le bocal contenant notre sable jusqu’à affleurement V=2,5l puis
repesons :
On trouve
P = Ps + Pw = 4.96kg
Pw=0.96kg

20
Pw 0. 96
V w= = =0 .96 l
γw 1

Le poids spécifique des grains est donné par :


Ps 4 4
γ s= = = =2 ,6 kg/l
Vs V −Vw 2 , 5−0 ,960

2.6kN/m3

Soit

Calculons la compacité c du sable est donnée par :

V s V −V w 2. 5−0 . 96 1 .54
c= = = = =0 , 616
V V 2,5 2 .5

Soit 61.6%
4. Le béton
4.1. Composition d’un béton
Nous avons vu plus haut que le béton est un mélange judicieux de granulats, de ciment
et d’eau, auxquels il faut ajouter les pores. Les granulats sont constitués de sable et de gravier.
La logique d’un mélange granulaire est que le gravier seul laisse des vides qui sont
partiellement occupés par le sable, qui laisse à son tour des vides occupés partiellement par le
ciment. Le ciment étant lui-même un granulat, laisse quoique petits, des vides. A ces vides
laissés par le ciment du fait de la taille des grains s’ajoutent les vides dus aux bulles d’air ou à
l’eau qui s’évapore en fonction de la température ambiante. Théoriquement, un mètre cube de
béton peut s’écrire ainsi qu’il suit :
C+S+G+E+V=1000
Où C est la quantité de ciment, S la quantité de sable, G, la quantité de gravier, E la quantité
d’eau et V le volume des pores. Il suffit de se donner des proportions aux différents
constituants pour obtenir un mètre cube de béton, les vides correspondant approximativement
au 1/10 du volume de ciment. L’inconvénient, ici est que l’objectif final étant la résistance
fournie par la combinaison, cette approche ne peut nous permettre d’avoir une idée sur la
résistance du béton attendue. Pour résoudre cet enigme beaucoup de travaux ont été effectués
de part le monde dont celui de Dreux-Gorisse que nous présentons ici.
21
Les données
Avant toute reflexion sur le dosage nous devons avoir les informations suivantes relatives
aux matériaux disponibles :
 Les granulats (leurs courbes granulométriques, la taille du plus gros granulat, le
module de finesse du sable, le coefficient granulaire qui est fonction de la taille et de la
qualité des granulats) ; Le tableau qui suit donne quelques valeurs du coefficient granulaire G.
Qualité des Dimension des granulats
garnulats
Fins D≤12.5 Moyens 20≤D≤31.5 Gros

Excellente 0.55 0.6 0.65

Bonne 0.45 0.5 0.55

Passable 0 .35 0.4 0.45

 La résistance que l’on désire pour le projet à 28 jours ;


 La classe de ciment que l’on désire utiliser ;
 L’affaissement désiré (plasticité du béton frais)
Etape 1 : Déterminer le rapport C/E entre le dosage en ciment et celui de l’eau

Si fck28 est la résistance visée à 28 jours, nous devons pour tenir compte du caractère aléatoire
des composants, viser une résistance f’ck telle que :

f ' ck =f ck 28+ 8=σ c G ( CE −0 . 5)


Relations dans laquelle, 8 intègre les aléas, c, la classe du ciement utilisé, G le coefficient
granulaire, C, le dosage en ciment et E celui de l’eau. On en déduit :

C f ck 28 +8
= +0 .5
E σc G

Etape 2 : Déterminer le dosage en ciment C et celui de l’eau E


Connaissant C/E et l’affaissement qu’on s’est fixé, on déduit le dosage en ciment par l’abaque
qui suit, puis E.

22
3
Dosage en ciment(kg/m3)

2.5

2 400+fluidifiant

1.5 400
C/E
350

1 300
250
0.5
200

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Affaissement(cm)

Exemple C/E=2, C=350kg/m3, on a E=175kg ou 175litres


Etape 3 : Correction du dosage en eau en fonction de Dmax
Il est bon d’effectuer une correction du dosage en eau par le graphe qui suit.
C 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
o 20
r
r 15
e
c 10 f(x) = − 9.6739936302715 ln(x) + 28.8915027548755
t
i 5
o
n 0
e -5
n
-10
e
a -15
u
Dmax(mm)

Etapes 4 : Déterminer les quantités de sable et de gravier.


Nous avons à cet effet besoin de la valeur de D, dimension du plus gros granulat, des
courbes granulométriques du sable et du gravier.
Etape 4.1. Déterminer les points particuliers des coubes granulométriques.
 Point 0(0.08 ,0)
 Point A(XA, YA)
XA = D/2 si D ≤ 20

23
XA = milieu de l’intervalle [5 ;D] si D > 20

YA=50− √1.25 D+K +Ks+ Kp


 La valeur de K permet d’optimiser la compacité en fonction du niveau de vibration
souhaité et du type de granulat. Le tableau qui suit en donne les valeurs, en fonction du
dosage en ciment et du type de granulat.

Vibration faible Normale Puissante

Forme des granulats Roulés concassés Roulés concassés Roulés concassés

400+f -2 0 -4 -2 -6 -4

400 0 +2 -2 0 -4 -2

350 +2 +4 0 +2 -2 +2
Ciment
300 +4 +6 +2 +4 0 +2

250 +6 +8 +4 +6 +2 +4

200 +8 +10 +6 +8 +4 +6

 Ks est coefficient d’ajustement pour les sables dont la granularité est un peu grossière,
c’est-à-dire de module de finesse supérieur à 2.8
Ks=5.4Mf-15
 Kp est un coefficient d’ajustement du sable lorsque l’on désire pomper le béton. On le
prend alors entre 5 et 10. Sinon 0.
 Point B(D,100%)
Etape 4.2. Détermination de la ligne de partage
C’est la ligne qui joint le point d’ordonnée 95% du plus petit granulat(sable ou gravier
par exemple) au point d’ordonnée 5% du plus gros(gravier). L’intersection entre cette ligne et
la ligne de partage, donne le pourcentage de deux granulats.
Sables Graviers
Fins Moyens Gros Fins Moy Gros Fins Moy
100 B

90
Gravier=62%
80

70

60 24
Sable 0/5
50

40 A
Module 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 46 48 50

Passoir 0.08 0.16 0.25 0.4 0.63 1 1.6 2.5 4 6.3 10 25 40 63 100

Tamis 0.08 0.125 0.2 0.315 0.5 0.8 1.25 2 3.15 5 10 25 40 63 100

Etape 5 : Compacité du mélange


Le tableau qui suit donne les valeurs de la compacité des granulats en fonction du type de
vibrataion, de la consistance désirée et de la taille du plus gros granulat. Les valeurs du
tableau supposent un granulat roulé et un dosage en ciment de 350kg/m3. Sinon :
 Sable roulé et gravier concassé : -0.01
 Sable et gravier concassés : -0.03
C−350
γ 0 =γ +
5000
 C ≠ 350 kg/m prendre 3

Consistance Serrage Coefficient de compacité g en fonction de la taille du granulat


D=5 D=10 D=16 D=25 D=40 D=63 D=100
Piquage 0.750 0.780 0.795 0.805 0.810 0.815 0.820
Molle Vibration faible 0.755 0.785 0.800 0.810 0.815 0.820 0.825
Vibration normale 0.760 0.790 0.805 0.815 0.820 0.825 0.830
Piquage 0.760 0.790 0.805 0.815 0.820 0.825 0.830
Vibration faible 0.765 0.795 0.810 0.820 0.825 0.830 0.835
Plastique Vibration normale 0.770 0.800 0.815 0.825 0.830 0.835 0.840
Vibration puissante 0.775 0.805 0.820 0.830 0.835 0.840 0.845
Vibration faible 0.775 0.805 0.820 0.830 0.840 0.840 0.845
Ferme Vibration normale 0.780 0.810 0.825 0.840 0.845 0.845 0.850
Vibration puissante 0.785 0.815 0.830 0.845 0.850 0.850 0.855
Etape 6. Coefficient de compacité 
Le volume (ciment + granulat) absolu est inférieur au volume du béton réalisé avec ce
mélange. Le rapport de ces deux volumes définit le coefficient .
V
γ=
1 m3

Volume total des granulats : VTg


25
Volume absolu de ciment : Vc

V=VTg+Vc
VTg = V – Vc
C
V Tg =1000 γ−
γc

VTg=Vs+Vg
Si s = %sable g = %gravier
Le volume absolu de sable est :

(
Vs=S 1000 γ−
C
γc )
Le volume absolu de gravier est :

(
V g =g 1000 γ −
C
γc )
Les poids de sable et de gravier dans le mélange sont respectivement :

PS= sVs et Pg = gVg


4.2. Résistance mécaniques du béton
Le béton est un matériau hétérogène, dont les composants sont les granulats, le ciment
l’eau et les pores. Ces composants sont distribués de manière aléatoire dans la masse du
béton. A ces composants viennent s’ajouter les vides (pores) qui sont dus soit au départ de
l’eau, soit à l’air emprisonné dans le béton lors du gachage, soit des grains de ciment non
hydraté et de ce fait ne participant à la cohésion générale de la matière. Par conséquent pour
une même gâchée, si je fais plusieurs éprouvettes, on n’aura nullement la même résistance. La
résistance du béton ne peut de ce fait s’envisager qu’en terme statistique, avec une valeur
minimum fcmin, une valeur maximale fcmax, une moyenne fcm et un écart type s. La figure ci-
desous en donne les distributions.

p(f)

26
La valeur caractéristique de calcul est donnée par la relation :

fck = fcm-ks

où fm est la valeur moyenne sur la série de N essais.

ni
f cm =∑ fi
N N
ni le nombre d’éprouvettes ayant la résistance fi.

s est l’écart-type de la distribution et est donné par le relation :

( ( ∑ (f i −f c )2
)
1
2
m
s=
N−1

k un coefficient qui dépend de la probabilité d’obtenir des résultats inférieurs à f k, que les
statisticiens appellent quelques fois intervalle de confiance entre 0,05 et 0,1. La valeur de k
est donc fonction du matériau.

4.2. 1. Durcissement du béton

On peut à température ambiante (20°C) estimer la variation de la résistance du béton à la


compression par :
f cm (t )=β cc (t )f cm
Où :

({ ( ) })
1
28
β cc (t )=exp s 1 − 2
t
avec :
 fcm(t) résistance à la compression du béton à l’âge t ;:
fcm=fck+8(MPa)
27
 fcm résistance à la compression du béton à 28 jours et donnée dans le tableau :
 t l’âge du béton ;
 s un coefficient dépendant du type de ciment (à ne pas confondre avec l’écart-type)
qui vaut :
 0,2 pour les classes de EM 42.5 R, EM 52.5 N, EM 52.5 R ;
 0,25 pour les classes de EM 32.5 R, EM 42.5 N ;
 0,38 pour les classes de EM 32.5 N;
La figure donne l’évolution de la résistance en fonction du temps et de la valeur de s.
30

25

20
fcm(t)[Mpa]

15
s=0,2
10 s=0,25
s=0,38
5

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Age du béton(jours)

Fig. 1.12 : Courbe de durcissement du béton


Pour la traction, lorsque la résistance est déterminée à partir de l’essai de traction par fendage,
fct,sp, on peut déduire la résistance à la traction directe par :

f ct =0 . 9 f ct , sp

L’évolution de la résistance à la traction en fonction du temps dépend des conditions de cure


et de séchage ainsi que des dimensions des éléments considérés. Elle peut toute fois en
première approximation être évaluée par la relation :

f ct ( t )=β cc ( t )α f ctm
m

Avec :
 =1 pour t < 28 jours
 =2/3 pour t > 28 jours

28
2
f ctm =0 .3 f 3ck ≤C 50/ 60

(
f ctm =2. 12 ln 1+
f cm
10 ) ≻C 50/ 60

4.2.2. Déformation du béton(EC2,3.1.4)


Le béton est le siège de trois tyes de déformations : les déformations instantannée i et les
déformations de retrait r et les déformations de fluage, fl.
=i+r+fl
[Link].Déformation instantanée
C’est la déformation due à l’application d’une charge de courte durée, par exemple lors d’un
essai de compression.

Ei 

La déformation instantannée est donnée par :


σ
ε i=
Ei

Le module de déformation instannée est donné en fonction de la résistance à la compression


par :

( )
0. 3
f
Eij =22 cm
10
fcm[MPa], Eij [GPa]

[Link]. Déformation de retrait


Elles sont dues aux propriétés du ciment et au mouvement de l’eau libre dans le béton. On
distingue deux principaux retraits : le retrait de dessication et le retrait endongène.
cs=cd+ca
 Le retrait de dessication

29
Le retrait de dessication ecd est donné par la relation :
ε cd ( t )=β ds ( t ,t s ) k h ε cd ,
0 0

kh :retrait de dessication qui est fonction du temps par la relation, cd,0, retrait de
dessication non gêné.
t−t s
β ds (t , t s )=
( t−t s )+0 . 04 h √ 0
3

t, âge du béton à l’instant considéré (jour)


ts, âge du béton au début du retrait de dessication, c’est-à-dire à peu près à la fin de la
cure ;
h0, rayon moyen en millimètre de la section transversale
h0=2AC/u
Ac, aire de la section du béton, u, périmètre de la partie exposée à la dessication.

Tableau : valeurs nominales du retrait de dessication non gêné e cd,0 (%) pour le béton
avec des ciments CEM classe N
)
fck(MPa)
20 40 60 80 90 100

20 0,62 0,58 0,49 0,30 0,17 00

40 0,48 0,46 0,38 0,24 0,13 00

60 0,38 0,36 0,30 0,19 0,10 00

80 0,3 0,38 0,24 0,15 0,08 00

90 0,27 0,25 0,21 0,13 0,07 00

 Le retrait endogène ca


ε ca (t )=β as (t )ε ca( ∞)

ε ca (∞ )=2 .5 ( f ck −10 ) 10−6

β as (t )=1−exp (−0 .2 t 0. 5 )

t, exprimé en jours

30
4.2.2.3Déformation lente sous charge (le fluage)
La courbe ci-dessous donne schématiquement l’évolution de la déformation de fluage
en fonction du temps.
I : fluage primaire ;
(t)
III : fluage secondaire ou linéaire ;

III : fluage tertiaire ou non linéaire

I II III

La déformation différée sous charges constante dépend de l’intensité de la charge.


C’est pourquoi Eurocode 2consière deux cas de figure :

 Lorsque la contrainte appliquée est inférieure à 0.45 fck(t0), on considère que le


fluage est linéaire. Dans ce cas la déformation à long terme est donnéepar :

σc
ε cc (∞ ,t 0 )=ϕ(∞ , t 0 ).
Ec

Où Ec est le module tangent pris sensiblement égal à 1.05 Ecm.

Environnement intérieur H=50%

31
Environnement extérieur H=80%

 La contrainte est supérieure à 0.45fck(t0), on considère que le fluage obéit à un


modèle non linéaire. Le coefficient de fluage est alors donné par :

ϕ k (∞ ,t 0 )=ϕ (∞ ,t 0 )exp ( 1. 5(k 0−0. 45) )


σc
k 0=
f cm (t 0 )
Tableau : valeurs de k0
h0 K0

100 1

200 0,85

300 0,75

≥500 0,7

32
Avec c, la contrainte de compression et fcm(t0) la résistance moyenne en compression du
béton à la date du chargement.

( (
ε cc ( ∞ ,t 0 )=ϕ ( ∞ , t 0 ) exp 1. 5
σc
fcm ( t 0 ) ) −0 . 45
) σc
Ec

Le module de déformation différée, c’est-à-dire sous charge de longue durée est


donnée par la relation :

( )
1 /3
f cm(t )
E vj (t )=E cm(t )= Ecm
f cm
Le fluage augmente quand:

 Augmente la charge ;
 Augmente le dosage en ciment ;
E
 augmente le rapport C ;
 Diminue l’épaisseur des pièces ;
 Diminue l’hygrométrie
4.3. Essais sur béton frais
Avant la construction de l’ouvrage on effectue une ou les essais au préalable de façon à
déterminer la nature et la qualité du ciment. La provenance et la granulométrie du sable ainsi
que des graviers.
La proposition des constituants qui permettent à moindre prix d’atteindre la résistance
mécanique exigée, une compacité élevée et une bonne ouvrabilité. La norme NF EN 206-1
précise que tous les bétons doivent être soumis à un contrôle de production sous la
responsabilité de celui qui le produit. Jusqu’à une période récente, le côme d’Abrams, était le
principal moyen de mesure de la consistance du béton. Mais cette technique s’avère
aujourd’hui peu sensible.
4.3.1. Ouvrabilité
C’est la qualité du béton qui permet sa maniabilité tant en conservant son homogénéité. Sur le
plan pratique cela se traduit par la facilité :
o De mise en œuvre dans le coffrage,
o D’enrobage des aciers,
o D’obtention d’un parement brut acceptable.

33
Evaluation de l’ouvrabilité
Il en existe plusieurs essais. 10

a)Essai au cône d’ABRAMS


Un cône métallique tronconique ouvert aux deux bouts, est rempli de béton en 4 couches. Le
cône est placé sur une plaque métallique avec qui il est solidaire par le biais d’un écrou.

Chaque couche est compactée avec une tige métallique de diamètre


φ =6mm à raison de 25
coups. Après la dernière couche, on arase, puis on démoule en tirant le moule vers le haut et
on mesure l’affaissement h(cm).

10 10

h
30

20 20

[Link].1.1. Essai à la table à chocs


Un cône métallique tronconique ouvert aux deux bouts, est rempli de béton en deux couches,
chaque couche subissant 10 piquages légers, puis démoulé. On imprime à la table une série de
15 chocs sans arrêt. On mesure le diamètre du béton étalé suivant deux directions
D1 + D2
perpendiculaires. On calcule le rapport 2 donne la fluidité du béton.

D1

34
D2
Cône d’Abrams Table secousses
NF EN 12350-2 NF EN 12350-5

Classe Affaissement(mm) Classe Etalement(mmm) XP P18 305 Application

S1 10 à 40 F1 ≤340 Béton ferme F Escaliers accès sous-sol avec forte


pente, coffrage glissant

S2 50 à 90 F2 350 à 410 Béton Dalle pleine vibrée


plastique P

S3 100 à 150 F3 420 à 480 Béton très Fondation, dalles, voile courants
plastique TP

S4 160 à 210 F4 490 à 550 Béton fluide FI Fondation, dalles, voiles avec forte
densité de ferraillage

S5 ≥220 F5 560 à620


Voiles complexe, fondations, dalles
F6 ≥630

4.4. Essais sur béton durci

Les essais sur béton durci se font pour deux objectifs : formulation d’un béton en vue du
contrôle de la qualité du béton pendant les travaux, vérification de la résistance des bétons
dans le cadre des contrôles non destructif ou non des ouvrages en service. L’essai le plus
utilisé pour la carctérisation du béton de structure est l’essai de compression simple.

4.4.2. Essai de compression

Cet essai se fait sur des éprouvettes normalisées soit cylindriques soit cubiques. Dans
les deux cas la hauteur doit être égale au double de la dimension transversale. Le cas le plus
courant est l’éprovette 16*32, 1- étant le diamètre et 32 la hauteur de l’éprouvette, ou 15*30,
15 étant le côté de la section carrée.
N

Jauge longitudinale l 35
Jauge transversale t

N
Principe :
1) Surfacer l’éprouvette, avec du noir de soufre pour éliminer les irrégularités du
coffrage, ainsi que les frottements entre les plateaux de la machine et l’éprouvette ;
2) Coller deux paires de jauges sur l’éprouvette, dont une longitudinale et l’autre
transversale.
3) Appliquer l’effort N sur l’éprouvette par le biais d’une machine de compression ;
4) Relever sur une fiche les valeurs des mesures données par la machine N ainsi que
celles données par les diverses jauges.
N l1 l2 t1 t2

5) Calculer les contraintes par la relation :


N
σ=
S
Où S est la section de l’éprouvette.
6) Calculer la déformation longitudinale moyenne ainsi que la déformation transersale
moyenne.
7) Calculer le coefficient de Poisson  ;
8) Tracer les courbes contraintes déformation du béton
9) En déduire le module de Young instantanné.

4.5. Les défauts du béton

Nous avons défini ci-dessus les principaux essais réalisables sur le béton afin de garantir sa
résistance à court et à long terme. En réalité, la seule connaissance de la résistance du béton
ne suffit pas pour garantir sa tenue à long terme. En effet du fait de sa nature poreuse et de la
présence permanante de l’eau dans le béton, celui-ci entretient en permanance des interactions

36
avec son environnement. Ces interactions peuvent modifier les propriétés mécaniques du
béton et remettre en cause la durabilité des ouvrages.

4.5.1. L’eau dans le béton

La fonction principale de l’eau dans le béton est de provoquer au contanct du ciement les
réactions d’hydratation, responsable de la prise et du durcissement de celui-ci. Mais
malheureusement toute l’eau introduite lors du gâchage ne participe pas à l’hydratation du
ciment. Il en reste dans la masse de béton solide sous plusieurs formes : l’eau libre, l’eau
capillaire, l’eau adsorbée et l’eau liée aux hydrates.
 L’eau libre est l’excès d’eau après les réactions chimiques, mais échappant aux
forces superficielles des particules solides. Elle se retrouve dans les gros capillaires.
 L’eau capilaire est retenue dans les petits capilaires où elle est maintenue par
des tensions capilaires.
 L’eau adsorbée est liée à la surface solide par les forces de Vader walls ou par
des liaisons hydrogènes, ces forces diminuant au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la
surface des pores.
 L’eau chimiquement liée est celle qui est entrée en réaction avec le ciment et
fait partie du gel, C-S-H.
Il convient de noter par ailleurs que l’eau joue un rôle important dans le
comportement mécanque du béton, en particulier par la liaison hydrogène qui permet de
garantir la cohésion du béton. D’autre part, les mouvements de l’eau capilaire dans les pores
entrainent des déformations différées. En outre, sous ses différentes formes, elle permet la
migration, le transfert des agents agressifs entre le béton et son environnement(diffusion du
chlore, du CO2, des sulfaces…), ou à l’intérieur même du béton(alcali-réactions)..
4.5.2. La porosité du béton
Le béton est un matériau poreux constitué de trois phases : une phase solide, une phase
liquide et des pores. Nous avons vu que la pésence d’eau dans le béton en dehors de l’eau liée
est intimement liée aux pores. Par ailleurs de nombreuses études ont montré que la résistance
du béton diminue avec le volume de pores dans sa masse.
Résistance

37

Porosité
Mais sous quelles formes trouve-t-on les pores dans le béton ?
 Porosité capillaire, représente la fraction des pores dus à l’eau n’ayant pas
participé à l’hydratation. Elle est influencée par le rapport E/C et le dégré d’hydratation.
C’est un indicateur de la durabilité dans la mesure puisue d’elle dépendent les transferts entre
le béton et le milieu extérieur. Sa taille est de l’ordre du nanomètre.
 La porosité du gel est liée à la structure du gel et ne dépend pas de E/C et du
dégré d’hydratation.
 La porosité due à l’ai occlu, depend de l’air enfermé dans le béton au moment
de la mise en œuvre. La taille des pores est de l’ordre du mimimètre et même plus.
Les figures qui suivent montrent des structures type de pores capillaire vus au
microscope électronique à balayage.

Image au microscope électronique à balayage de gels C-S-H poussant à la surface de grains d’alite(Regourd 19759)

38
Caractérisation multi-échelle de la structure poreuse d’un matériau cementaire (CEB, 1989)

Distribution des tailles de pores (CEB, 1989)

Pour diminuer les pores dans le béton, on doit le vibrer énergiquement lors du coulage,
mais tout en évitant la ségrégation(descente au fond des gros grains plus lourds et
remontée en surface de la pate de ciment(remontée de laitance). La vibration consiste à
envoyer une onde mécanique dans le béton, dans le but d’une part d’expulser l’air inclus
dans la masse, et d’autre part de permettre aux grains de se resserer et d’occuper tous les

39
espaces du coffrage. La figure ci-dessous montre les structures d’un béton non vibré et
d’un béton vibré.

Etat initial dans le moule

Vibration Etat final dans le moule

40
Béton non vibré Béton vibré
Il existe trois manières de vobrer un béton :
a) La vibration externe, la vibration est transmise au béton par le coffrage ou le moule ;

Source :Ecole française de béton

b) La vibration de surface où la vibration est transmise au béton par une règle vibrante à
partir de la surface du béton

41
Source : Ecole française de béton
c) La vibration interne au myen d’une aiguille, où la vibration est transmise au béton
directement par l’aiguille vibrante.

Source : Ecole française de béton

4.5.3. Facteurs influençant la durabilité du béton

Dans les ouvrages en béton armé, le béton a pour fonction non seulement de participer
à la résisstance de la structure par sa masse, mais également de protéger les aciers, par le
phénomène de passivbonation. C’est la formation d’une mince couche protectrice de quelques
microns autour de l’acier suite à une réaction complexe entre le ciment et l’acier.
Malheureusement, lorsque cette couche est détruite par réactions avec d’autres substances
chimiques, telles que le gaz carbonique, le chlore, l’acier est dit dépassivé et devient dès lors
vulnérable.

[Link]. Le gaz carbonique(carbonatation du béton)


Le gaz carbonique se retrouve soit dans l’atmosphère, soit dans l’eau de mer. Le tableau qui
suit donne quelques concentrations du gaz carbonique en fonction de l’environnement.

42
Tableau : Concentration en gaz carbonique(Saetta,2003)
Milieux Concentration de gaz carbonique

Campagne 0.015

Centre ville 0.036

Zone industrielle 0.045

Sortie d’échapement des véhicules 16.69

Respiration humaine 3.62

Dans tous les cas, le gaz carbonique CO2 s’introduit dans le béton par l’eau sous
forme de gaz dissous ou par diffusion à travers les pores. La portlandite (Ca(OH)2 contenue
dans la pâte de ciment réagit avec le gaz carbonique, pour former le carbonate de
calcium(caCO3). C’est le début de la carbonatation qui produit également de l’eau.
Ca(OH)2+CO2+H2OCaO3+2H2O
A la fin du processus de carbonation, le PH du béton peut descendre jusqu’à 9, en
function de sa perméabilité et son niveau d’exposition à l’humidité. La carbonation est
maximale pour un taux d’humidité de l’ordre de 40 à 8%. Il y a de ce fait un risque de
corrosion uniforme de l’acier dans le béton. Si l’environnement est trop sec, la quantité d’eau
est insuffisante pour dissoudre le CO2. De même, trop humide, le béton est saturé, la
diffusion du CO2 s’en trouve ralenti. On peut ralentir la carbonatation en augmentant le
dosage en ciment et en améliorant la compacité du béton.
[Link]. Les chlorures
Les mécanismes de l’action du chlore sur le processus de dépassivation des armatures
dans le béton n’est pas bien maîtrisé. En présence d’eau de mer on sait néamoins que le
mécanisme suivant a lieu.

MgCl2+Ca(OH)2 -> CaCl2+Mg(OH)2


CaCl2+C3A+10H2O -> C3ACaCl2(10H20)(chloroaluminates)
[Link]. Les sulphates
L’attaque par les sulphates peut détériorer de manière signicative le béton au bout de
1à à 15 ans. On retrouve les sulphates dans l’eau de mer, les eaux souterraines, les eaux usées
industrielles, dans les sols sous forme de gypse( en faible proportion), dans les eaux
souterraines(suphates de magnésium (MgSO4), sulphates alcalins(K2SO4. Na2SO4), sulphates
d’amonium(NH4)2.SO4), ou lors de la décomposition bactériennes.
43
Les mécanismes de destruction dépendent de la concentration des ions sulphates dans l’eau
externe ou dans le béton même. Cette action peut se faire sous plusieurs formes :
 Gonflement du béton s’il y a formation de produits expensifs ;dans ce cas l’ouvrage se
fissure, les eaux penètrent plus facilement, et le mécanisme de dégradation s’accélère.
 Perte de masse en surface et perte de résistance, dans ce cas les produits formés ont
détérioré la cohésion interne [Link] hydrates.

Eprouvettes de béton dégradées après cinq ans de contact avec des sols riches en sulfates : a)
E/C=0.5 ; b) E/C=0.39
Extrait de Concrete Construction Handbook, 1997, Edward G Nawy, editor CRC Boca-Raton,
Florida

44
and materials, 1968,

Deux produits sont formés lors de l’attaque par les sulphates : l’ettreingite et le portlandite.
Exemple : sulphate de sodium
Formation du gypse secondaire
Ca (OH )2 +Na 2 SO 4 +2H 2 O → CaSO4 .2H 2 O+2NaOH

Le premier produit formé a une alcalinité élevée, et stbilise le gel C-S-H. Par contre,
le second est un produit expensif, se formant uniquement dans les espaces internes à la pâte de
ciment hydraté.
Formation de l’éttringite secondaire
 Soit à partir du gel anhydre C3A
C3A+3CaSO 4 2H2 O+26H2 O→ C3 . 3CaSO 4 . 32H2 0

 Soit à partir des aluminates hydratés


C 3 ACaSO 4 . 18H2 O+2Ca (OH )2 +2SO 4 +12H2 O → C3 A .3CaSO 4 32H2 O

 A partir du sulphate de magnésium


L’agressivité apparait après deux réactions successives :
Ca (OH )2 +MgSO 4 →CaSO 4 +Mg (OH )2 ,

Ca(OH)2+MgSO4 -> CaSO4+Mg(OH)2,

45
produits ayant une faible solubilité, mais suivis de :
C 3 A+3CaSO 4 . 2H2 O+26H2 O→ C3 A .3CaSO 4 . 32H2 O
qui est un produit expansif
[Link]. Les alcali réactions (RAG)

Il s’agit de réactions entre le granulat (non inerte au sens chimique) les ions alcalins des pores
du ciment et conduisant à la formation des gels hydrophiles. Il s’en suit un gonflement du
béton et une dimunition des propriétés mécaniques du béton. Le temps necessaire pour
l’observer varie entre cinq et vinght ansA cet effet trois conditions doivent être remplies :

 les granulats sont réactifs (p. ex., présence de silice amorphe ou de dolomie),
 l'alcalinité (concentration en ions OH–) du ciment est élevée,
 il y a suffisamment d'eau pour permettre le transport et la réaction des ions et des
substances dissoutes réactives.

Fig. 2: Degats de RAG d’un mur de soutenement

( Holcim, prevention du désordre dans le béton)

46
Les matériaux réactifs comme les silices amorphes ou cryptocristallines, sont les facteurs
principaux qui interviennent dans les réactions et sont facilement identifiables au moyen de
l'analyse chimique et pétrographique. On les rencontre dans les roches et alluvions siliceuses,
dans les roches carbonatées (sous forme d'inclusions) et dans les roches ou alluvions silicatées
polyphasées. On connait aujourd’hui trois types de réactions :

47
48
5. L’acier
Le béton armé est un matériau composite, dont la matrice est constituée du béton
considéré à cette échelle comme entité homogène et le renfort l’acier dans le cas courant des
ouvrages de génie civil. Il est important, de comprendre les étapes d’élaboration de l’acier en
tant que matériau, car c’est d’elle que dépendront non seulement son comportement
mécanique mais également ses interactions vis-à-vis de l’environnement.
5.1. Elaboration de l’acier
L’acier que l’on trouve sur le marché actuellement a deux origines : les minerais qui
sont les oxydes de fer qui se présente sous plusieurs formes F e2O3, Fe2O4 et la ferraille issue
de la récupération On obtient l’acier après avoir fait subir au minerai ou à la ferraille une série
de transformations dans l’industrie sidérurgique.
5.1.1. Elaboration à partir du minerai
Le minerai de fer qui est une combinaison de fer et d’oxygène (F e2O3, Fe2O4),
principalement est introduite dans le haut fourneau en présence des produits capables de
réduire l’oxygène contenu dans le minerai. On utilise à cet effet un produit appelé coke qui a
la particularité d’être constitué de carbone. La coke a deux fonctions essentielles dans le
processu : former le monoxyde de carbone qui est l’agent réducteur et en consommant le
dioxyde de carbone qui est le produit de réduction des oxydes puis regénère le monoxyde de
carbone. Le haut fourneau est un réacteur chimique, dont le fonctionnement à contre-courant
(les gaz montent alors que la matière solide descend) lui assure un excellent rendement
thermique. La température est variable en fonction de la hauteur dans la cuve (de haut en bas):

49
o 300 °C au niveau du gueulard, phase de dessiccation;
o 400 °C à 800 °C, phase de réduction;
o 900 °C à 1 200 °C, phase de carburation;
o 1 200 °C, phase de fusion;

o 1 600 °C, phase de liquéfaction, lieu des coulées.


Sortie des gaz à 150°C Entrée minerais et coke

Gueulard
Gueulard

Cuve
Cuve

Ventre

Etalages

Entrée gaz à 1200 °C Sortie fonte et laitiers à 1500°C


Creuset

Fig. : Plan schématique d’un haut fourneau


Compte tenu de la forte présence de carbone au cours du processus, le produit obtenu est un
alliage fer-carbone de type fonte (taux de carbone supérieur à 2.1 %).

L'air soufflé dans les tuyères est réchauffé dans des fours à vent chaud (souvent appelés
cowpers), qui sont chauffés par la combustion du gaz de haut-fourneau. Une fois chauds, la
chaleur est restituée à l'air de soufflage qui atteint 1 200 °C. Les cowpers, qui sont
généralement au nombre de 3 par haut-fourneau, sont des constructions aussi imposantes que
la cuve elle-même.

Réactions globales

Come dit plus haut, le principe est de réduire par le monoxyde de carbone les oxydes de fer
présents dans le minerai de fer métal et se fait en plusieurs phases :
50
 Production de l'agent réducteur CO :

La réaction globale est la suivante :

Compte tenu de l'excès de carbone et de la température, il y a conversion de la totalité de


l'oxygène en monoxyde de carbone.

Il est en fait produit par la succession des deux réactions suivantes :

puis

À partir de là, la réaction de réduction des oxydes de fer est la suivante :

La réduction des oxydes de fer

Les oxydes de fer se réduisent suivant la séquence suivante :

L'enchainement de température au niveau de la cuve sont les suivants (en partant du haut de la
cuve en fonction de la température :

 T > 320 °C

(e)
 620 °C < T < 950 °C

(f)
 T > 950 °C
(g)

51
dans le bas de la cuve, il y a régénération de CO à une température d'environ
1 000 à 1 050 °C.

Pendant ce temps sont réduits également le soufre, le phosphore, le Silicium et le


Manganèse qui se trouvent dans le minerai sous forme d'oxydes. Lorsque la température
atteint entre 900 et 1100°C le fer réagit avec l'oxyde de carbone et forme la fonte ou carbure
de fer.
Fe+2CO -> Fe3C + CO2
Qui fond aux alentours de 1150°C lorsque la teneur en carbone atteint environ 4,3%.

La fonte Fe3C est un matériau très cassant, très dur, résistant très bien à la compression
mais très mal à la traction et au choc. Il contient outre le carbone du Manganèse (1%), du
silicium (1 à 1,3%), du soufre et du phosphore en quantités très faibles.

L’acier est obtenu à partir de la fonte par réduction de la quantité de carbone qu'elle
contient car c’est la grande proportion de carbone dans la fonte qui lui confère sa grande
dureté mais en même temps sa fragilité. Cette transformation de la fonte en acier appelée
affinage se fait dans des appareils spéciaux appelés convertisseurs. L'acier est donc de la fonte
dont le taux de carbone est réduit à moins de 1,6%. C’est ce carbone résiduel qui confère au
matériau sa bonne limite élastique tout en gardant la ductilité du fer pur.

5.1.2. Elaboration à partir de la ferraille

Les ferrailles sont chargées dans un four avec de la chaux puis fondues à l'aide d'un
très puissant arc électrique formé entre trois électrodes en graphite. La température au sein de
l'arc atteint plusieurs milliers de degrés, de manière à atteindre la fusion du fer. Pour
homogénéiser le mélange et accélérer la fusion, des sources d'énergie d'appoint sont utilisées,
comme des brûleurs intégrés dans les parois du four ou des lances à oxygè[Link] cette
première étape, on procède à ce qu'on appelle la métallurgie primaire, c'est-à-dire qu'on se
débarrasse des éléments indésirables contenus dans les ferrailles, et qu'on procède à un
premier ajustement de la teneur du bain en carbone et autres éléments souhaités.

Ainsi, sous l'action de l'oxygène, les différentes impuretés présentes dans le bain
forment des oxydes puis se lient avec la chaux qui avait été introduite dans le four. Ces
52
Minerai de fer
composés, plus légers que l'acier, surnagent au-dessus du bain et forment ce qu'on appelle le
laitier.

Charbon Coke Haut fourneau

Fonte

Ferrailles

Convertisseur Four électrique

Métallurgie en poche

Lingot Coulée continue

5.2. La corrosion des aciers dans le béton

La corrosion des aciers dans le béton armé est un problème majeur qui induit des coûts
énormes dans la mainteance des ouvrages. Il est important de bien comprendre les différents
phénomènes qui ont lieu lors de la mise en contact de l’acier dans le béton et au cours de sa
durée de vie.

53
5.2.1. La passivation de l’acier
En conditions normales, les armatures enrobées par le béton sont protégées des risques
de corrosion par le phénomène de passivation qui résulte de la création à la surface du métal,
d’une péllicule protectrice de ferrite Fe [Link]. C’est l’action de la chaux libérée par les
silicates de calcium sur l’oxyde de fer. Cette présence de la chaux maintient la basicité du
béton autour de l’acier à un PH d’environ 13. Les armatures en mileu alcalin présentant un
PH entre 9 et 13.5 ainsi sont protégées. Le processus de corrosion des armatures dans le
béton necessite d’abord la destruction partielle (piqûre) ou totale de cette couche protectrice
(dépassivation) suivie de l’oxydation des armatures.
5.2.2. La dépassivation
La dépassivation peut être due à la présence du chlore ou du gaz carbonique qui,
transportés au niveau de l’acier par l’eau, détruit la couche de passivation. Les figures ci-
dessous montrent les stages du processus de corrosion dans les armatures.
a) Présence du chlore, catalyseur de la corrosion
En cas de présence du chlore dans le béton, celui-ci agit comme un catalyseur en introduisant
une réaction andique supplémentaire ainsi qu’il suit :
Fe+3Cl----FeCl3+2e suivie de
FeCl3+2OH---------Fe(OH)2+3Cl
Ou
Fe+4Cl----FeCl42++2e suivie de
FeCl4+2OH---------Fe(OH)2+4Cl
Ou
Fe+6Cl----FeCl62-+3e suivie de
FeCl6+2OH---------Fe(OH)2+6Cl
b) Carbonatation
La carbonatation a lieu lorsque le gaz carbonique de l’air pénère dans le béton. En
présence de l’humidité, le gaz carbonique réagit avec ’hydroxyde calcium contenu dans le
béton pour donner le carbure de calcium suivant la relation :
CO2+Ca(OH)2---CaCO3+H20
Le carbure de calcium réduit le PH du béton à une valeur inférieure à 8, et la couche de
passivation de l’acier devient instable, et la corrosion peut de ce fait se déclancher.
5.2.3. La corrosion des armatures

54
De ce qui précède il s’ensuit que le mécanisme de corrosion des armatures dans le
béton a deux phases : dans la première(phase d’initiation), le gaz carbonique ou le chlore
pénètre dans le béton par diffusion et détruit ou fragilise la couche de passivation de l’acier.
Ceci peut être plus ou moins long en fonction de l’environnement ou de la qualité du béton
(compact ou poreux). Après cette phase commence le mécanisme de corrosion.

Domage Limite de corrosion acceptable


dû à la
corrosion
Pénétration CO2, Cl- jusqu’à
l’armature

Propagation Temps
Initiation

Durée de vie ou avant réparation


Une cellule électrochimique se compose de :
 L’anode : c’est la partie qui perd le métal(réaction anodique) ;
 La cathode : c’est la partie fournit l’oxygène(réaction cathodique)
 L’électrolyte : c’est le milieu conducteur, dans lequel la corrosion a lieu.
L’électrolyte(le béton) conduit le courant et permet ainsi de fermer le circuit .Les
réactions anodiques et cathodiques sont les suivantes :
Réaction cathodique : Fe------- Fe2++2e
Réaction cathodique : 1/2O2+H2O+ 2e-------2(OH)-
Les réactions arrachent des ions ferreux ou ferriques du métal en formant des ions complexes
avec le chlore. Les ions ferreux ou ferriques sont ensuite déposés du côté de l’anode où ils
rejoignent les ions hydroxyles pour former divers types de rouille. Ce processus est ainsi
repeté tant le milieu contiendra du chlore. Ces réactions sont suivies par des réactions
secondaires telles que :
Fe2++2(OH) ------Fe(OH)2 Ou Fe2++2(OH)-----FeO+H2O
S’il y a suffisamment d’oxygène dans l’environnement, les mécanismes suivants peuvent se
déclancher :
2Fe(OH)2+1/2O2-----Fe2O3.H20+H2O Ou 2Fe(OH)2+1/2O2+H2O-----2Fe(OH)3.H20+H2O
Les produits de reaction, on tune masse volumique plus faible que celui de l’acier initial,
confiné dans les pores du béton ils y créent une pression qui finit par faire éclater le béton.

55
Fig : Microcellule d’oxydo-réduction(corrosion)

Aire cathodique Aire anodique au niveau de la


fissure
Fig : Microcellule d’oxydo-réduction au niveau d’une fisssure(piqûre)

Oxydation de l’acier Réaction anodique en


Acier Formation des Produits de
présence d’oxygène
ions ferreux corrosion

Réduction de la Réduction de Réduit la résistance Crée une pression


section de l’acier la ductilité à la fatigue dans les pores

Fissurent le béton

Réduit la capacité
portante
Réduit la liaison Ecaillage et perte
acier béton d’enrobage

Réduit la capacité Accélère le processus


Fig : Mécanisme de perte de capacité portante par la corrosion portante de corrosion

56
Chapitre 1

Principes généraux de sécurité des ouvrages

1.1 Méthodes des contraintes admissibles

Les anciennes approches de dimensionnement des ouvrages en béton armé étaient


basées sur la méthode dite de contraintes admissibles. On admettait ici, que le matériau
pouvait supporter les charges au plus jusqu’à sa contrainte limite élastique, limite à la quelle
on appliquait un coefficient de sécurité.



e

e 57

Figure 1.1 : Valeur de calcul dans la théorie des contraintes admissibles.


σe
σ ad=
k
1.2.Méthodes probabilistes
[Link] en évidence du caractère aléatoire des données de calcul d’ouvrages

Les approches des contraintes admissibles ne prenaient pas en compte le fait que non
seulement les caractéristiques du matériau e, et E par exemple, sont des paramètres aléatoires
du fait du caractère hétérogène du matériau, mais que les charges qui s’appliquent sur une
structure durant son utilisation varient également dans le temps et dans l’espace. Les
approches dites probabilistes tentent de prendre en compte ce facteur aléatoire, tant sur le
comportement des matériaux, que sur les charges que vont supporter les ouvrages.

En effet si nous faisons une série d’essais sur des éprouvettes de compression, toutes
issues de la même gâchée, on se rend compte que les éprouvettes n’auront pas les mêmes
caractéristiques mécaniques e, e, E, . Chacun de ces paramètres peut être caractérisé par
une distribution telle qu’indiquée sur la figure ci-dessous.

Figure 1.2 : Distribution des valeurs des caractéristiques mécaniques

De même, si on considère une poutre sous une dalle, on ne peut connaître avec
exactitude le nombre de personnes ou d’objets qui, à un moment t donné, vont être placés sur

58
P(Q)
la dalle. La figure ci-dessus schématise la distribution aléatoire des charges sur un élément de
construction.

Q(t)

Ces exemples montrent Figure 1.4 : Distribution


le caractère aléatoiretemporelle des charges
des données de d’exploitation
dimensionnement d’un
ouvrage. Cependant, les données statistiques relatives à ces différents facteurs d’insécurité, ne
sont pas à l’heure actuelle suffisante, pour permettre une étude rigoureusement probabiliste,
c’est-à-dire pour introduire ces lois de distribution dans le calcul pratique des structures.
1.2.2. Approches probabiliste
[Link]. Variables aléatoires
C’est une grandeur pouvant prendre une valeur non prévisible à priori, dans un champ
de valeurs apellé population.
[Link]. Densité de probabilité
A une variable aléatoire x, on associe une fonction p(x) apellée densité de probabilité.
[Link]. Expérence mathématique
De même, on définit l’expérence mathematique ou fonction de répartition associée à
cette variable aléatoire par :
P(x)=Prob(X≤x),
qui donne la probabilité pour une valeur x donnée d’avoir X≤x. On a donc
59
dF ( x )
p( x )=
dx
Ou
x
F ( x)= ∫ p(x )dx
−∞

[Link]..Autres définitions
 Moyenne m

∑ Xi
i
m=
N
 Ecart-type

σ=
√ ∑ ( Xi−m)
i
2

N
 Coefficient de variation
σ
V=
m
Considérons maintenant un système de deux variables aléatoires, x et y. La moyenne et
l’écart-type associés à la variable z=x-y sont donnés par :

mz=mx-my

σ z =√ σ 2x + σ 2y
[Link].Notion de sécurité
Soient deux variables aléatoires R et S, représentant la résistance et la contrainte en un
point de la structure. Pour évaluer la fiabilité, on introduit :

R
Fs=
Facteur de sécurité S

Marge de sécurité Ms=R−S

Fs et Ms sont deux variables aléatoires. Leur distribution peut être déterminée sur une base
statistique sur les actions, la géométrie…. La probabilité de ruine est rattachée à une période T
à travers des relations telles que :

60
Pf =P { }R
S
≤1 =P { Fs≤1 }

Ou

Pf =P { R−S≤0 }=P { Ms≤0 }

Pf est la probabilité pour que pendant la période T, les inégalités soient atteintes au moins une
fois.

Nous voyons que cette approche de calcul et de la limitation des données disponibles.

Par contre nous pouvons, au lieu de considérer l’ensemble des distributions, nous limiter à la
moyenne et à l’écart-type des variables R et S puis essayer d’estimer la probabilité de ruine
sur la base de l’index de fiabilité . On a :

μM
β=
σM

En supposant R et s non correlées et la distribution normale, cette relation devient :

μ R −μS
β=
√ σ 2R+ σ 2S
Cette méthode ne permet pas d’estimer la probabilité de ruine, sauf pour des cas très
particulier où la relation entre Ms et les variables du problème est linéaire et la distribution
normale. La probabilité de ruine c’est-à-dire pour que la marge de sécurité Ms garantisse une
valeur non positive donnée par la fonction M de MS telle que :

Pf =P { R−S≤0 }=P { Ms≤0 }=φ M (0 )

En introduisant la variable normalisée de la marge de sécurité Ms :

Ms−μ M
m=
σm

On a

Ms=μ M +mσ m

61
Pf =P { R−S≤0 }=P { μ M +mσ m≤0 }=φM ( 0)

{
¿ P m≤
μM
σm }
=P {m≤−β }=φm (−β )=1−φ m ( β )

En introduisant les valeurs normalisées de R et de S, on a :

S−μ s
s=
σs
R−μ R
r=
σR

La condition limite Ms=0 devient dans le plan r-s, une droite qui divise le plan en deux zones
de sécurité et de non sécurité. La distance à l’origine des axes à cette ligne est égale à
l’indexe de fiabilité. s

Non sécurité

Sécurité

 r

1.3. Approches semi probabilistes

1.3.1. Idée de la méthode

Malgré quelques hypothèses simplificatrices, nous voyons que l’approche probabiliste


reste complexe, puisque les données ne sont pas toujours disponibles et les moyens de calcul
actuels ne permettent pas d’intégrer les lois ci-dessus définies dans un calcul de structure. Il
est donc necessaire d’utiliser les méthodes semi probabilistes ou de sécurité partielle.

Cette méthode est basée sur la notion de coefficients de sécurité partiels  qui couvre
les incertitudes tant pour les actions, les résistances que la géométrie (dimensions,
enrobage…). Elle ne necessite pas d’avoir les lois de probabilité, car celles-ci sont prises en
compte au travers des coefficients de sécurité partiels. Elles consistent à prendre en compte
des valeurs dites caractéristiques, qui expriment les valeurs seuil admissibles sur la résistance

62
des matériaux, ainsi que sur les actions qui s’exercent sur l’ouvrage (charges permanentes,
charge d’exploitation, charges climatiques, charges accidentelles).

Les hypothèses de la méthode sont les suivantes :

 Contraintes et résistances sont non correlées ;

 Les valeurs caractéristiques des résistances et des contraintes sont les fractiles de leur
distribution ;

 D’autres incertitudes sont prises en compte en transformant les valeurs caractéristiques


en valeurs de calcul au travers des coefficients de sécurité partiels;

 La fiabilité consiste à s’assurer que l’effet des actions ne dépasse pas la résistance des
matériaux.

S( ∑ A i )≤R (f k )
i

Où les Ai représentent les actions sur la structure et les


fk les propriétés du matériau.

Les valeurs caractéristiques sont ensuite traduites en valeurs de calcul, par


l’intermédiaire des coefficients (qui réduisent les résistances mécaniques et majorent les
actions), et tenant compte de l’incertitude sur les autres facteurs déterminants, mais ne se
prêtant pas à une analyse statistique rigoureuse. A cet effet on va considérer deux situations :

[Link]. Etat limite dit de service


C’est un état de chargement au delà duquel, la structure résiste certes, mais ne peut
plus remplir convenablement les fonctions pour lesquelles elle a été conçue : flèche excessive,
fissuration incompatible avec l’utilisation de l’ouvrage.

Exemples :
Flèche d’un plancher ou d’une poutre ;
Fissuration d’une piscine ou d’un réservoir.
Fissuration par écrasement du béton

[Link]. Etat limite ultime


C’est un état de chargement au delà duquel, il y a ruine de l’ouvrage ou d’une partie de
celui-ci, par dépassement de la capacité portante du matériau ou par instabilité mécanique
(flambement, voilement ou déversement).
63
Exemples :
Flambement d’un poteau, voilement d’un mur, déversement d’une poutre ;
Rupture par cisaillement d’une poutre du fait de l’effort tranchant ;
Poinçonnement d’une dalle ou d’une poutre sous une charge localisée.

1.3.2. Les matériaux et leurs valeurs caractéristiques


Ce sont des valeurs de résistance du matériau, des charges et surcharges, utilisées dans
le calcul des ouvrages. Ces valeurs tiennent compte d’une part de la valeur moyenne et,
d’autre part, de la dispersion obtenue sur les matériaux.

[Link]. Résistances caractéristiques


Considérons la distribution des caractéristiques mécaniques f r données sur la figure
1.5, distribution obtenue au cours d’un essai sur N éprouvettes issues d’une même
coulée(acier ou béton). p(f)

f
0 fmin fck fm fmax
Figure 1.5 : Définition de la valeur caractéristique

La valeur caractéristique de calcul est donnée par la relation :

fck = fm-ks

où fm est la valeur moyenne sur la série de N essais, s l’écart-type de la distribution et k un


coefficient pris égale à 1.28 pour le béton.

ni
f m=∑ fi
N N
ni le nombre d’éprouvettes ayant la résistance fi.

. s est l’écart-type de la distribution. s est donné par le relation :

( ( ∑ (f i −f m )2
)
1
2
s=
N −1

64
k un coefficient qui dépend de la probabilité d’obtenir des résultats inférieurs à f k, que les
statisticiens appellent quelques fois intervalle de confiance entre 0,05 et 0,1. La valeur de k
est donc fonction du matériau.

[Link]. Les aciers


On prend en compte ici la limite élastique garantie par le sidérurgiste notée f yk, f0,2k et
dont les valeurs sont limités dans l’intervalle [400, 600] MPa. Le module d’élasticité est pris
égal à 200 000 MPa. On distingue deux modèles pour les aciers : le modèle à palier et le
modèle à écrouissage linéaire. L’acier comme matériau de renforcement du béton est
caractérisé par une grande susceptibilité à la corrosion. Cette susceptibilité est tributaire de
l’environnement dans lequel est implanté l’ouvrage. Dès la phase de conception, un certain
nombre de disposition doivent être prises afin de garantir une durabilité minimale de
l’ouvrage. Dans ce souci, d’une part, l’enrobage à adopter doit être choisi en fonction du
niveau d’agressivité de l’environnement, et d’autre part un maîtrise de la fissuration, par une
limitation des contraintes de traction dans les aciers tendus.

Figure 1.6. Courbes de traction de l’acier

[Link].1. Diamètres nominaux des aciers pour béton armé

Les diamètres nominaux sont donnés dans le tableau 1.1 et sont livrés en principe en
longueur commerciale de 12mètres.
Tableau 1.1 : Diamètres nominaux et sections des barres d’acier

65
Diamètre Barre Couronnes Treillis Section(mm2) Poids kg/
nominal Ou déroulés soudés mètre
4  12.6 0.999
4.5  15.9 0.125
5   19.6 0.154
5.5   23.8 0.222
6    33.2 0.260
7   38.5 0.302
7.5   44.2 0.347
8    50.3 0.395
8.5   56.7 0.445
9   63.6 0.49
9.5   70.9 0.556
10    78.5 0.617
11   95 0.746
12    113 0.888
14    154 1.21
16    201 1.58
20  314 2.47
25  491 3.85
28 616 4.83
32  804 6.31
40  1257 9.86
50  1963 15.40

[Link].2. Durabilité et enrobage des armatures


[Link].2.1. Classe structurale de l’ouvrage.
Une structure durable doit satisfaire aux exigences d’aptitude au service, de résistance
et de stabilité pendant toute la durée de service du projet, sans perte significative de
fonctionnalité ni maintenance imprévue excessive A cet effet, on distingue six classes
structurales, S1, S2, S3, S4, S5, S6, en fonction de la durée de vie estimée. La protection

66
requise de la structure doit être établie en considérant l’utilisation prévue, la durée
d’utilisation du projet, le programme de maintenance envisagé ainsi que les actions attendues.
La protection du ferraillage contre la corrosion dépend de la compacité, de la qualité et
de l’épaisseur de l’enrobage d’une part, de la fissuration d’autre part. La compacité et la
qualité de l’enrobage sont obtenues par la maîtrise de la valeur maximale du rapport E/C et de
la teneur minimale en ciment.
[Link].2.2. Classe d’exposition de l’ouvrage
Les conditions d’exposition sont les conditions physiques et chimiques auxquelles la
structure est exposée en plus des actions mécaniques. Elles sont classées suivant le
tableau 1.2.
Tableau 1.2 : Classe d’exposition des ouvrages en béton armé
Désignation Description de l’environnement Exemples de classe d’exposition
de la classe

1. Aucun risque de corrosion ou d’attaque

X0 *Béton non armé et sans pièces métalliques noyées : Béton à l’intérieur de bâtiment où le taux
toutes expositions sauf en cas de gel/dégel, d’abrasion et d’humidité
d’attaque chimique
*Béton armé ou avec des pièces métalliques noyées : très
sec

2. Corrosion induite par carbonatation


Béton à l’intérieur de bâtiment où le taux
d’humidité de l’air ambiant est faible
Sec ou humide en permanance Béton submergé en permanance dans
XC1
l’eau

Surfaces de béton soumises au contact à


Humide, rarement sec long terme de l’eau
XC2
Un grand nombre d fondations

Béton à l’intérieur de bâtiments où le


Humidité modérée taux d’humidité de l’air ambiant est
XC3
moyen ou élevé
Béton extérieur abrité de la pluie

Surfaces de béton soumises au contact de


Alternativement humide et sec l’eau, mais n’entrant pas dans la classe
XC4
d’exposition XC2

3. Corrosion induite par les chlorures

67
Humidité modérée Surfaces de béton exposées à des
chlorures transportées par voies
XD1
aériennes

Humide, rarement sec Piscines


Eléments en béton exposés à des eaux
XD2
industrielles contenant des chlorures

Alternativement humide et sec Eléments de ponts exposés à des


projections contenant des chlorures
XD3
Chaussées
Dalles de parking de véhicule

4. Corrosion induite par les chlorures présents dans l’eau de mer

XS1 Exposé à l’air véhiculant du sel marin mais pas en Structures sur ou à proximité d’une côte
contact direct avec l’eau de mer

XS2 Immergé en permanance Eléments de structures marines

XS3 Zones de marnage, zones soumises à des projections ou à Eléments de structures marines
des embruns

5. Attaque gel/degel

Surfaces verticales de béton exposées à


Saturation modérée en eau, sans agent de déverglaçage la pluie et au gel
XF1
Surfaces verticales de béton des ouvrages
Saturation modérée en eau , avec agent de déverglaçage routiers au gel et à l’air véhiculant des
XF2
agents de déverglaçage

XF3 Forte saturation modérée en eau , sans agent de Surfaces horizontales de béton exposées
déverglaçage à la pluie et au gel

Routes et tabliers de ponts exposés aux


agents de déverglaçage
Satuaration modérée en eau , sans agent de déverglaçage Surfaces de béton verticales directement
ou eau de mer exposés aux projections d’agents de
XF4 déverglaçage et au gel
Zone de structures marines soumises
aux projections et exposées au gel

6. Attaques chimiques

XA1 Environnement à faible agressivité chimique selon EN Sols naturels et eau dans le sol
206-1 tableau 2

XA2 Environnement à faible agressivité chimique selon EN Sols naturels et eau dans le sol
206-1 tableau 2

68
XA3 Environnement à faible agressivité chimique selon EN Sols naturels et eau dans le sol
206-1 tableau 2

[Link].2.3. Enrobage
C’est la distance entre la surface de l’armature (cadres, étriers, armatures de peau..) et
le parement le plus proche. Celui-ci doit être défini sur les plans. Il doit garantir une bonne
protection des armatures contre la corrosion, transmettre les efforts d’adhérence et assurer la
résistance au feu. Il doit prendre en compte un certain d’exigences dont :la classe
d’exposition, la classe structurale, la durée du projet ;
La modulation de la classe structurale en fonction de la résistance du béton et de la
nature du liant ainsi que du niveau de compacité de l’enrobage ;
Il est défini comme l’enrobage minimum Cmin auquel il faut ajouter une marge de
tolérance d’exécution Cdev.
Cnom= Cmin+Cdev.
Cmin=max(Cmin,b ; Cmin, dur+Cdur,g-Cdur,st-Cdur,add ; 10mm)
Où :

Cmin,b est relatif à l’adhérence acier-béton, avec :


Cmin,b ≥ Max(,eq) dans les cas courants
Cmin,b +5 si  ≥32mm
Le paquet est remplacé par une barre fictive équivalente présentant la même section et le même
centre de gravité que le paquet. Le diamètre équivalent fn est donné par :

φ n=φ √ n b ≤55 mm

 nb ≤ 4 : barres verticales comprimées et celles à l’intérieur d’une jonction par


recouvrement ;

 nb ≤ 3 : dans les autres cas

Cdur,st ≈ 0 paramètre relatif à la corrosion ;


Cdur,add ≈ 0 paramètre relatif à une protection complémentaire ;
Cmin,dur, relatif à l’environnement est donné dans le tableau ;
Cdev est pris par défaut égal à 10mm sinon :
 5mm < Cdev < 10mm si le système d’assurance qualité avec mesure des enrobages
des armatures ;
 0<Cdev <10mm si on utilise les appareils de mesures très précis pour la surveillance
69
et le rejet des éléments non conformes.
L’enrobage minimum a pour but de garantir :
 La bonne transmission des contraintes d’adhérence
 La protection de l’acier contre la corrosion
 La résistance au feu.
lp

hp

ev

eh
Parement c

Fig. 1.8 : Paramètres définissant l’enrobage des armatures

Les structures sont classées d’après les classes structurales suivant le tableau 1.3

Tableau 1.3 : Critères de choix des enrobages en fonction de la classe de l’ouvrage


Classes structurales
Critère
X0 XC1 XC2/XC3 XC4 XD1 XD2/XS1 XD3/XS2/XS3
Durée d’utilisation du Majoration Majoration Majoration Majoration Majoration Majoration Majoration de 2
projet de 100 ans de 2 de 2 de 2 classes de 2 classes de 2 classes de 2 classes classes
classes classes

Classe de résistance ≥C30/37 ≥C30/37 ≥C35/45 ≥C40/50 ≥C40/50 ≥C40/50 ≥C45/55


Minoratio Minoratio Minoration Minoration Minoration Minoration Minoration de 1
n de 1 n de 1 de 1 classe de 1 classe de 1 classe de 1 classe classe
classe classe

Eléments assimilables minoration minoration minoration de minoration minoration minoration de minoration de 1


à une dalle de 1 classe de 1 classe 1 classe de 1 classe de 1 classe 1 classe classe

Maîtrise particulière minoration minoration minoration de minoration minoration minoration de minoration de 1


de la qualité du béton de 1 classe de 1 classe 1 classe de 1 classe de 1 classe 1 classe classe

70
Tableau 1.4 : Choix de l’enrobage en fonction de la classe d’exposition et de la classe structurale
Valeurs de Cmin,dur en fonction de la classe d’exposition et de la classe structurale dans le cas des armatures
de béton armé

Classe d’exposition

Classe X0 XC1 XC1 XC4 XD1 XD1 XD3


structurale XC2 XS2 XS2 XS3

S1 10 10 10 15 20 25 30

S2 10 10 15 20 25 30 35

S3 10 10 20 25 30 35 40

S4 10 15 25 30 35 40 45

S5 15 20 30 35 40 45 50

S6 20 25 35 40 45 50 55

[Link].2.4. Prise en compte des contraintes particulières


L’enrobage Cmin doit être augmenté de k dans les cas suivants :
 Risque d’abrasion (classe XM)
a. XM1 : k = + 5mm
b. XM2 : k = + 10mm
c. XM3 :k = + 15mm
 Béton coulé de surface irrégulière
- Cmin > 30mm si l’élément est en contact avec le sol ayant une
préparation (béton de propreté par exemple)
- Cmin > 65mm si l’élément est en contact direct avec le sol.
[Link].2.5. Prise en compte de la durée de vie de l’ouvrage
Le tableau ci-dessous donne la durée de vie indicative d’un projet en fonction de la
catégorie d’utilisation.
Tableau 1.6 : Durée indicative de la vie d’un projet(Tableau 2.1 de NF EN 1990)

Catégorie de durée Durée d’utilisation Exemples


d’utilisation d’ouvrage
(années)

1 10 Structures provisoires non remplaçables

2 25 Eléments structuraux remplaçables

3 25 Structures de bâtiments agricoles et similaires

71
4 50 Structure de bâtiments courants

5 100 Structures de bâtiments monumentaux ou stratégiques

[Link].2.6. Prise en compte du type de charges sur de l’ouvrage


Le tableau ci-dessous donne les différentes classes d’ouvrages en fonction des charges
d’exploitation qu’ile subissent.
Tableau. 1.7. Classes de charges sur les ouvrages
Classe Exemples

C1 Locaux avec tables(écoles, cafés,restaurants, salle de banquets, salles de lecture, salle de reception…).

C2 Locaux avec sièges fixés(Eglises, théatres, cinémas, salle de conférences, salles d’attente…..)

C3 Locaux sans obstacles à la circulation(salle de musée, salles d’expositions, locaux d’accès aux
bâtiments publics, administratif et hôpitaux….)

C4 Locaux permettant les activités physiques(dancing, salles de gymnastiques, scènes de théatres….)

C5 Locaux susceptibles d’être surpeuplés(salles de concert, salle de sport, y compris tribunes terrasses et
aires d’accès…)

D Commerces

D1 Commerces de détail courants

D2 Grands magasins

E Aires de stockages et locaux industriels

E1 Surfaces susceptibles de recevoirune accumulation de la marchandises y compris les aires d’accès


(entrepôts, bibliothèques..)

E2 Usage industriel

F Aire de circulation et de stationnement pour véhicules <30 kN, garages parking de stationnement)

G Aire de circulation et de stationnement pour véhicules compris entre 30 et 160kN, garages parking de
stationnement)

H Toitures inaccessibles suf pour l’entretien normal

I Toitures accessibles des bâtiments des catégories A à D

K Toitures accessibles à fonctions spéciales (atterrissage hélicoptère..)

[Link].2.7. Prise en compte de l’aire d’application des charges


[Link]. Le Béton
[Link].1. Valeurs caractéristiques

Le tableau 1.8. donne les différentes classes de résistance du béton.

Tableau 1.8 : Valeurs caractéristiques du béton

72
Classe de
résistance
C12/15 C16/20 C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C40/50 C45/55 C50/60

fck(MPa) 12 16 20 25 30 35 40 45 50

fcd(MPa) 6.8 9.1 11.3 14.2 17 19.8 22.7 25.5 28.3

fctm(MPa) 1.6 1.9 2.2 2.6 2.9 3.2 3.5 3.8 4.1

Ecm(GPa) 27 29 30 31 33 34 35 36 37

cu3(10-3) 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5

c2(10-3) 2 2 2 2 2 2 2 2 2

fbd(MPa)

[Link].2. Loi de comportement du béton

La relation entre la contrainte de compression de courte durée et la déformation


correspondante est donnée par : 

fcm

0.4fcm

Fig. 1.9 : Loi de comportement du béton Ecm

cu cu2
Fig. 1.9 : Réponse en compression du béton
kη−η 2
σ c=f cm
1+( k−2 )η
εc
η=
εc 1

Dans le cadre du calcul des sections ce diagramme peut être remplacé par :


0≤ε c ≤εc 2

( ( ))
n
εc
σ c=f cd 1− 1−
εc2 73
ε c 2 ≤ε c ≤ε cu
 2 

σfckc=f cd
fcd

c cu2
Fig. 1.10 : Diagramme de calcul du béton

c2, la déformation au pic

cu2, la déformation ultime du béton

[Link].3. Cas d’un béton confiné

On dit qu’un béton est confiné lorsque sa déformation latérale est empêchée au moyen
de cadres ou de cerces. A défaut d’informations plus précises, on prend les expressions
suivantes :

( )
σ2
f ck , c =f ck 1+5
f ck
si
σ 2≤0 . 05 f ck

( )
σ2
f ck , c =f ck 1 .125+ 2. 5
f ck
si
σ 2≻0 . 05 f ck

1=fck,c c
fck,c
fck
fcd,c

2 3=2  cu cu,c c


74
Fig. 1.11: Diagramme de calcul du béton en cas de confinement
( )
2
f ck , c
ε c 2 , c=ε c 2
f ck

σ2
ε cu2 , c=ε cu2 + 0 .2
f ck

[Link].4. Comportement différé

f ck (t )=f ck

La résistance à j jours dépend :


 Type de ciment ;
 Des conditions de cure
 De la température

On peut à température ambiante (20°C) estimer la résistance du béton par :

f cm (t )=β cc (t )f cm

({ ( ) })
1
Où : 28
β cc (t )=exp s 1 − 2
t

Où :
 fcm(t) résistance à la compression du béton à j jours :
fcm=fck+8(MPa)
 fcm résistance à la compression du béton à 28 jours et donnée dans le tableau :
 t l’âge du béton ;
 s un coefficient dépendant du type de ciment et qui vaut :
 0,2 pour les classes de EM 42.5 R, EM 52.5 N, EM 52.5 R ;
 0,25 pour les classes de EM 32.5 R, EM 42.5 N ;
 0,38 pour les classes de EM 32.5 N;

75
30

25

20
fcm(t)[Mpa]
15
s=0,2
10 s=0,25
s=0,38
5

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Age du béton(jours)

Fig. 1.12 : Courbe de durcissement du béton en fonction de la classe du ciment

Pour la traction, lorsque la résistance est déterminée à partir de l’essai de traction par
fendage, fct,sp, on peut déduire la résistance à la traction directe par :

f ct =0 . 9 f ct , sp

L’évolution de la résistance à la traction en fonction du temps dépend des conditions


de cure et de séchage ainsi que des dimensions des éléments considérés. Elle peut toute fois
en première approximation être évaluée par la relation :

f ct ( t )=β cc ( t )α f ctm
m

Avec :
 =1 pour t<28 jours
 =2/3 pour t> 28 jours

2
f ctm =0 .3 f 3ck ≤C 50/ 60


f ctm =2. 12 ln 1+ ( f cm
10 )
≻C 50/ 60

Le module de déformation instantané du béton est donné par :

( )
0. 3
f
Eij =22 cm
10
76
Le module de déformation différée, c’est-à-dire sous charge de longue durée est donnée par la
relation :

( )
1 /3
f cm(t )
E vj (t )=E cm(t )= Ecm
f cm

Le coefficient de Poisson est donné par :


Béton non fissuré (ELS) :  = 0.20

Béton fissuré (ELU) :  = 0

1.4. Les actions caractéristiques


Les actions susceptibles d’agir sur une structure peuvent être classées en quatre
catégories :
1.4.1. Les actions permanentes notées G
Elles représentent le poids propre de la structure ainsi que celui des équipements fixes. Elles peuvent être
favorables ou défavorables à la stabilité de la structure.
1.4.2. Les actions variables Q

Elles représentent les surcharges d’exploitation de la structure, ainsi que toute charge
susceptible de varier dans le temps (mobiliers, personnels, ..)
1.4.3. Les actions climatiques Qi

Ces actions sont : le vent, la neige, la houille pour les ouvrages en mer.
1.4.4. Les actions accidentelles FA

Dans cette catégorie nous avons les chocs, le séisme, le feu.


1.4.5. Les actions exceptionnelles
Dans cette catégorie, nous avons les explosions, les missiles. Cette catégorie ne peut être prévue pour les
ouvrages courants.
1.4.6. Réduction en fonction de la surface
Les valeurs caractéristiques des charges d’exploitation sont données pour une surface de référence et peut être
légèrement diminué pour les grandes surfaces et augmenter pour les petites. Le coefficient de réduction à appliquer est A,
donnés en fonction de la surface par la relation :

A0
α A =0. 77+ ≤1
A
A0=3.5m2 est l’aire de référence. Ce coefficient n’est applicable qu’aux catégories A, B, C3, D1, et F.
1.4.7. Réduction en fonction du nombre d’étages

77
Pour les bâtiments de grande hauteur (H > 28 mètres), dont les occupations peuvent être considérées comme
indépendantes, on doit appliquer le coefficient de regression n tel que :

b
α n =a+
n
Avec n > 2 est le nombre d’étages au dessus de l’élément chargé.
a=0.5 et b=1.36 pour les surfaces de catégorie A
a=0.7 et b=0.8 pour les surfaces de catégories B et F.

Les n et A ne sont pas applicables simultanément. Cette regression ne s’applique pas aux terrasses.

1. 3 – Limite des approches probabilistes

Nous avons vu que les charges ainsi que la résistance des matériaux étaient des
variables aléatoires. Mais en réalité, en plus des facteurs aléatoires (charges, résistances,
déformations), d’autres facteurs non toujours mesurables a priori, interviennent dans le
comportement à long terme des structures (erreurs de mise en œuvre, comportement différé,
corrosion des armatures, surcharges au delà des prévisions…).

1.4 – Coefficient de sécurité partielle

Compte tenu des difficultés à mesurer et à faire une étude statistique pour chaque
facteur pouvant influencer le comportement d’un ouvrage, il a semblé plus simple
d’introduire la notion de facteur de sécurité partiel qui permet :

 de prendre des valeurs de résistance pessimistes en les minimisant par un


coefficient inférieur ou égal à l’unité ;
de prendre des valeurs de sollicitations pessimistes en les maximisant par un coefficient supérieur ou égal à
l’unité.

En d’autres termes, pour garantir la sécurité de l’ouvrage, on doit prendre en compte


une valeur de résistance bien inférieure à la résistance caractéristique obtenue à partir des
considérations statistiques d’une part, et d’autre part, en prenant une sollicitation de calcul
bien supérieure à celle estimée.

1.5 Les valeurs de calcul


Il s’agit des valeurs des actions ainsi que des résistances à introduire dans le calcul des
ouvrages.

1.5.1. Les résistances de calcul


Celles-ci dépendent de l’état limite considéré.

[Link]. Etat limite de service

78
A l’état limite de service trois critères doivent être considérées :

[Link] classes d’exposition des ouvrages et de l’enrobage minimal;

Tableau 1. 9 : Choix de l’enrobage en fonction de la classe d’exposition

Exigence environnementale pour Cmin,dur(mm)

Classe Classe d’exposition selon


structurale XC0 XC1 XC2/XC3 XC4 XD1/XS1 XD2/XS2 XD3/XS3

S1 10 10 10 15 20 25 30

S2 10 10 15 20 25 30 35

S3 10 10 20 25 30 35 40

S4 10 10 25 30 35 40 45

S5 15 20 30 35 40 45 50

S6 20 25 35 40 45 50 55

[Link].[Link] vis-à-vis de l’adhérence acier –béton

Tableau 1.10 : exigence vis-à-vis de l’adhérence acier béton

Exigences vis-à-vis de l’adhérence


Disposition des armatures Enrobage minimal Cmin,b, ( à majorer de 5mm si le diamètre nominal du
plus gros granulat est ≥32mm)
Armature individuelle Diamètre de la barre
Paquet Diamètre équivalent n(tableau qui suit)
Le paquet est remplacé par une barre fictive équivalente présentant la même section et le
même centre de gravité que le paquet. Le diamètre équivalent fn est donné par :

φ n=φ √ nb ≤55 mm

 nb ≤ 4 : barres verticales comprimées et celles à l’intérieur d’une jonction par


recouvrement ;

 nb ≤ 3 : dans les autres cas

[Link].[Link] vis-à-vis de la fissuartion en limitant la fissuration du béton

Dans les zones tendues du béton, les aciers sont placés pour suppléer à la faible résistance du
béton à la traction. Si l’acier peut supporter des efforts de traction bien importants, il faut
79
remarquer que du fait de l’adhérence entre les deux matériaux, une traction excessive de
l’acier entraîne une fissuration de la gaine de béton qui l’entoure. Cette fissuration peut avoir
des conséquences plus ou moins graves en fonction de : type d’ouvrage (bâtiment courant,
piscines, réservoir…), de l’environnement de l’ouvrage (sans risque de corrosion des
armatures, agressif, mer). Les valeurs recommandées pour l’ouverture des fissures sont les
suivantes :

[Link].3. Les classes d’exposition des ouvrages

a) Effet de la classe structurale

Les structures peuvent être classées en fonction de leur durée de service prévisible. Les
structures sont classées de S1 à S6. Les bâtiments courants, d’une durée de 50 ands sont
classés S4. Les ponts sont classés en S6, et correspondent à une durée de vie de 100 ans. La
classe structurale peut différer de la classe de référence en tenant compte des paramètres
suivants :classe d’exposition, durée de vie, nature du liant, compacité de l’enrobage. Cette
modulation peut se faire à partir du tableau qui suit :

Tableau 1.11 : Choix du béton en fonction de la classe d’exposition

Modulation de la classe structurale recommandable


Critère Classe d’exposition
XC0 XC1 XC2/XC3 XC4 XD1/XS1 XD2/XS2 XD3/XS3
Durée 100 ans, majoration de 2
d’utilisation
25 ans et moins, minoration de 1
du projet
Classe de ≥C30/37 ≥C30/37 ≥C30/37 ≥C35/45 ≥C40/50 ≥C40/50 ≥C45/55
résistance du
minoration de 1
béton
≥C50/60 ≥C50/60 ≥C55/67 ≥C60/75 ≥C60/75 ≥C60/75 ≥C70/85
minoration de 2
Nature du ≥C35/45 ≥C35/45 ≥C40/50
liant Béton à base de CEM 1, sans cendres volantes

minoration de 1
Enrobage minoration de 1
compact

b)Condition de non écrasement du béton


La compression du béton est limitée à la valeur :

σ̄ bc =k 1 f cj
80

σ̄ bc est la contrainte en un point courant de la structure, f la résistance du béton à j jours
cj

d’âge et k1=0,6. Cette condition s’applique particulièrement sur les classes d’exposition XD,
XS.
 k1=0.5 pour les classes d’exposition XD, XF et XS
 k1=0.6 pour les autres cas

Tableau 1.12 : Valeurs limites de compresssion en fonction de la résistance à la


compression
fcj(MPa) σ̄ bc (MPa)

20 12
25 15
30 18
40 24
50 30
60 36

Tableau 1.13 : Choix de la classe de béton en fonction de la classe d’exposition


Classe de résistance
X0 Classe de béton
XC1 et XC2 C20/25
XF1 C20/25
XF2 C25/30
XF3 C25/30
XF4 C30/37
XD2 C30/37
XD3 C30/45
XA1 C30/37
XA2 C35/45
XA3 C40/50

Tableau 1.14 : Fissuration limite en fonction de la classe d’exposition


81
Classe d’exposition Eléments en béton armé
Combinaison quasi permanentes
XC0,XC1 La fissure n’a pas d’incidence sur la durabilité : 0.4
XC2,XC3,XC4 0.3
XD1,XD2,XS1,XS2,XS 0.3
3

c)Limitation de la fissuration sans calcul


On n’a pas besoin de faire les calculs de la fissuration si les condistions suivantes sont
vérifiées :
Tableau 1.15: Diamètre nominal requis en fonction de la traction admissible dans l’acier
Contrainte de traction dans Diamètre maximal des barres(mm)
l’acier(MPa)
Wk=0.4mm Wk=0.3mm Wk=0.2mm

160 40 3 2
2 5

200 32 2 1
5 6

240 20 1 1
6 2

280 16 1 1
2 0

320 12 1 8
0

360 10 8 6

400 8 6 5

450 6 5 4

Ce tableau est construit sur la base des hypothèses suivantes :


C=25mm ; fct,eff=2.9MPa ; hct=0.5 ; h-d=0.1h, k1=0 ;8, k2=0.5 ; kc=0.4 ; k1=1.0 ; kt=0.4 et k’=1.0
Tableau 1.16 : Espacement maximal des barres en fonction de traction admissible

Contrainte de traction dans l’acier(MPa) Espacement maximal des barres(mm)


Wk=0.4mm Wk=0.3mm Wk=0.2mm

160 300 3 2
00 00

200 300 2 1
50 50

82
240 250 2 1
00 00

280 200 1 5
50 0

320 150 1
00

360 100 5
0

Ce tableau est construit sur la base des hypothèses suivantes :


C=25mm ; fct,eff=2.9MPa ; hct=0.5 ; h-d=0.1h, k1=0 ;8, k2=0.5 ; kc=0.4 ; k1=1.0 ; kt=0.4 et k’=1.0

Ce diamètre de la barre peut être modifié ainsi qu’il suit :


 Lorsqu’on est en flexion avec une partie de la section comprimée
k . hcr
φ s =φ ' s ( f ct , eff /2 . 9)
8 (h−d )
 Traction axiale
h cr
φ s =φ ' s ( f ct , eff /2 . 9)
8 (h−d )
Où :
s : diamètre maximale modifié de la barre
’s : diamètre maximal de la barre donné dans le tableau
h : hauteur totale de la section
hcr : hauteur de la zone tendue juste avant fissuration
d :hauteur utile

f) Section minimale
Dans les dalles en béton armé en flexion, sans traction axiale significative, aucune disposition particulière
n’est à prendre pour la maîtrise de la fissuration si leur épaisseur n’excède pas 20cm et que les conditions supplémentaires
suivantes sont respectées :
b < 5 h et leff < 5h ; leff, largeur de la table de compression ;
As,min > 0.0013 btd, bt, largeur tendue du béton ;
As,max < 0,04 Ac ; Ac, coffrage ;
Smax,slab = 3h < 400m pour la direction principale smax,slab = 3.5 h < 450mm pour les répartitions ; Smax,slab est
l’espacement des armatures dans la dalle.
: Dans le cadre de la conception d’un ouvrage, lorsque la maîtrise de l’ouverture des fissures est requise, une
quantité minimale d’armature doit être admise dans les zones susceptibles d’être tendues. La section minimale est donnée
par la relation :

k c kf ct , eff A ct
A smin ≥
σs

83
Avec :
Act , aire de la section droite de béton tendu ;
s valeur absoluee de la contrainte maximale admise dans l’armature, après la fissuration, prise en général
égale à fyk,
fct,eff valeur moyenne de la résistance en traction du béton, fct,eff ≤ fctm si on prévoit l’apparition de fissure avant
28 jours, sinon prendre fct,eff = fctm ;
k =1 pour les âmes dont la hauteur h<30cm, ou les membrures d’une largeur <30cm et k=0.65 pour les âmes
telles que h≤80cm ou les membrures pour lesquelles b≤80cm. Entre 30 et 80cm, procéder à une interpolation linéaire.
kc prend en compte la répartition des contraintes dans la section après la fissuration. Il vaut :
En traction pure
kc=1.0
En flexion simple ou composée
Section rectangulaire ou en T :

k c=0.4 ¿¿
Membrures des caissons

F cr
k c=0 . 9 ≥0 . 25
A ct f ct ,eff
Relations dans lesquelles, c est la contrainte moyenne dans le béton de la partie considérée,
h*=h pour h<1m et h*=1pur h≥1m,
k1, coefficient prenant en compte les effets de l’effort normal sur la répartition des contraintes. K1= 1.50 si
NED=Nu est une compression, et

h∗¿
2 ¿
k1= 3h si N ED est de la traction, Fcr est la valeur absolue de l’effort de traction.

N ED
σ c=
bh
NED effort normal aux ELS, dans la section considérée.

Poutres

x

h d

hc,ef
1
Dalles
Section de béton x

 84
h d
hc,ef

Eléments en traction

hc,ef 
h d
d

hc,ef

Figure 1.13 : Section effective de béton autour des armatures


tendues
d)Calcul de l’ouverture des fissures
L’ouverture des fissures wk, peut être calculée grâce à l’expression :
Wk=Sr,max(sm-cm)

 Sr,max est l’espacement des fissures donnée par la relation :

φ
Sr ,max =k 3 c+k 1 k 2 k 4
ρρ , eff
Les paramètres entrant dans l’évaluation de Sr,max sont :

 : est le diamètre des barres ; il est remplacé par eq en cas d’un paquet de n1 barres 1 et n2
barres 2. eq est dans ce cas donné par :
n 1 φ 2 +n2 φ
1 22
φ eq=
n1 φ1 +n2 φ 2

avec :
c: enrobage de l'armature longitudinale ;
k1 : coefficient prenant en compte les propriétés d’adhérence :
 k1=1.6 pour les HA
 k1=1. Pour les ronds lisses
k2 : tient compte de la distribution des déformations
 k2=0.5 en flexion
85
 k2=1 en traction pure
k3 = 3.4
k4 = 0.425
 sm la déformation moyenne de l’armature de béton armé ;
 cm la déformation moyenne du béton entre les fissures.

( )
f ct ,eff
σ s −k t
ρ ρ ,eff
( 1+α e ρ ρ,eff ) σs
ε sm−ε cm=max ,0.6
Es Es

Les paramètres entrant dans l’évaluation de


ε sm−ε cm sont :

s : contrainte dans les armatures de béton armé tendues, la section étant supposée fissurée.
Es
αe = =n
E cm
As
ρ ρ , eff = =ρ
Ac , eff
kt : facteur dépendant de la durée de la charge vaut :
 kt = 0.6 chargement de courte durée ;
 kt = 0.4 chargement de longue durée
Ac,eff : aire de la section de béton autour des armatures tendues, de hauteur hc,ef.

{
2 .5( h−d )
h−x
h c , ef =Min 3
h
2
Figure : section effective de béton autour des armatures tendues

 Lorsque les armatures sont disposées dans la zone tendue avec un entr’axe ≤5(c+/2),
l’espacement final maximal des fissures peut être calculé par la relation :

x A : Axe neutre
A
B : Béton tendu
C : Espacement des fissures d’après 7.14;
 c h-x D : Espacement des fissures d’après 7.11;
B E : ouverture réelle des fissures
86
w
D
E C

5(c+/2)
Figure 1.14. Ouverture des fissures à la surface du béton en fonction de la distance des
armatures
 Lorsque les armatures sont disposées dans la zone tendue avec un entr’axe
≥5(c+/2), ou lorsqu’il n’y a pas armature adhérente à l’intérieur du béton tendu, la limite
supérieure à l’ouverture des fissures est donnée par :
Sr,max=1.3(h-x)
 Cas d’un ferraillage bidirectionnel orthogonal, d’inclinaison  par rapport à la
direction principale des contraintes
1
Sr ,max =
Cos θ sinθ
+
S r,max, y Sr ,max, x

[Link].4. Conditions sur la flèche


a) Cas où on n’a pas besoin de calculer la flèche
Compte tenu de la complexité du calcul des flèche en béton armé, à cause de la
fissuration d’une part et du comportement différé d’autre part, on estime que si la poutre est
suffisamment rigide on peut se passer d’un calcul rigoureux de la flèche. Cette condtion
s’exprime par le rapport L/d, où L est la porté et d la hauteur utile.

[ ( )]
3
l ρ0 ρ0
=K 11+1.5 √ f ck +3.2 √ f ck −1 2
d ρ ρ si ≤ 0

l
d [
=K 11+1 .5 √ f ck
ρ0 1 ρ
+ √ f ck 0
ρ−ρ' 12 ρ ( )] si  >0

Expressions qui supposent une résistance de l’acier aux ELS de 310MPa. Ces valeurs doivent
être multipliées par 310/s, si d’autres hypothèses sont considérées. Cette valeur est obtenue
par la relation :

87
310 500
=
σ s f yk A s, req
A s, prov

K est un facteur qui prend en compte les différents systèmes structuraux. Ses valeurs sont
données dans le tableau

0 Pourcentage d’armature de référence = ρ0 = f ck 10 √ −3


;

100 A s
ρ=
 Pourcentage d’armatures de traction à mi-portée en en appui pour les consoles bd
nécessaire pour reprendre le moment ultime ;

’ pourcentage d’armatures de compression necessaire à mi portée ou sur appui pour les


consoles, pour reprendre le moment engendré par les charges de calcul avec fck en MPa ;

s est la contrainte de traction de l’acier à mi-portée ou sur appui pour une console aux ELS;

As,req section d’acier prévue dans la section considérée ;

As, prov section nécessaire calculée dans la section aux ELU

Si on place plus d’armature As,prov que celle strictement necessaires As,req, qui doivent reprendre
A s , prov
MED,ELU dans cette section, on multiplie le rapport l/d par A s ,req

Tableau 1.17 :

Système structural K Béton fortement Béton faiblement


sollicité =1.5% sollicité =0.5%

Travée sur appuis simples, dalle sur appui simple portant 1 14 20


dans une ou deux directions

Travée de rive d’une poutre continue, d’une dalle


continue portant dans une direction ou d’une dalle
1.3 18 26
continue le long d’un grand côté et portant dans deux
directions

b) Calcul de la flèche
[Link]. Etat limite ultime

88
a) Pour le béton
La résistance ultime du béton est prise égale à :

α cc f ck
fcd=fbu et c=b f cd =f bu=
θγ c
Prendre en général pour les cas courants :
Pour 
. θ = 1, lorsque la durée probable d’application de la combinaison d’actions considérée est
supérieure à 2’ heures ;
 θ = 0.9 si elle est comprise entre 1 et 2 heures
 θ = 0.85 si elle est inférieure à une heure.
Pour γb
 γb = 1.5 pour les cas de charges courantes (fondamentales)
 γb = 1.15 pour les charges accidentelles
Ces coefficients tiennent compte de la durée d’application des charges et des conditions de
bétonnage et d’hygrométrie ambiante.
b) Pour l’acier
La résistance ultime de l’acier est prise égale à :

fe
f su =f cd =
γs
Pour γs
 γs = 1.15 pour les combinaisons courantes ;
 γs = 1 pour les actions accidentelles.
1.5.2. Les sollicitations de calcul
On note :

Gmax l’ensemble des actions permanentes défavorables, c’est-à-dire ayant tendance


à favoriser la rupture de la structure ;
Gmin l’ensemble des actions permanentes favorables, c’est-à-dire ayant tendance à
soulager la structure ;
Gk,j : valeur caractéristique de l’action permanante ;
G,j : coefficient de sécurité partiel de l’action permanante ;
Qk,1 : valeur caractéristique de l’action variable dite dominante ;

89
Qk,i : valeurs caractéristiques des actions variables dites d’accompagnement ;
Q,1 : coefficient de sécurité partiel affecté à l’action dominante ;
Q,i : coefficient de sécurité partiel affecté à chaque type d’action
d’accompagnement ;
0,i : coeficients traduisant le fait qu’il soit très improbable que plusieurs actions
variables atteignent ensemble et même moment leurs valeurs caractéristiques

∑ γG , j Gk , j +γQ , 1 Qk , 1+∑ γQ ,i ψ 0 , i Q k ,i
j i≻1
Les valeurs de à considérer sont données dans le tableau suivant, où :

Valeurs caractéristiques :
ψ0

Valeurs fréquentes : ψ 1

Valeurs quasi fréquentes : ψ 2


Catégorie Désignation ψ0 ψ1 ψ2
A Habitations, zones résidentielles 0.7 0.5 0.3
B Bureaux 0.7 0.5 0.3
C Lieux de réunion 0.7 07 0.6
D commerce 0.7 07 0.6
E Stockage 1 0.9 0.8
F Zones de traffic, véhicules de poids < 30kN 0.7 0.7 0.6
G Zones de traffic, véhicules de poids entre 30 et 160kN 0.7 0.5 0.3
H Toits 0 0 0
Charges dues au vent 0.6 0.2 0
Températures (hors incendie) dans les bâtiments 0.6 0.5 0

[Link]. Etat limite de service


Les combinaisons d’action courantes à considérer sont les suivantes :
Ps = Gmax + Gmin + Q1 +Σψ0iQi
Cas courant
Ps = G + Q + 0.9W
Ou bien
Ps = G + W +0.8Q
W, action du vent. La combinaison à prendre pour le calcul final sera la plus défavorable des
deux.

90
[Link] Etats limites ultimes
Cas général

Pour le dimensionnement des éléments structuraux non soumis à des actions géotechniques on
a en général la combinaison suivante :
1 .35 Gk ,sup+1. 00 Gk ,inf +1. 5 Qk ,1 +1. 5 ∑ ψ 0 ,i Q k , i
i≻1

Pu = 1.35 Gmax +Gmin + γQ1 Q1 +Σ γQi Qi


Combinaisons courantes :

Pu = 1.35 G +1.5Q +1.2 W


(surcharges Q défavorables),
ou
Pu = 1.35G + 1.5W +1.04Q
(vent w défavorable)
Situation accidentelle

Pu = Gmax + Gmin + FA+ Σ γQi Qi

1.5.3. Justification de la sécurité

On doit dans le dimensionnement des ouvrages en bétons armé, et pour chaque état
limite, vérifier pour le cas de charge le plus défavorable que la sollicitation agissante de calcul
S ne dépasse pas la résistance limite R du matériau,

S( G , Q , F A ,W , y )≤R( f e , f c , ȳ )
28

où ȳ est la flèche admissible en un point donné de la structure.

Exercices

Exercices corrigés

Exercice corrigé 1-1

On désire confectionner un béton dont la résistance à 28 jours est f c28. Compte tenu des délais
d’exécution, certaines parties de l’ouvrage pourront être décoffrées à 7, 14 ou 21 jours. Pour
chacun des âges, donner la résistance du béton correspondant et dans les cas suivants :
91
Solution :

Aux différentes âges, la résistance prévisionnelle du béton sera respectivement de :

Fck28=35 Mpa

A 7 jours on aura :
fck 7=35*exp ( 0 , 25∗( 1−
√ 28
7
))=27 . 26 Mpa

A 14 jours on aura :
fck 14=35 *exp( 0 , 25∗( 1−
√ 28
14
))=31. 55 Mpa

A 21 jours on aura :
fck 21=35 *exp( 0 ,25∗( 1−
√ 28
21
) )=33 .62 Mpa

A 60 jours on aura :
fck 60=35*exp ( 0 , 25∗( 1−
√ 28
60
))=37 . 88 Mpa

Fc28=45 Mpa

A 7 jours on aura :
fck 7=45 *exp( 0 , 2∗( 1−
√ 28
7
))=35 Mpa

A 14 jours on aura :
fck 14=45 *exp( 0 ,2∗( 1−
√ 28
14
) )=40 . 57 Mpa

A 21 jours on aura :
fck 21=45 *exp( 0 , 2∗( 1−
√ 28
21
))=43. 29 Mpa

A 60 jours on aura :
fck 60=45 *exp( 0 , 2∗( 1−
√28
60
))=48 .71 Mpa

Exercice corrigé E1-2

Une poutre en béton armé, de section S( largeur 20 cm et hauteur 50cm), de longueur l=5m
est soumise à un chargement comprenant : poids propre g et une surcharge d’exploitation
q=15 kN/ml. Déterminer la charge totale par mètre linéaire aux ELS puis aux ELU. On
rappelle que le poids volumique du béton armé est de 25kN/m3.

Solution

Poids propre au mètre linéaire : g=.2x.5x1x25=2.5 kN/ml

Aux ELS : ps = 2.5+15=17.5 kN/ml

Aux ELU : pu = 1.35x2.5+1.5x15=25.88 kN/ml

Exercices non corrigés


92
E1-1 Les essais de compression réalisés sur 40 éprouvettes de béton ont donné les résultats
suivants en MPa : 30.5, 32.0, 42.0, 39.0, 29.0, 21.0, 24.5, 30.5, 27.0, 25.0, 30.5, 31.5, 30.0,
36.5, 34.0, 33.0, 33.0, 36.5, 31.5, 34.0, 36.0, 33.0, 30.5, 34.5, 43.0, 33.0, 33.0, 32.5, 36.0,
37.0, 34.5, 28.0, 26.5, 23.5, 34.0, 30.0, 35.5, 37.5, 38.0, 31.5.

Grouper ces résultats en fréquences d’intervalles de 2.5 et tracer l’histogramme et le


polygone des fréquences.

Calculer : la moyenne arithmétique a, la moyenne pondérée m, l’écart-type de la


distribution S ainsi que le coefficient de variation, ce dernier étant donné par la relation
S
δ =100
σm

E1-2 On désire réaliser un ouvrage, en utilisant un béton dont la résistance caractéristique à


28 jours est de 45 MPa. Donner les résistances prévisibles en compression et en traction à 7,
14 et 28 jours d’âge. On désire compte tenu des délais d’exécution des travaux que la
résistance à 28 jours soit obtenue à 14 jours. Donner deux possibilités d’obtenir ces résultats
ainsi que les contraintes techniques correspondantes.

E1-3 On désire faire le calcul dessections d’acier, pour les poutres d’un plancher, pour
lequel le cahier des clauses techniques prévoie une charge permanente g=2.5 kN/m 2 et une
charge d’exploitation q =5kN/m2, les charges climatiques étant négligées. Donner aux ELS et
ELU les valeurs des combinaisons de calcul par mètre carré pour ce plancher.

E1-4 La poutre en T donnée sur la figure ci-dessous supporte en dehors de son poids propre,
g, une charge permanente de 2kN/m2 et une charge d’exploitation q=3.5 kN/m2.

a- déterminer la charge permanente totale G par mètre linéaire de poutre ;

b- déterminer la surcharge Q par mètre linéaire de poutre ;

c- déterminer aux ELS et aux ELU les charges de calcul respectivement Ps et Pu


120

20

50

20

93
Chapitre 2
Etat limite de service : traction ou compression simple
Introduction
Nous avons vu que l’Etat limite de service était un état d’utilisation, au-delà duquel la
structure cessait de remplir de manière efficiente les fonctions pour lesquelles elle a été
conçue. Dans ces conditions, on admet que :
la structure se trouve dans les conditions normales d’utilisation ;
les matériaux restent élastiques.
Les contraintes dans le béton et l’acier restent limitées conformément aux figures ci-dessous.

fcj = fck fe= fyk


σ bc



e
Figurede2.1
2.1. Hypothèses : Domaines de comportement des matériaux à l’état limite de
calcul
service
les sections droites restent planes ;
on néglige le béton tendu, en d’autres termes sa résistance à la traction est supposée nulle ;
le béton et l’acier sont élastiques linéaires
il n’y a pas de glissement relatif entre l’acier et le béton, en d’autres termes, les deux matériaux se déforment
en tout point de la même façon. Ceci se traduit par les relations suivantes :

E
=εpar
n est le coefficient d’équivalence et estε bpris σ s.= s σen
s ⇒convention =nσ
E b bétonb armé égal à 15
b

Les vérifications aux ELS portent sur (Art. A.4.5)


l’état limite de compression du béton qui garantie que les contraintes dans le béton ne doivent en aucun cas
dépasser une limite telle que celui-ci s’écraserait ;
l’état limite d’ouverture de fissure qui garantie que la traction dans l’acier ne doit pas conduire à une
fissuration du béton qui l’entoure et ceci de manière incompatible avec une bonne utilisation de l’ouvrage.

94
2.2. Etat limite de compression du béton

Soit bc la contrainte de compression donnée par la résistance des matériaux en un


point d’une structure en béton armé. On doit s’assurer que l’inégalité suivante est vérifiée :

σ bc ≤σ̄ bc =0 . 6 f ck

2.3. Etat limite d’ouverture des fissures

L’ouverture des fissures est très déterminante pour le comportement d’une structure en
béton armé.
σ st ≤ σ̄ st =0. 8 f cd

2.4. Traction simple

Le tirant constitue un des exemples les plus simples de structure en béton soumis à la
traction simple. Les figures ci-dessous donnent deux exemples de tirant.

3.2.2. Exemples

a) Tirants verticaux en traction

b) Tuyau sous pression ; c) Tirant sur un


mur de soutènement

Fig. 2.2 : Quelques éléments en béton


armé en traction simple

3.2.3. Méthodes du calcul des éléments en traction

Nser Nser
Ast
95

Fig.2.3 : Modélisation d’un élément en traction


Le béton tendu étant négligé, nous avons deux situations possibles :

a) On connaît la section d’acier et l’effort de traction Nser.


Il faut s’assurer que la contrainte dans l’acier ne dépasse pas la contrainte limite. On doit alors
vérifier l’inégalité :
N ser
σ st = ≤σ̄ s =0. 8 f yk
A t

a) On connaît Nser mais la section d’acier n’est pas connue.


Nous supposons ici que l’acier travaille à sa limite admissible. La section d’acier est
par conséquent déterminée par la relation suivante :
N ser
A st ≥
σ̄ s
t

3.3. Compression simple des pièces courtes

Il s’agit des pièces en compression dont la longueur est telle qu’il n’y ait aucun risque
de flambement. On peut admettre que ceci est possible dès que le rapport l 0/i <10, où l0 est la
longueur libre du poteau et i son rayon de giration. Les exemples de ce genre de structure
sont : les socles de machines (a), les socles supportant les réservoirs (b), les pieds de poteaux
métalliques ou de structures en bois (c).

Pied de poteau
Socle

a) b)
c)
Fig. 2.4 : Exemples d’éléments en compression simple

Méthode de calcul

Nser Nser
Asc
96

Fig.2.5 : Modélisation d’un élément en compression


L’effort Nser est repris par l’acier et le béton.
a) On connaît la section d’acier A ainsi que le coffrage du béton, caractérisée par la
section B. La contrainte dans le béton doit vérifier l’inégalité suivante :

N ser
σ bc = ≤ σ̄ bc =0 . 6 f ck
B+( n−1 ) A
b) La section d’acier n’est pas connue, mais le coffrage l’est. On suppose dans ce cas
que la contrainte dans le béton a atteint sa résistance limite à la compression. La section
d’acier est donnée par l’inégalité :
N ser −B σ̄ bc
A≥
( n−1) σ̄ bc

Dans cette approche on néglige généralement la section d’acier devant celle du béton, et ces
relations deviennent :
N ser
σ bc = ≤σ̄ bc
B+nA

N ser −B σ̄ bc
A≥
n σ̄ bc
Exercices

Exercices corrigés

Exercice corrigé E2-1

Un tirant en béton armé, de section B=400 cm 2(20x20), doit supporter une charge de service
Ns= 200 kN. Le béton à utiliser est caractérisé par f ck28 = 35 MPa et la classe d’exposition est
jugée de type XC1. L’acier de type 1, a une résistance caractéristique de 500MPa.

a) on suppose que la section d’acier est 4HA20=12.56cm2 ; déterminer la contrainte


dans les armatures. Cette contrainte est-elle admissible ?

97
b) On suppose plutôt que la contrainte dans l’acier est de 201.6 MPa. Déterminer la
section d’acier de renforcement.

Solution

a)Le tirant étant en traction, la résistance du béton est négligée. Seule l’acier reprend par
conséquent les 250 KN de charge. Si la section d’armature est Ast, la contrainte de traction
dans celle-ci sera donnée par :

N ser . 20
σ st = = =159 . 2 MPa≺0 . 8∗500=400 MPa
A st 12 .56 x 10−4

La contrainte est donc admissible.

b)La section d’armature est donnée par :


N ser .20
A st ≥ = =510−4 m 2
σ̄ s 0 . 8∗500
t

Choix possible : 4HA14=6.156cm2

Exercice corrigé2-2

Un socle pour machine industrielle, de section 20x20 cm2 et de hauteur h=40cm doit
supporter une charge se service Nser = 800 kN.

a) Déterminer la section d’acier dans le socle sachant que le béton a une résistance à 28
jours de 30 MPa et l’acier, de type 1, de résistance de 400 MPa.

b) Déterminer la contrainte dans le béton sachant que la section d’armature adoptée est
de 6HA16

Solution

a) Le socle étant en compression, la résistance du béton n’est pas négligée. L’effort Ns


est repris en partie par l’acier et par le béton. Nous avons donc Ns=Nbc+Nsc.

Nous allons faire l’hypothèse que le béton a atteint sa résistance maximale soit
σ̄ bc
=0.6x30=18MPa.

Si nous ne négligeons pas la section d’acier devant celle du béton, la section d’acier est
donnée par la relation :

98
N ser −B σ̄ bc 0 . 8−0 . 2 x 0 .2 x 18
A s= = =3. 17 cm 2
(n−1) σ̄ bc (15−1 )18

Si la section d’acier est négligée par rapport à celle du béton, la section d’acier est donnée
par la relation :

N ser −B σ̄ bc 0 . 8−0 . 2 x 0 .2 x 18
A s≥ = =2. 96 cm 2
σ̄ bc (15 )18

b) La contrainte dans le béton est donnée par la relation :

N ser 0.8
σ bc = = =14 .06 MPa≤σ̄ bc =18 MPa
B+( n−1 ) A s 0 .2 x 0 . 2+14 x 12 . 06 x 10−4

En négligeant la section d’acier dans le béton on aurait :

N ser 0.8
σ bc = = =13 .77 MPa≤σ̄ bc=18 MPa
B+nA .2 x . 2+15 x 12 . 06 x 10−4

Exercice corrigé 2-3

Une canalisation en béton armé contient de l’eau exerçant sur ses parois une pression
p=5kN/m2. Déterminer pour un mètre linéaire la section d’acier nécessaire pour
renforcer cette canalisation. On donne acier : fe= 400MPa, béton fc28= 20MPa. Le
diamètre intérieur de la canalisation est de 80cm.

Solution

La résistance du béton est négligée. La pression p de l’eau sur les parois est équilibrée
par la contrainte st dans les aciers qui sont dans cette situation, en état de traction.
L’équilibre qui s’en découle s’écrit :

2 σ̄ st A st = pD .l d’où Contrainte de traction st sur les parois du fût

pD 5∗10−3∗0 .8
A st = = =0. 0625 cm 2
2 σ̄ st 2∗0 . 8∗400 Pression de l’eau p

Exercices non corrigés

E2-1 On désire faire le calcul des aciers, pour les poutres d’un plancher, pour lequel le
cahier des clauses techniques prévoie une charge permanente g=2.5 kN/m 2 et une charge

99
d’exploitation q =5kN/m2, les charges climatiques étant négligées. Donner aux ELS et ELU
les valeurs des combinaisons de calcul par mètre carré pour ce plancher.

E2-2 On désire calculer un tirant en béton armé pour un mur de soutènement, devant
supporter une charge T à l’état limite de service de 200 kN. La section du coffrage du tirant
est de 20*20 cm2. Déterminer la section d’acier dans le tirant. On donne fe =500 MPa, acier
de type1, fck28= 20 MPa.

E2-3 On se propose de réaliser une mezzanine suspendue dans un magasin. Le plan


architectural est donné sur la figure ci-dessous, la surcharge d’exploitation est de 4kN/m 2, le
poids propre du béton armé est de 25 kN/m3 et celui des murs enduits finis de
2.5kN/m2,fck28=20MPa

a) proposer un ferraillage pour les poteaux ;

b) donner le détail de ferraillage de la liaison poteau poutre ;

c) déterminer la section d’acier dans le poteau sachant que fe = 400 MPa

d) )Déterminer la contrainte dans l’acier. Est-elle admissible ? 15


40

15 4.00
15
5.00
2.30

I I

I-I 15
15

E2-4 Une cuve de stockage de produits industriels, a un poids propre de 2 tonnes et contient
un produit pesant 100 tonnes. La cuve est supportée par quatre socles de section 20*20cm2 et
de hauteur 40 cm et ancrés sur un radier supposé infiniment rigide. Chaque socle est de ce
fait dans un état de compression simple et supporte le quart de la charge totale.

a- Déterminer la section d’armature longitudinale dans le socle ;

b- pourquoi doit-on mettre des cadres ;

c- Déterminer les contraintes de compression dans le béton et l’acier. Ces contraintes


sont-elles admissibles ?
100
Le béton à utiliser a une résistance à la compression à 28 jours de 20 MPa, et l’acier, de type
1, une limite élastique de 500 MPa.

E2-5 Un poteau d’un ouvrage en béton armé, (l 0/i=8), de section 30*30cm2, est armé de 6
barres dont la section totale est de As. L’effort de compression Ns est supposé appliqué sans
excentricité. Calculer les contraintes dans le béton et l’acier et vérifier s’il n’y a pas
écrasement du béton dans les cas suivants :

a) As=10.5cm2, fckj=20 MPa, Ns=250kN ;

b) As=10.5cm2, fckj=25 MPa, Ns=250kN ;

c) As= 15.5 cm2, fckj=20 MPa, Ns=250kN ;

d) As=18.9cm2, fckj=20 MPa, Ns=250 kN ;

e) As=6.5cm2, fckj=20 MPa, Ns=200kN

101
Chapitre 3
Etat limite de service : cas de la flexion simple

Introduction
Contrairement aux sollicitations uniaxiales où la contrainte est uniforme sur la section,
en flexion, il existe un gradient de contrainte sur la hauteur de la poutre. La vérification va
consister à s’assurer, d’une part que dans la fibre la plus comprimée, le béton ne court pas le
risque de s’écraser et d’autre part que dans la zone tendue, la contrainte dans l’acier ne
conduit pas à une ouverture de fissure incompatible avec l’usage de l’ouvrage ou
l’environnement dans lequel il est implanté. Deux approches sont utilisées en fonction des
risques vis-à-vis de la corrosion des armatures.

Lorsque la fissuration est peu nuisible ou préjudiciable, on doit déterminer les armatures aux ELU et vérifier
aux ELS que les contraintes limites ne sont pas dépassées.
Par contre, lorsque la fissuration est très préjudiciable, la section d’acier est déterminée aux ELS (celle-ci étant
plus pessimiste) et ensuite on vérifie que la contrainte limite aux ELU reste non dépassée.

3.1. Vérification des contraintes dans la section


Soit une section donnée d’une poutre soumise à un moment fléchissant Mser à l’état
limite de service, de caractéristiques géométriques (h, b, b 0), de sections d’armature Ast et Asc
données. Les vérifications consistent à s’assurer que les contraintes dans la section restent
inférieures aux contraintes limites définies en 2.3. Les hypothèses restent celles énoncées en
2.

3.1 .1. Section quelconque y

d’ σ sc Nsc
x n zc
zb
Nbc
h d
AN σ =kx d-zc

σ st Nst
b n
Fig. 3.1 : Diagramme des contraintes dans une section

102
Puisqu’il n’existe aucune déformation relative entre le béton et l’acier, on a les relations suivantes :
st = n bt sc = n bc
Equations d’équilibre

N bc +N sc−N st =N ser =0
| ¿ ¿
.
M ser =N bc z b +N sc z c +N st ( d−z c )
Nbc, la résultante des forces de compression au niveau du centre de gravité du béton
comprimé ;

Nsc, la résultante des forces de compression sur l’acier comprimé ;

Nst, résultante des forces de traction au centre de gravité des aciers tendus ;

Mser moment fléchissant au niveau de la section.

Ce système d’équations devient :

{
∫ kydB+ ∫ nkydA sc − ∫ nkydA s =0
t
B Asc Ast

∫ ky 2
dB+ ∫ nky dA sc + ∫ nky dA st =M ser
2 2

B Asc Ast

3.1.2 Section rectangulaire


Les expressions ci-dessus deviennent pour une section rectangulaire :

Asc

Ast

Fig.3.2 : Cas d’une section rectangulaire

{(
b ∫ kydy +n ∫ kydA sc−n ∫ kydA s =0
B Asc Ast t

k ∫ by 2 dy + n ∫
B Asc Ast )
y 2 dA sc + n ∫ y 2 dA st =kI =M ser

Relations qui deviennent pour une section rectangulaire :

103
{
b 2
x + nA sc ( x−d ' )−nA st ( d−x )=0. .. . ..( 1 )
2
b
k ( x 3 +nA sc ( x−d ' )2 + nA st ( d−x )2 )=kI =Mser . .. .( 2)
3
b
I = x 3 + nA sc ( x−d ' )2 + nA st ( d−x )2 . .. .. (3 )
3
I représente le moment quadratique de la section homogénéisée.
L’équation (1), en y1 permet de déterminer y1, position de l’axe neutre de la section et ensuite
(3) donne le moment quadratique de la section homogénéisée I.
On déduit :

{
M ser
σ bc = x≤σ̄ bc=0. 6 f ck
I
M ser
σ st =n ( d−x )≤σ̄ st =0 . 8 f yk
I
M ser
σ sc =n ( x−d ' 1 )≤σ̄ sc
3.1.3 Section en T I

.
h0
Asc
h

Ast

b0
Fig. 3.3 : Définition d’une section en T

Les poutres en T se rencontrent essentiellement dans les planchers de bâtiments, les


tabliers de ponts ainsi que les radiers nervurés. L’intérêt d’une telle forme est qu’elle permet
d’éliminer une grande partie de béton tendu, celui-ci constituant tout simplement un poids
mort puisque le béton tendu est négligé.

En général la zone comprimée de la poutre étant importante, le béton reprend une


bonne partie des efforts de compression, si bien qu’il est rare qu’on ait besoin d’aciers
comprimés. Nous présenterons toutefois la solution générale, en supposant que ces dernières
existent. En fonction, d’une part de l’intensité de l’effort qui sollicite la section et d’autre part
de la dimension de la table de compression, nous avons deux situations possibles :

104
[Link] L’axe neutre passe dans la table de compression
Toute la nervure se trouve en zone tendue et la résistance du béton est de ce fait
négligée. Les calculs sont alors menés sur une section rectangulaire de hauteur h et de largeur
b.

[Link] L’axe neutre passe dans la nervure


On a donc la superposition d’une poutre de largeur bo, de hauteur h et d’une poutre de
largeur b - bo et de hauteur h0 situé à une distance y1 - ho/2 de la fibre neutre.

L’équilibre global de la section donne :

{
b0 2 h0
x −nA s ( d− x )+nA sc ( x −d ' )+( b−b0 ) h0 ( x − )=0
2 2
b0 3 h0
k( x + nA s ( d−x )2 +nA sc ( x−d ' )2 +( b−b 0 ) h 0 ( x− )2 ) =kI = M ser
3 2
b0 3 h0
I = x + nA s ( d− x ) + nA sc ( x−d ' ) +( b−b 0 )h 0 ( x− )2
2 2
3 2

On déduit comme pour les sections rectangulaires :

{
M ser
σ bc = x≤σ̄ bc= 0. 6 f ck
I
M ser
σ st =n ( d− x )≤σ̄ st =0 . 8 f yk
I
M ser
σ sc =n ( x−d ' )≤σ̄ sc
I

Mais avant de faire ces calculs, nous devons au préalable déterminer le moment fléchissant
correspondant à la situation où l’axe neutre passerait à la limite entre la table de compression et la
nervure. Ce moment est donné par la relation :

b sc/n

h0
bc

d-h0

b0 st/n

Fig. 3.4 : Diagramme des contraintes dans une section en T

σ bc h 0 b h0
M h 0= (d− )+σ sc A sc (d−d ' )
2 3 105
bc n’est pas connue, sc non plus. Nous pouvons faire l’hypothèse que l’acier travaille à sa
limite :

σ st =σ st
On a donc par comparaison des triangles semblables:

{
σ bc h0 σ̄ st h0
= ⇒ σ bc= .
σ̄ st d− h0 n d−h0
n
σ sc h0 −d ' h0 −d '
= ⇒ σ sc= σ̄ st
σ̄ st d−h 0 d−h0

d’où :

[ ]
σs h0
t
M h 0= ( d− ) bh 2 +2 nA sc ( h0 −d ' )( d−d ' )
2 n( d −h0 ) 3 0

Si donc :

Mh0 >Mser On calcule comme une poutre rectangulaire ;


Mh0 < Mser on calcule comme une poutre en T.

3.2 Calcul des sections d’acier aux ELS


Lorsque la fissuration est très préjudiciable, nous devons déterminer les armatures aux ELS.
Pour cela nous avons deux situations possibles :

3.2.1 Il n’y a pas d’acier comprimé

σ̄ bc
x

st/n

Fig.3.5 : Diagramme des contraintes en cas d’acier tendu seul

En faisant l’hypothèse que le béton a atteint sa résistance limite, les équations d’équilibre
nous donnent le système d’équations qui suit :

106
en posant y1 = d,
{
bx {σ̄bc
2
bx {σ̄bc(d−x/3)
−Ast σst=0.. .(1) ¿ Mser= . (2) ¿ ¿
2
α ( 1−α / 3 ) 2
M ser = bd σ bc
2
¿ μ ser bd 2 σ bc

M ser 1 α
μ ser = = α ( 1− )
2
b σ̄ bc d 2 3

La résolution de cette équation avec comme inconnue  nous donne :


3− √9−24 μ ser
α=
2
d’où nous déduisons y1. Il convient ici de noter que ser est fonction de la géométrie de la
structure et de la résistance du béton exclusivement et non du chargement.
(1) donne
σ̄ bc σ st
=
(2) x n(d−x )
1−α
σ st =n σ̄ bc
soit α
et on déduit bx 2
A st =
2n (d−x )

3.2.2 Il y a des aciers comprimés


On doit admettre que les aciers et le béton ont atteint leur contrainte limite respective,
σ st et σ bc . La contrainte dans l’acier comprimé, n’est pas connue. Le diagramme des
contraintes sur la section se présente alors ainsi qu’il suit :
σ bc
x σ sc /n
σ st /n

Fig. 3.6 : Diagramme des contraintes en présence d’aciers comprimés


107
Le moment de service maximum que la section de béton comprimé peut équilibrer seule sans
acier est : 1 x
M serl = bx { σ̄ (d− )=μ ser bd 2 σ̄ bc ¿
2 bc 3 l

d’autre part, le diagramme de la figure 3.6 nous permet d’écrire :


σ̄ bc σ̄ st
=
x n( d−x )
soit nd { σ̄ bc
x= ¿
n σ̄ bc + σ̄ s
t
Et

x−d '
σ sc =n σ̄ bc
x

où d’est la distance entre la fibre de béton la plus comprimée et le centre de gravité de


l’armature comprimée. Si Mser est le moment de service total sollicitant la section, la part de
moment que reprennent les armatures tendues est :
Ms=Mser -Mserl
La décomposition fictive de la section se fait selon la figure 3.7 qui suit :

Asc
Asc

= +
Ast A1

A2

Mser Mserl Ms

Fig. 3.7 : Décomposition fictive d’une section

Asc(d-d’)=Ms soit

Ms
A sc=
σ sc ( d−d ' )
108
et :

M serl σ
A st = + A s sc
σ̄ st ( d−x / 3) c σ̄ st

Exercices corrigés
Exercice Corrigé 3-1
Une poutre rectangulaire, de section b=20cm, de hauteur h =40cm, supporte à mi portée un
moment de service Mser= 50.5kNm. la classe d’exposition est XF. On donne f ck28=40MPa et
fe=400MPa et la section d’acier tendu vaut A st= 7.69cm2. Déterminer les contraintes dans la
fibre de béton la plus comprimée et dans l’acier tendu. On prendra d, hauteur utile égale à
35cm.
Solution
L’équation donnant la position de l’axe neutre est :
b0x2/2-nAst(d-x)=0 soit 20x2+30*7.69x-30*7.69*35=0
On trouve x= 15.13cm
Le moment quadratique de la section homogénéisée est donnée par :
I=b0x3/3+nAst(d-x)2
=20x15.133/3+15x7.69(35-15.13)2
= 68632cm4
La rigidité de la section est donnée par la relation :
K=Mser/I
=50.5x10-3/68 632x10-8
=73.58 MNm-3
La contrainte dans la fibre de béton la plus comprimée est donnée par :
b=Ky1
= 73.58x15.13

= 11.13 MPa< σ bc =0 .6 x 40=24 MPa


La contrainte dans l’acier tendu est donnée par :
st=nK(d-y1)
= 15x73.58x(.35-.1513)
σ =0 . 8∗400=320 MPa
=219.3MPa < st

109
Exercice corrigé3- 2
On reprend le même exercice que précédemment mais en considérant la classe d’exposition
XC
Solution
Tous les calculs restent valables sauf st qui devient σ st =0 . 6∗400=240 MPa

On voit que dans ces conditions le niveau de contrainte est toujours admissible.
Exercice corrigé 3-3
Une poutre de largeur b=25cm, de hauteur h=55cm, de portée l=6m et sur deux
appuis simples, supporte à l’état limite de service une charge uniformément répartie de 60
kN/ml. La classe d’exposition est XC. Déterminer les sections d’armatures nécessaires pour
son ferraillage. On donne fck28= 25 MPa et fe =400MPa, d=50cm.
Solution
Le moment maximal en mi-travée est : Mser =60x62/8=270 kNm.
Les inconnues de ce problème sont : les sections d’acier, la contrainte dans la fibre de béton
la plus comprimée, la position de l’axe neutre y 1 par rapport à la fibre de béton la plus
comprimée, mais également les contraintes dans les aciers. Nous allons, pour contourner ce
problème du nombre d’inconnues, supposer que le béton et l’acier tendu ont atteint leurs

résistances limites respectives


σ bc et σ st . Le diagramme qui suit permet d’écrire les
relations :

σ̄ bc
x σ sc
n

σ st
n
σ st =0 . 8∗fy=320 MPa
nd σ bc 15 x 0 .50 x 0 .6 x 25
x= = =0. 206 m
n σ bc +σ st 15 x 0 . 6 x 25+320

110
Le moment maximal que peut alors reprendre le béton seul, sans que l’on ait besoin d’aciers
comprimés est :
1 x
M serl = b∗σ bc (d− )
2 3
1 0 . 206
¿ 0 .25∗. 206 x 15∗(0 . 5− )
2 3
¿ 0 . 167 MN ≺M ser =0. 27 MNm

Le supplément de moment Ms= M = Mser – Mserl =0.27-0.167=0.103 MNm sera repris par les
armatures comprimées dans lesquelles la contrainte de compression sera de :
x−d ' 0 . 206−0. 05
σ sc =n σ̄ bc =15∗0 . 6∗25 =170 . 4 MPa .
x 0 .206
La section d’acier comprimée est donnée par :
Ms 0 .103
A sc= = =13 . 4 cm 2
σ sc ( d−d ' ) 170 . 4 ( .5−. 05)
Soit 5HA20=15.7cm2
La contrainte limite dans la zone tendue est :0.8*400=320MPa
Et la section d’acier tendue est :
M serl σ sc 0 .167 25
A st = +A s = +(14 . 2∗10−4 )∗0. 6 =13 . 35 cm2
σ st (d−x /3) c σ st 320(0 .5−0 . 206/3 ) 170 . 4
Soit 5HA20=15.7cm2
5HA20
Disposition :
Nappe inférieure
Enrobage : 25*2=50 mm
Cadre : 6*4 =24 mm
Aciers : 20*3 =60 mm
Diamètre maxmal des granulats
5HA20
Ǿ < (250-(50+24+60))/2=(250-134)/2=58mm
La vibration de la poutre peut se faire sans difficulté.
Exercices non corrigés
E3-1 Soit une poutre de section b=20cm, de hauteur h=50cm et de longueur l=5m, soumise
à une charge uniformément répartie p. On prendra d=d’=5cm. On donne : béton
fck28=25MPa, acier fy=400 MPa, type 1. Déterminer les contraintes et les déformations dans
le béton et l’acier dans les cas suivants :
a) Asc =10,7cm2, Ast=15.9 cm2, Mser =200kNm

111
b)Asc =15.5cm2, Ast=12,9cm2, Mser =200kNm
c)Asc =5.5cm2, Ast=19.6cm2, Mser =200kNm
avec comme classe d’exposition : XC et XF
E3-2 On envisage de réaliser un ouvrage de franchissement constitué par une poutre en T, en
béton armé, prenant appui simplement sur deux culées. La géométrie de la poutre est la
suivante : b= 2.00m, b0=55cm, h0=20cm, h=1.10m et l=10.5m. Outre le poids propre, la
poutre supporte un revêtement de 2kN/m2 et une surcharge d’exploitation q=25kN/m2.
a) déterminer aux ELS la charge par mètre linéaire de poutre ;
b) tracer le diagramme des moments fléchissants aux ELS le long de la poutre ;
c) Donner la valeur du moment fléchissant maximal ;
d) On suppose que l’armature longitudinale est constituée de 10 HA25 soit 49 cm2.
Déterminer dans ce cas les contraintes dans l’acier comprimé, dans l’acier tendu et dans le
béton comprimé. On donne fck28=25Mpa ; Classe d’exposition à considérer XF.
E3-3 Une poutre de pont roulant dans une usine chimique à Douala a une section
rectangulaire b=25cm et h=60cm. fy = 400 Mpa, fck28=25Mpa, l=6m. La classe d’exposition
est de XF. Déterminer aux ELS, la section d’armature dans la poutre.g=10kN/ml ;
q=20kN/ml.
E3-4 Pour la poutre du plancher de la mezzanine de l’exercice 4 du chapitre 1 :
1) déterminer la charge par mètre linéaire de chacune des poutres supportant le
plancher, aux ELS en tenant compte du poids propre de la poutre, de celui du mur et du
plancher. Le schéma de distribution des charges de la dalle est le suivant où les lignes de
rupture sont inclinées de 45° :

45°

2) Donner l’expression de l’effort tranchant et du moment fléchissant ;


3)Tracer les diagrammes correspondants ;
4)Déterminer le moment fléchissant maximal.

112
Chapitre 4 : Etats limites ultimes

Sollicitations uniaxiales : traction et compression simple

Introduction

L’état limite ultime correspond à un état critique fictif de chargement d’une structure,
au delà duquel, il y a soit ruine de la structure ou d’une partie de celle-ci. Les calculs prennent
en compte tout le comportement des matériaux (phase élastique et phase non élastique).

4-1 Hypothèses de calcul aux E.L.U.


les sections planes restent planes après déformation, et il n’y a pas glissement relatif entre acier et la gaine de
béton qui l’entoure ;
la résistance à la traction du béton est négligée ;
les comportements de l’acier et du béton sont donnés sur les figures qui suivent :

 
fsu=fcd
fbu

-1% 

1% 

0.35% 113
Fig. 4.1 : Lois de comportement aux ELU

le diagramme de comportement réel du béton est remplacé par un diagramme dit parabole-rectangle plafonné à
fbu.
La déformation du béton à la compression est limitée à :

bc2=3.5*10-3 si fck<40Mpa
=(4.5-0.025fck)*10-3 si fck>40Mpa

Lorsque la section n’est pas entièrement comprimée, on peut substituer au diagramme


parabole-rectangle un diagramme rectangulaire dont la hauteur est limitée à 0.8 fois la hauteur
de la zone comprimée.

cu3
bc f
f
cd
cd
bc

Asc

xu xu

Ast
st
Diagramme des Diagramme des Diagramme
Section déformations simplifié
contraintes

Figure 4.2 : Diagramme des contraintes et déformations.

 = 0.8 pour fck ≤ 50MPa


 = 0.8-(fck-50)/400 pour 50 ≤ fck ≤ 90
 = 1 pour fck ≤ 50MPa
 = 1-(fck-50)/200 pour 50 ≤ fck ≤ 90

Aux ELU, les déformations du béton et celles de l’acier sont limitées :


0.2% en compression simple pour le béton ;
0.35% en flexion pour le béton ;
1% pour l’acier.
114
Ceci revient à considérer trois domaines définis par la figure ci-dessous :
B

3/7h
Zone de traction
C
d h

Zone de compression 4/7h

10°/°° 2°/°° 3.5°/°°

Fig. 4.3 : Diagramme des trois pivots

Domaine 1 ou pivot A. (Traction simple, flexion composée, flexion simple)


La déformation dans l’acier le plus tendu est constante et vaut : st = st10 = 10°/°°. La
déformation dans les fibres supérieures du béton peut varier de 10°/ oo, cas où la section est
entièrement tendue à 3.5°/00 cas où on est en flexion simple, la flexion composée avec effort
normal de traction étant éventuellement entre ces deux cas extrêmes.

Domaine 2 ou pivot B (Flexion simple, flexion composée)


La déformation dans la fibre de béton la plus comprimée est constante et vaut :

bc = 3.5°/°°. La déformation dans l’acier inférieur peut varier de 10°/ 00 cas limite du cas
précédent, à la situation où la contrainte sur la fibre inférieure du béton ne subit aucune
traction. Il s’agit ici donc d’une situation où la section est en flexion composée avec effort
normal de compression.

Domaine 3 ou pivot C (Flexion composée, compression simple)

La section est dans un état de compression, soit simple, lorsque toute la section a une
déformation de 2°/00, soit en flexion composée avec effort normal de compression.

4.2 Traction simple

Lorsque la section simplement tendue, le béton est négligé et l’effort de traction


entièrement repris par l’acier. Soit Nu l’effort de traction ultime.

Ast
115
Nu Nu

Fig. 4.4 : Calcul d’une section tendue


De l’inégalité
Nu ≤ Nul= Ast fsu
On déduit la section d’acier tendue :
Ast ≥Nu/fsu

4.3 Compression simple

Asc

Nu Nu

La section étant entièrement


[Link]ée, l’effort
4.5 : Calcul d’une ultime
section est équilibré à la fois par le
comprimée
béton et par l’acier.
On a alors :
Nu = Ascsc + Bnetbc
Bnet = B-Asc
Nu = Asc(sc-bc)+Bbc
On suppose :
sc=fsu et bc =fbu

B, section du béton comprimé, Bnet section nette de béton.


On déduit :

N u −Bf bu
A sc=
f su −f bu

EXERCICES SUR LE CHAPITRE 4


EXERCICES CORRIGES
Exercice corrigé 4-1
Un tirant d’ancrage en béton armé, de section 20x20 cm2, doit supporter un effort ultime

116
Nu = 100 kN. L’acier est de type 1 et sa contrainte limite élastique est f e = 400MPa.
Déterminer la section d’acier nécessaire pour son ferraillage.
Solution
Le béton tendu est négligé, puisque le tirant est tendu. L’effort N u est équilibré entièrement
par l’acier tendu. La section d’acier tendu est donnée par :
Ast ≥Nu/fsu, avec fsu=fED= fy/1.15 soit Ast ≥0.1x1.15/400= 2.87 cm2
soit 4HA 10 =3.147cm2
Exercice corrigé 4-2
Un socle supportant la charge d’une cuve dans une brasserie, a une section de 20x20 cm 2 et
une hauteur h= 35 cm. Sachant que la charge ultime est de 600kN et que le béton et l’acier
ont respectivement pour résistance f ck28=20 MPa et fy=500 MPa, déterminer le ferraillage
longitudinal du socle.
Solution
Le socle étant dans état de compression, la résistance du béton n’est plus négligée. Cet effort
ultime est réparti entre l’acier et le béton. La section d’acier est donnée par :
N u −Bf bu . 6−. 2 x .2 x 11. 33
A sc= = =3. 46 cm2
f su −f bu 435−11.33
On peut prendre 4 HA121, soit 4.56cm2
Exercices non corrigés
E4-1On désire ferrailler un massif en béton armé, devant supporter une charge ultime de 500
kN. La section du coffrage du tirant est de 30*30 cm 2. Déterminer la section d’acier dans le
massif dans les cas suivants :

On donne fy=400 MPa, acier de type1, fck28= 20 MPa

E4-2 On se propose de réaliser une mezzanine suspendue dans un magasin. Le plan


architectural est donné sur la figure ci-dessous, la surcharge d’exploitation est de 4kN/m2, le
poids propre du béton armé est de 25 kN/m3 et celui des murs enduits finis de 2.5kN/[Link]
béton a une résistance à 28 jours de 25 Mpa et l’acier de type 1 une limite élastique de 400
Mpa et la classe d’exposition XD.

1- proposer un ferraillage pour les poteaux ;

2- Proposer un ferraillage pour les poutres bas de la mezzanine.

1
Il existe des combinaisons de sections donnant une section plus proche de la section calculée. Mais il faut noter
ici que nous devons absolument avoir une symétrie dans le ferraillage.
117
2- donner le détail de ferraillage des liaisons poteau- poutre en parties inférieures et
supérieures ; Coupe I-I 40

2.50

15 15

3.00

I 4.00 I
15 15

15

E4-3 Un socle en béton armé, (l0/i=8), de section 30*30cm2, supporte un effort de


compression Nu, sans excentricité. Calculer la section d’acier dans le poteau dans les cas
suivants (fy=400Mpa) :

a) fc=20 MPa, Ns=250kN ;

b) fc=25 Mpa, Ns=250kN ;

c) fc=20 Mpa, Ns=150kN ;

d) fckj=20 Mpa, Ns=250 kN ;

e) fckj=20 Mpa, Ns=200kN

E4-4 Une poutre rectangulaire, de hauteur h, de largeur b et de longueur l est soumise à une
charge permanente de g, poids propre non compris et une surcharge d’exploitation q.
Déterminer aux ELS et aux ELU, le moment fléchissant maximal ainsi que le pivot dans les
cas suivants :
- h=50cm, b=15cm, l=6m, g=23kN/ml, q=30kN/ml ;

118
- h=50cm, b=15cm, l=6m, g=15kN/ml, q=24kN/ml ;
B. h=50cm, b=20cm, l=6m, g=25kN/ml, q=32kN/ml ;
E4-5 On considère le portique isostatique ABCDE, articulé en A,B et D. La poutre BE a une
section (b =20cm, h=50cm), les poteaux AB et CD ont une section 20cm *30cm. La poutre
BE supporte une charge permanente p=10 kN/ml hors mis le poids propre et une surcharge
q=16 kN/ml. On donne béton fck28 = 20 Mpa, fy= 500Mpa.
- tracer les diagrammes, M, N, T de la structure aux ELS et ELU.
C. ferrailler le poteau AB ;
D. ferrailler la poutre BE ; les contraintes sont-elles admissibles dans le béton et l’acier ?
E. proposer un ferraillage pour les articulations en A et B.

B E
C A

A D
Chapitre 5 : Etats limites ultimes

Compression simple des pièces élancées ou poteaux réputés centrés

Nous avons vu ci-dessus que, les pièces courtes en compression se rompent par
écrasement du béton et plastification des armatures. Les éléments comprimés longs présentent
en plus du risque de ruine par écrasement, un risque de flambement. Le risque de flambement
est accentué par l’existence d’une excentricité de l’effort de l’effort de compression par
rapport à l’axe du poteau, et autres défauts de mise en œuvre (défaut de rectitude,
imperfections locales…). De ce fait ils peuvent rompre sous un effort, bien en dessous de
celui correspondant à l’écrasement tel qu’énoncé ci-dessus.

5.1Caractéristiques géométriques de quelques sections

Rayon de giration i :
lf
i=
√ I
B I = Min(Ix, Iy) y
λ=
Elancement : i
Section circulaire : z

119
D2 D4 R4 D4 D 4l
B=π Iy=Iz=π =π IG=π i= λ= f
4 , 64 4 , 32 4, D , D, diamètre du
cercle . y
Section rectangulaire :

b3 i= b 2l f √ 3 z
I =a λ=
B=ab , 12 , 2 √3 , b
h
y
Caisson rectangulaire
b
z
h H

B=BH −bh
HB 3 −hb 3
Iy= b
12
BH 3 −bh3
Iz= B
12

Section trapézoïdale y
h (a+b ) a
B=
2
h(2 a+b ) z
y G=
3(a+b ) h
h3 ( a2 + 4 ab+ b2 )
Iz=
36 (a+b )
b

Fig. 5.1 : Géométries des sections courantes

120

Lf=l0 Lf=0.7l0 Lf=2l0 Lf=l0/2 L =l /2


5.2. Procédure générale

Un poteau peut être considéré comme une poutre, mais soumise en plus des efforts de
flexion, d’un effort axial qui peut être très important et dont l’effet peut même être
prédominant. Le poteau est de ce fait influencé par son élancement. La procédure de
ferraillage d’un poteau est la suivante :

 Calcul de la section B ;

 Calcul de l’inertie I=Min(Ix,Iy) ;

 Calcul du rayon de giration i ;

 Calcul de la longueur de flambement lf ;

La longueur de flambement est prise égale à 0.7 dans les bâtiments si on leur raideur
est non prise en compte dans le contreventement ou s’ils sont correctement connectés
en pied et en tête sur des poutres de raideur supérieure ou égale. Dans le cas contraire
on prend :


l f =l 0 =0 . 5
√( 1+
k1
0 . 45+k 1)(
. 1+
k2
0 . 45+ k 2 ) pour les éléments contreventés


l f =l 0 =l . Max
{√( 1+10
k1 k2
k 1+ k 2 )(
, 1+
k1
1+k 1 )( 1+
k2
1+k 2 )} pour les éléments non
contreventés.

 k1, k2 sont les souplesses relatives des encastrements partiels aux extrémités 1 et 2 respectivement.


k= ( Mθ ) .( EIL ) où  est la rotation des éléments s’opposant à la rotation pour le moment
fléchissant M.
Ml
θ=
M 4 EI

Ml
M θ=
 3 EI
121
 k=0 correspond à l’encastrement parfait et k=∞ à un appui libre, mais on prend pour
l’encastrement k=0.1. EI/l est la rigidité à la flexion de l’élément comprimé. Il est
remplacé par (EI/l)a+(EI/l)b si un élément comprimé adjacent peut contribuer à la rotation
au flambement.

 En supposant que chaque poteau au dessus et en dessous de celui considéré ne contribue


pas à limiter la rotation du nœud et que la rigidité de chaque poutre est prise égale
2I
k=
L , k1 et k2 sont donnés par

(l1,I1)
1 I1 I
+
(le1,Ie1) l1 l
(lw1,Iw1) k 1=
Iw1 I e1
αw 1 +α e 1
lw 1 le 1
l (l,I) I2 I
+
l2 l
k 2=
Iw2 I e2
αw 2 + αe 1
(lw2,Iw2) (le2,Ie2) lw 2 le 2
2 w, ou e vaut 4 si l’appui opposé est un
encastrement et 3 si c’est un appui simple
(l2,I2)

5.3. Calcul de l’élancement critique d’un poteau

L’élancement d’un poteau est le rapport entre sa longueur de flambement l 0 et son


rayon de giration.

lf
λ=
i

Eurocode 2 demande de calculer un paramètrelim tel que si <lim, les effets du


second ordre peuvent être négligés.
122
 Calcul de l’élancement lim ;

N ED
n=
λ min=20 A . B . C √ n Bfbu

Avec :

1 M 0 Eqp MS
A= ϕ e =ϕ (∞ , t 0 ) =ϕ (∞ , t 0 )
1+0 . 2 ϕ e ff M 0 Ed M u M , moment du
 f 0Eqp

premier ordre en cas de combinaison quasi permanente aux ELS, M 0Ed, moment de premier
ordre dans le cas d’une combinaison de charge aux ELU.

M 0 Eqp
Si le rapport M 0 Ed varie dans l’élément on peut le calculer sur la section max ou
prendre la moyenne.

L’effet de fluage peut être négligé si les conditions suivantes sont remplies :

 ϕ(∞ , t 0 )≤2

 λ≤75

M OED M u
= ≥h
 N 0 Ed N u

****Si on n’a pas une parfaite connaissance sur le fluage, prendre A=0.7

A s. f y M01
ω=
 B=√ 1+2 ω A c f bu

M 01
rm =
 C=1.7-rm M 02 avec
|M 02|≥|M 01|
M02

Fig. 5.2 : Distribution type de moments sur l’élément

rm > 0 si M01 et M02 créent la traction dans le même sens, soit C<1.7 sinon C>1.7.

Mu, Nu respectivement les moments fléchissants et l’effort normal relatif à ce poteau, e 0


l’excentricité due à l’existence du moment fléchissant, e a excentricité due à un défaut de
rectitude.

123
On peut, en constatant que dans la relation donnant lim, C est le facteur majeur, se
donner A et B et intégrer une valeur calculée de C, prenant en compte le signe des moments.
Pour un système non contreventé C est égal à 0.7.
M
M
M

-M

rm=1
C=1.7-1=0.7
rm=0 rm=-1
C=1.7-0=1.7 C=1.7-(-1)=2.7
Fig. 5.3 : Valeurs possibles de rm en fonction de la distribution des moments
 Si  < lim , la compression est dite réputée centrée

 Si > lim, la composante de flexion est importante dans le poteau et on dimensionne


en flexion composée ou à l’état limite de stabilité de forme.

5.4. Poteau reputé centré

Un poteau est dit réputé centré s’il n’est soumis, en plus de l’effort normal de
compression, que par des moments dont l’existence n’est pas prise en compte dans la
justification de la stabilité, et de la résistance des éléments et qui, par ailleurs, ne conduisent
qu’à de petites excentricités des forces extérieures.

5.4.1. Conditions d’application de la méthode


1) ei ≤ Max(2cm ; h/30)
2) poteau biarticulé et charges centrées
3)  ≤ 120
4) 20 ≤ fck ≤ 50 MPa
5) h ≥ 15 cm
6) d’ ≤ Min(0.3h,100mm)
7) armatures symétriques
8) Applications des charges à au moins 28 jours

En d’autres termes :

124
Mu=MED, Nu=NED respectivement les moments fléchissants et l’effort normal relatif à ce poteau,
e0 excentricité due à l’existence du moment fléchissant, e a excentricité due à un défaut de
rectitude.
NED I-I
MED

l0

I I

Fig. 5.4 : Section comprimée avec moment de flexion

Soit Nu=NED l’effort normal ultime sur un poteau de longueur de flambement lf , de section B
= ab et d’inertie I. Cet effort est repris à la fois par l’acier (N sc) et par le béton (Nbc). La condition de
sécurité se traduit par l’inégalité suivante :
NED ≤ Nsc +Nbc

Transmission des efforts verticaux dans Aire reprise par un poteau


un bâtiment

Fig. 5.5: Descente de charges dans un bâtiment en béton armé

C’est pourquoi on corrige la relation ci-dessus par trois coefficients k 1,k2,  tels que
l’on ait :

[ ]
N bc N sc


Bf ck ⏞ f yk
N u =N ED =N RD ≤k h kα
s +A s
γb γs
125

[ ]
N bc N sc

⏞cd + ⏞
=k h k s α Bf A s f yd
avec : As section d’armature ; B section du béton;
s = 1.15
b = 1.5
Section rectangulaire

[ ]
N bc N
sc

N u =N ED =N RD =k h k s α ⏞
Bf cd + ⏞
A s f yd

[ ⏞ ⏞]
N bc N sc

N u =N ED =N RD =k h k s α bhf cd + A s f yd
si  ≤60
0 . 86
α=
( )
2
λ
1+
62

si 60 ≤  ≤120

( )
1. 3
32
α=
λ

kh=(0.7+0.5h)(l-6) pour h≤0.5m sinon kh=1


=d’/h, d’enrobage des aciers
=As/bh
Si  et  inconnus, kh=0.93
ks=1.6-0.6fyk/500 pour fyk>500 et l > 40 sinon ks=1.

Section circulaire

126
[ ]
N bc N
sc

N u =N ED =N RD =k h k s α ⏞
Bf cd + ⏞
A s f yd

[ ]
N bc
N sc

N u =N ED =N RD =k k α

πD2
f +⏞
Af
h s cd s yd
4
si  ≤60
0 . 84
α=
( )
2
λ
1+
52

si 60 ≤  ≤120

( )
1. 24
27
α=
λ

kh=(0.7+0.5D)(l-8) pour D≤0.6m sinon kh=1


=d’/D, d’enrobage des aciers
=As/(D2/4)
Si  et  inconnus, kh=0.93
ks=1.6-0.65fyk/500 pour fyk>500 et l > 30 sinon ks=1

5.4.2 Condition de non fargilité

a)Armatures longitudinales

Diamètre ≥ 8mm

Ferraillage minimum

( )
N ED
A s≥ A s min=max 0 . 1 , 0. 002 B
f yd

Ferraillage maximum

A s≤ A s max =max (0.08 B ......au ...droit ....des....zones ....de..recouvrement )


0 .04 B ... Hors....zone ..de..recouvrement

127
b)Armatures transversales

Limitation de la longueur de
flambement des aciers dans le poteau
par des aciers transversaux

t≥max(6mm ;lmax/4)

St,min=min(20, 40cm, b), b plus petite dimension transversal du coffrage.

c)Ferraillage longitudinal maximal

Au-delà d’une certaine quantité d’armature, le ferraillage n’est pas économique.

As ≤As,min = max(0,04B, hors zone de recouvrement, 0.008 en zone de recouvrement)

5.5 Méthode de calcul en flexion composée

Lorsque le moment fléchissant est important par rapport à l’effort normal, la flexion
doit être prise en compte dans le calcul du poteau. Ceci sera fait chaque fois que >lim.

bc=0.0035 fcd=fbu=0.567fcm
Nsc
s
xu 0.8xu Nbc

s
Fst
Equations d’équilibre de la section

{
N ED =Nu=F bc + F sc + F s

M ED =M u =F bc ( h2 −0. 4 x )+ F ( h2 −d ' )−F ( d− h2 )


u sc st

128
{
N ED =Nu=0 .567 f ck b 0 s + A sc σ sc + A st σ st
h
( ) h
( )
M ED =M u =0 .567 f ck b 0 x u −0. 4 xu + A sc σ sc −d ' −A st σ st d −
2 2
h
2 ( )

{
N ED Nu 0 .567 s A sc σ sc A st σ st
= = + +
b0 hf ck b0 hf ck h b0 f ck h b0 f ck h

M ED
2
b 0 h f ck
=
Mu
2
b 0 h f ck
=
h (
0 .567 xu 1 x u
− + )
A sc σ sc 1 d
2 2h b 0 hf ck 2 h (
− ' −
A st σ st d 1
) −
b0 hf ck h 2( )
EXERCICES CORRIGES

Exercice corrigé 1

Un poteau de bâtiment, articulé à ses deux extrémités, de section 15x30cm2, de


longueur l=3.50m, supporte une charge ultime de 150kN. Déterminer la section d’armature
longitudinale nécessaire pour le ferraillage de ce poteau. On donne : béton fck28= 25 MPa,
acier fy= 350 MPa ;

Solution

Déterminons d’abord les caractéristiques géométriques de la section.

Section : B=axb= .15x.30= .045 m2

Section réduite : Br=(a-.02)x(b-.02)=0.13x0.28=0.0364 m2

Moment quadratique de la section : I=ba3/12=.3(.15)3/12=8437.510-8m4

a
Rayon de giration de la section : i= (I/B)1/2= 2 √ 3 =0.053 m

Elancement du poteau : =l/i (l=l0) car poteau biarticulé ;

=70

Le coefficient de flambement a est alors donné par :

( )
1. 3
32
α= =0 .361
λ

kh=(0.7+0.5h)(l-6) pour h≤0.5m sinon kh=1


=d’/h, d’enrobage des aciers

129
=As/bh
Si  et  inconnus, kh=0.93
ks=1.6-0.6fyk/500 pour fyk>500 et l > 40 sinon ks=1.

D’où la section d’armature

A s≥
γs
fe [ β
k 1 k2 α
B f
]
N u− r c 2 K 8 =
0 .9 γ b
1. 15
[ 1
350 0 . 93∗1∗0 . 361
0 .150−
]
0 .0364 x 25
0 . 9 x 1 .5
=−6 .94 x 10−4

Ce qui signifie la section de béton seul peut supporter l’effort considéré, et on n’a en principe
pas besoin d’acier. Cependant, pour les conditions de non fragilité, il faut adopter une
section minimale

4 cm2 par .. mètre . .. de . .. parement


A min≥Max| 15 x 30 =4 cm2
0. 2 =.9 cm2
100

Reprenons la même section mais avec un effort de 300 kN. On aura :

A s=
1 .15
[ 1
350 0. 93∗1∗0. 361
0 . 30−
0 . 0364 x 25
0 .9 x 1. 5
≤0
]
Exercice corrigé 5-2

Déterminer la section d’armature longitudinale d’un poteau en L, de longueur l= 5m,


encastré en pied et articulé en tête et supportant une charge ultime de 800kN.

15 15

15

15

Solution

Déterminons d’abord les caractéristiques géométriques de la section.

Section : B= .30x.30-.15x.15= .0675 m2

130
Section réduite : Br=.28x.28-.13x.13=0.13x0.28=0.0615 m2

L0=0.7l=3.5m

Moment quadratique de la section : I=.15x.303/12+.15x.153/3=50625x10-8m4

Rayon de giration de la section : i = (I/B)1/2 = 0.0866 m

Elancement du poteau : =l/i (l=l0) car poteau biarticulé ;

=40.4

Le coefficient de flambement a est alors donné par :

0 . 86 0 . 86
α= = =0 . 6
( ) ( )
2 2
λ 40 . 4
1+ 1+
62 62

kh=(0.7+0.5h)(l-6) pour h≤0.5m sinon kh=1


=d’/h, d’enrobage des aciers
=As/bh
Si  et  inconnus, kh=0.93
ks=1.6-0.6fyk/500 pour fyk>500 et l > 40 sinon ks=1.

D’où la section d’armature

A s≥
γs
fe [ β
α kskh
B f
N u − r c 28
0 . 9 γb ] =
1. 15 1
[
350 0 . 67∗0 .93∗1
0 . 80−
0 . 0615 x 25
0 .9 x 1. 5 ]
=10 x 10−4 m 2

Nous allons voir si cette valeur à la valeur minimale admissible.

4 cm2 par .. mètre . .. de . .. parement


A min≥Max| 675 2 =4 cm2
0 .2 =1. 35 cm
100 > As

Ce qui signifie que cette section, malgré ce ferraillage reste fragile. Nous devons par
conséquent, adopter la section minimale Amin =As =4cm2.

EXERCICES NON CORRIGES

131
E5-1 Le plan est associé à un système d’axes perpendiculaires G x et Gy, où G est le centre de
gravité d’une section donnée. Pour les sections suivantes, déterminer les caractéristiques
géométriques par rapport aux axes x et y passant par leur centre de gravité, section, moment
quadratique, rayon de giration, élancement.

- Rectangulaire, largeur a=30cm, hauteur b=50cm, lf=4m ;

- Section en T, b0=30cm, h=100cm, h0=30cm, lf=3m ;

- section circulaire r=20cm, lf =3.5m ;

-section trapézoïdale b0=20cm, b=40cm, h=50cm, lf=3m ;

-section en +, b0=20cm, h=80cm, (symétrique), lf=6m.

E5-2 Déterminer les sections d’armature longitudinale et transversale d’un poteau faisant
partie de l’ossature d’un bâtiment : longueur l, largeur a, hauteur b, effort de compression
centré comprenant pour les charges permanentes NG et pour les charges d’exploitation NQ.

- l=5m, a=35cm, b=50cm, NG=800kN, NQ=750kN, lf=o.7l ;

- l=5m, a=35cm, b=50cm, NG=800kN, NQ=750 kN, lf= 0.5l ;

- l=4m, a= 30cm, b=50cm, NG=800kN, NQ=750kN, lf =0.7l

Béton : fck=25Mpa, Acier Type 1 fyk=340 Mpa

E5-3 Déterminer pour chacun des poteaux des files A et B du parking de la figure ci-dessous,
le ferraillage longitudinal et transversal, en les supposant :

a)encastrés en tête et en pied

b)encastré en tête et articulés en pied.

On s’inspirera du principe de descente de charge de la figure 25. Les géométries des poutres,
de la dalle et des poteaux sont les suivantes :

Poutres : b=25cm, h=50cm ; épaisseur de la dalle h0=20cm ;

Poteaux : a=25cm, b=[Link]ènement : semelle largeur 2m, talon 50cm, épaisseur 20cm.

Surcharges sur la dalle : q=5kN/m2

On fera les calculs, après avoir fait le plan de coffrage de toute la structure dans chacune des
hypothèses suivantes :

c)Les traits sur le schéma correspondent aux axes des poutres ;


132
d)Les traits sur le schéma correspondent aux dimensions intérieures entre nus des
poutres ; Béton fck= 25Mpa, fyk=350Mpa.

Les semelles sont fondées à 1m de profondeur, sont rectangulaires, 1.5*1.5m 2 et de hauteur


40cm

Soutènement en Béton armé

5.5

File A 3 3 3 3

5.5

File B

1 2 3 4 5

Remblai

Soutènement dallage

semelles

Chapitre 6 : Etats limites ultimes

Flexion simple, section rectangulaire


6.1 Notations

Ast xu
d h

Ast

b st

Fig. 6.1 : Définition de la section en flexion

133
Posons : xu =d

6.2 Calcul des moments repères MAB et MBC


Les moments repères sont des moments ultimes correspondant aux droites de
déformation séparant les trois zones définies ci-dessus (droites AB et BC). On doit ici
considérer deux cas selon que la section contienne ou non des armatures comprimées.

Calcul de MAB et MBC

{
M AB= 0. 8 by u f bu ( d− x u )= 0. 8 bf bu d 2 α ( 1−0 . 4 α )
ε st d− x u
= ⇒ x=0 . 2592 d≈0 . 26 d
ε bc xu
Mu
Posons . . .. .. . μ=
bd 2 f bu
μ AB=0 ,186

De même en posant yu = h et h =1.1d

M BC =0 . 8 bxf cd ( d−0 . 4 x u )=0. 8 bf cd d 2 α ( 1−0 . 4 α )


M BC =μ BC bd 2 f cd . . on .. . .. trouve . .. que : . . . μ BC=0. 493

Dans un problème de béton armé, on connaît en général la géométrie de la poutre (b,


h), définie par l’architecte le plus souvent, les caractéristiques mécaniques du béton et de
l’acier (fyk et fck) qu’on se fixe en fonction des matériaux disponibles, le moment ultime donné
par un calcul de résistance des matériaux fonction des charges et surcharges prévues pour le
projet. L’inconnu est donc la section d’acier.

On calcule d’abord le moment réduit  correspondant au moment ultime MED. Le pivot sur
lequel on se trouve dépendra de la valeur de  par rapport aux valeurs repères ainsi définis.
< 0.186 on est au pivot A
0.186 < < 0.493 on est au pivot B
> 0.493 on est au pivot C
ous avons, équation où l’inconnue est étant fonction de fc28,
Mu, et d, connus. La résolution de cette équation en fonction de  donne :

α=1.25(1−√ 1−2 μ )
L’effort résultant dans le béton comprimé d’après la figure 20 est :
Nbc= 0.8bxufcd
Le moment ultime dans la section est équilibré par la section de béton comprimée soit :
134
MED = 0.8bd2fcd(1-0.4)

6.3 Pivot A : st = 10°/°°, < 0.186


bc sc

Asc xu
0.8xu
bc
d
h

Ast

st st
b st =10°/°° Nst
.
Fig.6.2 : Principe de modelisation au pivot A

Equations de compatibilité de déformations :

{
−2 xu −2 α
ε bc =10 =10
d−x u 1−α
ε st =10 ° / °° ⇒
xu −d '
ε sc =10−2
d−x u

Equation d’équilibre :

{ N bc + N sc −N st =N u=0
N bc ( d−0 . 4 x u )+ N sc ( d−d ' )=M u

ou encore :

{ 0 . 8 bx u fb u + A sc σ sc − A st 10=N u =0
0 .8 bx u fb u ( d −0 . 4 x u )+ A sc σ sc ( d−d ' )=M ED

d’où on déduit la section d’armature tendue

0 .8 bα df cd M ED
A st = =
f yd f yd d (1−0 . 4 α )
6.4 Pivot B bc =3.5 10°/°° et 0.186<<0.493

135
bc =3.5 10°/°°
Nsc
sc= ?

xu 0.8xu
Nbc
d h

Nst

b st= ?

Fig.6.3 : Principe de modelisation au pivot Pivot B

Equations de compatibilité des déformations

{
−3 x u −d '
ε sc =3. 510
xu
ε bc =3. 5 ° / °° ⇒
d−x u 1−α
ε st =3 . 510−3 =3. 510−3
xu α

Equation d’équilibre :

{ N bc +N sc −N st =N u=0
N bc (d−0 . 4 x u )+N sc (d−d ' )=M u

ou encore

{ 0 . 8 bx u f cd + A sc σ sc −A st 10=N ED =0
0 .8 bx u f cd (d−0. 4 xu )+ A sc σ sc (d −d ' )=M ED

Les équations d’équilibre sont les mêmes que ci-dessus et conduisent à :

α=1.25(1−√ 1−2 μ
1−α
ε st =3 . 510−3
et α

136
On peut ici avoir deux situations :
F. si le béton comprimé est peut équilibrer seul le moment fléchissant sollicitant la section,
on n’a pas besoin d’acier comprimé,
G. sinon on aura besoin d’acier comprimé pour compenser l’insuffisance du béton qui
risquerait de ruiner par écrasement.
6.4.1 Limite de résistance du béton à la compression
Lorsqu’on est au pivot B, il existe une valeur du moment au delà de laquelle le béton
seul ne peut plus supporter le moment MED. Il faut dans ce cas, des aciers dans la zone
comprimée du béton pour suppléer à cette insuffisance.

On peut donc écrire que : MED = Mul + Mu

Où Mul est le moment maximal que peut reprendre le béton seul et, Mu le supplément
repris par l’acier comprimé. En posant Yul = ld on a Mul = 0.8bd2lfcd(1-0.4l)

l 0.8l(1-0.4l) . l fonction des moments ultimes et de service est donné


γ−1 f cj
α l= +
réglementairement par : 2 100 [BAEL 91, A.4.5.2]
où  =Mu/Mser
bc =3.510-3

1−α l
ε l=3 . 510−3
αl

Fig. 6.4 : Calcul de la déformation limite

6.4.2 Pas d’aciers comprimés

Si Mu>Mul, on a Mu = 0 et on n’a pas besoin d’acier comprimé. De la valeur de M l


calculée ci-dessus, on déduit la contrainte dans les armatures tendues st sur le diagramme
contrainte-déformation, d’où la section d’armature :
0 .8 bα df cd M ED
6.4.3 Nécessité d’aciers A st = =
σ st σ st d (1−0 . 4 α )
comprimés

Si MED>Mul, Mu > 0 et il faut des aciers comprimés. La connaissance de la


déformation dans l’acier, permet de déduire à partir de la courbe de comportement de l’acier,
la valeur de la contrainte st =f(l).

137
On a donc le schéma de calcul suivant :

MED Mu Mu
D
Asc Asc
= +

Ast A1 A2

La section réelle (1), avec une armature tendue A st et une armature comprimée Asc, est
Fig. 6.5
la superposition : Principe
d’une de (2)
section décomposition
avec l’acierdetendu
la section rectangulaire
A 1, sans avec aciers
acier comprimé et comprimés
d’une section
(3) sans béton, mais avec une section d’acier tendu A2 et une section d’acier comprimé Asc.

(1) équilibre le moment MED


(2) équilibre Mul
(3) équilibre Mu=MED-Mul
On a donc : Ast =A1+A2 et Asc = Asc

Détermination des différentes sections.


Section A1
γ −1 f cj
+
- Calculer l = 2 100
Calculer l = 0.8l(1-0.4l);
Calculer Mul=lbd2fcd
1−α l
3 .510−3
Calculer st = αl ;

138
{
f yd
Eε st .. .. si. .. . ε st ≤ .
σ st = E
f yd
f yd. si .. . .. ε st >
- Déduire E

0 .8 bα l df cd Mu
l
=
- Calculer A1 = σ st σ st d ( 1−0. 4 α l )

Section A2 et Asc
Equations d’équilibre :
A2st-Ascsc=0
Ascsc(d-d’)=MED-Mul
M ED -M u
l
A sc=
Soit : σ sc ( d−d ' )

M ED -M u
l
A2 =
Et σ st ( d−d ' )

1−α l
ε l=3 . 510−3
Avec st = f( αl )

( )
x ul −d '
σ c = f ε sc=3 . 510−3
x ul
sc = f( )
Mu M ED -Mu
l l
Ast = A1+A2 = +
σ st d ( 1−0 . 4 α l ) σ st ( d−d ' )

Analysons le cas où on connaît a priori la section d’armature comprimée. Telle est la


situation lorsque nous voulons par exemple, prendre en compte dans les calculs les armatures
de montage qui dans tous les cas sont présentes dans les poutres.

Dans cette situation, nous connaissons la section d’armature comprimée mais pas celle
de la contrainte qui y règne. Le moment ultime repris par le béton est :

MED-Ascsc(d-d’)

Nous pouvons comme dans la situation précédente décomposer de façon fictive la


section en :
- une section ( b, h) reprenant un moment M1 sans armature comprimée et une armature tendue A1 ;
- une section fictive sans béton mais contenant une section d’armature tendue A2 et une section d’armature
comprimée Asc.

139
La section d’armature tendue doit être déterminée par approximations successives.
Dans un premier temps, nous allons supposer que la contrainte a atteint sa valeur ultime fyd
dans l’acier comprimé, sa section A sc étant prédéfinie. Dans ce cas nous pouvons déterminer
la valeur de

M1= MED-Ascfyd(d-d’) où :

Ascfyd(d-d’) est le moment repris par l’acier comprimé prédéfini ;

M1 celui repris par le béton comprimé et l’acier tendu.

On peut dès lors pour le moment Ml déterminer :


M1
μ1 =
bd 2 f bu

 Si 1 <0.186 on est au pivot A

On calcule

α 1=1 . 25(1− √1−2 μ1


Puis la déformation
α 1 d−d '
ε sc 1 =10−2
d (1−α 1 )

D’où on déduit la contrainte sc1.


Si sc1 = fyd, l’hypothèse initiale sc = fyd était bonne. (ceci est généralement vrai pour les aciers de
types 1), l’hypothèse initiale était bonne et on peut calculer la section d’armature tendue suivant la
même procédure que celle présentée plus haut.

Si les deux valeurs sont très différentes on recommence les calculs avec une autre valeur de la
contrainte de compression. La bonne façon de procéder à chaque étape pour accélérer la convergence
est de prendre :

σ sci−1 + σ sci −2
σ sci=
2
 Si 0.186 < 1 < 0.493 on est au pivot B

Deux situations peuvent se présenter :

1 < l
On procède comme ci-dessus avec
x 1 −d '
ε sc =3. 510−3
x 1 et α 1=1 . 25(1− √1−2 μ1

140
1 > l

Dans ce cas, la section d’armature en présence est insuffisante et il y a risque de


fissuration par compression du béton. Il faut donc, une section d’acier complémentaire et on
est ramené à la détermination d’armature dans une section avec armatures comprimées.

 Si >0.493

On est au pivot C. Le diagramme rectangulaire simplifié n’est plus valable, xu >h

Equations d’équilibre de la section

{
N ED =Nu=F bc + F sc + F s
h
( ) h
(
M ED =M u =F bc −0. 4 xu + F sc −d ' −F st d−
2 2
h
2 ) ( )
bc =3.5 10°/°°
Nsc
sc= ?

xu 0.8xu Nbc

d h

Nst

b
st= ?

Fig.6.3 : Principe de modelisation au pivot Pivot B

EXERCICES SUR LE CHAPITRE 5

EXERCICES CORRIGES

Exercice corrigé1

Une poutre rectangulaire de hauteur h=40cm de largeur b=20cm et de portée l=6m,


supporte une charge trapézoïdale(représentant les charges et surcharges de plancher) définie
qa/2
sur la figure ci-dessous.

RA l-a RB

a/2 a/2
.

141
a) déterminer q aux ELS ;

b) Déterminer q aux ELU

On donne a=4m, charge permanente 3.5kN/m2, surcharges 4kN/m2

c)Montrer que les réactions aux appuis A et B sont données par : d

al
R A =RB =q ( 2−ρ)
8

où =a/l.

d)Montrer que le moment fléchissant maximal est donné par l’expression :

a ρ 2 l2
M max =q (1− )
2 3 8

e) Montrer que la charge uniformément répartie donnant les même réactions que la
charge ci-dessus est donnée par la relation :

a
pt =q ( 2−ρ )
4

f) Montrer que la charge uniformément répartie donnant le même moment fléchissant


que la charge ci-dessus est donnée par la relation :

a ρ2
pm=q (1− )
2 3

g)Donner la valeur du moment fléchissant maximum

h) Donner la section d’armature longitudinale nécessaire pour renforcer la poutre.

Solution

a) Aux ELS : qs=3.5+4=7.5kN/m2

b) Aux ELU : qu =1.35x3.5+1.5x4=10.72kN/m2

1aa l−a qa qal


R A =RB = q +( ) = (2−ρ )
c) 222 2 2 8

l a a l−a a a l−a l−a


M m=R A −q ( + )−q ( )( )
d) 2 24 2 6 2 2 4

142
e) Soit pt la charge uniformément répartie, RA et RB les réactions aux appuis correspondant à
l’effort tranchant maximal. Nous avons :

l al a
R A =RB =p t =q ( 2−ρ ) pt =q ( 2−ρ )
2 8 soit 4

f) Soit pm la charge uniformément répartie, Mm le moment fléchissant maximal à mi portée.


Nous avons :

l2 a ρ2 l 2 a ρ2
M m = pm =q (1− ) pm=q (1− )
8 2 3 8 soit 2 3

4x62 1 4
M mu =10. 72 (1− ( )2 )
g) 8 x2 3 6 =82.22kNm

82. 22 x 10−3
μ= =0 .148
h) . 2 x 22 . 6 x .35 2 on est au pivot A

α=1.25(1−√ 1−2 xμ) =0.2


. 0822
A s= =7 . 33 cm2
348 x .35(1−0 . 4 x 0. 2 )

On choisit 5 HA 14 = 7.69cm2 5HA14

Exercice corrigé 2

Une poutre rectangulaire de hauteur h=40cm de largeur b=20cm et de portée l=4m,


supporte une charge triangulaire (représentant les charges et surcharges de plancher) définie
sur la figure ci-dessous.
.qa/2

RA a/2 a/2 RB

a) déterminer q aux ELS ;

b) Déterminer q aux ELU

On donne : charge permanente 3.5kN/m2, surcharges 4kN/m2

c) Montrer que les réactions aux appuis A et B sont données par :

143
a2
R A =RB =q
8

d) Montrer que le moment fléchissant maximal est donné par l’expression :

a3
M max =q
24

b) Montrer que la charge uniformément répartie donnant les mêmes réactions que la
charge ci-dessus est donnée par la relation :

a
pt =q
4

f) Montrer que la charge uniformément répartie donnant le même moment fléchissant


que la charge ci-dessus est donnée par la relation :

a
pm=q
3

g) Donner la valeur du moment fléchissant maximum

h) Donner la section d’armature longitudinale nécessaire pour renforcer la poutre.

Solution

a) Aux ELS : qs=3.5+4=7.5kN/m2

b) Aux ELU : qu =1.35x3.5+1.5x4=10.72kN/m2

aa a2
R A =RB =q =q
c) 24 8

a aaa a3 a3 a3
M max =R A −q =q −q =q
d) 2 2 4 6 16 48 24

e) Soit pt la charge uniformément répartie, RA et RB les réactions aux appuis correspondant à


l’effort tranchant maximal. Nous avons :

a a2 a
RA=pt =q pt =q
2 8 soit 4

f) Soit pm la charge uniformément répartie, Mm le moment fléchissant maximal à mi portée.


Nous avons :

144
a aaa a2 a
M m=RA −q =p m pm=q
2 246 8 soit 3

43
M mu =10. 72
g 24 =28.6kNm

28. 6 x 10−3
μ= =0 .051
h) . 2 x 22 . 6 x .35 2 on est au pivot A

α=1.25(1−√ 1−2 xμ) =0.066


. 0822
A s= =2. 41 cm2
348 x .35 (1−0 . 4 x 0. 066 )

On choisit 2 HA 14 = 3.05cm2

2HA14

EXERCICES NON CORRIGES

E6-1 Pour les sections et les charges suivantes, indiquer sur quel pivot on se trouve.

a) b= 20 cm, h= 40 cm, Mu=100 kNm, fc28=20MPa ;

b) b= 20 cm, h= 40 cm, Mu=150 kNm, fc28=25MPa ;

c) b= 20 cm, h= 40 cm, Mu=200 kNm, fc28=25MPa ;

d) b= 25 cm, h= 40 cm, Mu=100 kNm, fc28=25MPa ;

e) b= 25 cm, h= 40 cm, Mu=150 kNm, fc28=20MPa ;

f) b= 25 cm, h= 40 cm, Mu=200 kNm, fc28=25MPa ;

g) b= 20 cm, h= 50 cm, Mu=100 kNm, fc28=25MPa ;

h) b= 20 cm, h= 50 cm, Mu=150kNm, fc28=30 MPa ;

i) b= 20 cm, h= 50 cm, Mu=200 kNm, fc28=30MPa ;

On prendra d=0.1h, fe=400 MPa

E6-2 Une poutre rectangulaire de section b=20 cm, de hauteur h=50 cm et de longueur l=6
m, supporte une charge d’exploitation q=15 kN/ml et une charge permanente de 8 kN/ml,
poids propre de la poutre non comprise. En tenant compte du propre, tracer la courbe des

145
moments fléchissants ultimes et déterminer la section d’armatures longitudinale à mettre
dans la poutre pour qu’elle résiste en toute sécurité. On donne : fc28=25 MPa, fe =400 MPa.

Chapitre 7 : Etats limites ultimes

Flexion simple poutre en T


7.1. Définition des paramètres géométriques
Les poutres en T sont les plus fréquentes dans le domaine des constructions en béton
armé (poutres de dalles, poutres de tabliers de ponts).

Asc
h0 d h
d h
Ast

b0
.
Fig.7.1 : Définition de la section en T

On considère une dalle de portée L, dans la travée i, donnée par la figure 7.2.

beff

beff1 beff2
h
bw b2 b2
b1 b1

l0=0.7l2
l0=0.85l1 l0=0.15(l1+l2) l0=0.15l2+l3

l1 l2 l3

146
Fig.7.2 : Définition des paramètres de calcul de la section en T

h h

leff
leff
t Ln
t Ln

Fig.7.3 : Définition de la portée de calcul de la section en T

La largeur efficace de la table de compression est donnée par :

beff = Σbeff,i+bw ≤ b
beff,I = Min (bi; 0.2bi+0.1l0; 0.2l0)
beff,I < bi ; bi demi distance entre nervures
leff=ln+a1+a2, ln, portée entre nus intérieurs
ai=Min(t/2,h/2), h, hauteur de l’élément, t largeur d’appui

7.2. L’axe neutre passe dans la table de compression


Nous supposons que xu = h0. Ce qui signifie que la résultante des efforts de compression est
équilibrée par la table de compression seule. Le moment résultant, en se plaçant au niveau du
centre de gravité des armatures tendues est :
.
b fbu

Nbc

Asc
h0 d h d-h0/2
Ast

b0 Nst

147
Fig. 7.4: Efforts sur la section
-Nst+Nbc=0
MuT= bh0fbu (d-h0/2)

Si Mu=MED est inférieur à MuT, l’axe neutre passe dans la table de compression. Dans ce cas,
la section d’armature tendue se calcule comme dans le cas d’une section rectangulaire de
largeur b et de hauteur h. On se reportera à cet effet aux paragraphes 6.3 et 6.4,
respectivement pour les pivots A et B.

7.2 L’axe neutre passe dans la nervure


a) Pas d’aciers comprimés
Si Mu=MED est supérieur à MuT l’axe neutre passe dans la nervure qui est alors partiellement
comprimée. On n’a pas d’aciers comprimés lorsqu’on est au pivot A ou au pivot B, avec <l.
Le moment Mu est équilibré par la partie comprimée de la nervure et la table de compression.
La section peut ainsi être décomposée de façon fictive en deux :
- une section rectangulaire de largeur bo et de hauteur h.
- une section rectangulaire de largeur (b-bo), de hauteur ho ;

b fbu
Nsc
Nbc
b h b0 b-b0
h0
d
d-0.4xu
Ast

= +
b0 Nst

Fig. 7.5: Efforts sur la section


M1 M2
MED=Mu
As1 As2
Ast
Fig. 7.6 : Décomposition de la section

les équations d’équilibre sont données par les relations avec:fbu=fcd, Mu=MED, b=beff

{ N bc1 +N bc2 −N st =0 ⇔ f cd b 0∗0 .8 x u +f cd h0 (b−b0 )− A st σ st =0


|M ED =b 0 f cd∗0 . 8 αd 2 (1−0 . 4 α )+h 0 f cd (b−b 0 )(d−h 0 /2)=M 1+M 2

M2=(b-b0)fcdh0(d-h0/2), évalué par rapport au centre de gravité des aciers tendus.


148
M1 moment repris par la nervure ;
M2 moment repris par la table seule sans nervure ;
On est donc ramené à la détermination de la section d’armature d’une poutre de
largeur b0, de hauteur h et soumise à un moment ultime M 1 = MED – M2. On est alors ramené
au 3.2 où MED est remplacé par M1.
M1 M ED −M 2
μ1 = =
2
b0 d f bu b 0 d 2 f bu α 1=1 . 25(1− √1−2 μ1 )
Si < 0.186 on est au pivot A,
M1 M2
A s1 = A s2 =
f yd d (1−0 . 4 α 1 ) et f yd ( d−h0 /2)

Ast=As1+As2=
1
f yd [ M ED −M 2
d (1−0 . 4 α 1 )
+(b−b0 )h0 f cd
]
Si 0.186<<l on est au pivot B, mais sans acier comprimé
1−α 1
ε st =3 . 510−3
α1 et st=f(st)

Ast=As1+As2=
1
[ M ED −M 2
f yd d (1−0 . 4 α 1 )
+(b−b0 )h0 f cd
]
b) La section contient des armatures comprimées
Lorsque  >l on est au pivot B, mais il faut des aciers comprimés. Ceci veut dire que le
diagramme des contraintes dans le béton est saturé à f cd. Nous allons décomposer la section
réelle en trois sections fictives :

 Une section de béton comprimé (b-b0)h0 comprenant un acier tendu Ast23, et soumise à un
moment M2
 Une section sans béton, mais avec une armature tendue Ast3 et une armature comprimée Asc,
soumise à un moment fléchissant M3 ;
 Une section rectangulaire b0h, avec une armature tendue Ast1 et soumise à un moment
fléchissant Mul.

M2 =(b-b0)h0fbu(d-h0/2) ; Mul =lb0d2fbu ; l = f(l) ; M3 = MED – (Mul+M2)

b b0 b-b0
As3=A
149
sc

Asc
= +
Avec Mul+ M2= l b0d2fbu +(b-b0)h0fcd(d-h0/2)

De l on peut calculer les déformations dans les aciers st et sc sachant qu’on est au pivot B.

1−α l
ε st =3 . 510−3
Dans l’acier tendu : αl

α l d−d '
ε st =3 . 510−3
Dans l’acier comprimé : αld

D’où on déduit :

¿¿¿
¿ ¿
¿
EXERCICES SUR LE CHAPITRE 7
EXERCICES CORRIGES

150
Exercice corrigé 7-1
Déterminer la largeur de la table de compression pour les dalles suivantes :
a) L=6m, li=li+1=3m, b0=20cm ;
b=.2+2xMin(0.6,1.5)=1.4m
b) L=6m, li=4m, li+1=3m, b0=20cm ;
b=.2+Min(.6, 2)+Min(.6, 1.5)=1.4m
c)L=6m, li=li+1= 4m, b0=25cm ;
b=.25+2xMin(.6,2)=1.45 m
Exercice corrigé 2
Une section de poutre en T, de largeur b=1.20m, avec b 0=35cm,h0=20cm, h=60cm, supporte
un moment ultime Mu=400 kNm. Déterminer la section d’armature longitudinale. On donne
fbu=20MPa, fe=[Link] prend
d=54 cm.

Solution

MuT= bh0fbu (d-h0/2)= 1.2x.2x20 (.54-.1)=2.112MNm >Mu.

L’axe neutre passe donc dans la table. Nous devons calculer comme une poutre rectangulaire
de largeur 1.2m.
Mu . 400
μ= =0 . 057
bd 2 f bu = 1. 2 x .54 2 20 Pivot A α=1 .25 (1−√ 1−2 x0 . 057 )=0 . .073

.4
A s= =21 . 9 cm2
348 x .54 (1−0 . 4 x 0 .. 073 )

On peut prendre 7 HA20=22cm2

Exercice corrigé 7.3


Une section de poutre en T, de largeur b=.7m, avec b 0=35cm,h0=20cm, h=40cm, supporte un
moment ultime Mu=550 kNm. Déterminer la section d’armature longitudinale. On donne
fbu=14MPa, fe=[Link] prend d=37 cm.
MuT= M1= bh0fbu (d-h0/2)= .7x.2x14 (.37-.1)=0.529MNm <Mu.

L’axe neutre passe dans la nervure.

M2=Mu-M1=550-529=21kNm

151
M2 0 . 021
μ2 = = = 0. 055
b0 d2 f bu . 2. 372 14 = 0.07 on est au pivot et n’a pas besoin d’acier
comprimé.

1
[
. 5 x . 2 x 14+
0 . 021
]
Ast f
1
= su [
( b−b 0 ) h0 f bu +
M u− M 1
d (1−0 . 4 α ) ]=348
=41. 9 cm
2
. 37( 1−0 . 4 x . 07 )

On peut prendre 14 HA 20=43.96 cm2


EXERCICES NON CORRIGES
E7-1 On envisage de réaliser un ouvrage de franchissement constitué de deux poutres en
béton armé, de portées 10.5m. L’espacement entre les poutres est de 2.5m. Ces poutres
s’appuient simplement sur les culées, par l’intermédiaire de néoprène. La géométrie de la
poutre est la suivant : b0=55cm, h0=20cm, h=1.10m. Outre le poids propre, la poutre
supporte un revêtement de 2kN/m2 et une surcharge d’exploitation q=25kN/m2.
a) déterminer la largeur b de la table de compression
b) déterminer aux ELS et aux ELS la charge par mètre linéaire de poutre ;
c) tracer le diagramme des moments fléchissants aux ELS et aux ELU le long de la
poutre ;
d) Donner la valeur du moment fléchissant maximal aux ELS et aux ELU ;
e) Déterminer la section d’armature longitudinale nécessaire pour renforcer la
poutre.
f) Déterminer les contraintes dans les aciers et le béton aux ELS.
On donne : fe= 350 MPa, fc28=24MPa.

E7-2 On se propose de réaliser une mezzanine suspendue dans un magasin. Le plan


architectural est donné sur la figure ci-dessous, la surcharge d’exploitation est de 4KN/m2, le
poids propre du béton armé est de 25 kN/m 3 et celui des murs enduits finis de 2.5kN/m 2. Notre
objectif dans cette phase de l’étude, est de ferrailler les poutres supportant le plancher.

a)Donner la valeur de la largeur de la table de compression ;

b) Déterminer le ferraillage longitudinal de chacune des quatre poutres supportant la


dalle ;

c) Déterminer les contraintes dans le béton et l’acier aux ELS ;

On donne fe = 400 MPa, fc28 = 25MPa et la fissuration préjudiciable.

152
I-I 40

2.30

15
15

4.00

15 4.00 15

I I

15 I

153
Chapitre 8

Evaluation de la flèche et quelques dispositions constructives

La déformation d’un élément d’ouvrage ne doit pas être préjudiciable ni à son aspect, ni à son
bon fonctionnement. Les valeurs limites des flèches tiennent compte de la nature de l’ouvrage
, des finitions, des cloisons, de ses accessoires et de ses équipements.

8.1. Cas où il n’est pas nécessaire d’évaluer la flèche

Le rapport entre la hauteur et la longueur est un élément déterminant pour la flexibilité


d’une poutre ou d’une dalle. Il n’est pas nécessaire de calculer les flèches si les conditions
suivantes sont respectées :

[ ( )]
3
l ρ0 ρ0
=K 11+1.5 √ f ck +3.2 √ f ck −1 2
d ρ ρ si ≤ 0

l
d [
=K 11+1 .5 √ f ck
ρ0
+
1
ρ−ρ' 12
√ f ck ( )]
ρ0
ρ
si  >0

Expressions qui supposent une résistance de l’acier aux ELS de 310MPa. Ces valeurs doivent
être multipliées par 310/s, si d’autres hypothèses sont considérées. Cette valeur est obtenue
par la relation :

310 500
=
σ s f yk A s, req
A s, prov

K est un facteur qui prend en compte les différents systèmes structuraux. Ses valeurs sont
données dans le tableau

0 Pourcentage d’armature de référence = ρ0 = f ck 10 √ −3


;

 Pourcentage d’armatures de traction à mi-portée en en appui pour les consoles ;

’ pourcentage d’armatures de compression à mi portée ou sur appui pour les consoles ;

s est la contrainte de traction de l’acier à mi-portée ou sur appui pour une console aux ELS;

As,req section d’acier prévue dans la section considérée ;


154
As, prov section nécessaire dans la section aux ELU

Système structural K Béton fortement Béton faiblement


sollicité =1.5% sollicité =0.5%

Travée sur appuis simples, dalle sur appui simple portant 1 14 20


dans une ou deux directions

Travée de rive d’une poutre continue, d’une dalle 1.3


continue portant dans une direction ou d’une dalle
18 26
continue le long d’un grand côté et portant dans deux
directions

Travée intermédiaire d’une poutre ou d’une dalleportant 1.5 20 30


dans une ou deux directions

Dalle sans nervures sur poteaux(planchers-dalles), pour 1.2 17 24


la portée la plus longue

Console 0.4 6 8

8.2. Détermination de la flèche

La flèche de la poutre est la somme d’une flèche instantanée f i et d’une flèche différée,
due au fluage du matériau. Une fissuration éventuelle du béton est prise en compte dans les
calculs de la flèche différée, en remplaçant l’inertie réelle I 0 de la section par une inertie If
donnée par la relation suivante :

I0
If=
1+ λμ

avec :

0 . 05 f t 2
λ=λ = 8

i b0
( 2+3 ) ρ
b pour les déformations instantanées ;
0 .02 f t 2
8 2
λ=λ v= = λ
b0 5 i
( 2+ 3 )ρ
b pour les déformations de longue durée ;

155
1 .75 f t 2
8
μ=1−
4 ρσ s + f t 28 si  >0 et 0 si <0
Dans ces expressions :
- I0 est le moment d’inertie de la section rendue homogène ;
- s la contrainte de traction dans l’armature pour le cas de charge considérée ; Pour de
faibles valeurs de s, c’est-à-dire, lorsque les sollicitations sont faibles, le coefficient  est
nul. L’inertie If se réduit à I0 de la section homogénéisée. Ceci justifie le fait que sous de
faibles charges, la poutre ne se fissure pas si celles-ci sont appliquées en premier. De ce fait,
pour le calcul des déformations, l’ordre d’application des charges doit intervenir, de manière à
ce que l’on soit capable d’évaluer leurs différents effets.
- pourcentage d’armature (=As/b0d) ;
- b0 la largeur de la nervure et b celle de la table.
Les courbures de la poutre sont évaluées en tenant compte des inerties I fi et Ifv et des modules
de déformation instantanée Ei=Ecm et différé Ev=Ec,eff=Ecm/(1+(∞,t0) ~Ei/3 soit :

1 M ser 1 M ser
= =
r i Ei I fi et r v E v I fv

où Mser est le moment sollicitant la section considérée évaluée à l’état limite de service.
Cependant, à défaut de ce calcul plus précis, on peut évaluer les flèches par les relations
suivantes :
M ser l 2 M ser l 2
f i= f v=
10 Ei I fi et 10 Ev I fv

La flèche totale qui doit être comparée à la flèche admissible, est donnée par la relation :
ft = fgv- fji+fpi-fgi < fad
Dans cette inégalité :
- fgi est la flèche instantanée due aux charges permanentes ;
- fgv est la flèche différée due aux charges permanentes ;
- fij est la flèche due aux charges permanentes appliquées au moment de la mise en
œuvre des cloisons (revêtement, cloisons..). Elle ne doit pas être prise en compte si ces
éléments sont mis en place de manière tardive ;
- fpi est la flèche due à l’ensemble des charges permanentes et d’exploitation
supportées par l’élément de la structure.

156
Pour le cas particulier des consoles, fi et fv ont pour expressions respectivement :
M ser l 2 M ser l 2
f i= f =
4 Ei I fi et v 4 E v I fv

8.2 Quelques flèches admissibles


Les flèches des poutres en béton armé sont limitées aux valeurs ci-dessous :
Portées Flèche maximale
Portées inférieures à 5 m L/500 (cm)
Portées supérieures à 5 m 0.5+L/1000 (cm)
Console de portée inférieure à 5 L/250 (cm)
m

8.3 Formes et dimensions classiques des poutres


Les formes de poutres sont fonction des contraintes techniques et architecturales. Les
principales formes sont les suivantes :
1) rectangulaires ;
2) en T, L, I, U, ou 
3) Trapézoïdales.
Leur hauteur varie entre L/16 et L/12. Le choix étant fonction d’une part de l’intensité
des charges et, d’autre part des contraintes architecturales. Leur largeur b quant à elle varie
entre 0.4 et 0.5 h.
Quant aux poutres cloisons, leur hauteur est supérieure ou égale à 2.5 m et leur largeur
d’environ 0.15 m.
Les poutres plates sont le plus souvent incorporées dans les dalles. Elles ont cependant
l’inconvénient d’être très flexibles et nécessitent un surcroît de ferraillage, de ce fait, ne
doivent être utilisées qu’exceptionnellement.
Pour les poutres en T, associées à une table de compression, on ne doit pas vérifier la
flèche si les conditions suivantes sont remplies :
h/L>1/16 ou Mt/10M0;
où Mt est le moment en travée et M0 le moment isostatique de la travée considérée.

8.4 Quelques dispositions constructives

157
Les éléments fléchis dans les constructions se présentent généralement sous forme de
poutres et de dalles. Les poutres sont des éléments dont les dimensions transversales sont
beaucoup plus faibles que leur longueur. Les dalles quant à elles sont ceux dont l’épaisseur est
très faible par rapport aux deux autres dimensions.

Les poutres et les dalles peuvent constituer des constructions indépendantes. Tel est le
cas d’un linteau au dessus d’une porte ou d’une fenêtre, d’une poutre supportant un pont
roulant dans un atelier, ou d’une panne de toiture.

Elles peuvent par contre s’intégrer ensemble dans une construction. C’est le cas des
nervures et des dalles dans un plancher, de la poutre et de la paillasse sous un escalier.

Les poutres comme les dalles peuvent n’avoir que deux appuis. Dans les cas les plus
courants cependant, elles sont soit encastrées aux des extrémités, soit posée sur plusieurs
appuis. Dans ce dernier cas on parle de poutre continue.
La largeur b doit être réduite autant que possible, afin de diminuer le poids propre mais en respectant les
écartements minimaux des armatures, les couches d’enrobage.
Les armatures des poutres peuvent être reliées entre elles soit par soudure, soit par des ligatures. Le premier
cas n’est rentable que dans le cas d’une industrialisation des constructions. Le ferraillage se compose de barres
longitudinales et des barres transversales. Les armatures transversales peuvent être soit droites, soit inclinées.

8.5 Condition de non fragilité d’une pièce


Si  est le rapport entre la section d’armatures longitudinales de traction et celle du coffrage de la poutre, la
condition nécessaire pour que la section ne soit pas fragile est donnée par la relation :
Pour les pièces tendues
As*fe>ftj*bh, soit  = As/b0h>ftj/fe (art.A.4.2)
où : fe est la contrainte limite élastique de l’acier, As la section d’armature dans la zone tendue de la poutre, b0
la largeur de la poutre, h la hauteur., c’est-à-dire la distance entre le centre de gravité des armatures tendues et la fibre la plus
comprimée de la poutre.

Pour les pièces en flexion


a)Section rectangulaire
La contrainte de traction dans la gaine de béton entourant l’acier tendu est ftj. Cette contrainte est reliée au
moment fléchissant dans la section par le relation classique ftj = Mf(h/2)/(bh3/12)2 soit Mf = ftj bh2/6. En prenant Z ( bras de
levier) égal à 0.9d et sachant que nous avons approximativement d=0.9h, nous avons z=0.81d Ceci nous conduit à la
relation :
As*fe*0.81*0.9h>ftjbh2/6
Soit
As/bh>0.21ftj/fe ou As/bd>0.23ftj/fe
b)Section en T

2
I=bh3/12 pour une section rectangulaire
158
Le même raisonnement que ci-dessus, nous donne, avec
h 3
h3 0 2
I =b 0 +( b−b 0 ) −[ b 0 . h+( b−b 0 )h 0 ] v
3 3
b0 h 2 ( b−b 0 ) h 2
0
v=
2[ b 0 h+( b−b0 ) h0 ] , v distance de la fibre l’axe neutre à la fibre la plus comprimée de le
section, (h=v+v’)
et Zb=0.9d, d= 0.9h la relation :

I f t 28
A min =
0 .81∗h∗v ' f e lorsque le moment est positif

I f t 28
A min =
0 .81∗h∗v f e pour les moments négatifs.
8.6 Enrobage des armatures
L’enrobage c d’une armature est définie comme étant la distance de l’axe de cette armature au parement le
plus voisin diminuée de son rayon minimum.

 - c est au moins égal au diamètre de la barre ;


 - 4 cm pour les ouvrages à la mer ou exposés au brouillard salin ou tout ouvrage exposé à
une atmosphère agressive ;
 - au moins 3cm pour les parements non coffrés mais qui peuvent être soumis à des actions
agressives. Ex : face supérieure du tablier de pont.
 - 2 cm pour les parements exposés aux condensations ;
 - 1cm pour parois situées dans les locaux couverts et clos et non exposées aux
condensations. Ex : plancher de logements et bureaux.

 8.7 Espacement minimal entre armatures
L’espacement entre les barres doit être au moins égal au diamètre des barres si celles-ci sont isolées et au
moins égal à 1,5 fois la dimension du plus haut gros granulat cg. Cg vaut en général, 25mm pour les bétons courants.

Exerfcices sur le chapitre 8

Exercices corrigés

Exercice corrigé E8-1

On considère une poutre de pont roulant, de portée l= 8m, de section s=bxh=25x60


cm2. Elle supporte une charge ponctuelle Q=50 kN (ponctuelle). Le matériau est composé
de : béton fc28 = 25Mpa, acier fe = 400 Mpa. La fissuration est jugée peu nuisible.
Déterminer aux ELU la section d’armature dans la poutre ;
Evaluer la flèche prévisible de la poutre à long terme.
159
Solution
Poids propre de la poutre :
G=25x.25x.6=3.75 kn/ml
Moment à l’état limite de service :
Ms=3.75x82/8+50x8/4=130kNm
Moment à l’état limite ultime :
Mu = 1.35x3.75x82/8+1.5x50x8/4=190.5kN
Caractéristiques des matériaux :
fbu=.85x25/1.5=14.2 Mpa,
fsu =400/1.15=348 Mpa
Moment réduit (d=.55) :
 = .1905/(0.25x.572x14.2)=0.177 pivot A
Position de l’axe neutre :
=1.25x(1-(1-2x).5)=.245
Section d’acier longitudinal :
Ast=.1905/348x.55(1-.4x.245)=11.03 cm2
On choisit
6HA16 =12.06cm2
Détermination de la flèche
Module d’élasticié instantané :
Ei = 11 000 251/3 = 32164 Mpa
Module d’élasticité différé :
Ev = Ei/3 == 10 721 Mpa
Moment fléchissant de service
Cas de charge 1 : poutre seule
Ms=3.75x82/8=29.6kNm
Cas de charge 2
Idem que 1 puisqu’il n’y a pas de cloison
Cas de charge 3 : avec surcharges
Ms=3.75x82/8+50x8/4=130kN
Position de l’axe neutre :
25y12/2-15x12.06(.55-y1)=0 soit y1= 24.5cm
Inertie de la section efficace de la section :

160
I0=(25x24.53)/3+15x12.06(55-24.5)2=290833 cm4
Rigidité de la section et contrainte dans la section
Cas de charge 1
K=0.029/290833*10-8=10.18MNm-3
Contrainte dans l’acier tendu :
st =15*10.18*(0.55-0.245)=46.57MPa
Contrainte dans le béton comprimé
bc = 10.18*0.245=2.49Mpa
cas de charge 2
Idem que 1 car pas de cloisons
Cas de charge 3

k=0.130/290833x10-8=44.7 MN/m3
Contrainte de traction dans l’acier tendu :
st=15k(d-y1)=15*44.7*(.55-.245)=204.5Mpa
Contrainte dans le béton comprimé
bc = 44.7*0.245=10.95MPa
Pourcentage d’armature longitudinale
=Ast/B=12.06/(25x60)==8.0410-3
Détermination de la flèche

Court terme
0 . 05 f t 2 0 . 05 x 2. 1
λ= 8
= −3
=2 . 61
i b0 5 x 8. 0410
( 2+3 ) ρ
b
Long terme
v=2/3i=(2/3)2.61=1.74
Calcul du coefficient 
Cas de charge 1
1. 75 f t 2
8 1. 75 x 2 .1
μ=1− =1− =1−1 .021< 0
4 ρσ s + f t 28 4 x 8 . 04 x 10−3 x 46 .57 +2. 1

On prend  =0

161
Cas de charge N°2
Idem que 1
Cas de charge n°3
1 .75 f t 2
8 1 .75 x 2. 1
μ=1− =1− =0. 576
4 ρσ s + f t 28 4 x 8. 04 x 10− 3 x 20+2 . 1

Inertie de la section supposée fissurée :


Inertie de la section homogène I0
0 . 25∗.6 3
I 0= + 12∗10−4∗0 . 252 =0 .00465 m4
12
Cas 1

I fi =I 0 =I fv =0 . 00465 m4
cas 2
I0 0 . 00465
I fii= = =0 . 001875 m4
1+ λ i μ 1+2 .61 x . 0 . 576
I0 0 . 00465
I fv = = =0 . 00232m 4
1+ λ v μ 1+1. 74 x . 0 . 576
Calcul de la flèche
Cas 1
Flèche instantanée de la poutre :
Court terme
Ml 2 0 . 0296 x 8 2
fg = = =0. 00127 m
i 10 E i I fi 10 x 32164 x 0 . 00465

Long terme

Ml 2 0 . 0296∗82
fg = = =0 .0038 m
v 10 Ev I fv 10∗10721∗0 . 00465

Flèche due à l’application des charges totales


Ml 2 0 . 13∗82
f pi = = =0 . 014 m
10 EiI fi 10∗32164∗0. 001875
Flèche totale
f=(fgv-fji)+(fpi-fgi)
f = (0.38-0)+(1.4-0.127)=1.65cm>0.5+800/1000=1.3cm Elle n’est donc pas admissible.
Exercices 2
162
Un plancher de bâtiment doit supporter à long terme les charges suivantes :
Cloisons : 0.075 kN/m2
Revêtement du sol : 0.025 kN/m2
Charge d’exploitation : 0.175kN/m2
Le revêtement du sol se met en place après la construction des cloisons.
Matériaux :
Béton : fck28=25Mpa ;
Acier fy = 400Mpa.
Géométrie de la structure : 1

22

22 4.5 4.5 4.5 4.2

22

5.5

22
1

15

40

Evaluer la flèche maximale prévisible à long terme dans la poutre principale


Solution
Actions sur la structure
Charges permanentes
Poids propre du plancher : .15*25*4.2*1.35=21.26 kN/ml
Poids propre de la poutre : .22*.5*25*1.35=3.71 kN/ml
Revêtement du sol : 4.2*.25*1.35=1.417 kN/ml
Cloisons : 4.2*.75*1.35=4.25 kN/ml
Surcharges : 4.2*1.75*1.5=11.025 kN/ml
Détermination des moments fléchissants dans la structure

163
Les charges d’exploitation son relativement faibles, le rapport des portées adjacentes
est compris entre 0.8 et 1.25. On peut par conséquent appliquer la méthode forfaitaire pour
déterminer les moments fléchissants dans la structure.
Q 11. 025
α= = =0 . 265
Q+G 11. 025+30 .63
Travée 1, Travée 3
M0=41.66*4.52/8=105.45kNm
Mw=0
Me=0.5M0=0.5*105.45=52.72kNm
Mt>M0(1+0.3-0.5/2)M0=0.83M0=87.53kNm
Travée 2

M0= 41.66*5.52/8=157.53kNm
Mw=Me=0.5M0
=0.5*157.53
= 78.76kNm
Mt>M0(1+0.3-(0.5+0.5)/2)M0=0.58*157.53
=91.37kNm
Nous nous contenterons de vérifier la flèche sur la travée la plue longue, c’est-à-dire
susceptible de développer la plus grande déformation.
Détermination des armatures dans la poutre.
Largeur de la table à prendre en compte :
. b = b0+2Min(L/10, l/2)
= 0.22+2Min(5.5/10, 4.2/2) = 1.30m
1.30

0.15

.55
0.22

Moment repris par la table de compression seule :

Mbt= 1.30*.15*14.2*(0.5-0.15/2)=1.195MNm>Mt

On doit donc calculer comme une poutre rectangulaire de largeur b=1.30m.

Mt 0. 09137
μ= 2
= =0 . 0244
bd f cd 1 . 30∗0. 45 2∗14 .2
α =0 . 031

164
0.09137 2
A= =5.91cm
st 348∗.45(1−0.4∗0.031) ; On prend 4 HA14= 6.158cm2

Nous allons à présent déterminer la flèche prévisible pour la poutre. Pour cela nous
devons reprendre le calcul du moments de flexion, mais à l’état limite de service, en tenant
compte des différentes phases de chargement de la poutre à court et à long terme.

Cas 1 Charges permanentes totales

G=30.63kN/m

0. 03063 5 .5 2
M 0= ∗ =0 . 0857 kNm
1. 35 8

Mt = 0.58M0

= 0.58*0.0857=0.0497 MNm

Nous allons à présent déterminer les contraintes dans le béton et l’acier sous l’effet de ce cas
de charge. Nous avons b =1.30m, d= 0.45m, et Ast = 6.158cm2. La position de l’axe neutre est
donnée par l’équation des moments statiques soit :

(130/2)y2-15*6.18(45-y)=0 on trouve y = 7.32cm

Le moment quadratique de la section homogénéisée est donnée par la relation :

I = (130/3)y3+15*6.18(45-y)2

= (130*7.323/3)+15*6.18*(45-7.32)2

= 148610.17cm4

k= M/I=.0497/148610.17*10-8=33.44MN/m3

Contrainte dans le béton comprimé : bc=ky

=33.44*.0732=2.45Mpa.

Contrainte dans l’acier st =15k(d-y)

= 15*33.44*(0.45-0.0732)=[Link]

Cas 2 Charges permanentes mises en œuvre lors de la construction des cloisons

G=24.97 kN/ml

165
0. 02497 5 . 52
M 0= ∗ =0 . 0699 kNm
1. 35 8

Mt = 0.58M0

= 0.58*0.0699=0.04051MNm

K= M/I=.0405/(148610.17*10-8)=27.28MN/m3

Contrainte dans le béton comprimé : bc=ky

=27.28*.0732=1.99Mpa.

Contrainte dans l’acier st =15k(d-y)

= 15*27.28*(0.45-0.0732)=154.18MPa

Cas 3 Charges permanentes et charges d’exploitation totales

0 . 03063 0 . 011025 5 . 52
M 0 =( + )∗ =0 . 113kNm
1 .35 1. 5 8

Mt = 0.58M0

= 0.58*0.1135=0.0658MNm

K= M/I=.00658/(148610.17*10-8)=44.27MN/m3

Contrainte dans le béton comprimé : bc=Ky

=44.27*.0732=3.24Mpa.

Contrainte dans l’acier st =15K(d-y)

= 15*44.27*(0.45-0.0732)=250.21MPa

Détermination des flèches dues aux différentes charges

Nous devons commencer par la détermination du centre de gravité de la section


homogénéisée.



166
b0 h 2h 2
0
(b−b0 ) + +nA st d
2 2
y g=
(b−b0 )h0 +b0 h+nA st d
0 .15 2 . 22∗0 . 52 −4
(1 . 3−. 22) + +15∗6 . 18∗10 ∗0. 45
2 2
¿
(1 . 3−0 . 22)0 .15+ 0. 22∗0. 5+15∗6 . 18∗10−4
0 . 1215+0 .0275+ 0 .00417
¿ =0 . 1557 m
0 . 162+ 0. 11+ 0. 0927

Section de la poutre :

S=0.162+.11+.0927=0.365m2

Inertie de la section homogénéisée/

h
b0 h 3 3
0 2
I Δ=(b−b0 ) +nA st d+
3 3
0 .153 . 22∗0 . 53 −4 2
¿(1 . 3−. 22) + +15∗6 . 18∗10 ∗0 . 45
3 3
¿ 0 . 001215+0 . 00916666+0 . 0018772=0 . 012258 m 4

Inertie par rapport l’axe parallèle à ID et passant par G

I0=I-S*yg2=0.012258-0.3647*0.15572

=0.00341576m4

Inertie de la section fissurée

1. 75 f tj
I0
μ=1− If=
4 ρσ a + f tj 1+ λμ
As
t 6 . 18∗10−4
ρ= = =0 . 00624
b0 d 0 . 22∗0 . 45

Cas de charge 1

Contrainte dans l’acier : a= 189Mpa

1 .75∗2 .1
μ=1− =0 . 461
4∗0 . 00624∗189+2 .1

Cas numéro 2

Contrainte dans l’acier : a=154.1Mpa

167
1 .75∗2 .1
μ=1− =0 .382
4∗0 . 00624∗154 . 1+2. 1

Cas numéro 3

Contrainte dans l’acier : a = 250.21Mpa

1 .75∗2. 1
μ=1− =0. 559
4∗0 . 00624∗250 .21+2 . 1

A court terme

0 . 05 f tj
λ i=
b0
(2+ 3 )ρ
b
0 . 05 f tj
¿ =6 .7
0 . 22
(2+3 )∗. 00624
1 .30

0 . 0034157
I fi =
1+6 . 7∗μ
Module d’élasticité instantané

Eij =11000fcj1/3=32164MPa

A long terme

v =2/5i=2/5*6.7=2.68

0 . 0034157
I fv =
1+2 . 68∗μ
Evj=Eij/3=10721Mpa

Evaluation des flèches

Cas de charge N°1

court terme

0 . 0034157
I fi = =8354∗10−7 m4
1+6 . 7∗0 . 461

168
M t l2 0 . 00497∗5 . 52
f gi = = =0 . 000185 m
10 Ei I f 10∗32164∗8354∗10−7
i

Long terme

0 .0034157
I fi = =152795∗10−8 m4
1+2 . 68∗0 . 461

M t l2 0 . 00457∗5 .5 2
f gv = = =0 . 0092m
10 E v I f 10∗10721∗152795∗10 −8
v

Cas de charge N°2

0 .0034157
I fi = =95962 . 8∗10−8 m4
1+6 . 7∗0 .382

M t l2 0 .00405∗5 .5 2
f ij= = =0 . 00397 m
10 Ei I f 10∗32164∗95962. 8∗10−8
i

Cas de charge N°3

0 .0034157
I fi = =71806 . 9∗10−8 m4
1+6 . 7∗0 .559

M t l2 0 .0658∗5 .5 2
fpi= = =0. 00083 m
10 Ei I f 10∗32164∗71806 . 9∗10−8
i

Flèche totale

f=(fgv-fij)+(fpi-fgi)<fad =0.5+550/1000=1.05cm

=(0.0092-0.00397)+(0.00083-0.000185)=0.00587m=0.587cm<1.05cm

169
Chapitre 9

Comportement des poutres en béton armé vis-à-vis de l’effort tranchant


Rappel de la résistance des matériaux
1-Exemple
Considérons une poutre de portée L, de section quelconque et soumise à une charge uniforme
p, appliquée dans son plan moyen. p

Les diagrammes des moments fléchissant et de l’effort normal sont donnés sur la figure.

M(x) T(x)

On montre que la relation entre l’effort tranchant et le moment fléchissant est donnée par :
∂ M ( x)
T ( x )=−
∂x
2. Cisaillement dans une poutre fléchie
Considérons une portion de longueur dx de la définie [Link] x et x+dx, l’effort
tranchant varie de T(x) à T(x)+dT(x) et le moment fléchissant de M(x) à M(x) à M(x)+dM(x).

170
La contrainte de cisaillement longitudinale, dans une section longitudinale ABA’B’ est
donnée par la relation :
T ( x)
τ (x )= S( y )
b( y )I ( x )
Relation qui devient dans le cas d’une section rectangulaire :

τ (x )= (
T (x ) h2 2
2I ( x) 4
−y )
La figure ci-dessous montre alors la distribution des contrainte de cisaillement longitudinal
dans une poutre fléchie. On note dans ce cas quelle-ci est maximale au niveau de l’axe moyen
de la poutre et prend la valeur :
3T ( x ) T ( x )h2
τ (x )= =
2 S( x ) 8 I (x )

(x)
Distribution de M ( x)
σ ( y )= y
I ( x)

Axe Axe

M ( x)
σ ( y )=− y
I ( x)
3. Etude du cisaillement dans une poutre en béton armé
Ce que nous venons de voir concerne l’aspect théorique de l’effort tranchant. Il s’agit
maintenant de voir comment celui-agit dans le cadre d’une poutre en béton armé.
3.1. Etude expérimentale
Soit une poutre en béton, armé fortement dans la direction longitudinale, mais sans
cadre. Soumettons-la à une force ponctuelle monotone croissante.
F
F

F
171
Zone comprimée de la
section
[Link]
L’apparition de fissures parallèles, inclinées d’un angle 1≤cotθ≤2 .5 , 22 °≤θ≤45 ° )
permet de penser que sous l’effet de l’effort tranchant, la zone est le siège d’une contrainte de
compression et d’une contrainte de traction, suivant le schéma ci-dessous.

u=t u= u=t


u
u=c

u u

u
V
Elément de poutre
cisaillé u=c u=t
τ u = ED u=t
bw d u=c
Elément de bielle

[Link] du treillis de Ritter-Morsh


Supposons que nous essayions maintenant de coudre les fissures, c’est-à-dire de les empêcher

de s’ouvrir en disposant des armatures inclinées de  (45 ° ≤α≤90 ° ), par rapport à la ligne
moyenne de la poutre. Si nous observons la poutre ainsi on constate qu’elle est assimilable à
un treillis multiple soumis à divers efforts dont :
F

Zone comprimée de la
section

 Fcd : effort de compression représenté par la zone comprimé de la poutre ;


 Ftd : Effort de traction dans l’acier longitudinal tendu ;
 Fsw : Effort de traction dans l’armature de couture de la fissure ;
 Fc,w : Effort de compression dans le bielle de béton entre les fissures.

172
Fcd
ME

Fcbielle Fsw z
Ftd 
 NED

zcot() zcot() VED


La section droite est soumise à VED, MED, NED, avec :
V ED z(cot()+cot())
F c ,bielle= =√ 2 V ED
sin θ
V ED
F sw =
sin α
L’existence d’armatures d’effort tranchant, d’un effort de compression dans les bielles
comprimées, induit un effort normal dans la section qui est estimée à :
1
ΔF td = V ED ( cot θ−ctgα )
2 et qui est donc la contribution de l’effort tranchant à l’effort
normal. La norme préconise donc de prendre :

F td =Min [ M ED
Z
M ,
+ ΔF td ; ED max
z ]
3.2. Vérification de la résistance à l’effort tranchant
3.2.1. Quelques définitions
VED : effort tranchant ultime au niveau de la section considérée
VRd,c :effort tranchant résistant de calcul, sans armatures transversales ;
VRd,s : Effort tranchant de calcul repris par les armatures transversales, sous une contrainte
fywd.
VRd,max : valeur de calcul de l’effort tranchant maximal sous fcd ;
Vccd : valeur de calcul de la composante d’effort tranchant de la force de compression en cas
d’une membrure comprimée inclinée ;
Vtd : valeur de calcul de la composante d’effort tranchant de la force dans l’acier tenduession
en cas d’une membrure tendue inclinée ;
VRd = Min(VRd,max, VRd ,s) avec VRd,max≥VRd,s pour que les cadres atteignent leur limit élastique.
3.2.2. Cas où on n’a pas besoin d’armatures d’effort tranchant
On n’a pas besoin d’armature d’effort tranchant lorsque
VED ≤ VRd,c
3.22.1. En flexion simple

173
1
v min bw d≤V Rd , c =C Rd , c k ( 100 ρl . f ck ) b w d
3

[ ]
1
V ED ≤b w d . max v min ;C Rd , c . k ( 100 ρl . f ck ) 3

ou

(
V Rdc=Max [ v min +k 1 σ cp ] ; C Rd f ck ( 100 ρl f ck )1/ 3 +k 1 σ c
p )b wd

Avec :
0 .034
v min= f 1
γc
ck 3

0 .053
v min =
γc
f 1 de
ck 3 Pour les dalles qui bénéficient d'un effet de redistribution transversale sous
0 .035
v min = f Pour les voiles
1
γc
ck 3
Pour les poutres et autres types

C Rd , c=
0 . 18
γc
k =Min 1+
( √ 200
d (mm)
;2 ≤2
) k 1=0 . 15

A sl
ρl = ≤0 .02
Ac pourcentage d’armatures longitudinales ;
N ED
σ cp= ≤0. 2 f cd [ MPa ]
Ac

Exemple :
Vu=VED=100kN, fck=20MPa
bw=20cm, d=45cm
Asl=4HA12=4.56cm2
Solution
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5
4 .56
ρl= =0 .0045≤0 . 02
20∗50
0.1 20
σ cp= =1≤0 . 2∗ =2 . 66
0 . 2∗0 . 5 1 .5
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5

174
1
0 .053 3

( √ )
v min= 20 =0 . 235 200
1 .5 k =Min 1+ ;2 =0 . 666≤2
450( mm)
1
v min bw d≤V Rd, c =C Rd , c k ( 100 ρl . f ck ) b w d
3

[ ]
1
V ED ≤0 .20∗0 . 45 . max 0 . 235; 0. 12.∗0 . 66 ( 100∗0 . 0045 . 20 ) =0 .20∗0 . 45 *max [ 0 .235 ;0 . 12;0 . 165 ]
3

¿ 0 . 211 MN
On n’a donc pas besoin d’armatures d’effort tranchant.

[Link]. Flexion simple pour les poutres et dalles portant dans un sens

{ ( ( ) )}
1 1
bw d A sl 3
V ED ≤ k .Max 0.053 ( kf ck ) ;0,18. [Link]
2
;0.02 f ck
γc bw d

[Link]. Flexion simple pour les poutres et dalles portant dans un sens

V ED ≤
bw d
γc {
. Max 0 .034 f
ck
1 ; 0 , 18 .k
2 (
. 100 . Min
(
A sl
bw d )
; 0 . 02 f
ck
1
3 )}
3.22.2. En flexion composée

( ) b . d Avec f
1
V Rd, c =Min C Rd , c . k ( 100 ρl . f ck ) 3 +k
1 σ cp ; v min +k 1 σ cp w
, ck en MPa et
A sl
ρl = ≤0 .02
bw d
N
σ cp= ED ≤0. 2 f cd
Ac
Asl : aire de la section des armatures tendues, prolongée de d+lbd au-delà de la section
considérée (lbd, longueur d’ancrage).
3.2.3. Cas où il faut des armatures d’effort tranchant
Lorsque les conditions énoncées en 3.22 ne sont respectées il des armatures d’effort tranchant.
VED ≥ VRd,c
Reprenons l’exemple traité ci-dessus, mais avecVED=250kN, fck=20MPa
bw=20cm, d=45cm
Asl=4HA12=4.56cm2
Solution

175
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5
4 .56
ρl= =0 .0045≤0 . 02
20∗50
0.1 20
σ cp= =1≤0 . 2∗ =2 . 66
0 . 2∗0 . 5 1 .5
0 . 18
C Rd , c= =0 .12
1 .5

1
0 .053 3

( √ )
v min= 20 =0 . 235 200
1 .5 k =Min 1+ ;2 =0 . 666≤2
450( mm)

[ ]
1
V RC , d =0. 20∗0 . 45 . max 0 .235 ;0 . 12.∗0 .66 ( 100∗0 . 0045 .20 ) = 0. 20∗0 . 45 *max [ 0 . 235 ;0 .12 ;0 .165 ]
3

¿0 . 211 MN≺0 . 25 MN
On a donc besoin d’armatures d’effort tranchant.

[Link]. Armatures inclinées


L’effort maximal pouvant être supporté par la bielle sans être écrasée est VRd,maxavec
( cot θ+cot α )
V Rd ,max =α cw . b w . z . v 1 f cd
1+ cot 2 θ
cw, est un coefficient qui rend compte de l’état de contrainte dans la membrure comprimée. Il
est pris égal à 1 en béton armé.
Et l’effort tranchant résistant de calcul sans armatures transversales est :
A sw
V ED ≤V Rd , s = . z . f yw ( cot θ+ cot α ) sin α
s d
soit
A
s≤ sw . z . f ywd ( cot θ+cot α ) sin α
V ED
Avec
z(cot+cot) : largeur de la bielle de béton ;
z(cot+cot)sin bw : aire de la section droite ;
Fc, bielle=[Link].v1.(cot+cot)sin bw : effort de compression dans les bielles ;
fywd est la contrainte limite élastique de calcul des armatures d’effort tranchant.
La section effective maximale d’armatures transversales est :
176
A sw ,max . f ywd α cw v 1
≤ f cd
bw . s 2 sin α
Où v1 est un coefficient correcteur rendant compte de la capacité portante de l’âme de la
poutre fissurée.

v 1=0 . 6 1− ( f ck
)
250 , fck [MPa],
que l’on peut prendre égal à 0.6 pour fck ≤ 60MPa

[Link]. Armatures droites


A sw
V ED ≤V Rd , s = . z . f yw ( cot θ )
s
soit
A
s≤ sw . z . f yw cotθ
V ED
α cw . b w . z . v 1 f cd
V Rd,max =
tan θ+cot θ

A sw ,max . f ywd α cw v 1
≤ f cd
bw . s 2
[Link]. Quelques dispositions constructives
a)Taux d’armatures d’effort tranchant

A sw 0 . 08 √ f ck
ρ w= ρ w ,min =
s . bw . sin α f yk
Asw, aire de la section d’armatures transversales sur la longueur s ;
s, espacement des armatures transversales
w,min, pourcentage minimum
b)Espacement des armatures transversales inclinées
On doit avoir s ≤ sl,max
sl ,max=Min ( 0 . 75 d (1+cot α );O , 9 d ) pour les barres non relevées

sb ,max =0 . 6 d (1+cot α ) pour les barres relevées


Par ailleurs pour l’espacement transversal, on doit avoir :
st ,max =0 . 75 d≤600 mm
177
c)Espacement des armatures non inclinées
sl ,max=0. 9 d pour les barres non relevées

sb ,max =0 . 6 d pour les barres relevées


Par ailleurs pour l’espacement transversal, on doit avoir :
st ,max =0 . 75 d≤600 mm
d)Espacement des armatures de première nappe

s0 =Min Sup ( ( h
6
s
) )
; 70 mm ; 1
2

a) b) c)
a) Asw = 22/4 b) Asw = 32/4 c) Asw= 42/4
où est de diamètre de l’armature transversale.
Fig. 9.5 : Définition de Asw
3.2.4. Justification des zones particulières

[Link].About de poutre

Au niveau de l’extrêmité de la poutre, où le moment Med est négatif, il faut ancrer au


moins un moment de :

Rd22
F cd 2 As
a2

45°
.

Rd1 s0
a1
F cd 1
lbd ig.9.6 : Equilibre au niveau de l’about

178
La force d’ancrage de la barre au-delà de l’appui est :

V ED M ED
ΔF ED = cot θ+
2 z
Lorsque l’appui est faiblement ancré, il faut ancrer au moins 25% du moment en
travée. Ensuite, il faut vérifier que la contrainte dans la bielle reste dans une limite acceptable.

( ) ( )
V ED V ED f ck f ck
σ Rd =Max σ Rd 1 = ; σ Rd 2 = ≤0 . 85 1−
b w a1 b w a2 sin θ ' 250 γ c

Où a1 est la largeur de la bielle au niveau de l’appui


a 1=aappui −c nom −2 s 0
a 2=a1 +cot θ ' ( 2 s0 + s ) sin θ '

S0 : distance entre le parement inférieur de la poutre et l’entra’axe de la première nappe


d’armature longitudinale.
[Link].Appui intermédiaire

( ) (
V ED + V EDe V ED
σ Rd =Max σ Rd 1 =
w
bw a1
; σ Rd 2 =
w
b w a2 sinθ '
, σ Rd 3 =
V EDe
b w a3 sin θe '
, ≤0. 85 1− )
f ck f ck
250 γ c

a 1=aappui −c nom −2 s 0
a 2=a1 +cot θw ' ( 2 s0 +s ) sin θ ' w
a 3=(a 1+cot θ ' e+ s )sin θ ' e

[Link].Appui d’about

VEDcot(/2)

VED
’

179
Cette section d’armature doit être ancrée sur une longueur d’au moins égale à la
longueur de scellement droit ls si elle doit être droite, ou 0.4ls pour les hautes adhérences et
0.6ls pour les ronds lisses si l’extrémité est munie de crochet.
Dans le cas d’une poutre ayant une nervure rectangulaire d’épaisseur b 0 avant l’appui, on doit
2T u 0 . 8 f cj

avoir : b0 a γb soit
Tu=0.267b0afcjk

a 2cm a 2cm

Fig. 43 : Poutre à nervure rectangulaire reposant sur un poteau

a a
45° 45°

Fig. 9.7 Poutre à nervure rectangulaire reposant sur un appareil d’appui

.a b0

Fig. 9.8: Poutre à talon reposant sur un appareil d’appui

b) Cas d’un appui intermédiaire

Sur un appui intermédiaire on a un moment fléchissant négatif qui tend à diminuer


l’effet de l’effort tranchant Tu. Soit Tm, l’effort tranchant en présence de ce moment. Nous
Mu Mu
T m= ≈
avons : z 0.9d

L’effort tranchant résultant est donné par

Mu |M u|
T =T u + =T u −
0.9d 0 .9 d

Un raisonnement analogue au 3.2.1 donne l’inégalité :

180
|M u|
(T u − )
0.9d
As≥γ s
fe

Exercice sur le chapitre 9

Exercices corrigés

Exercice corrigé E9-1

Déterminer la contrainte de cisaillement dans la section dans les cas suivants :

b = 20 cm, h = 40 cm, Tu = 100 kN ;

Solution

Tu = .1/.2x.35=1.43 Mpa

Exercice corrigé E9-2

Une poutre de pont, de longueur 15 m, de section b=40cm, de hauteur h=1.50 m, supporte


une charge uniformément répartie uniformément comprenant g=20 kN/ml et q=40 kN /ml. On
donne fck= 30 MPa et fy=400 MPa. La fissuration est préjudiciable.

Déterminer son ferraillage transversal.

Solution

Charge ultime uniformément répartie : Pu =1.35x 20 +1.5x40=87 kN/ml

Réactions aux appuis de poutre : Tu = V1=V2 =Puxl/2=87x15/2=652.5kN

Contrainte conventionnelle de cisaillement à l’appui : u=Tu/bd=.6525/.4x1.35= 1.21

Cette contrainte doit être inférieure à Min (0.06fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.
H. La fissuration étant préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie : u<Min(0.15fcj/, 4MPa) =3MPa.

181
Détermination de l’espacement st
- 0.9d < st < 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e 3 . 1410−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 .785 m≥s t
- b0 s t soit b0 . 04 . 4 x . 04

At = 410
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :

At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x 3. 1410−4
≥ = =0. 1125 m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 4 x 1. 15( 1 .21−0 .3 ) 2. 4
Avec θ =90°
On retient donc st =11cm aux appuis.
Cette section doit être modulée le long de la poutre, pour suivre la variation de f’effort
tranchant. D’où le tableau qui suit :
u (MPa) Tu (MN) st(cm) X(m) Nombre
d’espacements
1.20 .6525 11 0 12
1 .54 15 1.3 10
0.75 .405 23 2.8 6
0.55 .297 40 4.1 9

Exercice corrigé E9-3

Une poutre en béton armé, de largeur b 0= 15cm, de hauteur h = 40 cm, de portée l= 4m,
supporte outre son poids propre une surcharge ponctuelle F= 50KN. Sachant que la
fissuration est peu nuisible, déterminer son ferraillage longitudinal et transversal. On donne :
fe = 4OO Mpa, fc28 = 25 Mpa.
Solution : F
RA RB
A l B
Charge permanante : ps=25*.15*.4=1.5KN/ml
Charge d’exploitation : F=50KN
Réactions aux appuis :
Aux ELS : RA=RB=psl/2+F/2=1.5*4/2+50/2=28 KN
Aux ELU : RA=RB =1.35*1.5*4/2+1.5*50/2=41.55KN
182
Efforts tranchants :
0<x<l/2 : T(x)= -F/2+p(x-l/2)
x>l/2 : T(x)= -F/2+p(x-l/2)
T(x) F/2 F/2+pl/2
+
x
-
-F/2
-F/2-pl/2

A l/4 :
T(l/4)=-F/2-pl/4=-1.5*50/2-1.35*4*1.5*/4=-39.52KN
Moments fléchissants
0<x<l/2
M(x)=F/2x+px/2(l-x)
x>l/2
M(x)=(l-x)(F/2+px/2)
Aux ELS : Mm=psl2/8++Fl/4=1.5*42/8+100*4/4=53KNm
Aux ELU : Mm=1.35*1.5*42/8+1.5*50*4/4=79.05KNm
M(x) x

Mm

Détermination des sections d’aciers longitidinaux


fbu = 14.2 Mpa
=.15405/(.15*.352*14.2)=.303 pivot A
=1.25(1-(1-2*).5)=0.465 st =(1-*3.510-3=4.02*10-3
As=(0.8*.465*14.2*.35)/348=5.31cm2, on peut adopter
4 HA 14=6.16cm2
- u=Tu/bd=.04155/.15*.35= 0.79MPa

Cette contrainte doit être inférieure à Min (0.06fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.

183
I. La fissuration étant peu préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie : u<Min(0.2fcj/, 5MPa) =3.3MPa. ce qui est vraie.
Détermination de l’espacement st
- 0.9d < st < 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e . 565∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 . 37 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 15 x . 4

At =26=0.565cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :

At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x .565∗10−4
≥ = =0 . 10 m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 15 x 1 .15( 0 . 79−0. 3 )2 . 4
Avec θ =90°
On retient donc st=10cm aux appuis.
A partir de l/4 on a Tu = 39.52KN
- u=Tu/bd=.039.52/.15*.35= 0.75MPa

Cette contrainte doit être inférieure à Min (0.06fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.
J. La fissuration étant peu préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie : u<Min(0.2fcj/, 5MPa) =3.3MPa. ce qui est vraie.
Détermination de l’espacement st
- 0.9d < st < 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e . 565∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 . 37 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 15 x . 4

At =26=0.565cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :

At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x . 565∗10−4
≥ = =0 . 11m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 15 x 1 .15( 0 . 75−0. 3 )2 . 4
Avec θ =90°
On voit que compte tenu de la faible variation de l’effort tranchant de l’appui au milieu de la
poutre, on peut adopter un seul espacement soit st = 10cm sur toute la poutre.

Exercice corrigé E9-4

On considère une passerelle pour piéton, sur appuis simples, dont les dimensions sont
données sur la figure ci-dessous. Déterminer ses sections d’acier longitudinaux ainsi que son
184
ferraillage transversal. On donne : fe = 400MPa, fc28=27Mpa, charge d’exploitation :
Q=5KN/m2.

16
3
0.12
0.25 1.5 0.25 1.10

Solution
Charges
a) dalle de compression
Poids propre : ELU : .12*25*1.35=4.05 kN/m2 ; ELS : 0.12*25=3 kN/m2
Surcharge s : ELU : 5*1.5=7.50kN/m2 ; ELS : 5kN/m2
Total ELU = 4.05+7.50=11.55kN/m2 ; Total ELS : 8 kN/m2
b)Poutres
Dalle : ELU : 0.12*25*1.5*1.35=6.08kN/ml ; ELS : 4.5 kN/ml
Poids de la poutre : ELU : 0.25*0.98*1.35=8.26kN/ml ; ELS : 6.12 kN/ml
Surcharges : ELU : 5*1.5*1.5=11.25kN/ml; ELS : 7.5 kN/ml
Total : ELU : 6.08+8.26+11.25=25.6kN/ml ; ELS : 4.5+6.12+7.5 =18.12 kN/ml
Moment maximum sur la poutre : ELU : Mu=25.6*162/8=819.2KNm
ELU : Ms = 18.12*16/8 =579.84kNm
Effort tranchant maximum : Tu = 25.6*16/2=204.8KN
Ferraillage longitudinal
Largeur de la table à considérer : b=.25+Min(16/10, 1.5/2)+(16/10,0.5)=1.5m
fbu = .85*27/1.5=15.3 Mpa, On prendra d= 1.05m
Moment repris par la table de compression :
Mbt = .12*15.3*1.5(1.05-.06) = 2.73MNm > Mu, l’axe neutre passe dans la table.
Moment réduit : = .8192/(15.3*1.5*1.052)=0.0324 , on est au pivot A
=1.25(1-(1-2).5) = 0.0412
Ast=.8192/(348*1.05(1-0.4*.0412))=22.79cm2 soit 8 HA20= 25.2cm2.
Ferraillage transversal
Au niveau de l’appui la contrainte de cisaillement vaut :
u = Tu/b0d =.2048/(0.25*1.05) = 0.78 Mpa

185
Cette contrainte doit être inférieure à Min (0. 15fcj, 1.5 MPa) =1.5MPa. Condition vérifiée.
La fissuration étant préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie :

u < Min (0.15fcj/b, 4Mpa) = Min (0.15*27/, 4Mpa) = 2.7MPa. ce qui est vraie.

Détermination de l’espacement st
st <Min(0.9d,) 40 cm soit st < 40cm
At f e At f e 2. 01∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 .804 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 25 x . 4

At =48=2.01cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :

At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj

- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit
0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x 2. 01∗10−4
= =0 . 2362 m≥s t
b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 25 x 1 .15( 0. 78−0. 3 )2 . 22

On peut adopter st = 20cm jusqu’à x= 4m


A partir de 4m on prendra : Tu(4)=100kN

Tu(0)

Tu(4)
x
0 4 8
A l/4 la contrainte de cisaillement vaut :
u=Tu/b0d=.100/(0.25*1.05)=0.38 Mpa
Cette contrainte doit être inférieure à Min (0. 15fcj, 1.5 MPa)=1.5MPa. Condition vérifiée.
La fissuration étant préjudiciable on doit vérifier qu’en section courante la relation
suivante est vraie :

u < Min (0.15fcj/b, 4Mpa)= Min (0.15*27/, 4Mpa) =2.7MPa. ce qui est vraie.

Détermination de l’espacement st
st <Min(0.9d,40) cm soit st < 40cm

186
At f e At f e 2. 01∗10−4 x 400
≥0 . 4 MPa = =0 .804 m≥st
- b0 s t soit b0 . 4 . 25 x . 4

At =48=2.01cm2
D’autre part on doit vérifier la relation qui suit :

At γ s ( τ u −0 .3 k ) f tj 0. 9 fA t 0 . 9 x 400 x 2. 01∗10−4
≥ = =1 . 42 m≥s t
- b0 s t 0 . 9 f e ( cos θ+sin θ ) soit b0 γ s ( τ u−0. 3 k ) f tj . 25 x 1 .15( 0. 38−0 .3 )2 . 22
On doit donc adopter st<40cm. On peut prendre st = 30 cm au delà de 4m jusqu’au milieu de
la poutre, cette disposition devant par ailleurs être symétrique.

Exercices non corrigés


Déterminer la contrainte de cisaillement dans la section dans les cas suivants :

a) b = 20 cm, h = 40 cm, Tu = 250 kN ;

b) b = 20 cm, h = 40 cm, Tu = 350 kN ;

c) b = 25 cm, h = 40 cm, Tu = 250 kN ;

d) b = 25 cm, h = 40 cm, Tu = 350 kN ;

e)b=20cm, h= 60 cm, Tu=250kN ;

f) b=20cm, h=60 cm, Tu =350kN

Pour chacun des cas, vérifier si la contrainte de cisaillement dans le béton est admissible et
déterminer l’espacement des cadres st dans les situations suivantes : fc28=20 Mpa, 25Mpa,
30Mpa

187
Chapitre 10 Association acier-béton : adhérence

Introduction

Nous avons présenté ci-dessus le comportement d’une section de béton armé sous
sollicitation extérieure. Nous avons vu que dans les zones où le béton risquait de rompre par
traction on plaçait des armatures. Le béton armé est donc un matériau composite à deux
composants : l’acier ou autre matériau et le béton. La question fondamentale comme dans tout
composite est celle de savoir comment se fait le transfert de contrainte au niveau de l’interface
des deux matériaux. Ce transfert se fait dans le cadre du béton armé par adhérence entre les
deux matériaux au niveau de leur surface commune.

10-1 Mise en évidence


a) L’éprouvette d’éssai

F/2

F
 F/2

a)Expérience F b) Formation de bielles pendant la

Courbe d’adhérence

188
 
Fig. 10.1 : Essai d’adhérence

L’éprouvette est constituée d’un bloc de béton, dans lequel une barre d’acier de
diamètre  est noyée sur une longueur l. Un comparateur permet de mesurer le déplacement
relatif  entre le béton et l’acier lorsqu’on fait varier la force F.
b) Observation
Lorsque la force F est appliquée, tout semble se passer comme s’il se créait autour de
l’acier des bielles de béton sous forme de troncs de cônes comprimées qui, par effet de
coincement, assurent l’adhérence entre les deux matériaux. La modélisation mathématique
stricte de ce phénomène serait très compliquée. On admet cependant, pour simplifier,
l’existence d’une contrainte tangentielle au niveau de l’interface, appelée contrainte
d’adhérence et notée s. L’effort élémentaire repris par une portion dx de la barre est alors
donnée par la relation suivante :

1 dF
τ s=
. dF= s dx soit p dx dF

dx

Fig. 10.2 : Modélisation de la contrainte d’adhérence

relation dans laquelle on suppose pour simplifier, l’uniformité de l’adhérence sur toute la
longueur de la barre.

La contrainte d’adhérence dépend :


de l’état de surface de la barre (lisse ou rugueuse) ; Plus la surface est rugueuse plus l’adhérence est
importante ;
de la dimension de la surface offerte à l’adhérence ;
de la qualité du béton. En effet plus le béton est résistant et la mise en œuvre soignée, (bonne vibration) plus
l’adhérence est grande.

La contrainte d’adhérence est reliée à la contrainte de traction par la relation :


fbd=s = 2.25fctd
1 = 1.0 pour bonnes conditions d’adhérence sinon on prend 1=0.7;
132−φ
2 = 1.0 si ≤ 32mm ou 100 si non.
f ctk 0. 05
f ctd =
γc
189
Où fctk0.05 est la résistance caractéristique à la traction avec un fractile de 0.5%.
fctk0.05=0.7fcm

10.2 Aspect réglementaire du problème d’adhérence


10.2.1 Longueur de scellement droit ou longueur d’ancrage de reférence
On appelle longueur de scellement droit, la longueur de scellement rectiligne
nécessaire, pour équilibrer pour une barre du diamètre , et supportant une force Fe =Fcd,
correspondant à la limite d’élasticité. Ceci s’exprime par la relation :

Fcd = Fe =fe s ls

φσ sd
l b , rqd =l s =
4 f bd
d’où :

10.2.1 Longueur d’ancrage de calcul (EC2, 8.4.4)


La longueur d’ancrage minimum est donnée par la relation :
Lbd=lb,qrd ≥ lb,min
Avec :

l ≻max
Barres tendues : b ,min ( 0 . 3l b, rqd ;10 φ ;100 mm )
l ≻max
Barres comprimées : b ,min ( 0 . 6 lb ,rqd ;10 φ ;100 mm )

Les i sont des coefficients inférieurs à un donnés dans le tableau 8.2 et prennent en compte la forme de la
barre, l’enrobage et le confinement. En particulier :
1 prend en compte la forme des barres, vaut 1 pour les barres droites ;
2 l’enrobage des armatures ;
 Confinement des armatures transversales ;
 L’influence d’une ou plusieurs barres transversales de diamètre supérieur à 0.6f soudées le long de lbd ;
 5 l’effet de la pression orthogonale le long de lbd.
On doit avoir :
235 ≥ 0.7
Toute fois si cd ≥3, on peut prendre
lb,eq=1lb,rqd et 1=0,7
sinon prendre 1=1.

Tableau : valeurs des coefficients 


190
Armatures de béton armé
Facteur d’influence Type d’ancrage Tendue Comprimée
Droit =1.0 =1.0
Forme des barres Autres =0.7 si cd≥3sinon  =1.0
Droit 0.7≤2=1-0.15(cd-≤1 =1.0
Enrobage 0.7≤2=1-0.15(cd-3≤1 =1.0
Autres
Confinement par des
armatures transversales non Tout type 0.7≤2=1-k≤
soudées aux armatures
principales
Confinement par des =0.7
armatures transversales Tous types, diamètres A4=07
soudées aux armatures et positions
principales
Confinement Tous 0.7≤A5=1-0.04p≤1 **
par compressions types
transversales

λ=( ∑ A st −∑ A st ,min )/ A s
As : Aire de
la section d’une barre
individuelle de diamètre ∑ A st : Aire de la section transversale le long de lbd(longueur d’ancrage de
maximale calcalcul)
P : pression
transversale à l’ELU le
long de lbd

∑ A st,min : Aire de la section minimale d’armatures transversales valant 0.25 pour les poutres et 0 pour
les dalles

a a a
C1 C1 C1

C C C
Barre droite Barre avec crochet au bout Barre avec boucle au bout
Cd=Min(a/2,C1,C) Cd=Min(a/2,C1) Cd=C

Fig : Valeurs de cd pour les poutres et les dalles

191
10.2.2. Ancrage d’un paquet de barres(EC2,8.9)
Un paquet de nb barres (le rapport des diamètres doit être inférieur à 1.7) peut être assimilé à une barre
unique, de même section et de même centre de gravité que le paquet et de diamètre :

φ n=φ √ nb ≤55 mm
nb est le nombre de barres par paquet.
nb≤4 pour les barres verticales comprimées ou les barres dans une jonction par recouvrement ;
nb ≤3 dans les autres cas
**Les paquets de barres tendues peuvent être arrêtés au droit des appuis d’extrêmités et des appuis
intermédiaires. Les paquets dont le diamètre équivalent est inférieur à 32mm peuvent être arrêtés au voisinage de l’appui
sans qu’il soit necessaire de décaler les arrêts de barre. Si le diamètre équivalent est supérieur à 32mm, et qui sont ancrés au
voisinage d’un appui, il faut décaler les arrêts de barre suivant la figure qui suit :

>1.3lb
lb A

A A-A

10.2.3 Ancrage des barres courbes (EC2,8.4)


Les dimensions des éléments ne permettent pas toujours un ancrage droit de longueur l s.
Tel est souvent le cas au niveau des appuis de rive. Dans cette situation, on doit faire appel à

192
un ancrage courbe. Il a l’avantage de mobiliser les forces de frottement dues à l’action des
forces de frottement du béton sur la barre, en plus des forces de d’adhérence mobilisées par
scellement droit.

F+dF B N

b H

d r A

Fig. 10.3 : Modélisation de l’ancrage courbe

Si on désigne par  le coefficient de frottement de la barre sur le béton, l’équilibre d’un


tronçon de barre entre A et B, d’angle d’ouverture au centre de courbure d et soumis à ses
extrémités aux forces F et F+dF, exige de la part du béton, une réaction radiale Fd
provoquant à son tour une force de frottement interne Fd.

La variation de F entre A et B est la conséquence des effets conjugués de l’adhérence, qui


est proportionnelle à la surface latérale de la barre, et du frottement qui elle, est
proportionnelle à l’ouverture angulaire d. L’équation d’équilibre d’ensemble se réduit à :

. dF= srdFd
D’où l’équation différentielle
dF
=πφ rτ s + ϕF

Dont la solution générale est :

πφ rτ s
F= Ae ϕθ−
ϕ
Avec les conditions aux limites
πφ rτ s
|θ=0 .. .. . F =FA= A−
ϕ
θ=θ B
On trouve

193
−ϕθB πφ rτ s
F B=F A e − (1−ϕθ B )
ϕ
où le coefficient  est pris réglementairement égal à 0,4.

10.2.4. Ancrage des armatures d’effort tranchant et autres armatures


transversales(EC2,8.5)

La figure montre quelques exemples d’ancrage d’armatures transversales. Pour le


troisième et le quatrième cas, l’enrobage doit respecter les conditions suivantes :

c≥Max ( 3 φ ;50 mm ))

Fig. Ancrage d’armatures transversales

10.2.3 Ancrage des paquets de barres

194
10.3 Jonction des barres
Les longueurs commerciales des barres, imposées par les conditions de transport
(généralement 12 mètres), ne permettent pas d’armer les éléments en béton armé de grande
longueur avec les barres d’un seul tenant. On est ainsi conduit à rechercher la transmission
entre deux barres des efforts qui les sollicitent. Plusieurs techniques permettent d’assurer cette
transmission d’effort.

10.3.1 Jonction par soudure bout à bout

C’est le mode de transmission le plus efficace, mais peu utilisée dans les chantiers.
Parmi les facteurs limitant on peut citer :

a) coût et personnel supplémentaire pour l’entreprise ;

b) mise en œuvre lente ;

c) on n’est pas toujours sûr d’avoir de l’électricité sur le chantier.

10.3.2 Jonction par recouvrement

Le recouvrement constitue le mode de jonction le plus utilisé en béton armé. Il


consiste à faire chevaucher les barres sur une longueur appelée longueur de recouvrement, qui
doit respecter les conditions de la figure ci-dessous :

Fig. Recouvrements voisins

10.3.2 .a Armature tendue ou comprimée(EC2, 8.7)

195
Les deux extrémités doivent se chevaucher sur une longueur d’au moins égale à la
longueur de scellement droit lb pour les barres droites. La figure 10.4 donne la distribution des
contraintes dans une jonction par recouvrement des barres.
Dans les zones de recouvrement tendues, les armatures transversales doivent respecter les
conditions suivantes :

 Si le diamètre  des barres est inférieur à 20mm ou 1<25%, pas d’armatures


transversales supplémentaires à prévoir ;

 Si le diamètre  des barres est inférieur à 20mm, il faut une section d’armatures
transversales supérieure à une barre de recouvrement As.

∑ A st ≥ A s
Armatures à disposer suivant la figure
lr=lb
(1) (2)
T T
fbd

fbd
a), (1)
b), (2)

c), (1)+(2)

Fig. 10.4 : Distribution des contraintes dans les barres en traction

Fig. Recouvrement tendu

196
Fig. recouvrement comprimé

10.3.2 .b Calcul de la longueur de recouvrement

L0=lb,qrd ≥ l0,min
Avec

L0 ,min =Max ( 0 .3 α 6 l b,qrd ;15 φ ;200mm )

( )
0 .5
ρ
1≤α 6 = 1 ≤1 .5
25


ρ1 représente la proportion des barres avec recouvrement dont l’axe se situe à moins de 0.65 l0
de l’axe de recouvrement considéré.

10.3.2 .c Recouvrement des treillis

197
L’ancrage total rectiligne comprend au moins trois soudures d’aciers transversaux pour un fil
porteur et deux soudures pour un fil de répartition.

Les fils porteurs sont ceux qui présentent le plus gros diamètre et ne sont pas inférieurs de
plus de deux millimètres aux précédents. Les fils de répartition sont ceux qui sont inférieurs de plus
de deux millimètres au diamètre des fils qui leur sont perpendiculaires.

Fig. 10.6 : Jonction des treillis

10.3.2 .d Recouvrement d’un paquet de barres

198
10.3.2 .e. Recouvrement des armatures de répartition

10.4 Arrêt des barres


Les moments fléchissants dans une poutre décroît en travée, de section médiane vers
les appuis, et sur appuis, de l’appui vers la section médiane. Le calcul des sections
d’armatures se fait avec les valeurs maximales des moments. Pour les poutres de grande
portée, il serait peu économique, de prolonger ces sections sur toutes la longueur de la poutre.
Arrêter les barres consiste à faire varier les sections d’armatures de manière à ce qu’à chaque
section, l’écart entre le moment réel repris par l’armature et le moment fléchissant soit faible.

10.4.1 Moment admissible dans une section


En toute section, le ferraillage doit être suffisant pour résister à l’enveloppe des
moments correspondant. Pour les sections soumise en plus du moment fléchissant à un effort
tranchant, il faut calculer l’effort de traction supplémentaire Ftd, donné par la relation :
ΔF td =0 .5 V ED ( cot gθ−cot α )
Avec :
M ED M ED ,max
+ ΔF td ≤ M ED,max , moment maximal dans la travée considérée.
z z ,
Lorsque la section n’est pas soumise à un effort tranchant, on peut estimer ftd en décalant la
courbe enveloppe des moments fléchissant de a=d, ou en cas d’effort tranchant de
a l=z ( cot θ−cot α )
a) lb si l’extrémité est droite ;

199
b) 0,6ls ou 0,4ls lorsque les extrémités sont courbes et selon qu’il s’agisse d’un rond lisse ou
d’un acier haute adhérence.
En chaque section, on doit avoir Mri(x) > M(x)

200
201
10.5.2 Tracé de l’épure d’arrêt des barres

M(x)

al
al
N’1+N’2

Arrêt de N’1

Diagramme réel x

al
al Arrêt de N2
N1 Diagramme décalés de al

N1+N2 Arrêt de N3 ftd

lb
N1+N2+N3

lb lb

N’1 N’2

N1 N2 N3
Fig. 10.7 : Epure d’arrêt des barres

Sur cette figure, on a décalé de z = a vers l’appui si on est en travée et vers le centre de
la poutre si on est en appui, la courbe des moments ultimes. Les paliers horizontaux limitant
les moments résistants ultimes correspondent aux lits d’armatures.
On notera que le diagramme des moments résistants reste en dessous et ne coupe pas
le diagramme des moments ultimes.
Il convient également de noter que le passage d’un moment résistant à un autre plus
élevé se fait progressivement sur la longueur de scellement l bd. Ceci permet d’obtenir le
diagramme enveloppe des moments résistants en partant de A, point d’intersection entre M ri et

202
la courbe décalée de lbd. Ce diagramme enveloppe des moments résistants doit envelopper
celui des moments ultimes décalés.

EXERCICES SUR LE CHAPITRE 7


EXERCICES CORRIGES
Nous reprenons l’exercice 7.2
Une section de poutre en T, de largeur b=.7m, avec b0=35cm, h0=20cm, h=100cm,et de
portée l=10m, supporte un moment ultime MED=Mu=600 kNm. Pour une charge
uniformément répartie ultime de 48 kN/ml. Déterminer la section d’armature longitudinale.
On donne fbu=14MPa, fe=fyk=400MPa. On prend d=85 cm.
MuT= bh0fcd (d-h0/2)= .7x.35x14 (.85-.1)=2.572MNm >Mu.

L’axe neutre passe dans la table.

M ED .6
μ= = =0 .169
b 0 d 2 f cd . 35¿ 85 2 14 On est au pivot A et = 0.23.

1 .6
[ ]
1
Ast= f su d [ M ED
(1−0 . 4 α ) ]= 348∗. 85 ( 1−0. 4 x . 23)
=22 . 34 cm
2

On peut prendre 6 HA 20+2HA16=22.87 cm2


Le moment fléchissant a pour expression : M(x)=pul/2x-pux2/2 soit :
M(x)=240x-24x2=24x(10-x)
X(m) 1 2 3 4 5
Mu(kNm) 216 38 504 576 600
4
Arrêt des barres
Compositions Section(cm2) Moments résistants
(kNm)
8HA20 22.87 676.5
6HA20 18.84 557.3
4HA20 12.56 371.5
2HA20 6.28 185.75

203
Nous devons vérifier au niveau de l’appui, la condition As>sTu/fe pour que les 2HA20
supportent la composante horizontale de l’effort tranchant. L’effort tranchant ultime vaut : Tu
=48*10/2=240kN
On doit donc avoir : As > 1.15*.240/400=6.9cm2. Nous voyons bien que cette condition n’est
pas vérifiée. Nous devons par conséquent prolonger jusqu’aux appuis 4 HA20= 12.56cm2.
CHAPITRE XI
POUTRES ET DALLES CONTINUES (0 < lx/ly < 0.4)
11.1 INTRODUCTION
Une poutre continue est une poutre qui se repose sur plus de deux appuis. Il s’agit par
conséquent d’une structure hyperstatique dont les inconnues sont d’une part, les moments
fléchissants sur appuis et d’autre part les réactions. En Résistance des matériaux plusieurs
approches permettent de lever l’indétermination que constitue l’hyperstaticité : méthodes
énergétiques, équations des trois moments….Toutes ces méthodes théoriques sont
intéressantes, mais ne permettent pas de prendre en compte certains comportements
particuliers du béton :
- possibilité de redistribution des contraintes que l’on observe expérimentalement sur
le comportement du béton ;
- elles donnent des valeurs trop importantes du moment fléchissant sur appui au
détriment du moment en travée, ce qui expérimentalement n’est pas le cas ;
- pour une section en T la table n’intervient pratiquement qu’en travée, son influence
étant nulle sur les appuis. En d’autres termes nous avons en béton armé, à faire plus à une
poutre continue à inertie variable, qu’à une poutre continue au sens de la résistance des
matériaux.
Compte tenu de tous ces problèmes, les résultats de la résistance des matériaux sont
remplacés par des techniques de calcul issus des expériences et intégrant les particularités du
comportement du béton.
Les approches que nous présentons ici, concernent :
K. les poutres ;
L. les dalles avec entrevous et poutrelles ;
M. les dalles pleines portant dans un sens, c’est-à-dire celles pour lesquelles nous avons
0 < lx/ly < 0.4 et celles portant sur deux sens, 0.4<lx/ly<1 et celles portant dans les deux
sens soit 0.4<lx/ly<1.

204
11. 2 METHODE FORFAITAIRE
11.2.1 Domaine d’application de la méthode
a) Si G et Q sont respectivement les charges permanentes et d’exploitation relatives à la
structure considérée, on doit avoir :
2G>Q ou Q< 5kN/m2
La méthode ne s’applique qu’aux éléments fléchis(poutres, dalles portant dans un
sens) ;
b) Les moments d’inertie des poutres dans les différentes travées sont identiques ;
c) Les portées adjacentes sont dans un rapport compris entre 0.8 et 1.25 soit :
li
0 . 8≤ ≤1. 25
l i+1

l1 l2 l3 l4

Fig . 55 : Poutre continue


d) La fissuration est considérée comme peu nuisible.
11.2.2 Principe de la méthode
Les travées successives sont supposées indépendantes. Soit M 0 le moment de la poutre
isostatique ( poutre sur deux appuis simples) relative à la travée considérée. Les moments aux
appuis de gauche Mw et de droite Me sont des fractions fixées du moment isostatique M0.
Le moment en travée est ensuite calculé en fonction de Mw, Me et M0.

Q
α=
Pour cela on pose : G+Q
Déduire Mt à partir de la relation :

Mw+Me
M t+ ≥(1+ 0. 3 α ) M 0
2 avec la condition :

(1+0.3) > 1.05

On doit avoir :

205
1+ 0 .3 α
M t≥ M0
2 dans une travée intermédiaire

1. 2+0 .3 α
M t≥ M0
2 dans une travée de rive

La valeur absolue de chaque moment sur appui intermédiaire est supérieure ou égale à :

- 0.6 M0 si la poutre a deux travées ;

- 0.5 M0 si l’appui est voisin d’un appui de rive d’une poutre à plus de deux travées ;

- 0.4 M0 dans les autres appuis intermédiaires d’une poutre à plus de trois travées.

Remarque :

D’après ce qui précède, il apparaît qu’au niveau de chaque appui nous avons deux
valeurs pas nécessairement identiques des moments fléchissants, dont l’une pour la travée de
gauche Mei, et l’autre pour la travée de droite M wi+1. La valeur de calcul des sections d’acier
sera la plus grande des deux soit Max (Mei, Mwi+1 ).

11.2.3 Détermination de la longueur des chapeaux et arrêt des barres inférieures de


second lit annexe F 1,3
On trace la courbe enveloppe des moments déterminés ci-dessous. Lorsque la charge
d’exploitation est au plus égale à G et si elles peuvent être considérées comme uniformément
reparties, on peut se dispenser du tracé de la courbe enveloppe si la longueur des chapeaux
est prise au moins égale :
- à 1/5 de la plus grande portée des deux travées encadrant l’appui considéré, s’il
s’agit d’un appui n’appartenant pas à une travée de rive, soit 1/5(li, li+1) ;

- à 1/4 de la plus grande portée des deux travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit
d’un appui intermédiaire voisin de l’appui de vive, soit 1/4(li, li+1) ;

- la moitié au moins des armatures du premier lit est prolongée jusqu’aux l’appuis ;

- les armatures du second lit arrêtées à une distance des appuis au plus égal à 1/10 de
la portée.

Sup(ls,l1/5) Sup(ls,l1/4,l2/4) Sup(ls,l2/5,l3/5)

206
L1/10 l1/10 l2/10 l2/10 l3/10
. l1 l2 l3

Fig . 56 : Arrêt forfaitaire des barres

11.2.4 Evaluation de l’effort tranchant

Une travée d’une poutre continue peut être considérée comme une poutre encastrée
aux extrémités grâce aux deux moments Mw et Me. Par conséquent les efforts tranchants
respectivement à gauche et à droite de la travée sont donnés par les relations :

T(x)

1 2 3 4 x

Fig. 57 : Courbe enveloppe des efforts tranchants forfaitaires

M w −M e l M w −M e l
T w= +p T e= −p
l 2 et l 2

EXERCICE D’APPLICATION

Tracer les diagrammes des moments fléchissants et des efforts tranchants relatifs à la poutre
ci-dessous puis déterminer les sections d’acier longitudinaux :
Portées égales l = 5m, nombre de portées : 4
Géométrie de la poutre : b0 = 25 cm, h = 50cm
Fissuration peu nuisible
Surcharges : q = 5 kN/ml
Solution :
Q
G 1 2 3 4 5

207
Détermination du poids propre de la poutre :
G=0.25x0.5x25=3.125kN/m
On a bien :
2G>Q , Li/li+1=1 et la fissuration est peu nuisible. La méthode forfaitaire est applicable.
Q 5
α= = =0 . 6
G+Q 3 . 125+5

Moment maximal sur la travée isostatique :

M0ser = 8.125*52/8 =25.39 kNm

M0u = (1.35*3.125+1.5*5)*52 /8=36.62kNm

Travée 1:

Moments fléchissants

Appui de gauche Mw= 0 ;

Appui de droite Me= 0.5*M0

Meser= 0.5*M0ser =.5*25.39=12.69kNm

Meu = 0.5*M0u = .5*36.62=18.31kNm

Moment maximal en travée :

M w+ M e
M t ≥(1+ 0. 3 α ) M 0−
2

Aux ELS :
M ser + M ser
w e 0+12. 69
Mt ≥(1+ 0. 3 α ) M ser − =( 1+0 . 3∗.615 )25 . 39−
ser 0 2 2
¿ 23 .73 kNm

Aux ELU
M wu + M e
u 0+18 . 31
M t ≥( 1+0 .3 α ) M 0 − =( 1+ 0 .3∗. 615) 36 .62−
u u 2 2
¿ 34 . 22 kNm

Nous avons bien

(1+0.3) =1.185 > 1.05

Nous devons vérifier la relation :

208
1. 2+0 .3 α
M t≥ M0
2 soit :

Aux ELS :

1 . 2+0 .3 α 1. 2+0 .3∗. 615


M tser ≥ M0 = 25 . 39=17 . 57 kNm
2 ser 2

Aux ELU :

1 .2+0. 3 α 1. 2+0 . 3∗. 615


Mt ≥ Mu = 36 . 62=25 . 34 kNm
u 2 0 2

Efforts tranchants aux ELU

M w −M eu
u l 0−18 . 31 5
T w= + pu = +11 . 72 =25 . 64 kN
l 2 5 2

M w −M e
u u l 0−18 . 31 5
T e= − pu = −11. 72 =−29. 3 kN
et l 2 5 2

Travée 2:

Appui de gauche Mw=0.5M0 ;

Mwser= 0.5*M0ser = 12.69 kNm Mwu = 0.5M0u= 18.31 kNm

Appui de droite Me= 0.4M0

Meser = 0.4*M0ser =10.16 kNm Meu = 0.4M0u = 14.65 kNm

M w+ M e
M t ≥(1+ 0. 3 α ) M 0−
Moment maximal en travée : 2

Aux ELS :

Mw ser +Me ser 12.69+10.16


M t ≥(1+0.3α ) M 0 − =(1+0.3∗.615)25.39−
ser ser 2 2
¿18.65 kNm

Aux ELU

209
M w + Me
u u 18 . 31+ 14 . 65
M t ≥( 1+0 .3 α ) M 0 − =( 1+0 . 3∗. 615 )36 . 62−
u u 2 2
¿ 26 . 9 kNm

Nous avons bien (1+0.3) =1.185 > 1.05

1+ 0 .3 α
M t≥ M0
De même on doit vérifier : 2 soit :

1+ 0 .3 α 1+ 0. 3∗.615
Mt ≥ M0 = 25 .39=15 .04 kNm
Aux ELS : ser 2 ser 2

condition vérifiée

1+0 . 3 α 1+0. 3∗.615


Mt ≥ M0 = 36 .62=21. 7 kNm
Aux ELU : u 2 u 2

Efforts tranchants aux ELU

M w −M eu
u l 18 .31−14 .65 5
T w= + pu = +11.72 =30 kN
l 2 5 2 et

M w −M e
u u l 18 .31−14 .65 5
T e= − pu = −11 . 72 =−28 . 57 kN
l 2 5 2

Travée 3 et 4 : Pour des raisons de symétrie évidente on n’étudiera que les


travées 1 et 2.
11.3 POUTRES CONTINUES : METHODE DE CAQUOT
SURCHARGES D’EXPLOITATION ELEVEES ET POUTRES NON SOLIDAIRES DES POTEAUX
11.3.1 Domaine d’application
Cette méthode s’applique lorsque l’une des conditions d’application de la méthode forfaitaire
n’est pas applicable :
a) Q>2G ou Q > 5 kN/m2 ;
b) La fissuration est considéré comme préjudiciable ;
c>1.25 ou  <0.8. Où  est le rapport des portées adjacentes.
11.3.2 Principe de la méthode
C’est une méthode assez proche de la RDM. Elle consiste à faire varier les charges
d’exploitation entre les différentes travées, ce qui permet de tracer une courbe enveloppe des
maximums.

- On appelle l’ la longueur de la travée fictive :


. l’ = l pour les travées de rive ;
210
= 0.8 l pour les travées intermédiaires.
On ne prend en compte dans le calcul des moments sur appuis que les charges apportées par
deux travées adjacentes.

a) Cas des charges reparties

pw pe

i-1 li i li+1 i+1

Fig. 58 : Définition des paramètres géométriques et des charges autour d’un appui
p w l w ' 3 + pe l 3 p w l w ' 3 + pe l 3
e e
M i=− M i=−
8 .5 ( l' w +l ' e ) ou 7 .7 ( l' w +l ' e ) si la poutre comporte un gousset.

b)Cas des charges ponctuelles

Pwi ai a i+1 Pei

i-1 lw i le i+1
Fig. 59 : Définition des paramètres géométriques et des charges à l’appui i

l'
w
2 ∑ k wi p wi +l' e2 ∑ k ei pei
M i=−
l' w +l ' e

Les coefficients k sont donnés par les relations suivantes :

1 a a a
k= (1− )(2− )
2. 125 l' l' l' pour une travée reposant sur deux appuis ; ou

1 a a a
k 1= (1− )(2− ) pour les charges concentrées.
1. 925 l ' l' l'
Le tableau qui suit donne les valeurs de k et k1 en fonction de a/l’.

a/l’ k k1 a/l’ k k1 a/l’ k k1 a/l’ k k1

211
0.01 0.0093 0.0102 0.26 0.1575 0.1739 0.51 0.1751 0.1934 0.76 0.1064 0.1175
0.02 0.0183 0.0202 0.27 0.1605 0.1771 0.52 0.1738 0.1919 0.77 0.1025 0.1132
0.03 0.0270 0.0298 0.28 0.1632 0.1801 0.53 0.1723 0.1902 0.78 0.0985 0.1088
0.04 0.0354 0.0391 0.29 0.1657 0.1829 0.54 0.1707 0.1884 0.79 0.0945 0.1043
0.05 0.0436 0.0481 0.30 0.1680 0.1855 0.55 0.1689 0.1864 0.80 0.0904 0.0997
0.06 0.0515 0.0568 0.31 0.1701 0.1878 0.56 0.1670 0.1843 0.81 0.0862 0.0951
0.07 0.0591 0.0653 0.32 0.1720 0.1899 0.57 0.1649 0.1821 0.82 0.0820 0.0905
0.08 0.0665 0.0734 0.33 0.1753 0.1918 0.58 0.1628 0.1797 0.83 0.0777 0.0858
0.09 0.0736 0.0813 0.34 0.1766 0.1935 0.59 0.1605 0.1772 0.84 0.0734 0.0810
0.10 0.0805 0.0886 0.35 0.1778 0.1950 060 0.1581 0.1745 0.85 0.0690 0.0762
0.11 0.0871 0.0961 0.36 0.1788 0.1963 0.61 0.1556 0.1718 0.86 0.0646 0.0713
0.12 0.0934 0.1031 0.37 0.1798 0.1974 0.62 0.1530 0.1689 0.87 0.0601 0.0664
0.13 0.0995 0.1099 0.38 0.1796 0.1983 0.63 0.1503 0.1659 0.88 0.0557 0.0614
0.14 0.1054 0.1163 0.39 0.1802 0.1990 0.64 0.1475 0.1628 0.89 0.0511 0.0565
0.15 0.110 0.1225 0.40 0.1807 0.1995 0.65 0.1445 0.1595 0.90 0.0466 0.0514
0.16 0.1164 0.1285 0.41 0.1810 0.1998 0.66 0.1415 0.1562 0.91 0.0420 0.0464
0.17 0.1215 0.1341 0.42 0.1811 0.1999 0.67 0.1384 0.1528 0.92 0.0374 0.0413
0.18 0.1264 0.1395 0.43 0.1811 0.1999 0.68 0.1352 0.1492 0.93 0.0328 0.0362
0.19 0.1311 0.1447 0.44 0.1809 0.1997 0.69 0.1319 0.1458 0.94 0.0281 0.0311
0.20 0.1355 0.1496 0.45 0.1805 0.1993 0.70 0.1285 0.1418 0.95 0.0235 0.0259
0.21 0.1397 0.1543 0.46 0.1800 0.1987 0.71 0.1250 0.1380 0.96 0.0188 0.0207
0.22 0.1437 0.1587 0.47 0.1794 0.1980 0.72 0.1214 0.1341 0.97 0.0141 0.0156
0.23 0.1475 0.1628 0.48 0.1785 0.1971 0.73 0.1178 0.1300 0.98 0.0094 0.0104
0.24 0.1511 0.1668 0.49 0.1776 0.1960 0.74 0.1141 0.1259 0.99 0.0047 0.0052
0.25 0.1544 0.1705 0.50 0.1765 0.1948 0.75 0.1103 0.1218 1.00 0.000 0.0000

En outre, lorsque les poutres n’ont pas le même moment d’inertie, on a, en posant :

l'e Iw
β=
l w I e et

p w l' 2 + pe l'
w e2
M i=−
8. 5(1+ β )
11.3.3 Cas de charges à envisager
Il faut étudier les combinaisons d’action qui introduisent les sollicitations les plus défavorables
pour la poutre. Le principe consiste à faire varier la charge variable d’une travée à l’autre.

On doit envisager les combinaisons d’actions suivantes.


a) Travée sans console : Art B62,32
212
Travée chargée 1,35G + 1 ,5 Q
Travée déchargée 1,35 G
b) Travée avec console : Art B612
Travée chargée 1.35G +1,5G ou Gmin + 1,5 Q
Travée déchargée 1,35 G ou Gmin

c) Cas de charges à envisager couramment

Il faut envisager les combinaisons d’action sur toute la structure sauf dans le cas où la
structure est symétrique et symétriquement chargée. Ces combinaisons étant à envisager aux ELS et
ELU.
Exemple : g et q

1 2 3
1 2 3 4 5
a)

Cas de charge 1 : Charges permanentes sur toutes les travées

b)
Cas de charge 2 : Moments et efforts tranchant maximum sur appuis

c)
Cas de charge 3 : Moments en travées 1 et 3 maximum

d)
Cas de charge 4 : Moments sur travées 2 et 4 maximum

e)

213
Fig. 60 : Divers cas de charges à considérer

11.3.4 Tracé des courbes enveloppes


Dès lors que nous connaissons les moments sur appuis qui sont en général les inconnues
hyperstatiques dans une poutre continue, nous pouvons à partir de la résistance des matériaux,
déterminer les expressions des moments fléchissant et de l’effort tranchant dans une section
quelconque de la poutre.
En effet si Mwi et Mei sont respectivement les moments sur les appuis de gauche et de droite de
la travée i nous avons :
Mwi p Mei

i i+1
Fig. 60 : Modélisation d’une travée
Les réactions aux appuis de cette structure sont :
M wi −M ei M −M ei pl i
Ri = + R0 = wi +
li i li 2
M −M ei M −M ei pl i
Ri +1=− wi + R 0 =− wi +
li i li 2
R0i, réaction de la poutre isostatique, soumise à une charge uniforme et sans moment. L’effort
tranchant dans une section courante est :

M wi−M ei pl i
T ( x )=−Ri + t( x )=− − + px
li 2

l M wi−M e
x 0= i + i

Il s’annule pour 2 pl i

Le moment fléchissant est donné par la relation :


M wi−M ei pl i px 2
+
M ( x )=−M wi + ( li 2 )x- 2

Le moment maximal en travée est donné par la relation :

[ ]
2
p M wi−M ei l i
M m=−M wi + i +
2 l i pi 2

En milieu de travée le moment prend la forme :

M ( l / 2)=−M wi + [
M wi −M ei pi l i2
2
+
8 ]
214
Dans ces relations, R0i, R0i+1 représentent les réactions aux appuis de la poutre isostatique associée. On
trace ensuite pour chaque cas de charge et pour chaque état limite la courbe correspondante de l’effort
tranchant et du moment fléchissant.

11.3.5 Exemple d’application

On considère une poutre soumise à une charge uniformément repartie dont les longueur des
travées entre nus d’appuis sont données sur la figure 61. Les moments quadratiques sont les mêmes
pour toutes les travées et la fissuration est considérée comme préjudiciable. Dans cet exemple nous
ferons tous les calculs tant aux ELS qu’aux ELU. Le lecteur se contentera de compléter le tracé des
courbes enveloppes, ainsi que les calculs des sections.

Chargement G = 13 kN/m y compris le poids propre


Q = 30 kN/m
Matériaux Béton : fc28= 25Mpa
Acier : fe =400 MPa
Problème : Déterminer les courbes enveloppe des moments fléchissants et de l’effort tranchant pour
cette structure

Q Q

1 3.5 2 4.4 3 5 4 4 5

Fig. 61 : exemple de poutre continue

Conditions d’application

a) fissuration préjudiciable ;

b) rapport des portées adjacentes : 3.5/4.4=0.795, 4.4/5.5=0.8, 5.5/4=1.375

c)Q=30 kN/ml >2G=2x13=26 kN/ml

Toutes ces conditions étant remplies la méthode de Caquot est applicable.


Les portées fictives sont respectivement : 3.5, 3.52, 5 et 4 m
Aux Etats limites de service
* Travée déchargée
G = 13 kN/ml
Q=0
* Travée chargée
G+Q =43 kN/ml
Aux Etats limites ultimes
215
* Travée déchargée
1,35G = 1,35 x 13 = 17,55kN/m
* Travée chargée
1,35G +1,5 Q = 1.35x13+ 1.5x30 = 62.55 kN/ml

Cas de charge 1

1 2 3 4 5

Etat limite de service Etat limite ultime

M1=M5=0 M1=M5=0

P=43KN/m P=62.5 KN/m

0−(−39 . 39) 3. 5 2 0−(−57 .94 ) 3. 5 2


Mm=−0+( 43/2)∗( + ) =87 . 01 KNm Mm=−0+( 62 .5 / 2)∗( + )
43∗3 . 5 2 62. 5∗3 .5 2
¿ 127 KNm

0−(−39 . 39) 43∗3 .5 2 0−(−59.94) 62.5∗3.52


M (l/2)=−0+ + =85 .54 kNm M (l/2)=−0+ + =125.67 kNm
2 8 2 8
3 . 5 0 −(−39 . 39 ) 3 . 5 0−(−57 . 94 )
x 0= + =2 . 01 m x 0= + =2. 01 m
2 43∗3 . 5 2 62. 5∗3 . 5

(1 .35∗13+1 .5∗30 )∗3 . 53 +1 .35∗13∗(0 . 8∗4 . 4 )3


( 13+30 )∗3 . 53 +13∗( 0. 8∗4 . 4 )3 M 2 =−
M 2 =− 8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 )
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 ) . .. .. .=−57 . 94 KNm
. .. .. .=−39 . 39 KNm
P=17.55KN/m
p=13KN/m
−57 . 94−(−77 . 92) 4 . 4 2
Mm=57 . 94 +(17 . 55/2)∗( + )
−39 .39−(−51. 92 ) 4 . 4 2 17 . 55∗4 . 4 2
Mm=39 . 39+( 13 /2 )∗( + ) ¿ 111. KNm
13∗4 . 4 2
¿ 77 . 43 KNm
−77 . 92−(−57 .94 ) 17 .55∗4 . 42
2
M (l/2)=−(−57 .94 )+ +
−51. 92−(−39. 39 ) 13∗4 . 4 2 8
M ( l / 2)=−(−39. 39 )+ + ¿ 90 . 42 kNm
2 8
¿ 64 . 58 kNm
4 . 4 −57 . 940−(−77 . 92 )
x 0= + = 2. 45 m
4 . 4 −39 .39−(−51 .92 )) 2 17 . 55∗4 . 4
x 0= + =2 . 42 m
2 13∗4 . 4

216
( 0 ; 8∗4 . 4 )3∗13+( 13+30 )∗( 0 . 8∗5 )3 (0;8∗4 .4)3∗1.35∗13+(1.35∗13+1.5∗30)∗(0.8∗5)3
M 3 =− M 3=−
8 .5 ( 0 .8∗4 +. 8∗5 ) 8.5(0.8∗4+.8∗5)
. .. .. . .=−51 .92 KNm .......=−77.92KNm

P=43KN/m P=62.5KN/m

−51 .92−(−43 . 29) 5 2 −77 . 92−(−75 . 39 ) 5 2


Mm=51 . 92+( 43/ 2)∗( + ) Mm=77 . 92+( 62. 55/ 2)∗( + )
43∗5 2 62 .5∗5 2
¿ 182 KNm ¿ 272 .12 KNm

−51 . 92−(−43 .29 ) 43∗52 −77 . 92−(−75 .39 ) 62 .5∗52


M ( l / 2)=−(−51. 92)+ + M (l/2)=−(−77 .92 )+ +
2 8 2 8
¿ 181 .98 kNm ¿ 271 .96 kNm

5 −51. 920−(−43 . 29) 5 −77 . 92−(−75 .39 )


x 0= + =2 . 46 m x 0= + =2 . 49 m
2 43∗5 2 62 .55∗5

( 13+30 )∗4 3 + 13∗( 4 )3 (1. 35∗13+1. 5∗30)∗4 3 +1 . 35∗13∗( 4 )3


M 4 =− M 4 =−
8. 5∗( . 8∗5+ 4 ) 8. 5∗(. 8∗5+4 )
. .. .. .=− 43 .29 KNm . .. .. .=−75 . 39 KNm
p=13kN/m P=17.55KN/m
− 43 .29−(−0 ) 4 2
Mm= 43 .29+( 13/ 2)∗( + ) −75 . 39−(−0) 4 2
13∗4 2 Mm=75 . 39+(17 . 55/2)∗( + )
¿ 52 .14 KNm 17 . 55∗4 2
¿ 82 . 91 KNm
−43. 29−(−0 ) 13∗42
M ( l / 2)=−(−43 . 29)+ + −75. 39−(−0 ) 17 .55∗4 2
2 8 M (l/2)=−(−75. 39 )+ +
2 8
¿ 47 . 64 kNm ¿ 72 .79 kNm

4 −43 . 29−(−0 ) 4 −75. 39−(−0 )


x 0= + =1. 16 m x 0= + = 0. 92 m
2 13∗4 2 17 .55∗4
M5=0 M5=0

Cas de charge 2

1 2 3 4 5

Etat limite de service Etat limite ultime

M1=M5=0 M1=M5=0

P=13KN/m P=17.55 KN/m

217
0−(− 40 .77 ) 3 . 5 2 0−(−59 .33 ) 3 .5
Mm=− 0+( 13 /2 )∗( + ) Mm=−0+( 17 . 55/ 2)∗( + )
13∗3 . 5 2 17 . 55∗3 . 5 2
¿ 45 . 51 KNm =64 .72 KNm

−0−(−40 .77 ) 13∗3. 52 −0−(−59 . 33) 17 . 55∗3. 52


M ( l / 2)=−(−0)+ + M (l/2)=−(−0)+ +
2 8 2 8
¿ 40 . 29 kNm ¿ 56 . 54 kNm

3 . 5 0−(−40 . 77 ) 3 . 5 0−(−59 .33 )


x 0= + =2. 64 m x 0= + =2. 71 m
2 13∗3 . 5 2 17 . 55∗3 .5

M 2 =−
( 13 )∗3 . 53 +( 13+30)∗( 0 . 8∗4 . 4 )3 (1 .35∗13 )∗3 .5 3 +(1 . 35∗13+1. 5∗30 )∗(0 . 8∗4 . 4 )3
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 )
M 2 =−
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 )
. .. .. .=− 40 .77 KNm . .. .. .=−59 . 33 KNm

p=43KN/m P=62.5KN/m
−40 . 77−(−44 . 24 ) 4 . 4 2 −59 .33−(−62 . 93) 4 . 4 2
Mm=40 .77+(43 /2)∗( + ) Mm=59 . 33+(62 . 55/2)∗( + )
43∗4 . 4 2
62 .55∗4 . 4 2
¿ 146 .57 KNm
¿ 212 .5 KNm
−44 . 77−(−40 .24 ) 43∗4 . 4 2
M (l/2)=−(−40 . 77)+ +
2 8 −59. 33−(−62. 93 ) 62 .55∗4 . 42
¿ 142 .56 kNm
M (l/2)=−(−59. 33 )+ +
2 8
¿ 212 .5 kNm
4 . 4 −40 . 77−(−44 . 24 ))
x 0= + =2 .21 m 4 . 4 −59 .33−(−62 .93 )
2 43∗4 . 4 x 0=
2
+
62 .55∗4 . 4
=2 .21 m

( 0 ; 8∗4 . 4 )3∗( 13+30 )+13∗( 0 . 8∗5 )3


M 3 =− (0.8∗4.4)3∗(1.35∗13+1.5∗30)+1.35∗13∗(0.8∗5)3
8 .5 ( 0 .8∗4 +. 8∗5 ) M 3=−
. .. .. . .=−44 .24 KNm 8.5(0.8∗4+.8∗5)
.......=−62.93KNm
P=13KN/m
P=17.55KN/m
−44 .24−(−52 . 70) 5 2
Mm=44 . 24+( 13/ 2)∗( + )
13∗5 2 −62. 93−(−75. 39 ) 5 2
¿ 89 . 20 KNm Mm=62 . 93+(17 . 55/2 )∗( + )
17 . 55∗5 2
¿ 124 . 42 KNm
−44 .24−(−52 . 7) 13∗52
M (l/2)=−(−44 . 24 )+ +
2 8 −62. 93−(−75 .39 ) 17 . 55∗5 2
¿ 89 . 095 kNm M (l/2)=−(−62. 93 )+ +
2 8
¿ 124 . kNm
5 −44 . 24−(−52 .70 )
x 0= + =2. 63 m
2 13∗5 5 −62. 93−(−75 .39 )
x 0= + =2 .64 m
2 17 . 55∗5
( 13)∗( . 8∗5)3 +( 13+30 )∗( 4 )3
M 4 =− ( 1. 35∗13)∗( . 8∗5 )3 +( 1. 35∗13+1 .5∗30 )∗( 4 )3
8. 5∗( . 8∗5+ 4 ) M 4 =−
8. 5∗( . 8∗5+ 4 )
. .. .. .=−52 . 70 KNm . .. .. .=−75 . 39 KNm

218
P=62.5KN/m

p=43kN/m −75 .39−(−0 ) 4 2


Mm=75 . 39+( 62 . 55/ 2)∗( + )
62 .55∗4 2
−52 .7−(−0 ) 4 2 ¿ 165 .63 KNm
Mm=52 . 7+( 43/ 2)∗( + )
43∗4 2
¿ 114 .36 kNm −75. 39−(−0 ) 62. 55∗4 2
M ( l / 2)=−(−75. 39 )+ +
2 8
−52. 7−(−0) 43∗4 2 ¿ 162 .79 kNm
M ( l / 2)=−(−52. 7 )+ +
2 8
¿ 112 . 35 kNm 4 −75. 39−(−0 )
x 0= + =1 . 69 m
2 62 .55∗4
4 −52. 7−(−0)
x 0= + =1 . 69 m
2 43∗4 M5=0

M5=0

Cas de charge 3

1 2 3 4 5

Etat limite de service Etat limite ultime

M1=M5=0 M1=M5=0

P=43KN/m P=62.55 KN/m

0−(−62 .32 ) 3. 5 2 0−(−90 .66 ) 3 . 5 2


Mm=− 0+( 43/ 2)∗( + ) Mm=−0+( 62 .55 / 2)∗( + )
43∗3 . 5 2 62. 55∗3 .5 2
¿ 100 .69 kNm ¿ 146 . 47 kNm

− 0−(−62 . 32) 43∗3 . 52 −0−(−90. 66 ) 62 .55∗3 .5 2


M ( l / 2)=−(−0)+ + M ( l / 2)=−(−0)+ +
2 8 2 8
¿ 97 kNm ¿ 141 .1 kNm

3 . 5 0 −(−62 . 32 ) 3 . 5 0−(−90 . 66)


x 0= + = 2 . 16 m x 0= + =2 . 16 m
2 43∗3 . 5 2 62. 55∗3. 5

( 13+30 )∗3 . 53 +( 13+30 )∗( 0. 8∗4 . 4 )3


M 2 =−
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 )
. .. .. .=− 62. 32 KNm

219
p=43KN/m (1.35∗13+1.5∗30)∗3.53
M 2=− ¿
−62 .32−(−42 .35 ) 4 . 4 2 8.5(3.5+.8∗4.4)
Mm=62 . 32+( 43 / 2)∗( + ) −¿ 8.5(3.5+.8∗4.4)
¿ 156 . 63 kNm
43∗4 . 4 2 (1.35∗13+1.5∗30)∗(0.8∗4.4)3 ¿
......=−90.66kNm
−62 . 32−(−42. 35) 43∗4 . 4 2
M (l/2)=−(−62. 32)+ +
2 8 P=62.55KN/m
¿ 156 . 39 kNm
−90 .66−(−60 . 25) 4 . 4 2
4 . 4 −62 .32−(−42 .35 )) Mm=90. 66+( 62. 55/ 2 )∗( + )
x 0= + =2 . 09 m 62. 55∗4 . 4 2
2 43∗4 . 4 ¿ 227 . 21 kNm

( 0 . 8∗4 . 4 )3∗( 13+30)+13∗( 0. 8∗5)3 −90 . 66−(−60 .25 ) 62 .55∗4 . 42


M 3 =− M (l/2)=−(−90 .66 )+ +
8 .5 ( 0 .8∗4 . 4+. 8∗5)
2 8
. .. .. . .=−42 . 35 KNm
¿226 . 82 kNm
P=13KN/m
4 . 4 −90 . 66−(−60. 25 )
x 0= + =2. 09 m
− 42. 35−(−24 . 47 ) 5 2 2 62 .55∗4 . 4
Mm= 42. 35+( 13/ 2)∗( + )
13∗5 2
¿ 74 . 52 KNm (0.8∗4.4)3∗(1.35∗13+1.5∗30)+1.35∗13∗(0.8∗5)3
M 3=−
−42 . 35−(−24 . 47) 13∗52 8.5(0.8∗4 .4+.8∗5)
M ( l / 2)=−(−42 .35 )+ +
2 8 .......=−60.25KNm
¿ 74 . 035 kNm

P=17.55KN/m
5 −44 . 24−(−52 .70 )
x 0= + =2. 63 m
2 13∗5 −60. 25−(−33 .03 ) 5 2
Mm=60 . 25+(17 . 55/ 2 )∗( + )
17 . 55∗5 2
( 13)∗( . 8∗5)3 +( 13 )∗( 4 )3 ¿ 102 .33 KNm
M 4 =−
8. 5∗( . 8∗5+ 4 )
. .. .. .=−24 . 47 kNm −60.25−(−33.03) 17.55∗52
M (l/2)=−(−60.25)+ +
2 8
p=13kN/m ¿101.48kNm
−24 . 47−(−0 ) 4 2
Mm=24 . 47+( 13 / 2)( + ) 5 −62. 93−(−75 .39 )
13∗4 2 x 0= + =2 .64 m
¿ 39 .67 kNm 2 17 . 55∗5

−24 . 47−(−0 ) 13∗4 2 ( 1. 35∗13)∗( . 8∗5 )3 +( 1. 35∗13)∗( 4 )3


M ( l / 2)=−(−24 . 47 )+ + M 4 =−
8. 5∗( . 8∗5+ 4 )
2 8
¿ 38 .23 kNm . .. .. .=−33 . 03 kNm

P=17.55KN/m
4 −24 . 47−(−0 )
x 0= + =1 . 53 m
2 13∗4 − 33. 03−(−0 ) 4 2
Mm=33 . 03+(17 . 55/ 2 )∗( + )
17 . 55∗4 2
M5= ¿ 53 .56 kNm

220
−33.03−(−0) 17.55∗42
M (l/2)=−(−33.03)+ +
2 8
¿51.61kNm

4 −33. 03−(−0 )
x 0= + =1. 53 m
2 17 .55∗4

M5=0

Cas de charge 4

1 2 3 4 5

Etat limite de service Etat limite ultime

M1 = M5 =0 M1 = M5 = 0

Travée 1 Travée 1

P=13KN/m P=17.55 KN/m

0−(−18 . 84 ) 3 .5 2 0−(−25. 44 ) 3. 5 2
Mm=− 0+( 13 /2 )∗( + ) Mm=− 0+17 .55 / 2)∗( + )
13∗3 . 5 2 17 .55∗3 .5 2
¿ 30 . 44 kNm ¿ 41 . 10 kNm

−18 . 84−(−0 ) 13∗3. 52 (−25 . 44 )−(−0 ) 17 . 55∗3 . 52


M ( l / 2)=−(−0)+ + M ( l / 2)=−(−0)∗ +
2 8 2 8
¿ 29 .32 kNm ¿ 39 .59 kNm

3.5 0 −(−18 . 84 ) 3 . 5 0 −(−25 . 44 )


x 0= + =2 . 16 m x 0= + =2 . 16 m
2 13∗3 . 5 2 17 . 55∗3 . 5

( 13 )∗3 . 53 +( 13)∗( 0 . 8∗4 . 4 )3 (1.35∗13 )∗3.5 3


M 2 =− M 2 =− ¿
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 ) 8.5(3.5+.8∗4.4)
−¿ 8.5(3.5+.8∗4.4)
. .. .. .=−18 . 84 kNm (1.35∗13 )∗(0.8∗4.4)3 ¿
......=−25 .44 kNm
Travée 2
Travée 2
p=13KN/m
P=17.55KN/m

221
−18 . 84−(−51 .92 ) 4 . 4 2 −25 . 44−(−74 . 6 ) 4 . 4 2
Mm=18 . 84+( 13/ 2)∗( + ) Mm=25 . 44 +(17 . 55/2)∗( + )
13∗4 . 4 2 17 . 55∗4 . 4 2
¿ 69 . 01 kNm ¿ 96 . 05 kNm

(−18.84)−(−51.92) 13∗4. 42 (−25. 44 )−(−74 . 6 ) 17 .55∗4 . 42


M (l/2)=−(−18.84)+ + M (l/2)=−(−25. 44 )+ +
2 8 2 8
¿ 92 . 49 kNm
¿66.84kNm
4 . 4 −25 . 44−(−74 . 6 )
4 . 4 −18 .84−(−51. 92) ) x 0= + =2 . 84 m
x 0= + =2. 78 m 2 17 . 55∗4 . 4
2 13∗4 . 4
( 0 . 8∗4 . 4 )3∗( 1. 35∗13 )
3 3
( 0 . 8∗4 . 4 ) ∗( 13)+(13 +30)∗( 0 . 8∗5) M 3 =−
M 3 =− 8 .5 ( 0. 8∗4 . 4+. 8∗5)
8 .5 ( 0 .8∗4 . 4+. 8∗5)
. .. .. . .=−51 .92 kNm
(1 . 35∗13+1 . 5∗30 )∗( 0 . 8∗5 )3

8 . 5( 0 . 8∗4 . 4+. 8∗5
. .. .. . .=−74 . 6 kNm

Travée 3

Travée 3 P=62.55KN/m

P=43KN/m −74 . 6−(−117 .74 ) 5 2


Mm=74 .6+(62 .55 /2 )∗( + )
62. 55∗5 2
−51 .92−(−80 . 94 ) 5 2 ¿ 292 .23 kNm
Mm=51 . 92+( 43/2)∗( + )
43∗5 2
(−74 . 6 )−(−117 .74 ) 62 . 55∗5 2
¿201 .2 KNm M ( l / 2)=−(−74 . 6)+
2
+
8
¿ 291 .6 kNm
(−51 . 92)−(−80 . 94 ) 43∗52
M (l/2)=−(−51. 92)+ + 5 −74 . 6−(−117 .74 )
2 8 x 0= + =2 . 64 m
2 62 .55∗5
¿ 200 . 8 kNm

5 −51. 92−(−80 .94 ) ( 1. 35∗13+1. 5∗30)∗( . 8∗5)3


x 0= + =2 . 63 m M 4 =−
2 43∗5 8. 5∗( . 8∗5+ 4 )
(1 . 35∗13+1 . 5∗30 )∗( 4 )3

(13+30 )∗(. 8∗5)3 +(13+30 )∗(4 )3 8 . 5∗( .8∗5+ 4 )
M 4 =− . .. .. .=−117 .74 kNm
8. 5∗(. 8∗5+ 4 )
. .. .. .=−80. 94 kNm
Travée 4

P=17.55KN/m
Travée 4 −117. 74−(−0 ) 4 2
Mm=117 .74 +(62 .55 /2)∗( + )
62 .55∗4 2
p=43kN/m ¿ 190 . 89 kNm

222
−80 . 94−(−0 ) 4 2 M ( l / 2)=−(−117 . 74 )+
(−117 . 74 )−(−0 ) 62. 55∗4 2
+
Mm=80. 94 +( 43/2)( + ) 2 8
43∗4 2 ¿ 183 . 97 kNm
¿ 131 .23 kNm
4 −117 . 74−(−0)
(−80. 94 )−(−0 ) 43∗4 2 x 0= + =1 .53 m
M (l/2)=−(−80 .94 )+ + 2 62 .55∗4
2 8
¿ 126 . 47 kNm M5=0

4 −80 .94−(−0)
x 0= + =1 .53 m
2 43∗4

M5=0

Cas de charge 5

1 2 3 4 5

Etat limite de service Etat limite ultime

M1=M5=0 M1=M5=0

Travée 1 Travée 1

P=13KN/m P=17.55 KN/m

0−(−40 .77 ) 3 . 5 2 0−(−58. 33 ) 3 .5 2


Mm=−0+( 13 /2 )∗( + ) Mm=−0+17 .55 / 2)∗( + )
13∗3 . 5 2 17 .55∗3 .5 2
¿ 45 . 51 kNm ¿ 63 . 95 kNm

−40 .77−(−0 ) 13∗3. 52 −0−(−58 . 33) 17 . 55∗3. 52


M ( l / 2)=−(−0)+ + M (l/2)=−(−0)+ +
2 8 2 8
¿ 40 . 29 kNm ¿56 . 03 kNm

3 . 5 0−(−40 . 77 ) 3 . 5 0−(−58 .33 )


x 0= + =2. 64 m x 0= + =2 .64 m
2 13∗3 . 5 2 17 . 55∗3 .5

M 2 =−
( 13 )∗3 . 53 +( 13+30)∗( 0 . 8∗4 . 4 )3 (1.35∗13)∗3.5 3
8 .5 (3 . 5+. 8∗4 . 4 ) M 2=− ¿
8.5(3.5+.8∗4.4)
. .. .. .=−40 .77 Nm −¿ 8.5(3.5+.8∗4.4)
(1.35∗13+1.5∗30)∗(0.8∗4.4)3 ¿
Travée 2 ......=−58.33kNm

223
p=43KN/m Travée 2

−40 . 77−(−72. 39) 4 . 4 2 P=62.55KN/m


Mm=40 .77+(43 /2)∗( + )
43∗4 . 4 2
¿ 161 .24 kNm −58 .33−(−105.3) 4.4 2
Mm=58.33+(62.55/2)∗( + )
62.55∗4 .4 2
−40 .77−(−72 .39 ) 43∗4 . 42
M (l/2)=−(−40 . 77)+ + ¿234.10kNm
2 8
¿ 160 .64 kNm
−58.33−(−105 .3 ) 62 .55∗4 .42
M (l/2)=−(−58. 33 )+ +
4 . 4 −40 . 77−(−72. 39) )
2 8
x 0= + =2. 37 m ¿233 .18 kNm
2 43∗4 . 4

(0 . 8∗4 . 4 )3∗(13+30)+(13+30 )∗(0 . 8∗5)3


4 . 4 −58 .33−(−105 .3 )
M 3 =−
x 0= + =2 .37 m
8 .5 (0 .8∗4 . 4+. 8∗5) 2 62 .55∗4 . 4
. .. .. . .=−72 .39 kNm
( 0 . 8∗4 . 4 )3∗( 1. 35∗13+ 1. 5∗30)
M 3 =−
8 .5 ( 0. 8∗4 . 4+. 8∗5)
(1 . 35∗13+1 . 5∗30 )∗( 0 . 8∗5 )3

Travée 3 8 . 5( 0 . 8∗4 . 4+. 8∗5
. .. .. . .=−105 .30 kNm
P=43KN/m
Travée 3
−72 .39−(−52. 7 ) 5 2
Mm=72 . 39+( 43/2)∗( + ) P=62.55KN/m
43∗5 2
¿ 197 . 10 KNm −105 . 3−(−75 . 39) 5 2
Mm=105 . 3+( 62 . 55/ 2)∗( + )
62 .55∗5 2
−72 . 39−(−52 .7 ) 43∗5 2 ¿ 286 . 1kNm
M (l/2)=−(−72. 39)+ +
2 8
−105. 3−(−75 .39 ) 62 .55∗52
¿ 196 . 92 kNm M (l/2)=−(−105. 3 )+
2
+
8
¿ 285 . 8 kNm
5 −72. 39−(−52. 7 )
x 0= + =2. 41 m
2 43∗5 5 −105 .3−(−75 .39 )
x 0= + =2. 41m
2 62 .55∗5
( 13+30 )∗( . 8∗5 )3 +( 13 )∗( 4 )3
M 4 =−
8. 5∗( . 8∗5+ 4 ) ( 1. 35∗13+1. 5∗30)∗( . 8∗5)3
M 4 =−
. .. .. .=−52 . 7 kNm 8. 5∗( . 8∗5+ 4 )
(1 . 35∗13 )∗( 4 )3

8 . 5∗( .8∗5+ 4 )
. .. .. .=−75 . 39 kNm
Travée 4
Travée 4
p=13kN/m
P=17.55KN/m
−52. 7−(−0 ) 4 2
Mm=52 . 7+( 13 /2 )( + )
13∗4 2 −75 . 39−(−0) 4 2
¿ 59 . 02kNm Mm=75 . 39+(17 . 55/2)∗( + )
17 . 55∗4 2
¿82 . 91kNm

224
−52. 7−(−0) 13∗42 −75. 39−(−0 ) 17 .55∗4 2
M (l/2)=−(−52. 7 )+ + M (l/2)=−(−75. 39 )+ +
2 8
2 8 ¿ 72 .79 kNm
¿ 52 .35 kNm
4 −75. 39−(−0 )
4 −52. 7−(−0) x 0= + =0. 92 m
x 0= + =0 . 98 m 2 17 .55∗4
2 13∗4
M5=0
M5=0

Tracée de la Courbe enveloppe des moments fléchissants

Les moments fléchissants comme nous les avons vus, sont en général des fonctions
paraboliques. Le tracé des courbes enveloppes se réduit de ce fait au tracé de paraboles. Nous nous
proposons ici, de vous donner une méthodologie pour tracer graphiquement les courbes enveloppes,
dès lors que les points singuliers (moments aux appuis, moment à mi-portée) sont connus.
1- choix d’une échelle des longueurs pour la poutre continue (moitié de la poutre si la poutre et les
charges sont symétriques) ;
2- Choix d’une échelle pour les moments fléchissants ;
3- Pour une travée donnée, représenter sur les appuis de gauche et de droite, respectivement M ai et
Mai+1, moments respectifs sur ces appuis, Me et Mw ;
4- Représenter le point d’abscisse li/2 et d’ordonnée Mi (li/2) ;
5- De Mi (li/2) monter la verticale coupant M aiMai+1 en Mi0 ; La droite MaiMai+1 est la tangente à la
parabole en (l/2,Mi(l/2)) ;
6- Placer le point M’i0 symétrique de Mi0/Mi(li/2) ; Les droites M’i0Mai et M’i0Mai+1représentent
respectivement les tangentes à la courbe aux points Mai et Mai+1 ;
7- Le moment Maximal dans la travée correspond au point de la courbe où la tangente est horizontale.

Me
Mw
Mi0

M(l/2)

l/2

M(x)
M’i0
225
Fig. 63 : Tracé d’une parabole
MeA, MwA sont les tangentes à la paraboles à x=0 et x=l

11.4 Poutres continues : méthode de Caquot avec surcharges d’exploitation élévées et


poutres solidaires des poteaux
11.4.1 Introduction
Dans les cas que nous avons présentés ci-dessus, nous avons supposé que la poutre,
d’inertie variable ou constante se reposait simplement sur ses appuis que constituent les
poteaux. Il s’agit là d’une très grande simplification qui ne peut en principe être admise que
pour des structures soit très simples, soit supportant des charges relativement peu élevées.
Dans le cas de constructions réelles en béton armé, le poteau est solidaire de la poutre et toute
déformation au niveau de la poutre se répercute sur les poteaux auxquels elle est solidaire.

11.4.2 Principe de la méthode


Soient An, Ae, As, Aw les barres qui convergent vers le nœuds i et supposées articulées
aux extrémités opposées, avec Ae et Aw respectivement les poutres de droite et de gauche, A n
et As les poteaux respectivement supérieurs et inférieurs. Soient I n, ln, Ie, le, Is, ls, Iw et lw
respectivement leur inertie et leur longueur.
n

w e

On détache de chaque côté du nœud, les longueurs fictives de poutres l’ et de poteaux h’,
Fig. 64 : Définition d’un noeud
telles que :
N. h’n= 0.9hn si le nœud appartient au dernier étage ;
O. h’n = 0.8hn dans les autres cas ;
P. h’s = 0.8hs sauf si dans les cas où les poteaux sont articulés sur leurs fondations, auquel
cas on prend h’s=hs.
11.4.3 Cas d’une travée intermédiaire

226
On prend l’e = 0.8le et l’w = 0.8 lw. Si pw et pe sont respectivement les charges
uniformément réparties, Pw et Pe les charges ponctuelles sur chacune des poutres, on pose :
p w l' 2
w
M ' w= +l ' w Σk w P w
8.5
pe l '
e2
M ' e= +l ' e Σk e P e
8. 5
Les moments au niveau des nus d’appuis en valeurs absolues sont données par les relations :
Kw K
M w =M ' e + M ' w (1− w )
D D
Ke Ke
M e=M ' w + M ' e (1− )
D D
Ks
M s = ( M ' e −M ' w )
D
Kn
M n = ( M ' e−M ' w )
D
Iw Ie Is In
K w= , Ke= , K s= , K n=
l 'w l' e h's h 'n
où : D=K w + K e + K s + K n
Mw, moment au niveau du nu de l’appui de la poutre de gauche ;
Me, moment au niveau du nu de l’appui de la poutre de droite ;
Ms, moment au niveau du nu de l’appui du poteau inférieur ;
Mn, moment au niveau du nu de l’appui du poteau supérieur.
I, le moment quadratique de la section considérée.
11.4.4 Cas d’une travée de rive
a) Travée de rive avec console
Q. Nœud de rive
On prend Kw= 0, M’w est remplacée par Mw1, moment isostatique de la console au nu du
poteau. Les relations ci-dessus devienent :

Ke1 Ke 1
M e 1 =M ' w 1 + M ' e (1− )
D1 D
1

K s1
M s 1= ( M ' e 1 −M ' w 1 )
D1
K
M n = n 1 ( M ' e 1 −M ' w 1 )
D1

227
pe l '
e2
M ' e= +l ' e Σk e P e
où 8. 5

I e1 Is1 I n1
K e 1= , K s1 = , K n1 =
l 'e 1 h ' s1 h 'n 1
D1 =K e 1 + K s 1 +K n 1

R. Nœud voisin d’un nœud de rive

La longueur l’w2 de la travée fictive est prise égale à χ1lw2 avec :


. χ1=0.8 si Ks1+Kn1>1.5Ks1

Ks1+ K n
χ =1− 1

.
1 7 . 5 K e1 pour Ks1+Kn1<1.5 Ke1
Pour la travée de droite, la longueur fictive l’e2 est prise égale à :
S. 0.8 le2 si elle n’est pas une travée de rive ;
T. 3le2 s’il s’agit d’une travée de rive ;
avec :
. χ3=0.8 si Ks3+Kn3>1.5Kw3

Ks3+ Kn
χ =1− 3

.
3 7 . 5 K w3 pour Ks3+Kn3<1.5 Kw3
Les relations donnant les moments sur les appuis deviennent, en remplaçant M’w par

1 K e1
M ' w 2− Mw
2 .125 D 1 1
:
Kw2 1 K e1 K
M w =M ' e 3 +(M ' w2 − M w )(1− w2 )
D 2 .125 D1 1 D
1 Ke1 K K
M e=( M ' w 2− M w ) e 2 +M ' e 3 (1− e 3 )
2. 125 D1 1 D D
K s2 1 Ke1
M s= ( M ' e 3 −( M ' w 2 − M w1 ))
D 2. 125 D1
K 1 K e1
M n = n 2 ( M ' e 3 −( M ' w 2− M w ))
D 2 .125 D 1 1

228
D1=Ke1+Ks1+Kn1
NB : Lorsqu’il n’ y a pas de console, on prend Mw1=0.

11.4.5 Cas d’une seule travée

En posant K=I/l, Ks=Is/h’s, Kn=In/h’n, nous avons :

pl 2
M '= +lΣ kP
8 .5 et les moments au niveau des nus sont donnés par :

K s+ K n
M =M '
- dans la poutre K +1 . 56( K s + K n )

Ks
M =M '
- poteau inférieur K +1 . 56( K s + K n )

Kn
M =M '
- poteau supérieur K +1 . 56( K s + K n )

EXERCICE

On considère la partie courante de la structure d’un immeuble comportant 7 planchers et


représentée sur la figure ci-dessous. La géométrie des éléments est donnée par :

Poutres : portée entre nue de poteaux 5.4m ; hauteur 0.5m ;

Poteaux : largeur 0.20m, hauteur 0.40m, longueur 2.70m

Dalle : épaisseur 0.15m

La poutre courante supporte les charges suivantes :

Charge permanente uniformément répartie y compris poids propre : 8.88kN/ml

Charge permanente ponctuelle à mi-portée de la poutre : 27.57 kN

Charge d’exploitation uniforme : 3.38kN/ml

Charge d’exploitation concentrée : 10.50kN

On donne : fc28=25Mpa, acier fe=400Mpa, fissuration peu nuisible.

Déterminer les moments aux nœuds A, B et C.

229
A B
C
Solution

Nœud A

Le point A est un nœud intermédiaire de l’ossature. Nous avons par conséquent :

. l’w =l’e= 0.8lw = 0.8le= 0.8*5.4 = 4.32m ;

. l’n = ls = 0.8hn = 0.8hs = 0.8*2.2 = 1.76m

Iw = Ie = .2*.53/12 = 2.083*10-3m4

In = Is =.2*.43/12 = 1.067*10-3m4

Calcul des rigidités de poutres

Kw = Ke = 2.083*10-3/4.32=482.25*10-6m3

Kn = Ks =1.067*10-3/1.76=606.25*10-6m

D =2*(482.25*10-6+606.25*10-6)=2177*10-6m

Kw/D=Ke/D=482.25*10-6/2177*10-6=0.223

Kn/D=Ke/D=606.25*10-6/2177*10-6=.278

Détermination des moments d’encastrements parfaits M’ aux ELU :

Descente des charges :

Charges uniformes :

Permanentes : pu= 1.35*8.88 =12kN/m

Surcharges :1.5*3.38 =5.07kN/ml

Charges ponctuelles :

Permanentes : Pu = 1.35*27.57=37.22kN

Surcharges : 1.5*10.50=15.75 kN
230
Position relative de la charge ponctuelle : a/l’=.5l/.8l=0.63

Le tableau présenté ci-dessus nous donne k=0.1503

On a donc :

Travée de gauche ou de droite chargée :

Pu=17.07kN/ml, Pu=52.97kN

M’w=M’e = pu*l2/8.5+l’wkwPw

= 17.06*4.322/8.5+4.32*0.1503*52.97=71.85kNm

Travée de gauche ou de droite non chargée

Pu=12kN/ml, Pu=37.22kN

M’w=M’e = 12*4.322/8.5+4.32*0.1503*37.22=50.5kNm

Répartition des moments autour du point A

1-Travée de gauche chargée, travée de droite déchargée :

M w =50 . 5∗0 . 223+71 .85∗(1−0 .223 )=67 . 01 kNm


M e=50 . 5∗(1−0 . 223 )+71 . 85∗0. 223=55. 26 kNm
M s =0 . 278(50 .5−71. 85 )=−5 . 93 kNm
M n =0 .278 (50. 5−71. 85 )=−5 . 93 kNm

2-Travée de gauche déchargée, travée de droite chargée

M w =71 .85∗0 . 223+50 .5∗(1−0 .223 )=55 . 26 kNm


M e=71 . 85∗(1−0 . 223 )+50 . 5∗0. 223=67 . 01kNm
M s =0 . 278(50 .5−71. 85 )=−5 . 93 kNm
M n =0 .278 (50. 5−71. 85 )=−5 . 93 kNm

3-Travée de gauche et de droite surchargées

M w =71 .85∗0 . 223+71 .85∗(1−0 .223 )=71 . 85 kNm


M e=71 . 85∗(1−0 . 223 )+71 . 85∗0. 223=71. 85 kNm
M s =0 . 278(71. 85−71. 85 )=0 kNm
M n =0 .278 (71. 85−71. 85 )=0 kNm

Nœud B

Le nœud B est nœud de rive et nous avons Me=0.

231
. l’w =0.8lw = 0.8*5.4 = 4.32m ;

. l’n = ls = 0.8hn = 0.8hs = 0.8*2.2 = 1.76m

Iw = .2*.53/12 = 2.083*10-3m4

In = Is =.2*.43/12 = 1.067*10-3m4

Calcul des rigidités de poutres

Kw = 2.083*10-3/4.32=482.25*10-6m3

Kn = Ks =1.067*10-3/1.76=606.25*10-6m

D =2*(482.25*10-6+2*606.25*10-6)=1694.75*10-6m

Kw/D=482.25*10-6/1694.75*10-6=0.285

Kn/D=Ks/D=606.25*10-6/1694.75*10-6=.0.358

Travée de gauche chargée

Kw
M w =M ' w (1− )=71 . 85∗(1−0 . 285)=51 . 37 kNm
D
Ks
M s =M n = ( M ' e−M ' w )=0 . 358∗(0−71 . 85)=−25 .72 kNm
D

Travée de gauche déchargée

Kw
M w =M ' w (1− )=50 . 5∗(1−0 . 285)=3610 Nm
D
Ks
M s =M n = ( M ' e−M ' w )=−0 . 358∗(0−50 . 5)=−18 .07 kNm
D

232
Chapitre 12

Calcul des dalles s’appuyant sur quatre côtés 0.4<lx/ly<1

12.1 Introduction

Une dalle dont les dimensions l x et ly, mesurées au nu des appuis, sont telles que l x soit
le plus côté (lx<ly), est considérée comme s’appuyant sur quatre côtés (flexion
bidirectionnelle) si 0.4<lx/ly<1.

12.2 Equation différentielle de la flexion d’une plaque

Les dalles sur quatre côtés sont en général continues. La méthode de calcul consiste à
supposer la dalle articulée sur son contour puis à tenir compte de la continuité de manière
forfaitaire. Si nous considérons une telle dalle, l’application d’un effort dans le plan de la
dalle provoque une déformation et une flèche au centre w0. L’équation différentielle de la
déformée d’une telle plaque est donnée par la résistance des matériaux :

233
∂4 w ∂4 w ∂4 w p ( x , y )
+2 + =
∂ x4 ∂ x2 y2 ∂ y4 D

avec :

p(x,y) est la densité de charge sur la plaque ;

Eh3
D=
12 (1−υ 2 ) ;

h épaisseur de la dalle ;

E module d’élasticité du matériau ;

 coefficient de poisson.

Les moments fléchissants sont quant à eux donnés par :

∂2 w ∂2 w
Mx=−D( +ν 2 )
∂ x2 ∂y
∂ w ∂2 w
2
Mx=−D( 2 +ν 2 )
∂y ∂x

Les efforts tranchants quant à eux sont donnés par les relations :

∂2 w ∂2 w
Tx=−D ∂( +ν 2 )/∂ x
∂ x2 ∂x
∂ w ∂2 w
2
Ty=−D ∂( 2 +ν 2 )/∂ y
∂y ∂x

La résolution de ce problème est très laborieuse si bien que dans la pratique on


n’utilise que des méthodes approchées dont les solutions, présentées sous forme de tableaux
ou d’abaques (Pigeau par exemple) donnent en général les moments au centre de la plaque.

12.3 Flexion d’une plaque rectangulaire articulée sur son pourtour selon BAEL 91

Selon les règles BAEL91 (Annexe F3), les moments fléchissants au centre d’un
panneau et sur une bande de largeur unité, soumis à une charge uniformément chargé et
articulé sur le contour sont donnés par les relations : Mx = x plx2 My = y Mx

234
1m

1m
Figure 64 : Calcul du moment au centre de la plaque suivant x et y

où p est la densité de charge sur la plaque et couvrant toute la surface, x et y sont fonction
de  = lx/ly et du coefficient de Poisson  que l’on prend égal à 0 aux ELU, et 0.2 aux ELS.
Les moments Mx et My permettent de calculer les armatures dans les deux directions x et y.

ELU =0 ELS =.2

=lx/ly x y x y

0.4 0.1101 0.2500 0.1121 0.2854

0.45 0.1036 0.2500 0.1063 0.3234

0.50 0.0966 0.2500 0.1000 0.3671

0.55 0.0894 0.2500 0.0936 0.4150

0.60 0.0822 0.2948 0.8700 0.4672

0.65 0.0751 0.3613 0.8050 0.5235

0.70 0.0684 0.4320 0.0743 0.5817

0.75 0.0621 0.5105 0.0684 0.6447

235
0.80 0.0561 0.5959 0.0628 0.7111

0.85 0.0506 0.6864 0.0576 0.7794

0.90 0.0456 0.7834 0.0528 0.8502

0.95 0.0410 0.8875 0.0483 0.9236

1 0.0368 1 0.0441 1

12.4 Prise en compte de la continuité

La prise en compte de la continuité se fait en fixant forfaitairement les moments sur


appuis (Art. A82, 32, Art. B7.1). Les moments en travées sont ensuite déduits par la relation :

Mw+Me
M t+ ≥1 .25 M 0
2

où M0 est le moment au centre de la plaque supposée isostatique, ces moments étant à


considérer indépendamment dans le sens x et dans le sens y. Le moment sur un appui
commun à deux travées sera le plus grand en valeur absolue de celui déterminé pour chacun
des deux panneaux. Pour les moments sur appuis :

- Mw, Me= 0.6M0 si le plancher n’a que deux travées dans la direction considérée ;

- Mw, Me= 0.5M0 si la travée considérée est voisine d’une travée de rive ;

- Mw, Me = 0.4M0 dans les autres cas.

12.5 Vérification de la dalle au poinçonnement

Une dalle soumise à une charge localisée peut se rompre par poinçonnement. Si Q u est
la charge localisée ultime, uc le périmètre d’impact de la charge au niveau du feuillet moyen
de la dalle, c’est-à-dire au niveau de ma mi-épaisseur, h l’épaisseur de la dalle et f cj la
résistance du béton, le principe de vérification est le suivant :

Qu ≤[Link]

- uc = 2u+2v+4h : s’il n’y a pas de revêtement ;

- uc = 2u+2v+4h +3e s’il y a sur la dalle un revêtement d’épaisseur e.

- u et v les dimensions de la surface d’impact.

Q
236

h/2

h
.

12.6 – Dispositions constructives

12.6.1 Etat limite de déformation

L’article B75 précise qu’il n’est pas indispensable de vérifier la flèche, si les
conditions suivantes sont respectées :

h M tx

l x 20 M x
a) 0

A 2
ρ= ≤
b) bd f e

12.6.2 Pourcentage minimum d’armatures dans la dalle (Art. A 82,41, Art. B74)

{
1. 2. 10−3 (aciers . .. lisses)
A y min
≥ 8 .10−4 (FeE 40 ,. . .TS . .. φ>6)
bh
6. 10−4 ( Fe 50 , .. . TS .. . φ≤6)
Sens y

3−(l x /l y )
A x min> A y min
Sens x 2

237
12.6.3 Diamètres et espacement des barres

h
φ≤
- On doit avoir (art. A.72.1) : 10

U. Soit h la hauteur totale de la dalle, et l’espacement entre armatures doit être inférieur à :
(art. A 82,43) :

Charges réparties Charges concentrées

Sens x Min (3h, 33cm) Min (2h, 22cm)

Sens y Min (4h, 45cm) Min (3h,33cm)

12.6.4 Longueur des armatures

Selon l’article A82,44, une armature au moins sur deux doit être ancrée, si la dalle est
soumise à des charges réparties, et en totalité s’il existe des charges concentrées mobiles.

L’arrêt des barres se fait par une méthode forfaitaire (art. B71 et Annexe F1,3) selon le
la figure ci-dessous :
a) Amatures inférieures

Ly/10 238
b) Armatures supérieures (chapeaux)

l1 l2

Max(ls, l1/5)
Max(ls, l2/5)

Ly 0.15l2

Max(Ly/5,ls)

Fig. 66 : Ferraillage d’une dalle


12.6.5 Ancrage des barres sur appuis
239
Si ls est la longueur de scellement droit (l s=40 ) et s’il n’y a pas de charges
concentrées mobiles, l’ancrage sur appuis doit être au moins de l s/3 pour les ronds lisses
ou les aciers hautes adhérence et pour les treillis soudés d’au moins 1.5 centimètre si
appui sur poutres et au moins 5 centimètres si appui sur maçonnerie.

5cm
5cm

Fig. 67 : coupe sur une dalle pleine

EXERCICE D’APPLICATION

On désire déterminer le ferraillage d’un plancher industriel d’épaisseur 14cm supportant les
charges suivantes : Poids propre et charges permanentes : 4 kN/m2Surcharge 4 kN/m2

Déterminer les moments ultimes permettant de déterminer le ferraillage de cette dalle.

3.5

4.5 5.5 5.5 5

4
a b c d

Solution

Pu =1.35*4. +1.5*4. =11.4 kN/m2

Les tableaux qui suivent donnent les moments au centre et aux appuis sur les différentes
travées de la dalle et suivant les deux directions, avec = lx/ly, Mx = x plx2, My=yMx.

ab  x M0x Mwx Mex Mtx y M0y Mwy(a) Mey(b) Mty

1-2 0.77 0.059 8.23 0 -0.M0x .75M0x 0.466 3.83 0 .5M0y .75M0y

2-3 0.89 0.049 8.94 .5M0x 0.5M0x .75M0x 0.682 6.1 0 .5M0y .75M0y

240
3-4 0.67 0.0719 7.37 .5M0x 0 .75M0x 0.396 2.92 0 .5M0y .75M0y

bc  x M0x Mwx Mex Mtx y M0y Mwy(b) Mey© Mty

1-2 0.636 0.0763 10.65 0 .5M0x .75M0x 0.372 3.96 .5M0y .5M0y .75M0y

2-3 0.73 0.065 11.85 .5M0x .5M0x .75M0x 0.472 5.59 .5M0y .5M0y .75M0y

3-4 0.545 0.0915 9.39 .5M0x 0 .75M0x - - - - -

cd  x M0x Mwx Mex Mtx y M0y Mwy(c) Mey(d) Mty

1-2 0.7 0.068 9.5 0 .5M0x .75M0x 0.436 4.14 .5M0y 0 .75M0y

2-3 0.8 0.056 10.21 .5M0x .5M0 .75M0x 0.595 6.07 .5M0y 0 .75M0y
x

3-4 0.6 0.081 8.31 .5M0x 0 .75M0x 0.305 2.53 .5M0y 0 .75M0y

Courbe type suivant


-.5max(Meab,Mwbc) -.5max(Mebc,Mwcd)

-0.15 à 0.2 M0 -0.15 à 0.2 M0

0.75 M0
0.75 M0 0.75 M0

Applications numériques

(En gras seront reportées les valeurs numériques permettant le tracé de la courbe enveloppe et par
suite le calcul des armatures en travée et sur appuis.)

Sens x (petite portée)

Sur la trame ab

Travée 1-2 M0x = 8.23 kNm

Mw = 0

Me = –0.5M0 = - 0.5*8.23 = - 4.15 kNm

241
Mt = 0.75*M0 = 0.75*8.23 = 6.17 kNm

Travée 2-3 M0x = 8.94kNm

Mw=-0.5M0= - 0.5*8.94 = - 4.47 kNm

Me –0.5M0 = -0.5*8.94 = - 4.47 kNm

Mt=0.75*M0=0.75*8.94= 6.7 kNm

Travée 2-3 M0x=7.37kNm

Mw=-0.5M0= - 0.5*7.37 = - 3.7 kNm

Me =0

Mt=0.75*M0=0.75*7.37= 5.53 kNm

Sur la trame bc

Travée 1-2 M0x = 10.65 kNM

Mw= 0

Me = 0.5M0 = - 0.5*10.65 = - 5.34 kNm

Mt = 0.75*M0 = 0.75*10.65 = 7.99 kNm

Travée 2-3 M0x = 11.85 kNm

Mw = - 0.5M0 = - 0.5*11.85 = - 5.93 kNm

Me –0.5M0 = -0.5*11.85 = - 5.93 kNm

Mt = 0.75*M0 = 0.75*11.85 = 8.9 kNm

Travée 3-4 M0x = 9.39 kNm

Mw = - 0.5M0 = - 0.5*9.39 = - 4.7 kNm

Me =0

Mt = 0.75*M0 = 0.75*9.39 = 7.04 kNm

Sur la trame cd

Travée 1-2 M0x = 9.5 kNm

Mw= 0

Me = - 0.5M0= - 0.5*9.5 = - 4.75 kNm

Mt = 0.75*M0 = 0.75*9.5 = 7.125 kNm

Travée 2-3 M0x = 10.21 kNm


242
Mw=-0.5M0= - 0.5*10.21 = - 5.11 kNm

Me –0.5M0 = -0.5*10.21 = - 5.11 kNm

Mt=0.75*M0=0.75*10.21= 7.66 kNm

Travée 3-4 M0x = 8.31 kNm

Mw=-0.5M0= - 0.5*8.31 = - 4.16 kNm

Me =0

Mt=0.75*M0=0.75*8.31= 6.23 kNm

Sens y (grande portée)

Sur la trame12

Travée ab M0y=3.83kNm

Mw = 0

Me = – 0.5M0= - 0.5*3.83= - 1.92 kNm

Mt=0.75*M0= 0.75*3.83 = 2.87 kNm

Travée bc M0y= 3.96 kNm

Mw=-0.5M0= - 0.5*3.96 = - 1.98 kNm

Me –0.5M0 = -0.5*3.96 = - 1.98 kNm

Mt=0.75*M0=0.75*3.96= 2.97 kNm

Travée cd M0y=4.14kNm

Mw=-0.5M0= - 0.5*4.14 = -2.07 kNm

Me =0

Mt=0.75*M0=0.75*4.14= 3.1 kNm

Sur la trame 23

Travée ab M0y=6.10 kNm

Mw = 0

Me = – 0.5M0= - 0.5*6.10 = - 3.05 kNm

Mt=0.75*M0= 0.75*6.10 = 4.6 kNm

Travée bc M0y= 5.59 kNm

Mw=-0.5M0= - 0.5*5.59 = - 2.8 kNm


243
Me –0.5M0 = -0.5*5.59 = - 2.8 kNm

Mt=0.75*M0=0.75*5.59= 4.2 kNm

Travée cd M0y = 6.07 kNm

Mw=-0.5M0= - 0.5*6.07 = -3.03 kNm

Me = 0

Mt=0.75*M0=0.75*6.07= 4.55 kNm

Sur la trame 34

Travée ab M0y = 2.92 kNm

Mw= 0

Me = – 0.5M0= - 0.5*2.92= - 1.46 kNm

Mt=0.75*M0= 0.75*2.92 = 2.19 kNm

Travée bc lx/ly<.04 = Porte dans un seul sens ici

Travée cd M0y = 2.53 kNm

Mw = - 0.5M0= - 0.5*2.53 = -1.27 kNm

Me = 0

Mt = 0.75*M0 = 0.75*2.53 = 1.9 kNm

Travail à faire

1-Tracer les courbes enveloppe relative à chaque trame ;

2-Déterminer le ferraillage complet de la dalle et en faire un plan détaillé à l’échelle 1/100.

244
Chapitre 13

Calcul des fondations superficielles

13.1 Introduction

Une fondation dans un ouvrage est la partie qui est en contact avec le sol auquel elle
transmet les charges de la superstructure. Cette transmission peut se faire par des semelles et
radiers lorsque le sol capable de supporter les pressions dues à la superstructure est à une
faible profondeur (moins de deux mètres). Lorsque celui-ci est plus profond, la transmission
des charges se fait par l’intermédiaire soit des puits, soit de pieux. Nous nous limiterons ici au
cas des fondations superficielles.

12.2 Contraintes admissibles du sol


Sous l’effet des charges qui lui sont appliquées, le sol de déforme, on parle de tassement.
Au delà d’une certaine limite de chargement, le sol perd ses propriétés et se déforme de
manière anormale, mettant en cause la stabilité de l’ouvrage. C’est pourquoi préalablement à
toute construction des essais doivent être réalisés afin de déterminer la capacité du sol à
résister et par conséquent de choisir les dimensions de la semelle de manière à limiter la
pression au sol à un niveau admissible. Deux types d’essais sont réalisés pour identifier le
sol :

a) Essai de laboratoire

245
L’échantillon du sol est prélevé sur le site puis étudié au laboratoire où l’on détermine
ses caractéristiques mécaniques. Les deux principaux essais de laboratoire réalisés dans le
cadre de l’étude des fondations sont : l’essai de cisaillement et l’essai triaxial. Ces deux essais
permettent de déterminer l’angle de frottement interne ainsi que la cohésion du sol,
paramètres à partir desquels on calcule la contrainte admissible en fonction de la géométrie de
la semelle et de la profondeur de la fondation.

Essais in situ ou essai sur place

Les essais sont réalisés directement sur le site de la construction. Les essais in situ les plus
courants sont : essai au pénétromètre dynamique, l’essai au pénétromètre statique, et l’essai au
pressiomètre.

12.3 Justification de la sécurité


La justification de la sécurité des fondations consiste à vérifier que sous l’effet des
charges arrivant sur une semelle, la contrainte reste inférieure à la contrainte admissible,
d’une part, d’autre part, que la différence entre les tassements de deux semelles données
restent inférieure à une limite admissible. En effet, un tassement uniforme sur l’ensemble des
semelles d’une fondation n’est pas préjudiciable pour la stabilité globale de la structure. Par
contre, un tassement différentiel entre deux semelles, induit au niveau de la superstructure des
moments et des forces parasites susceptibles de créer des fissures. Pour un bâtiment
d’habitation ou d’usage public par exemple, le tassement ne doit pas dépasser 2.5 centimètres,
car au-delà, on peut avoir des problèmes au niveau des raccordements (gaz, plomberie). Pour
les bâtiments industriels par contre (entrepôts), on peut tolérer jusqu’à 10 centimètres de
tassement. En ce qui concerne les tassements différentiels, si L est la distance entre deux
semelles et  le tassement différentiel entre eux, /L doit être limité à :

- 1/100 pour les murs de soutènements et les structures isostatiques ;

- 1/250 pour les structures rigides, les réservoirs de stockage métallique, les structures en
béton armé ;

- 1/500 murs non armés ;

- 1/750 local abritant des machines sensibles au tassement.

On détermine les contraintes transmises par une fondation en prenant une combinaison
d’actions non pondérées dont les cas les plus courants sont :

246
G+Q+S neige
G+Q+W vent
Si les tassements ainsi que les tassements différentiels sont acceptables, la vérification
consiste à s’assurer que les contraintes  transmises au sol par la superstructure sont
inférieures aux contraintes admissibles du sol, celles-ci étant données par les études
géotechniques. Pour les cas où les charges sont essentiellement verticales et sans excentricité
Ns
σ= ≤σ ad
on doit vérifier que : S
Ns

Fig. 68
Lorsque la contrainte n’est : Coupe
pas sur unesous
uniforme semelle
la filante
semelle(excentricité importante de
l’effort de compression, ou existence d’un moment réel), on doit vérifier que la contrainte 3/4
est inférieure à la contrainte admissible du sol.

3 σ max +σ min
σ ≤σ ad σ =σ 3/ 4 = ≤σ ad
ou 4
N

min

max
3/4
B/4 3B/4

Fig. 69 : Semelle excentrée ou reprenant un moment fléchissant

247
N 6∗e
σ Min = (1− )
A∗B B
N 6∗e
σ Max = (1+ )
Avec A∗B B
où e est l’excentricité de l’effort si celui-ci n’est pas centré sur la semelle ou e = M/N lorsque
la semelle est sollicitée par un moment fléchissant M. A et B sont les dimensions de la
semelle et son inertie par rapport à l’axe passant par son centre de gravité est : AB3/12.

12.4 Semelles filantes sous murs


Suivant la manière de transmettre les efforts on distingue deux types de semelles

a) Semelles flexibles
Coffrage
On admet ici que la semelle peut se déformer au contact du sol. Elles sont alors
calculées comme une double console encastrée sur le mur, et soumises à l’action des
contraintes exercées par le sol.

(B-b)/2 b (B-b)/2

s
Figure. 70 : Modèle de semelle flexible

Une semelle est dite flexible lorsque la condition suivante est respectée :
B−b
h≤ +5
4
relation dans laquelle les dimensions sont données en centimètre.

248
La détermination de largeur B de la semelle se fait avec la combinaison d’action :
Ns = G+Q+w
où Ns est la charge à l’état limite de service arrivant sur la semelle.
On a alors :
Ns
B=
σ ad

Ferraillage
La détermination de la section d’armature se fait aux états limites ultimes sur une
console de longueur (B-b)/2, de hauteur h, de largeur un mètre et encastrée sur le poteau.
La combinaison d’action à considérer est donnée par la relation suivante :
Nu = 1.35 G + 1,5Q +1,2.W

Ns

Fig. 71 : Semelle centrée flexible

La semelle reçoit du poteau une charge N exerçant :


N
σ 1=
- en partie supérieure de la semelle une contrainte de poinçonnement b ;
N
σ 2=
- en partie inférieure une contrainte B
La semelle devant être calculée comme une double console encastrée au niveau de la jonction
avec la semelle, le moment de flexion et l’effort tranchant sont respectivement :
T ( x )=σ 2 x
x2
M ( x )=σ 2
2
Au niveau de la jonction avec le poteau :

(
(B−b )
T ( x )=σ 2 x−σ 1 x−
2 )
( )
2
x2 (B−b )
M ( x )=σ 2 −σ 1 x−
2 2
Les valeurs maximales correspondant sont respectivement :
249
( B−b ) N
T max =σ 2
2
= 1−
2 ( ) b
B
1 N (B−b )
M max = ( σ 2 B2 −σ 1 b2 )=
8 8

La semelle est assimilée à une poutre en flexion et comprenant :


1- armatures principales de section A s par mètre linéaire, perpendiculaire à l’axe de la
semelle, le moment étant maximal à l’encastrement ;
2- armatures répartition A1 dont le rôle est essentiellement de maintenir à de positions
régulières les armatures principales. Leur section par mètre linéaire est prise égale A 1
= As/4 ;
3- armatures transversales At pour reprendre l’effort tranchant ;
4- armatures de montage, A dont le rôle est de positionner les aciers transversaux.
La figure ci-dessous donne un schéma type de ferraillage d’une semelle flexible.

As A At
A1

As
Fig. 72 : ferraillage d’une semelle flexible

b) Semelles rigides
Coffrage
A la différence des semelles flexibles dont la faible rigidité les rend moins plus
déformables, les semelles rigides sont supposées indéformables. L’effort transmis par le
poteau ou le mur se diffuse dans la semelle sous forme de bielles comprimées équilibrées en
partie inférieure de la semelle par des armatures tendues. Une semelle est supposée rigide
lorsque sa hauteur est au moins égale à la valeur suivante :
250
B−b
h> +5
4 [cm]

b N

d
h

Fig. 73 : Définition des bielles et de la géométrie d’une semelle rigide

Calcul de la section d’armature


La charge sur un mètre linéaire de semelle est N, évaluée à l’état limite ultime. En supposant
la bielle en équilibre sous l’effet de la force de pression du sol et de la force de tension dans l’acier
nous avons :
dx x = fdx h0
où  est pression exercée par le sol sur la semelle et f la contrainte au niveau de l’acier. On a donc
(figure 74) :
x Nu x N u x ( B−b)
f =σ =
h0 = B h 0 B Bd

Nu

. h0
d h

x
dx 
B/2

Fig. 74 : Modélisation d’une semelle rigide

Cette contrainte de traction est maximale à x= B/2 soit :

251
N u ( B−d ) ( B−b)
f max = =σ
2 Bd 2d
L’effort de traction maximal dans l’acier vaut quant à lui :

[ ]
B /2 B /2
N u ( B−b )
N ma = ∫ fdx= x 2
x 0 B2 d 0

A l’abscisse x courante l’effort de traction vaut :


B /2
N u (B−b ) B 2 x 2 N u ( B−b) x2
N ( x )= ∫ fdx= 2
( − )= (1−4 2
)
0 B d 8 2 8d B
La figure qui suit donne une représentation graphique de la variation de l’effort de traction dans la
semelle.

(x)

La section d’armature transversale de la semelle est donnée par :


Fig. 75 : Distribution des contraintes le long d’un acier tendu dans une semelle rigide
N max
A s=
f su avec fsu = fe/s

L’armature longitudinale ou armature de répartition est d’environ A l = As/4. On n’a pas besoin
d’armatures d’effort tranchant en raison de l’hypothèse de diffusion des contraintes par bielles de
compression. La figure 76 donne le schéma de ferraillage d’une semelle filante rigide.

Al As

Fig. 76 : Ferraillage d’une semelle filante rigide

13.5 Semelles rigides isolées

252
Les semelles rigides isolées sont calculées de la même manière que les semelles rigides
filantes mais dans les deux directions x et y.

Pour le coffrage on a Ns étant l’effort dans le poteau à l’état limite de service, A et B les
dimensions de la semelles :

Ns
S= A . B=
σ ad

Si a et b sont les dimensions transversales du poteau, on admet en général que celles-ci


doivent être homothétiques aux dimensions de la semelle soit a/A=b/B soit :

b 2 Ns
S= AB = A =
a σ ad

soit :
A=
√ a . Ns
bσ ad

N u ( A−a )
Ax=
8 d x f su

N u ( B−b )
A y=
Les sections d’armatures sont données par : 8 d y f su

dx et dy représentent les hauteurs utiles de la semelles respectivement dans le sens x et y.

Ax Ay
Figure. 77 : Vue en plan du ferraillage d’une semelle isolée

253
Remarques :

Pour les semelles de grandes dimensions, il faut prévoir un glacis pour réduire le volume de
béton compte tenu du volume de la partie de la semelle ne participant pas à la résistance de la semelle.

EXERCICES SUR LE CHAPITRE 13


EXERCICES CORRIGES
Exercice corrigé E13-1
Une semelle filante, de largeur B, reçoit une charge par mètre linéaire N s= 100 kN. Le mur qu’il
supporte a une épaisseur b=20cm. La contrainte admissible du sol est de 1bar. Déterminer le coffrage
de cette fondation.
Solution
Soit B la largeur de la semelle, et s la contrainte amenée sous la semelle par la charge appliquée. La
contrainte s doit rester à tout moment inférieure ou égale à la contrainte admissible, soit :

Ns N .1
σ= ≤σ ad B≥ s ≤σ ad= =1 m
Bx 1 d’où σ ad .1
La hauteur h est donnée par :
B−b 100−20
h≥ +5 h≥ +5=25 cm
4 soit 4 pour une semelle rigide.
Eventuellement si la semelle est flexible h peut être inférieure à 25cm.

Exercice corrigé E13-2


Une semelle rectangulaire, de section AB où A est la largeur et B la longueur, supporte une charge
Ns=350 kN. La charge est amenée par un poteau ab où a=25cm, b=40cm. La contrainte admissible
du sol est de 1.2 bar. Déterminer le coffrage de la semelle.
Solution

A=
√ a . Ns

.25 x .35
bσ ad = . 4 x . 12
=1 .35 m
B
b
a
A
.4
.25
1.35  2.16

La hauteur h est donnée par :

B−b A−a 216−40 135−25


h≥Max( +5 , +5)=Max( +5 , +5 )=49 cm
4 4 4 4 . On peut adopter h=50cm

Exercice E13-3
Un semelle filante, de largeur B= 1m, et de hauteur h=35cm, supporte une charge ultime Nu = 150
kN. Déterminer son ferraillage. On donne fe = 300 MPa.
Solution

254
La semelle est rigide et la section d’acier de renfort est donnée par :
N u (B−b ) .15 (1−.2 )1 . 15
A s≥ = =1 . 92 cm2 /ml
8 df su 8 x . 3 x 400

Exercice corrigé E13-4


Une semelle filante de largeur B= 2m, et de hauteur h =30cm, supporte une charge ultime N u = 150
kN. Déterminer son ferraillage. On donne fe = 300 MPa et fc28=25MPa.
La semelle est flexible et est assimilée à une poutre console de longueur l=.9m, et de hauteur h= .3m,
soumise à une charge uniforme p=.15/1x1=.15MN/ml. Le moment maximum ultime est donné par :
Mu=pl2/2= .15x.92/2= .061MNm.
Le moment réduit est :
=.061/1x.252x14= .07 Pivot A
La position de l’axe neutre est donnée par :

α=1.25 (1−√ 1−2 μ)=1.25(1− √1−2x .07 )=0. 091


La section d’acier est donnée par :
. 012
A s= =9 . 7 cm2 / ml
261 x .25( 1−. 4 x . 091 )
soit 9 HA12=10.17cm2 espacés de 13 cm
Exercice corrigé E13-5
Une semelle rectangulaire, de section AB où A=1.35m est la largeur et B=2.2m la longueur et une
hauteur h=50cm, supporte une charge ultime N U=500 kN. La charge est amenée par un poteau ab où
a=25cm, b=40cm. Déterminer les sections d’armature nécessaires pour son ferraillage. On donne f e =
400 MPa ;
Solution
La semelle est rigide, de section rectangulaire et la section d’acier de renfort dans la direction A est
donnée par :
N u ( B−b ) . 5( 2 .2−. 4 )1 .15
A s1 ≥ = =7 . 2 cm2
8 df su 8 x . 45 x 400

On peut prendre 10 HA10=7.85 cm2 espacés de 15 cm sur la largeur A=1.35 m avec un enrobage de
3cm ;
Dans la direction B elle est donnée par :
N u ( A−a ) .5( 1 . 35−. .25 ) 1. 15
A s2 ≥ = =4 . 6 cm 2
8 d ' f su 8 x . 43 x 400

On peut prendre 6 HA10=4.52cm2 avec un espacement espacés de 40 cm sur la largeur B=2.20 m


avec un enrobage de 3cm ;

255
CHAPITRE 14 : EXEMPLE DE CALCUL DE BATIMENT

On considère la structure donnée sur la figure ci-dessous. La dalle courante,


d’épaisseur 20 cm(15+5) est supportée par une ossature comprenant des poutres et des
poteaux représentés ici par leurs axes. L’entr’axe des entrevous est de 60 cm. Au niveau de la
terrasse, la dalle est pleine et d’épaisseur 15 cm. Lesnervures des poutres ont une section
b=20 cm et h=40 cm. Les poteaux ont une section a=20 cm et b=20 cm. On prendra comme
charge permanente sur la dalle y compris la terrasse g= 3.5 kN/m 2 et une surcharge q=4.5
kN/m2.
1) Déterminer le ferraillage de la trame bc14 ;
2)Déterminer le ferraillage de la poutre b14 ;
3) Déterminer le ferraillage des poteaux b3 et b4 ;
4) Si la contrainte admissible du sol est de 1.5 bars, déterminer le coffrage et le
ferraillage des semelles b3 et b4..

256
On donne : fe = 400 Mpa, fc28=25 Mpa, la fissuration sera considérée comme
préjudiciable.

3.15

3.15

a b c d e

1 20
3.5
20
2 20 3.5 20 4 20 3 20 3.5 20
4
3 20

3
4 20

Solution
Dans l’exemple qui suit, nous ferons tous les calculs détaillés. Il sera laissé au lecteur le soin
de compléter l’étude, notamment en faisant :
V. le plan de coffrage détaillé ;
W. les plans de ferraillage des dalles, poutres, poteaux et semelles ;
X. le tracé des courbes enveloppes et les épures d’arrêt des barres à partir des résultats
fournis ici.
1) Ferraillage de la terrasse

La dalle est pleine et d’épaisseur 15 cm. On constate que pour chacune des travées le
rapport des portées lx/ly est compris entre 0.4 et 1. La dalle porte donc dans les deux sens.
Charges et surcharges de service sur la dalle
Ps=3.5+4=7.5 kN/m2
Charges et surcharges ultimes sur la dalle
Pu = 1.35*3.5+1.5*4=10.725 kN/m2

bc  x M0x Mwx Mex Mtx y M0y Mwy(a) Mey(b) Mty

1-2 0.875 0.050 6.67 0 -0.M0x .75M0x 0.735 4.9 0.5 M0y .5M0y .75M0y
8

257
2-3 1 0.036 6.3 .5M0x 0.5M0x .75M0x 1 6.3 0.5 M0y .5M0y .75M0y
8

3-4 0.75 0.062 6 .5M0x 0 .75M0x 0.51 3.06 0.5 M0y .5M0y .75M0y
1

Travée 1-2

Mwx =.0 Mwy = 2.45 kNm

Mtx = 0.75Mx = 5 kNm Mty = 3.7 kNm

Mex = 0.5Mx = 3.33 kNm Mey = 2.45 kNm

Détermination des armatures


En travée sens x
Mu = Mtx =5kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.005/348*.13(1-0.4*.0265)=1.12cm2
En travée sens y
Mu = Mty =3.7 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.0037/348*.13(1-0.4*.0194)=0.82cm2
Calcul des chapeaux
Sens x
Mu = Mex=Max(3.33, 3.15) = 3.33 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00333/348*.13(1-0.4*.0174)=0.74cm2

Sens y
Mu = Mey = Mwy =2.45 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00245/348*.13(1-0.4*.0128)=0.54cm2

258
Travée 2-3
Mwx =3.15 kNm Mwy = 3.15 kNm

Mtx = 0.75Mx = 4.73 kNm Mty = 4.73 kNm

Mex = 0.5Mx = 3.15 kNm Mey = 3.15 kNm

Détermination des armatures


En travée sens x
Mu = Mtx =4.73 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00473/348*.13(1-0.4*.0265)=1.05cm2

En travée sens y
Mu = Mty =4.73 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00473/348*.13(1-0.4*.0265)=1.05cm2
Calcul des chapeaux
Sens x
Mu = Mex Max(3.15, 3)= 3.15 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00313/348*.13(1-0.4*.0165)=0.7cm2
Sens y
Mu = Mey = Mwy =3.15 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00315/348*.13(1-0.4*.0165)=0.7cm2

Travée 3-4
Mwx =.0.5Mx = 3 kNm Mwy = 1.53 kNm

259
Mtx = 0.75Mx = 4.5 kNm Mty = 2.3 kNm

Mex =0 Mey = 1.53 kNm


Détermination des armatures
En travée sens x
Mu = Mtx =4.5 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.0045/348*.13(1-0.4*.024)=1.cm2

En travée sens y
Mu = Mty =2.3 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.0023/348*.13(1-0.4*.012)=0.5cm2

Calcul des chapeaux


Sens x
Mu = Mex Max(3.15, 3)= 3.15 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00313/348*.13(1-0.4*.0165)=0.7cm2
Sens y
Mu = Mwy =1.53 kNm, h=.15m, b=1.00m
Pivot

As=.00153/348*.13(1-0.4*.008)=0.34cm2

Condition de non fragilité de la dalle

Dans le sens y, on doit avoir en travée comme en appui :


Ay>8*10-4bh=8*10-4*100*15=1.2cm2
Dans le sens x

260
Ax>Ay(3-lx/ly)/2
Soit :
Travée 1-2
Ax> (1.2(3-0.875)/2=1.275cm2 soit 1 HA6 tous les 24 cm
Chapeaux sens x :
Appuis 1 : Sup(40Ø, 3.5/10)=a+35cm
Appui 2 : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80 cm
Chapeaux sens y
Appuis b : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80cm
Appui c : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm

Travée 2-3
Ax> (1.2(3-1)/2=1.2cm2 soit 1 HA6 tous les 24 cm
Chapeaux sens x :
Appuis 2 : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80 cm
Appui 3 : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Chapeaux sens y
Appuis b : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80cm
Appui c : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Travée 3-4
Ax> (1.2(3-0.75)/2=1.35cm2 soit 1 HA6 tous les 24 cm
Chapeaux sens x :
Appuis 3 : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Appui 4 : l=a+Sup(40Ø, 3/10)=a+30 cm
Chapeaux sens y
Appuis b : l=a+2Sup(3.5/10, 4/10)=a+80cm
Appui c : l=a+2Sup(4/10, 3/10)=a+80 cm
Où a représente l’épaisseur du mur ou la largeur de la poutre portant la dalle. Le schéma de
ferraillage cette partie de la dalle est le suivant :

261
1 2 3 3

2-Ferraillage de la poutre b14


Il s’agit d’une poutre continue comportant trois travées de portées inégales.
Méthode de calcul
Les charges sont modérées, mais le rapport des portées successives n’est pas dans
tous les cas compris entre 0.8 et 1.25. Nous devons donc appliquer la méthode de Caquot en
considérant les poutres non solidaires des poteaux.
Distribution des charges
Le schéma ci-dessous donne la distribution des charges triangulaires sur la poutres
ainsi que le schéma mécanique correspondant.

A b c d e

1 3.5 2 4 3 3.5 4

Les charges uniformément réparties équivalentes(q e) à ces charges triangulaires sont


représentées par les premiers termes des relations qui suivent, le second terme correspondant
à la prise en compte du poids propre de la poutre.
Travée 1 :
Chargée
Pour l’effort tranchant :
qe = 0.5*10.725*3.5+1.35*0.2*25*.4=21.47 kN/ml
262
Pour le moment fléchissant :
qe =2/3*10.725*3.5+1.35*0.2*25*.4=27.7 kN/ml
Non chargée
Pour l’effort tranchant :
qe = 0.5*4.73*3.5+1.35*0.2*25*.4=11 kN/ml
Pour le moment fléchissant :
qe = 2/3*4.73*3.5+1.35*0.2*25*.4=13.72 kN/ml

Travée 2
Chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*10.725*4+1.35*0.2*25*.4=24.19 kN/ml
Pour le moment fléchissant :
qe = 2/3*10.725*4+1.35*0.2*25*.4=31.5 kN/ml
Non chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*4.73*4+1.35*0.2*25*.4=12.18 kN/ml
Pour le moment fléchissant :
qe = 2/3*4.73*4+1.35*0.2*25*.4=15.4 kN/ml

Travée 3
Chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*10.725*3+1.35*0.2*25*.4=18.8 kN/ml
Pour le moment fléchissant : qe=2/3*10.725*3+1.35*0.2*25*.4=24.19kN/ml
Non chargée
Pour l’effort tranchant :
qe =0.5*4.73*3+1.35*0.2*25*.4=9.8 kN/ml
Pour le moment fléchissant :
qe = 2/3*4.73*3+1.35*0.2*25*.4=12.18 kN/ml

Les schémas que nous adopterons donc pour le calcul sont les suivants :

Cas de charge 1
263
27.7 kN/ml 31.5 kN/ml 12.18 kN/ml

3.5 4 3
1 2 3 4
Appui 2
27 .7∗2 . 83 +31 . 5∗3 . 23
M 2 =− =−32. 16 kNm
8 . 5(2. 8+3 . 2)
Travée 1

27 .7 0−(−32 .16 ) 3 . 5 2
M m=−0+ ( + ) =60 kNm
2 3 . 5∗27 . 7 2
0−(−32. 16 ) 27. 7∗3 .5 2
M (l/2)=−0+( )+ =58 . 49 kNm
2 8
0−32 .16 21 . 47∗3. 5
R w= + =28. 38 kN
3. 5 2
0−32. 16 21 . 47∗3 .5
Re =− + =46 .75 kN
3 .5 2
T w =−R w=−28. 38 kN
T e=−R w + 21. 47∗3 .5=46 . 75 kN
Appui 3
31. 5∗3 .23 +12. 18∗2. 4 3
M 3 =− =−25 . 22kNm
8 .5 (3. 2+2 . 4 )

Travée 2

31 .5 −32. 16−(−25. 22) 4 2


M m=−(−32 . 16)+ ( + ) =91. 74 kNm
2 4∗31 .5 2
−32. 16−(−25. 22 ) 31 . 5∗42
M (l/2)=−(−32. 16 )+( )+ =91 . 69 kNm
2 8
−32. 16−(−25. 22 ) 24 .19∗4
R w= + =46 . 64 kN
4 2
−32 .16−(−25 . 22) 24 . 19∗4
Re =− + =50 . 11kN
4 2
T w =−R w=−46 . 64 kN
T e=−R w + 24 .19∗4=50 . 11kN

Travée 3

12 .18 −25 . 22−(−0) 3 2


M m=−(−25 . 22)+ ( + ) =29 . 21 kNm
2 3∗12. 18 2

264
−25. 22−(−0) 12 .18∗32
M (l/2)=−(−25. 22 )+( )+ =25 . 31 kNm
2 8
−25. 22−(−0) 9. 8∗3
R w= + =6 .29 kN
3 2
−25 . 22−(−0 ) 9 . 8∗3
Re =− + =23 . 11kN
3 2
T w =−R w=−6 .29 kN
T e=−R w +9. 8∗3=23. 11kN

Cas de charge 2

13.72 31.5 24.19

Appui 2

13 .72∗2. 83 +31. 5∗3. 23


M 2 =− =−26 . 14 kNm
8 .5(2 . 8+3 .2 )
Travée 1

13. 72 0−(−26 .14 ) 3 . 5 2


M m=−0+ ( + ) =36 .11kNm
2 3 . 5∗13 . 72 2
0−(−26 .14 ) 13 .72∗3 .5 2
M (l/2)=−0+( )+ =34 .07 kNm
2 8
−0−(−26 . 14 ) 11∗3 .5
R w= + =26 . 72 kN
3. 5 2
−0−(−26 .14 ) 11.∗3 .5
Re =− + =11. 78 kN
3 .5 2
T w =−R w=−26 .72 kN
T e=−R w +11∗3 . 5=11. 78 kN

Appui 3
31. 5∗3 .23 +24 . 19∗2 . 4 3
M 3 =− =−28 .71 kNm
8 . 5(3 .2+2 . 4 )
Travée 2 ,

31 .5 −26 . 14−(−28 .71 ) 4 2


M m=−(−26 . 14 )+ ( + ) =90 . 43 kNm
2 4∗31. 5 2
−26 . 14−(−28 .71 ) 31. 5∗4 2
M (l/2)=−(−26 .14 )+( )+ =90. 42kNm
2 8

265
−26 .14−(−28 . 71) 24 . 19∗4
R w= + =49 .02 kN
4 2
−26 . 14−(−28 .71 ) 24 .19∗4
Re =− + =47 . 74 kN
4 2
T w =−R w=−49 . 02 kN
T e=−R w +24 .19∗4=47 .74 kN

Travée 3

24 . 19 −28 .71−(−0 ) 3 2
M m=−(−28 . 71)+ ( + ) =43 . 46 kNm
2 3∗24 . 19 2
−28 . 71−(−0) 24 . 19∗3 2
M (l/2)=−(−28. 71 )+( )+ =41 .57 kNm
2 8
−28. 71−(−0) 18 . 8∗3
R w= + =18 . 63 kN
3 2
−28 .71−(−0 ) 18 .8∗3
Re =− + =37 .77 kN
3 2
T w =−R w=−18. 63 kN
T e=−R w +18 . 8∗3=37 . 77 kN

Cas de charge 3

31.5

13.72 12.18

Appui 2

13 .72∗2. 83 +31. 5∗3. 23


M 2 =− =−26 . 14 kNm
8 .5(2 . 8+3 .2 )
Travée 1
13. 72 0−(−26 .14 ) 3 . 5 2
M m=−0+ ( + ) =−36 .11 kNm
2 3 . 5∗13 . 72 2
0−(−26 .14 ) 13 .72∗3 .5 2
M (l/2)=−0+( )+ =34 .07 kNm
2 8

266
−0−(−26 . 14 ) 11∗3 .5
R w= + =26 . 71 kN
3. 5 2
−0−(−26 .14 ) 11∗3 . 5
Re =− + =11.78 kN
3 .5 2
T w =−R w=−26 .71 kN
T e=−R w +11∗3 . 5=11. 78 kN

Appui 3
31. 5∗3 .23 +12. 18∗2. 4 3
M 3 =− =−25 . 22kNm
8 .5 (3. 2+2 . 4 )
Travée 2

31 .5 −26 . 14−(−25 .22 ) 4 2


M m=−(−26 . 14 )+ ( + ) =89 .12 kNm
2 4∗31 .5 2
−26 . 14−(−25 .22 ) 31. 5∗4 2
M (l/2)=−(−26 .14 )+( )+ =88. 68 kNm
2 8
−26 .14−(−25 . 22) 24 . 19∗4
R w= + =48 .15 kN
4 2
−26 . 14−(−25 .22 ) 24 . 19∗4
Re =− + =48 . 61 kN
4 2
T w =−R w=−48 .15 kN
T e=−R w +24 .19∗4=48 .61 kN

Travée 3

12 .18 −25 . 22−(−0) 3 2


M m=−(−25 . 22)+ ( + ) =29 . 21 kNm
2 3∗12. 18 2
−25. 22−(−0) 12 .18∗32
M (l/2)=−(−25. 22 )+( )+ =26 . 31 kNm
2 8
−25. 22−(−0) 9. 8∗3
R w= + =6 .29 kN
3 2
−25 . 22−(−0 ) 9 . 8∗3
Re =− + =23 . 10 kN
3 2
T w =−R w=−6 .29 kN
T e=−R w +9. 8∗3=23. 11kN

Cas de charge 4
27.7 15.4 24.19

Appui 2

267
27.7∗2.83 +15.4∗3.23
M 2 =− =−21.82 Nm
8.5(2.8+3.2)
Travée 1

27 .7 0−(−21 . 82) 3 . 5 2
M m=−0+ ( + ) =54 .03 kNm
2 3 . 5∗27 . 7 2
0−(−21. 82) 27 . 7∗3 .52
M (l/2)=−0+( )+ =53 . 32 kNm
2 8
−0−(−21 . 82) 27 . 7∗3 .5
R w= + =54 . 71 kN
3. 5 2
−0−(−21. 82 ) 27 .7∗3 . 5
Re =− + =42. 24 kN
3 .5 2
T w =−R w=−54 .71 kN
T e=−R w +27. 7∗3 .5=42 . 24 kN

Appui 3
15 . 4∗3 .23 +24 . 19∗2 . 4 3
M 3 =− =−17 .62 kNm
8 .5(3 . 2+2. 4 )
Travée 2
15 . 4 −21 . 82−(−17 . 62) 4 2
M m=−(−21 . 82)+ ( + ) =50 . 55 kNm
2 4∗15 . 4 2
−21 . 82−(−17 . 62) 15 . 4∗42
M (l/2)=−(−21. 82)+( )+ =50 .52 kNm
2 8
−21. 82−(−17 . 62 ) 15. 4∗4
R w= + =29 . 75 kN
4 2
−21 .82−(−17 . 62) 15 . 4∗4
Re =− + =31. 85 kN
4 2
T w =−R w=−29. 75 kN
T e=−R w +12 . 7∗4=31. 85 kN
Travée 3

24 .19 −17 . 63−(−0 ) 3 2


M m=−(−17 . 63 )+ ( + ) =36 .74 kNm
2 3∗24 . 19 2
−17 .63−(−0 ) 24 . 19∗3 2
M (l/2)=−(−17 .63 )+( )+ =36 . 02 kNm
2 8
−17 .62−(−0) 18. 8∗3
R w= + =22. 33 kN
3 2
−17 . 62−(−0 ) 18 . 8∗3
Re =− + =34 . 07 kN
3 2
T w =−R w=−22. 33 kN
T e=−R w +24 .19∗3=34 . 07 kN

268
Nous résumons ci-après l’ensemble des résultats de calcul mené ci-dessus.

Moments fléchissants

Cas de charge 1

0 -36.16 -25.22 0

60 91.74 29.21
Cas de charge 2
0 -23.75 -28.74 0

36.14 90.43 43.46

Cas de charge 3

0 -26.14 -25.22 0

36.11 89.12 29.2

Cas de charge 4

0 -21.82 -17.62 0

54.03 50.55 36.74

Pour l’effort tranchant

Cas de charge 1

46.75 50.11 23.11

-28.38 -46.64 -6.29

Cas de charge 2

11.78 47.74 37.7

-26.72 -49.02 -18.63

Cas de charge 3

11.78 48.61 23.11

-26.71 -48.15 -6.29

Cas de charge 4

269
42.24 31.85 34.07

-54.71 -29.75 -22.33

Détermination des armatures

Travée 1-2

Mu = 60 kNm

Largeur de la table à prendre en compte

b=b0+2Min(L/10, lw/2, le/2)=2Min(3.5/10,3.5/2, 4/2)=b0+2*0.35

b=.90m

Moment repris par la table de compression :

Mbt = 14.2*0.90*0.2*(0.375-.1)=0.792MNm>Mu. L’axe neutre passe donc dans la table.


Nous devons calculer comme une poutre rectangulaire de largeur b = 0.9m.

=0.06/(0.9*14.2*0.3752)=0.033  =0.042

As= 0.06/348*0.375(1-0.4*0.042)=4.67 cm2, soit 3 HA 14

3HA14

Travée 2-3

Mu =91.74 kNm

b=0.9m

Mbt = 14.2*0.90*0.2*(0.375-.1)=0.792MNm>Mu. L’axe neutre passe donc dans la table.


Nous devons calculer comme une poutre rectangulaire de largeur b = 0.9m.

=0.09174/(0.9*14.2*0.3752)=0.05  =0.065

As= 0.09174/348*0.375(1-0.4*0.065)=7.22 cm2, soit 5 HA 14=7.7cm2

5HA14

270
Travée 3-4

Mu =43.46 kNm

b=0.9m

Mbt = 14.2*0.90*0.2*(0.375-.1)=0.792MNm>Mu. L’axe neutre passe donc dans la table.


Nous devons calculer comme une poutre rectangulaire de largeur b = 0.9m.

=0.04346/(0.9*14.2*0.3752)=0.024  =0.03

As= 0.04346/348*0.375(1-0.4*0.03)=3.37 cm2, soit 3 HA 14=4.62cm2

3HA14

Détermination des chapeaux

File2

Mu=36.16 kNm



As=0.03616/348*0.375(1-0.4*0.119)=2.91cm2

On peut prendre 3HA12=3.39cm2

File 3

Mu=28.74 kNm



As=0.02874/348*0.375(1-0.4*0.093)=2.28cm2

On peut prendre 3HA10=2.35cm2 3HA10

Zone de recouvrement

3HA12 3HA14 2HA14 3HA10

271
3-Ferraillage du plancher courant

Contrairement à la terrasse, le plancher courant est en entrevous supportés par des


poutrelles portant dans un seul sens, celui de la plus petite portée. Le schéma qui suit montre
les dispositions pratiques de ce genre de dalle.

Dalle de compression 60 60 5

15

Entrevous, zone tendue de la dalle 12 60

Modèle simplifié pour le calcul 5

24 12 24 15

Nous avons donc à déterminer les armatures dans une poutre continue en T, prenant
appui sur des poutres espacées respectivement de 3.5m, 4m et 3m. Comme pour la poutre
principale calculée plus haut, on doit appliquer la méthode de Caquot simplifiée.

Travée chargée : 10.725*.6=6.44kN/ml

Travée déchargée : 1.35*3.5*.6=2.84kN/ml

Cas de charge 1

6.44 kN/ml 6.44 kN/ml 2.84 kN/ml

3.5 4 3
1 2 3 4
Appui 2
6 . 44∗2. 83 +6 . 44∗3 .23
M 2 =− =−6 . 90 kNm
8 . 5(2. 8+3 . 2)
Travée 1

6 . 44 0−(−6 . 9) 3. 5 2
M m=−0+ ( + ) =13 .61 kNm
2 3 .5∗6 . 44 2

272
0−(−6 . 44 ) 6 . 44∗3 . 52
M (l/2)=−0+( )+ =13 . 08 kNm
2 8

Appui 3
6. 44∗3. 23 +2. 84∗2 . 4 3
M 3 =− =−5 .26 kNm
8 .5 (3 . 2+2 . 4 )
Travée 2

6. 44 −6 . 90−(−5 .26 ) 4 2
M m=−(−6. 90 )+ ( + ) =18 . 97 kNm
2 4∗6 . 44 2
−6 . 90−(−5. 26 ) 6 . 44∗4 2
M (l/2)=−(−6 . 90)+( )+ =18 . 97 kNm
2 8
Travée 3

2 . 84 −5 . 26−(−0) 3 2
M m=−(−5 . 26 )+ ( + ) =6. 36 kNm
2 3∗2. 84 2
−5 .26−(−0 ) 2 . 84∗32
M (l/2)=−(−5. 26 )+( )+ =5 . 72 kNm
2 8

Cas de charge 2

2.84 6.44 2.84

Appui 2

2 . 84∗2. 8 3 +6 . 44∗3 . 23
M 2 =− =−5 . 36 kNm
8 .5(2 . 8+3 .2 )

Travée 1

2 . 84 0−(−5 . 36) 3. 5 2
M m=−0+ ( + ) =7 . 44 kNm
2 3 . 5∗2 . 84 2
0−(−5. 36 ) 2 . 84∗3 .52
M (l/2)=−0+( )+ =7 .03 kNm
2 8

273
Appui 3
6. 44∗3. 23 +6 . 44∗2. 43
M 3 =− =−6 .3 kNm
8 . 5(3 .2+2 . 4 )
Travée 2 ,

6 . 44 −5 .36−(−6 . 3 ) 4 2
M m=−(−5 . 36 )+ ( + ) =18 . 71 kNm
2 4∗6 . 44 2
−5 .36−(−6 . 3) 6 . 44∗4 2
M (l/2)=−(−5. 36 )+( )+ =18 . 71 kNm
2 8
Travée 3

6 . 44 −6 . 3−(−0) 3 2
M m=−(−6. 3 )+ ( + ) =10 . 71 kNm
2 3∗6 . 44 2
−6 . 3−(−0 ) 6. 44∗32
M (l/2)=−(−6 .3 )+( )+ =1039 kNm
2 8

Cas de charge 3
6.44

2.84 2.84

Appui 2

2 . 84∗2. 8 3 +6 . 44∗3 . 23
M 2 =− =−5 . 36 kNm
8 .5(2 . 8+3 .2 )

Travée 1
2 . 84 0−(−5 . 36) 3. 5 2
M m=−0+ ( + ) =−7 . 44 kNm
2 3 . 5∗2 . 84 2
0−(−5. 36 ) 2 . 84∗3 .52
M (l/2)=−0+( )+ =7 .03 kNm
2 8

Appui 3
6. 44∗3. 23 +2. 84∗2 . 4 3
M 3 =− =−5 .26 kNm
8 .5 (3 . 2+2 . 4 )

Travée 2

6 . 44 −5 .36−(−5 . 26 ) 4 2
M m=−(−5 . 36 )+ ( + ) =18 . 19 kNm
2 4∗6 . 44 2
274
−5 .36−(−5 .26 ) 6 . 44∗4 2
M (l/2)=−(−5. 36 )+( )+ =18 . 19 kNm
2 8

Travée 3

2 . 84 −5 . 26−(−0) 3 2
M m=−(−5 . 26 )+ ( + ) =6. 36 kNm
2 3∗2. 84 2
−5 .26−(−0 ) 2 . 84∗32
M (l/2)=−(−5. 26 )+( )+ =5 . 83 kNm
2 8
Cas de charge 4
6.44 2.84 6.44

Appui 2

6 . 44∗2. 83 +2. 84∗3 . 23


M 2 =− =−4 . 6 kNm
8 .5(2 . 8+3 .2 )

Travée 1

6 . 44 0−(−4 .6 ) 3 . 5 2
M m=−0+ ( + ) =12 . 29 kNm
2 3 . 5∗6 . 44 2
0−(−4 . 6 ) 6 . 44∗3 . 52
M (l/2)=−0+( )+ =12 . 16 kNm
2 8
Appui 3
2 . 84∗3 .23 +6 . 44∗2 . 4 3
M 3 =− =−3 . 82 kNm
8 .5 (3 . 2+2 . 4 )

Travée 2
2 .84 −4 . 6−(−3 . 82) 4 2
M m=−(−4 . 6 )+ ( + ) =9. 89 kNm
2 4∗2 .84 2
−4 . 6−(−3 .82 ) 2 . 84∗4 2
M (l/2)=−(−4 . 6 )+( )+ =9 . 89 kNm
2 8

Travée 3

6 . 44 −3 .82−(−0 ) 3 2
M m=−(−3 . 82)+ ( + ) =9 .28 kNm
2 3∗6 . 44 2
−3. 82−(−0) 6 . 44∗32
M (l/2)=−(−3. 82 )+( )+ =9 .15 kNm
2 8
Nous résumons ces résultats dans le tableau ci-dessous où ne sont présentés que les
valeurs des moments maximum en travées et ceux sue appuis. Le lecteur s’exercera à partir
de ces résultats à tracer les courbes enveloppe et à tracer l’épure d’arrêt des barres :

275
Travée 1 Appui 2 Travée 2 Appui 3 Travée 3

Cas 1 13.6 -6.90 18.97 -5.26 6.36

Cas 2 7.44 -5.36 18.71 -6.3 10.71

Cas 3 7.44 -5.36 18.19 -5.26 6.36

Cas 4 12.29 -4.6 9.89 -3.82 9.28

Calcul des sections d’armature dans les poutrelles

Rappelons-nous que nous avons une section en T, dont l’épaisseur de la table de


compression est 5 cm.

Travée 1

Mu=13.6 kNm

Mbt =.6*14.2*.2(.18-.025)=264.12kNm >Mu

On calcule donc comme une section rectangulaire.



As=0.01364/(348*0.18(1-0.4*0.063))=2.27 cm2

On peut prendre 2HA12=2.6cm2

Appui 2

Mu=6.90 kNm



As=0.0069/(348*0.18(1-0.4*0.167))=1.18 cm2

On peut prendre 2HA10=1.57cm2

Travée 2

Mu=18.97 kNm

Mbt =.6*14.2*.2(.18-.025)=264.12kNm >Mu


276
On calcule donc comme une section rectangulaire.



As=0.01897/(348*0.18(1-0.4*0.089))=3.14 cm2

On peut prendre 2HA14=3.076cm2

Appui 3

Mu=6.3kNm



As=0.0063/(348*0.18(1-0.4*0.152))=1.101 cm2

On peut prendre 2HA10=1.57cm2

Travée 3

Mu=10.71 kNm

Mbt =.6*14.2*.2(.18-.025)=264.12kNm >Mu

On calcule donc comme une section rectangulaire.



As=0.01071/(348*0.18(1-0.4*0.048))=1.74 cm2

On peut prendre 2HA12=2.26cm2

2HA10 2HA10

2HA12 2HA14 2HA12

4-Dimensionnement des poteaux

Poteaux niveau R+2

Les charges à prendre en compte ici comprennent :

-charges et surcharges sur la dalle ;La figure ci-dessous donne pour les poteaux b3 et b4, la
surface à prendre en compte. Cette surface comprend le ¼ d’aire de chaque travée adjacente
au poteau considérée .

277
- poids propre des poutres supportant la terrasse, qui prend en compte la demi-portée de
chaque poutre arrivant au poteau ;

- poids propre du poteau.

Poteau b3 (poteau voisin d’un poteau de rive)

Charges ultimes amenées par la dalle :

Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*10.725

=140.76 kN

Charges de service amenées par la dalle :

Pds=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*7.5

=98.43 kN

Poids propre ultime de la poutre

Ppu=.2*.4*25*1.35*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=19.57 kN

Poids propre de service de la poutre

Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=14.5 kN

Poids propre poteau

Pcs=.2*.2*25*3.15=3.15 kN Pcu=1.35*3.15=4.25

Charge totale ultime sur le poteau

Nu=140.76+19.57+4.25=164.58 kN

278
Ns=104.27+14.5+3.15=121.92 kN

Poteau b4 (poteau de rive)

Charges amenées par la dalle :

Pdu=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*10.725=60.33 kN

Pds=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*7.5=42.2 kN

Poids propre poutres

Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=10.5 kN

Ppu=.2*.4*25*1.35(3.5/2+4/2+3/2)=14.2 kN

Poids propre poteau

Pcs=0.2*0.2*25*3.15=3.15 kN

Pcu=1.35*0.2*0.2*25*3.15=4.25 kN

Charge totale ultime sur le poteau

Ns= 42.2+10.5+3.15=55.85 kN

Nu=60.33+14.2+4.25=78.78kN

Poteaux niveau R+1

Les charges à prendre en compte ici comprennent :

-La charge amenée par le poteau du niveau R+2

-charges et surcharges sur plancher du niveau 2 .

- poids propre des poutres supportant la dalle du niveau 2 ;

-poids propre du poteau.

Poteau b3 (poteau voisin d’un poteau de rive)

Charges amenées par la dalle :

Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*10.725

=140.76 kN

Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*7.5

=98.43 kN
279
Poids propre poutres

Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=14.5 kN

Ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=19.57 kN

Poids propre poteau

Pcs=.2*.2*25*3.15=3.15 kN

Pcu=1.35*.2*.2*25*3.15=4.25 kN

Charge totale ultime sur le poteau

Nu=164.58+140.76+19.57+4.25=329.16 kN

Ns=116.08+98.43+14.2+3.15=231.88 kN

Poteau b4 (poteau de rive)

Charges amenées par la dalle :

Pdu=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*10.725=60.33 kN

Pds=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*7.5=42.2 kN

Poids propre poutres

Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=10.5 kN

Ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=14.2 kN

Poids propre poteau

Pcs=0.2*0.2*25*3.15=3.15 kN

Pcu=1.35*0.2*0.2*25*3.15=4.25

Charge totale ultime sur le poteau

Nu=78.98+60.33+14.2+4.25=157.78 kN

Ns=42.2+10.5+3.15+55.85=111.7 kN

Poteaux RDC

Les charges à prendre en compte ici comprennent :

-La charge amenée par le poteau du niveau R+1

-charges et surcharges sur plancher du niveau 1 .


280
- poids propre des poutres supportant la dalle du niveau 1 ;

-poids propre du poteau.

Poteau b3 (poteau voisin d’un poteau de rive)

Charges amenées par la dalle :

Pdu=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*10.725

=140.76 kN

Pds=[(3.5/2)*(4/2)+(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)+(4/2)*(4/2)]*7.5

=98.43 kN

Poids propre poutres

Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=14.5 kN

ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2+4/2)=19.57 kN

Poids propre poteau

Pcs=.2*.2*25*4=4 kN

Pcu=1.35*.2*.2*25*4=5.4 kN

Charge totale ultime sur le poteau

Nu=140.76+19.57+5.4+329.16=494.89 kN

Ns=98.43+14.5+4+231.88=348.81 kN

Poteau b4 (poteau de rive)

Charges amenées par la dalle :

Pdu=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*10.725=60.33 kN

Pds=[(3.5/2)*(3/2)+(3/2)*(4/2)]*7.5=42.2 kN

Poids propre poutres

Pps=.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=10.5 kN

Ppu=1.35*.2*.4*25*(3.5/2+4/2+3/2)=14.2 kN

Poids propre poteau


281
Pcs=0.2*0.2*25*4=4 kN

Pcu=1.35*0.2*0.2*25*4=5.4 kN

Charge totale sur le poteau

Nu=157.78+60.33+14.2+5.44=237.71 kN

Ns=111.7+42.2+10.5+4=168.4 kN

Niveau Poteau Nu(kN) Ns(kN) Section h

B3 164.58 116.08 20*20 3.15

R+2 B4 78.78 55.85 20*20 3.15

B3 329.16 231.88 20*20 3.15

R+1 B4 157.78 111.70 20*20 3.15

B3 494.89 348.81 20*20 4

RDC B4 237.71 168.4 20*20 4

Calcul des sections d’acier

R+2

Poteau b3

Nu=164.58 kN. d’après l’article B811, cette charge doit être majorée de 10% soit Nu=181 kN

B=0.2*0.2=0.04 m2 Br =0.18*0.18=0.03254m2

Inertie de la poutre : Ip=0.2*.43/12=1066.66*10-6 m4

Ip/lp=1066.6610-6/4=2.66.66*10-6 m3

Inertie du poteau : Ic =0.2*0.23/12=133.33*10-6 m4

Ic/lc=133.33*10-6/3.15=42.32*10-6 m3

On a Ip/lp>Ic/lc on prend donc lf=0.7l0=2.2m

0 .2
i= =0. 058
2 √3 , élancement = lf/i=38.<50

282
0 .85
α= =0. 68
38 2
1+0 .2( )
35

γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 181 0 . 0327∗25


A s> [ − ]= [ − ]<0
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 68 0 . 9∗1 .5

La section de béton est suffisante pour supporter 181 kN. Mais pour les raisons de fragilité du
béton nous devons mettre une section minimale donnée par :

Amin = Max(4cm2/m,0.2B/100)=Max(4*(0.4*2+0.2), 0.2*20*20/100)=[Link] peut prendre


4HA12=4.52cm2

Poteau b4

Nu =78.98kN

Calculs conduits comme précédemment, les paramètres géométriques étant les mêmes.

B=0.2*0.2=0.04 m2 Br =0.18*0.18=0.03254m2

Inertie de la poutre : Ip=0.2*.43/12=1066.66*10-6 m4

Ip/lp=1066.6610-6/4=2.66.66*10-6 m3

Inertie du poteau : Ic =0.2*0.23/12=133.33*10-6 m4

Ic/lc=133.33*10-6/3.15=42.32*10-6 m3

On a Ip/lp>Ic/lc on prend donc lf=0.7l0=2.2m

0 .2
i= =0. 058
2 √3 , élancement = lf/i=38.<50

0 .85
α= =0. 68
38 2
1+0 .2( )
35

γs N u B f 1 .15 0 . 07898 0 .0327∗25


A s> [ − r c 28 ]= [ − ]<0
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 68 0 . 9∗1. 5

Amin = Max(4cm2/m,0.2B/100)=Max(4*(0.4*2+0.2), 0.2*20*20/100)=4cm2. On peut prendre


4HA12=4.52cm2

Niveau R+1
283
Poteau b3

Nu=329.16 kN. Pour le calcul des sections cette charges doit être majorée de 10%, soit Nu
=362.08 kN

Les calculs relatifs aux caractéristiques géométriques sont les mêmes que ceux du niveau
R+2.
γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 362 0 . 0327∗25
A s> [ − ]= [ − ]=−0 . 0004< 0
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 68 0 . 9∗1 .5

Amin = Max(4cm2/m,0.2B/100)=Max(4*(0.4*2+0.2), 0.2*20*20/100)=[Link] peut prendre


4HA12=4.52cm2

Poteau b4

Nu= 157.78 kN
γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 15778 0. 0327∗25
A s> [ − ]= [ − ]<0
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 68 0 . 9∗1 . 5

Amin = Max(4cm2/m,0.2B/100)=Max(4*(0.4*2+0.2), 0.2*20*20/100)=[Link] peut prendre


4HA12=4.52cm2

Niveau RDC

Poteau b3

Nu=494.89 kN Charge majorée Nu =544.37 kN

B=0.2*0.2=0.04 m2 Br =0.18*0.18=0.03254m2

Inertie de la poutre : Ip=0.2*.43/12=1066.66*10-6 m4

Ip/lp=1066.6610-6/4=2.66.66*10-6 m3

Inertie du poteau : Ic =0.2*0.23/12=133.33*10-6 m4

Ic/lc=133.33*10-6/4=33.33*10-6 m3

On a Ip/lp>Ic/lc on prend donc lf=0.7l0=2.8m

0 .2
i= =0. 058
2 √3 , élancement = lf/i=48.27.<50

0 .85
α= =0. 616
48 .27 2
1+0 .2( )
35
284
γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 5444 0 . 0327∗25
A s> [ − ]= [ − ]=8 cm2
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 616 0 . 9∗1. 5

On peut prendre 4HA16=8.04 cm2

Poteau b4

Nu=237.71 kN ; Effort majoré 1.1*237.71=261.48 kN

Les calculs sont conduits comme en b3, les paramètres géométriques étant les mêmes.

γ s N u Br f c 28 1 .15 0 . 26148 0. 0327∗25


A s> [ − ]= [ − ]<0
f e α 0 .9∗1 .5 400 0 . 616 0 . 9∗1 . 5

La section de béton est suffisante. Mais pour les raisons de fragilité du béton nous devons
mettre une section minimale donnée par :

Amin = Max(4cm2/m,0.2B/100)=Max(4*(0.4*2+0.2), 0.2*20*20/100)=[Link] peut prendre


4HA12=4.52cm2

5. Coffrafge et ferraillage des semelles b3 et b4

Semelles b3

Nu =1.1*494.89=544.4 kN ; Ns=1.1*348.81=383.69 kN

Si S=A2 est la section de la semelle, nous aurons :

A≥
√ √Ns
σs
=
0 . 38369
0 . 15
=1 .52 m

Nous pouvons adopter une semelle carrée de côté a=1.6 m La semelle étant rigide,
nous devons choisir une hauteur h telle que h>(A-a)/4+5 où a est le côté du poteau carré, soit
h>40cm .

Calcul de la section d’armatures

La section d’armature dans la semelle est donnée par l’inégalité :

N u ( A−a) 0 . 49489(1 .6−0 . 2)


A s= = =6 . 63 cm2
8∗d∗f su 8∗0 .375∗348

285
Nous choisissons de placer un HA10 tous les 20 cm avec un enrobage de 2.5 cm.
Compte tenu de la forme carrée de la semelle, le même ferraillage se fera dans les deux sens.
Le principe de ferraillage est donné sur la figure qui suit :.

HA 10 esp = 20cm avec enrobage1 au bord de 2.5


Idem pour le sens y
1.60

30

40
1.60

10

Semelle b4

Nu =1.1*237.71=261.5 kN ; Ns=1.1*168.4=185.24 kN

Si S=A2 est la section de la semelle, nous aurons :

A≥
√ √Ns
σs
=
0 . 18524
0. 15
=1 . 11m

Nous pouvons adopter une semelle carrée de côté a=1.20 m. La semelle étant rigide, nous
devons choisir une hauteur h telle que h>(A-a)/4+5 où a est le côté du poteau carré, soit
h=30cm .

Calcul de la section d’armatures

La section d’armature dans la semelle est donnée par l’inégalité :

N u ( A−a) 0 .2615 (1. 60−0. 2 )


A s= = =4 . 78 cm2
8∗d∗f su 8∗0 . 275∗348

Nous choisissons de placer un HA10 tous les 23 cm avec un enrobage de 2.5cm. Compte tenu
de la forme carrée de la semelle, le même ferraillage se fera dans les deux sens. Le principe
de ferraillage est donné sur la figure qui suit.

HA10, esp=23 avec enrobage au bord de 2.5 1.20

Idem dans le sens y 20 30


286
10

1.20

Références bibliogaphiques

1- A. Guerrin, R .C. Lavaur, ‘ Traité de Béton Armé’, Tome 6, Dunod, 1972.

2- A. Guerrin, R.C. Lavaur, ‘Traité de béton armé, Ossatures d’immeubles et d’usines,


planchers, escaliers, encorbellement, ouvrages divers de bâtiments’, tome 4, Dunod, 4ème
édition 1975.

3- Albiges M., Mingasson M. ‘Théorie et pratique du béton armé aux Etats Limites’,
Eyrolles, 1981

4- Association canadienne du ciment Portland (CPCA), ‘Dosage et contrôle des mélanges de


bétons’, 5ème édition, 1991.

5- BAEL 91 ‘Règles Techniques de Conception et de Calcul des Ouvrages et Construction


suivant les Etats Limites’, Eyrolles 1991

6- BP Hughes, ‘Limite state theory for reinforced concrete Design’, Pittman Publishing
Corporation, 1976.

7- Charon Pierre, ‘ Calcul du béton armé suivant les règles BAEL 83’, Eyrolles, 1984.

8- Dinnequin, ‘Cours Supérieur de béton armé. Règles BAEL 83’, Eyrolles, 1988.

9- F. Letertre, H. Renaud, ‘Ouvrages en Béton Armé’, Foucher, 1978.

10- Geoges Dreux, ‘Calcul Pratique du béton armé’, Règles BAEL 80, Mise à jour 83’,
Eyrolles, 1983.

11- H. Thonier, ‘ Le Béton Précontraint aux Etats Limites’, Presses ENPC, 1985.
287
12- J. M. Destrac, D. Lefèvre, Y. Maldent, S. Silva, ‘ Mémotech Génie Civil’, Casteilla, 1996.

13- J.P. Mougin, ‘Cours de béton armé aux Etats Limites suivant les règles BAEL 83’,
Eyrolles, 1986.

14- P. Blondin, D. Fokwa, D. Embogo, ‘ Le Guide du Tâcheron’, SOPECAM, 1994.

15- [Link], E. Sigalov, V. Baïkov, ‘Construction en béton armé’, ed. Mir, Moscou,
1971.

Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie ‘, L’alcali-réactions dans les béton’,


Marché publique, Note N° 3, decembre 1998.

Annexes1
Classes d’exposition en fonction des conditions d’environnement selon EN 206-1

Désignation de Description de l’environnement Exemples


la classe
1-Aucun risque de corrosion, ni attaque
X0 Béton non armé et sans pièces métalliques noyées Intérieur des bâtiments où le taux d’humidité de
Béton armé ou avec des pièces métalliques : milieu très sec l’air est très faible
2-Corrosion induite par carbonatation
-Intérieur des bâtiments où le taux d’humidité de
XC1 Sec ou humide en permanence l’air est très faible
-Béton submergé en permanence
-Surfaces de béton soumises au contact à long terme
XC2 Humide, rarement sec de l’eau ;
-la plupart des fondations
-Intérieur des bâtiments où le taux d’humidité de
XC3 Humidité modérée l’air est moyen ou élevé
-Béton extérieur abrité de la pluie
-Surfaces de béton soumises au contact de l’eau,
XC4 Alternativement humide et sec mais n’entrant pas dans XC2 ;
3-Corrosion induite par les chorures
XD1 Humide modérée Surfaces de béton exposées à des chlorures
transportées par voie aérienne
XD2 Humide, rarement sec - Piscines
- Eléments en béton armé exposés à des eaux
industrielles contenant du chlore
XD3 Alternativement humide et sec -Eléments de ponts exposés à des projections
contenant des chlorures
-chaussées
-dalles des parking
4-Corrosion induite par des chlorures présents dans l’eau de mer
XS1 Exposés à l’air véhiculant du sel marinmais pas en contact Structures sur ou à proximité d’une côte
direct aavec l’eau de mer
XS2 Immergé en permanence Eléments de structures marines
XS3 Zone de marnage, zones soumises à des projections ou à des Eléments de structures marines
embruns
5-Attaques chimiques
XA1 Environnement à faible agressivité chimique selon EN 206-1, Sols naturels et eau dans le sol
tableau 2
XA2 Environnement à agressivité chimique modéré selon EN 206- Sols naturels et eau dans le sol
1, tableau 2

288
XA3 Environnement à forte agressivité chimique selon EN 206-1, Sols naturels et eau dans le sol
tableau 2

Annexes 2

CHARGES ET SURCHARGES POUR L’ETABLISSEMENT D’UN PROJET

Les constructions en béton armé sont le plus souvent soumises à trois types d’actions :
- les charges permanentes ;
- les charges d’exploitation ;
- les charges climatiques (vent neige) … ;
- les charges accidentelles.

I- Les charges permanentes

Les charges permanentes dans une construction comprennent :


- le poids propre de la construction ;
- les équipements fixes ;
-les poussées et les pressions dues à la terre.
Les charges permanentes sont définies par les normes françaises NFP 06-004.
Les tableaux qui suivent en donnent quelques extraits indispensables pour l’élaboration d’un
projet.

A – poids propre et angle du talus naturel pour quelques matériaux


Matériaux Poids volumiques Angle du talus en °
Sable 1700- 1800 30-35
Gravier 1700 35
Terre sèche 1800 40
Terre humide 2100 20
Ballast 1800-1900 30-40
Blé, orge, 800 30
seigle

289
Avoine 550 30
Farine 600 25

B-Poids spécifiques des matériaux


Matériaux Poids Matériaux Poids
volumique volumique
(daN/m3) (daN/m3)
Acier 7850 Maçonnerie en moellons 2300
Aluminium 2700 Maçonnerie de briques pleines 1900
Cuivre 8900 Maçonneries de briques creuses 900
Plomb 11400 Maçonnerie en blocs pleins de granulats lourds 2100
Bois 600 à 1000 Maçonnerie en blocs creux en granulats légers 1350
Calcaire compact, 2800 Maçonnerie en pierre de taille 2700
marbre, granit
Grès 2500 Bloc de liège 400
Calcaire tendre 1800 Asphate coulé 1800
Béton non armé 2200 Béton bitumineux 2200
Béton armé 2500 Verre 2500
Béton de granulat léger 750à 1500

C – Dimensions et poids spécifiques des murs en parpaings (non enduits)


Type de mur Epaisseur Poids(daN/m2)
5 105
Blocs pleins de granulats lourds 15 210
15 315
20 420
5 65
Blocs creux de granulats lourds 10 135
15 200
20 270
15 120
Blocs pleins de béton cellulaire 20 160
autoclavé = 600 kg/m3) 25 205
30 245
Carreaux de plâtre à parements lisses : 10 daN/m2/cm d’épaisseur
Enduits en plâtre : 10daN/m2/cm d’épaisseur
Enduits au mortier de ciment hydraulique : 18 daN/m2/cm d’épaisseur

D – Dimensions et poids spécifiques des murs en terre cuite (non enduits)


Type de mur Epaisseur Poids(daN/m3)
5.5 105
Parois en briques pleines 10.5 200
21.5 405
5 45
10 90
Parois en briques creuses 15 130
20 175
30 260

E – Dimensions et poids spécifiques des dalles


Type de dalle Epaisseur Poids surfacique
(daN/m2)
12+4 250-260
Planchers nervurés à poutrelles préfabriquées avec entrevous en 16+4 275-285
béton armé, entr’axe : 60 cm 20+4 310-330

290
25+5 360-400
12+4 220-230
Planchers nervurés à poutrelles préfabriquées avec entrevous en 16+4 250-260
terre cuite, entr’axe : 60 cm 20+4 280-300
25+5 320-360
12+4 150-170
Planchers nervurés à poutrelles préfabriquées avec entrevous en 16+4 170-200
polystyrène, entr’axe : 60 cm 20+4 180-210
25+5 240-280
Dalle pleine en béton armé : 25 daN/m2/cm
Chape au mortier de ciment : 20 daN/m2/cm
Carrelage scellé avec 2cm couche de pose
Gré cérame (épaisseur 1cm) 60 daN/m2
Dallage céramique en pierre dure (15-30cm) 70 à 100
Carrelages ou dallage collés 20 daN/m2/cm
Parquets sur lambourdes 25 daN/m2
Sols minces et parquets collés 8 daN/m2

F - POIDS SURFACIQUES DES COUVERTURES

Type de toiture Poids surfaciques


daN/m2
Couvertures métalliques
- Zinc y compris voligeage et tasseaux 25
- Tôles ondulées d’acier galvanisé 6
Couvertures en ardoises naturelles y compris le support 28
Couvertures en tuiles y compris le support
- Tuiles mécaniques à emboîtement 35-45
- Tuiles plates 55-75
- Tuiles canal 40-60
- Tuiles béton 45
Plafond en contreplaqué (okoumé) 5daN/m2/cm
Terrasses
Asphaltes coulé 0.5cm + 1.5 cm asphalte coulé sablé 50
Etanchéité multicouche 12
Gravillon pour protection de l’étanchéité 20daN/m2/cm
Protection par asphalte gravillonné (ep=2cm) 50

II – LES ACTIONS VARIABLES

On distingue deux types de charges variables : les charges d’exploitation et les charges climatiques (vents,
neige, houles) définies par des règlements particuliers.
Les charges d’exploitation sont fixées en fonction de la nature des locaux ou en fonction du type
d’utilisation. Les charges d’exploitation peuvent faire l’objet d’une majoration ou d’une minoration, horizontale
ou verticale en fonction des dimensions de la surface ou du nombre d’étages.

1-Bâtiments à usage d’habitation


Type d’habitation Valeurs (kN/m2)

1 Logements 1.5

291
2 Balcons 3.5

3 Escaliers, hall d’entrée 2.5

4 Combles non aménageables 1.0

5 Partie accessible pour l’entretien 1kN (concentré)

6 Greniers, caves 2.5

2-Bâtiments de bureaux
Type d’habitation Valeurs (kN/m2)

1 Bureaux 2.5

2 Bureaux paysagers 3.5

3 Circulations et escaliers 2.5

4 Halls 2.5

5 Salles de projection<50m2 3.5

6 Cantines 2.5 à 3.5

7 Salles de réunion avec tables 2.5

8 Zones de dépôt 3.5

3-Bâtiment scolaire
Type d’usage Valeurs (kN/m2)

1 Salles de classe 2.5

2 Amphithéâtre 3.5

3 Ateliers, laboratoires 2.5

4 Circulations, escaliers 4.0

5 Salles de réunion, bibliothèque, Salle de jeu 4.0

6 Dortoir collectif 2.5

7 Hébergement individuel 1.5

8 Cuisines collectives 5.0

9 Cantines 3.5

10 Sanitaires collectifs 2.5

4-Hôpitaux
Type d’usage Valeurs (kN/m2)

1 Chambres 1.5

2 Circulations internes 2.5

3 Locaux médicaux-techniques 3.5

4 Halls, circulations 4.0

292
5 Bureaux, salles de cours 2.5

6 Sanitaires 1.5

7 Cuisines 5.0

8 Buanderies 3.5

5-Bâtiments sportifs
Type d’usage Valeurs (kN/m2)

1 Locaux soumis aux actions dynamiques 5

6-Garde-corps
Type d’usage Valeurs (kN/m2)

1 Efforts horizontaux places publiques 1kN/m

2 Efforts horizontaux places privées 0.6kN/m

3 Charges concentrées sur un carré de 8 kN


10cm*10cm

7-Toitures
Type d’usage Valeurs (kN/m2)

1 Terrasses non accessibles 1kN/m2 sur 10 m2

2 Toitures-terrasses techniques 1.5

3 Terrasses accessibles privées 1.5

4 Terrasses publiques Selon le projet

5 Dalles jardins Pds terrasses :1kN/m2

Annexes 2 Sections courantes d’acier en fonction de leur nombre

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
5 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4
6 0,3 0,6 0,9 1,1 1,4 1,7 2 2,3 2,6 2,8 3,1 3,4
8 0,5 1 1,5 2,01 2,51 3,01 3,51 4,02 4,52 5,02 5,52 6,03
10 0,78 1,57 2,35 3,14 3,92 4,71 5,49 6,28 7,06 7,85 8,63 9,42
12 1,13 2,26 3,39 4,52 5,65 6,78 7,91 9,04 10,2 11,3 12,4 13,6
14 1,54 3,08 4,62 6,15 7,69 9,23 10,8 12,3 13,9 15,4 16,9 18,5
16 2,01 4,02 6,03 8,04 10,1 12,3 14,1 16,1 18,1 20,1 22,1 24,1
20 3,14 6,28 9,42 12,6 15,7 18,8 22 25,1 28,3 31,4 34,7 37,7

293
25 4,9 9,81 14,7 19,6 24,5 29,4 34,3 39,2 44,1 49,1 54 58,9
32 8,04 16,1 24,1 32,2 40,2 48,2 56,3 64,2 72,4 80,4 88,4 96,5
40 12,6 25,1 37,7 50,2 62,8 75,4 88 100.5 113 125.6 138.2 150.7

294
295
296
297

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