TRIBUS, MESURES ET APPLICATIONS MESURABLES
Intégration L3– 2021
Pierre-O Goffard et G. Terii
1. Soient f : X 7→ Y , A, Ai ⊂ X, B, Bi ⊂ Y . Comparer (en précisant éventuellement si f est
injective ou surjective)
S S
(a) f −1 j Bj et jf
−1 (B )
j
T T
(b) f −1 j Bj et jf
−1 (B )
j
(c) f −1 (B c ) et f −1 (B)c
S S
(d) f j A j et j f (Aj )
T T
(e) f j Aj et j f (Aj )
(f) f (Ac ) et f (A)c
2. Soient Ω un ensemble et A une tribu.
(a) Montrer qu’une tribu est stable par intersection finie.
(b) Montrer que l’intersection quelconque de tribus de Ω est une tribu de Ω.
(c) F ⊂ Ω. Montrer que AF = {A ∩ F ; A ∈ A} est une tribu sur F . On l’appelle tribu trace.
3. Soit (Ω, A, µ) un espace mesuré et deux suites (An )n∈N , (Bn )n∈N ∈ A telles que Bn ⊂ An .
(a) Montrer que [ [ [
An \ Bn ⊂ (An \Bn ).
n∈N n∈N n∈N
(b) Montrer que ! !
[ [ X
µ An −µ Bn ≤ [µ(An ) − µ(Bn )].
n∈N n∈N n∈N
4. Les ensembles suivants sont-ils des tribus
(a) F1 = {A ⊂ X ; A est fini}
(b) F2 = {A ⊂ X ; A est dénombrable}
(c) F3 = {A ⊂ X ; A est dénombrable ou codénombrable dans X}
(d) F4 = {A ⊂ X ; A est fini ou cofini dans X}
(e) F5 = P(X)
5. On considère (X, T ) un espace muni d’une tribu.
(a) Soit A ⊂ X, montrer que 1A est mesurable ssi A ∈ T .
(b) Soit P une partition au plus dénombrable de X qui engendre T , et f une fonction réelle
T -mesurable, montrer que f est constante sur P pour tout P ∈ P.
6. (a) L’inverse d’une application mesurable est elle mesurable ?
(b) Une application mesurable est elle continue ?
(c) Une application continue est elle mesurable ?
7. (a) Soit F = {]−∞, x[ , x ∈ Q}, montrer que BR = σ(F)
(b) A-t-on BR = σ ({{x} , x ∈ X})
8. Soit (X, T , µ) un espace probabilisé, f une application T -mesurable. On suppose que µ est f
invariante, c’est à dire que pour tout T ∈ T , on a µ(T ) = µ f −1 (T ) . On fixe A ∈ T et on
considère A0 = {x ∈ A tels que il existe une infinité de n ∈ N avec f n (x) ∈ A}.
(a) Soit n ≥ 1, on considère Bn = {x ∈ A tels que pour tout f n (x) ∈ A et k > n, f k (x) ∈ / A}.
0
Montrer que f −nk (Bn ) est disjoint de f −nk (Bn ) pour k 6= k 0 des entiers naturels.
(b) En utilisant la finitude de µ, montrer que µ(A) = µ(A0 ).
9. Le but de cet exercice est de construire une partie non mesurable de R. On considère R la
relation d’équivalence sur [0, 1] "être à distance rationelle". Soit A un système de représentants
des classes d’équivalences (l’existence d’une telle partie repose sur l’axiome du choix !). Montrer
que A ne peut pas avoir de mesure pour la mesure de Lebesgue. Indication : raisonner par
l’absurde et utiliser l’invariance par translation de la mesure de Lebesgue.
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