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Guide complet sur le conditionnement d'air

Ce document présente les principes du conditionnement d'air. Il définit les notions d'air humide, comme l'humidité spécifique et relative, et décrit les caractéristiques de l'air humide à l'aide d'un diagramme psychrométrique. Il explique ensuite les opérations nécessaires au conditionnement d'air et le fonctionnement d'une centrale de conditionnement.

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Guide complet sur le conditionnement d'air

Ce document présente les principes du conditionnement d'air. Il définit les notions d'air humide, comme l'humidité spécifique et relative, et décrit les caractéristiques de l'air humide à l'aide d'un diagramme psychrométrique. Il explique ensuite les opérations nécessaires au conditionnement d'air et le fonctionnement d'une centrale de conditionnement.

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LE

CONDITIONNEMENT
D’AIR

T. CHAMPION
Sommaire

Chapitre I : Présentation.
I. But.
II. Conditions climatiques extérieures.
III. Les conditions d’ambiance.

Chapitre II : L’air humide.


I. Définition.
II. Caractéristiques de l’air humide.
1. L’humidité spécifique ou absolue.
2. L’humidité relative.
3. Le degrés hygrométrique.
4. La température sèche.
5. La température humide.
6. Le point de rosée.
7. L’enthalpie.
III. Le diagramme de l’air humide.
1. Présentation.
2. Description du tracé. Isocourbes.
3. Détermination des caractéristiques d’un air humide.
IV. Application.

Chapitre III : Réalisation du conditionnement d’air.


I. Différentes opérations à effectuer.
1. Le mélange.
2. Le chauffage.
3. La réfrigération.
4. L’humidification.
5. Le séchage.
II. Centrale de conditionnement d’air.
1. Description.
2. Fonctionnement en conditionnement hiver.
3. Fonctionnement en conditionnement été.
4. Facteur de chaleur sensible.
5. Efficacité de l’installation.
III. Principe de fonctionnement d’un laveur.
1. Schéma de principe.
2. Utilisation en conditionnement hiver.
3. Utilisation en conditionnement été.

2
Chapitre 1 : présentation.

I. But.

Le conditionnement de l’air ou « climatisation » a pour but de maintenir l’atmosphère d’une


enceinte fermée dans certaines limites de température, d’humidité et de pureté de telle manière
qu’on est, en y pénétrant et en y séjournant, une sensation de confort et cela quelques soient les
conditions climatiques extérieures.

II. Conditions climatiques extérieures.

Elles peuvent être très variées et sont en constante évolution, ce qui pose un problème pour la
conduite de l’installation. On différencie malgré tout deux régimes de fonctionnement :
- Le régime en climatisation « Hiver » où l’on réchauffe l’atmosphère.
- Le régime en climatisation « été » où l’on refroidit l’atmosphère.

Ces deux régimes laissent supposer encore de très larges variations, c’est ce qui caractérise une
installation de climatisation par rapport à une installation frigorifique. Il est donc difficile de prévoir
les caractéristiques d’une climatisation principalement à bord d’un navire qui se déplace en
permanence.

On adopte donc lors de la conception d’une installation de traitement de l’air, les valeurs maximales
suivantes, qui sont celles que le navire sera susceptible de rencontrer en cours d’exploitation.
- En climatisation « hiver » : air extérieur : t = - 15°C et humidité relative = 100 %
eau de mer : t = + 2°C
- En climatisation « été » : air extérieur : t = + 32°C et hr = 80 %

III. Les conditions d’ambiance.

Elles sont l’objectif que se fixe le responsable de l’installation et il essaie de les maintenir
constantes quelques soient les variations climatiques et les perturbations extérieures (fenêtres
ouvertes).
On cherche à réaliser en moyenne dans les emménagements les valeurs suivantes :
- En climatisation Hiver : t air = 20°C et hr = 50 %
- En climatisation Eté : t air = 25°C et hr = 35 %

Remarque : Il est important de limiter à 10°C, l’écart entre la température extérieure et celle des
locaux quand ils sont réfrigérés, afin d’obtenir la « zone de confort » et aussi, pour éviter aux
organismes un choc physiologique à l’entrée des locaux.

3
Chapitre II : L’air humide.

I. Définition.

L’air atmosphérique qui nous entoure est de l’air humide, c’est à dire qu’il se compose d’air sec et
de vapeur d’eau. De ce fait, on peut lui appliquer la loi de Dalton concernant les mélanges de gaz et
l’on a :
Pa = P’s + P’v
- Pa : pression atmosphérique
- P’s : pression partielle de l’air sec
- P’v : pression partielle de la vapeur d’eau

Rappels :
- La pression partielle d’un gaz appartenant à un mélange occupant un volume V, est la pression
qu’aurait ce gaz s’il était seul à occuper ce volume dans les mêmes conditions de température.

- Il existe une température de saturation de la vapeur d’eau correspondant à sa pression partielle,


c’est la tension de vapeur. On a donc P’v = f(t). Plus la pression partielle de vapeur d’eau est
importante, plus la température de saturation sera élevée.

Conséquences sur l’air atmosphérique.


Plus la quantité de vapeur d’eau sera importante dans le mélange, plus P’v sera grand. La
température de saturation aura donc tendance à s’approcher de la température ambiante, ce qui
provoquera une condensation.

H Exemple :
Température ambiante = 20°C
P’v = 0,01 b (t ≈ 8°C)
Pas de condensation.
20°C, 0,024 b
Si la pression partielle devient supérieure
à 0,024 b alors il y aura condensation.
8°C, 0,01b
S

Inversement, pour une quantité de vapeur d’eau donnée dans une enceinte, si on refroidit, il y aura
condensation.
Exemple précédent : 8°C → condensation.

Si la pression partielle de la vapeur d’eau est égale à la tension de vapeur correspondant à la


température ambiante P’v = p = f(t), alors on dit que l’air est saturé.
En fait l’air humide contient alors le maximum de vapeur d’eau qu’il peut contenir. Il évacue par
condensation.
II. Caractéristiques de l’air humide.
4
1. L’humidité spécifique ou absolue.
C’est la masse de vapeur d’eau par kilogramme d’air sec d’un mélange. On la note W ou hs.

masse vapeur d’eau


hs =  en kg / kg
masse d’air sec

On l’appelle également teneur en eau.

2. L’humidité relative.
C’est le rapport de la pression partielle de la vapeur d’eau dans le mélange à t°C sur la tension
maximale de vapeur d’eau à t°C.

P’v
On la note : hr = 
f(t)

Quand l’air humide est saturé on a vu que P’v = f(t) alors hr = 1 et quand l’air est complètement sec
on a P’v = 0 donc hr = 0. On peut donc représenter l’humidité relative sur le diagramme suivant :

Air sec A = 0,6 Air humide

0 1

On l’exprime généralement en pourcentage : hr(A) = 60 %


- hr air humide : 100 %
- hr air sec : 0 %

Remarque : A humidité spécifique identique, de l’air à basse température possède une humidité
relative plus importante qu’à haute température.

3. Le degré hygrométrique.
Il donne également le pourcentage d’humidité de l’air mais il est calculé d’une manière différente.

Masse vapeur d’eau contenue dans 1 m3 du mélange à t°C


δ = 
Masse vapeur d’eau contenue dans 1 m3 d’air saturé à t°C

On le représente, comme hr, en pourcentage.

4. La température sèche : ts.


C’est la température que l’on peut lire sur un thermomètre sec situé dans l’enceinte.
5
5. La température humide : th.
C’est la température que l’on lit sur un thermomètre que l’on a préalablement humidifié. Elle est
plus basse que la température sèche puisque l’eau se vaporise en absorbant la chaleur latente autour
d’elle. L’écart entre la température sèche et humide est d’autant plus faible que l’humidité est
importante.
A 100 % d’humidité relative, les deux températures ont les mêmes valeurs. Des abaques
psychométriques nous permettent de définir hr à partir de ts et de th.

6. Le point de rosée.
C’est le point où commence la condensation de la vapeur d’eau.
On a alors hr = 100 %. La pression partielle de la vapeur d’eau est égale à la tension de vapeur
correspondant à la température ambiante. Les températures sèche et humide ont les mêmes valeurs.
C’est alors la température du point de rosée « tr ».

On peut déterminer la température du point de rosée (avant de l’atteindre) en mesurant l’écart (ts,
th) et en utilisant les diagrammes psychométriques.

Autre méthode : A condition de connaître hr et t, on peut en déduire P’v hr = P’v / f(t).


d’où f(tr) = P’v avec tr : point de rosée.

Remarque : Avant de ventiler une cale contenant des marchandises pouvant craindre l’humidité, il
est important de connaître les températures de point de rosée dans la cale et à l’extérieur.
La ventilation n’est recommandée que si le point de rosée de l’air extérieur est plus bas que celui de
la cale.
Il faut tenir compte des points de rosée et pas seulement des températures.

7. L’enthalpie de l’air humide.


Selon la définition de l’enthalpie on a : H = dQ + Vdp
H représente la différence enthalpique dH entre l’état considéré et l’état initial (T0, p0, V0).

En ce qui concerne l’air humide, l’évolution a lieu à pression constante : p0 donc Vdp = 0, ce qui
revient à dire que H = dQ.
dQ : quantité de chaleur à fournir à l’air humide pour l’amener à la température t°C.
On a : H = dQ = dQ air + hs dQ vapeur

Remarque : On peut assimiler hs au titre de la vapeur (Analogie Lv = [Link]).

dQ air : chaleur totale à fournir à 1 kg d’air sec


dQ vapeur : chaleur totale à fournir à 1 kg de vapeur prise à partir de l’eau liquide à 0°C, vaporisée à
0°C et surchauffée à t°C.

6
H On obtient donc :
H = Cpa.t + hs [Lv + Cpv .t]

Cpv .t - Cpa : chaleur massique de l’air sec


dQ vapeur à pression constante

- Cpv : chaleur massique de la vapeur


hs Lv d’eau surchauffée à t°C

S - Lv : chaleur latente de la
vaporisation de l’eau à 0°C

Valeurs numériques : C pa = 1 kJ / kg.K


C pv = 1,96 kJ / kg.K
Lv = 2495 kJ / kg

Remarque :
On trouve encore la formule
H = 0,24.t + hs.[597 + 0,46.t]
Attention, elle est en kilocalories (1 calorie = 4,185 J)

III. Le diagramme de l’air humide.

1. Présentation.
Pour étudier les caractéristiques de l’air au cours de son traitement, on utilise un diagramme de l’air
humide appelé diagramme psychrométrique où les grandeurs caractéristiques sont rapportées à la
quantité d’air humide qui contient 1 kg d’air sec.

L’usage de ce diagramme permet :


- D’une part de traduire graphiquement les opérations de traitement que subit l’air au cours d’un
cycle de conditionnement.
- D’autre part, de relever les caractéristiques de l’air humide aux différents points du cycle et
d’établir le bilan thermique de l’installation.

Le diagramme de l’air humide de Carrier est tracé en prenant pour coordonnées en abscisse, la
température sèche et en ordonnée la teneur en eau W. Il est établi pour une pression atmosphérique
normale de 1013 mb. Il est divisé en deux zones par la courbe de saturation (hr = 100 %) d’allure
parabolique, au-dessous de cette courbe se trouve la zone humide, au-dessus la zone de brouillard. Il
est valable pour une gamme de températures indiquée sur le diagramme.

2. Description du tracé. Isocourbes.


⇒ voir feuille annexe en fin de chapitre.

- Sur l’abscisse : échelle des températures sèches en degrés Celsius.


- Sur l’ordonnée : hs ou W en kg / kg
pression partielle de la vapeur d’eau (parfois).
facteur de chaleur sensible (vu plus tard).

7
- Sur la courbe de saturation : - échelle de températures humides en °C.
- échelle des enthalpies à saturation (kJ / kg).
- échelle de températures de rosée confondue avec la
température humide (la lecture sera différente).

- Réseau d’isocourbes :
- Humidité relative en %
- Isothermes température humide
- Isochores (volume massique)
- Isothermes température sèche (verticales)
- Isohydres d’humidité spécifique (horizontales)
- Correction d’enthalpie : correction à apporter en fonction de l’humidité relative.

3. Détermination des caractéristiques d’un air humide.


Soit X un point représentatif d’un air humide. Deux cas peuvent se présenter.

a) X est dans la zone humide.

C’est le cas généralement rencontré.

- Température sèche :
Suivre l’isotherme sèche passant par X jusqu’à l’axe des abscisses et lire (ts).

- Température humide :
Suivre l’isotherme humide passant par X et lire la température (th) soit sur la courbe de saturation,
soit en rabattant le point obtenu sur l’échelle des températures sèches.

- Température du point de rosée :


Mener par X une parallèle à l’axe des abscisses et lire la valeur de (tr) à l’intersection de cette
parallèle avec hr = 100 % (ou rabattre le point sur l’axe des abscisses).

- Teneur en eau et pression partielle de la vapeur d’eau :


En prolongeant vers la droite la parallèle menée par X, nous avons W (ou hs) et p’v sur les échelles
verticales placées à droite du diagramme.

- Enthalpie de l’air humide :


Prolonger l’isotherme humide (th), qui passe par X, jusqu’à sa rencontre avec l’échelle des
enthalpies. Appliquer la correction.

- Humidité relative :
La valeur de (hr) en X nous sera donnée par la lecture de la courbe à humidité relative constante
passant par X.

8
H
th

hr
hs /W
tr

tr th ts

b) X est dans la zone de brouillard.

Cela signifie dans la pratique que l’on est au dessus de la saturation. La vapeur d’eau se condense
pour se transformer en brouillard, phénomène bien connu des Bretons. L’humidité relative est alors
de 100 %. Les températures sèche, humide et du point de rosée sont alors identiques.
Pour la lecture des caractéristiques, il faut ramener X sur la courbe de saturation en suivant son
l’isotherme humide (on obtient le point S).

- Enthalpie :
Lire sa valeur sur l’échelle des enthalpies (pas de correction).

- Teneur en eau ou humidité spécifique :


La teneur en eau totale (ht) est lue en rappelant X sur l’échelle d’humidité spécifique par une
horizontale. Cependant cette teneur peut se diviser en deux parties :

- une partie (hs) suffisante pour saturer l’air à t°C. La lecture de (hs) se fait en ramenant sur
l’échelle d’humidité spécifique (droite horizontale).

- l’autre partie (ht - hs) de l’eau est sous forme libre dans le brouillard :
- soit liquide si t° > 0°C.
- soit des aiguilles de glace en suspension si t° < 0°C (brouillard givrant).

9
X ht

H
S hs /W

th / tr / ts

IV. Applications.
1) Déterminer par le calcul l’humidité spécifique de 1 m3 d’air humide d’humidité relative 75 %
sous la pression Pa = 1013 mb à 25°C.
On donne : f(25°C) = 31,6 mb
pour l’air ρ0 = 1,3 g / l
densité vapeur = 0,625

masse vapeur d’eau


hs = 
masse d’air sec

Masse d’un gaz dans des conditions autres que nominales :


m = a0.d.(P / P0).(T0 / T).V

Dans ce cas, il faut déterminer les pressions partielles :


- Vapeur hr = P’v / f(t) P’v = 23,7 mb
mvapeur = 0,625.1,3.(23,7 / 1013).(273 / 298).1 = 17,4 g

- Air P’a = 1013 mb - 23;7 mb = 989,3 mb


m air = 1,163 kg

hs = 17,4g / 1,163 kg = 15 g / kg

2) Résoudre le même problème en prenant le diagramme psychométrique.


L’humidité spécifique est donnée en g de vapeur d’eau par kg d’air sec, or le diagramme est
précisément tracé pour 1 kg d’air sec alors il suffit de lire :
- t sèche = 25°C
- hr = 75 % d’où hs = 15 g / kg.

10
Chapitre III : Réalisation du
conditionnement d’air.

I. Différentes opérations à effectuer.

Quelque soit le type de conditionnement choisi, le traitement de l’air se résume en général aux
opérations suivantes :
- Mélange - Humidification
- Chauffage - Assèchement
- Réfrigération

1. Le mélange.

Il est très courant pour diminuer l’énergie consommée, de recycler l’air humide provenant des
locaux climatisés dont les caractéristiques s’approchent de celles désirées. Cela dit, il ne serait pas
envisageable de recycler la totalité, ne serait ce que pour des problèmes d’hygiène évidents. On
réalise donc un mélange d’air neuf et d’air recyclé dont il faut déterminer les caractéristiques. On
utilise pour cela le diagramme d’air humide.

A Chambre de M Soit une chambre de mélange recevant a kg d’air en


mélange A et b kg d’air en B.
En M il sort (a + b) kg d’air.

Caractéristique du point M. Résolution graphique.

B
Le point M se situe sur le segment [AB] tel que :
___ ___
M AM . a = BM . b
Soit : ___ __
A AM = (b / b + a) . AB

En général, le point M se trouve dans la zone humide mais on peut supposer qu’il se trouve dans la
zone de brouillard.

11
B
Dans ce cas il faut rapporter le point M au
point M’ via l’isotherme humide.
On retrouve une quantité d’eau sous forme
M hs
libre (hs - h’s) qui se caractérise par un
M’ h’s
brouillard ou de la glace en suspension.
Zone humide

2. Le chauffage.
Il peut être obtenu par mélange de deux airs (vu précédemment) ou par fourniture de chaleur
sensible à l’air en utilisant une batterie de chauffe.
L’échauffement a alors lieu sans apport de vapeur d’eau, le point figuratif de l’évolution se déplace
donc sur la ligne d’égale teneur en eau ( isohydre). Puisqu’il s’échauffe, il progresse dans le sens des
températures croissantes (de t1 à t2).

H2

H1
1 2
hs

t1 t2
La quantité de chaleur à fournir à l’air humide sera : ∆H = H2 - H1

3. La réfrigération.
Elle peut s’effectuer par mélange ou à l’aide d’une batterie froide. Deux cas peuvent se présenter :

- On refroidit à une température supérieure à celle


du point de rosée de l’air humide. La batterie reste
sèche, il n’y a aucune condensation.

hr1 hr2 - Par contre l’humidité relative (degrés


hs hygrométriques) a augmenté puisque f(t) chute.
- La teneur en eau reste constante.

tr t1 t2

12
- On refroidit à une température inférieure à celle du
point de rosée (de 1 à 2).

1 - Dans un premier temps, le refroidissement


hs1 s’effectue sans condensation jusqu’à la courbe de
saturation hs = cste. Alors hr = 100 % et la
hs2 température est celle du point de rosée. L’air est
saturé.
- Puisque l’on continue à refroidir, la vapeur d’eau
se condense, la batterie est humide et il faut donc
t2 tr t1
récupérer l’eau. Le refroidissement se poursuit
jusqu’à t2 en suivant la courbe hr = 100 % (état de
saturation).

- La teneur en eau a chuté de (hs1 - hs2), on a donc assécher l’air (même si hr = 100 %).

4. L’humidification.
Le but est d’augmenter la teneur en eau de l’air humide (hs). Elle peut s’effectuer de deux manières
différentes.

a) Par injection d’eau pulvérisée.

L’eau est pulvérisée en fine gouttelettes dans la


veine d’air chaud, ce qui provoque l’évaporation
de ces gouttelettes. En général, la quantité d’eau
pulvérisée est beaucoup trop importante, il est
donc nécessaire de récupérer l’excédent. Celui-ci
Appoint
EAU est repris par une pompe et est de nouveau refoulé
aux pulvérisateurs.

Mis à part l’appoint d’eau qui reste faible (la quantité d’eau vaporisée est faible), on peut dire que la
pulvérisation se fait en circuit fermé. Ceci a pour conséquence, d’amener l’eau vers une température
d’équilibre qui est la température humide de l’air admis dans la chambre.

Autrement dit, l’évolution a lieu à température humide constante ou à enthalpie constante (mêmes
isocourbes). On dit que l’humidification est adiabatique (∆h = 0).

- L’humidité augmente de ∆hs.


- la température sèche a diminué.
Remarque : Si on prolonge le contact de l’eau avec
l’air humide, le point B va jusqu’à la saturation. La
H température sèche est alors égale à th et tr. On ne
B peut plus humidifier davantage. La teneur en eau a
∆hs un maximum de même que la température a un
A minimum th.
th
Attention : Ce n’est pas la quantité d’eau
pulvérisée mais le temps de séjour de l’air au
ts
contact de l’eau qui est important.

13
b) Par injection de vapeur.

Au lieu d’envoyer de l’eau et de la vaporiser, on injecte directement une quantité de vapeur d’eau
dans l’air. Ceci a pour conséquence d’augmenter la teneur en eau.

Comment a lieu l’évolution ?


Supposons un air humide A de température tA = 30°C et d’humidité spécifique WA = 0,010 kg / kg
On veut l’humidifier par de la vapeur. On injecte 5g de vapeur par kg d’air sec à 130°C.
A la sortie en B, hs sera de (0,010 + 0,005) soit 15 g / kg d’air sec.

Température :
∆∅ gagné par l’air = ∆∅ perdu par la vapeur
1.1,005.(tB - tA) + 0,010.1,96.(tB - tA) = 0,005.1,96.(tV - tB)

On suppose que la vapeur est surchauffée puisque sa température est supérieure à sa tension de
vapeur (pression partielle).

1,[Link] = 1,[Link] + 1,274 = 32,012


d’où : tB = 30,9°C

B hsB La température de sortie est très proche de celle de


l’entrée. On considère donc que l’évolution a lieu à
A hsA température (sèche) constante.

t A = tB

5. Le séchage.
Il peut être effectué par refroidissement comme on l’a vu précédemment si la température finale est
inférieure à tr (hs diminue mais hr reste à 100 %), mais on sèche également l’air par adsorption.

Définition : C’est la pénétration d’un liquide ou d’un gaz dans un solide.

Principe :

C’est une rétention de vapeur à la surface des cristaux


(phénomène physique).

H Ceci produit un dégagement de chaleur dû à la


A condensation de la vapeur (Lc) et dû aussi au travail de
la tension superficielle de l’eau dans les pores.
∆W
B En pratique la température sèche croît et on évolue à
enthalpie constante.

Adsorption peut se dérouler en continu de manière industrielle (batterie de tambours avec silicagel
régénéré par de l’air chaud).

14
II. Centrale de conditionnement de l’air.
1. Description.
7

14 12 8
13 3 1
9
5

2
10

11
4

1 : Arrivée d’air neuf avec volet de réglage. 8 : Humidificateur à vapeur.


2 : Arrivée d’air recyclé avec volet de réglage. 9 : Humidificateur à eau pulvérisée.
3 : Chambre de mélange. 10 : Batterie froide (évaporateur ou frigorifère).
4 : Ventilateur air recyclé. 11 : Circuit frigo.
5 : Filtres à air. 12 : Batterie de chauffe.
6 : Batterie de chauffe. 13 : Ventilateurs.
7 : Arrivée vapeur. 14 : Vers les locaux climatisés.

2. Fonctionnement en conditionnement hiver.


Soit les conditions extérieures suivantes (point A) :
- température : - 3°C
- humidité relative : 100 %

On désire obtenir une température intérieure de 22°C avec hr de 50 % (point D).

En hiver, les installations fonctionnent toujours en circuit ouvert (sans recyclage) ce qui permet de
renouveler l’air à chaque cycle (plus sain). L’air traité sera donc celui du point A et on constate que
pour atteindre le point D, il faudra réaliser plusieurs opérations.

a) Première solution :
- Réchauffage jusqu’au point B à hs constante jusqu’à tB.
S’assurer que le point B se trouve sur l’isenthalpie du point C lui même sur l’isohydre de D.
- Humidification à l’eau pulvérisée jusqu’en C.
- Réchauffage jusqu’en D.
Cette méthode permet un réglage précis de l’état final de l’air humide.

15
C D

A
B’’ B B’

Valeurs numériques :
- Températures sèches (°c) : - Enthalpies (kj / kg) :
A : -3 B : 23,8 A : 04 B : 31,5
C : 11 D : 22 C : 31,5 D : 43,5
- Humidités spécifiques ( kg / kg) : - Humidités relatives (%) :
A : 0,003 B : 0,003 A : 100% B : 17%
C : 0,008 D : 0,008 C : 100% D : 50%

b) Deuxième solution :

- Réchauffage de A jusqu’en B’.


- Humidification de B’ jusqu’en D.
Cette méthode est moins précise que la précédente.

Valeurs numériques :
- Températures sèches (°c) : - Enthalpies (kj / kg) :
A : -3 B’ : 34,5 A : 04 B’ : 43,5
C: D : 22 C: D : 43,5
- Humidités spécifiques ( kg / kg) : - Humidités relatives (%) :
A : 0,003 B’ : 0,003 A : 100% B’ : 9%
C: D : 0,008 C: D : 50%

16
c) Troisième solution :

Si on dispose d’un humidificateur vapeur, on peut procéder ainsi :


- Réchauffage jusqu’en B’’.
- Humidification jusqu’en D.
Solution employée le plus souvent à bord.

Valeurs numériques :
- Températures sèches (°c) : - Enthalpies (kj / kg) :
A : -3 B’’ : 22 A : 04 B’’ : 31
C: D : 22 C: D : 43,5
- Humidités spécifiques ( kg / kg) : - Humidités relatives (%) :
A : 0,003 B’’ : 0,003 A : 100% B’’ : 19%
C: D : 0,008 C: D : 50%

2. Fonctionnement en conditionnement été.


Soient les conditions extérieures suivantes (point A) :
- Température : 35°C
- Humidité relative : 90°C

On désire obtenir une température intérieure de 25°C avec une humidité relative de 35 % (point D).

Quand cela est possible, on fonctionne en circuit ouvert mais très vite le travail du compresseur
devient important , aussi on est obligé de recycler. En aucun cas, le recyclage ne devra être total. On
adopte au maximum B d’air recyclé et 2 d’air frais.

B A

B’ M

C D

17
a) Solution sans recyclage.

On part du point A et on refroidit jusqu’à la saturation (point B). Puis on continue le refroidis-
sement afin assécher l’air (réduire la teneur en eau) jusqu’au point C. Le point C doit être sur
l’isohydre du point D. Il ne reste plus qu’à chauffer l’air humide jusqu’en D. L’humidité relative
diminue (hs = cste).

Valeurs numériques :
- Températures sèches (°c) : - Enthalpies (kj / kg) :
A : 35 B : 33 A : 119 B : 117
C : 8,7 D : 25 C : 26 D : 42,5
- Humidités spécifiques ( kg / kg) : - Humidités relatives (%) :
A : 0,0325 B : 0,0325 A : 90% B : 100%
C : 0,007 D : 0,007 C : 100% D : 35%

Chaleur à extraire à l’air humide :


∆H = 119 - 26 = 93 kJ / kg d’air sec.

Si on admet que les ventilateurs ont un débit de 100 000 m3 / h soit 130 000 kg / h (ρ = 1,3 kg / m3)
La puissance frigorifique horaire nécessaire est de :
∅f = 2 888 888 frigories / heure

b) Solution avec recyclage (BB air recyclé et 2 air frais).

Le principe est le même mais le point de départ du traitement se trouve ramener en M (plus sec et
plus froid).

Valeurs numériques :
- Températures sèches (°c) : - Enthalpies (kj / kg) :
M : 28,2 B’ : 20,8 M : 68,5 B’ : 60
C : 8,7 D : 25 C : 26 D : 42,5
- Humidités spécifiques ( kg / kg) : - Humidités relatives (%) :
M : 0,0155 B’ : 0,0155 M : 63% B’ : 100%
C : 0,007 D : 0,007 C : 100% D : 35%

Chaleur à extraire à l’air humide :


∆H = 68,5 - 26 = 42,5 kJ / kg

La puissance frigorifique horaire nécessaire est donc de :


∅f = 1 320 191 frigories / heure
Elle est nettement inférieure à la précédente.

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4. Facteur de chaleur sensible.
L’échelle du facteur de chaleur sensible permet de déterminer la pente d’une évolution de l’air
humide si l’on connaît la chaleur sensible et la chaleur totale échangée au cours de cette
transformation.
dq dq
F.C.S =  = 
dH dq + dl

dq : quantité de chaleur sensible échangée au cours de la transformation et correspondant à la


variation de température de l’air considéré.
dl : quantité de chaleur nécessaire pour vaporiser (ou condenser) la quantité ∆hs de vapeur d’eau
correspondante à la variation de teneur en eau de l’air au cours de la transformation.

Pour déterminer la pente de l’évolution, il faut :


- Calculer la valeur F.C.S
- Joindre l’amorce de pente figurant sur l’échelle des facteurs de chaleur sensible à l’origine de
ceux-ci (point 26,7°C, 50 %).
- Tracer un vecteur équipollent ayant pour origine le point l (état initial de l’air)
- La connaissance d’une caractéristique du point 2 nous permet de définir parfaitement celui-ci.

5. Efficacité de l’installation.
L'efficacité de la climatisation dépend de l'appareillage, mais également de l'isolement, ou de
l’étanchéité du local par rapport à l'extérieur. Par exemple, l'ouverture d'une fenêtre dans un local
climatisé crée un déséquilibre, le système de climatisation ne pouvant compenser les effets liés à
l'entrée d'air.
Une technique souvent utilisée pour éviter les infiltrations d'air extérieur consiste à maintenir le
local en légère surpression par rapport à l'extérieur. Il suffit pour cela de faire pénétrer plus d'air
qu'il n'en sort de la pièce. Dans certains cas (cuisine, bâtiments sanitaires), le local est maintenu en
légère dépression, pour éviter de «!polluer!» l'extérieur.

Certains locaux climatisés sont totalement étanches et équipés de sas à l'entrée. Dans d'autres cas,
comme dans les grands magasins où les portes sont constamment ouvertes, les entrées sont équipées
de rideaux d'air chaud ou froid, qui évitent les perturbations thermiques du local.

Les systèmes de climatisation sont classés selon leur capacité utile de refroidissement, qui devrait
être rigoureusement exprimée en kilowatts. On emploie encore parfois le terme de tonne de
réfrigération, correspondant à la quantité de chaleur qui serait absorbée pour faire fondre une tonne
de glace en 24 h.

III. Principe de fonctionnement d’un laveur.

C’est une installation qui permet de supprimer les évaporateurs frigo dans les gaines de ventilation
(circuits fréon plus courts).

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1. Schéma de principe.

batterie de
chauffe

tl

AIR

réfrigérant pompe

circuit frigo

2. Utilisation en conditionnement hiver.


Air extérieur (Pt A) : t° = 10°C et hr = 65 %
Air intérieur (Pt D) : t° = 22°C et hr = 50 %

On choisit toujours la température de l’eau du laveur (tl) égale à la température du point de


rosée de l’air désiré.

B A

C D
B
D
C
A

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Dans ce cas tl = 11°C. Elle est supérieure à tA, il va donc y avoir humidification jusqu’en B puis
échauffement jusqu’en C. La teneur en eau augmente. De C à D, il faut chauffer à l’aide de la
batterie chaude.

3. Utilisation en conditionnement été.


Air extérieur : A t° = 32°C et hr = 70 %
Air intérieur : D t° = 22°C et hr = 35 %

La température de l’eau du laveur sera de 5°C (température de rosée du point D). Cette fois elle est
inférieure à tA, on aura donc refroidissement jusqu’à saturation (point B) puis refroidissement à
l’état de saturation jusqu’en C. La teneur en eau diminue. De C à D, il faut également chauffer à
l’aide de la batterie chaude.

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