Ecole Mohammadia des Ingénieurs
Génie des Procédés Industriels
Compte Rendu
TP
La Fluidisation
Préparé par :
Sara Soufi
Kaoutar Raouf
Marouane Messaoudi
Sommaire
I. Introduction
II. Applications de la fluidisation
III. Principe de la fluidisation
IV. Appareillage
V. But de la manipulation
VI. Etude théorique
VII. Conclusion
Introduction
La fluidisation est une méthode de mise en contact entre un
fluide (gaz ou liquide) et un solide. Ce contact peut se faire en lit
fixe, mobile, fluidisé ou transporté. Elle permet un bon mélange
de la poudre et un excellent transfert thermique, ce qui
explique ses différentes applications.
Applications de la fluidisation
1) Opérations physiques :
Transport de solide
Ségrégation des poudres
Séchage, adsorption
Epuration des eaux
Brassage des solides
2) Réactions :
Oxydation de l’éthylène
Gazéification du charbon
Calcination des carbonates
Traitements biologiques
Craquage catalytique des HC
Principe de la fluidisation
La fluidisation est mise en évidence dans un appareillage simple.
Dans un tube de verre, on introduit une hauteur Z o de particules
retenues à la base du tube dans une grille et l’on crée un courant de
fluide(eau) ascendant dans le tube.
Considérons une couche de particules solides sphériques identiques
reposant sur une grille poreuse horizontale à l’intérieur d’une
colonne. On fait circuler à contre-courant un fluide (en l’occurrence
un gaz) à travers la couche. On note la variation de la chute de
pression ∆ P en fonction du débit de fluide Q.
Aux faibles débits de gaz, les particules restent immobiles
et les pertes de charge augmentent (ceci correspond à
l’étude des pertes de charges en milieu poreux).
Pour un certain débit de gaz(seuil), on observe un
gonflement du lit jusqu’à une hauteur Zmf et la porosité
augmente. On atteint la mise en suspension des particules
(fluidisation du lit). La vitesse correspondant au
changement de situation est appelée vitesse minimale de
fluidisation
Si on augmente le débit de gaz, ∆ P reste constante et le
mouvement des particules s’amplifient. On assiste à
l’augmentation de la hauteur de la couche. Le système est
fluidisé.
Pour des débits très élevés, les particules sont entrainées
par le gaz et commencent à quitter la colonne. D’où la
notion de vitesse d’entrainement
Pour le phénomène inverse, en diminuant le diminuant le
débit, il se produit le phénomène d’Hystérésis qui est dû
au réarrangement des particules solides et à la différence
de porosité
Par conséquent, la fluidisation est un état intermédiaire entre
l’état des particules au repos et leur entrainement.
Ajoutant à cela que l’état fluidisé est complexe à décrire. On
distingue trois régimes d’écoulement suivant le débit du fluide :
o Expansion homogène du lit à partir de la vitesse minimale
de fluidisation : fluidisation homogène
o Formation de bulles qui viennent éclater en surface :
bullage
o Le diamètre des bulles atteint quasiment le diamètre de la
colonne : pistonnage
o A fort débits et avant l’entrainement des solides, le lit est
constitué de deux pseudos phases : fluidisation turbulente
Appareillage
Tube en verre
contenant les
grains
Calcul des pertes Débimètre
de charges ∆ P
But de la manipulation
Le but de cette manipulation est l’étude du phénomène de
fluidisation en d’autres termes on déterminera :
La vitesse minimum de fluidisation
La vitesse minimale de bullage
Vitesse minimale d’un lit de billes
On procédera par suite à des variations de pertes de charges et la
hauteur H du lit en fonction du débit d’air traversant la colonne.
N.B : Pour une fluidisation idéale, on considérera la répartition des
grains uniforme (masse et taille) et la pression de gaz est la même
que la poussée de l’air
Etude théorique
La perte de charge à travers le lit au point minimal de fluidisation est
égale au poids du lit :
∆ P=H MF ( 1−e MF ) ( ρs −ρG ) g
H MF: hauteur du lit de particules au point minimal de fluidisation
e MF : porosité du lit avec e MF =0 , 4
∆ P : perte de charge
ρG : masse spécifique de gaz
ρ s: masse spécifique du solide
g :accélération de la pesanteur
En combinant l’équation d’Ergun avec celle de WEN et Yu, on obtient
une forme adimensionnelle de la manière suivante :
1
2 2
ℜMF =[ ( 33 , 7 ) +0,0408 Ar] −33 ,7
ℜMF =(U MF d p ρG ¿/ μ2
Ar=g ρG d p3 ( ρ s−ρG ) /μ 2