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Fonctionnement des cœurs de réseau

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Islem Sadki
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Principe et fonctionnement

des cœurs de réseau


Mariem Zekri
Contexte

2
Contexte

• Le transfert de paquets IP traditionnel analyse l'adresse IP de destination contenue


dans l’en-tête de couche réseau de chaque paquet lorsque le paquet se déplace d’une
source à une destination.
• Un routeur analyse l'adresse IP de destination indépendamment à chaque saut dans
le réseau.
• Les protocoles de routage dynamique ou la configuration statique créent la base de
données nécessaire pour analyser l'adresse IP de destination (la table de routage).
Contexte

• Bien que réussies, et évidemment largement déployées, certaines restrictions


diminuent sa performance et affecte sa qualité de service.
• De nouvelles techniques sont donc nécessaires pour aborder et étendre la
fonctionnalité d'une infrastructure de réseau IP.
• Ce premier chapitre se concentre sur l'identification de ces restrictions et présente le
contexte WAN de façon générale
WAN
WAN
Prérequis

❑Commutation:
• Commutation de circuit
• Commutation de paquet
⁻ Mode non connecté
⁻ Mode connecté → circuit virtuel
Commutation

8
Le concept de réseau à commutation est né de la nécessité de
mettre en relation un utilisateur avec n’importe quel autre
La commutation utilisateur et de l’impossibilité de créer autant de liaisons point
à point qu’il y a de paires potentielles de communicants.

9
La commutation

Selon la technique employée pour « relier » deux utilisateurs, on distingue:


• La commutation de circuits
• La commutation de message
• La commutation de paquets

10
La commutation de circuit

• Un circuit est une liaison établie avant la transmission des informations entre
l’émetteur et le récepteur.
• Liaison bidirectionnelle.
• La liaison dure tant que les usagers le désirent indépendamment de leur taux
d’activité effectif durant la communication.
• Lien établi en temps réel pendant toute la durée d’une communication.
• Exemple: Le réseau téléphonique commuté (RTC)

11
La commutation de messages

• Pour éviter d’avoir à sur-dimensionner les réseaux, la commutation de messages


n’établit aucun lien physique entre les deux systèmes d’extrémité.
• Si le lien internœud est occupé, le message est mis en attente.
• Chaque bloc d’information (message) constitue une unité de transfert acheminée
individuellement par le réseau.
• Le message est mémorisé, intégralement, par chaque nœud, et retransmis au nœud
suivant dès qu’un lien se libère.

12
La commutation de messages

13
Commutation de paquet

• De la commutation de messages à la commutation de paquets.

14
La commutation de paquets

• Les paquets sont des parties du message de durée normalisée et suffisamment


courte ➔ réduire les délais d’attende aux nœuds et le temps de transmission de
bout en bout.
• La segmentation du message en paquet est faite par le réseau et non par l’usager

15
La commutation de paquets

• Les paquets de plusieurs messages peuvent être multiplexés temporellement


sur une même liaison.
• Avantages:
• Délai de transmission excellent
• Utilisation optimale des liaisons
• Inconvénients:
• Ne garanti pas le séquencement des données
• Ne permet pas la reprise sur erreur et le contrôle de flux

16
La commutation de paquets

• La commutation de paquet ptimise l’utilisation des ressources mais ne garantit pas


l’acheminement des données
• La commutation de circuits n’optimise pas l’utilisation des ressources mais garantit
l’acheminement des données.

17
La commutation de paquets

• Solution:
➔ Deux techniques de commutation de paquets distinctes

18
La commutation de paquets

• Le premier, le mode datagramme ou mode non connecté est le


mode naturel de la commutation de paquets.
• Le second est dit mode orienté connexion ou plus simplement
mode connecté:
• Met en œuvre un mécanisme de stabilité de route qui consiste à « baliser »
un chemin que suivront ensuite tous les paquets.
• Le circuit émulé porte le nom de circuit virtuel (CV).

19
La commutation de paquets

Le mode non connecté:


• Les informations transitent dans le réseau indépendamment les unes des autres.
• Le destinataire n’est pas nécessairement à l’écoute, les informations peuvent être perdues.
• Les routes empruntées par les différents blocs d’information peuvent être différentes.
• Le séquencement des informations ne peut être garanti .
• Les mécanismes réseaux sont allégés au détriment d’une complexité dans les organes d’extrémités qui
doivent être capables de réordonnancer les différents blocs d’information.
• Aucune réservation de ressource n’est effectuée préalablement à tout envoi de données.
• En cas de surcharge du réseau, des blocs d’information peuvent être perdus.

20
La commutation de paquets

Le mode orienté connexion:


• Une liaison virtuelle est construite par un mécanisme particulier.
• À l’établissement du circuit virtuel, un message spécifique (paquet d’établissement) est acheminé dans
le réseau.
• Son passage est enregistré dans chaque nœud traversé et est identifié par un numéro appelé Numéro
de voie logique.
• Celui-ci contient les informations utiles à son acheminement dans le réseau (adresses source et
destination) et un label attribué par la source pour identifier par la suite le flux de données.
• Le séquencement des informations est garanti.

21
La commutation de paquets

22
Evolution de la commutation

23
Frame Relay

24
Frame Relay
Frame relay

• Le relais de trame établit entre les équipements d’extrémité (FRAD, Frame Relais
Access Device) un service de liaison virtuelle.
• Le FRAD est l’équipement d’interface entre le réseau de l’utilisateur et le réseau
Frame Relay.
• La liaison virtuelle peut être du type permanent (PVC, Permanent Virtual Circuit) ou
temporaire et établi à la demande (SVC, Switched Virtual Circuit).

26
L’architecture
du relais de
trames
Le relais de trames couvre les
couches 1 et 2 du modèle OSI.

27
La couche 2: deux sous-couches

❑Le noyau:
• Délimitation, alignement et transparence des trames.
• Multiplexage et démultiplexage des trames à l’aide du champ portant la référence de
commutation.
• Inspection de la trame pour vérifier qu’elle possède un nombre entier d’octet avant insertion
ou après extraction des 0 intégrés pour la transparence.
❑ EOP:
• Détection des erreurs de transmission et demande de retransmission dans les éléments
extrémité de la connexion.
• Fonction de contrôle de flux de bout en bout.

28
La couche 2

Dans les nœuds intermédiaires, les trames sont commutées sans qu’il soit tenu compte:
- des erreurs potentielles à l’intérieur de la trame
- d’une éventuelle reprise sur erreur
- du séquencement
- du temporisateur de reprise...
Toutes ces fonctionnalités sont laissées à l’instigation d’un niveau supérieur.

29
La couche 2

➔ Le relais de trames a pour but de diminuer au maximum le temps passé dans les
commutateurs.
➔un travail minimal:
- l’examen de la référence de niveau trame
- l’émission de la trame vers la liaison suivante.

30
La trame LAP-F

31
L’adressage dans le réseau

La liaison virtuelle entre A et C résulte de la concaténation des voies logiques : 245, 18,
35 et 25.

32
L’adressage dans le réseau

Les tables d’acheminement sont établies sous la responsabilité de:


- l’opérateur (PVC) ou
- du réseau lors d’une demande de connexion (SVC): la demande d’établissement est
acheminée par le protocole Q.933 (signalisation par canal sémaphore, DLCI 0).

33
ATM

34
ATM

L’ATM est une technologie en mode connecté, les données ne sont acheminées dans le
réseau qu’après l’établissement d’une voie virtuelle (VCC, Virtual Channel Connection).
Le circuit virtuel peut-être :
– bidirectionnel en mode point à point (unicast),
– unidirectionnel en mode point à multipoint (multicast).

35
La cellule ATM

36
Architecture ATM

L’ATM comporte trois couches:

ATM Adaptation Layer


CS, Convergence Sublayer

Segmentation and Reassembly

37
L’adressage dans les réseaux ATM

• La taille des tables de commutation est l’un des facteurs principaux intervenant dans
l’efficacité de la commutation.
• La commutation est d’autant plus rapide que la taille des tables de commutation est faible.
• Compte tenu de cette remarque, l’ATM, à des fins d’efficacité, utilise deux niveaux
d’identification.
• En effet, dans un réseau plusieurs sources partent d’un même commutateur d’entrée et se
dirigent dans une même direction (route).
• Plutôt que de gérer les N connexions, il est plus aisé de les regrouper (identifiant secondaire)
et de ne traiter dans le cœur du réseau que cet identifiant de second niveau

38
L’entête de la cellule ATM

Structure de la cellule ATM

39
L’adressage dans les réseaux ATM

– Un premier niveau identifie la voie virtuelle (VCI, Virtual Channel Identifier). Il s’agit de
l’identifiant des flux échangés entre deux systèmes d’extrémités, notion similaire au
DLCI du Frame Relay.
– Un second niveau regroupe (agrégation de flux) un ensemble de voies virtuelles ayant
une même destination (nœud intermédiaire ou interface d’usager) en un seul
identifiant dit Virtual Path Identifier (VPI).
→Le VPI représente une connexion semi-permanente entre deux nœuds du réseau, elle
est établie et contrôlée par l’administrateur du réseau.

40
L’adressage dans les réseaux ATM

41
L’adressage dans les réseaux ATM

7,9

42
L’adressage dans les réseaux ATM

• Les commutateurs de second niveau, appelés brasseurs, commutent l’ensemble des


voies virtuelles affectées à un faisceau (acheminement selon le VPI), ce qui garantit
des temps de commutation brefs.
• Les commutateurs sont généralement situés à la périphérie du réseau (commutateur
d’accès), tandis que les brasseurs assurent la commutation des faisceaux virtuels en
interne dans le réseau.

43
La qualité de service dans l’ATM

• Les classes de service permettent à l’utilisateur de spécifier ses besoins : c’est la


notion de contrat de service.
• Si le réseau a la capacité de satisfaire les demandes formulées, il accepte la
connexion, sinon il peut proposer des paramètres de repli.

44
La qualité de
service dans
l’ATM

45
Évolutivité et flexibilité
du transfert basé sur IP

46
Paradigme de routage de la couche réseau

• Le transfert de paquets de couche réseau traditionnel s'appuie sur


les informations fournies par les protocoles de routage (OSPF,
routage statique…)
• La décision est indépendante à chaque saut (routeur) et est basée
uniquement sur l'adresse IP de destination.
• Tous les paquets pour la même destination suivent le même
chemin à travers le réseau s'il n'existe aucun autre chemin à coût
égal.
Interconnexion de réseaux hétérogènes

▪ Trois possibilités:
• Routeurs directement interconnectés par des liaisons point à
point.
• Routeurs connectés à des réseaux locaux.
• Routeurs connectés via des commutateurs WAN.
Interconnexion de réseaux hétérogènes

• Les commutateurs de couche 2 (LAN ou WAN) n'ont pas la capacité de


conserver les informations de routage de couche 3 ou de sélectionner le
chemin emprunté par un paquet grâce à l'analyse de son adresse de
destination de couche 3.
• Les commutateurs (LAN ou WAN) ne peuvent pas être impliqués dans la
décision de transfert de paquets de couche 3
• Les chemins LAN Layer 2 sont simples à établir: tous les commutateurs LAN
sont transparents pour les périphériques connectés à eux.
• L'établissement du chemin WAN Layer 2 est plus complexe.
Défis sur un cœur WAN de niveau 2

• Dans le cas de l'environnement WAN, le concepteur du réseau doit


établir un chemin (une liaison) de niveau 2 entre les routeurs qui y
sont connectés.

• Les chemins WAN sont basés sur des liaison point à point (les
circuits virtuels) et ne sont généralement établis que sur demande.
Défis sur un cœur WAN de niveau 2
Défis sur un cœur WAN de niveau 2

• Dans un routage IP classique tous les paquets envoyés de San Francisco vers
ou via Washington doivent passer par Dallas, où ils sont analysés et renvoyés à
destination.
• Avec un cœur ATM, un circuit virtuel ATM doit exister entre deux routeurs
quelconques connectés au cœur ATM.
• Bien que cela puisse être facile à réaliser dans les petits réseaux, on a de
sérieux problèmes d'évolutivité dans les grands réseaux où plusieurs dizaines,
voire centaines de routeurs se connectent au même WAN.
Défis sur un cœur WAN de niveau 2

• Ces faits illustrent les problèmes d'évolutivité qu’on peut


rencontrer:
➔Chaque fois qu'un nouveau routeur est connecté au cœur WAN du
réseau, un circuit virtuel doit être établi entre ce routeur et tout
autre routeur pour un routage optimal.
➔Le provisionnement des circuits virtuels entre les routeurs est
complexe, car il est difficile de prédire la quantité exacte de trafic
entre deux routeurs du réseau. (or un contrat de service est
obligatoire sur un WAN de type FR ou ATM)
Défis sur un cœur de niveau 3

• Augmentation rapide des besoins en bande passante avant


l'introduction de l'optique.
• Les interfaces de routeur à l'époque ne fournissaient pas les
vitesses et les QoS offertes par les commutateurs ATM.
Vers le chemin de L’MPLS

• Avec le transfert de paquets IP conventionnel, tout changement des


informations de routage est communiqué à tous les périphériques du domaine
de routage.
• Ceci implique toujours une période de convergence.
• Un mécanisme qui peut changer la façon dont un paquet est transmis, sans
affecter les autres appareils est certainement souhaitable.
• Pour mettre en œuvre un tel mécanisme, les routeurs ne devraient pas se fier
aux informations d'en-tête IP pour transmettre le paquet.
➔une étiquette supplémentaire doit être attachée à un paquet pour indiquer sa
destination
Vers le chemin de L’MPLS

Un mécanisme qui permet aux périphériques de routage internes de


commuter les paquets sur le réseau d'un routeur d'entrée vers un
routeur de sortie sans analyser les adresses de destination de la
couche réseau est une exigence évidente.
➔ MPLS

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