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Inversion et points rationnels sur un cercle

Ce document traite de l'inversion de points dans le plan complexe. Il présente les propriétés de l'inversion et son application aux cercles et droites, notamment concernant les points rationnels.

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DM de MPSI2

Devoir non surveillé


Inversion et points rationnels sur un cercle
Le plan R2 est muni d’un repère orthonormal (O,~i, ~j), et identifié à C. On appellera plan épointé le plan R2
privé de son origine O = (0, 0).
Soit M un point du plan, différent de O. On appelle inverse de M le point I(M ) défini par
−−→
−−−−→ OM
OI(M ) =
OM 2
Cela définit une application I du plan épointé dans lui-même, appelée inversion.

Partie A – Généralités sur l’inversion

A.1 En termes complexes, I correspond à une application f de C∗ dans lui-même. Montrer, pour tout
nombre complexe non nul z, la formule :
1
f (z) =

A.2 Montrer que l’inversion est une involution du plan épointé (i.e. f ◦ f = Id C∗ ). On en déduit notamment
(inutile de le prouver) que l’inversion est une bijection et que si A est une partie de C∗ et z ∈ C∗ , alors les
assertions z ∈ A et f (z) ∈ f (A) sont équivalentes (grâce à l’injectivité de f ).
A.3 Soit z = a + ib un nombre complexe non nul, a, b ∈ R. Donner la forme algébrique de f (z).
A.4 Soit h : C → C une application et E la partie du plan complexe, définie par :

E = {z ∈ C∗ , h(z) = 0}.

Montrer : f (E) = {z ∈ C∗ , h(f (z)) = 0}.


Indication : on pourra utiliser le fait que l’inversion est une involution.

Partie B – Image d’un cercle, d’une droite

B.1
a On considère un cercle C de centre d’affixe ω, de rayon r > 0, vu comme partie du plan complexe. On
peut donc écrire : C = {z ∈ C∗ , (z − ω)(z̄ − ω̄) − r2 = 0}.
Montrer que z appartient à l’image f (C) de C par l’inversion si et seulement si

(r2 − |ω|2 )|z|2 + z̄ω + z ω̄ = 1


ω r
b En déduire que si O ∈/ C, f (C) est un cercle de centre d’affixe − r2 −|ω|2 et de rayon |r 2 −|ω|2 | .

Montrer que si O ∈ C, f (C\{O}) est une droite.


c Montrer que l’image par f d’une droite ne passant pas par l’origine est un cercle privé de O.
B.2 Déterminer les cercles C (de rayon r > 0) qui sont laissés globalement invariants par l’inversion, c’est--
à-dire tels que f (C) = C.
Partie C – Points rationnels sur une droite, sur un cercle

On dit qu’un point du plan est rationnel √ si son abscisse et son ordonnée sont des nombres rationnels. Par
exemple, ( 19 , 37 ) est rationnel, mais pas ( 2, 3) (car son abscisse n’est pas rationnelle).
C.1
a Donner un exemple de droite n’ayant aucun point rationnel, d’une droite admettant un unique point
rationnel et enfin d’une droite admettant une infinité de points rationnels.
b Montrer que si une droite comporte au moins deux points rationnels, elle en admet une infinité.
C.2 Montrer qu’un point M du plan est à coordonnées rationnelles si et seulement si I(M ) est à coordonnées
rationnelles.
C.3
1
a Montrer que le cercle de centre O de rayon 2 4 n’admet pas de point rationnel.
Indication : on pourra remarquer que le carré de son rayon n’est pas rationnel.
b Montrer l’existence d’un cercle dont l’unique point rationnel est l’origine. Montrer l’existence d’un
cercle admettant exactement deux points rationnels, dont l’origine.
c On suppose que C est un cercle passant par l’origine, et admettant au moins deux autres points rationnels
que l’origine. Montrer que C admet une infinité de points rationnels.
d En déduire qu’un cercle ayant au moins trois points rationnels en a une infinité.

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