Corrigé du test no 3 : Étude du circuit de Wien
Corrigé du test no3 : Étude du circuit de Wien
Antoine Amarilli
uC
K
i(t)
R
j(t) k(t)
E
R vC
Figure 1 – Circuit de Wien
Nous avons affaire à un circuit du second ordre, dont le comportement sera de type apériodique car il n’y a
qu’une forme d’énergie. Afin de déterminer i(t), nous devons donc d’abord calculer les conditions initiales i(0+ )
et i0 (0+ ). Après, en travaillant par élimination, nous obtiendrons une équation différentielle du second ordre,
que nous résoudrons.
1 Détermination des conditions initiales
Les conditions initiales nécessaires pour identifier la solution de l’équation différentielle sont i(0+ ) et i0 (0+ ).
Nous déterminerons également i(∞) qui correspond au comportement du circuit après un temps très long.
1.1 Calcul de i(0+ )
Les condensateurs assurent la continuité de la tension, donc on a u(0+ ) = u(0− ) = 0 et v(0+ ) = v(0− ) = 0
car ils sont initialement déchargés. Nous pouvons donc les remplacer par des fils. La branche portant la résistance
shuntée étant morte, nous obtenons :
K
i(0+)
R
Figure 2 – Circuit de Wien en t = 0+
Par application de la loi de Pouillet, nous pouvons calculer :
E
i(0+ ) = (1)
R
1.2 Calcul de i0 (0+ )
Par application de la loi des mailles et de la loi d’Ohm, nous obtenons :
Ri + UC + VC − E = 0 (2)
AMARILLI Antoine 1
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Soit, en dérivant :
di i k
R + + =0 (3)
dt C C
E
Or, on a i = j + k et j(0+ ) = 0 car la résistance est court-circuitée, d’où k(0+ ) = i(0+ ) = R. On a donc :
2i(0+ ) E/R
i0 (0+ ) = − = −2 (4)
RC RC
1.3 Calcul de i(∞)
À la fin d’un régime transitoire, un condensateur est équivalent à un interrupteur ouvert. Si l’on remplace
les condensateurs par leur modèle équivalent, nous obtenons :
K
i(∞)
R
j(∞) k(∞)
E
R
Figure 3 – Circuit de Wien en t = +∞
On obtient donc i(∞) = 0.
2 Obtention de l’équation différentielle
Travaillons par élimination. Par application de la loi des mailles, nous obtenons l’équation 3, et une deuxième
équation :
Ri + UC + Rj − E = 0 (5)
Soit, en dérivant :
di i dj
R
+ +R =0 (6)
dt C dt
Puis, par application de la loi des nœuds, nous obtenons une troisième équation :
i=j+k (7)
On obtient d’après l’équation 3 :
di
k = −RC −i (8)
dt
Puis, d’après l’équation 7 :
di
j = 2i + RC (9)
dt
Enfin, d’après l’équation 6 :
di i d2 i di
R + + R2 C 2 + 2R = 0 (10)
dt C dt dt
L’équation différentielle finale est donc :
d2 i di
(RC)2 + 3RC + i = 0 (11)
dt2 dt
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3 Résolution de l’équation différentielle
3.1 Résolution sans conditions initiales
d2 y
Réécrivons l’équation 11 de sorte à ce qu’elle soit de la forme dt2 + 2mω0 dy 2
dt + ω0 y = y(∞). Nous obtenons :
d2 i 1 di 1
2
+3 + i=0 (12)
dt RC dt (RC)2
1
On a ω0 = RC et m = 32 . Nous sommes donc bien en régime apériodique, car m > 1. On remarque également
qu’on a bien y(∞) = 0 comme trouvé précédemment.
Posons le polynôme caractéristique x2 + 2mω0 x + ω02 . Son discriminant est ∆ = (2mω0 )2 − 4ω02 = (m2 − 1)ω02 .
Comme m > 1, le discriminant est positif et le polynôme admet les racines réelles :
√
x1 = −mω0 − ω0 √m2 − 1
x2 = −mω0 + ω0 m2 − 1
√
Posons ω = ω0 m2 − 1. Comme l’équation 12 est homogène, sa solution est (avec A, B des constantes
réelles) :
i(t) = Ae(−mω0 −ω)t + Be(−mω0 +ω)t (13)
Celle-ci peut se récrire sous la forme (avec λ, µ des constantes réelles) :
i(t) = e−mω0 t (λ cosh(ωt) + µ sinh(ωt)) (14)
3.2 Application des conditions initiales
On a d’après les équations 1 et 14 :
E
e0 (λ cosh(0) + µ sinh(0)) = (15)
R
On en déduit :
E
λ= (16)
R
On calcule d’après l’équation 14 :
p
i(0+ ) = −mω0 λ + µω0 m2 − 1 (17)
Or d’après l’équation 4, on obtient :
E/R
−mω0 λ + µω = −2 (18)
RC
Soit, après simplification :
−E
µ= √ (19)
5R
On obtient donc l’expression :
E
−mω0 t E
i(t) = e cosh(ωt) − √ sinh(ωt) (20)
R 5R
√
Soit in fine, avec m = 23 , ω0 = RC
1
et ω = ω0 m2 − 1 :
E −mω0 t 1
i(t) = e cosh(ωt) − √ sinh(ωt) (21)
R 5
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