La Terre dans le Système Solaire
La Terre dans le Système Solaire
Seconde LS
CHAPITRE I- LA TERRE, PLANÈTE DU SYSTÈME SOLAIRE : ORIGINALITÉS ...................................................... 1
I- La terre dans le système solaire ............................................................................................................ 1
II- Les enveloppes externes de la terre...................................................................................................... 3
III- Les conditions permettant la vie sur terre ........................................................................................ 5
IV- les traces d’activités internes des planètes et satellites rocheux. .................................................... 6
CHAPITRE II- LA BIOSPHERE ........................................................................................................................... 7
I- Diversité du monde vivant et le peuplement des milieux..................................................................... 7
II- Répartition des êtres vivants ................................................................................................................. 8
CHAPITREIII- ETUDE DE QUELQUES MILIEUX D’AFRIQUE INTERTROPICALE. DENSITE ET CLASSIFICATION
DES ETRES VIVANTS. ...................................................................................................................................... 9
I- Les principaux milieux terrestres .......................................................................................................... 9
II- Les milieux aquatiques ........................................................................................................................ 12
III- Etude d’un milieu terrestre local ..................................................................................................... 13
IV- La classification des êtres vivants .................................................................................................... 14
CHAPITRE IV- LA NOTION D’ECOSYSTEME ................................................................................................. 16
I- Comment étudier un écosystème ? .................................................................................................... 16
CHAPITRE V- FACTEURS INTERVENANTS DANS LA REPARTITION DES ETRES VIVANTS ET LA NOTION
D’ADAPTATION ............................................................................................................................................ 21
II- Les facteurs écologiques et leur influence sur les êtres vivants ......................................................... 21
III- Les facteurs climatiques .................................................................................................................. 21
IV- Les facteurs édaphiques .................................................................................................................. 22
V- La notion d’adaptation ........................................................................................................................ 28
CHAPITRE VI- L’INTERDEPENDANCE DES ETRES VIVANTS ........................................................................... 30
I- Les relations entre les êtres vivants .................................................................................................... 30
II- Les relations intra spécifiques et inter spécifiques ............................................................................. 30
CHAPITRE VII- LE TRANSFERT D’ENERGIE .................................................................................................... 33
I- Production primaire ............................................................................................................................ 33
II- Productivité secondaire et consommation ......................................................................................... 34
CHAPITRE VIII- L’EQUILIBRE ET LE DESEQUILIBRE DANS LES ECOSYSTEMES .............................................. 37
I- L’évolution des écosystèmes ............................................................................................................... 37
CHAPITRE IX- LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT ..................................................................................... 40
1
I- La protection des sols .......................................................................................................................... 40
II- La gestion de l’eau ............................................................................................................................... 40
III- Les différentes forment de pollution .............................................................................................. 40
Bibliographie.................................................................................................................................................. 1
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CHAPITRE I- LA TERRE, PLANÈTE DU SYSTÈME SOLAIRE : ORIGINALITÉS
Introduction
La terre est une planète active et les diverses manifestations de cette activité (volcanisme
continental, sous-marine, séisme, déformation des roches, formation des chaines de
montagnes…) posent le problème du fonctionnement de la « machine terre » la technique des
plaques a permis de comprendre comment l’énergie interne de la terre (liée à l’existence de roche
à haute tension à l’intérieure du globe) provoque des mouvements de connections de
l’asthénosphère. Cette circulation de matière (qui s’effectue à une vitesse ˂ 10cm /an) entraine le
déplacement des plaques lithosphériques les unes par rapport aux autres.
La terre a une très longue histoire (+4,5 million d’années).
Pendant une très longue période, aucun être vivant ne l’a peuplée. Si la vie est apparue « assez
tôt » (un milliard d’année après la formation d’une croûte) elle ne s’est densifiée que beaucoup
plus tard, animaux et végétaux colonisant finalement tous les milieux.
I- La terre dans le système solaire
La terre se trouve, 3ème position dans le système solaire, formé d’objets de taille, d’aspect et de
nature qui tournent tout autour d’une étoile centrale, le soleil.
1- Les objets du système solaire
Le système solaire est un ensemble formé par une étoile appelée soleil autour de laquelle
gravitent divers objets.
- Soleil : c’est une des étoiles de la voie lactée autour de laquelle tourne une multitude
d’objets de taille, d’aspect et de nature différents. C’est une boule de gaz (hélium et
hydrogène) comprimés.
Il est le siège des réactions nucléaires productives de lumière.
- Les planètes : au nombre de 8. Ce sont les plus gros objets célestes, ce sont les objets sans
lumière propre.
On distingue deux groupes de planètes :
Les planètes rocheuses/tellurique ou interne, les plus proches du soleil ; Mercure, Venus,
Terre et Mars. Les roches composants ces planètes sont principalement constituées de
silicates en surface et d’un alliage de fer/Nikel au centre.
Leur diamètre varie entre 3000 et 12000km, leur masse volumique entre 3,3 et 3,5 g.cm3
Les planètes gazeuses/géantes ou externes, sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune
composées essentiellement d’hydrogène et d’hélium. Leur masse volumique est voisine
inférieure ou égale à celle du soleil. Leur diamètre beaucoup plus important que celui des
planètes rocheuses. Ce sont des boules de gaz comprimés (H2 et He), mais elles ne sont le
siège d’aucune réaction nucléaire.
Les planètes naines : ce sont des objets de taille intermédiaire entre les astroïdes et les
planètes. Elles sont en orbite autour du soleil et possèdent une masse suffisante pour que
leur gravité provoque la formation d’une sphère, mais pas suffisante pour faire disparaitre
tous les petits objets de leur orbite.
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Aujourd’hui, 5 objets sont classés dans cette catégorie : Cérès, Eris, Pluton, Make make et
Haumea.
NB : Pluton ne fait pas partie des planètes du système solaire depuis Août 2006, car elle n’entre
dans aucune des 2 grandes familles des planètes du système solaire.
- Satellites : ils sont situés dans la même région que les planètes. Leur diamètre est réduit
(compris entre 500 et 5000 km), et leur masse volumique comprise entre 1 et [Link]-3. Ce
sont des corps céleste naturel ou artificiel en mouvement orbital autour d’une planète.
Ex : la lune est le seul satellite qui gravite autour de la terre.
- Astéroïdes : ce sont des petits blocs de roches semblable à de très petites planètes et
pouvant entrer en collision avec une autre planète. Ils gravitent à une grande distance du
soleil entre mars et Jupiter. Leur composition chimique et leur masse volumique sont
voisines de celles des planètes. Leur diamètre est plus petit (˂1000km).
- Météorite : fragment de roche extra-terrestre qui traverse l’atmosphère et parvient à la
surface de la terre sans être complètement consumé « appelé à tort étoile filante »
- Comète : ce sont des objets du système solaire, situés généralement au-delà de pluton,
contenant des graviers et des poussières et principalement constitué de glaces décrivant
une orbite très elliptique. Une comète n’est visible que lorsqu’elle est proche du soleil. À
ce moment, elle s’échauffe, libérant vapeur d’eau et poussières. Le diamètre est inférieur
à 100km.
Il existe également des poussières interplanétaires, qui sont les plus petits objets célestes.
2- La situation de la terre dans le système solaire
Situé en 3ème position, la terre est une planète du système solaire ayant une forme sphérique avec
un diamètre équatorial de 12756km et un diamètre polaire de 12713km/rayon6371km, une
circonférence de 40.000km, une superficie de 510.000.000km2, une masse volumique de
5,52gm3 et une masse de 5,971024 kg.
Elle décrit une orbite autour du soleil avec une distance moyenne de 150.000.000km soit 1UA
(Unité Astronomique).
3- La terre, planète originale du système solaire.
La terre, planète du système solaire, se distingue des autres par plusieurs caractères qui en font
une planète tout à fait singulière.
- C’est la planète qui présente la plus grande activité interne (due à sa masse). Celle-ci est
caractérisée par le déplacement de plaques lithosphérique, avec toutes ses conséquences
(formation des chaines de montagnes, volcanisme, séisme…).
- C’est la seule planète qui possède une atmosphère riche en oxygène.
- C’est la seule planète qui possède de l’eau sous 3 états (liquide, solide, gazeux) eau
liquide très abondante comme une enveloppe externe dont l’épaisseur moyenne est de 4
km.
Atmosphère et hydrosphère sont animées de mouvement divers et variables (vents, courants,
houles) résultant de forces dont l’origine principale est liée à l’inégale répartition de l’E solaire
parvenant à la surface du globe. Il y a donc un double activité, interne et externe dont l’action
conjuguée modèle la topographie.
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- Enfin, la terre est la seule planète du système solaire ou se sont développés les êtres
vivants.
II- Les enveloppes externes de la terre
Il existe 3 enveloppes externes : l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère. A ces 3
enveloppes s’ajoute la biosphère qui constitue l’ensemble des êtres vivants de la terre.
1- L’Atmosphère
a- L’atmosphère des planètes du système solaire
La terre, venus et, dans une moindre mesure, Mars possède une atmosphère dense.
L’atmosphère est un mélange de gaz qui enveloppe une planète et dont l’épaisseur varie de
quelque dizaine à quelque centaine de km pour les planètes rocheuses. Elle atteint quelque fois
plusieurs milliers de km pour les planètes géantes appelées de ce fait planètes gazeuses. Il est
facile de délimiter et de définir l’atmosphère de planètes ayant une surface solide. L’atmosphère
est donc la masse de gaz qui est situé au-dessus de la surface des planètes, constitués d’éléments
volatiles le Co2, le di azote (N2), le O2 le méthane (CH4), l’eau sous forme de vapeur (H2O).
Pour les planètes gazeuses, la limite inférieure de l’atmosphère est difficile à déterminer, et elle
est essentiellement composée de gaz légers : H2, He.
b- Le cas de l’atmosphère de la planète terre.
L’atmosphère terrestre est unique et composée d’azote (79%) et d’oxygène (21%), d’argon (1%)
et de Co2 (0,03%). On trouve également de la vapeur d’eau dans la basse atmosphère et de
l’ozone ((O3) qui, quoiqu’en faible quantité, absorbe les rayonnements ultra-violets nocifs
provenant du soleil, protégeant aussi les êtres vivants, puis en plus petite quantité et en ordre
décroissant le néon, l’hélium, le krypton, l’hydrogène, le xénon, et le radon.
L’atmosphère terrestre comprend plusieurs couches superposées (structure verticale) qui sont la
troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la thermosphère et l’exosphère. La terre présente la
plus grande activité interne, se caractérisant par le déplacement des plaques lithosphériques.
L’activité de la terre est liée à l’énergie accumulée dans ses différents enveloppes une partie de
cette énergie est libérée en surface : elle est dissipée sous forme d’énergie thermique et
mécanique. Les tremblements de terre sont des manifestations spectaculaires de la dissipation
brutale de l’énergie thermique. La circulation des masses gazeuses de l’atmosphère terrestre est
due à l’échauffement solaire.
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Interprétation
L’atmosphère est structurée en 4 couches bien distinctes. De 0 à 10 km.
La troposphère, la plus proche du sol, à une épaisseur variant de 7km aux pôles à 18km au niveau
de l’équateur. Elle contient 95% de gaz atmosphériques. Siege des phénomènes météorologiques,
la température décroit jusqu’à la tropopause.
La stratosphère s’élève jusqu’à 50km d’altitude
C’est dans cette couche que se forme la couche d’ozone absorbant les rayons ultra-violets. En
l’absence de cette couche d’ozone, car les rayons Ultra-Violet (UV) provoquent l’altération de
l’information génétique. La Température Y augmente à cause de l’absorption du rayonnement
solaire par l’ozone.
La mésosphère s’étend ensuite jusqu’à 80km d’altitude. La température décroit
progressivement avec l’l’altitude.
Au-delà dans l’ionosphère et la thermosphère (de 80 à 800km d’altitude), la température
croit constamment. Elle peut atteindre plus de 100oc à 700km d’altitude. A partir des
molécules gazeuses, s’y forment peu à peu des ions jusqu’à constituer la majorité des
particules à très haute altitude.
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2- L’hydrosphère.
L’eau liquide se trouve à la surface de la terre en raison de:
- Son éloignement convenable par rapport au soleil ;
- La composition atmosphérique permettant à la vapeur d’eau de se condenser et de former
une enveloppe liquide.
L’existence de l’eau liquide implique des conditions de pression et de température qui ne se
rencontre actuellement qu’à la surface de la terre et à quelques kms de profondeur sur Mars et sur
le satellite de Jupiter, Europe. Les enveloppes externes liquides ne sont pas seulement aqueuses,
elles peuvent avoir une composition chimique différente. Les enveloppes externes gazeuses ou
liquide sont appelées enveloppes fluides.
Absente sur venus, présente sous forme de calottes glaciaires sur Mars, sur la terre, l’eau est
repartie de la manière suivante :
Eau liquide des océans : 97,2%
Eau solide des calottes polaires : 2,5%
Eau de l’atmosphère : 0,001%
Eau du sol et du sous-sol : 0,3/
3- La lithosphère
Composée d’oxygène, de silicium, de métaux et des sels minéraux, elle est formée de roches
solides et rigides constituant des plaques. C’est une couche superficielle du globe terrestre située
entre 70 et 150km environ d’épaisseur constituée de la croûte continentale ou océanique : le
manteau supérieur. Elle est marquée par d’importantes activités internes dues à la radioactivité.
Elle est limitée vers l’intérieur par l’asthénosphère (couche visqueuse située à l’intérieur de la
terre et sur laquelle repose la lithosphère).
III- Les conditions permettant la vie sur terre
1- La masse de la terre et sa distance au soleil font d’elle une planète originale.
Les composés chimiques de l’atmosphère d’une planète sont soumis à une agitation thermique
qui leur donne une vitesse ; celle-ci sera plus élevée si la molécule a une masse faible et que la
température atmosphérique est élevée. Les molécules sont par ailleurs retenues dans l’atmosphère
d’une planète par l’attraction qu’exerce cette dernière sur elle.
Donc, plus un objet céleste est proche du soleil, plus il est chauffé ; les petites molécules de son
atmosphère se déplacent alors à une vitesse telle qu’elles peuvent échapper à l’attraction exercée
par cet objet sur les molécules.
La terre ne peut pas retenir les molécules les plus légères (H2, He). Son atmosphère est donc
constituée de molécules plus lourdes (H2O, N2, CO2, O2). Mercure, plus proche du soleil, et la
lune, trop petite n’ont pas d’atmosphère. La masse de la terre conditionne :
- Son activité. (la terre est la planète la plus active), due à l’énergie interne provenant des
corps radioactifs des couches profondes. Plus la masse d’une planète est élevée, plus la
radioactivité est grande, plus la quantité d’énergie produite est grande ;
- La force d’attraction qu’elle exerce sur son atmosphère et qui permet de la maintenir ;
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- La distance de la terre au soleil permet à cette dernière d’avoir une température
convenable pour que :
L’eau puisse se trouver sous ses trois états ;
La vie dépendant de l’eau soit apparue, se soit développée et diversifiée ;
2- l’importance de l’eau et de l’air
La terre est la seule planète qui possède de l’eau liquide en grande quantité et sous ses 3 états,
constituant une enveloppe externe dont l’épaisseur moyenne est de 4km.
Les différents états physiques de l’eau sont fonction des conditions de température et de pression.
L’eau est la matière la plus importante par son abondance et son rôle. La circulation de l’eau au
sein des différents compartiments terrestre est décrite par le cycle de l’eau.
Sous l’action de la température, l’eau s’évapore depuis la surface des océans et des cours d’eau.
L’atmosphère s’enrichit alors en vapeur d’eau. Celle-ci se condense et retombe sous forme de
pluies qui viennent enrichir les cours d’eau et les océans (environ 24% précipitations). Une partie
de l’eau de pluie s’infiltre dans le sol et va constituer les eaux souterraines (environ 11% des
précipitations).
En tant que composé essentiel de la vie, l’eau a une grande importance pour l’homme. L’étude de
la composition de l’atmosphère terrestre montre qu’elle contient des gaz comme l’oxygène, le
dioxyde de carbone, l’azote, la vapeur d’eau et des gaz rares. Certains de ces gaz sont
indispensables à l’entretien de la vie des animaux et des végétaux.
- Le dioxygène est utilisé dans la respiration des animaux, de certains végétaux et des
micro-organismes.
- Le CO2 est utilisé par les végétaux Chlorophylliens pendant la photosynthèse ;
- L’azote est utilisé par les plantes au cours de leur développement.
IV- les traces d’activités internes des planètes et satellites rocheux.
La surface solide des planètes et satellites rocheux conserve les traces d’une activité géologique
interne : édifices volcaniques, chaines de montagnes, faibles mais également des impacts de
météorites. On repartit les telluriques en 3 groupes:
Mercure et la plupart des satellites, qui ont une surface couverte de millions de caractères
et où les traces de volcanisme et de déformation (failles….) sont très anciennes (3,2
millions d’années), voire absente. Mercure et ces petits objets n’ont jamais été actifs
géologiquement ;
Mars et les objets de tailles intermédiaires, dont une moitié ressemble à la lune, mais dont
l’autre est peu caractérisé et présente de gigantesques volcans, faibles et fossés
d’effondrement il y a 2 millions d’années. Les objets ont eu une activité géologique
faible.
La terre et Venus, qui ne présentent que quelque centaines d’impacts, mais qui, en
revanche, possèdent un volcanisme important. Cette relation que l’on peut établir entre le
diamètre et l’activité interne des planètes est due à la quantité de matériaux radioactifs
située à l’intérieur des planètes, provoquant une tectonique des plaques.
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Conclusion
Parmi les planètes du système solaire, la terre présente des originalités. C’est une planète très
active où existe de l’eau liquide et dont l’atmosphère est riche en oxygène. Ces caractères
spécifiques absents sur les autres planètes ont fait d’elle le berceau de la vie.
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Les plantes du sous-bois par exemple, sont soumises à des conditions d’éclairement particulière
(seulement 2% de la lumière solaire traversent le feuillage des arbres de la forêt) ;
Les espèces qui vivent là sont capables de s’accommoder d’une luminosité très réduite.
La présence d’une forêt entraine un certain nombre de modification climatique par rapport à un
terrain découvert voisin, par exemple, la pluviosité annuelle est plus importante qu’en terrain nu,
la température nocturne est plus élevée, la vitesse du vent est réduite.
Ainsi, la déforestation d’une région a pour conséquence non seulement la disparition d’animaux
et végétaux, mais aussi une transformation locale du climat.
II- Répartition des êtres vivants
Sur le globe terrestre, la répartition s’effectue inégalement, on constate que dans la partie
équatoriale, on trouve les forêts denses, au-dessus et en dessous de l’équateur on trouve la
savane. Par exemple en Afrique, la partie Nord est occupée par le désert. Si nous prenons le
Tchad, le Nord est désertique, le centre est sahélien avec une savane, au Sud la zone soudanienne
est caractérisée par la forêt claire.
Le climat joue un rôle très important dans la répartition des êtres vivants. Ces êtres vivants sont
repartis en fonction du sol.
- Le Biotope est le milieu de vie des êtres vivants.
- La Biocénose est l’ensemble des êtres vivants qui vivent en commun dans un milieu
déterminé.
- L’Ecosystème est l’ensemble formé de biocénose et de biotope. C’est l’ensemble
constitué par les êtres vivants et le milieu dans lequel ils vivent. Tous ces termes viennent
de l’écologie qui est la science qui étudie les êtres vivants, les relations qui existent entre
eux et avec leur milieu de vie.
1- Les relations entre les êtres vivants
Les êtres vivants établissent les relations entre eux dans le biotope ; les relations peuvent êtres
des relations de protection, de production, de nutrition et autres. Nous pouvons prendre
l’exemple de la relation de parasitisme qui existe entre les êtres vivants. Le cas des tiques qui
sont fixés dans les endroits bien cachés de certains animaux qui sont leurs hôtes est une relation
de nutrition et de parasitisme.
2- Relations de protection
Prenons l’exemple des bambins qui, dans leur déplacement s’organisent de telle sorte que les
mâles forts se placent au-devant des autres éléments du groupe (femelle, petits) à l’approche du
danger pour les défendre.
Les êtres vivants établissent, entretiennent aussi des relations avec leur biotope, c’est pourquoi
l’homme ne peut vivre que sur la terre, les poissons dans l’eau, les vers de terre dans le sous-sol.
Au vue des relations entretenues entre les êtres vivants d’une part et leur milieu d’autre part, il est
indispensable de penser à la protection de l’environnement.
Conclusion.
La Biosphère est l’ensemble des zones de l’écorce terrestre, de l’atmosphère et l’hydrosphère où
se développent les êtres vivants. C’est aussi un milieu d’étroites relation et d’échanges comme le
prouve l’existence de l’interrelation des écosystèmes entre eux.
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CHAPITREIII- ETUDE DE QUELQUES MILIEUX D’AFRIQUE INTERTROPICALE.
DENSITE ET CLASSIFICATION DES ETRES VIVANTS.
Introduction : le milieu de vie des êtres vivants est une surface géographique de dimension
variable affectant très souvent des conditions constantes. Il est constitué par une zone de
variation (forêt, savane, steppe…) dans laquelle vivent les animaux. Toutefois, nous observons
les variations des paysages dans notre environnement. Ces paysages locaux peuvent être le point
de départ d’une étude écologique qui permettra de mettre en œuvre les techniques de terrains
utilisées par l’écologiste. Les résultats qualitatifs et quantitatifs que nous recueillons selon les
bases de notre réflexion nous conduiront à une bonne compréhension.
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Tous les arbres ne perdent pas leurs feuilles en même temps, on dit que la défoliation
s’échelonne toute l’année.
c- Caractères physionomiques de la forêt
Les arbres de la forêt sont appelés les phanérophytes. La végétation est stratifiée et comporte :
- une strate arborescente constituée des arbres de grande taille ;
- une strate arbustive constituée de petits arbres ;
- des strates muscinales : mousse, lichens : champignon.
- Une strate hypogée : elle est souterraine et comporte les bulbes racines et tubercules.
- des lianes qui réunissent les différentes strates.
- des épiphytes qui sont des végétaux de petite taille poussant sur les branches et les troncs
des grands arbres.
La forêt est le lieu préféré de certains animaux tel que: les gorilles (gorilla-gorilla), le boa (boa
constructor), le caméléon (cameleo-cameleo), les bêtes féroces comme le lion, le léopard, le tigre
et les rongeurs (écureuil). Les hommes qui vivent dans la forêt se nourrissent de la chasse et de la
cueillette. Leurs cases sont réalisées à partir des tiges et des feuilles des arbres.
2- La savane
La savane est une formation végétale principalement composée des plantes herbacées, les
graminées. Elle est parsemée plus ou moins d’arbres ou d’arbustes. Selon la densité des arbres,
on parle de savane arbustive, des savanes arborées, puis des forets clairs, la transition se faisant
de manière progressive. En Afrique occidentale, les savanes se situent approximativement entre
le 8e et 12 degré de latitude nord. Durant la saison des pluies, on note une prédominance des
plantes herbacées de 80cm. Les arbres de la savane dépassent rarement 10cm de hauteur.
Plusieurs espèces d’arbres ont acquis la possibilité de stocker de l’eau dans leur tronc pendant
plusieurs mois, pour résister à la sécheresse, d’autres perdent leurs feuilles pendant cette période.
a- caractères écologiques
Les conditions de formation de la savane sont :
- un climat chaud et peu humide ;
- une longue saison sèche (8mois) et une courte saison de pluie ;
- le sol de la savane est sec ; ce sont des sols ferrugineux ;
- une faible pluviométrie (800mm/an) sols pauvres en eau, en sels minéraux et en matières
organiques.
b- caractères adaptatifs
La végétation de la savane est surtout constituée par des herbes (graminées) et d’arbres
(chaméphytes) ; ses arbres s’adaptent grâce à des caractères suivants :
- ils sont de petites tailles et sont espacés ;
- leur tronc est rugueux : chez certains ils sont recouverts d’une couche de liège pour éviter
les feux de brousses ; chez d’autres, ils sont constitués des gorges d’eau ;
- les feuilles coriaces limitent les pertes d’eau par évaporation ;
- en saison sèche la partie aérienne des végétaux se dessèche seule;
Le système racinaire est très développé par rapport à :
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- l’appareil végétatif aérien pour capter l’eau de la nappe phréatique.
- la présence des plantes herbacées favorisant la prolifération des herbivores tel que le zèbre
(Equus zebra), le phacochère (phacochoerus aethiopicus), l’éléphant (loxodonta africana),
la girafe (giraffa reticulata) et les carnivores comme le lion (panthera leo), la panthère
(panthera pardus), l’hyène (hyena hyena).
Pour résister à la sécheresse, les animaux de la savane pratiquent l’estivation qui consiste à
réduire plusieurs de leurs activités physiologique notamment l’intensité respiratoire, la
reproduction, la nutrition.
3- La steppe
Les steppes se caractérisent aussi par un climat semi-aride et permettent parfois la transition avec
les zones désertiques. Elles sont présentes principalement au nord du 15e parallèle. Dans ces
écosystèmes parsemés d’arbustes le plus souvent épineux, la hauteur maximale des graminées
pendant la saison humide ne dépasse pas 80cm.
Elles ne sont pas soumises aux feux de brousse pendant la saison sèche. La faune des steppes est
constituée en majorité des mammifères (gazelles, girafes, chacals, lions …) et d’oiseaux. Les
insectes comme les acridiens (criquets), sont représentés par un grand nombre d’individus et
d’espèces et l’on peut aussi rencontrer des reptiles comme les vipères ou les varans.
4- Le désert
Les déserts sont des régions où les conditions de vie sont très rudes, caractérisés par une forte
sécheresse.
a- conditions écologiques
- précipitations inferieure à 250mm ;
- température diverse très élevée par le désert chaud et très basse dans les déserts froids ;
- vents fréquents et desséchants ;
- les écarts entre le jour et la nuit sont importants ;
- nappes phréatiques trop profondes.
b- caractères adaptatifs
Pour résister à la sécheresse, les plantes du désert (xérophytes) ont développé plusieurs
caractères :
- la partie aérienne des plantes très réduite pour ne pas être déchiquetée par le vent ;
- les racines développées superficiellement pour capter l’eau des rosées soit profondément à
la recherche des nappes d’eau ;
- les feuilles sont soit filiforme, soit en épines pour limiter la perte d’eau par transpiration ;
- le tronc protégé par une épaisse couche de liège, nombre de stomates réduits ;
Certaines plantes accumulent des réserves d’eau : ce sont des plantes grasses.
Les plantes du désert ont un développement rapide et fructifient en 2 ou 8 jours puis meurent : ce
sont des éphémérophytes.
Le désert est défavorable à la vie animale car les points d’eau sont éloignés et rares. Cependant,
on n’y rencontre les kangourous (macropus robustus), le lièvre (lepus capensis) et les reptiles qui
s’enterrent dans le sable.
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Le mammifère parfaitement adapté à la vie désertique est le dromadaire, les caractères qui lui
permettent de résister aux conditions rudes du désert sont :
Des sabots terminés par des coussinets qui adhérent sur le sable comme des venteuses ;
Des yeux qui possèdent une double paupière transparente qui les protège contre les
tempêtes du sable ;
Ses poils serrés qui le protègent contre la température élevée ;
Ses narines qui possèdent une membrane qui les renferment pendant les tempêtes tout en
laissant passer de l’air ;
La capacité de stocker des réserves lui permettant de vivre pendant 2 à 3 mois.
5- la mangrove
La mangrove est une forêt littérale caractérisée par une salinité très variable et un sol pauvre en o2
et instable composé de sédiment apportés par les rivières. Les mangroves africaines sont très
diverses, du point de vue morphologique et quant à la flore et la faune qu’elles abritent. De
nombreuses espèces d’oiseaux peuplent la mangrove ; mais les crabes, les mollusques, les
crustacées et les poissons sont les plus présents. Un poisson typique des mangroves, le
périophtalme, a développé des nageoires lui permettant de sortir de l’eau et de se déplacer. Il peut
durant de longues périodes hors de l’eau. Les arbres sont occupés par les insectes, les reptiles et
les oiseaux.
Les plantes se développant dans la mangrove doivent être adaptées à la salinité élevée, posséder
des racines émergées appelées pneumatophores. Les palétuviers (rhizophora, avicennisa) sont
les principales espèces végétales de la mangrove. Ils ont su s’adapter à ce milieu contraignant.
II- Les milieux aquatiques
On peut distinguer les divers écosystèmes aquatiques d’après la profondeur du milieu, opposant
les humides (marais, étang, rivière…) aux lacs, mers et océans. Un critère essentiel sur le plan
qualitatif est la nature de l’eau, douce ou salée. L’étude des milieux aquatiques est beaucoup plus
complexe que celui du milieu terrestre. On ne peut étudier le milieu aquatique que pendant la
saison de pluie car certains disparaissent en saison sèche. Ces types de milieux sont dits,
temporaires et d’autres milieux sont dits permanents car on peut trouver quel que soit l’année.
1- Les plantes aquatiques
Les plantes aquatiques sont des plantes qui vivent constamment dans l’eau, on peut trouver dans
ces milieux :
- Les plantes aquatiques fixées à des feuilles flottantes : les nénuphars (nymphéa) ;
- Les plantes aquatiques libres et qui flottent en surface : la laitue d’eau (pistia).
2- Les plantes semi-aquatiques
Ce sont les plantes qui ont des racines fixées au fond et qui se livrent parfois à plusieurs mètres
au-dessus de l’eau, les roseaux (Echinochloa).
3- Les animaux aquatiques
La faune aquatique se compose des poissons parmi lesquels on peut citer des capitaines, des
carpes, des sardines, des silures et d’autres animaux, comme la tortue, la méduse, l’escargot, le
lézard d’eau…
12
III- Etude d’un milieu terrestre local
1- Les techniques à mettre en œuvre sur le terrain
Dans les biotopes bien délimités comme le sont, une forêt, un étang, une savane, un marigot etc.
L’observation sommaire permet de mettre en évidence une répartition particulière des végétaux.
Celle-ci se situe à la fois dans les plans horizontaux que verticaux.
a- La répartition verticale des végétaux
Tous les végétaux de la forêt n’atteignent pas la même hauteur. Pour le milieu de vie (biotope)
étudié, nous rencontrons les plantes dont le feuillage se situe à des niveaux plus différents par
rapport au sol. La coupe verticale de la variation obtenue dans un milieu étudié constitue un
transect du milieu.
b- Répartition horizontal des végétaux
L’étude de la répartition des végétaux s’effectue en réalisant un plan d’ensemble du milieu
étudié ou une partie de ce milieu.
Pour les plantes herbacées, nous évaluerons la surface qu’elles occupent au niveau du sol.
Pour les arbres et les arbustes, nous indiquerons la position du tronc et nous projetons sur le sol,
la couronne foliaire de chaque végétale.
NB : pour réaliser le plan de répartition des espèces végétales, nous utilisons les techniques des
points de contact. Elles consistent à tendre une ficelle de 10m préalablement graduée, puis à
intervalles réguliers (tous les 10cm par exemple), à ficher perpendiculairement dans le sol une
tige de fer. Nous noterons alors les plantes en contact avec ces tiges. La hauteur du point de
contact pourra être précise.
2- Mesure des facteurs physique du biotope
a- Etude topographique
L’étude topographique consiste à délimiter le milieu étudié avec le maximum de précision.
La situation géographique sera précisée sur une carte, l’orientation sera déterminée avec une
boussole. Le relief et la pente seront appréciés à l’aide d’un rapporteur et d’un fil à plomb.
b- Les facteurs climatiques
Ils varient en fonction de l’heure de la journée et la période de l’année, il est donc nécessaire
d’effectuer des mesure à toutes les heures et en différents points du biotope : au sol, à la hauteur
des heures sur un arbre…
L’étude des différents facteurs climatiques est très importante en écologie. Car des nombreux
animaux cherchent les conditions optimales à leur survie lorsque le climat régional devient
défavorable. Pour étudier la répartition des êtres vivants, il est nécessaire d’utiliser un certain
nombre des instruments de la climatologie.
- L’héliographe mesure la durée de l’insolation ;
- La mesure des précipitations s’effectue à l’aide d’un pluviomètre ;
- Le psychomètre permet d’évaluer l’humidité relative ;
- La mesure du "pouvoir évaporant" se fait à l’aide de l’évaporimètre de piche.
13
IV- La classification des êtres vivants
1- la notion d’espèce
Le monde vivant est divisé en six grands groupes appelés règne parmi lesquels le règne animal et
le règne végétal.
Chacun d’eux connait une classification qui fait de l’espèce une base. Cette classification est
appelée systématique. Dans celle-ci, chaque être vivant est désigné par deux noms (nomenclature
binominale). Le premier nom commençant par une lettre majuscule désigne le genre et le second
nom en minuscule désigne l’espèce. La notion d’espèce permet de distinguer les différents types
d’organisme vivants. Selon les biologistes, l’espèce est une population ou un ensemble de
population pouvant être classé suivant trois types de critères.
2- Les critères de définition de l’espèce
a- critère morphologique (ou de ressemblance)
Il consiste à identifier une espèce d’après ses caractéristiques structurales ou morphologiques
distinctives. Pour classer deux individus de la même espèce, ceux-ci devront avoir des similitudes
14
de forme. Ce critère présente toutefois des lacunes ; c’est ainsi que l’ascaris de l’homme
(parasite) et l’ascaris du porc se ressemble mais appartiennent à 2 espèces différents, chacun ne
parasitant que son hôte.
b- critère d’inter fécondité
Ce critère stipule que deux individus de la même espèce sont capables de donner naissance à des
individus capables eux aussi d’avoir une descendance, donc de se reproduire.
Il existe cependant des difficultés d’application du critère de ressemblance et du critère
d’interfécondité :
- deux individus ne sont jamais rigoureusement identiques, même s’ils sont de la même
espèce ;
- Le critère d’interfécondité ne peut s’appliquer qu’aux êtres disparus;
Certaines espèces, distinctes d’après le critère de ressemblance, présentent des cas
d’interfécondité plus ou moins parfaites. Les limites de ces 2 types de critères ont conduit les
biologistes à faire appel aux critères chromosomique, physiologique et biochimique.
c- critère écologique
La géographie et les conditions du milieu peuvent isoler deux individus appartenant à la même
espèce, de telle sorte que chacun donne naissance à une progéniture formant une espèce
différente. Ceci provient du fait qu’entre les deux individus, il y a eu une fécondité impossible en
raison d’un rapprochement irréalisable.
3- Définition de la notion d’espèces
George Cuvier (1769-1832) donne une définition en tenant compte des critères de ressemblance
et d’interfécondité : « l’espèce est une collection de tous les corps organisés, nés les uns des
autres, ou des parents communs et ceux qui les ressembles autant qu’ils se ressemblent entre
eux ». A cette définition assez complète, on peut ajouter le critère écologique : « l’espèce est
formée de tous les êtres vivants semblables morphologiquement, ayant la même distribution
écologique, n’étant pas stériles et provenant d’ascendants semblables entre eux ».
Conclusion
Dans un même biotope, on constate une ressemblance de forme, de structure et physiologie pour
des espèces voisines appartenant à des familles différentes mais vivant de façon comparable,
c’est la convergence. La composition animale et végétale ainsi que leur organisation pouvant se
modifier sous l’effet de facteurs tel que les feux de brousse, la déforestation, le volcanisme… si
le climat et le sol restent favorables et si l’homme n’intervient pas sur le milieu, les grands arbres
apparaissent, on aboutit à la forêt. Le peuplement animal s’installe au fur et à mesure. A la fin de
l’évolution, il y a équilibre entre ce biotope et la biocénose appelée climax.
15
CHAPITRE IV- LA NOTION D’ECOSYSTEME
Introduction : la biocénose et son biotope sont 2 éléments indissociables qui réagissent l’un sur
l’autre pour former un système plus ou moins stable appelé écosystème. Cette notion implique
toujours la notion d’habitat. Dans la nature, on trouve différents sortes d’écosystème et chaque
écosystème est caractérisé par le nombre d’espèce, le climat et les interactions.
I- Comment étudier un écosystème ?
L’étude d’un écosystème donné demande au préalable les préparatifs qui vont de la localisation
du lieu d’étude, la notification des particularités, en se basant sur les cartes topographiques, les
films… ensuite préparer les matériels indispensables pour l’étude de la flore, du climat, du sol
d’un secteur donné.
Surface 1 2 4 8 16 32 64 128
(m²)
Nombre 2 3 9 15 15 17 17 17
d’espèces
16
32m2 est la surface utile ou aire minimale. L’analyse des résultats ainsi rassemblés permet de
déterminer un certain nombre de paramètres écologiques.
2- Délimitation d’un biotope et étude évaluative des espèces rencontrées.
La surface minimale de chaque parcelle est constituée par un quadrillage où nous dénombrons les
différentes espèces.
Les végétaux non identifiés pourront être désignés par un symbole ou une lettre. Apres avoir
délimité un carré d’un mètre de côté, nous déterminerons par accroissement progressif des
surfaces de 2m2, 4m2, 8m2 etc. Nous indiquerons le nombre d’espèces rencontrées sous forme
d’un tableau.
Surface=S
𝑆(1) = 1𝑚2
𝑆1 + (2) = 2𝑚2
𝑆1 + (2) + (3) = 4𝑚2
𝑆1 + (2) + (3) + (4) = 8𝑚2
𝑆1 + (2) + (3) + (4) + (5) = 8𝑚2
17
Méthode de détermination de l’aire minimale par accroissement progressif
N° des relevés 1 2 3 4 5
Espèce
a 12 10 4 8 22
b 8 9 3 6 11
c 4 3 3 6
d 2 1 3
e 8 4 3
3- Détermination de la fréquence
Pour chaque espèce, nous attribuerons un indice de fréquence en fonction du pourcentage obtenu
en utilisant le tableau suivant :
Fréquence indice de fréquence Notation
80 à 100% espèce très fréquente V
60 à 79% espèce fréquente IV
40 à 59% espèce assez fréquente III
20 à 39% espèce accessoire II
Moins de 19% espèce accidentelle I
L’ensemble des résultats peut être synthétisé sous la forme d’un histogramme de fréquence dans
lequel sont indiqués en abscisse les indices de fréquence et en ordonnée le nombre d’espèces
alors chaque espèce est caractérisée par un indice de fréquence.
18
Remarque : lorsque les plantes IV et V sont les plus nombreuses, nous qualifierons la population
comme étant homogène et stable.
Les plantes à indice IV et V sont indicatrices d’un lieu où les conditions écologiques sont
favorables : ces végétaux sont des plantes caractéristiques du milieu. Lorsque les plantes d’indice
I et II sont les plus nombreuses, l’histogramme révèle un milieu hétérogène et instable. Lorsque
l’histogramme indique un milieu hétérogène, il est utile de procéder à une analyse de similitude
qui permettra de regrouper les parcelles les plus ressemblantes. La méthode consiste à comparer
chaque parcelle avec toutes les autres.
Indice de similitude
4- Détermination de la dominance
La détermination de la dominance est considérée comme la parcelle approximative que l’on peut
déterminer par projection sur le sol. Il y a de espèces qui ont besoin d’une grande surface pour se
développer, par contre d’autres ont besoins d’une portion minimale pour se développer. En
partant d’abondance et de dominance, on peut déterminer le coefficient appelé coefficient
d’abondance allant de 1 à 5 ou 6. Les pourcentages de dominances peuvent être exprimés sous la
forme de diagramme circulaire, encore appelé spectre de dominance.
La dominance permet de définir la végétation.
19
Espèce commune : recouvrement de 25% à 50%
Espèce peu commune : recouvrement de 5% à 25%
Espèce rare : recouvrement ˂5%
Remarque : il est parfois pratique de rassembler les espèces en fonction de leur type biologique.
Conclusion
La sortie sur le terrain nous permet de collecter un grand nombre d’information, elle nous montre
que dans le milieu de vie étudié se trouve un important nombre d’élément comme le sol, le sous-
sol, les végétaux, les animaux, le climat, tous ces éléments interférent les uns sur les autres par les
relations qui paraissent normales et que nous devrons préciser.
20
CHAPITRE V- FACTEURS INTERVENANTS DANS LA REPARTITION DES ETRES
VIVANTS ET LA NOTION D’ADAPTATION
Introduction
Les résultats des études, des observations et des mesures doivent permettre de rechercher les
facteurs qui interviennent sur les êtres vivants. Tous ces facteurs n’ont pas un rôle de même
importance selon les milieux. Ce sont les mesures quantitatives d’un facteur dans un milieu qui,
mises en rapport avec les observations qualitatives nous permettent de déceler l’importance
prédominante des facteurs pouvant intervenir dans la répartition des êtres vivants.
II- Les facteurs écologiques et leur influence sur les êtres vivants
On distingue deux grandes catégories de facteurs écologiques :
- Les facteurs abiotiques (phénomènes physico-chimiques) qui comprennent les facteurs
climatiques (température, lumière, humidité, etc.).
- Les facteurs topographiques (altitude, etc.), les facteurs édaphiques (structure du sol,
teneur en sels minéraux, etc.) et la composition chimique de l’eau. Les facteurs biotiques
(du vivant) qui concernent les relations entre les êtres vivants sont sources de
modification physico-chimique. Ces facteurs ont un rôle discriminant dans la répartition
des êtres vivants que dans la mesure où leur importance varie d’un point à un autre.
III- Les facteurs climatiques
Les facteurs climatiques comme l’humidité et la température sont très importants pour les êtres
vivants, car leur écart est à l’origine de la répartition et de l’adaptation de ces êtres vivants dans le
milieu où ils vivent. S’agissant de la lumière, elle joue un rôle fondamental dans ce processus
biologique appelé synthèse chlorophyllienne aboutissant à la formation de matière carbonée ou
organique.
1. Humidité
Les variations saisonnières de l’humidité ont une grande importance sur la répartition des
végétaux. Les mesures quantitatives de l’eau retenue dans le sol montrent une variation
importante de sa teneur selon le lieu de prélèvement qui permet de se rendre compte de
l’humidité du sol ; c’est un facteur agissant sur la répartition horizontale. La variation de
l’humidité, de l’air et du sol selon les milieux conduit à des types d’espèces biologiques capables
de s’adapter à tel ou tel autre milieu. Ainsi, on classe les espèces selon leur besoin en eau :
- Les hydrophiles vivent en permanence dans l’eau ;
- Les hygrophiles vivent dans les lieux très humides proches de la saturation ;
- Les mésophiles ont un besoin modéré en humidité atmosphérique ;
- Les xérophiles vivent là où la teneur en eau du sol et le degré hygrométrique de l’air sont
très faibles.
Les variations de l’humidité agissent également sur certains animaux comme l’escargot, les
lombrics, vers de terre, fourmis… quand le sol s’assèche, les animaux ont tendance à s’enfoncer
pour atteindre les couches inférieures du sol plus humide. Ils entrent en vie ralentie (diapause
chez les insectes).
21
2. la lumière
La lumière joue un rôle fondamental, car les plantes chlorophylliennes l’utilisent comme énergie
pour réaliser la synthèse de leur matière organique. Certaines plantes ont besoin de la forte
lumière pour se développer : les héliophiles, leur croissance se fait difficilement en sous-bois.
D’autres plantes préfèrent une luminosité plus faible(sciaphiles). Elles se développent
parfaitement en sous-bois. Dans tous les cas, les plantes poussent en direction de la lumière : on
parle de phototropisme.
Chez les animaux la lumière joue un rôle écologique moins important que la température et
l’humidité ainsi, différents animaux ont pu être maintenu vivants dans l’obscurité durant
plusieurs années.
3. la température
Les variations de la température ont une grande influence sur la vie des animaux et des végétaux,
car ils ne supportent que les écarts très réduit. Dans les savanes, peu de temps après le feu de
brousse, les températures supérieures à 40oc sont enregistrées de 5 à 10m de profondeur, ces
températures sont souvent mortelles pour beaucoup d’organismes du sol. Les écarts de
température sur les continents conduisent à l’adaptation de certaines espèces dans les différents
milieux et amènent des mouvements migratoires de nombreux criquets et des oiseaux.
IV- Les facteurs édaphiques
Le sol constitue la couche la plus superficielle de l’écorce terrestre, c’est un revêtement meuble
qui permet l’enracinement des végétaux. Il sert de support à la végétation. Ainsi les facteurs
édaphiques ont un rôle déterminant dans la répartition des êtres vivants (structure du sol, la teneur
en H2O, la présence de certains ions). La composition du sol (épaisseur, la propriété physico-
chimique et biologique) a une grande influence sur la nature de l’écosystème.
1- La formation du sol
Trois mécanismes assurent la formation d’un sol : la dégradation de la roche-mère, l’apport de
matière organique et la différenciation des couches.
- La dégradation de la roche-mère: elle est le résultat des actions physiques (alternance de
gel et de dégel faisant éclater les roches, pénétration des racines qui éclatent les fissures,
désagrégation mécanique due à la variation de la température…) et de l’altération
chimique (due à l’action des eaux chargées d’acides qui dissolvent les roches calcaires et
hydrolysent les minéraux silicatés tel que feldspath et le mica).
- L’apport de la matière organique: les litières produites par les feuilles mortes et les autres
débris organiques se décomposent sous l’action des micro-organismes du sol pour
s’incorporer au sol. Les molécules les plus simples sont rapidement transformées en
matières minérales (on parle de minéralisation) ; les molécules difficilement dégradables
(comme la lignine) sont progressivement transformées en molécules organiques
complexes qui constituent l’humus (on parle d’humification).
- La différenciation des horizons : les eaux d’infiltration entrainent les éléments solubles
(on parle de lessivage) qui migrent plus ou moins profondément et contribuent à former
des couches de terrains ou horizons d’accumulation.
Le sol est un système dynamique qui évolue sous l’influence des facteurs du milieu.
22
Schéma de la formation et de l’évolution des sols
23
©Encarta 2009
25
3 – Les composants du sol
Le sol est constitué des particules unies entre elles. On peut séparer les particules selon leur
diamètre, cette opération est appelée granulométrie.
La granulométrie d’un sol est une méthode qui consiste à déterminer par tamisage, les dimensions
des grains. Ainsi la granulométrie permet de définir les propriétés physiques d’un sol. Dans le
tamis, on récupère un échantillon, l’ensemble des particules récupérées constituent la texture du
sol.
a- Les composants minéraux et organiques
Dans le sol, les éléments sont présents sous forme d’ions. Parmi ces ions, on peut citer les ions
chlorure (𝐶𝑙 − ), sulfate (𝑆𝑂42− ), phosphate (𝑃𝑂4− ), nitrate (𝑁𝑂3− ), ammonium (𝑁𝐻4+ ), calcium
(𝐶𝑎2+ ), potassium (𝐾 + )…
La matière organique du sol provient des débris végétaux et cadavres d’animaux. Elle va subir
une décomposition sous l’action des micro-organismes et s’incorporée au sol. Le sol est un
mélange d’épaisseur variable formé d’éléments minéraux, d’air, d’eau et de microfaune
(protozoaires et nématodes ˂0,2mm), Méso faune (acariens et collemboles 0,2 à 4mm), et
Macrofaune (vers de terre, carabes, myriapodes 4 à 8mm).
b- les propriétés physiques du sol
b1 – La texture d’un sol
La texture d’un sol est la répartition granulométrique des différentes particules constitutives du
sol.
Ainsi, par tamisage on peut séparer les différentes particules du sol qui sont :
- les textures argileuses ou textures très fines, caractérisées par un taux élevé en argile. Sol
lourds et peu perméable avec un diamètre de 0,002mm ;
- les textures sableuses ou textures grossières, correspondant à des sols légers souvent secs
avec des particules de diamètre compris entre 0,05mm et 2mm ;
- les textures limoneuses sont celles des sols riches en limon, sols peu perméables et mal
aérés dont les particules ont un diamètre compris entre 0,002mm et 0,5mm ;
- les textures équilibrées sont celles des limons argilo-sableuses. Elles comportent à la fois
assez de colloïdes (fins) et d’éléments grossiers ;
- les textures argilo-limoneuses, argilo-sableuses, limono-sableuses…
b2- La structure
La structure d’un sol est la façon dont les particules solides sont agencées les unes par rapport
aux autres. On distingue :
- La structure grumeleuse ou fragmentaire qui est une structure très poreuse qui permet une
bonne circulation de l’air et de l’eau dans le sol. Elle est constituée de grains de sable
cimentés par un complexe formé d’argile et d’humus, c’est une meilleure terre agricole.
- La structure particulaire : les espaces entre les grains sont libres. Elle permet une bonne
pénétration des racines mais ne retient pas de l’eau.
26
- La structure compacte : les éléments sableux et limoneux sont noyés dans une masse
d’argile qui colmate les espaces entre les grains. Un sol de telle structure est imperméable
à l’air et à l’eau et offre une grande résistance à la pénétration de racines.
b3- La perméabilité
La perméabilité est la capacité d’un sol à laisser passer de l’eau, des couches supérieures vers les
couches inférieures. Elle va dépendre de la structure d’un sol.
b4- la porosité
La porosité est l’ensemble des vides séparant les particules constitutives d’un sol. Elle peut être
occupée par l’air et par l’eau. Cette propriété est liée à la structure et à la texture du sol.
La porosité conditionne non seulement la circulation de l’air et de l’eau mais aussi celle de
certains animaux dans le sol.
P2−P1
P= × 100 Elle s’exprime en %
V
27
𝑃3 − 𝑃1
C= × 100
𝑉
28
2- Adaptation des animaux
Dans les pays tempérés, c’est la température qui conditionne souvent le comportement des
animaux. A l’hivernation, la Marmotte entre en vie ralentie c’est-à-dire dans un sommeil
prolongé dans des montagnes. Elle dort pendant l’hiver, lorsque la neige recouvre les sommets.
Mais dans tous les pays, le facteur humidité influe sur les mœurs des vertébrés comme des
invertébrés. En période de froid, l’escargot rentre dans sa coquille.
La fraicheur relative qui règne pendant quelques mois, a une action certaine sur les reptiles et les
insectes. Les tortues en particuliers ne cherchent plus à se nourrir et vivent sur leur réserve soit
dans des trous soit en flottant dans l’eau plus froide, dans un mini sommeil. Mais c’est avant tout
l’humidité qui est le facteur essentiel pour les besoins d’organismes aussi bien que pour la
recherche de la nourriture. Le crocodile qui s’enterre plusieurs mois se nourrit en circuit interne,
utilisant les graisses de réserves, celle de la queue en particulier.
Conclusion
La formation des sols tropicaux est sous la dépendance des facteurs du milieu. Le climat est sans
doute l’agent le plus actif dans la formation des sols. La chance de survie d’une espèce ne dépend
pas seulement des facteurs climatiques mais aussi des interactions avec d’autres organismes
vivants : les interactions ; la répartition des espèces dans les écosystèmes en dépend.
29
CHAPITRE VI- L’INTERDEPENDANCE DES ETRES VIVANTS
Introduction
La nécessité de se nourrir est l’une des caractéristiques des êtres vivants. Ainsi, les relations
qu’ils établissent entre eux et le milieu dans lequel ils vivent sont essentiellement trophiques
(relatives à la nutrition). Les êtres vivants dépendent les uns des autres pour leur nourriture.
Les consommateurs et les décomposeurs ne peuvent vivre sans les producteurs.
Les producteurs réutilisent les sels minéraux et le gaz carbonique libéré par les consommateurs et
les décomposeurs. Ainsi, s’installe entre eux un équilibre biologique.
I- Les relations entre les êtres vivants
1- La chaine alimentaire
Le réseau trophique est un ensemble de plusieurs chaines alimentaires ayant un ou plusieurs
maillons communs. Une chaine alimentaire est une suite ordonnée d’êtres vivants dans laquelle
chacun mange celui qui le précède avant ‘d’être mangé’ par celui qu’il suit ; c’est une succession
au cour de laquelle les uns se nourrissent des autres. Ainsi, on a :
- Les producteurs qui sont des plantes chlorophylliennes, élaborent de la matière organique
à partir d’eau et de la matière minérale du sol.
- Les consommateurs primaires qui sont des végétariens se nourrissent des producteurs.
- Les consommateurs secondaires qui sont des carnivores se nourrissent des
consommateurs primaires ;
- Les consommateurs tertiaires se nourrissent des consommateurs secondaires. On peut
trouver aussi dans une chaine alimentaire les décomposeurs ou bio-réducteurs qui
minéralisent de la matière organique et donnent aux sols les éléments minéraux qui seront
absorbés par les plantes chlorophylliennes qui sont les producteurs.
II- Les relations intra spécifiques et inter spécifiques
1- Les relations intra spécifiques
Ce sont des relations qui se développent entre les individus de même espèce.
a- La compétition intra spécifiques
C’est la concurrence qui s’établit entre plusieurs individus pour une même source d’énergie et de
la matière lorsque la demande est élevée.
Ex : hydropisme (compétition pour l’eau : H2O), phototropisme (compétition pour la lumière).
Chez les animaux et les végétaux, elle est de nature trophique mais de plus en plus chez les
animaux, on observe la compétition territoriale et sexuelle. En compétition intra spécifique, il y a
toujours un vainqueur et vaincu.
a1- L’effet de masse
C’est une modification physiologique ou de comportement qui apparaissent au sein d’une
population lorsque le milieu est surpeuplé. Les conséquences sont néfastes :
Une partie de la population doit être éliminée, on parle de l’auto élimination (Ex : cas des
termites)
Une partie de la population se détache pour aller se constituer ailleurs.
Ex : essaimage d’abeilles (Apis melifa).
30
a2- L’effet de groupe
C’est une modification qui intervient lorsque les individus de la même espèce vivent en groupe.
L’action directe du groupe sur chacun de ces membres modifie leur physiologie et leur
comportement. Les conséquences sont bénéfiques. Par exemple : le mâle et la femelle des loups
s’associent pour se reproduire, après la mise-bas, la femelle s’occupe des petits pendant que le
mâle cherche la nourriture. Les harengs qui se rassemblent en banc pour effrayer le prédateur.
Remarque : lorsque les groupes formés sont permanents, on parle de société.
b-Coopération intra spécifique
Les Coopération intra spécifiques qui s’observent chez les individus de même espèces sont
nombreuses et varient surtout chez les animaux où la vie en groupe ou en société est bien
organisée. Cette relation est beaucoup plus liée à la recherche de la nourriture, à la protection
contre un agresseur ou à la recherche des soins de façon générale. La Coopération intra
spécifique tant à redonner aux coopérateurs un intérêt.
2- Les relations inter spécifiques
Ce sont les relations qui existent entre les individus d’espèces différentes. Les influences peuvent
être nulles, favorables ou défavorables. On distingue :
2.1. La symbiose
Association à bénéfice réciproque profitable à tous les membres.
Exemple 1 : les légumineuses et les bactéries du genre rhizobium (rhizobium léguminosarium)
Les bactéries fixent l’azote atmosphérique et synthétisent les substances azotées qui serviront aux
plantes et les plantes fabriquent les substances organique qui serviront aux bactéries.
Exemple 2 : lichens (algue vert et champignon), l’algue apporte la matière organique et le
champignon, l’eau et les sels minéraux.
2.2. Le parasitisme
Association de deux êtres vivants dans laquelle l’un appelé parasite vit au dépend de l’autre
appelé hôte.
Exemple: le trypanosome et l’homme.
Trypanosoma gambiense. Homosapiens sapiens
2.3. Commensalisme
Association dans laquelle un seul des membres tire profit sans toutefois nuire à l’autre. L’espèce
qui tire profit est appelée espèce commensale.
Exemple : le bœuf et la pique bœuf.
2-4-Mutualisme
Association à bénéfice réciproque mais laissant une portion d’autonomie aux partenaires
Exemple: l’anémone de mère transportée par le pagure
2.5. Compétition inter spécifique
C’est une concurrence qui s’établit entre plusieurs individus pour une même source d’énergie, de
matière ou pour une même cause, lorsque la demande est supérieure à l’offre
Exemple: compétition pour l’eau en milieu aride et pour la lumière en forêt.
31
2.6. Amensalisme
C’est une relation dans laquelle l’un appelé amensal, profite de l’autre tout en inhibant son
développement. (Estrigat)
La phorésie : transport d’un animal par un autre.
Exemple : Rémora transporté par le requin.
L’inquilinisme : c’est la forme de cohabitation profitant à l’une des deux espèces qui est
hébergé dans l’autre.
Neutralisme : c’est un état d’indépendance totale entre les individus.
Epiphytisme : association entre deux individus dans laquelle l’un appelé épiphyte utilise
l’autre comme support sans lui nuire et sans lui apporter un avantage.
Exemple : le palmier à huile et la fougère.
Conclusion
Il y a des relations qui s’établissent entre les êtres vivants dans la nature. Les compétitions qui
existent, résultent des besoins alimentaires, de protection de l’habitat, de reproduction et autres.
Ces relations peuvent être bénéfiques ou néfastes pour l’un des individus qui entre en relation.
32
CHAPITRE VII- LE TRANSFERT D’ENERGIE
Introduction
Comme tout être vivant, une plante chlorophyllienne assure sa croissance en fabriquant ses
propres matières organiques en réalisant des synthèses (opération chimique consistant à
transformer des matières premières simples en produits plus complexes). C’est grâce à leur
chlorophylle que les végétaux verts captent l’énergie lumineuse nécessaire à la réalisation de la
synthèse, c’est la photosynthèse.
I- Production primaire
L’étude des réseaux trophiques de différents écosystèmes montre que les végétaux
chlorophylliens sont toujours à l’origine des chaines alimentaires, les autres êtres vivants en
dépendent directement ou indirectement. Il est donc fondamental de connaitre pour un
écosystème donné, la quantité de matière végétale par unité de surface et de temps, c’est ce qu’on
appelle productivité primaire d’un écosystème.
Elle est évaluée en kilogramme de matière végétale sèche produite par hectare et par an.
1. L’entrée des matières minérales
Les substances minérales et l’eau du sol sont puisées par la racine ; le dioxyde de carbone (CO2)
présent dans l’atmosphère pénètre dans les feuilles à travers les stomates.
a- L’eau et les ions minéraux
L’absorption de l’eau et des ions minéraux se fait au niveau de la zone pilifère de la racine
composée de très nombreux poils absorbants. Ils sont formés de cellules spécialisées ayant
développé une grande surface de contact avec le sol. L’eau et les sels minéraux forment la sève
brute.
33
b- Le dioxyde de carbone
L’entrée de CO2 se fait au niveau des feuilles à travers l’ostiole d’un stomate ouvert. Il pénètre à
l’état gazeux dans la chambre sous-stomatique puis sous forme dissoute dans les cellules
chlorophylliennes du Parenchyme.
c- Les pertes d’eau
Une importante quantité de vapeur d’eau quitte la feuille au niveau des stomates : c’est la
transpiration, l’ouverture des ostioles se règle en fonction de certains facteurs climatiques. Le
départ d’eau est ainsi régulé. Lorsque les stomates sont inexistants ou fermés, une petite quantité
de vapeur d’eau peut s’échapper à travers la cuticule, peu perméable, qui recouvre certains
épidermes.
2. Conduction de la sève brute.
La sève brute circule des racines vers les feuilles dans un seul sens. Ce mouvement ascensionnel
est dû en partie à l’aspiration foliaire et nécessite de transports actifs. La sève brute est
transportée dans les vaisseaux ligneux. Le tissu contenant les vaisseaux ligneux est le xylème ou
le bois. La distribution de la sève brute dans le végétal est réalisée grâce à la ramification des
vaisseaux ligneux dans les branches, les tiges, les nervures des feuilles…
La nuit ou en l’absence des feuilles, ou lorsque la transpiration foliaire est nulle, un autre
phénomène peut se produire, pour certaines espèces, l’ascension de la sève brute : c’est la
poussée racinaire.
3. La distribution des matières organiques
Les substances organiques élaborées pendant la photosynthèse peuvent quitter la feuille et être
transportées dans différents organes.
a- la sève élaborée ou nourricière
Les molécules complexes comme l’amidon mise en évidence au niveau des feuilles après la
photosynthèse sont transformées en molécules plus simples avant d’être transportées. Elles
constituent la sève élaborée ou la sève nourricière.
La sève élaborée est composée de l’eau, de sels minéraux et de ses substances organiques issues
de la photosynthèse.
b- le transport de la sève élaborée
La sève élaborée quitte la feuille et circule dans des cellules spécialisées appelées tubes criblés.
Les solutés organiques passent à travers les pores de leurs parois transversales. Ces cellules se
groupent et forment un tissu appelé le phloème.
II- Productivité secondaire et consommation
On appelle productivité secondaire, la somme de masse des consommateurs et décomposeurs
produite chaque année par unité de surface. Cette production est en fait le résultat d’une
assimilation c'est-à-dire d’une synthèse de substances spécifiques à partir d’éléments obtenus
par dégradation enzymatique des substances organiques produites par des végétaux
chlorophylliens seuls. Pour un hétérotrophe, la production de sa matière organique vivante
dépend de la quantité de substances organiques ingérées. Cette quantité est exprimée en kg.
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1. Devenir des molécules organiques
Les molécules organiques issues de la photosynthèse peuvent après transformation, être utilisée
immédiatement par la plante ou au contraire mise en réserve. Elles serviront ultérieurement à
assurer la pérennité de l’espèce.
2. utilisation des substances synthétisées
Les molécules organiques provenant de la photosynthèse participent :
A la construction ou à la croissance de la plante ;
A la maintenance c'est-à-dire au fonctionnement normal de l’organisme.
La jeune plante feuillée qui croit en taille et en masse utilise ces substances organiques pour
fabriquer de nouveaux tissus et pour se procurer de l’énergie nécessaire à ses fonctions vitales.
3. la mise en réserve de substances
La mise en réserve dépend souvent des cycles saisonniers annuels : chez les plantes bisannuelles
par exemple, la 1re année correspond à une accumulation des réserves qui seront utilisées lors de
la seconde année de végétation. Selon l’espèce considérée, le stockage peut se faire :
Dans les racines : carotte (daucus carota satirus) ;
Dans les tiges ou les troncs : canne à sucre (saccharum officinale) ;
Dans les feuilles : les réserves accumulées dans les racines, les tubercules, les
fruits et les graines peuvent être utilisées pour l’alimentation de l’homme, du
bétail, et à des fins industrielles.
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Conclusion
La plante verte est approvisionnée en eau et en ions minéraux au niveau des poils absorbants des
racines. Au niveau de la feuille, les échanges gazeux ont lieu grâce aux stomates.
Les molécules synthétisées et approvisionnées sont distribuées dans la plante pour les vaisseaux
du xylème et du phloème. La circulation de la matière ne se réalise que grâce à une dépense
d’énergie dont la source est presque exclusivement le soleil.
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CHAPITRE VIII- L’EQUILIBRE ET LE DESEQUILIBRE DANS LES ECOSYSTEMES
Introduction
Depuis son apparition sur la terre, l’homme joue un rôle de plus en plus important dans son
environnement. La forte croissance démographique a entrainé des besoins croissants en produits
alimentaires, en matières premières et en énergie.
De nos jours la mise sur pied de nouveaux moyens technologiques permet à l’homme d’agir de
plus en plus profondément dans sa nature et dans des milieux variés. L’action de l’homme sur un
milieu, qu’elle soit destructrice ou réparatrice est permanente.
I- L’évolution des écosystèmes
Au cours d’une vie humaine, on peut constater une transformation spontanée de certains
paysages. Des cultures abandonnées, des terres dénudées par des travaux sont envahies par une
végétation herbacée puis arbustive. La faune évolue en même temps que se modifie la végétation.
1- l’intervention de l’homme sur les écosystèmes
Autant d’exemples prouvent l’action humaine dans le milieu de vie : les feux de brousse, la
déforestation, le défrichement (mise en culture), l’urbanisme et autres sont des interventions
permanentes de l’homme sur l’écosystème.
a- Les feux de brousse
Le feu de brousse est une pratique très répandue dans notre continent, son origine est très
ancienne et peu précise. L’homme allume le feu pour des multiples raisons :
nettoyage du milieu : le but est essentiellement de détruire les hautes graminées
dont les graines se collent au corps en provoquant des démangeaisons, les feux
éloignent les reptiles ;
la protection de l’habitat ;
la chasse : les animaux qui fuient le feu sont attendus par les chasseurs ;
la culture : très souvent en zone de savane, le feu de brousse précède les
plantations.
L’élevage : en saison sèche les graminées durcissent et perdent leur valeur
alimentaire, le passage du feu provoque la repousse des pousses tendues. D’autre
part, les herbes sèches abritent les parasites du bétail que le feu semble détruire.
b- La déforestation
L’équilibre d’un écosystème dépend non seulement des conditions du milieu mais aussi de sa
faune et de sa flore. Ces trois éléments sont liés. Ainsi, la défaillance de l’un entraine celle de
l’autre.
La déforestation entraine la perte de nombreuses espèces végétales et par conséquent
l’augmentation du taux de CO2 et la diminution du taux d’O2 dans l’atmosphère. Elle entraine
également la disparition des espèces animales. Le CO2 étant un gaz à effet de serre par
excellence, son augmentation dans l’atmosphère entraine une élévation de la température à la
surface de la terre.
c- La mise à nu du sol
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La mise à nu du sol entraine :
- Une diminution de la quantité d’eau d’infiltration ;
- Une accélération des phénomènes d’érosion par ruissellement ;
- Une Augmentation du rayonnement : celui-ci permet l’augmentation de la température,
diminue l’humidité de l’air : ces deux facteurs agissent ensemble en favorisant
l’évaporation de l’eau du sol.
d- La modification du milieu naturel par l’homme
Depuis qu’il est devenu sédentaire, l’homme, en devenant cultivateur et éleveur, a modifié les
écosystèmes naturels. Les cultures et l’élevage ont progressivement remplacé les ressources
alimentaires apportées tradionnellement par la cueillette, la chasse et la pêche. Au départ les
techniques de cultures utilisées, en l’occurrence l’absence de mécanisation n’a guère modifié
l’écosystème naturel. Les agro systèmes sont nés peu à peu avec l’introduction de nouvelles
technologies qui, toutes ont pour objectifs une augmentation des rendements. L’absence d’un
apport régulier en fertilisant conduit inévitablement à la rupture de l’équilibre. La conservation
de celui-ci et la recherche de rendement élevé provoquent l’introduction de moyens nouveaux.
e- La mécanisation
La mécanisation permet la mise en culture de surfaces de plus en plus grande mais les outils
parfois mal adaptés aux terres africaines, peuvent être à l’origine de la dégradation des sols. Les
labours profonds remontent en surface, l’horizon lessivé stérile.
2- conséquences de l’action de l’homme sur les écosystèmes
De nombreuses activités humaines peuvent avoir une influence néfaste sur le régime climatique.
Ce sont :
- L’augmentation de la poussière en haute atmosphère ;
- L’augmentation de la teneur de l’atmosphère en CO2 qui provoque une élévation générale
de la température. Ce rôle sur le climat général est accompagné par une action directe sur
le biotope.
- L’élimination des étages d’arbustes comestibles accompagnée par une diminution de la
densité des plantes vivaces.
L’ensemble de ces modifications provoquent une diminution de la productivité végétale qui
limite la charge utile en bétail. Lorsque le tapis végétal est largement endommagé, la protection
superficielle du sol n’est plus assurée et les processus physiques de dégradation deviennent de
plus en plus importants.
3- Aménagement des ressources naturelles
Un écosystème est un système de production par lequel on doit tenir compte des pertes, des gains
et du remplacement. Une utilisation intelligente des ressources naturelle doit tendre vers un
équilibre entre les besoins de l’homme et les possibilités de la nature pour les satisfaire. Lorsque
l’on prépare un aménagement industriel ou routier par exemple, il faut désormais prendre en
compte les atteints du milieu naturel qui ne sont pas comptabilisés dans le système économique
actuel.
Il est indispensable et urgent d’intégrer la valeur économique globale au milieu naturel dans le
coût de toute nouvelle implantation ou tout nouvel aménagement de territoire.
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L’écologie, c’est la connaissance de l’économie de la nature.
Conclusion
L’homme pour ses besoins, perturbe l’équilibre naturel. Ainsi, un déséquilibre peut s’installer
lors des surpâturages, de la recherche et de l’augmentation des terres agricoles, de l’aménagement
urbain et de l’installation des zones de loisirs. Nous ne manquerons pas de nous interroger sur
cette influence. Pourrait-elle continuer à se manifester sans dommage ? La dégradation de
nombreux écosystèmes est considérable, aussi est-il nécessaire d’envisager une politique de
protection de notre environnement qui aurait pour but de gérer les ressources naturelles ?
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CHAPITRE IX- LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT
Introduction.
L’environnement est l’ensemble des aspects physiques, chimiques, biologiques et des facteurs
sociales susceptibles d’avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à long terme sur les autres
êtres vivants.
C’est aussi l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui entourent un être vivant. Parmi ces
éléments on peut citer l’air, l’eau, les végétaux, les animaux, le climat, le sol…
L’être humain ne peut pas vivre sans son environnement. Ce qu’on attend de l’homme
aujourd’hui, c’est une gestion rationnelle et durable de son environnement.
I- La protection des sols
1- Les méthodes de protection
Pour protéger les sols, l’homme a recours à certaines pratiques : aménagement humifère, calcaire,
rotation des cultures, lutte contre le ruissellement, respect de la couverture forestière.
2- Protection de la forêt
Plus de 14 millions d’hectare des forêts disparaissent chaque année de la planète, or on sait que la
forêt est indispensable au cycle de l’eau, à la production des dioxygènes et des biomasses
(aliments comestibles, médicaments, matériaux de construction…). Compte tenu de ce côté
important que joue la forêt, l’homme doit la protéger :
En arrêtant sinon limitant les feux de brousse ;
En évitant l’urbanisation anarchique ;
En évitant le déboisement.
II- La gestion de l’eau
C’est une ressource naturelle renouvelable qui existe sous trois états : liquide, solide, gazeux. Il
existe deux types de réservoirs d’eau :
- Les nappes souterraines ;
- Les nappes superficielles.
La quantité de l’eau consommée par les hommes pour satisfaire les besoins domestiques,
industriels et agricoles augmente d’année en année. Mais les réserves d’eaux utilisables ne sont
pas illimitées, il faut donc les gérer c'est-à-dire tenter de satisfaire les besoins en eau tout en
préservant les ressources du point de vue quantitatif (éviter l’épuisement des réserves) et du point
de vue qualitatif (maintenir la qualité d’eau). La gestion des réserves d’eau nécessite :
- Une réduction de la consommation domestique (prise de conscience) et agricole (nouveau
système d’irrigation) ;
- Une augmentation de la production (dessalement de l’eau de la mer, pluie artificielle) ;
- Une gestion rigoureuse des réserves existantes (connaissances des bilans de l’aquifère,
transfert d’eau etc.).
III- Les différentes forment de pollution
La pollution est une dégradation d’un milieu naturel par des substances chimiques, des déchets
toxiques voire nuisibles. Il y a :
La pollution atmosphérique ;
La pollution de l’eau ;
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La pollution du sol.
1- La pollution atmosphérique
Les pollutions atmosphériques peuvent être des produits qui ne sont pas des constituants normaux
de l’air en quantité excessive sous l’action humaine.
Les polluants de l’air sont :
- Le CO2: les activités industrielles ont provoqué une élévation de l’émission du CO2 qui,
normalement doit être incorporée dans le cycle du carbone qui comporte un système
régulateur. Le pouvoir de régulation semble être maintenant dépassé alors l’excès du CO2
entraine une élévation de température par « effet de serre » ;
- Le CO : contenu dans le gaz d’échappement des voitures par exemple, il présente une
grande affinité avec l’hémoglobine oxycarbonée, composé stable qui diminue la capacité
du sang à transporter l’oxygène. Les personnes intoxiquées par ce gaz peuvent mourir
asphyxiées ;
- L’anhydride sulfureux (SO2) est produit à partir de la combustion de charbon ou
combustibles liquides riche en soufre.
La pollution par l’anhydride sulfureux se traduit par apparition de nécrose foliaire, ce qui entraine
une perte de rendement des cultures.
La pollution atmosphérique peut être provoquée par les poussières issues des carrières, de
cimenteries ou de l’usure du revêtement des routes lors du passage des véhicules. La pollution de
l’air a un impact économique important, tel que : dépense de santé, réduction des récoltes
dégradations des forêts.
2- La pollution de l’eau
a- La pollution de l’eau par les hydrocarbures
Elle s’effectue par :
- Les rejets accidentels des produits pétroliers dans les mers ;
Les pertes naturelles des nappes pétrolières sous-marines,
- les rejets volontaires des produits pétroliers, certains hydrocarbures sont des poisons
violents telle que les hydrocarbures aromatiques comme le benzène, le toluène et le naphtalène et
d’autres moins toxiques comme les hydrocarbures paraffiniques tels que le kérosène et certains
lubrifiants mais ils perturbent divers mécanismes biologiques.
b- la pollution de l’eau par les métaux lourds
Certains organismes marins sont capables de concentrer certains métaux lourds tels que le plomb,
le mercure, le cuivre, le zinc, le fer, le manganèse présent dans l’eau de mer. Les métaux lourds
sont responsables de certaines maladies à l’exemple du mercure qui provoque la maladie de
minamata (cadmium=maladie d’Hoff’s)
c- pollution par les matières en suspension
Les matières en suspension proviennent :
- Des rejets des boues riches en matières organiques
- Du rejet en mer des résidus provenant des exploitations minières, sables graviers etc.
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- Les matières en suspensions réduisent la pénétration de la lumière et par conséquent la
photosynthèse.
d- les détergents
Les détergents synthétiques qui sont de plus en plus utilisés dans l’industrie, en agriculture et
dans les ménages changent la tension superficielle de l’eau en jouant le rôle d’émulsionnant, de
moussant et de mouillant. Ils ont un effet considérable car ils diminuent la capacité de
réoxygénation des eaux. Ils sont toxiques à dose élevée à l’égard des poissons.
3- la pollution du sol
La pollution du sol peut être endogène ou exogène. Elle est endogène lorsque les constituants
normaux du sol tels que l’aluminium se présente sous une forme inactive ou lorsque ces mêmes
constituants sont à des concentrations supérieures à la normale.
Elle est dite exogène lorsqu’elle provient d’apports extérieurs tels que les engrais, les pesticides,
herbicides totaux et les herbicides sélectifs. L’emploi de plus en plus fréquent d’engrais minéraux
au détriment d’engrais organiques tels que le fumier entraine une baisse de la teneur de sol en
humus et une dégradation de sa structure. Ces engrais minéraux ont pour objectifs l’augmentation
des rendements pollués par :
- La perturbation de certains cycles biogéochimiques ;
- La contamination des nappes phréatiques.
L’eau d’irrigation qui n’est jamais pure : les sols des zones urbaines et industrielles sont pollués
par les déchets, d’ordures de toutes sortes (papier d’emballages, objets en plastiques, en fer……).
4- Les autres formes de pollution
- La pollution thermique qui est provoquée par les centrales thermiques. La production de
l’énergie mécanique ou électrique à partir de l’énergie thermique ne peut se faire qu’avec
un rejet d’énergie qui augmente la température de l’eau de refroidissement. Le
réchauffement des eaux rejetées modifie la flore et la faune dont la destruction des œufs,
les larves et les alevins, la pollution des cyanophycées, l’accroissement du nombre des
organismes pathogène tels que les salmonelles de la typhoïde, le vibrion du choléra... il y
a donc un risque de contamination pour le consommateur de poisson et de crustacés.
- Les pollutions radioactives sont responsables des produits radioactifs qui affectent bien
l’air, le sol et les eaux. Les exploitations atomiques et déchets sont sources principales de
la pollution de ces milieux. Certains éléments radioactifs sont capables d’être incorporés à
l’organisme et constituent une source de radiation interne dangereuse. Le strontium 90
(90Sr) peut remplacer le calcium dans les os et le césium 137 (137Ce) peut se substituer au
potassium dans la matière vivante. En plus des pollutions déjà citées, on peut ajouter la
pollution par le bruit, l’usage abusif des antibiotiques et des hormones en élevage intensif,
l’usage des additifs alimentaire.
Conclusion
L’environnement est un patrimoine naturel dont la mauvaise gestion peut entrainer la dégradation
des sols par l’érosion et l’altération, la disparition de la faune et flore et l’augmentation de la
concentration du CO2 dans l’air qui entrainera l’élevage de la température. Une gestion
rationnelle, une prise de conscience sont nécessaires pour l’existence des êtres vivants.
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Bibliographie
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