Au total, on dénombre en Afrique de l’Ouest 28 bassins fluviaux transfrontaliers qui couvrent 71% de
la superficie totale de la région .Les plus importants sont le Niger (partagés entre 11 pays si l’on
prend en compte la partie non active du bassin), le Sénégal (4 pays), la Volta (6 pays), le lac Tchad (8
pays), la Comoé (4 pays). À l’exception du Cap Vert, chaque pays ouest-africain partage au moins un
cours d’eau avec l’un de ses voisins. Quatorze bassins transfrontaliers sont recensés en Guinée où
naissent un grand nombre de cours d’eau. On en compte huit en Côte d’Ivoire, sept au Cameroun et
au Liberia, cinq au Nigeria et en Sierra Leone. (CEDEAO, 2006/2007)
CONTRAINTES
Malgré l’existence d’un potentiel considérable en eaux souterraines, son exploitation est confrontée
à des contraintes de mobilisation parmi les quelles nous avons :
-les nappes à grande profondeur (cas du Mali) ;
-la baisse de la recharge annuelle des nappes due à l’irrégularité du régime pluviométrique et
hydrologique ;
-les difficultés de localisation des aquifères (le taux d'échec atteint parfois 30%) et faibles débits
unitaires (moins de 5 m3/h pour la plupart des forages) généralement en zone de socle ; -une baisse
du niveau piézométrique de certaines nappes phréatiques dues à un déficit d'alimentation et à une
forte évaporation ;
-l’exode rural dont l'urbanisation rapide a fortement diminué d'une part les superficies d'infiltration
des eaux (routes goudronnées, bâtiments, parking) et d'autre part entraîné une pollution des nappes
par les nitrates due à la prolifération des fosses septiques ;
-une menace d'intrusion du biseau salé surtout au niveau des aquifères côtiers. (Aquifères autour de
Lomé) ;
-une remontée de la langue salée favorisant ainsi l'intrusion des eaux salées dans certaines nappes
exemple (le long des fleuves Casamance et d'ailleurs un des objectifs du barrage de Diama est
justement d'arrêter cette langue salée);
-le manque de planification et de gestion intégrée des ressources en eau liée à l'absence de vision
globale des dites ressources et de leurs usages. (ANALYSE DU POTENTIEL DES
AQUIFERES DES PAYS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST : CONTRAINTES ET PERSPECTIVES
MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME DE MASTER D’INGENIEUR DE L’EAU ET DE
L’ENVIRONNEMENT
Présenté par :
M. Emile DIENG page 41)
Session 4 : ISARM Afrique de l’Ouest : études réalisées depuis la première réunion
Présentation du rapport de la première réunion ISARM Afrique de l’Ouest, Abou Amani
La première réunion de la composante ISARM en Afrique de l‟Ouest s‟est tenue du 30 Mai au 1er
Juin 2007 a Cotonou au Benin sous l‟égide du comite national PHI du Benin. Les experts
hydrogéologues de pays ci-après ayant contribues et pris part a cette réunion : Benin, Burkina, Cote
d‟Ivoire, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Togo et Sénégal. Les différents experts ont
présenté la situation de leurs pays en matière des ressources en eau et plus particulièrement celles
des ressources en eau souterraines avec un accent sur celles partagées. L‟exploitation des
questionnaires renseignés par les pays et faisant suite a la présentation des différents pays, les
systèmes aquifères partagés suivants ont pu être identifiés: Iullemeden, système sénégalo-
mauritanien, système lac Tchad, Tano, Keta, Taoudéni, Djado-Mouzouk, Bilma-Agadem, système
Volta et Tindouf. L‟analyse des données existants et du gap a conduit a la recommandation pour les
pays de continuer la collecte des données et information sur ces différents systèmes afin de clarifier
pour la plus part d‟entre eux la nature partagée des différents aquifères. Les participants se sont
engages sur la base des données et différentes études a mener a produire un atlas des aquifères
partagés en Afrique de l‟Ouest. Les participants ont identifies les systèmes aquifères de Tano et Keita
pour des études de cas pilote compte tenu de la pression humaine et de début de pollution observée
sur ces aquifères. Les participants de l‟atelier dans leur recommandation, invitent les décideurs à
tous les niveaux, à soutenir les efforts entrepris pour une meilleure connaissance des aquifères
partagéeset à accorder toute l‟importance qu‟il faut aux ressources en eau dans les bassins partagés
dans nos pays respectifs, en consacrant une part raisonnable du budget national à la connaissance et
la mise en valeur des ressources en eau dans les aquifères transfrontalières. Faute des moyens
financiers, le chronogramme des activités n‟a pas pu être respecté. Néanmoins, l‟UNESCO a pu
supporté des études dans les pays ci-après: Cote d‟Ivoire, Ghana, Benin, Togo, Mali, Niger, Burkina et
Guinée, Cameroun. Les résultats de ces études feront l‟objet de présentation lors de cet atelier.
Dans le premier, on compte quatre (04) aquifères qui sont partagés avec le Togo à l‟Ouest et le
Nigéria à l‟Est, et qui sont de bas en haut: (1) l‟aquifère des sables et grès du Crétacé supérieur
(Turonien-Coniacien), (2) celui des calcaires et sables du Paléocène, (3) celui des sables du
Continental Terminal et enfin (4) celui des sables littoraux et alluviaux du Quaternaire. Ce bassin
hydrogéologique fait partie du bassin de Keta qui couvre le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. En
raison des pressions actuelles et futures, le BSC a été le plus étudié. Ainsi, sur plus de 400 coupes de
forages, et de piézomètres et de carottes exploités, environ 350 lui ont été consacrés. En effet, ce
basin couvre environ 10% du territoire, détient
17
environ 35% des ressources en eau souterraine et abrite environ 65 % de la population du Bénin.
Si sur le plan structural, on peut compter sur la tranfrontalité des aquifères du Crétacé et de
l‟Eocène-Paléocène, il n‟est pas évident que ceux du Miocène Supérieur dit du Continental Terminal
(CT) et du Quaternaire qui sont les plus exploités soient vraiment partagés entre le Togo et le Bénin
du fait de la présence de la vallée du fleuve Mono.
Dans le second, on compte deux aquifères en partage avec le Niger au Nord et le Nigéria à l‟Est :
l‟aquifère des conglomérats et grès primaires (Cambro-Ordovicien) à la base et l‟aquifère des grès
fins siluriens et des sables alluviaux du fleuve Niger. Il faut noter que ces aquifères appartiennent au
le Système Aquifère d‟Iullemeden (SAI) qui s‟étend sur l‟Algérie, le Bénin, le Mali, le Niger et le
Nigeria.
Présentation du Nigeria, Patrick Oburo, Nigeria Hydrological Services Agency, (NIHSA), Abuja, Nigeria
En matière d‟aquifère partagé nous notons :
-Bassin de Lullemenden partagé entre le Nigeria, Le Niger, le Mali) dont la surface est de 523 000
[Link] géologie est caractérisée par le continental terminal. Les risques au niveau de ce bassin sont
d‟ordre climatique et la pollution. Donc, il ya lieu de créer un programme hydrologique en vue de
limiter ces risques. Le réseau de suivi piézométrique existe et opérationnel mais ne prenant pas en
compte tout le bassin.
-Bassin de KETA qui regroupe le Togo, Le Benin, le Ghana et le Nigeria. La demande en eau est
importante et trois forages ont été réalisés récemment.
-Le Bassin du Chari : trois forages destinés au suivi piézométrique sont également réalisés dans le
bassin notamment à Maidougouri, Bama et Damatunu.
Présentation du Niger, Ousmane Boureima, Département de Géologie, FAST Université Abou
Mounoumi, Niamey
Le Niger, pays désertique sur les 2/3 de son vaste territoire ,1.267.000 km2, avec moins de 150 mm
de précipitations par an, et moins de 30 milliards de m3 d‟écoulements moyens annuels, dispose
néanmoins d‟importantes ressources en eau souterraine estimées à plus de 2000 milliards de m3.
Ces eaux souterraines sont contenues dans plusieurs systèmes aquifères à nappes libre, semi-captive
et captive, qui sont :
Aquifères du socle (Liptako, Sud Maradi, Damagaram-Mounio, Aïr, Ténéré de Tafassasset) ;
Aquifères du bassin occidental du Niger (bassin des Iullemeden) ;
Aquifères du bassin oriental du Niger (bassin bassin du Lac Tchad) ;
Aquifères des alluvions anciennes et récentes.
Les aquifères du bassin occidental du Niger (bassin des Iullemeden) qui renferment la principale
composante en eau souterraines du Niger sont des eaux partagées entre le Niger, le Mali, le Nigeria
et l‟Algérie, tandis les aquifères discontinus du socle précambrien et de l‟Infracambrien sont
partagés entre le Niger, le Burkina et le Mali. Malgré, les importantes données disponibles sur ces
différents systèmes aquifères on peut affirmer que leurs connaissances sont encore insuffisances.
Aussi, compte tenu, des demandes sans cesse croissantes et des risques hydrogéologiques
(épuisement de la ressource en eau, la dégradation de ses qualités physico-chimiques et/ou
bactériologiques,
18
Le Mali partage quatre bassins hydrogéologiques avec le Niger et le Burkina Faso : le système
aquifère des Iullemeden (Mali – Niger), le système aquifère du Gondo (Mali- Burkina Faso), les
aquifères des formations plissées du Gourma (Mali – Niger – Burkina Faso) et les aquifères des
formations infracambriennes tabulaires de la bordure Sud Est du bassin de Taoudenni. Le Système
Aquifère des Iullemeden (SAI) fait l‟objet d‟un processus de gestion concertée des ressources en eau
entre le Mali, le Niger et le Nigeria, dans le cadre du projet de «Gestion des risques hydrogéologiques
dans le Système Aquifère d‟Iullemeden » (SAI)
Le schéma simplifié représente le système en deux aquifères principaux, le Continental intercalaire et
le Complexe terminal. Le Continental Terminal groupant les séries aquifères du Tertiaire, et intégrant
également les nappes phréatiques logées dans les alluvions quaternaires, représente le premier
niveau aquifère généralisé. Le second niveau aquifère inférieur correspond au Continental
intercalaire et regroupe localement le niveau supérieur du
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Crétacé inférieur. Ils sont séparés par un aquitard principalement constitué des formations
paléocènes et éocènes et qui englobe localement une partie du Crétacé supérieur.
Le projet a permis l‟élaboration de certains outils (Base de Données couplée à un Système
d‟Information Géographique, Modèle mathématique). Le modèle a permis de mettre en évidence et
de quantifier les relations des aquifères avec le Fleuve Niger. Ainsi le fleuve Niger reçoit environ 46
millions m3/an à partir du Continental Intercalaire et 79 millions m3/an du Continental Terminal. Il a
permis également de mettre en évidence une surexploitation des aquifères dont le seuil a été franchi
en 1995 avec des prélèvements estimés à 152 millions de m3/an qui excèdent la recharge 150
millions de m3/an.
L‟Analyse Diagnostique Transfrontalière (ADT) a identifié trois risques majeurs dans le SAI : la
diminution de la disponibilité de l’eau ; dégradation de la qualité de l’eau ; la variabilité et les
changements climatiques.
La plaine du Gondo, est localisée dans la partie sud –est du Mali, entre les falaises de Bandiagara au
nord et la frontière du Burkina-Faso au sud. L‟hydrogéologie du Gondo est surtout connue à travers
la dépression piézométrique (mise en évidence dès les années 50 lors des premières études
hydrogéologiques) de l‟ordre de 80 m de profondeur dans la partie centrale. L‟origine de cette
dépression de même que les modalités de recharge et d‟exutoire des aquifères demeurent très peu
connues.
Le Gourma est une région est à cheval sur les frontières communes aux trois pays (Burkina Faso, Mali
et Niger). Elle fait l‟objet d‟une gestion commune entre les trois Etats dans le cadre de l‟Autorité de
développement Intégré de la région du Liptako – Gourma (ALG). Les aquifères sont de type fissuré
dans des formations métamorphiques plissées. Des circulations d‟eau de type karstique y sont
observées.
Les Formations infracambriennes de la bordure S-E du bassin de Taoudenni correspondent à la partie
orientale des Plateaux Mandingues dont une partie se trouve au Burkina Faso. Ce sont des
formations gréseuses à schisteuses avec des intercalations de niveaux carbonatés dans lesquelles se
développe une perméabilité de fissure. On y observe un artésianisme aussi bien au Mali qu‟au
Burkina. La partie Burkinabé a fait l‟objet d‟élaboration de modèle mathématique.
La gestion rationnelle des ressources en eau souterraine et la planification de son exploitation sont
confrontées à deux contraintes principales au niveau national (manque d‟actualisation
connaissances sur les aquifères, absence de suivi de la ressource en eau) et au niveau sous régional
l‟absence .de coopération entre les Etats.
L‟existence de bassins hydrographiques et hydrogéologiques partagés entre le Burkina Faso, le Mali
et le Niger, souligne la nécessité d‟une approche et d‟une coopération sous régionale pour une
évaluation; et une mise en valeur plus rationnelle et plus efficiente des ressources en eau. Ceci est
d‟autant plus urgent que chacun des pays dans le cadre de l‟atteinte des OMD, envisage de réaliser
d‟importants travaux d‟hydraulique. La stratégie doit s‟inspirer de l‟expérience du SAI et tenir
compte de l‟environnement sous régional. C‟est une approche en deux étapes :
l‟amélioration conjointe des connaissances des aquifères et la création d‟outils communs de
gestion de la ressource dans un premier temps ;
puis un processus de coopération institutionnel basé sur cette meilleure connaissance. 20
Les aquifères partagées de la Guinée, Alpha Boubacar Keita, Guinée
La Guinée possède d‟immenses potentialités en eau de surface. Le réseau hydrographique est dense
de 1165 cours d‟eau avec un volume d‟eau estimé à 30 milliards de m3.
Ce réseau trouve son origine principalement dans deux massifs montagneux : Fouta djallon et la
dorsale guinéenne. L‟important volume d‟eau de pluie d‟environ 460 ,72Km3
Ils existent 23 bassins fluviaux dont 9 Guinéens et 1 4 transfrontaliers. De ces 14 Bassins
transfrontaliers partent 26 cours d‟eau vers 6 Etats frontaliers courant en Guinee 202 000km2 82%
pour cent et drainant 10 Milliards de mètres cubes soit 65% pour cent des ressources en eau. La zone
est couverte part le bassin versant du Niger.
Les aquifères souterrains supposés d‟après les cartes géologiques de la zone et les logs des 400
forages exécutés dans le cadre l‟hydraulique rural, gisent dans le birrimien composé principalement
par : Les schistes du coté de l‟ouest de Siguiri vers Mandiana en guinée et Nianfoila au Mali et les
grès du coté Nord Ouest de Siguiri. Il faut retenir à partir de la carte géologique qu‟il existe :
- Les aquifères généralisés constitués par les dépôts alluvionnaires des grands cours d‟eau (sables
littoraux, sables argileux, sables fluvio lacustres) ;
- Les aquifères à comportement mixte composés par les grès argileux, grés etc.
- Les aquifères discontinus (schistes, conglomérats, granites, dolorites etc.
L‟indentification ou la localisation des aquifères frontaliers à ce stade d‟étude et n‟est qu‟indicatif,
car elle est fortement tributaire des études géologiques approfondis de la zone (structural,
tectonique, géomorphologique) etc.
C‟est pour quoi je doits tout d‟abord analyser les données des forages, ensuite les superposer
sur les cartes géologiques pour être sûre des caractères transfrontaliers.
Les principales contraintes sont :
- Etudes hydrogéologiques insuffisantes dans la zone
- Cadre institutionnel confus
- Cadre législatif précaire
- Moyens techniques et financiers inexistants.
défi de la gestion d’une ressource divisée est rendu plus ardu encore par la présence de deux
facteurs aggravants : la grande variabilité spatio-temporelle de l’hydrologie de l’Afrique de
l’Ouest et les faibles « ressources de second ordre » des sociétés ouest-africaines.
24La grande variabilité spatio-temporelle de l’hydrologie ouest-africaine demande une
intervention humaine plus importante pour atteindre un degré suffisant de maîtrise de l’eau (et
est donc exigeante en ressources techniques, financières et institutionnelles) par rapport aux
hydrologies des climats tempérés (Grey et Sadoff, 2006) sous lesquels opèrent toutes les
économies dites développées (Biswas et Tortajada, 2001). En effet, plus la disponibilité des
ressources hydriques varie dans l’espace et le temps, plus complexes deviennent les stratégies
de régularisation.
variabilité climatique rend la maîtrise de l’eau plus importante
puisque les conditions de vie pour les usagers, notamment la
majorité rurale d’Afrique de l’Ouest qui est directement
dépendante de la pluviométrie pour son alimentation, sont
nettement plus difficiles en son absence qu’elles ne le
seraient sous un climat tempéré. Par ailleurs, une maîtrise de
l’eau dans de telles conditions est justement plus difficile à
obtenir, enfermant la région dans une sorte de cercle vicieux.
La variabilité climatique peut également affecter
négativement les relations internationales et augmenter les
risques de conflits internationaux (Stahl, 2005). En effet, il
est beaucoup plus difficile de négocier la gestion d’un
système hydrologique transfrontalier en ayant en tête le
développement de celui-ci dans son ensemble en situation de
crise hydrique. Lorsqu’il y a manque d’eau, réel ou perçu, il
est tentant de chercher un coupable plutôt que de travailler
conjointement à la mise en valeur d’une ressource commune.
Ainsi, suite à la crise énergétique ghanéenne de 1998 due à
un niveau d’eau trop bas au réservoir du barrage Akosombo,
une partie de l’opinion publique et des dirigeants du Ghana
ont accusé le Burkina Faso d’avoir trop prélevé d’eau en
amont. Des analyses allaient par la suite montrer que la
cause la plus probable de la baisse du niveau d’eau à
Akosombo était plutôt la variabilité et le changement
climatiques (Niasse, 2004). Par ailleurs, plusieurs traités
internationaux sur le partage de l’eau ne comprennent pas de
mesures spéciales en cas de pénurie ou ont été signés en
période de bonne hydraulicité (Stahl, 2005) parce que la
coopération internationale y est alors plus aisée, la mauvaise
hydraulicité provoquant finalement un effet de fermeture
temporaire d’un système hydrologique1
Le débit moyen annuel du Niger à Koulikoro est de 1330 m3/s soit un
volume annuel de 42 milliards de m3.
Les valeurs extrêmes observées en année humide comme 1967 et en année
sèche comme 1984 sont respectivement de 1959 m3/s soit 62 milliards de
m3 et 636 m3/s soit 20 milliards de m3.
([Link]
%20moyen%20annuel%20du,soit%2020%20milliards%20de%20m3.)