Humidité et eau dans le sol
Humidité et eau dans le sol
L’EAU ET LE SOL
par
Marc HALLAIRE,
Directeur honoraire du Département de Bioclimatologie de l’INRA
SOMMAIRE ANALYTIQUE
INTRODUCTION (1)
I. Statique de l’eau dans le sol (2 à 14)
A. Le sol milieu poreux (2)
B. État de l’eau dans le sol (3)
C. Taux d’humidité du sol (4 à 6)
Liste 1. Définitions (4)
2. Mesure de l humidité (5)
3 Humidités caractéristiques du sol (6)
D. Réserve en eau du sol (7)
Ta b l e E. Potentiel matriciel de l’eau dans le sol (8 à 12)
1. Définition. Unités Signification physique (9)
2 Relation entre le potentiel matriciel et l’humidité (10 à 12)
F. Généralisation de la notion de potentiel hydrique et caractérisation des états d’équilibre (13 et 14)
Index 1 Généralisation aux autres corps (13)
2. Généralisation à la notion de potentiel total de l’eau et à la caractérisation des états d’équilibre (14)
Liste
Ta b l e
I n dex
Glossaire
Wf Wc Ws
C D E
(a) A B
Wf Wc Ws
Argile C D E
Limon
Sable
Liste
W
0 0,1 0,2 0,3 0,4
(b)
Ta b l e
Fig. 2. – a) Volumes occupés dans le sol par A : les éléments solides ; B : L’espace poreux ; C : L’eau inaccessible aux racines ; D : L’eau
retenue dans le sol et accessible aux racines ; E : L’eau soumise à la gravité. b) Ordres de grandeur, selon le sol, du point de
flétrissement permanent (wf), de la capacité au champ (wc), et de l’humidité à saturation (ws).
Index
Comme il faut fournir un travail pour effectuer la trans- 2. Relation entre le potentiel matriciel
formation inverse (passage d’eau liée dans le sol à l’état et l’humidité, caractéristique du sol
d’eau libre), le potentiel matriciel est forcément négatif. Cette relation s’exprime par une courbe que l’on déter-
Au niveau d’un ménisque, la pression négative d’origine mine expérimentalement.
Glossaire capillaire (Pc) est donnée par la loi de Laplace : a) Principe de la mesure
Pc = - 2A/R, A désignant la tension superficielle de l’eau
et R le rayon de courbure. 10.– Dans la gamme des potentiels allant de 0 à – 20 bars
environ, on utilise la méthode d’extraction de l’eau sous
A ce niveau, le potentiel est égal en grandeur et en signe à pression. Le dispositif de la figure 3 s’applique à la
la pression Pc. A saturation, il n’y a pas de ménisque et le gamme 0-1 bar.
potentiel matriciel est nul. A mesure que l’humidité
diminue, le rayon de courbure décroît et le potentiel Dans une marmite à pression (a), est disposée une plaque
s’abaisse (il croît en valeur absolue). de porcelaine poreuse (b) ; un disque de caoutchouc (c) est
collé sur le pourtour inférieur de (b) ; l’espace (E 1) situé
Au niveau des films, qui n’apparaissent qu’au-dessous de sous la plaque est relié à l’extérieur par un tuyau (d), de
l’humidité à saturation, les forces d’adhésion du liquide sorte que la pression y demeure égale à la pression atmos-
augmentent rapidement à mesure que, l’humidité dimi- phérique Pa. Un échantillon de sols à étudier, est disposé sur
nuant, les films deviennent plus minces ; ainsi s’explique, la plaque (b). On ferme la marmite et l’on impose dans
là également, qu’en valeur absolue, le potentiel augmente l’espace (E2) une pression Pa + Pm, (Pm = pression lue au
quand l’humidité décroît. manomètre). Dans le sol le potentiel est donné par la
On exprime parfois le potentiel en terme de hauteur. somme de son potentiel matriciel Ψm et de la pression Pm
Cela revient à dire que le potentiel est l’énergie (définie comptée au-dessus de la pression atmosphérique. L’eau
ci-dessus) par unité, non plus de volume mais de poids s’écoule à travers la plaque jusqu’à ce que les potentiels
d’eau. soient les mêmes ; on a alors Ψm = – Pm ; ainsi, il suffit
après équilibre, de déterminer l’humidité du sol par pesée et
Rappelons aussi que Schofield avait introduit le terme de
dessèchement pour obtenir un point de la courbe recher-
pF pour désigner le logarithme de la valeur absolue du
chée. En répétant l’opération avec des pressions Pm diffé-
potentiel matriciel, ce dernier étant évalué en centimè-
rentes, on obtient autant de points différents.
tres. La correspondance entre unités de même grandeur
ou de grandeurs différentes est la suivante : Pour des potentiels inférieurs à – 1 bar (exigeant des
pressions supérieures à 1 bar), la marmite est remplacée
1 bar ~ 0,1 MPa ~ 10 m ~1 000 cm ~ pF = 3 par une enceinte plus résistante et la porcelaine par une
membrane de cellophane, mais le principe reste le même.
- 10 Argile
m
air - 100
comprimé
s Liste
b - 10 000
ψm
W
B A
Liste
(a) (b)
B
Ta b l e
Fig. 5. – a~ Phénomène d’hystéresis : à même valeur de (Ym), l’humidité w est plus faible
En ce qui concerne les végétaux, l’effet de la pression 2. Généralisation à la notion de potentiel
osmotique (due à la présence de corps dissous dans l’eau) hydrique total de l’eau et à la caractérisation
peut être, contrairement au cas du sol, prédominant ; on des états d’équilibre
Index utilise ici le terme de « potentiel de succion », lequel traduit 14.– Quels que soient les états de pureté de l’eau, on peut
les effets de la capillarité, des forces d’adhésion mais aussi définir :
de la pression osmotique. Ce potentiel de succion est – un potentiel dû à la gravité (Ψg), travail nécessaire pour
défini de la même manière que le potentiel de l’eau dans le faire passer l’unité de volume d’eau d’une hauteur de
sol comme l’énergie nécessaire au passage de l’eau d’un référence Zo à la hauteur considérée Z. En terme de hau-
Glossaire état de référence à l’état considéré ; mais il importe de sou- teur, il est donné par la différence d’altitude Z – Zo (m
ligner que, dans son état de référence, il s’agit d’eau pure. ou cm) ; en bars, il est égal à 0,1 (Z – Zo), Z étant ici éva-
La mesure du potentiel de succion de l’eau dans la feuille lué en mètres ;
(« potentiel foliaire » Ψf) est réalisée à l’aide de la bombe – un potentiel dû à la pression (Ψp). En bars, il est égal à
à pression représentée figure 6. On fait monter la pres- la pression positive P à laquelle l’eau est soumise.
sion P dans la bombe jusqu’à ce que l’eau contenue dans – et en fin de compte un potentiel total (Ψt), somme de
la feuille sorte par la tige ou le pétiole à l’extérieur de la tous les potentiels précités (Ψg + Ψp + Ψm) pour le
bombe ; le potentiel Ψf est égal à –P. sol, (Ψg +Ψp + Ψs) pour la plante.
L’état d’équilibre dans un milieu présentant une certaine
L’équilibre hydrique, c’est-à-dire l’absence de transfert
extension verticale, implique l’égalité en tout point du poten-
d’eau, entre une racine et le sol qui l’entoure, implique (à
tiel total comme le montrent les deux exemples suivants :
moins d’une résistance infinie entre les deux milieux,
– imaginons une masse d’eau au repos dans un récipient
résultant par exemple de la subérisation de la racine)
ou dans une zone saturée du sol (où le potentiel matri-
l’égalité du potentiel matriciel de l’eau dans le sol et du
ciel est nul) ; d’un niveau Z à un niveau plus élevé Z +
potentiel de succion Ψs de l’eau dans la racine.
∆Z (mètres), le potentiel augmente de ∆Z (m.) soit
Quand on suit l’évolution journalière du potentiel foliaire encore de 0,1 ∆Z (bars) tandis que le potentiel dû à la
Ψf, on constate qu’il présente une variation importante pression diminue de la même quantité. La somme des
(résultant du flux d’eau alimentant la transpiration végé- deux potentiels (Ψg + Ψp) est donc constante ce qui
tale) mais qu’il tend rapidement, de nuit, vers une valeur traduit l’état d’équilibre (ou de repos) de l’eau ;
d’équilibre ; celle-ci est appelée potentiel de base (Ψb). On a – des racines à la cime d’un arbre, le potentiel total corres-
pu vérifier que, pour une végétation à faible développement pond à la somme des potentiels de succion (Ψs) et gravi-
vertical, ce potentiel Ψb correspond au potentiel matriciel tationnel (Ψg). Lorsque l’équilibre est atteint, ce qui a
de l’eau dans le sol ; plus précisément, si les racines explo- normalement lieu dans le courant de la nuit, cette somme
rent plusieurs tranches où les potentiels sont respectivement (Ψg + Ψs) est constante ; cela signifie que le potentiel de
(Ψm) 1, (Ψm) 2..., le potentiel Ψb est à peu près égal à la succion (Ψs) décroît vers le haut de 0,1 bar par mètre ; par
moyenne des valeurs en question, pondérées par le poids de exemple, au sommet d’un arbre de 30 m., la chute du
racine dans chacune des couches considérées. potentiel de succion par rapport au sol atteint 3 bars.
Liste
Il. DYNAMIQUE DE L’EAU DANS LE SOL gamme allant du point de flétrissement à la saturation, Ta b l e
l’humidité relative de l’air en équilibre reste voisine de
15.– Si l’eau est parfois en état d’équilibre dans le sol ou
l’unité ; la pression partielle de la vapeur d’eau
dans le continuum sol-plante, elle est le plus souvent
demeure par conséquent très proche de la tension
soumise à des transferts. Ceux-ci sont mis en évidence
maximale de la vapeur d’eau à la température considé-
par des faits d’observation courante tels que l’écoule-
rée. Ainsi, le phénomène évoqué ici ne se produira-t-il I n dex
ment de l’eau au niveau d’une source ou d’un drain, le
que dans les couches superficielles du sol, lorsqu’elles
remplissage d’un puits après pompage, l’abaissement
sont parvenues à un dessèchement très prononcé.
d’une nappe phréatique en saison sèche.
Quant au dessèchement progressif du sol sous l’effet de – Elle peut être due par ailleurs à une variation de tempé-
l’évaporation ou de la transpiration végétale, il implique rature puisque cette dernière commande la tension
Glossaire
des transferts d’eau liquide jusqu’à la sur face du sol ou maximale de la vapeur. Les gradients étant d’autant
jusqu’aux racines. plus élevés que l’on est plus près de la surface, c’est
donc également dans les couches superficielles que ce
Le transfert de l’eau est une nécessité vitale pour la végé-
mécanisme aura le plus d’importance.
tation puisqu’en période sèche, il permet l’utilisation de
l’eau du sol. Le drainage et le ressuyage du sol sont non En définitive, la diffusion de la vapeur dans le sol peut
moins importants, car ils évitent les excès d’eau préjudi- être considérable dans les tout premiers centimètres et
ciables aux cultures et assurent la recharge des nappes. elle le sera d’autant plus que le sol est plus sec et plus,
A tout transfert liquide, est associée une variation du motteux en surface. Ce mode de transfert n’a, en revan-
potentiel hydrique total, l’écoulement se faisant dans le che, qu’un rôle négligeable dans les zones plus profondes.
sens des potentiels décroissants et étant proportionnel
entre autre, au gradient de potentiel. B. Transferts liquides en sol saturé
L es transferts de l’eau dans le sol correspondent à des
phénomènes quelque peu différents que l’on se propose
d’analyser ici. 1 Déplacement de l’eau des nappes
17.– L’eau des nappes peut être soumise à des transferts
A. Diffusion de l’eau à l’état vapeur importants, surtout si la roche réservoir est assez
16.– Il y a diffusion de la vapeur d’eau dans l’espace perméable ; on citera :
poreux non occupé par l’eau, des niveaux où la pression – le déplacement systématique des nappes de déverse-
partielle de la vapeur est la plus élevée vers ceux où cette ment vers un exutoire naturel tel qu’une source ou un
pression est plus faible. cours d’eau situé en contre-bas (fig. 7a) ;
Une variation de pression peut avoir deux origines :
– le déplacement de l’eau d’une nappe vers une autre
– Elle peut être due à une variation du potentiel matri- nappe située plus bas ;
ciel, dans la mesure toutefois où l’humidité du sol est
nettement inférieure au point de flétrissement. En effet – le déplacement de l’eau de la nappe vers un puits ou des
et comme cela ressortait au n. 10, sur l’ensemble de la drains agricoles (fig. 7b et 7c).
(a)
m
Nappe
Couche impermerméable
m m
Nappe
(b) (c)
Liste
Drain
Fig. 7. – Ecoulement de l’eau de la nappe vers a) une source ; b) un puits ; c) un drain
Ta b l e
2 Infiltration de l’eau dans un sol initialement sec correspond au gradient de potentiel (terme (Ha-Hb)/L de
18.– Soit un sol sec caractérisé par une valeur initiale la formule). La loi de Darcy est appliquée couramment
(Ψm)o du potentiel matriciel et supposons qu’à partir aux calculs du débit des puits ou de l’écartement des
Index d’un instant to, il est recouvert d’une pellicule d’eau libre drains.
sous l’effet de l’irrigation ou de la pluie. L’eau s’infiltre
dans le sol et sature une épaisseur de sol (e) de plus en
plus grande. Lors de ce processus, la pénétration de l’eau
Ha -Hb Eau
dans le sol et l’approfondissement de la couche saturée
Glossaire sont commandés par le flux liquide per-descensum dans
ladite couche ; il s’agit donc toujours d’un transfert en sol Ha
Eau
saturé (fig. 9a).
Hb
3. Lois du transfert en sol saturé
Sol
A
19.– Tout transfert liquide implique l’inégalité de poten- S
tiel total (Ψt) d’un point à l’autre ; le déplacement de B L
l’eau se fait alors dans le sens des potentiels décroissants.
Dans un montage expérimental tel que celui représenté Fig. 8. – Dispositif expérimental visant à mettre en évidence
figure 8, l’écart de potentiel (Ψt) entre les deux extrémi- la loi de Darcy
tés de la colonne de sol est donné (en mètres) par la diffé-
rence de hauteur de charge Ha – Hb. Le débit traversant
la colonne est proportionnel à cette différence, propor-
tionnel à la section S et inversement proportionnel à la Dans le cas de l’infiltration, le déplacement de l’eau n’est
longueur L de la colonne. C’est ce qu’exprime la loi de plus commandé uniquement par la gravité, il l’est aussi
Ha – Hb par le potentiel matriciel, lequel provoque une succion à
Darcy donnant le débit de l’eau Q : Q = k × S × --------------------- la base de la couche saturée. La loi de Darcy s’applique
L
toujours mais on écrira ici que le gradient moyen de
Dans cette formule, le coefficient de proportionnalité k
potentiel entre la surface et la base de la couche saturée
caractéristique du sol, est appelé « conductiv ité
est donné par la somme des gradients du potentiel gravi-
hydraulique ». Celle-ci est très variable d’un sol à l’autre ;
tationnel (0,1 bar par mètre) et du gradient de potentiel
très faible sinon nulle chez certaines argiles compactes,
0 – ( Ψm )o ( Ψm )o
elle est en règle générale d’autant plus élevée que la tex- matriciel --------------------------- = – ------------------ d’où la formule
ture du sol est plus grossière. e e
Dans toutes les situations correspondant à un déplace-
ment de la nappe, (fig. 7) les transferts sont régis par la loi ( Ψm )o
Q = k × S × 0, 1 – ------------------
de Darcy, étant précisé que la pente du toit de la nappe (m) e
10
Ws W O
ψ
O O T
(t1)
(t2) (t1)
(t2)
Q
(a) (a')
Z Z
O
Flux vapeur
W
O
ψ
T
(t1)
Q (t1)
(t2) (t2)
Liste
(b) (b')
Ta b l e
Z flux vapeur Z
W
ψ
O O T
(t1) (t1)
Index
(t2)
(t2)
Z Z
flux vapeur
Ws W ψ
O O T
(t1)
(t1)
(t2) (t2)
Q1
QQ2
(d) (d')
Z Z
11
Flux
Tr
Feuille
(ψf) a
(b)
Tr
q
RÉSERVE
PLANTE
0 t
q 12 h
R ψf Liste
(a) t
a 0
(ψB)
Sol
(ψB) Ta b l e
(c) I n dex
Fig. 11. – – a) Schéma de circulation de l’eau dans la plante. b) Variation en cours de journée des flux Tr, a et q.
c) Variation en cours de journée du potentiel (Ψf).
Glossaire
– La valeur du potentiel matriciel Ψm (composante du D. Généralisation aux transferts de l’eau
potentiel total Ψt) est dans bien dans des cas différente de du sol à la feuille
sa valeur obtenue en laboratoire en fonction de
l’humidité ; ce sera notamment le cas si certaines tran-
1. Schéma de circulation et analyse des flux
ches de sol s’humidifient aux dépens d’autres tranches
qui se dessèchent. En raison de l’hystérésis décrit précé- 26.– La circulation de l’eau dans la plante peut être
demment, la relation entre le potentiel Ψm et l’humidité modélisée par le schéma de la fig. 11 (a). La transpiration
n’est pas la même aux différents niveaux du sol. D’autre végétale provoque un flux liquide dans la plante et une
part, dans les tranches de sol qui sont (et n’ont été que) absorption de l’eau du sol par les racines.
soumises au dessèchement (et ou l’hystérésis n’intervient A l’échelle du couvert végétal, ces flux s’expriment en
donc pas), ce dessèchement provoque des gradients de millimètres par jour ou par heure.
potentiel à l’échelle microscopique ; il en résulte que le Au voisinage des feuilles, le flux est très voisin de la transpira-
potentiel efficace commandant les déplacements de l’eau tion (Tr). Quant à l’absorption racinaire (a), elle correspond à
à l’échelle macroscopique, est plus bas que sa valeur peu près à la transpiration sur l’ensemble de la journée mais
déterminée en laboratoire, d’autant plus bas que la en diffère sensiblement aux différents moments de la journée
vitesse de dessèchement est plus grande. (fig. Ilb) : dans la matinée, la transpiration (Tr) L’emporte sur
Cette formule est cependant applicable, par exemple l’absorption (a) ; la différence correspond à un prélèvement A
pour évaluer l’ascension capillaire ou la percolation en d’eau (q) sur les réserves de la plante qui se trouve et donc
profondeur. Pour ce faire, les potentiels ne sont pas soumise au dessèchement. Le phénomène s’inverse vers 15-16
déduits d’une mesure d’humidité, ils sont directement heures ; le flux (q) devient négatif ; l’absorption, supérieure à
mesurés à l’aide de tensiomètres. la transpiration, assure alors la réhydratation de la plante et la
reconstitution de ses réserves.
12
13
Wf Wc Ws — 15 — 10 —5 0
W
0
(t1) (t0)
(t0) (t2) (t1)
(t2)
(t3) (t3)
(a) (a')
1
Z (m)
Wf Wc W — 15 — 10 —5 0
0 Liste
(t1) (t1)
(t0) (t0)
(t2)
(t2) Ta b l e
(t3) (t3)
I n dex
(b) (b')
1
Z (m)
Glossaire
Fig. 12. – Profils d’humidité et de potentiel
a) et a’) en période de dessèchement b) et b’) en période de réhumectation
B. Évolution annuelle des termes Si la pluie constitue une donnée climatique des plus clas-
du bilan hydrique siques, les variations saisonnières de ∆S et de Σq sont des
données importantes pour interpréter les conditions
32.– Les termes du bilan hydrique représentent les apports d’alimentation des cultures, alimentation qui peut elle-
et les pertes en eau du sol, comptés en millimètres d’eau, même être exprimée par le terme Σ(ETR).
relatifs à une période quelconque (le mois, la saison de
végétation...) et figurant dans l’équation ci-dessous :
1. Évolution du stock d’eau dans le sol
∆S = Σ(P + I) – Σ(ETR) + Σ(q) + Σ(R)
33.– Sur l’ensemble du profil étudié (0-1 m, par exemple),
• ∆S représentant la variation du stock d’eau sur une cer-
on peut mesurer à intervalles de temps réguliers le stock
taine profondeur O – H du sol, retenue arbitraire-
présent dans le sol par prélèvements d’échantillons ou
ment, supposée contenir la quasi-totalité des racines
mesure à la sonde à neutrons. Au cours de l’année, ce stock
et éventuellement sujette à des mesures d’humidité
présente une variation telle que celle indiquée fig. 13a.
(par exemple, 0 – 1 m) ;
• Σ(P + I) la somme des apports par les pluies (P) et l’irri- En hiver et après reconstitution des réserves, il varie entre
gation (I) ; les deux valeurs (Ss) et (Sc) correspondant respectivement
à la saturation et à la capacité au champ à tout niveau.
• Σ(ETR) la somme des pertes par évapotranspiration ;
Durant la période de dessèchement printemps-été, il
• Σ(q) la somme du flux à la profondeur H, le flux étant décroît et varie alors entre (Sc) et la valeur minimale (Sf)
compté positivement s’il est ascensionnel puisqu’il qui correspond au point de flétrissement à tout niveau.
représente un apport, négativement dans le cas Cette décroissance peut être ralentie au fur et à mesure
contralre ; que le stock approche de sa valeur minimale (Sf), du fait
• Σ(R) la somme des apports nets par ruissellement. même de la sécheresse du sol.
14
Mois
J F M A M J Jt At S O N D
1m
[S] Ss
0 Sc
(m m)
(c)
Sf
[q] 1m +1
(b)
Liste (m m. j- 1)
0
-1
Ta b l e ETR
ETP
(m m. j- 1) ETP
4
Index 3 ETR
(c)
2
1
0
Glossaire
ψM,ψB
(bars) 0
ψB
-5
75
25
(d) 50
- 10
- 15
15
16
ψB (bars)
1m
50 100 [S0- S]
0 0
mm
(C1)
-6
(C2)
- 10
17