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Équations de Maxwell et champs électromagnétiques

Le document décrit les concepts de base de l'électrostatique, y compris les charges électriques, les matériaux conducteurs et isolants, la force de Coulomb et les opérateurs différentiels gradient, divergence et rotationnel.

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Équations de Maxwell et champs électromagnétiques

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Faculté des sciences et techniques de Mohammedia

Université Hassan II de Casablanca


Département de Physique
S3-MIP

Année Universitaire 2022/2023

1
2
Le système international des unités
• Toutes les unités physiques peuvent s’exprimer à partir des unités de bases suivantes :
le mètre (m), le kilogramme (kg), la seconde (s), l’ampère (A), le kelvin (K), la mole (mol) et le
candela (cd).

3
Constantes fondamentales

4
Champs scalaire et vectoriel

• Un champ est une quantité qui prend une valeur en chaque point M de
l’espace, c’est une fonction de la position, on fait la différence entre:
• Un champ Scalaire est obtenue lorsque cette quantité est un nombre f (M ) qui
ne dépend pas du système de coordonnées choisi pour repérer la position du
point.
• Un champ vectoriel Lorsque cette quantité est un vecteur 𝑉(𝑀)

5
Notion de surface
• Surface ouverte • Surface fermée
haut
n dS
(S)

C
bas
(S) est une surface fermée qui entoure un volume V,
(S) est une surface ouverte qui s’appuie sur un
on oriente la normale n en un point de la surface de
contour fermé C, on oriente conventionnellement la
l’intérieur à l’extérieur
normale n en un point de la surface à partir du sens de
circulation positif sur le contour C (en respectant la
règle du tir bouchon)

6
Rappel: Operateurs différentiels

• Vecteur nabla en coordonnées cartésiennes s’écrit

• Ce symbole n’a de sens que s’il est suivi d’un autre objet, par exemple
une fonction (auquel cas il s’agit du gradient de cette fonction, ou un
vecteur)

7
Rappel: Operateurs différentiels

• Gradient: L’operateur gradient relie une variation élémentaire d’un champ


scalaire au déplacement élémentaire

• En coordonnées cartésiennes il s’écrit

À retenir: L’opérateur gradient transforme un champ scalaire en un champ vectoriel 8


Application: Gradient

• En été, les routes sont chauffées par le Soleil, et on peut grossièrement modéliser
le champ de la température de l'air au dessus de la route (demi-espace d'équation
−𝑧Τ
z > 0) par la loi : 𝑇 𝑥, 𝑦, 𝑧 = 𝑇0 + 𝑇1 𝑒 ℎ
• Où T0=300 °K, T1=30 °K et h=3m

• Calculez le Gradient de la température au niveau du sol et à des altitudes de 1


mètre, 3m et 15m ?

9
Rappel: Operateurs différentiels

Circulation d’un gradient : la circulation d’un gradient d’une fonction entre deux points A
et B vaut
𝐵
𝐶 = ‫𝑓𝑑𝑎𝑟𝑔 𝐴׬‬. 𝑑𝑙 = 𝑓 𝐵 − 𝑓(𝐴)

❑ Elle ne dépend pas du chemin suivi entre A et B, mais seulement de la valeur du champ
de scalaires dans les deux points A et B

❑ Un champ de vecteurs 𝑊 est dit e à circulation conservative lorsque sa circulation


entre deux points A et B ne dépend pas du chemin suivi, mais seulement des deux points
de départ et d'arrivée.

❑ Lorsqu'un champ de vecteurs 𝑊 est à circulation conservative, il existe une fonction


scalaire f dont ce champ est le gradient : 𝑊 = −𝑔𝑟𝑎𝑑𝑓
10
Rappel: Operateurs différentiels

• Divergence: est un opérateur qui transforme un champ de vecteurs 𝑣(𝑀)


Ԧ en
un champ scalaire.

Il prend la forme d’un produit scalaire entre ∇ et le vecteur 𝑣Ԧ , d’où la notation

11
Application: Divergence

• Soient les champs de vecteurs 𝑊 = 𝑥𝑢𝑥 et 𝑊′ = 𝑦𝑢𝑥


• Calculer leur divergence et représenter ces champs dans le
plan xOy, Interpréter?

12
Théorème de Green-Ostrogradski
flux-divergence

• Le flux d’un champ 𝑊 de vecteurs à travers une surface fermée S est


égale à l’intégrale de la divergence de ce champ sur le volume v
délimité par cette surface
Φ = ඾ 𝑊 . 𝑛 𝑑𝑆 = ම 𝑑𝑖𝑣(𝑊) 𝑑𝑉
𝑆 𝑉
Ce théorème nous sera utile pour établir la forme locale du théorème de
Gauss

13
Rappel: Operateurs différentiels
• Rotationnel: est un opérateur qui transforme sur un champ de vecteurs 𝑣(𝑀)
Ԧ
en un autre champs de vecteurs.

• Il prend la forme d’un produit vectoriel entre ∇ et le vecteur 𝑣Ԧ , d’où la notation

14
Application: Rotationnel

• Soient les champs de vecteurs 𝑊 = 𝑥𝑢𝑥 et 𝑊′ = 𝑦𝑢𝑥


• Calculer leur rotationnel et représenter ces champs dans le
plan xOy, Interpréter?

15
Application
𝑑𝑖𝑣 𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑓) = ∇. (∇𝑓) = Δ𝑓

𝑟𝑜𝑡(𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑓)) = ∇ ∧ (∇𝑓) = 0

Ԧ = ∇. ∇ ∧ 𝐴Ԧ = 0
𝑑𝑖𝑣(𝑟𝑜𝑡𝐴)

Ԧ = ∇ ∧ (∇ ∧ 𝐴)
𝑟𝑜𝑡(𝑟𝑜𝑡(𝐴)) Ԧ = 𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑑𝑖𝑣(𝐴))
Ԧ − Δ𝐴Ԧ

Δ(𝑓𝑔) = 𝑓Δ𝑔 + 2∇𝑓. ∇𝑔 + 𝑔Δ𝑓

𝑑𝑖𝑣(𝐴Ԧ ∧ 𝐵) = 𝐵. 𝑟𝑜𝑡(𝐴)
Ԧ − 𝐴.
Ԧ 𝑟𝑜𝑡(𝐵)

1 𝑟Ԧ
𝑔𝑟𝑎𝑑(− ) = 3
𝑟 𝑟

16
Théorème de stokes
Soit (S) une surface qui s’appuie sur un contour fermé C, la circulation d’un vecteur le long de
ce contour est égale au flux de sont rotationnel à travers cette surface.

haut
n dS
(S)

C
bas

Le vecteur unitaire n est orienté selon la convention du tire-bouchon

Cette formule nous sera utile pour établir la forme locale du théorème d'Ampère

17
Exercice

𝑢𝑟
Calculer la divergence de 𝑉 =
𝑟²
Calculer div𝑉
Calculer le 𝑟𝑜𝑡𝑉

18
Flux d’un champs de vecteurs
• Soit 𝑊 un champs de vecteurs et S une surface. Le flux Φ du champs 𝑊 à travers
la surface S s’écrit : Φ = ‫ 𝑊 𝑆׭‬. 𝑑𝑆Ԧ = ‫ 𝑊 𝑆׭‬. 𝑛 𝑑𝑆

• Surface ouverte
haut • Surface fermée
n dS
(S)

C
bas
(S) est une surface ouverte qui s’appuie sur un
contour fermé C (S) est une surface fermée qui entoure un volume V,

Un champ de vecteurs 𝑊 est dit conservatif lorsque son flux Φ à travers toute surface
fermée est nul ‫ 𝑊 ׭‬. 𝑑 𝑆Ԧ = 0
𝑆
19
• régimes stationnaires et quasi-stationnaires (ARQS)

➢ Lois de l'électromagnétisme 𝐸 et B

• étude de 𝐸 𝑒𝑡 𝐵 séparément en régime stationnaire

électrostatique: 𝐸

électrocinétique: 𝑗Ԧ

magnétostatique: 𝐵

20
Rappel de l’électrostatique
La charge électrique
Il existe trois classes de particules

Deux corps portant une charge électrique de même nature (soit positive, soit négative)
se repoussent, tandis qu’ils s’attirent s’ils portent des électricités contraires

21
Types de matériaux de point de vue electrostatique

➢ Un matériau est ainsi constitué d’un grand nombre de charges électriques,


mais celles-ci sont toutes compensées (même nombre d’électrons et de
protons).

➢ Un matériau est dit conducteur parfait si, lorsqu’il devient électrisé, les
porteurs de charge non compensés peuvent se déplacer librement dans tout le
volume occupé par le matériau.

➢ Ce sera un isolant (ou diélectrique) parfait si les porteurs de charge non


compensés ne peuvent se déplacer librement et restent localisés à l’endroit où ils
ont été déposés.

22
Force de coulomb.
Charles Auguste de Coulomb (1736-1806) a déterminé les propriétés de
la force électrostatique exercée par une charge ponctuelle q1 sur une
autre charge ponctuelle q2:

➢ La force est radiale : dirigée selon la droite qui joint les deux charges;

➢ Elle est proportionnelle au produit des charges : attractive si elles sont


de signe opposé, répulsive sinon.

➢ Elle varie comme l’inverse du carré de la distance entre les deux


charges.

23
Expression de la force électrostatique
L’expression mathématique de la force est :

ε0 la permittivité électrique du vide (unités : Farad/m).


q1q2 > 0
M2
q1q2 < 0

M1

26/10/2022 Pr. Anass Bakour 24


Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle
Définition : Une particule de charge q située en O crée en tout point M de
l’espace distinct de O un champ vectoriel

r = OM

appelé champ électrostatique. L’unité est le Volt/mètre (symbole V/m).


E(M)
Or :
si q1 > 0
E(M)
si q1 < 0
q1

25
Potentiel électrostatique
Rappel mathématique: OM = 𝑟Ԧ = 𝑥 𝑖Ԧ + 𝑦 𝑗Ԧ + 𝑧 𝑘 = 𝑟𝑒𝑟
𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑓(𝑀)
𝑟= 𝑥2 + 𝑦2 + 𝑧2
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
grad𝑓 = 𝑖Ԧ + 𝑗Ԧ + 𝑘
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Par définition, on appelle potentiel électrostatique
créé par une charge ponctuelle q à la distance r :
𝑞
𝑉(𝑀) = 𝑉(𝑟) = + cte
4πε0 𝑟 𝑒𝑟
𝑘
V(M) est un scalaire (pas un vecteur) 𝑗Ԧ
𝑖Ԧ
𝐸(𝑀) = −grad 𝑉(𝑀)
26
Potentiel électrostatique créé par une distribution de charge discrètes
q1>0 q2<0 O2 q3>0
O1
O3

q4>0
O4 𝐸2 (𝑀)

Le potentiel total est : M 𝐸4 (𝑀)


𝑛
1 𝑞𝑖 𝐸1 (𝑀)
𝑉(𝑀) = ෍ + cte 𝐸3 (𝑀)
4πε0 𝑟𝑖
𝑖=1

26/10/2022 Pr. Anass Bakour 27


Potentiel électrostatique créé par une distribution continue de charges

Distribution linéique
1 𝜆dl
𝑉(𝑀) = න + cte
4πε0 C 𝑟

Distribution surfacique 1 𝜎d𝑠


𝑉(𝑀) = ඵ + cte
4πε0 𝑆 𝑟

Distribution volumique 1 𝜌dv


𝑉(𝑀) = ම + cte
4πε0 𝑉 𝑟

28
Théorème de Gauss
L’énoncé du théorème

Dans le vide, le flux du champ électrostatique 𝐸 à travers une surface fermée () est égale à la somme des
charges intérieures à () divisée par 0.

σ 𝑄int. à Σ 1
Φ𝐸/Σ = ‫ 𝐸 𝑆װ‬. 𝑛 𝑑𝑆 = = ‫𝑉׮‬ 𝜌 𝑟 𝑑𝑉 dS
𝜀0 𝜀0 Charges
de densité 

La forme locale/différentielle de ce théorème s’écrit :

𝝆
𝒅𝒊𝒗 𝑬 = 𝜵. 𝑬 = Surface fermée ()
𝜺𝟎
dS'
Équation de Maxwell-Gauss

29
Circulation du champ 𝑬

En régime statique, la circulation de 𝐸 le long de n'importe quel contour


fermé est toujours nulle :‫𝑙𝑑𝐸 ׯ‬Ԧ = 0 pour tout circuit fermé
𝐶
On dit que le champ 𝐸 est à circulation conservative

D’après le théorème de Stokes ‫𝑙𝑑𝐸 𝐶ׯ‬Ԧ = ‫ = 𝑆𝑑 𝑛 ∙ 𝐸𝑡𝑜𝑟 𝑆׭‬0

𝒓𝒐𝒕 𝑬 = 𝜵 ∧ 𝑬 = 𝟎

Équation de Maxwell-Faraday statique

30
Rappel de magnétostatique
Expérience d'OERSTED (1820)
Déviation d'une boussole placée au voisinage
d'un fil conducteur dans lequel circule un
courant  existence de forces magnétiques

Expérience de ROWLAND (1876)


➢ Déviation d'une boussole placée au
voisinage d'un disque chargé qui
tourne sur lui-même.
➢ Le sens de déviation dépend du sens de
rotation et du signe de la charge.
Interaction entre 2 courants ( AMPERE 1825)
Deux courants et de même sens s'attirent
« attraction » de sens contraires se
repoussent « répulsion »
31
Expérience d'OERSTED

Tube de Crookes

32
Interprétation
Déplacement de charges  effets magnétiques
 Ces effets magnétiques dépendent de la charge q et de sa vitesse 𝑉

➔ HYPOTHESE = les effets magnétiques dépendent du produit


q.v

Vecteur champ magnétique

Déviation de la boussole  modification de l'espace due aux charges en


mouvement
 Au voisinage de charges en mouvement, on définit un champ de vecteurs:
le champ magnétique 𝐵
33
Soient deux charges 𝑞1 et 𝑞2 animées respectivement des vitesses 𝑉1 et 𝑉2 , puisque
on travail dans le cas classique (𝑉1 ≪ 𝑐 et 𝑉2 ≪c ‘c: vitesse de la lumière).

Entre les 2 charges existe deux types d’interactions:

➢ Interaction électrique

➢ Interaction magnétique
z V1 V2
q2
q1 r12

34
Interaction électrostatique
1 𝑞1 𝑞2
𝐹Ԧ𝑒12 = 3 𝑟Ԧ12 ⇒ 𝐹Ԧ𝑒12 = 𝑞2 𝐸1
4𝜋𝜀0 𝑟12

Avec 𝑟12 la distance entre les deux charges.

𝐸 : champ électrique créé dans le référentiel considéré par la charge


𝑞1 au point où se trouve 𝑞2 .

35
Interaction magnétique:
1 𝑟Ԧ12
L’interaction magnétique est : 𝐹Ԧ𝑚12 = 𝑞2 𝑉2 ∧ 𝑞 𝑉 ∧
4𝜋𝜀0 𝑐 2 1 1 𝑟 3
= 𝑞2 𝑉2 ∧ 𝐵1

𝐵1 est le champ magnétique qui règne au voisinage de charges en mouvement.


On définit un champ de vecteurs du champ par:

1 𝑟Ԧ12
𝐵1 = 2
𝑞1 𝑉1 ∧ 3
4𝜋𝜀0 𝑐 𝑟

1
On pose µ0 = perméabilité du vide (𝜀0 permittivité du vide) donc 𝐵1 devient:
𝜀0 𝑐 2

𝜇0 𝑟Ԧ12
𝐵1 = 𝑞1 𝑉1 ∧ 3
4𝜋 𝑟
36
Toute charge en mouvement crée dans le vide un champ
magnétique :
𝐹Ԧ = 𝐹Ԧ𝑒 + 𝐹Ԧ𝑚
= 𝑞2 𝐸1 + 𝑞2 𝑉2 ∧ 𝐵
= 𝑞2 𝐸1 + 𝑉2 ∧ 𝐵

D’une manière générale


𝐹Ԧ = 𝑞(𝐸 + 𝑉 ∧ 𝐵)

C’est la force de Lorentz


37
Force de Laplace
➢ C’est la force exercée par un champ magnétique sur un conducteur
parcouru par un courant.

𝑑 𝐹Ԧ = 𝐼𝑑 𝑙Ԧ ∧ 𝐵

38
Loi de Biot et Savart

39
Loi de Biot et Savart

40
Champ magnétique créé par une distribution de courant constants

41
Potentiel vecteur 𝑨

𝐷𝑖𝑣(𝐵) = 0 Équation de Maxwell-Thomson

42
Théorème d’ampère

𝑟𝑜𝑡(𝐵) = 𝜇0 𝑗Ԧ Équation de Maxwell-


Ampère

43
Exercice
On suppose que l’axe (Oz) est un fil conducteur infini parcouru
par un courant I orienté vers les z croissant.

Calculer le champ magnétique 𝐵


créer en point M distant de d du fil
conducteur

44
45
L'électromagnétisme ?
➢ L'électromagnétisme, aussi appelé interaction
électromagnétique, est la branche de la physique qui
étudie les interactions entre particules
chargées électriquement, qu'elles soient au repos ou en
mouvement.
➢ Il est possible de définir l'électromagnétisme comme
l'étude du champ électromagnétique et de son
interaction avec les particules chargées.
➢ Le terme d'électromagnétisme fait référence au fait que
les phénomènes électriques et magnétiques.
46
Sources du champ électromagnétique
Les sources du champ électromagnétique sont les charges de densité
volumiques totale ρ(M, t) et les vecteurs densité de courant de
vecteur 𝑗Ԧ (𝑀, 𝑡), avec 𝑗Ԧ 𝑀, 𝑡 = σ 𝜌𝑖 𝑣Ԧ𝑖 ou𝜌𝑖 est la densité de charges
mobiles à la vitesse 𝑣Ԧ𝑖 .

Soit Q(t) la charge contenue, à l’instant


t, dans un volume V fixe dans un
référentiel d’étude.
S est la surface délimitant le volume V.

47
Équation de conservation de la charge
Dans un référentiel d’étude. Le bilan de charge entre les instants
𝑡 et 𝑡 + 𝑑𝑡, s’écrit de la façon suivante :
𝑄(𝑡) = 𝑄(𝑡 + 𝑑𝑡) + 𝑑𝑄𝑒𝑐ℎ
avec 𝑑𝑄𝑒𝑐ℎ la charge échangée à travers la surface fermée S.

L’intensité du courant 𝑖 à travers la surface S est


𝑑𝑄𝑒𝑐ℎ
𝑖= = ඵ 𝑗Ԧ . 𝑑 𝑆Ԧ
𝑑𝑡 𝑆(𝑉)
La variation de la charge est
𝑑𝑄
− = ඵ 𝑗Ԧ . 𝑑𝑆Ԧ
𝑑𝑡 𝑆(𝑉)
48
En remplaçant dans l’équation Q par ‫𝑉𝑑𝜌 ׮‬
𝑑
− ම 𝜌𝑑𝑉 = ඵ 𝑗Ԧ . 𝑑 𝑆Ԧ
𝑑𝑡 𝑆(𝑉)

La forme intégrale de l’équation de conservation de la


charge donnée par l’équation est
𝑑
ඵ 𝑗Ԧ . 𝑑 𝑆Ԧ + ම 𝜌𝑑𝑉 = 0
𝑆(𝑉) 𝑑𝑡 𝑉

49
En utilisant la formule de Green-Oestrogradsky

ඵ 𝑗Ԧ . 𝑑 𝑆Ԧ = ම 𝑑𝑖𝑣(Ԧ𝑗) dv
𝑆(𝑉) 𝑉

En on obtient la forme locale de l’équation de conservation


de la charge
𝑑
𝑑𝑖𝑣 𝑗Ԧ + 𝜌=0
𝑑𝑡
Cette équation est appelée équation de continuité ou
équation de conservation de la charge.
50
Équations de Maxwell
Les équations de Maxwell s’écrivent dans un espace vide de matière mais où
il y a une densité de charge électrique  et une densité de courant 𝒋Ԧ comme
suit :

𝜕𝐵
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − Equation de Maxwell-Faraday
𝜕𝑡

𝜕𝐸 Equation de Maxwell-Ampère
𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ + 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡
𝜌 Equation de Maxwell-Gauss
𝑑𝑖𝑣 𝐸 =
𝜀0

𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0 Conservation du flux


51
Les équations de Maxwell montrent qu’un champ électrique oscillant génère
un champ magnétique oscillant et réciproquement.

Si maintenant on se place loin des zones de charges (=0) et des


sources de courant (Ԧ𝒋=0) :
𝜕𝐵
∇∧𝐸 =−
𝜕𝑡
𝜕𝐸
∇ ∧ 𝐵 = 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡
∇•𝐸 =0

∇•𝐵 =0
52
Exercice
1. Ecrire les équations de Maxwell sous forme
différentielle et puis sous forme intégrale.
2. Prouver la conservation de la charge en utilisant les
équations de Maxwell.

53
Induction électromagnétique
• On peut induire une force électromotrice (f.é.m) dans un circuit filiforme (C)
fermé en faisant varier le flux magnétique à travers le circuit : c’est le phénomène
d’induction électromagnétique.

• Les cas de variations du flux du champ magnétique à travers un circuit sont :


• Le cas d’un circuit mobile dans un champ magnétique permanent,
• Le cas d’un circuit fixe dans un champ magnétique variable,
• Le cas général d’un circuit mobile dans un champ magnétique variable

54
Induction
Approche experimentale

Induction de Lorentz

Induction de Neumann

55
Spire en mouvement dans un champ 𝑩 constant

• L’induction est dû à la force de Lorentz sur les électrons contenus dans


la spire, 𝐹Ԧ = 𝑞 𝑣Ԧ ∧ 𝐵

•L’énergie reçue par unité de charge électrique dans un circuit électrique est
appelée la force électromotrice « f.é.m.». Tout se passe comme si le circuit était
équipé d’un générateur de tension dont la force électromotrice vaut

𝑒 = ‫ 𝐶ׯ‬Ԧ (𝑣 ∧ 𝐵) ∙ 𝑑 𝑙 Ԧ

56
Flux coupé

•le flux du 𝐵 à travers la surface SC balayée par la spire pendant 𝛿𝑡 est nommé le

flux coupé et il s’écrit 𝛿𝜙𝑐 = ‫𝑆𝑑𝑛 ∙ 𝐵 𝑆׭‬


𝐶

𝛿𝜙𝑐
•La f.é.m dans ce cas est donnée par : 𝑒 =
𝛿𝑡

57
Loi de Faraday
le flux du champ B→ à travers la surface S s’écrit:

la force électromotrice peut aussi s’exprimer en fonction du flux de 𝐵 à travers n’importe


quelle surface S s’appuyant sur la spire
𝒅𝝓
𝒆=−
𝒅𝒕

𝜙 𝑡 + 𝛿𝑡 = 𝜙 𝑡 + 𝛿𝜙𝑐

58
Spire fixe et champ magnétique variable

𝑑𝜙
•Dans ce cas aussi, la f.é.m. est donnée par l'expression 𝑒= −
𝑑𝑡

• l’explication fondée sur la force de Lorentz subie par les électrons de la spire, ne
s’applique pas dans cette situation car les électrons ne sont pas en mouvement

• la variation d’un champ 𝐵 induit un champ 𝐸𝑖 en ce point. Celui-ci est a priori


différent du champ électromoteur introduit précédemment car la quantité 𝑣Ԧ ∧ 𝐵
est nulle

𝝏𝑨
𝒆 = −ර ∙ 𝒅𝒍Ԧ
𝑪 𝝏𝒕

Induction de Neumann
59
Loi de Lenz

• Pour trouver de manière qualitative le sens du courant induit, on utilise la loi de


Lenz qui stipule que :

Le sens du courant induit est tel que le champ magnétique qu’il crée
s’oppose à la variation de flux qui lui a donné naissance.
(les effets de l’induction (courant induit, le champ magnétique induit) s’opposent à leurs causes
(le champ magnétique de l’aimant, la variation de flux))

60
61
Exemple : Générateur d’un courant alternative

•Spire en rotation dans champ


constant (aimant permanent)

Bagues collectent
courant induit

62
Courants de Foucault

Lorsqu’on déplace un conducteur dans un champ magnétique, ou qu’on fait va-


rier le champ magnétique dans un conducteur, les courants volumiques et surfa-
ciques induits sont appelés courants de Foucault

63
64
Lois locales
•Pour une spire fixe dans un champ 𝐵 variable, les électrons sont mis en mouvement par un
𝑑
champ 𝐸𝑖 induit, qui d'après la loi de Faraday vérifie ‫𝑙 𝑑 ⋅ 𝑖𝐸 𝐶ׯ‬Ԧ = − 𝑑𝑡 ‫𝑆𝑑 𝑛 ∙ 𝐵 𝑆׭‬
𝜕𝐵
Stokes: ‫ = 𝑆𝑑 𝑛 ∙ ) 𝑖𝐸𝑡𝑜𝑟( 𝑆׭‬− ‫𝑆𝑑 𝑛 ∙ 𝑡𝜕 𝑆׭‬

𝝏𝑩
Donc 𝝏𝒕
+ 𝒓𝒐𝒕𝑬𝒊 =𝟎 Maxwell-Faraday

𝜕𝐴Ԧ 𝝏𝑨
∙ 𝒅𝒍Ԧ
Sachant que 𝐵 = 𝑟𝑜𝑡𝐴 donc 𝐸𝑖 = − et 𝒆 = −ර
𝑪 𝝏𝒕
𝜕𝑡
Dans le cas le plus général, d’une spire en mouvement dans un champ magnétique variable :
𝝏𝑨
𝑬=− +𝒗∧𝑩
𝝏𝒕
𝜕𝐴Ԧ
Et la force électromotrice induite sur une spire C dans le cas le plus générale : 𝑒 = ‫( ׯ‬− 𝜕𝑡 + 𝑣Ԧ ∧ 𝐵) ⋅ 𝑑𝑙Ԧ
𝐶
65
Énergie potentielle d’interaction

• L’énergie potentielle d’interaction d’un circuit filiforme rigide parcouru par un courant
I, avec un champ 𝐵 est définie comme le travail à fournir pour amener ce circuit d’une
position située en l’infini (où 𝐵 = 0) à sa position actuelle.

𝑊 = −𝐼𝜙𝐵
le travail de la force de Laplace

• Un circuit électrique en présence d'un champ 𝐵 cherchera à minimiser son énergie


potentielle magnétique c'est-à-dire à maximiser son flux magnétique : c'est la règle du
flux maximum

66
Auto-induction

• On considère un circuit filiforme parcouru par un courant I. Ce dernier est à


l’origine d’un champ magnétique B. il existe un coefficient L, tel que:

• L est appelé coefficient d’auto-induction


• Propriétés:
• Toujours positif
• S’exprime en Henry
• ne dépend que de la géométrie du circuit

67
Auto-induction : aspect expérimental

E
Amp1
R
L Amp2

Retard à l’établissement du courant dans Amp2

En régime permanent, l’éclat lumineux pour Amp1 et Amp2 est identique


f.é.m d’Auto-induction

• Si I varie, ϕ varie aussi, entraînant l’apparition d’une f.é.m. induite e dans le circuit,
appelée force électromotrice d’auto-induction. Si le circuit a une résistance R, le
𝑑𝐼
courant dans le circuit obéit alors à l’équation 𝑅𝐼 = 𝑒 = −𝐿
𝑑𝑡

Le second terme s’oppose aux variations de I, Il tend à retarder l’établissement d’un courant
dans le circuit

69
f.é.m d’Auto-induction

𝑑𝐼
• Pour un générateur de f.é.m. E aux bornes de ce circuit, le courant obéit à 𝐸 = 𝑅𝐼 + 𝐿
𝑑𝑡
𝐸
et si on allume le générateur au temps t = 0, le courant vaut 𝐼 𝑡 = (1 − 𝑒 −𝑡Τ𝜏 )
𝑅

où 𝜏 = 𝐿Τ𝑅 désigne une constante de temps caractéristique du circuit RL.

70
Application - Transformateur

primaire secondaire
n1 spires n2 spires

i1 B i2
d
= − N.B.S
d
e1 e=−
e2 dt dt

circuit magnétique fermé


noyau en fer
e 2 n 2 i1
 
e1 n1 i 2
Un transformateur ne fonctionne qu’en régime variable
Inductance mutuelle

Soient deux boucles C1 et C2 (voir figure) et on veut déterminer l’inductance mutuelle M21 des deux
boucles. On suppose que la boucle C1 est parcourue par un courant électrique d’intensité I1.

Le champ magnétique B1 créé par le circuit C1 est :

Le flux de ce champ à travers le circuit C2


est donné par :

où M21 est l’inductance mutuelle des deux boucles


Inductance mutuelle

Théorème de stokes :

avec:

Le flux dans le circuit C2 s’écrit:

On en déduit que l’inductance est:

Formule de Neumann
Inductance mutuelle

M21 est purement géométrique, elle dépend seulement des formes, dimensions et
positions relatives des deux boucles. La forme de M21 est donc inchangée si la boucle
C2 génère le courant électrique. On pose donc :
M21 = M12 = M (inductance mutuelle)

Le flux total à travers chacun des circuits:

Et les f.é.m. d’induction :


Les potentiels
Ԧ =0
𝑑𝑖𝑣(𝑟𝑜𝑡𝐴) alors on peut écrire 𝐵 comme un 𝑟𝑜𝑡𝐴Ԧ

On a : 𝑑𝑖𝑣𝐵 = 0
𝐴Ԧ étant le potentiel vecteur

Ԧ dans l’équation de Maxwell-Faraday, on obtient


En remplaçant 𝐵 par 𝑟𝑜𝑡(𝐴)

𝜕𝐴Ԧ
𝑟𝑜𝑡(𝐸 + ) = 0
𝜕𝑡

Ceci permet de définir le potentiel scalaire V par:


𝜕𝐴Ԧ
𝐸 = −𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑉 −
𝜕𝑡

75
Equations de poisson de potentiels
Puisque les potentiels ne sont pas définis de manière unique, on impose entre les
potentiels 𝐴Ԧ et 𝑉 la relation scalaire dite condition de Jauge de Lorentz :
1 𝜕𝑉
𝑑𝑖𝑣𝐴Ԧ + 2 =0
𝑐 𝜕𝑡

A partir des équations de M.F, M.A, on établit les équations de poisson des
potentiels :
1 𝜕2𝑉 𝜌
Δ𝑉 − 2 2 + = 0
𝑐 𝜕𝑡 𝜀0
1 𝜕 2 𝐴Ԧ
Δ𝐴Ԧ − 2 2 + 𝜇0 𝑗Ԧ = 0
𝑐 𝜕𝑡
En absence des charges et des courants, les équations de Poisson deviennent
les équations de D’Alembert.

76
Conclusion : Equations de Maxwell (1864) :
- Un courant électrique dit induit passe dans un
circuit si celui-ci se trouve à proximité d’un champ
magnétique variable. Le phénomène observé est
appelé induction magnétique.

- Comme un circuit électrique parcouru par un


courant variable peut lui-même jouer je rôle de
source de champ magnétique (variable), il pourra
provoquer le phénomène d’induction…

L’induction électromagnétique
(Validations expérimentales…)
Application

Est-ce que le vecteur 𝑉 dans les équations suivantes peut présenter :


1. un champ électrostatique
2. un champ magnétostatique

a. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 0 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 0
b. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 7 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 0
c. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 0 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 7 𝑟Ԧ
d. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 7 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 7𝑟Ԧ
78
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Département de Physique
S3-MIP

Année Universitaire 2022/2023

1
Chapitre 3 : Ondes électromagnétiques
dans le vide

2
Equations d’ondes dans le vide

𝜌 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0
𝑑𝑖𝑣 𝐸 =
Les équations de Maxwell dans le vide : 𝜀0
𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ + 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡 𝜕𝑡

𝑑𝑖𝑣 𝐸 = 𝟎 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0
Les équations de Maxwell dans une région où
𝜌 = 0 et 𝑗Ԧ = 0 : 𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡 𝜕𝑡

3
Découpler les champs 𝐸 et 𝐵

Ces équations sont couplées et sont comparables aux équations obtenues


pour les ondes acoustiques.

𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡 𝜕𝑡

On essaie de la même façon de découpler ces équations et obtenir des


équations ne contenant que le champ 𝐸 ou 𝐵 séparèment
4
1 𝜕²𝑓
• Equation générale de propagation d’une onde ∆𝑓 = avec 𝑣 : la vitesse de l’onde
𝑣² 𝜕𝑡²

• Equation de propagation du champ 𝐸

1 𝜕2𝐸
Δ𝐸 − 2 2 = 0
𝐶 𝜕𝑡

• Equation de propagation du champ 𝐵

1 𝜕2𝐵 1
Δ𝐵 − 2 2 = 0 Avec 𝐶=
𝑐 𝜕𝑡 𝜀0 𝜇0

Les équations de propagation du champ E et B sont les équations de


D’ALEMBERT
5
Potentiels retardés

6
Les ondes
• Une onde est une perturbation qui se propage de la source vers toutes les directions qui
lui sont offertes. Elle transporte de l’énergie.
• On distingue : - Ondes mécaniques ; exemple : son, onde le long d’une corde, onde à la
surface de l’eau
• -Ondes électromagnétiques : peuvent se propager dans le vide
• Une onde progressive est une onde qui se propage dans une direction et un sens bien
déterminé.

7
Ondes planes dans le vide
➢ Une onde plane : Une onde décrite par la fonction 𝑓(𝑀, 𝑡) est dite plane, s’il est possible
de trouver un système de coordonnées cartésiennes, tel que la fonction d’onde 𝑓(𝑀, 𝑡) ne
dépend que d’une seule coordonnée d’espace, par exemple x et du temps : 𝑓(𝑥, 𝑡) ( ou
bien 𝑓(𝑦, 𝑡), ou bien 𝑓(𝑧, 𝑡) ).

➢ On cherche une solution à l’équation de propagation d’onde à une dimension

𝜕2𝑓 1 𝜕²𝑓
=
𝜕𝑥² 𝑣² 𝜕𝑡²

8
Ondes planes progressive dans le vide

La solution de l’équation de propagation d’onde à une dimension s’écrit sous la forme d’une fonction
𝑓(𝑥 + 𝑣𝑡)

➢ Si on remplace u = 𝑥 ± 𝑣𝑡. On démontre que :

"𝐟 𝐱 + 𝐯𝐭 + 𝐠 𝐱 − 𝐯𝐭 " est une solution générale à l’équation d’onde (f et g sont des
fonctions arbitraires)

➢ 𝑔 𝑥, 𝑡 = 𝑔 𝑥 − 𝑣𝑡 = G(u) décrit une onde progressive se propageant dans le sens des x


croissants à la vitesse 𝑣
➢ 𝑓 𝑥, 𝑡 = 𝑓 𝑥 + 𝑣𝑡 = 𝐹(𝑤) décrit une onde progressive se propageant dans le sens des x
décroissants à la vitesse 𝑣

9
Onde Plane Progressive Monochromatique « 1D»

• Une onde est monochromatique ou sinusoïdale, si la source qui la crée est sinusoïdale.

𝑓 𝑥, 𝑡 = 𝑓0 cos(𝑘 𝑥 − 𝑣𝑡 + 𝜙)
• Cette onde possède une double périodicité : la période temporelle T et la période spatiale 𝜆.

𝜆: Longueur d’onde en m
T: Période temporelle en s-1 𝑓 𝑥, 𝑡 = 𝑓0 cos(𝑘𝑥 − 𝜔𝑡 + 𝜙)
𝑣: Vitesse de l’onde
𝑘: nombre d’onde
Est la solution de l’équation de l’OPPM
𝜔: Pulsation de l’onde 10
Onde Plane Progressive Monochromatique « 3D»

1 𝜕²𝑓
En 3D l’équation de l’OPPM s’écrit Δ𝑓 =
𝑣² 𝜕𝑡²

Les solutions sont de la forme : 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡 = 𝑓0 cos(𝑘𝑥 𝑥 + 𝑘𝑦 𝑦 + 𝑘𝑧 𝑧 − 𝜔𝑡 + 𝜙)

𝜔
La relation de dispersion: 𝑘 = « Condition nécessaire pour que f soit solution de
𝑣
l’équation d’onde 3D»

On réécrit la solution générale de l’OPPM sous la forme


𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡 = 𝑓0 cos(𝑘 ∙ 𝑟Ԧ − 𝜔𝑡 + 𝜙)
11
Notation complexe

• L’équation d’une OPPM est : 𝑓 𝑟,


Ԧ 𝑡 = 𝑓0 cos 𝑘 ∙ 𝑟Ԧ − 𝜔𝑡 + 𝜙
Ԧ
Ԧ 𝑡 = 𝑓0 𝑒 𝑖(𝑘∙𝑟−𝜔𝑡+𝜙)
• La notation complexe de cette fonction est : f 𝑟,

• Donc 𝑓 présente la partie Réelle de f : f=Re(f)

• Pour le champ 𝐸 : 𝐸𝑥 = 𝐸𝑥0 𝑐𝑜𝑠 𝑘 ∙ 𝑟Ԧ − 𝜔𝑡 + 𝜙 = 𝑅𝑒 𝐸𝑥0 𝑒 𝑖(𝑘∙𝑟−𝜔𝑡+𝜙)


Ԧ

′ ∙𝑟−𝜔′𝑡+𝜙′)
Ԧ
𝐸𝑦 = 𝐸𝑦0 𝑐𝑜𝑠 𝑘′ ∙ 𝑟Ԧ − 𝜔′𝑡 + 𝜙′ = 𝑅𝑒 𝐸𝑦0 𝑒 𝑖(𝑘

• Pour une onde plane le 𝑘 présente le sens de propagation donc 𝑘 = 𝑘′ et 𝜔 = 𝜔′

12
Onde Electromagnétique en Notation complexe

•Pour faciliter les calculs, on adopte les notations complexes en écrivant


Ԧ
𝐸 = 𝐸0𝑒𝑖 𝑘∙𝑟−𝜔𝑡

• Cette notation simplifie les calculs de div et rot et les équations de Maxwell

𝑑𝑖𝑣(𝐸) = ∇ • 𝐸 = 𝑖𝑘 ∙ 𝐸 𝑟𝑜𝑡(𝐸) = ∇ ∧ 𝐸 = 𝑖𝑘 ∧ 𝐸

• Dans le vide 𝑑𝑖𝑣 𝐸 = ∇ • 𝐸 = 𝑖𝑘 ∙ 𝐸 = 0 ⇒ 𝑘 ⊥ 𝐸


• Et 𝜕𝐵Τ𝜕𝑡 = −𝑖𝜔𝐵 l’équation de M-F devient 𝜔𝐵 = 𝑘 ∧ 𝐸 Donc 𝑘 ⊥ (𝐵, 𝐸)

Les champs 𝐸 et 𝐵 d’une onde plane dans le vide sont orthogonaux à la direction de
propagation
13
• En introduisant le vecteur unitaire 𝑢 = 𝑘/𝑘 dirigé selon 𝑘, on a 𝑐𝐵 = 𝑢 ∧ 𝐸
• Du fait que 𝐸 et 𝐵 sont orthogonaux à la direction de propagation, on dit que les ondes
électromagnétiques sont des ondes transverses
• Principe de superposition: En superposant des ondes planes monochromatiques se
propageant dans la même direction, on peut former des ondes planes non monochromatiques.

14
Bilan d’énergie Electromagnétique

Énergie électromagnétique cédée à une distribution de charge


Soit dq une charge élémentaire de volume dτ et de vitesse 𝑣,
Ԧ dans un champ
électromagnétique (𝐸, 𝐵).

La charge est soumise à la force de Lorentz

𝐹Ԧ = 𝑑𝑞(𝐸 + 𝑣Ԧ ∧ 𝐵൯

Sa puissance est donnée par :

𝑑𝑃 = 𝐹Ԧ ⋅ 𝑣Ԧ = 𝑑𝑞(𝐸 + 𝑣Ԧ ∧ 𝐵) ⋅ 𝑣Ԧ = 𝑑𝑞𝐸 ⋅ 𝑣Ԧ

15
Énergie électromagnétique cédée à une distribution de charge
𝑑𝑃
La puissance volumique 𝑃𝑉 = s'exprime par :
𝑑𝜏

𝑑𝑃
𝑃𝑉 = = 𝜌𝑣Ԧ ⋅ 𝐸 = 𝑗Ԧ ⋅ 𝐸
𝑑𝜏

Par conséquence, l'énergie électromagnétique cédée à une distribution


de charge de volume 𝜏 entre les instants 𝑡 et 𝑡 + 𝑑𝑡

𝑊cédée = ම 𝑗Ԧ ⋅ 𝐸𝑑𝜏𝑑𝑡
𝜏

16
Vecteur Poynting et Énergie rayonnée

On définit le vecteur Poynting instantané en un point M à l’instant t par :

𝐸(𝑀, 𝑡) ∧ 𝐵(𝑀, 𝑡)
𝜋(𝑀, 𝑡) =
𝜇0

L’énergie électromagnétique rayonnée à travers une surface 𝑆 entre


les instants 𝑡 et 𝑡 + 𝑑𝑡 est donnée par :

Ԧ
𝑊𝑟𝑎𝑦 = ඵ 𝜋𝑑𝑆𝑑𝑡
𝑆

avec 𝑑 𝑆Ԧ = 𝑑𝑆𝑛 vecteur élément de surface en un point de la surface 𝑆 et


𝑛 vecteur unitaire normale à 𝑑𝑆.

17
Aspect énergétique
Re( 𝐸(𝑀,
ӈ 𝑡)) ∧ Re( 𝐵(𝑀,
ӈ 𝑡))
𝜋=
Vecteur poynting instantané : 𝜇0

𝐸(𝑀,
ӈ 𝑡) ∧ 𝐵 ∗ (𝑀, 𝑡)
𝜋(𝑀, 𝑡) =
𝜇0

Valeur moyenne du vecteur poynting :


1 1
< 𝜋(𝑀) >= Re( 𝜋) = Re 𝐸(𝑀,
ӈ 𝑡) ∧ 𝐵 ∗ (𝑀, 𝑡)
2 2𝜇0

Densité volumique de l’énergie électromagnétique :


1 2
1
𝜔𝑒𝑚 = ϵ0 𝑅𝑒(𝐸) + ӈ 2
Re( 𝐵)
2 2𝜇0

18
Equation locale de la conservation de l’énergie électromagnétique

• L’équation de conservation de l’énergie électromagnétique peut être


obtenue soit par un bilan énergétique ou à l’aide des équations de
Maxwell :
𝜕𝜔𝑒𝑚
𝑑𝑖𝑣 𝜋 + + 𝑗Ԧ ⋅ 𝐸 = 0
𝜕𝑡

𝑃𝑒 = 𝑗Ԧ ⋅ 𝐸 : Puissance associée au travail des forces électriques


𝜕𝜔𝑒𝑚
: La perte de l’énergie EM par volume V
𝜕𝑡

19
20
Onde électromagnétique polarisée
Une onde plane progressive monochromatique (OPPM) est
dite polarisée, si l’extrémité A du vecteur 𝑀𝐴 = E(M, t) décrit
une courbe invariante au cours du temps.

Onde
électromagnétique
polarisée circulairement 21
En se plaçant suffisamment loin de sa source, une onde peut être considérée comme
plane.
Du fait de la linéarité des équations de propagation on cherchera des solutions de la
forme d’ondes planes harmoniques.
Dans le cas d’une onde progressive on écrit :

𝐸𝑥 𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡 = 𝐸0𝑥 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑟Ԧ + 𝜑𝑥 Les composantes du champ


𝐸𝑦 𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡 = 𝐸0𝑦 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑟Ԧ + 𝜑𝑦 magnétique sont déterminées
à l’aide des équations de
𝐸𝑧 𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡 = 𝐸0𝑧 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑟Ԧ + 𝜑𝑧
Maxwell.
1
Avec 𝜔 = 𝑘𝑐 et 𝑐=
𝜇0 𝜀0

22
Etude de la polarisation
➢ En supposant que le déphasage à l’origine est constant (c’est-à-dire
une source cohérente), on voit qu’il suffit de suivre l’évolution du
champ E , en terme de longueur et de direction, pour pouvoir
déterminer sans ambiguïté les caractéristiques du champ B
(équations de Maxwell).

➢ Le champ électrique E sera donc pris comme référence et on notera


(y, z) les coordonnées du point A situé à l’extrémité du vecteur E
dans un plan d’onde x à la date t.

23
La polarisation définit l’orientation du champ électrique dans le
temps.

➢ Polarisation elliptique

➢ Polarisation rectiligne

➢ Polarisation circulaire

➢ Sans polarisation : La lumière naturelle

24
Sens et forme de la polarisation
Maintenant, on considère une onde plane monochromatique se
propageant suivant x croissant.

Les composantes du champ E sont :


𝐸𝑥 =0
𝐸𝑦 = 𝐸0𝑦 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑟Ԧ + 𝜑
E (x,t) 𝐸𝑧 = 𝐸0𝑧 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑟Ԧ + 𝜑 ′

25
➢ La rotation de 𝑬 le long de
l’ellipse s’effectue à la pulsation
ω.
➢ Le vecteur 𝑩 parcourt lui aussi
une ellipse orientée à 90◦ de
l’ellipse associée à 𝑬 .

➢ Le sens de parcours de l’ellipse


par 𝑬 définit le sens de
polarisation de l’onde
électromagnétique.

26
➢ On dit que la polarisation est
droite l’observateur voit le
champ électrique “tourner”
dans le sens horaire.

➢ On dit que la polarisation


est gauche si l’observateur
voit le champ électrique
“tourner” dans le sens anti-
horaire.

27
Pour déterminer le sens de polarisation d’une onde, on peut donc étudier le
𝑑MA
signe de MA ∧ à x fixe.
𝑑𝑡
Pour déterminer le sens de parcours de l’ellipse (ou de rotation), on calcule
la quantité :
𝑑𝑀𝐴
𝑀𝐴 ∧
𝑑𝑡

Tout calcul fait, on trouve :


𝑑𝑀𝐴
𝑀𝐴 ∧ = −𝜔 𝐸𝑦0 𝐸𝑧0 𝑠𝑖𝑛𝜑 𝑢𝑥
𝑑𝑡

28
Polarisation elliptique
L’angle 𝜑 peut avoir des valeurs quelconques, l’état de
polarisation associé est quelconque : l’extrémité du vecteur 𝑬
balaye l’ellipse.

29
Polarisation circulaire
La polarisation circulaire correspond à une polarisation elliptique
dans laquelle les longueurs du grand axe et du petit axe de
l’ellipse sont égales.
Cette configuration impose
alors l’égalité 𝑬𝟎𝒚 = 𝑬𝟎𝒛 et si
𝝅
Δ𝝋 = 𝟐𝒎 + 𝟏
𝟐

30
Polarisation rectiligne
➢ La polarisation rectiligne correspond à la configuration dans
laquelle l’ellipse est complètement “aplatie”.

➢ Les coordonnées x et y sont alors


proportionnelles, ce qui implique
que Δ𝝋 peut avoir les valeurs de
𝒎𝝅 𝒎 = 𝟎, 𝟏, 𝟐, . . .
➢ L’ellipse dégénère en une droite et
l’onde est dite à polarisation
rectiligne.

31
Cas particuliers de la polarisation rectiligne:
➢ Si 𝑬𝟎𝒙 ≠ 𝟎 et 𝑬𝟎𝒚 = 𝟎 , alors 𝑬𝒙 ≠ 𝟎 et 𝑬𝒚 = 𝟎 ⇒ L’OEMPPM est
polarisée rectilignement suivant Ox. Pour un observateur placé dans le
plan de la cote fixée, le champ oscille en fonction du temps le long de
l’axe Ox.

➢ Si 𝑬𝟎𝒙 = 𝟎 et 𝑬𝟎𝒚 ≠ 𝟎 , alors 𝑬𝒙 = 𝟎 et 𝑬𝒚 ≠ 𝟎 ⇒ L’OEMPPM est


polarisée rectilignement suivant Oy. Pour un observateur placé dans le
plan de cote fixée, le champ oscille en fonction du temps le long de l’axe
Oy.

32
Lumière non polarisée ou lumière naturelle
Sur le spectre électromagnétique, le domaine des longueurs d’onde du
visible s’étale sur l’intervalle de 400 nm au 750 nm.
On donne au domaine du visible le nom de vibration ou onde
lumineuse.

33
Une source classique (sources spectrales : Na, Hg...) émet des
signaux sinusoïdaux de courtes durées (𝜏𝑐 ≅ 10−9 𝑠), appelés
trains d’ondes.

34
Considérons un train d’onde train se propageant dans le vide et dans le
sens des z croissants :
𝐸𝑥 = 𝐸0𝑥 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑧 + 𝜑𝑥
𝐸𝑦 = 𝐸0𝑦 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑧 + 𝜑𝑦
E (z,t) 𝐸𝑧 = 0

𝜑𝑥 et 𝜑𝑦 varient aléatoirement d’un train d’onde à l’autre. Par conséquence


l’état de polarisation varie aussi d’un train d’onde à l’autre, on dit que la
lumière émise est non polarisée.

35
Polariseur
Un polariseur est un appareil utilisé pour polariser les ondes lumineuses.

Les polariseurs sont des


filtres optiques dans
lesquels la transmission de
la lumière dépend
fortement de la direction
de la polarisation.

La lumière à polarisation linéaire est généralement produite par ces


dispositifs.
36
Polarisation

37
Par exemple: le polariseur est une feuille en plastique fortement étirée
dans une direction, cette direction est rendue conductrice par l’addition
des ions iodures I−.

La composante 𝑬𝒚 du
champ met en
mouvement les
électrons de la chaine
moléculaire, donc cette
composante est
absorbée.

38
La composante 𝑬𝒙 passe à travers le polariseur, et écrit :

𝑬𝒂𝒗 (avant le polariseur) = 𝐸


et
𝑬𝒂𝒑 (après le polariseur) = 𝐸𝑥
On constate qu’après le polariseur, la lumière est polarisée
suivant Ox
Conclusion : Un polariseur permet d’obtenir une lumière polarisée
rectilignement

39
Analyseur
➢ L'analyseur est un appareil utilisé pour déterminer si la lumière est
polarisée dans le plan ou non. Il agit comme un second polariseur.

➢ Il est constitué d'une plaque polarisante. La hauteur de la plaque


polarisante (hauteur par rapport à l'échantillon) peut être ajustée.

➢ Analyseur est un polariseur permettant d’identifier une lumière


polarisée rectilignement.

➢ En microscopie, l'analyseur est placé dans le chemin optique entre


l'échantillon et les tubes d'observation.

40
Polariseur et analyseur dans le microscope

41
Lois de MALUS

42
➢ On peut décomposer le champ électrique, un champ vectoriel, en ses
différentes composantes : 𝐸 = 𝐸𝑥 𝑖Ԧ + 𝐸𝑦 𝑗Ԧ

➢ Dans le cas de la lumière, ce qu’il est


possible de mesurer est l’intensité.
Or l’intensité est proportionnelle au
carré de l’amplitude.

➢ Si de la lumière polarisée d’intensité


I0 rencontre un filtre polarisant avec
un axe de transmission incliné à un
angle  par rapport à la direction de
polarisation du faisceau incident.
43
➢ Seule la composante du champ
électrique le long de l’axe de
transmission du filtre polarisant
Axe de
est transmise. transmission

𝐼0 ∝ 𝐸𝑦2 Ey
2 2
𝐼 ∝ 𝐸𝑡 = 𝐸𝑦 cos 𝜃 = 𝐸𝑦2 cos 2 𝜃
𝐼 𝐸𝑦2 cos2 𝜃 2
= 2 = cos 𝜃
𝐼0 𝐸𝑦

➢ La loi de Malus est 𝑰 = 𝑰𝟎 𝐜𝐨𝐬 𝟐 𝜽


44
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Année Universitaire 2022/2023

1
Qu’est ce que c’est qu’un conducteur?

• Dans un conducteur , le champ 𝐸 à l’équilibre est nul

2
Dipôle électrique
Un dipôle électrique est un couple rigide de deux charges ponctuelles égales,
en valeur absolue, et de signes opposés (- q, q) telles que la distance qui les
sépare est très faible devant les distances considérées : le point P qui porte la
charge +q et le point N qui porte la charge -q. La distance 𝑙 = 𝑁𝑃 est
considérée petite et constante.

3
Moment dipolaire
On associe une grandeur à ce dipôle, appelée moment dipolaire et définie
par : 𝑝Ԧ = 𝑞 𝑙Ԧ

La charge q s’exprime en Coulomb (C), la distance 𝑙 = 𝑁𝑃 en mètre (m)


donc le moment dipolaire s’exprime en Coulomb mètre (C×m).
Mais on préfère souvent de donner les moments dipolaires en debye de
symbole D : 1
1𝐷 = . 10−29 𝐶. 𝑚
3
4
1- Milieux diélectriques
Un milieu est dit diélectrique est un milieu isolant qui ne contient donc pas de
charges libres (cas idéal) ou qui contient très peu de charges libres (cas réel).

5
On distingue deux types de milieux diélectriques :
1-- Un diélectrique constitué de molécules non polaires, c’est à dire que le
barycentre des charges positives est confondu avec le barycentre des
charges négatives. Le moment dipolaire de chaque molécule 𝑝Ԧ est alors nul.
Les molécules diatomiques constituées d’atomes identiques (𝐻2 , 𝑂2 …) ou les
molécules à structures symétriques (𝐶𝑂2 , 𝐶𝐻4 , …) ne possèdent pas de moment dipolaire
permanent

6
2-- Un diélectrique constitué de molécules polaires. Ce sont des
molécules qui ne possèdent pas de centre de symétrie. Les
barycentres des charges 𝐺+ et 𝐺− sont distincts. Ainsi, chaque
molécule forme un dipôle électrique de moment 𝑝Ԧ non nul.

7
Vecteur polarisation (Aspect macroscopique)
Pour un diélectrique polarisé. Soit 𝑝Ԧ le moment dipolaire moyen par
molécule (ou atome ou encore ion). Chaque élément de volume 𝑑𝜏 du
diélectrique polarisé est équivalent à un dipôle dont le moment
dipolaire noté d𝑝Ԧ est la somme vectorielle des moments des molécules
contenus dans le volume 𝑑𝜏.

On définit un vecteur "densité volumique de moments dipolaires",


appelée vecteur polarisation, noté 𝑃 par :

𝑑 𝑝Ԧ
𝑃=
𝑑𝜏 La polarisation P s’exprime en 𝐶. 𝑚−2
8
La polarisation dépend de la position et du temps. Dans le cas où elle
est indépendante du point M, on dit que la polarisation est uniforme.

Si N est le nombre de molécules


(ou atomes ...) par unité de volume
de moment dipolaire 𝑝𝑖 alors le
vecteur polarisation 𝑃 s’écrit :

P = N pi
9
Potentiel électrique créés par un diélectrique polarisé
Soit un diélectrique de volume V limité par la surface S. Soit 𝑃 le vecteur
polarisation en un point 𝑄 𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧′ du diélectrique.

Chaque élément de volume 𝑑𝜏 est


équivalent un dipôle électrique élémentaire,
du moment dipolaire d𝑝Ԧ = 𝑃𝑑𝑉. 𝑛.
𝑛 étant le vecteur normal à la surface S.

10
Rappel : L’expression du potentiel créé par un dipôle, le potentiel 𝑑𝑉
créé en un point loin de la distribution 𝑀 𝑥, 𝑦, 𝑧 est donné par :

1 𝑑𝑝.
Ԧ 𝑄𝑀
𝑑𝑉 =
4𝜋𝜀0 𝑄𝑀3

Le potentiel créé par tout le volume V (tous les dipôles) du diélectrique


en un point M extérieur est donné par :

−𝑑𝑖𝑣𝑃𝑑𝜏 𝑃. 𝑛𝑑𝑠
𝑉(𝑀) = ම +ඵ
4𝜋𝜀0 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑟
𝑉 𝑆

11
Charges de polarisation

- Polarisation uniforme:

- Polarisation non-uniforme:

12
Répartition des charges de polarisation (charges liées)
L’expression du potentiel créé par le diélectrique polarisé est la somme de
deux potentiels créés par deux distributions de charges fictives 𝜌𝑝𝑜𝑙 et 𝜎𝑝𝑜𝑙 ,
placées dans le vide (𝜀0 ), telle que :

𝜌𝑝𝑜𝑙 = −𝑑𝑖𝑣𝑃
— Une distribution volumique de densité :

— Une distribution surfacique de densité : 𝜎𝑝𝑜𝑙 = 𝑃. 𝑛

𝜕𝑃
— Courant de polarisation : 𝑗Ԧ𝑝𝑜𝑙 =
𝜕𝑡

13
Il en résulte qu’à l’échelle macroscopique, la description du milieu
diélectrique en terme de 𝑃 peut être remplacée par une description
équivalente en terme de densité de charges liées à 𝑃, appelés charges de
polarisation.

➢ La charge totale : 𝑄𝑡𝑜𝑡 = ‫ 𝜏𝑑 𝑙𝑜𝑝𝜌 𝑉׮‬+ ‫ = 𝑠𝑑 𝑙𝑜𝑝𝜎 𝑆׭‬0

➢ Si dans le diélectrique, il existe en plus des charges libres de densités


𝜎𝑙𝑖𝑏 et 𝜌𝑙𝑖𝑏 , alors les densités totales sont données par :

𝜎 = 𝜎𝑙𝑖𝑏 + 𝜎𝑝𝑜𝑙 et 𝜌 = 𝜌𝑙𝑖𝑏 + 𝜌𝑝𝑜𝑙


14
Milieu linéaires, homogènes, isotrope (LHI)
De façon générale la polarisation d’un milieu neutre est provoquée par un
champ électrique extérieur, mais la polarisation 𝑃 et le champ électrique 𝐸
ne sont pas forcément parallèles.

— Si le milieu est isotrope : 𝑃 ∕∕ 𝐸

— Si 𝑃 est suffisamment faible, on peut supposer que la relation entre 𝑃


et 𝐸 est linéaire

— Si le milieu est homogène, le coefficient de proportionnalité entre 𝑃


et 𝐸 est une constante indépendante de la position.

15
Susceptibilité électrique
Dans un milieu LHI, la polarisation est liée au champ électrique par la
relation :
𝑃 = 𝜀0 𝜒𝐸

avec 𝜒 la susceptibilité électrique. C’est un coefficient sans dimension. Il


indique la capacité d’un diélectrique à suivre le champ électrique. Le tableau
ci-dessous, donne quelques valeurs typiques de la susceptibilité pour des
milieux différents.

16
Équations de Maxwell-Gauss
Dans le cas des diélectriques polarisés contenant des charges libres ( de densité 𝜌𝑙 ),
l’équation de Maxwell-Gauss s’écrit :
𝜌𝑙 + 𝜌𝑝 𝜌𝑙 𝑃
𝑑𝑖𝑣𝐸 = = − 𝑑𝑖𝑣
𝜀0 𝜀0 𝜀0
𝜌𝑙
Pour un milieu diélectrique, on a : 𝑃 = 𝜀0 𝜒𝐸 𝑑𝑖𝑣𝐸 = − 𝑑𝑖𝑣 𝜒𝐸
𝜀0

𝜌𝑙 𝜌𝑙
𝑑𝑖𝑣 𝐸 + 𝜒𝐸 = ⟹ (1 + 𝜒) 𝑑𝑖𝑣 𝐸 = ⟹
𝜀0 𝜀0

𝝆𝒍 𝝆
𝒅𝒊𝒗 𝑬 = = 𝒍
(𝟏+𝝌)𝜺𝟎 𝜺
Le coefficient 𝜀 est appelé permittivité du diélectrique. Avec ε = 𝜀0 𝜀𝑟

𝜀𝑟 = 1 + 𝜒 : coefficient sans dimension appelé permittivité relative du milieu


diélectrique. 17
Équations de Maxwell-Gauss
Vitesse de propagation

Remarque : 𝜀0 est une constante universelle, mais 𝜒 et 𝜀𝑟 dépendent du


milieu matériel.
La vitesse de propagation d’une OEM :
1
- Dans le vide: 𝑐 =
𝜀0 𝜇0
1 𝜀0 1 𝑐
- Dans un milieu non magnétique: 𝑣 = = =
𝜀𝜇0 𝜀 𝜀0 𝜇0 𝑛
𝜀
avec n = = 𝜀𝑟 : indice de réfraction du milieu
𝜀0
- Dans un milieu magnétique : n = 𝜇𝑟 𝜀𝑟
18
Équations de Maxwell-Gauss
Déplacement électrique

On pose 𝑫 = 𝜺𝟎 𝑬 + 𝑷

D’autre part : 𝐷 = 𝜀0 𝐸 + 𝜀0 𝜒𝐸 = 𝜀0 1 + 𝜒 𝐸 𝑫 = 𝜺𝑬

La grandeur 𝐷 est appelée vecteur déplacement électrique.


Le module de 𝐷 s’exprime comme module de 𝑃 en Coulomb par mètre carré
(𝐶. 𝑚−2 )

𝒅𝒊𝒗𝑫 = 𝝆𝒍
l’équation de Maxwell-Gauss

19
Conséquence : En appliquant le théorème de la divergence à l’équation
précédente, on obtient la forme intégrale du théorème de Gauss :

ම 𝑑𝑖𝑣𝐷𝑑𝜏 = ම 𝜌𝑙𝑖𝑏 𝑑𝜏 ⇒ ඵ 𝐷. 𝑛𝑑𝑆 = 𝑄𝑙𝑖𝑏


𝑉 𝑉 𝑆(𝑉)

— Le flux du vecteur D à travers une surface fermée est égal à la somme des
charges libres contenues à l’intérieur de cette surface.

— Le théorème de gauss permet de calculer 𝐷. Notons que ce calcul fait


intervenir uniquement les charges libres.

avec 𝑄𝑙𝑖𝑏 est la charge libre à l’intérieur de la surface fermée S.


20
Équations de Maxwell-Ampère

Soit l’équation de M-A en terme de 𝐸 et 𝐵


𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ𝑡𝑜𝑡 + 𝜇0 𝜖0
𝜕𝑡

Avec : 𝑗Ԧ𝑡𝑜𝑡 = 𝑗Ԧ𝑙𝑖𝑏 + 𝑗Ԧ𝑝𝑜𝑙

— 𝑗Ԧ𝑙𝑖𝑏 correspond au courant de conduction éventuellement présent dans le


milieu (charges libres).
𝜕𝑃
— Pour un milieu diélectrique, 𝑗Ԧ𝑝𝑜𝑙 se réduit à 𝑗Ԧ𝑝𝑜𝑙 = : courant de
𝜕𝑡
polarisation.
21
Équations de Maxwell-Ampère

Alors, l’équation de M-A, devient : 𝑟𝑜𝑡𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ𝑙𝑖𝑏 + 𝜇0 𝑗Ԧ𝑝𝑜𝑙 + 𝜇0 ϵ0 𝜕𝐸


𝜕𝑡
𝜕 𝑃 + ϵ0 𝐸
⇒ 𝑟𝑜𝑡𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ𝑙𝑖𝑏 +
𝜕𝑡

Or 𝐷 = 𝑃 + 𝜀0 𝐸 , d’où l’équation de Maxwell-Ampère en terme


de 𝐷 dans un milieu diélectrique :
𝜕𝐷
𝑟𝑜𝑡𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ𝑙𝑖𝑏 +
𝜕𝑡
𝜕𝐷
est le courant de déplacement de Maxwell, il est en fait homogène à une
𝜕𝑡
densité volumique de courant.
22
Équations de M-Flux et M-Faraday :
Les deux équations dans un milieu diélectrique sont inchangées :

𝜕𝐵
𝑑𝑖𝑣𝐵 = 0 et 𝑟𝑜𝑡𝐸 = −
𝜕𝑡
Remarques importantes :
— Pour calculer le champ électrique créé par un diélectrique polarisé, à l’intérieur (ou à
l’extérieur), on peut remplacer le diélectrique par une distribution volumique de charge
𝜌𝑝𝑜𝑙 et une distribution de surface 𝜎𝑝𝑜𝑙 toute deux placées dans le vide (de permittivité
𝜀0 ).
— Si le diélectrique est chargé par l’apport de charges étrangères à sa structure, appelées
charges libres de densités 𝜌𝑙𝑖𝑏 et 𝜎𝑙𝑖𝑏 , le champ créé en chaque point est donné par :

𝜌𝑝𝑜𝑙 + 𝜌𝑙𝑖𝑏 𝑑𝜏 𝜎𝑝𝑜𝑙 + 𝜎𝑙𝑖𝑏 𝑑𝑆


𝐸(𝑀) = ම 𝑢𝑟 + ඵ 𝑢𝑟
4𝜋𝜀0 𝑟 2 4𝜋𝜀0 𝑟 2
𝑉 𝑆
23
2-Milieux magnétiques

➢ Lorsqu’une substance quelconque est introduite dans un champ


magnétique 𝐵0 créé par des courants électriques, le champ magnétique
change.

➢ Ceci peut être expliqué par le fait que la substance est magnétique, on dit
qu’elle est magnétisée (acquiert un moment magnétique) sous l’action du
champ magnétique.

➢ Une substance magnétisée crée son propre champ magnétique 𝐵′ qui


forme avec le champ magnétique primaire 𝐵′0 , le champ résultant : 𝐵 =
𝐵′ + 𝐵0

24
Rappel : Dipôle magnétique et moment dipolaire magnétique
Il s’agit d’une boucle courant, on définit son moment dipolaire
magnétique par :

où I est l’intensité du courant circulant dans la bouche, S sa surface et


𝑛 sa normale.

On appelle aimantation 𝑀 le moment magnétique par unité de volume dV

𝑑𝑚
𝑀=
𝑑𝑉
25
L’aimantation se comporte comme une distribution de courant 𝑗Ԧ𝑀 donnée par :

𝑗Ԧ𝑀 = 𝑟𝑜𝑡𝑀 = ∇ ∧ 𝑀

En introduisant cette densité de courant dans la relation du


𝜕𝐷
« 𝑟𝑜𝑡𝐵 » précédente : 𝑟𝑜𝑡𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ𝑙 + 𝜇0 𝑗Ԧ𝑀 + 𝜇0
𝜕𝑡

𝐵 𝜕𝐷
On obtient : 𝑟𝑜𝑡 − 𝑀 = 𝑗Ԧ𝑙 +
𝜇0 𝜕𝑡

On introduit le vecteur d’excitation magnétique 𝑯 défini par :

𝐵 𝛛𝐃
𝐻= −𝑀 et vérifiant 𝐫𝐨𝐭 𝐇 = Ԧ𝐣𝐥 +
𝜇0 𝛛𝐭

26
Équations de Maxwell
Les équations de Maxwell dans les milieux aimantés se réécrivent
alors :
𝑑𝑖𝑣 𝐷 = 𝜌𝑙 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0

𝜕𝐵 𝜕𝐷
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐻 = 𝑗Ԧ𝑙 +
𝜕𝑡
𝜕𝑡

Les équations de Maxwell dans un milieu diélectrique LHI :

𝑑𝑖𝑣 𝑬 = 𝝆Τ𝜺 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0

𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇 𝑗Ԧ + 𝜇𝜀
𝜕𝑡
𝜕𝑡
27
Relations de passage entre deux milieux

Les relations de passage à la surface de séparation de deux milieux (1) et (2) se


déduisent des propriétés locales des champs. Soit 𝑛 le vecteur unitaire normal à
l’interface, orienté du milieu (1) vers le milieu (2). Les relations de passage
s’écrivent :

Equations de Maxwell Equations aux limites Signification


𝜕𝐵 𝑛 ∧ 𝐸2 − 𝐸1 = 0 Continuité des composantes tangentielles de 𝐸 :
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = −
𝜕𝑡 ∆𝑬𝒕 = 𝟎
𝑑𝑖𝑣 𝐷 = 𝜌𝑙 𝑛 ∙ 𝐷2 − 𝐷1 = 𝜎 Discontinuité des composantes normales de 𝐷 :
∆𝑫𝒏 = 𝝈
𝜕𝐷 𝑛 ∧ 𝐻2 − 𝐻1 = 𝑗Ԧ𝑠 Discontinuité des composantes tangentielles de 𝐻
𝑟𝑜𝑡 𝐻 = 𝑗Ԧ𝑙 +
𝜕𝑡 : ∆𝑯𝒕 = 𝒏 ∧ 𝒋Ԧ𝒔
𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0 𝑛 ∙ 𝐵2 − 𝐵1 = 0 Continuité des composantes normales de 𝐵 :
∆𝑩𝒏 = 𝟎

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Relations de passage entre deux milieux
Discontinuité du champ électrique

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