Équations de Maxwell et champs électromagnétiques
Équations de Maxwell et champs électromagnétiques
1
2
Le système international des unités
• Toutes les unités physiques peuvent s’exprimer à partir des unités de bases suivantes :
le mètre (m), le kilogramme (kg), la seconde (s), l’ampère (A), le kelvin (K), la mole (mol) et le
candela (cd).
3
Constantes fondamentales
4
Champs scalaire et vectoriel
• Un champ est une quantité qui prend une valeur en chaque point M de
l’espace, c’est une fonction de la position, on fait la différence entre:
• Un champ Scalaire est obtenue lorsque cette quantité est un nombre f (M ) qui
ne dépend pas du système de coordonnées choisi pour repérer la position du
point.
• Un champ vectoriel Lorsque cette quantité est un vecteur 𝑉(𝑀)
5
Notion de surface
• Surface ouverte • Surface fermée
haut
n dS
(S)
C
bas
(S) est une surface fermée qui entoure un volume V,
(S) est une surface ouverte qui s’appuie sur un
on oriente la normale n en un point de la surface de
contour fermé C, on oriente conventionnellement la
l’intérieur à l’extérieur
normale n en un point de la surface à partir du sens de
circulation positif sur le contour C (en respectant la
règle du tir bouchon)
6
Rappel: Operateurs différentiels
• Ce symbole n’a de sens que s’il est suivi d’un autre objet, par exemple
une fonction (auquel cas il s’agit du gradient de cette fonction, ou un
vecteur)
7
Rappel: Operateurs différentiels
• En été, les routes sont chauffées par le Soleil, et on peut grossièrement modéliser
le champ de la température de l'air au dessus de la route (demi-espace d'équation
−𝑧Τ
z > 0) par la loi : 𝑇 𝑥, 𝑦, 𝑧 = 𝑇0 + 𝑇1 𝑒 ℎ
• Où T0=300 °K, T1=30 °K et h=3m
9
Rappel: Operateurs différentiels
Circulation d’un gradient : la circulation d’un gradient d’une fonction entre deux points A
et B vaut
𝐵
𝐶 = 𝑓𝑑𝑎𝑟𝑔 𝐴. 𝑑𝑙 = 𝑓 𝐵 − 𝑓(𝐴)
❑ Elle ne dépend pas du chemin suivi entre A et B, mais seulement de la valeur du champ
de scalaires dans les deux points A et B
11
Application: Divergence
12
Théorème de Green-Ostrogradski
flux-divergence
13
Rappel: Operateurs différentiels
• Rotationnel: est un opérateur qui transforme sur un champ de vecteurs 𝑣(𝑀)
Ԧ
en un autre champs de vecteurs.
14
Application: Rotationnel
15
Application
𝑑𝑖𝑣 𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑓) = ∇. (∇𝑓) = Δ𝑓
𝑟𝑜𝑡(𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑓)) = ∇ ∧ (∇𝑓) = 0
Ԧ = ∇. ∇ ∧ 𝐴Ԧ = 0
𝑑𝑖𝑣(𝑟𝑜𝑡𝐴)
Ԧ = ∇ ∧ (∇ ∧ 𝐴)
𝑟𝑜𝑡(𝑟𝑜𝑡(𝐴)) Ԧ = 𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑑𝑖𝑣(𝐴))
Ԧ − Δ𝐴Ԧ
𝑑𝑖𝑣(𝐴Ԧ ∧ 𝐵) = 𝐵. 𝑟𝑜𝑡(𝐴)
Ԧ − 𝐴.
Ԧ 𝑟𝑜𝑡(𝐵)
1 𝑟Ԧ
𝑔𝑟𝑎𝑑(− ) = 3
𝑟 𝑟
16
Théorème de stokes
Soit (S) une surface qui s’appuie sur un contour fermé C, la circulation d’un vecteur le long de
ce contour est égale au flux de sont rotationnel à travers cette surface.
haut
n dS
(S)
C
bas
Cette formule nous sera utile pour établir la forme locale du théorème d'Ampère
17
Exercice
𝑢𝑟
Calculer la divergence de 𝑉 =
𝑟²
Calculer div𝑉
Calculer le 𝑟𝑜𝑡𝑉
18
Flux d’un champs de vecteurs
• Soit 𝑊 un champs de vecteurs et S une surface. Le flux Φ du champs 𝑊 à travers
la surface S s’écrit : Φ = 𝑊 𝑆. 𝑑𝑆Ԧ = 𝑊 𝑆. 𝑛 𝑑𝑆
• Surface ouverte
haut • Surface fermée
n dS
(S)
C
bas
(S) est une surface ouverte qui s’appuie sur un
contour fermé C (S) est une surface fermée qui entoure un volume V,
Un champ de vecteurs 𝑊 est dit conservatif lorsque son flux Φ à travers toute surface
fermée est nul 𝑊 . 𝑑 𝑆Ԧ = 0
𝑆
19
• régimes stationnaires et quasi-stationnaires (ARQS)
➢ Lois de l'électromagnétisme 𝐸 et B
électrostatique: 𝐸
électrocinétique: 𝑗Ԧ
magnétostatique: 𝐵
20
Rappel de l’électrostatique
La charge électrique
Il existe trois classes de particules
Deux corps portant une charge électrique de même nature (soit positive, soit négative)
se repoussent, tandis qu’ils s’attirent s’ils portent des électricités contraires
21
Types de matériaux de point de vue electrostatique
➢ Un matériau est dit conducteur parfait si, lorsqu’il devient électrisé, les
porteurs de charge non compensés peuvent se déplacer librement dans tout le
volume occupé par le matériau.
22
Force de coulomb.
Charles Auguste de Coulomb (1736-1806) a déterminé les propriétés de
la force électrostatique exercée par une charge ponctuelle q1 sur une
autre charge ponctuelle q2:
➢ La force est radiale : dirigée selon la droite qui joint les deux charges;
23
Expression de la force électrostatique
L’expression mathématique de la force est :
M1
r = OM
25
Potentiel électrostatique
Rappel mathématique: OM = 𝑟Ԧ = 𝑥 𝑖Ԧ + 𝑦 𝑗Ԧ + 𝑧 𝑘 = 𝑟𝑒𝑟
𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑓(𝑀)
𝑟= 𝑥2 + 𝑦2 + 𝑧2
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
grad𝑓 = 𝑖Ԧ + 𝑗Ԧ + 𝑘
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Par définition, on appelle potentiel électrostatique
créé par une charge ponctuelle q à la distance r :
𝑞
𝑉(𝑀) = 𝑉(𝑟) = + cte
4πε0 𝑟 𝑒𝑟
𝑘
V(M) est un scalaire (pas un vecteur) 𝑗Ԧ
𝑖Ԧ
𝐸(𝑀) = −grad 𝑉(𝑀)
26
Potentiel électrostatique créé par une distribution de charge discrètes
q1>0 q2<0 O2 q3>0
O1
O3
q4>0
O4 𝐸2 (𝑀)
Distribution linéique
1 𝜆dl
𝑉(𝑀) = න + cte
4πε0 C 𝑟
28
Théorème de Gauss
L’énoncé du théorème
Dans le vide, le flux du champ électrostatique 𝐸 à travers une surface fermée () est égale à la somme des
charges intérieures à () divisée par 0.
σ 𝑄int. à Σ 1
Φ𝐸/Σ = 𝐸 𝑆װ. 𝑛 𝑑𝑆 = = 𝑉 𝜌 𝑟 𝑑𝑉 dS
𝜀0 𝜀0 Charges
de densité
𝝆
𝒅𝒊𝒗 𝑬 = 𝜵. 𝑬 = Surface fermée ()
𝜺𝟎
dS'
Équation de Maxwell-Gauss
29
Circulation du champ 𝑬
𝒓𝒐𝒕 𝑬 = 𝜵 ∧ 𝑬 = 𝟎
30
Rappel de magnétostatique
Expérience d'OERSTED (1820)
Déviation d'une boussole placée au voisinage
d'un fil conducteur dans lequel circule un
courant existence de forces magnétiques
Tube de Crookes
32
Interprétation
Déplacement de charges effets magnétiques
Ces effets magnétiques dépendent de la charge q et de sa vitesse 𝑉
➢ Interaction électrique
➢ Interaction magnétique
z V1 V2
q2
q1 r12
34
Interaction électrostatique
1 𝑞1 𝑞2
𝐹Ԧ𝑒12 = 3 𝑟Ԧ12 ⇒ 𝐹Ԧ𝑒12 = 𝑞2 𝐸1
4𝜋𝜀0 𝑟12
35
Interaction magnétique:
1 𝑟Ԧ12
L’interaction magnétique est : 𝐹Ԧ𝑚12 = 𝑞2 𝑉2 ∧ 𝑞 𝑉 ∧
4𝜋𝜀0 𝑐 2 1 1 𝑟 3
= 𝑞2 𝑉2 ∧ 𝐵1
1 𝑟Ԧ12
𝐵1 = 2
𝑞1 𝑉1 ∧ 3
4𝜋𝜀0 𝑐 𝑟
1
On pose µ0 = perméabilité du vide (𝜀0 permittivité du vide) donc 𝐵1 devient:
𝜀0 𝑐 2
𝜇0 𝑟Ԧ12
𝐵1 = 𝑞1 𝑉1 ∧ 3
4𝜋 𝑟
36
Toute charge en mouvement crée dans le vide un champ
magnétique :
𝐹Ԧ = 𝐹Ԧ𝑒 + 𝐹Ԧ𝑚
= 𝑞2 𝐸1 + 𝑞2 𝑉2 ∧ 𝐵
= 𝑞2 𝐸1 + 𝑉2 ∧ 𝐵
𝑑 𝐹Ԧ = 𝐼𝑑 𝑙Ԧ ∧ 𝐵
38
Loi de Biot et Savart
39
Loi de Biot et Savart
40
Champ magnétique créé par une distribution de courant constants
41
Potentiel vecteur 𝑨
42
Théorème d’ampère
43
Exercice
On suppose que l’axe (Oz) est un fil conducteur infini parcouru
par un courant I orienté vers les z croissant.
44
45
L'électromagnétisme ?
➢ L'électromagnétisme, aussi appelé interaction
électromagnétique, est la branche de la physique qui
étudie les interactions entre particules
chargées électriquement, qu'elles soient au repos ou en
mouvement.
➢ Il est possible de définir l'électromagnétisme comme
l'étude du champ électromagnétique et de son
interaction avec les particules chargées.
➢ Le terme d'électromagnétisme fait référence au fait que
les phénomènes électriques et magnétiques.
46
Sources du champ électromagnétique
Les sources du champ électromagnétique sont les charges de densité
volumiques totale ρ(M, t) et les vecteurs densité de courant de
vecteur 𝑗Ԧ (𝑀, 𝑡), avec 𝑗Ԧ 𝑀, 𝑡 = σ 𝜌𝑖 𝑣Ԧ𝑖 ou𝜌𝑖 est la densité de charges
mobiles à la vitesse 𝑣Ԧ𝑖 .
47
Équation de conservation de la charge
Dans un référentiel d’étude. Le bilan de charge entre les instants
𝑡 et 𝑡 + 𝑑𝑡, s’écrit de la façon suivante :
𝑄(𝑡) = 𝑄(𝑡 + 𝑑𝑡) + 𝑑𝑄𝑒𝑐ℎ
avec 𝑑𝑄𝑒𝑐ℎ la charge échangée à travers la surface fermée S.
49
En utilisant la formule de Green-Oestrogradsky
ඵ 𝑗Ԧ . 𝑑 𝑆Ԧ = ම 𝑑𝑖𝑣(Ԧ𝑗) dv
𝑆(𝑉) 𝑉
𝜕𝐵
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − Equation de Maxwell-Faraday
𝜕𝑡
𝜕𝐸 Equation de Maxwell-Ampère
𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ + 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡
𝜌 Equation de Maxwell-Gauss
𝑑𝑖𝑣 𝐸 =
𝜀0
∇•𝐵 =0
52
Exercice
1. Ecrire les équations de Maxwell sous forme
différentielle et puis sous forme intégrale.
2. Prouver la conservation de la charge en utilisant les
équations de Maxwell.
53
Induction électromagnétique
• On peut induire une force électromotrice (f.é.m) dans un circuit filiforme (C)
fermé en faisant varier le flux magnétique à travers le circuit : c’est le phénomène
d’induction électromagnétique.
54
Induction
Approche experimentale
Induction de Lorentz
Induction de Neumann
55
Spire en mouvement dans un champ 𝑩 constant
•L’énergie reçue par unité de charge électrique dans un circuit électrique est
appelée la force électromotrice « f.é.m.». Tout se passe comme si le circuit était
équipé d’un générateur de tension dont la force électromotrice vaut
𝑒 = 𝐶ׯԦ (𝑣 ∧ 𝐵) ∙ 𝑑 𝑙 Ԧ
56
Flux coupé
•le flux du 𝐵 à travers la surface SC balayée par la spire pendant 𝛿𝑡 est nommé le
𝛿𝜙𝑐
•La f.é.m dans ce cas est donnée par : 𝑒 =
𝛿𝑡
57
Loi de Faraday
le flux du champ B→ à travers la surface S s’écrit:
𝜙 𝑡 + 𝛿𝑡 = 𝜙 𝑡 + 𝛿𝜙𝑐
58
Spire fixe et champ magnétique variable
𝑑𝜙
•Dans ce cas aussi, la f.é.m. est donnée par l'expression 𝑒= −
𝑑𝑡
• l’explication fondée sur la force de Lorentz subie par les électrons de la spire, ne
s’applique pas dans cette situation car les électrons ne sont pas en mouvement
𝝏𝑨
𝒆 = −ර ∙ 𝒅𝒍Ԧ
𝑪 𝝏𝒕
Induction de Neumann
59
Loi de Lenz
Le sens du courant induit est tel que le champ magnétique qu’il crée
s’oppose à la variation de flux qui lui a donné naissance.
(les effets de l’induction (courant induit, le champ magnétique induit) s’opposent à leurs causes
(le champ magnétique de l’aimant, la variation de flux))
60
61
Exemple : Générateur d’un courant alternative
Bagues collectent
courant induit
62
Courants de Foucault
63
64
Lois locales
•Pour une spire fixe dans un champ 𝐵 variable, les électrons sont mis en mouvement par un
𝑑
champ 𝐸𝑖 induit, qui d'après la loi de Faraday vérifie 𝑙 𝑑 ⋅ 𝑖𝐸 𝐶ׯԦ = − 𝑑𝑡 𝑆𝑑 𝑛 ∙ 𝐵 𝑆
𝜕𝐵
Stokes: = 𝑆𝑑 𝑛 ∙ ) 𝑖𝐸𝑡𝑜𝑟( 𝑆− 𝑆𝑑 𝑛 ∙ 𝑡𝜕 𝑆
𝝏𝑩
Donc 𝝏𝒕
+ 𝒓𝒐𝒕𝑬𝒊 =𝟎 Maxwell-Faraday
𝜕𝐴Ԧ 𝝏𝑨
∙ 𝒅𝒍Ԧ
Sachant que 𝐵 = 𝑟𝑜𝑡𝐴 donc 𝐸𝑖 = − et 𝒆 = −ර
𝑪 𝝏𝒕
𝜕𝑡
Dans le cas le plus général, d’une spire en mouvement dans un champ magnétique variable :
𝝏𝑨
𝑬=− +𝒗∧𝑩
𝝏𝒕
𝜕𝐴Ԧ
Et la force électromotrice induite sur une spire C dans le cas le plus générale : 𝑒 = ( ׯ− 𝜕𝑡 + 𝑣Ԧ ∧ 𝐵) ⋅ 𝑑𝑙Ԧ
𝐶
65
Énergie potentielle d’interaction
• L’énergie potentielle d’interaction d’un circuit filiforme rigide parcouru par un courant
I, avec un champ 𝐵 est définie comme le travail à fournir pour amener ce circuit d’une
position située en l’infini (où 𝐵 = 0) à sa position actuelle.
𝑊 = −𝐼𝜙𝐵
le travail de la force de Laplace
66
Auto-induction
67
Auto-induction : aspect expérimental
E
Amp1
R
L Amp2
• Si I varie, ϕ varie aussi, entraînant l’apparition d’une f.é.m. induite e dans le circuit,
appelée force électromotrice d’auto-induction. Si le circuit a une résistance R, le
𝑑𝐼
courant dans le circuit obéit alors à l’équation 𝑅𝐼 = 𝑒 = −𝐿
𝑑𝑡
Le second terme s’oppose aux variations de I, Il tend à retarder l’établissement d’un courant
dans le circuit
69
f.é.m d’Auto-induction
𝑑𝐼
• Pour un générateur de f.é.m. E aux bornes de ce circuit, le courant obéit à 𝐸 = 𝑅𝐼 + 𝐿
𝑑𝑡
𝐸
et si on allume le générateur au temps t = 0, le courant vaut 𝐼 𝑡 = (1 − 𝑒 −𝑡Τ𝜏 )
𝑅
70
Application - Transformateur
primaire secondaire
n1 spires n2 spires
i1 B i2
d
= − N.B.S
d
e1 e=−
e2 dt dt
Soient deux boucles C1 et C2 (voir figure) et on veut déterminer l’inductance mutuelle M21 des deux
boucles. On suppose que la boucle C1 est parcourue par un courant électrique d’intensité I1.
Théorème de stokes :
avec:
Formule de Neumann
Inductance mutuelle
M21 est purement géométrique, elle dépend seulement des formes, dimensions et
positions relatives des deux boucles. La forme de M21 est donc inchangée si la boucle
C2 génère le courant électrique. On pose donc :
M21 = M12 = M (inductance mutuelle)
𝜕𝐴Ԧ
𝑟𝑜𝑡(𝐸 + ) = 0
𝜕𝑡
75
Equations de poisson de potentiels
Puisque les potentiels ne sont pas définis de manière unique, on impose entre les
potentiels 𝐴Ԧ et 𝑉 la relation scalaire dite condition de Jauge de Lorentz :
1 𝜕𝑉
𝑑𝑖𝑣𝐴Ԧ + 2 =0
𝑐 𝜕𝑡
A partir des équations de M.F, M.A, on établit les équations de poisson des
potentiels :
1 𝜕2𝑉 𝜌
Δ𝑉 − 2 2 + = 0
𝑐 𝜕𝑡 𝜀0
1 𝜕 2 𝐴Ԧ
Δ𝐴Ԧ − 2 2 + 𝜇0 𝑗Ԧ = 0
𝑐 𝜕𝑡
En absence des charges et des courants, les équations de Poisson deviennent
les équations de D’Alembert.
76
Conclusion : Equations de Maxwell (1864) :
- Un courant électrique dit induit passe dans un
circuit si celui-ci se trouve à proximité d’un champ
magnétique variable. Le phénomène observé est
appelé induction magnétique.
L’induction électromagnétique
(Validations expérimentales…)
Application
a. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 0 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 0
b. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 7 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 0
c. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 0 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 7 𝑟Ԧ
d. 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 7 et 𝑟𝑜𝑡 𝑉 = 7𝑟Ԧ
78
Faculté des sciences et techniques de Mohammedia
Université Hassan II de Casablanca
Département de Physique
S3-MIP
1
Chapitre 3 : Ondes électromagnétiques
dans le vide
2
Equations d’ondes dans le vide
𝜌 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0
𝑑𝑖𝑣 𝐸 =
Les équations de Maxwell dans le vide : 𝜀0
𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝑗Ԧ + 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡 𝜕𝑡
𝑑𝑖𝑣 𝐸 = 𝟎 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0
Les équations de Maxwell dans une région où
𝜌 = 0 et 𝑗Ԧ = 0 : 𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡 𝜕𝑡
3
Découpler les champs 𝐸 et 𝐵
𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇0 𝜀0
𝜕𝑡 𝜕𝑡
1 𝜕2𝐸
Δ𝐸 − 2 2 = 0
𝐶 𝜕𝑡
1 𝜕2𝐵 1
Δ𝐵 − 2 2 = 0 Avec 𝐶=
𝑐 𝜕𝑡 𝜀0 𝜇0
6
Les ondes
• Une onde est une perturbation qui se propage de la source vers toutes les directions qui
lui sont offertes. Elle transporte de l’énergie.
• On distingue : - Ondes mécaniques ; exemple : son, onde le long d’une corde, onde à la
surface de l’eau
• -Ondes électromagnétiques : peuvent se propager dans le vide
• Une onde progressive est une onde qui se propage dans une direction et un sens bien
déterminé.
7
Ondes planes dans le vide
➢ Une onde plane : Une onde décrite par la fonction 𝑓(𝑀, 𝑡) est dite plane, s’il est possible
de trouver un système de coordonnées cartésiennes, tel que la fonction d’onde 𝑓(𝑀, 𝑡) ne
dépend que d’une seule coordonnée d’espace, par exemple x et du temps : 𝑓(𝑥, 𝑡) ( ou
bien 𝑓(𝑦, 𝑡), ou bien 𝑓(𝑧, 𝑡) ).
𝜕2𝑓 1 𝜕²𝑓
=
𝜕𝑥² 𝑣² 𝜕𝑡²
8
Ondes planes progressive dans le vide
La solution de l’équation de propagation d’onde à une dimension s’écrit sous la forme d’une fonction
𝑓(𝑥 + 𝑣𝑡)
"𝐟 𝐱 + 𝐯𝐭 + 𝐠 𝐱 − 𝐯𝐭 " est une solution générale à l’équation d’onde (f et g sont des
fonctions arbitraires)
9
Onde Plane Progressive Monochromatique « 1D»
• Une onde est monochromatique ou sinusoïdale, si la source qui la crée est sinusoïdale.
𝑓 𝑥, 𝑡 = 𝑓0 cos(𝑘 𝑥 − 𝑣𝑡 + 𝜙)
• Cette onde possède une double périodicité : la période temporelle T et la période spatiale 𝜆.
𝜆: Longueur d’onde en m
T: Période temporelle en s-1 𝑓 𝑥, 𝑡 = 𝑓0 cos(𝑘𝑥 − 𝜔𝑡 + 𝜙)
𝑣: Vitesse de l’onde
𝑘: nombre d’onde
Est la solution de l’équation de l’OPPM
𝜔: Pulsation de l’onde 10
Onde Plane Progressive Monochromatique « 3D»
1 𝜕²𝑓
En 3D l’équation de l’OPPM s’écrit Δ𝑓 =
𝑣² 𝜕𝑡²
𝜔
La relation de dispersion: 𝑘 = « Condition nécessaire pour que f soit solution de
𝑣
l’équation d’onde 3D»
′ ∙𝑟−𝜔′𝑡+𝜙′)
Ԧ
𝐸𝑦 = 𝐸𝑦0 𝑐𝑜𝑠 𝑘′ ∙ 𝑟Ԧ − 𝜔′𝑡 + 𝜙′ = 𝑅𝑒 𝐸𝑦0 𝑒 𝑖(𝑘
12
Onde Electromagnétique en Notation complexe
• Cette notation simplifie les calculs de div et rot et les équations de Maxwell
𝑑𝑖𝑣(𝐸) = ∇ • 𝐸 = 𝑖𝑘 ∙ 𝐸 𝑟𝑜𝑡(𝐸) = ∇ ∧ 𝐸 = 𝑖𝑘 ∧ 𝐸
Les champs 𝐸 et 𝐵 d’une onde plane dans le vide sont orthogonaux à la direction de
propagation
13
• En introduisant le vecteur unitaire 𝑢 = 𝑘/𝑘 dirigé selon 𝑘, on a 𝑐𝐵 = 𝑢 ∧ 𝐸
• Du fait que 𝐸 et 𝐵 sont orthogonaux à la direction de propagation, on dit que les ondes
électromagnétiques sont des ondes transverses
• Principe de superposition: En superposant des ondes planes monochromatiques se
propageant dans la même direction, on peut former des ondes planes non monochromatiques.
14
Bilan d’énergie Electromagnétique
𝐹Ԧ = 𝑑𝑞(𝐸 + 𝑣Ԧ ∧ 𝐵൯
𝑑𝑃 = 𝐹Ԧ ⋅ 𝑣Ԧ = 𝑑𝑞(𝐸 + 𝑣Ԧ ∧ 𝐵) ⋅ 𝑣Ԧ = 𝑑𝑞𝐸 ⋅ 𝑣Ԧ
15
Énergie électromagnétique cédée à une distribution de charge
𝑑𝑃
La puissance volumique 𝑃𝑉 = s'exprime par :
𝑑𝜏
𝑑𝑃
𝑃𝑉 = = 𝜌𝑣Ԧ ⋅ 𝐸 = 𝑗Ԧ ⋅ 𝐸
𝑑𝜏
𝑊cédée = ම 𝑗Ԧ ⋅ 𝐸𝑑𝜏𝑑𝑡
𝜏
16
Vecteur Poynting et Énergie rayonnée
𝐸(𝑀, 𝑡) ∧ 𝐵(𝑀, 𝑡)
𝜋(𝑀, 𝑡) =
𝜇0
Ԧ
𝑊𝑟𝑎𝑦 = ඵ 𝜋𝑑𝑆𝑑𝑡
𝑆
17
Aspect énergétique
Re( 𝐸(𝑀,
ӈ 𝑡)) ∧ Re( 𝐵(𝑀,
ӈ 𝑡))
𝜋=
Vecteur poynting instantané : 𝜇0
𝐸(𝑀,
ӈ 𝑡) ∧ 𝐵 ∗ (𝑀, 𝑡)
𝜋(𝑀, 𝑡) =
𝜇0
18
Equation locale de la conservation de l’énergie électromagnétique
19
20
Onde électromagnétique polarisée
Une onde plane progressive monochromatique (OPPM) est
dite polarisée, si l’extrémité A du vecteur 𝑀𝐴 = E(M, t) décrit
une courbe invariante au cours du temps.
Onde
électromagnétique
polarisée circulairement 21
En se plaçant suffisamment loin de sa source, une onde peut être considérée comme
plane.
Du fait de la linéarité des équations de propagation on cherchera des solutions de la
forme d’ondes planes harmoniques.
Dans le cas d’une onde progressive on écrit :
22
Etude de la polarisation
➢ En supposant que le déphasage à l’origine est constant (c’est-à-dire
une source cohérente), on voit qu’il suffit de suivre l’évolution du
champ E , en terme de longueur et de direction, pour pouvoir
déterminer sans ambiguïté les caractéristiques du champ B
(équations de Maxwell).
23
La polarisation définit l’orientation du champ électrique dans le
temps.
➢ Polarisation elliptique
➢ Polarisation rectiligne
➢ Polarisation circulaire
24
Sens et forme de la polarisation
Maintenant, on considère une onde plane monochromatique se
propageant suivant x croissant.
25
➢ La rotation de 𝑬 le long de
l’ellipse s’effectue à la pulsation
ω.
➢ Le vecteur 𝑩 parcourt lui aussi
une ellipse orientée à 90◦ de
l’ellipse associée à 𝑬 .
26
➢ On dit que la polarisation est
droite l’observateur voit le
champ électrique “tourner”
dans le sens horaire.
27
Pour déterminer le sens de polarisation d’une onde, on peut donc étudier le
𝑑MA
signe de MA ∧ à x fixe.
𝑑𝑡
Pour déterminer le sens de parcours de l’ellipse (ou de rotation), on calcule
la quantité :
𝑑𝑀𝐴
𝑀𝐴 ∧
𝑑𝑡
28
Polarisation elliptique
L’angle 𝜑 peut avoir des valeurs quelconques, l’état de
polarisation associé est quelconque : l’extrémité du vecteur 𝑬
balaye l’ellipse.
29
Polarisation circulaire
La polarisation circulaire correspond à une polarisation elliptique
dans laquelle les longueurs du grand axe et du petit axe de
l’ellipse sont égales.
Cette configuration impose
alors l’égalité 𝑬𝟎𝒚 = 𝑬𝟎𝒛 et si
𝝅
Δ𝝋 = 𝟐𝒎 + 𝟏
𝟐
30
Polarisation rectiligne
➢ La polarisation rectiligne correspond à la configuration dans
laquelle l’ellipse est complètement “aplatie”.
31
Cas particuliers de la polarisation rectiligne:
➢ Si 𝑬𝟎𝒙 ≠ 𝟎 et 𝑬𝟎𝒚 = 𝟎 , alors 𝑬𝒙 ≠ 𝟎 et 𝑬𝒚 = 𝟎 ⇒ L’OEMPPM est
polarisée rectilignement suivant Ox. Pour un observateur placé dans le
plan de la cote fixée, le champ oscille en fonction du temps le long de
l’axe Ox.
32
Lumière non polarisée ou lumière naturelle
Sur le spectre électromagnétique, le domaine des longueurs d’onde du
visible s’étale sur l’intervalle de 400 nm au 750 nm.
On donne au domaine du visible le nom de vibration ou onde
lumineuse.
33
Une source classique (sources spectrales : Na, Hg...) émet des
signaux sinusoïdaux de courtes durées (𝜏𝑐 ≅ 10−9 𝑠), appelés
trains d’ondes.
34
Considérons un train d’onde train se propageant dans le vide et dans le
sens des z croissants :
𝐸𝑥 = 𝐸0𝑥 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑧 + 𝜑𝑥
𝐸𝑦 = 𝐸0𝑦 cos 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑧 + 𝜑𝑦
E (z,t) 𝐸𝑧 = 0
35
Polariseur
Un polariseur est un appareil utilisé pour polariser les ondes lumineuses.
37
Par exemple: le polariseur est une feuille en plastique fortement étirée
dans une direction, cette direction est rendue conductrice par l’addition
des ions iodures I−.
La composante 𝑬𝒚 du
champ met en
mouvement les
électrons de la chaine
moléculaire, donc cette
composante est
absorbée.
38
La composante 𝑬𝒙 passe à travers le polariseur, et écrit :
39
Analyseur
➢ L'analyseur est un appareil utilisé pour déterminer si la lumière est
polarisée dans le plan ou non. Il agit comme un second polariseur.
40
Polariseur et analyseur dans le microscope
41
Lois de MALUS
42
➢ On peut décomposer le champ électrique, un champ vectoriel, en ses
différentes composantes : 𝐸 = 𝐸𝑥 𝑖Ԧ + 𝐸𝑦 𝑗Ԧ
1
Qu’est ce que c’est qu’un conducteur?
2
Dipôle électrique
Un dipôle électrique est un couple rigide de deux charges ponctuelles égales,
en valeur absolue, et de signes opposés (- q, q) telles que la distance qui les
sépare est très faible devant les distances considérées : le point P qui porte la
charge +q et le point N qui porte la charge -q. La distance 𝑙 = 𝑁𝑃 est
considérée petite et constante.
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Moment dipolaire
On associe une grandeur à ce dipôle, appelée moment dipolaire et définie
par : 𝑝Ԧ = 𝑞 𝑙Ԧ
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On distingue deux types de milieux diélectriques :
1-- Un diélectrique constitué de molécules non polaires, c’est à dire que le
barycentre des charges positives est confondu avec le barycentre des
charges négatives. Le moment dipolaire de chaque molécule 𝑝Ԧ est alors nul.
Les molécules diatomiques constituées d’atomes identiques (𝐻2 , 𝑂2 …) ou les
molécules à structures symétriques (𝐶𝑂2 , 𝐶𝐻4 , …) ne possèdent pas de moment dipolaire
permanent
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2-- Un diélectrique constitué de molécules polaires. Ce sont des
molécules qui ne possèdent pas de centre de symétrie. Les
barycentres des charges 𝐺+ et 𝐺− sont distincts. Ainsi, chaque
molécule forme un dipôle électrique de moment 𝑝Ԧ non nul.
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Vecteur polarisation (Aspect macroscopique)
Pour un diélectrique polarisé. Soit 𝑝Ԧ le moment dipolaire moyen par
molécule (ou atome ou encore ion). Chaque élément de volume 𝑑𝜏 du
diélectrique polarisé est équivalent à un dipôle dont le moment
dipolaire noté d𝑝Ԧ est la somme vectorielle des moments des molécules
contenus dans le volume 𝑑𝜏.
𝑑 𝑝Ԧ
𝑃=
𝑑𝜏 La polarisation P s’exprime en 𝐶. 𝑚−2
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La polarisation dépend de la position et du temps. Dans le cas où elle
est indépendante du point M, on dit que la polarisation est uniforme.
P = N pi
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Potentiel électrique créés par un diélectrique polarisé
Soit un diélectrique de volume V limité par la surface S. Soit 𝑃 le vecteur
polarisation en un point 𝑄 𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧′ du diélectrique.
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Rappel : L’expression du potentiel créé par un dipôle, le potentiel 𝑑𝑉
créé en un point loin de la distribution 𝑀 𝑥, 𝑦, 𝑧 est donné par :
1 𝑑𝑝.
Ԧ 𝑄𝑀
𝑑𝑉 =
4𝜋𝜀0 𝑄𝑀3
−𝑑𝑖𝑣𝑃𝑑𝜏 𝑃. 𝑛𝑑𝑠
𝑉(𝑀) = ම +ඵ
4𝜋𝜀0 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑟
𝑉 𝑆
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Charges de polarisation
- Polarisation uniforme:
- Polarisation non-uniforme:
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Répartition des charges de polarisation (charges liées)
L’expression du potentiel créé par le diélectrique polarisé est la somme de
deux potentiels créés par deux distributions de charges fictives 𝜌𝑝𝑜𝑙 et 𝜎𝑝𝑜𝑙 ,
placées dans le vide (𝜀0 ), telle que :
𝜌𝑝𝑜𝑙 = −𝑑𝑖𝑣𝑃
— Une distribution volumique de densité :
𝜕𝑃
— Courant de polarisation : 𝑗Ԧ𝑝𝑜𝑙 =
𝜕𝑡
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Il en résulte qu’à l’échelle macroscopique, la description du milieu
diélectrique en terme de 𝑃 peut être remplacée par une description
équivalente en terme de densité de charges liées à 𝑃, appelés charges de
polarisation.
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Susceptibilité électrique
Dans un milieu LHI, la polarisation est liée au champ électrique par la
relation :
𝑃 = 𝜀0 𝜒𝐸
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Équations de Maxwell-Gauss
Dans le cas des diélectriques polarisés contenant des charges libres ( de densité 𝜌𝑙 ),
l’équation de Maxwell-Gauss s’écrit :
𝜌𝑙 + 𝜌𝑝 𝜌𝑙 𝑃
𝑑𝑖𝑣𝐸 = = − 𝑑𝑖𝑣
𝜀0 𝜀0 𝜀0
𝜌𝑙
Pour un milieu diélectrique, on a : 𝑃 = 𝜀0 𝜒𝐸 𝑑𝑖𝑣𝐸 = − 𝑑𝑖𝑣 𝜒𝐸
𝜀0
𝜌𝑙 𝜌𝑙
𝑑𝑖𝑣 𝐸 + 𝜒𝐸 = ⟹ (1 + 𝜒) 𝑑𝑖𝑣 𝐸 = ⟹
𝜀0 𝜀0
𝝆𝒍 𝝆
𝒅𝒊𝒗 𝑬 = = 𝒍
(𝟏+𝝌)𝜺𝟎 𝜺
Le coefficient 𝜀 est appelé permittivité du diélectrique. Avec ε = 𝜀0 𝜀𝑟
On pose 𝑫 = 𝜺𝟎 𝑬 + 𝑷
D’autre part : 𝐷 = 𝜀0 𝐸 + 𝜀0 𝜒𝐸 = 𝜀0 1 + 𝜒 𝐸 𝑫 = 𝜺𝑬
𝒅𝒊𝒗𝑫 = 𝝆𝒍
l’équation de Maxwell-Gauss
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Conséquence : En appliquant le théorème de la divergence à l’équation
précédente, on obtient la forme intégrale du théorème de Gauss :
— Le flux du vecteur D à travers une surface fermée est égal à la somme des
charges libres contenues à l’intérieur de cette surface.
𝜕𝐵
𝑑𝑖𝑣𝐵 = 0 et 𝑟𝑜𝑡𝐸 = −
𝜕𝑡
Remarques importantes :
— Pour calculer le champ électrique créé par un diélectrique polarisé, à l’intérieur (ou à
l’extérieur), on peut remplacer le diélectrique par une distribution volumique de charge
𝜌𝑝𝑜𝑙 et une distribution de surface 𝜎𝑝𝑜𝑙 toute deux placées dans le vide (de permittivité
𝜀0 ).
— Si le diélectrique est chargé par l’apport de charges étrangères à sa structure, appelées
charges libres de densités 𝜌𝑙𝑖𝑏 et 𝜎𝑙𝑖𝑏 , le champ créé en chaque point est donné par :
➢ Ceci peut être expliqué par le fait que la substance est magnétique, on dit
qu’elle est magnétisée (acquiert un moment magnétique) sous l’action du
champ magnétique.
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Rappel : Dipôle magnétique et moment dipolaire magnétique
Il s’agit d’une boucle courant, on définit son moment dipolaire
magnétique par :
𝑑𝑚
𝑀=
𝑑𝑉
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L’aimantation se comporte comme une distribution de courant 𝑗Ԧ𝑀 donnée par :
𝑗Ԧ𝑀 = 𝑟𝑜𝑡𝑀 = ∇ ∧ 𝑀
𝐵 𝜕𝐷
On obtient : 𝑟𝑜𝑡 − 𝑀 = 𝑗Ԧ𝑙 +
𝜇0 𝜕𝑡
𝐵 𝛛𝐃
𝐻= −𝑀 et vérifiant 𝐫𝐨𝐭 𝐇 = Ԧ𝐣𝐥 +
𝜇0 𝛛𝐭
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Équations de Maxwell
Les équations de Maxwell dans les milieux aimantés se réécrivent
alors :
𝑑𝑖𝑣 𝐷 = 𝜌𝑙 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0
𝜕𝐵 𝜕𝐷
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐻 = 𝑗Ԧ𝑙 +
𝜕𝑡
𝜕𝑡
𝜕𝐵 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 𝐸 = − 𝑟𝑜𝑡 𝐵 = 𝜇 𝑗Ԧ + 𝜇𝜀
𝜕𝑡
𝜕𝑡
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Relations de passage entre deux milieux
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Relations de passage entre deux milieux
Discontinuité du champ électrique
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