Fermentation de viande maigre par DII
Fermentation de viande maigre par DII
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Julie Quaranta
Août 2006 - Janvier 2007
15ème promotion INSFA
Date de soutenance : 28 mars 2007
2006/2007
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
Remerciements
Je souhaite remercier particulièrement Elodie Arnaud pour son encadrement ainsi que ces conseils
scientifiques sa disponibilité, son organisation, sa rigueur et ses conseils rédactionnels qui m’ont
beaucoup appris et apporté.
Je remercie également Eric Cardinale, responsable du pôle Agroalimentaire, pour son accueil au
sein de son équipe, son enthousiasme et sa gentillesse.
Je tiens aussi à remercier Antoine Collignan, directeur de l’ENSIA SIARC, Thierry Goly,
chercheur au CIRAD Montpellier et Thomas Petit, enseignant chercheur en microbiologie industrielle à
l’IUT de Saint Pierre, pour leurs investissements dans mon travail, et leurs conseils.
Je remercie également Sunita Santchurn, étudiante en thèse au pôle Agroalimentaire qui m’a
formé au début de mon stage.
Merci aussi à Monsieur Mondon, directeur de la DGCCRF, ainsi qu’à tout son personnel
sympathique et plus particulièrement à Alexin Pajaniaye qui m’a beaucoup appris sur l’HPLC mais
aussi sur la culture créole.
J’adresse enfin tous mes remerciements à toute l’équipe du pôle agroalimentaire qui a rendu mon
stage très agréable grâce à sa sympathie et son enthousiasme au quotidien : Aurélie Pedarrieu, Adeline
Vion, Emmanuelle Vulcain, Florence Braun, Jérôme Minier, Jacques Joas et Jean Yves Lecompte.
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
Résumé : L’élevage du cerf Rusa représente un important marché économique dans les îles des
Mascareignes. L’essentiel de la venaison est vendu en frais. Aussi la recherche d’autres voies de valorisation par
la transformation pourrait être un facteur supplémentaire du développement de la filière cervine.
Le projet dans lequel s’est inséré mon travail a pour objectif de développer un procédé de salaison adapté
aux conditions tropicales. Il combine une étape de salage séchage par déshydratation-imprégnation par
immersion (DII) et une opération de fermentation.
Lors de mon stage un plan d’expérience a été mis au point ayant pour objectif de modéliser l’effet de la
concentration en sel et du temps d’immersion sur le gain en sel et la perte en eau lors de l’étape de DII.
Pour comprendre l’influence de la DII sur la fermentation de la viande, des essais ont été réalisés avec des
formulations de DII différentes. Cela nous a permis de confirmer qu’il était possible de fermenter une viande
traitée préalablement par DII. On observe une croissance des microorganismes, une baisse du pH, une production
d’acide D lactique et une consommation du glucose.
Si on pousse la déshydratation de la viande lors de la DII nous ne retrouvons pas cette fermentation. Il y a
augmentation de la flore totale, une légère baisse du pH mais pas de production d’acide lactique.
Mots clés : Viande, venaison, transformation, salage, séchage, fermentation, déshydratation –imprégnation
par immersion, ferments lactiques.
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Sommaire
REMERCIEMENTS .......................................................................................................................................
SOMMAIRE.....................................................................................................................................................
INTRODUCTION.......................................................................................................................................... 1
RESULTATS................................................................................................................................................ 21
DISCUSSION ............................................................................................................................................... 32
ANNEXES…………………………………………………………………………………………………….
1. PHOTOS AU COURS DU PROTOCOLE
2. FICHE FERMENT
3. FICHE DELVOCID
4. CONDITIONS EXPERIMENTALES DE L’ANALYSE HPLC
5. ANALYSE DE LA SOLUTION D’ENSEMENCEMENT
6. CHROMATOGRAMMES D’ACIDE ORGANIQUE
7. DOSAGE DES ACIDES ORGANIQUES
8. EVOLUTION DES ACIDES ORGANIQUES AU COURS DE LA FERMENTATION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………………………………………………
Introduction
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Introduction
Les produits d’origine animale, quand ils ne sont pas consommés à l’état frais, sont généralement
transformés par une large gamme de techniques traditionnelles, notamment le salage, le séchage, la cuisson, le
fumage, la fermentation/maturation.
Dans les pays du Sud, les procédés de transformation utilisés sont de préférence rapides et basés sur
l’utilisation, combinée ou non, d’opérations de salage, séchage, cuisson, fumage et marinage. Ces procédés
bénéficient d’un savoir faire ancestral et restent empiriques. Les traitements sont généralement longs et mal
maîtrisés et la qualité des produits n’est pas garantie.
La fermentation/maturation est essentiellement pratiquée dans les pays tempérés où les conditions
climatiques et économiques permettent aisément sa mise en œuvre. En effet, la fermentation est un procédé long,
réalisé de préférence à température basse et nécessitant des cellules à atmosphère contrôlée. Elle est donc
difficilement transférable en l’état actuel aux pays tropicaux en raison du climat et des coûts qu’elle engendrerait.
La venaison, viande de gibier, est une viande que l’on retrouve dans plusieurs pays de la zone de l’Océan
Indien (île Maurice, Réunion). A l’heure actuelle, l’essentiel de la venaison est vendu à l’état frais et la mise sur le
marché d’un produit de diversification avec de bonnes qualités sanitaires et sensorielles permettraient d’ouvrir une
nouvelle voie de développement pour la filière cervidés dans les Mascareignes.
Ce constat a amené le CIRAD à développer un nouveau procédé de salaison de la viande adapté à une
viande maigre et aux conditions tropicales (matériel peu coûteux, traitement court, utilisation de solutés
disponibles et efficaces), en s’inspirant des procédés traditionnels de salaison. L’objectif est d’aboutir à un produit
de type biltong (produit salé, séché et aromatisé traditionnellement fabriqué à partir de viande de bœuf ou de
gibier, couramment consommé en Afrique australe).
Le procédé combinera la déshydratation-imprégnation par immersion (DII) pour saler et pré-sécher
simultanément la viande, et une étape de séchage-fermentation pour améliorer la stabilité, la qualité
organoleptique et sanitaire du produit fini.
Le premier objectif de ce stage consiste à confirmer l’aptitude d’une viande de bœuf maigre à fermenter
lorsque celle-ci est préalablement traitée par DII dans des conditions permettant une déshydratation moyenne de
la viande.
Dans un 2éme temps, l’objectif est de savoir dans quelle mesure il est possible de pousser la déshydratation
pendant l’opération de DII tout en obtenant une viande apte à être fermentée. En effet l’objectif est de pré -
stabiliser au maximum la viande avant fermentation pour éviter les risques de contaminations lors de cette
opération.
1
Etude Bibliographique
Eau
Solution
concentrée Solutés Produit
Etude Bibliographique
Le procédé mis en œuvre pour transformer la viande de bœuf combine une déshydratation imprégnation par
immersion (DII) et une fermentation. Ainsi, la 1ére partie de cette étude bibliographique porte sur la première
opération (la DII).
La fermentation, les mécanismes de fermentation, et les microorganismes impliqués seront ensuite
présentés.
Traditionnellement, l’élimination d’eau d’un produit alimentaire est obtenue soit par voie mécanique
(centrifugation, filtration, pressage), soit par voie thermique (ébullition, entraînement).
Pour les produits alimentaires solides, une troisième voie peut être utilisée : il s’agit de l’élimination d’eau
par déshydratation imprégnation par immersion ou déshydratation osmotique. Cette technique consiste à mettre
l’aliment entier ou découpé en morceaux en contact avec une solution fortement concentrée en solutés (souvent du
sel ou du sucre) (Ponting, 1973).
De nombreux procédés de transformation des aliments riches en eau sont basés sur l’immersion de l’aliment
entier ou découpé dans les solutions très concentrées en sucre ou en sel. Il s’agit par exemple du saumurage ou
marinage de viandes et poissons et du confisage des fruits. Ces techniques traditionnelles consistent à favoriser
l’imprégnation du soluté dans l’aliment et à limiter le phénomène de déshydratation afin de ne pas diminuer les
rendements de production. En revanche, lors de la déshydratation osmotique on cherche à favoriser le départ
d’eau et limiter l’entrée de solutés.
2
produit initial
DII
Dans le cas des produits carnés, l’utilisation d’une solution ternaire composée d’eau, de sel, et de sucres
(Islam et Flink, 1982 ; Collignan et Raoult-Wack,, 1992) permettent de fortes pertes en eau tout en limitant
l’imprégnation en sel grâce à l’utilisation de sucres de fortes masse molaire (Collignan et Raoult-Wack, 1992).
La DII n’entraînant pas un produit stable, elle doit être associée à des étapes supplémentaires répertoriés
dans la figure 2. Dans le cadre de ce projet la seconde opération de stabilisation est une fermentation.
Les avantages de l’introduction d’un procédé de DII dans un procédé technologique classique sont de divers
ordres :
- Une amélioration des qualités organoleptiques et nutritionnelles des produits obtenus. Ceci peut
être attribué aux températures de traitement modérées qui limitent les dommages cellulaires comparés
à des techniques utilisant une température élevée. De plus la perte en solutés propres du produit est
quantitativement faible, donc essentielle pour la conservation des pigments, des vitamines, des
minéraux, des arômes, et il n’ y a pas d’oxydation.
- Une économie d’énergie (Le Maguer, 1988 ; Collignan et al., 1992) car l’eau est enlevée du produit
sans changement de phase et les coefficients d’échange de chaleur et de matière sont généralement
meilleurs en phase liquide qu’en phase gazeuse.
- Une économie de temps. En effet, la maîtrise des paramètres en DII permet une optimisation qui
conduit à des déshydratations très rapides.
- Une possibilité de coupler simultanément à la DII des traitements complémentaires : coloration
en faisant pénétrer des molécules colorantes, aromatisation, texturation, formulation de produits à
l’aide d’ingrédients et d’additifs de salaison.
3. Variables du procédé
On peut orienter la DII en agissant sur un certain nombre de facteurs :
- le temps d’immersion : plus la durée est longue, plus la déshydratation et l’imprégnation sont
importantes
- la concentration de la solution de déshydratation (solutés, présence d’ions) : une forte
concentration en soluté augmente la déshydratation et permet de réduire la perte en solutés
hydrosolubles
- la composition de la solution concentrée : l’imprégnation est favorisée par des solutés à faible poids
moléculaire. L’utilisation d’un mélange de plusieurs solutés peut combiner certains avantages de
chacun, mais les interactions sont souvent complexes en fonction des concentrations de chacun, de la
viscosité, de la formation de couche superficielle, etc
3
Tableau 1 : Microorganismes présents dans les viandes (d’après J-L Jouve, 1996)
- le mode de découpe des produits : un rapport surface/masse des morceaux rend la déshydratation
plus rapide
- la température : plus elle est élevée, plus la perte en eau est favorisée
La perte en eau et le gain en solutés en DII dépendent aussi des propriétés des tissus. La très grande
variabilité observée dans les comportements des divers produits, au cours de la déshydratation osmotique, est
généralement attribuée aux différences tissulaires. En effet, de très nombreuses études, menées essentiellement sur
fruits et légumes, montrent que les échanges d’eau et de solutés sont probablement influencés en particulier par la
présence des membranes cellulaires, mais aussi par la compacité des tissus, le taux initial en matières insolubles,
l’importance relative des espaces intercellulaires, la nature des solutés propres et les activités enzymatiques des
produits traités.
4. Applications industrielles
Le procédé de déshydratation osmotique est déjà appliqué depuis quelques dizaines d’années à grande
échelle dans des industries d’Asie du Sud-Est à des fruits, et en Europe avec les fruits méditerranéens (Spieß et
behsnilian, 1998). On peut aussi l’étendre à un grand nombre de légumes, viandes et poissons. Les perspectives
d’applications industrielles sont nombreuses.
Les produits obtenus sont destinés à être consommés en l’état (produits de grignotage de type
« Aperifruits »), incorporés dans les pâtisseries industrielles, céréales, produits laitiers (yaourt, fromage blanc),
plats cuisinés, ou produits congelés à décongélation rapide (salades de fruits, crèmes glacées) ou encore
réhydratés.
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- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
peptone qui témoignent d’une dégradation des protéines) (Collignan et Deumier, 2001)
L’immersion d’une pièce de viande maigre (bœuf) dans une solution concentrée eau/sel/sirop de glucose
permet un séchage important (38%) et une imprégnation en sel et en sucres relativement faibles (4% et 2%
respectivement) (Santchurn et al, 2007).
Des essais ont également été réalisés sur de la viande de daim (Deumier, 1993)
Le sirop de glucose est un produit issu de l’hydrolyse partielle de l’amidon de maïs et est constitué de
glucose, de maltose et de polysaccharides de glucose de degré de polymérisation allant de 3 à plus de 9.
Les travaux réalisés au CIRAD notamment dans le cadre de la thèse de S. Santchurn ont permis de mieux
comprendre le rôle des sucres de différentes masses molaires. D’autre part, le potentiel de la mélasse et de
l’amidon de maïs comme soluté de remplacement du sirop de glucose a été évalué. La mélasse est un sous produit
peu coûteux de l’industrie sucrière et renferme 45% de saccharides de faible masse molaire et l’amidon de maïs
est une source de polysaccharide de masse molaire très élevée. En comparaison avec le sirop de glucose, la
mélasse s’avère être un soluté intéressant puisqu’elle permet un séchage plus important et un salage identique,
donc une pré stabilisation plus poussée de la viande. Cependant, elle présente l’inconvénient d’imprégner plus
fortement la viande en sucres, d’ou le risque d’une saveur sucrée détectable et indésirable de la viande ainsi traitée
(Santchurn et al., 2007).
1. La matière première
La chair des animaux constitue depuis toujours une des bases de l’alimentation humaine. L’industrie de la
viande représente un des principaux secteurs de l’industrie alimentaire. La viande et consommée de plus en plus,
et sous des formes de plus en plus diverses.
La viande est considérée comme un aliment de choix en fonction de sa valeur nutritive. Sa richesse en
protéines et la nature de celle-ci en font un aliment difficilement irremplaçable. Cependant, en raison même de ses
qualités nutritionnelles, la viande constitue un terrain très favorable à la plupart des contaminations microbiennes
(principalement les organismes protéolytiques). Il s’agit donc d’une denrée fragile, périssable avec une courte
durée de conservation avant la vente si aucune technique de conservation n’a été appliquée. Juste après abattage la
viande fraîche nécessite un certain délai de conservation pour acquérir certaines qualités organoleptiques
(tendreté, couleur) : c’est le phénomène de maturation.
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- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
En effet les germes susceptibles d’être rencontrés dans la viande proviennent de l’intestin par
franchissement de la barrière intestinale. Puis sont véhiculés par le sang. Ils peuvent être a l’origine de
contaminations élevées. Certains d’entre eux sont les bactéries psychrotrophes capables d’altérer la viande par
putréfaction avec ou sans modification de la couleur ou par formation d’acides gras à odeurs désagréables. De
plus les animaux peuvent être porteurs sains de bactéries pathogènes comme Salmonella, Listeria monocytogenes.
La surface de la carcasse, quant à elle, porte toujours un nombre important de germes divers. Ce nombre varie
avec l’emplacement sur l’animal et les conditions d’hygiène à l’abattoir.
La viande peut aussi être polluée par le manipulateur lui-même qui transporte avec ses mains et ces outils
des bactéries présentes dans l’environnement. Il peut également apporter des bactéries pathogènes s’il est porteur
sain.
Les genres ou familles bactériennes dominant sur les viandes fraîches sont Pseudomonas, Acinetobacter,
Micrococcacae, Enterobacteries, Flavobacterium, Microbacterium, Lactobacillus. Les microorganismes présents
sur la viande sont présentés dans le tableau 1.
La plupart de ces groupes présents dans la viande sont responsables d’altération : putréfaction, verdissement,
sûrissement, lipolyse.
D’autres germes peuvent être présents de façon aléatoire : Bacillus, Streptococcus, Aeromonas,
Clostridium, etc.
3. La fermentation
La fermentation est une opération ayant pour but la stabilisation des produits et la modification de leurs
propriétés organoleptiques par action des microorganismes et des enzymes, endogènes ou exogènes.
Lors de la fermentation de bonnes bactéries au détriment d’autres se développent en grand nombre.
Les techniques de fabrication sont multiples, s’associent parfois et se complétent. Il n’est donc pas facile de
classifier les viandes fermentées. Le Code des usages de la charcuterie, de la salaison et des conserves de viande
(CTSCCV, 1997) définie 16 catégories de produits.
La catégorie 2, pièces crues maturées/séchées (ex : jambon cru, de pays), et la catégorie 5, saucisses et
saucissons secs, sont celles qui se rapprochent le plus de notre protocole.
A la viande, parfois hachée, des sucres, du sel, des nitrates et nitrites sont ajoutés. La fabrication de ces
produits s’accompagne d’une maturation qui leur confère leurs qualités sensorielles. Cette étape de fermentation
en elle-même a aussi un rôle de stabilisation (préservation) grâce à plusieurs facteurs :
- une acidification résultant de la production d’acide lactique par les microorganismes
- un effet barrière des ferments présents dans la viande qui empêchent d’autres microorganismes,
éventuellement pathogènes de se développer
- une diminution de l’activité de l’eau (Aw) : qui devient limitante en dessous de 0,95 pour certains
germes
- une diminution du potentiel d’oxydoréduction par la consommation d’oxygène par les
microorganismes, qui pénalise les microorganismes aérobies
6
Tableau 2 : Caractéristiques physicochimiques et microbiologiques de biltong d’Afrique du Sud
La fermentation est l’un des procédés les plus anciens pour la conservation de la viande. En Europe les
produits concernés par ce traitement sont le saucisson sec, le salami, les saucisses séchées, le jambon sec, la
viande séchée des Grisons etc. sont des produits dont on suppose une fermentation dans leurs technologies de
fabrication. Dans les pays du Sud, on retrouve peu de viande fermentées bien que des travaux récents indiquent
que le « Biltong », le « Jerked Beff » le « Charqui », produits salés et séchés pourraient être des produits
fermentés (Petit et al., 2006 ; Pinto et al., 2002)
Le but de la cuisson est d’assurer le maximum de cohésion entre les constituants, en limitant les transferts
d’eau et de lipides. A contrario pour la fabrication des produits secs l’objectif est de faciliter les transferts en eau,
et d’éliminer au maximum l’eau pour assurer une bonne conservation du produit fini (Girard, l988).
• Le saucisson sec
Le saucisson sec est une préparation de charcuterie crue, fermentée et séchée, composé d’environ 2/3 de
maigre et 1/3 de gras. A ces deux principaux éléments sont adjoints un certain nombre d’additifs : chlorure de
sodium, salpêtre et/ou nitrites, sucres, épices ou aromates. La première étape dans la fabrication de ce produit est
le broyage qui s’effectue à basse température. Le pré salage précède parfois cette opération, il facilite la
solubilisation des protéines. Le mélange du maigre, du gras et des ingrédients se fait au cours de l’étape de
malaxage. Puis la mêlée est embossée, après un éventuel repos, en boyau artificiel ou naturel. Un égouttage peut
s’effectuer puis intervient l’étape d’étuvage, d’une durée de 1 à 5 jours, à des températures comprises entre 20 et
28°C sous une hygrométrie de 90%. Cette étape permet avant tout une explosion microbienne et d’amorcer la
déshydratation. L’opération ultime est le séchage, sous hygrométrie de 75 à 85% et une température de 12-16°C.
Tout au long du séchage, se produisent des réactions de maturation et de dessiccation, dont le but est de conférer
au produit fini ses caractéristiques.
• Le biltong
Le biltong est un produit carné cru séché salé consommé un peu partout en Afrique du Sud et préparé a
partir de muscle d’antilope ou de bovins.
Le biltong ressemble au produit carné déshydraté tel que le « charque » que l’on retrouve en Amérique du
Sud ou encore au jerky présent dans certaines régions d’Amérique du nord. Il a une activité en eau d’environ 0,80
(Petit et al., 2006).
Pour mieux comprendre la nature du biltong, des analyses physicochimiques et microbiologiques ont été
effectuées sur du biltong provenant d’Afrique du Sud. Les viandes utilisées pour leur fabrication étaient issues du
bœuf, du kuddu ou du springbok. Les résultats révèlent une grande variabilité tant au niveau physicochimique
qu’au niveau microbiologique (tableau 2).
Cette variabilité pourrait s’expliquer d’une part par la qualité de la matière première et d’autre part par des
méthodes de fabrication différentes (ingrédients, techniques et durée de salage et de séchage). La flore
microbienne du biltong est comprise entre 105 et 107 ufc/g avec comme groupe prédominant, les micrococcaceae.
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Glucose
Glucose-6P
Gluconate
Fructose 6P Gluconate 6P
Glycérol
Ribulose-5-P + CO2
Fructose 6-diP
Glycérol-P
Xylulose-5-P
Lactate déshydrogénase
Ethanol
Lactate
Figure 3 : Métabolisme du glucose et du pyruvate chez les bactéries lactiques homo et hétéro
fermentaires (adapté de Durand, 1999 et Girard, 1988)
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
Par la présence de ces microorganismes, on suppose que ce produit pourrait avoir subi une forme de fermentation
naturelle au cours du séchage (Santchurn, 2005).
Par ailleurs sachant que la viande fraîche est dépourvue d’acide D lactique, les teneurs en acide D lactique
relativement élevées de certains biltongs, couplées à une flore lactique importante laissent penser qu’une
fermentation lactique a probablement eu lieu de manière spontanée au cours du séchage (Petit et al, soumis à
publication ; Santchurn, 2005).
1. Voies fermentaires
La conversion des sucres en acide lactique est la principale voie métabolique fournissant l’énergie aux
bactéries lactiques.
Cette conversion est également impliquée dans la production de différents composés participant aux
propriétés organoleptiques des produits fermentés.
Deux voies métaboliques ont été décrites pour la fermentation du glucose chez les bactéries lactiques.
Celles ci sont schématisées figure 3.
• la voie homofermentaire (voie d’Emben Meyerhof Parnas ou glycolyse) qui conduit dans un
premier temps à la formation de deux moles de pyruvate à partir d’une mole de glucose. Par la suite,
grâce à une activité de la lactate-déshydrogénase, le pyruvate est métabolisé en lactate (D) et/ou (L).
Ce dernier peut être converti en isomère (D). Cette voie conduit à une production d’acide lactique
représentant plus de 90% des produits élaborés. Les bactéries concernées par cette voie sont les
lactobacilles homofermentaires, les Enterococcus, les Pediococcus, etc.
• la voie hétérofermentaire (voie des pentoses) est davantage le fait des lactobacilles
hétérofermentaires ou des leuconostocs. On aboutit à la production d’acide lactique et un mélange des
produits d’excrétion : le dioxyde de carbone, l’éthanol et l’acide acétique.
(voie homofermentaire) et relativement lentement les polyosides, avec un bon effet inhibiteur vis-à-
vis des Gram négatifs principalement et quelques Gram positifs
- les microcoques : nombreux en fin de maturation ; ils participent légèrement à la fermentation (voie
homofermentaire), possèdent des capacités protéolytiques et lipolytiques. Ils jouent un rôle primordial
dans la formation de la couleur en réduisant les nitrates en nitrites. Le nitrite réagit avec la
myoglobine et stabilise les pigments durant la conservation
On trouve aussi :
- des streptocoques : homofermentaires mais progressivement inhibés par la croissance des
lactobacilles lors de la fermentation
- des entérobactéries : protéolytiques et acidifiantes, par fermentation « acides-mixtes » donnant
naissance à un grand nombre d’acides organiques courts tels que l’acide formique, acétique, lactique,
succinique. Elles sont présentes en quantité relativement importante en début de fermentation. Elles
disparaissent progressivement au cours de l’étuvage (inhibées par les lactobacilles)
- des pseudomonas : protéolytiques et inhibés par les lactobacilles
- des levures : presque toujours présentes en surfaces, elles sont avant tout lipolytiques et conduisent à
la formation de composés aromatiques
- des moisissures : leur développement est souvent la conséquence d’accidents de séchage
Pour le saucisson sec, parmi tous les microorganismes présents, les plus dominants sont les lactobacilles et
microcoques.
Pour la fermentation des viandes on utilise des starters cultures, ce sont des microorganismes viables
ajoutés directement dans la viande et qui améliorent les qualités organoleptiques et hygiéniques. L’ajout de ces
starters permet une baisse du pH du produit après fermentation.
Le but est de favoriser le développement des microorganismes souhaités, ayant un rôle dans la production
d’acides organiques et de composés aromatiques, avec un effet inhibiteur sur les germes indésirables.
Le mélange lactobacilles -microcoques, constitue l’essentiel de l’équilibre microbien, grâce aux avantages
combinés de ces deux microorganismes. C’est pour cela qu’il est souvent utilisé en starter de fermentation.
On peut en retrouver dans la plupart des produits alimentaires, soit comme germe d’altération ou
responsable de fermentation pour exploiter ses effets bénéfiques, comme dans les fromages, saucissons secs ou
choucroute.
Les bactéries lactiques sont ajoutées dans le but d’accélérer le processus de fermentation et ainsi améliorer
9
Tableau 3 : Caractéristiques de Lactobacillus sakei
b) Lactobacillus sakei
Lactobacillus sakei (ou sake) appartient au groupe II du genre des Lactobacillus, qui correspond au genre
Streptobacterium de l’ancienne classification d’Orla Jensen (1919). Ce groupe rassemble les lactobacillus
mésophiles, donnant une homofermentation du glucose et une hétérofermentation des pentoses et du gluconate.
Le tableau 3 rassemble les principales caractéristiques de Lactobacillus sakei.
Ces bactéries ont été trouvées en 1er lieu sur les produits alcool de riz = sakei mais on les retrouve surtout
sur les produits carnés et produits à base de poisson cru.
Les bactéries Lactobacillus sakei sont bénéfiques pour la conservation de la viande et sont utilisées
couramment pour la fermentation des produits carnés.
Dans le cadre de notre projet nous nous sommes limités pour l’instant à l’utilisation d’un starter contenant
exclusivement Lactobacillus sakei (TRADI 313). Des essais avec un starter contenant un mélange de bactéries
pourront être menés ultérieurement
10
Matériels et Méthodes
Viande fraîche
(rond de gîte, filet de 7*5*1cm)
DII
(solution eau (1kg)- sel - sirop de
glucose (950g),
t , 25°C)
Ensemencent
(Lactobacillus sakei, 107 ufc/g)
Etuvage - Fermentation
(25°C, HR = 95%, jusqu’à 72h)
Matériels et méthodes
I. Méthodologie expérimentale
Les expériences réalisées pendant mon stage suivent un protocole élaboré antérieurement pour l’obtention
d’une viande fermentée mais partiellement déshydratée (figure 4).
a) La matière première
Le rond de gîte de bœuf a été choisi comme aliment model car c’est une partie maigre et assez homogène de
la carcasse. Il est plus disponible que la viande de cervidé et s’y apparente en terme de teneur en matière grasse
(<5%). Le muscle de viande est coupé en morceaux de taille standard (7x5x1cm), conditionnés sous vide et
stockés à -18°C. Juste avant utilisation, les morceaux de viande sont décongelés.
b) La DII
Les morceaux de viande, sont disposés sur un portoir et immergés dans la solution concentrée contenue
dans un bac hermétique (figure A, annexe 1).
La solution contient, pour 1L d’eau distillée :
- 950g de sirop de glucose DE21 obtenu par hydrolyse partielle d’amidon de maïs pour avoir 21g de
sucre réducteur/100g de sirop.
- du sel dont la concentration varie en fonction de la perte en eau et du gain en sel désiré.
L’ensemble est ensuite agité horizontalement (agitateur va-et-vient LS 20 Gerhardt) durant toute l’opération
pour renouveler la solution concentrée à la surface du produit et limiter les phénomènes de dilution qui
ralentissent les transferts.
En fin de DII les morceaux sont rincés à l’eau distillée avant de reposer 18-20h à 4°C pour équilibrer les
concentrations dans les morceaux.
c) L’ensemencement
Les filets de viande sont trempés 5 secondes dans la solution d’ensemencement. Elle est préparée en
mélangeant des ferments lactiques (sélection de souche de Lactobacillus Sakei) (TRADI 313, annexe 2), 0,5% de
delvocid (inhibiteur de levures utilisé pour la fabrication de fromages et de saucissons secs, annexe 3) et d’eau
physiologique.
Pour limiter les contaminations, tout le matériel d’ensemencement est stérilisé soit à l’autoclave, soit
aseptisé à l’éthanol.
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- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
d) L’étuvage
Les morceaux de viandes sont suspendus dans un panier et introduits dans une enceinte climatique (figures
B et C, annexe 1). Cette enceinte est réglée à une température de 25°C et une hygrométrie de 95%. L’étuvage est
réalisé pendant 8, 15, 24, 48 et 72h afin de réaliser une cinétique de fermentation. Les conditions d’étuvage ont
été choisies de tel sorte à retrouver les conditions de l’air ambiant du milieu tropical et à limiter le séchage au
cours de la fermentation pour n’étudier que les mécanismes de fermentation. Pour chaque temps de fermentation,
3 filets de viande sont analysés.
e) Le séchage
Cette étape envisagée pour finir de sécher la viande et ainsi obtenir un produit de type biltong, n’a pas été
étudiée.
Pour toutes les analyses physico-chimiques, la viande est préalablement broyée finement au robot ménager.
et de fermentation
Les morceaux de viande sont pesés avant et après chaque opération (DII et fermentation) afin de calculer la
perte en poids des morceaux de viande au cours de chacune des deux opérations.
avec :
PP : perte en poids au cours de la DII ou de la
Mi − Mf
PP = × 100 fermentation (g/100g de viande)
Mi Mi : poids du filet avant DII ou fermentation (g)
Mf : poids du filet après DII ou fermentation (g)
12
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
A partir des teneurs en sel nous pouvons calculer le gain en sel au cours de la DII ou de la fermentation :
avec :
GS : gain en sel (g/100g de viande)
TSf × Mf TSi : teneur en sel avant DII ou fermentation (%)
GS = − TSi
Mi TSf : teneur en sel avant DII ou fermentation (%)
Mi : poids du filet avant DII ou fermentation (g)
Mf : poids du filet après DII ou fermentation (g)
13
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
avec :
Tsucref : teneur en sucre finale (%)
Mi Tsucrei : teneur en sucre initiale (%)
Tsucref = (Gsucre +Tsucrei ) × Gsucre : gain en sucre (%)
Mf
Mi : poids du filet avant DII ou fermentation (g)
Mf : poids du filet après DII ou fermentation (g)
La viande est déprotéinisée en ajoutant une solution de C6FeK4N6, 3H2O puis de sulfate de zinc. De la soude
est ensuite ajoutée pour ajuster le pH.
b) Dosage
Le dosage de l’acide lactique se fait par spectrophotométrie (à 340 nm) en dosant le NADH produit selon la
réaction :
− LDH
D − lactate + NAD + ⎯D⎯ ⎯→ pyruvate + NADH + H +
⎯
Pour le dosage de l’acide L-lactique, l’enzyme D-LDH est remplacée par la L-LDH.
La première réaction étant réversible, il est nécessaire d’éliminer le pyruvate par une seconde réaction :
pyruvate + D − glutamate ⎯GPT
⎯⎯→ D − alanine + 2oxoglutarate
Les réactions de dosage se font dans les cuves de spectrophotomètre en plastique. Dans chaque cuve est ajouté :
du tampon glycylglycine (490mg d’acide L-glutamique dans 34mL d’eau, pH 10,0), de la solution de NAD
(250mg dans 7mL d’eau), une suspension de glutamate pyruvate transminase (GPT), l’échantillon et de l’eau
distillée.
Une première mesure de l’absorbance est effectuée, puis une seconde après ajout de l’enzyme L ou D-lactate
déshydrogénase. La réaction est totale au bout d’une heure.
avec :
[acide L/D lactique] : concentration en acide D ou L lactique de l’échantillon (g/L)
V : volume final dans la cuve (mL)
14
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
avec :
100 × v
TacideL / D lactique = [acideL / D lactique]×
Tacide L/D lactique : teneur en acide lactique (%)
v : volume de l’échantillon (mL)
m
m : masse de l’échantillon (g)
6. Détermination du pH
Il est mesuré à l’aide d’un pH-mètre (Hanna, pH 211) sur un échantillon de viande agité préalablement dans
de l’eau distillée.
avec :
Pw : pression partielle de vapeur d’eau d’une solution ou d’un aliment (ici dans
Pw ⎛ Tm ⎞ l’enceinte de l’aw-mètre)
Aw = Aw = f ⎜ ⎟
P° w ⎝ Ts ⎠ P°w : pression partielle de vapeur saturante de l’eau pure à la même température
Tm : température du miroir
Ts : température de surface de l’échantillon
8. Dosage des sucres
Une double extraction est réalisée sous ébullition douce au reflux avec agitation continue pendant une
heure à l’aide d’une solution d’alcool éthylique à 80%. La solution est centrifugée et le surnageant obtenu est
évaporé sous vide à 50°C puis repris dans de l’eau ultra pure. La solution est filtrée sur filtre whatman puis sur
filtre membrane Minisart Sartorius puis stockée au congélateur à -18°C en attendant l’analyse chromatographique.
15
Figure 5 : schéma d’un système de chromatographie ionique
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
La chromatographie en phase liquide est une méthode physico-chimique basée sur des différences
d’interactions entre les solutés, une phase mobile et une phase stationnaire. La phase mobile liquide (ou éluant),
parcours en permanence le système chromatographique. Le mélange à séparer et à analyser est mis en solution
dans un solvant injecté par l’intermédiaire d’une vanne puis transporté au travers du système. Au niveau de la
colonne, les composés en solution se repartissent suivant leurs affinités entre la phase mobile et la phase
stationnaire contenues dans la colonne.
Le principe de la chromatographie ionique est basé sur l’ionisation partielle ou totale des espèces à séparer
sous un potentiel donné. Les molécules ionisées peuvent alors être séparées par échange d’ions avec la phase
stationnaire et la phase mobile.
Les sucres sont des molécules électrochimiquement actives et se comportent comme des acides faibles à pH
fortement basique (pH > 12). Les sucres ionisés sont retenus par la phase stationnaire porteuse de groupement
ammonium puis séparés sélectivement par l’éluant en fonction de leurs charges. La détection se fait par
ampérométrie pulsée, technique basée sur la mesure du courant d’oxydation des sucres à un potentiel déterminé,
la concentration des sucres étant proportionnelle au courant d’oxydation mesuré à la surface de l’électrode de
travail. L’électrode est soumise à un cycle de trois potentiels répétés deux fois par seconde : le potentiel
d’oxydation des sucres, le potentiel de nettoyage de l’électrode et le potentiel de conditionnement de l’électrode.
L’ampérométrie pulsée permet une mesure :
- Stable : le cycle des potentiels permet un nettoyage continu de l’électrode
- Spécifique : seules les molécules possédant un groupement alcool secondaire répondent au potentiel
d’oxydation
- Sensible : le seuil de détection est de quelques dizaines de pic moles.
Le logiciel, couplé au chromatogramme, permet le pilotage de l’appareillage, l’acquisition des données
ainsi que le traitement des résultats. Les pics obtenus sont identifiés, intégrés et quantifiés à partir d’un étalon
externe.
Conditions expérimentales : (Annexe 4)
On obtient des chromatogrammes avec différents pics. A l’aide des aires et de notre étalon on peut calculer
la concentration en sucre (mg/l) avec :
Tsucre : teneur en sucre (%)
Tsucre =
[sucre]× dil × v [sucre] : concentration du sucre considéré de la solution injectée (mg/L)
dil : facteur de dilution avant injection
m V : volume de la fiole jaugée utilisée pour l’extraction (50mL)
m : poids de l’échantillon pesé (g)
On peut comparer cette teneur en sucre déduit par le bilan matière à la teneur en sucre obtenue par HPLC.
16
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Les anions organiques et minéraux sont extraits de la viande par une solution d’éthanol à 20% dont le pH
est inférieur à 3. L’extraction est effectuée sous ébullition douce au reflux avec agitation pendant une heure avec
de l’acide chlorhydrique 0,005N dans une solution éthanolique à 20%. La solution est ensuite centrifugée et filtrée
sous vide sur une membrane. Le filtrat est repris dans une fiole jaugée de 50 ml complétée avec de l’éthanol à
20%. Les cations sont éliminés en mélangeant 5 mL de filtrat avec 5 mL d’eau ultra pure (dilution au ½ de
l’échantillon) avec 1g de résine échangeuse de cations sous forme H+ (amberlite IR120). La solution est de
nouveau filtrée sur filtre membrane Minisart Sartorius de 0,45µm puis 0,22µm et stockée au congélateur jusqu’à
l’analyse chromatographique.
Comme pour les sucres, les acides organiques sont dosés par chromatographie ionique à la DGCCRF. Le
même appareillage est utilisé mais la méthode est quelque peu différente car on utilise une autre colonne pour
séparer en gradient les anions minéraux, les acides organiques et les polyphosphates.
Comme les ions de différentes valences ont des temps de rétention relativement éloignés en
chromatographie ionique, le gradient d’éluant (concentration variable au cours de l’analyse) permet de diminuer
le temps d’analyse.
Un suppresseur automatique est utilisé pour abaisser la conductivité de l’éluant avant la détection. Il permet
ainsi l’utilisation d’un gradient rapide pour séparer les anions inorganiques monovalents et trivalents, et les acides
organiques en une seule injection. L’éluant est suppressé grâce à une réaction d’électrolyse de l’eau. Le potentiel
appliqué au suppresseur automatique est fixé par l’éluant le plus concentré (pour cette application, 35mM de
soude).
La détection se fait par conductimètrie. Celle-ci est basée sur l’aptitude d’une solution ionique à transporter
le courant lorsqu’elle est placée entre deux électrodes de charges différentes. Plus la solution sera riche en ions,
plus elle conduira le courant à travers les électrodes « fermant » ainsi le circuit électrique.
Avec le logiciel, les résultats sont obtenus en mg/l de la solution injectée. Ils sont exprimés en mg/100g
de matière fraîche selon la formule :
avec :
3. Techniques d’identification
Pour vérifier l’identification ou caractériser les bactéries on peut utiliser différentes observations ou tests :
a) Colorations de Gram
C’est une coloration qui permet de mettre en évidence les propriétés de la paroi bactérienne et d’utiliser ces
propriétés pour les distinguer et les classifier.
Les deux premières étapes colorent en violet le contenu de la bactérie. L’étape 3 (passage de l’alcool) décolore
par dissolution les bactéries dont la paroi est riche en lipides. Les bactéries dont la paroi est pauvre en lipides
conservent leur teinte violette foncée. La dernière étape permet une contre coloration ayant pour but de redonner
aux bactéries précédemment décolorées une teinte rose permettant de les visualiser au microscope.
A l’issu de cette coloration, les bactéries dont la paroi s’est opposée au passage de l’alcool (du fait de leur
épaisseur) apparaîtront en violet foncé et seront dites à Gram positives (G+). D’autres apparaîtrons en rose pâle et
seront dites à gram négatives (G-). Leurs parois, plus fines et riches en lipides (phospholipides) laissent l’éthanol
(molécule lipophile) pénétrer dans les cellules.
b) Test catalase
18
Tableau 5 : Matrice des valeurs codées
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
-1,5 -1 -0,5 -0,2 0 0,5 1 1,5
-0,4
-0,6
-0,8
-1
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
microorganismes. Le réactif test utilisé met en évidence l’enzyme catalase. Cette enzyme est présente dans toutes
les cellules à métabolisme aérobie. Ce test est à la base de l’identification des bactéries Gram +.
c) Tests oxydase
OXYDASE TEST DISC permet de mettre en évidence la phénylène diamine oxydase, l’enzyme est capable
d’oxyder le N dimétyl paraphénylène diamine.
PASTOREX STAPH PLUS est un test rapide d’agglutination sur lame pour la détection simultanée du
facteur d’affinité pour le fibrinogène, de la protéine A et des polysaccharides capsulaires de Staphylococcus
aureus.
Staphylococcus aureus est un germe pathogène. Le test de détection de la production de coagulase libre
permet l’identification de ce microorganisme.
Doehlert
1. Principe
La méthodologie des plans d’expériences a pour but de modéliser et d’optimiser un procédé, tout en
minimisant le nombre d’essais (Goupy, 1988).
Pour modéliser l’effet de la concentration en sel et du temps d’immersion sur le gain en sel et la perte en
eau, un plan d’expériences de type réseau de Doehlert à été utilisé, certaines des réponses n’étant pas linéaires.
Dans notre cas, chacune des réponses (perte en eau et gain en sel) est reliée aux facteurs (concentration en
sel et temps d’immersion) par un polynôme du second degré.
avec :
yi : une réponse i
i
i
i, j ai l’effets linéaire du facteurs Xi
aii l’effet quadratique du facteur Xi
aij effet des interaction entre les facteurs Xi et Xj
Le modèle obtenu tient compte des effets des facteurs et des interactions entre ces facteurs (Goupy, 1988).
19
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
2. Domaine expérimental :
Le domaine expérimental déterminé par des essais préliminaires décrits dans la partie résultats est le
suivant :
- Concentration en sel, notée [sel] varie de 50 à 100g/l
- Temps d’immersion, noté temps varie de 7h10 à 17h45
20
Résultats
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
Résultats
Dans une première partie, les résultats du plan d’expérience permettant de modéliser l’effet de la
concentration en sel et du temps d’immersion sur la perte en eau et le gain en sel sont présentés.
Le deuxième paragraphe concerne les évolutions des caractéristiques microbiologiques et physicochimiques
de la viande au cours des opérations de DII. Deux types de DII ont été réalisées provoquant respectivement 20%
et 30% de déshydratation.
Enfin, dans une troisième partie les résultats de la mise en fermentation de ces viandes sont étudiés.
L’objectif de ce projet est de transformer de la viande maigre par une combinaison d’opérations de DII,
fermentation et séchage afin d’obtenir un produit de type biltong. Aussi, nous avons dans un premier temps
calculé la perte en eau et le gain en sel globaux (au cours de cette succession d’opérations) nécessaires pour
obtenir de la viande présentant les mêmes teneurs en eau et en sel qu’un produit de type biltong.
Dans un deuxième temps, un plan d’expériences a été réalisé afin de modéliser les effets des facteurs
(concentration en sel et temps d’immersion) sur la déshydratation et le gain en sel au cours de la DII. Le domaine
expérimental exploré a été choisi en fonction de la perte en eau et du gain en sel désiré.
L’objectif final de cette première partie de l’étude est de déterminer les conditions de traitement de DII à
utiliser pour augmenter la perte en eau tout en obtenant le gain en sel désiré par optimisation du plan.
1. Essais préliminaires
On recherche un produit présentant les caractéristiques du biltong qui sont les suivantes (Petit et al., soumis
à publication)
TE = 35%
TS = 5%
Ne connaissant pas la teneur en sucre du biltong, nous nous sommes fixés une teneur en sucre de 4% qui est
la teneur en sucre de la viande de grisons (Deumier, 1993)
21
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
TEf × Mf
Équation 1 : Perte en eau PE = TEi −
Mi
TSf × Mf
Équation 2 : Gain en sel GS = − TSi
Mi
Tsucre f × M f
Équation 3 : Gain en sucre Gsucre = − Tsucrei
Mi
Équation 4 : Bilan massique PP = PE – GS – Gsucre + Psolutés propres (on considère que la perte en
solutés propres est nulle)
Mi − Mf
avec PP = × 100
Mi
mf
100 − 100 − PE + GS + Gsucre = 0
mi
Nous avons donc un système de 4 équations à 4 inconnues (PE, Gsucre, GS, et mf/mi). Sa résolution par la
méthode du pivot de Gauss donne le résultat suivant :
PE = 59,4%
G sel = 2,2%
G sucre = 1,78%
mf/mi = 0,446
La perte en eau globale au cours du procédé doit être de 60%. L’objectif est de pré-sécher au maximum la
viande par DII pour la stabiliser et minimiser les risques sanitaires au cours de l’étape de fermentation tout en
permettant la fermentation. Une étape supplémentaire de séchage permettra d’obtenir la perte en eau globale
souhaitée de 60%.
Le gain en sel au cours de la DII doit être de 2,2%. En effet, aucun traitement postérieur ne peut permettre
de diminuer la teneur en sel du produit qui se veut un produit de grignotage prêt à consommer.
Le gain en sucre global doit être de 1,78%. Cependant, une consommation des sucres au cours de la
fermentation peut laisser envisager d’obtenir un gain en sucre supérieur au cours de la DII.
22
40 PE GS 10
35 9
8
30
7
25 6
GS %
PE %
20 5
15 4
3
10
2
5 1
0 0
0 5 10 15 20 25 30 35
temps (h)
Figure 7 : Cinétique d’imprégnation en sel et de déshydratation lors d’un traitement par immersion dans
une solution composée de NaCl [50g/l] et de sirop de glucose [950g/l]
40 10
PE GS
9
35
8
30
7
25 6
GS (%)
PE (%)
20 5
4
15
3
10
2
5 1
0 0
0 5 10 15 20 25
temps (h)
Figure 8 : Cinétique d’imprégnation en sel et de déshydratation lors d’un traitement par immersion dans
une solution composée de NaCl [100g/l] et de sirop de glucose [950g/l]
PE GS
45 10
40 9
35 8
7
30 6
GS (%)
PE (%)
25 5
20 4
15 3
10 2
5 1
0 0
0 5 10 15 20 25
temps (h)
Figure 9 : Cinétique d’imprégnation en sel et de déshydratation lors d’un traitement par immersion dans
une solution composée de NaCl [175g/l] et de sirop de glucose [950g/l](d’après Santchurn et al. 2007)
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
domaine expérimental
Pour déterminer le domaine expérimental du plan d’expériences, trois études cinétiques ont été réalisées sur
24 ou 30h avec une concentration en sucre fixée à 950g/l, et trois concentrations en sel différentes : 50g/l, 100g/l
et 175g/l. Ces cinétiques sont représentées sur les figures 7, 8 et 9. Un trait en pointillé a été rajouté pour mieux
visualiser la valeur du gain en sel de 2,2%.
La cinétique réalisée avec une concentration en sel de 175g/l montre que pour une perte en eau comprise
entre 20 et 30%, le gain en sel est de l’ordre de 4%. Aussi, cette concentration en sel de la solution de DII est trop
élevée.
La cinétique réalisée avec 100g de sel/l montre que pour une perte en eau de 20 à 38%, le gain en sel varie
de 2 à 3 %. Ces déshydratations et imprégnation en sel sont obtenues pour des immersions d’une durée de 5 à 24h.
Pour la dernière cinétique (50g de sel/L), le gain en sel reste inférieur à 2% pour une perte en eau comprise
entre 20 et 38% lors d’immersions de durées comprises entre 10 et 30h.
Ces résultats nous permettent donc de définir le domaine expérimental pour le plan d’expériences suivant :
50 < Csel < 100 g/L
5,5 < temps < 30 h
En effet, une concentration en sel supérieure à 100 g/L ne permet pas de limiter le gain en sel à 2,2%. Une
concentration inférieure à 50g/L n’a pas été envisagée pour ne pas rallonger les temps de traitement. Concernant
la durée d’immersion inférieure, une valeur inférieure à 5h30 ne permet pas d’obtenir une perte en eau d’au moins
20% pour les deux cinétiques à 50 et100 g de sel/L et on choisit comme borne supérieure 30h car au delà la perte
en eau n’évolue plus.
L’évolution non linéaire de la perte en eau et du gain en sel dans le domaine expérimental défini (figures 8
et 9) nous a amené à réaliser un plan en réseau de Doelhert.
Les tableaux 7 et 8 présentent les résultats expérimentaux du plan d’expériences.
Les effets de la concentration en sel et du temps d’immersion sur la perte en eau et le gain en sel sont
résumés dans le tableau 2. L’adéquation entre le modèle et les points expérimentaux est évaluée par le coefficient
de régression multiple, R2. Une analyse de variance et un test de Fisher est effectué sur chaque coefficient afin de
connaître son seuil de signification.
Les coefficients de régression des deux réponses « perte en eau » et « gain en sel » sont supérieurs à 0,97 ce
qui indique que chacune des deux réponses est très bien représentée par un polynôme de degré 2.
23
Tableau 7 : Résultats bruts du plan d’expériences
Tableau 8 : Effets des variables (concentration en sel et temps d’immersion) sur la perte en
eau et le gain en sel au cours de la DII
R2 0,97 0,99
Les indices 1 et 2 des coefficients correspondent respectivement à la concentration en sel dans
la solution de DII et à la durée d’immersion.
*** p<0,001, **p<0,01, *p<0,05, les autres sont non significatifs.
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
Dans le domaine expérimental étudié, seule la durée du traitement a un impact sur la perte en eau avec un
effet linéaire positif signifiant que la perte en eau augmente avec la durée d’immersion. La concentration en sel,
quant à elle, n’influence pas de façon significative la perte en eau.
Ces effets sont représentés sur la figure 10.
On observe des effets linéaires positifs de la concentration en sel et du temps de traitement sur le gain en sel
au cours de la DII. Ceci indique que le gain en sel augmente avec la concentration en sel et le temps de traitement.
L’effet de la concentration en sel est 3 fois plus important que l’effet de la durée d’immersion dans le domaine
expérimental étudié.
La figure 11 représente l’influence de la concentration en sel et du temps de traitement sur le gain en sel.
24
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3. Optimisation du plan
Une optimisation du plan sur la perte en eau et le gain en sel a été réalisée à l’aide du logiciel
STATISTICA. Nous avons ainsi pu trouver les conditions de traitement à appliquer pour obtenir, au cours de la
DII, une perte en eau de 30% et un gain en sel de 2,2% pour un premier point et une perte en eau de 38% et un
gain en sel de 2,2% pour le second point.
Pour obtenir une perte en eau de 30% et un gain en sel de 2,2% il faut appliquer les conditions de DII suivantes :
Durée d’immersion : 17h45h et concentration en sel : 75g/L.
Pour obtenir une perte en eau de 38% et un gain en sel de 2,2% les conditions de DII à appliquer sont :
Durée d’immersion : 30h et concentration en sel : 87,5 g/L.
25
Tableau 9 : bilan physico-chimique de la viande et de l’opération de DII pour les conditions de DII
Nous avons effectué des traitements par immersion de deux types, un nous permettant d’obtenir une perte
en eau de 20% et un autre de 30%, le gain en sel pour les deux étant de 2,2%. Nous n’avons pas eu le temps
d’effectuer une DII permettant d’obtenir une perte en eau de 38% et un gain en sel de 2,2%. Les conditions de
traitement pour ces essais sont les suivantes :
Condition 1 : Solution concentrée eau – sel - sirop de glucose à 100g de sel et 950g de sirop de glucose par
kg d’eau. Durée d’immersion de 5h. Cet essai a été répété deux fois.
Condition 2 : Solution concentrée eau – sel - sirop de glucose à 75g de sel et 950g de sirop de glucose par
kg d’eau. Durée d’immersion de 17h45.
L’objectif de ce paragraphe est de présenter l’effet de ce traitement sur les caractéristiques physico-
chimiques de la viande dans un premier temps et sur la qualité microbiologique dans un deuxième temps.
chimiques de la viande
Des analyses de la viande avant et après la DII ont été effectuées. Les résultats obtenus, reproductibles d’un
essai à l’autre, sont synthétisés dans le tableau 9.
Les résultats obtenus sont en accord avec le plan d’expérience. On obtient bien pour la condition 2 de DII
une perte en eau de 30% et un gain en sel de 2,4%.
Le traitement par DII entraîne une diminution de la teneur en eau de la viande et de l’activité de l’eau.
Celle-ci reste élevée (0,97 quel que soit le niveau de déshydratation).
L’acide L-lactique est naturellement présent dans la viande fraîche à la concentration de 2g/100g de viande.
On peut noter que suite à la DII, la teneur en acide L-lactique augmente légèrement notamment lorsque la
déshydratation est plus importante du fait de la concentration des acides. L’acide D-lactique, exclusivement
d’origine bactérien, est absent.
Pour la DII entraînant une perte en eau de 20% le gain en sucre (calculé d’après le bilan matière) est de
2,2%. La teneur en sucres de la viande de G1 à G7 est de 2,5% bh, la teneur en glucose de 0,4% bh. Le glucose
représente donc 15% des sucres de G1 à G7 (tableau 10).
26
Tableau 11 : Bilan microbiologique de la viande traitée par DII pour les deux conditions de DII
viande
Les résultats obtenus, reproductibles d’un essai à l’autre, sont synthétisés dans le tableau 11.
La viande de bœuf initiale présente une charge d’environ 3.104 ufc/g. Dans le cas de la flore aérobie
mésophile totale, la norme est de 3.105 ufc/g (Durand, 1999). La matière première est donc dans les normes.
Cette flore est constituée de coques (103 ufc/g), de bactéries lactiques (102 ufc/g), et de levures (102 ufc/g).
Dans les 2 cas, on observe une augmentation d’un facteur 10 de la flore aérobie totale au cours de l’opération de
DII.
c) Evolution de la flore lactique au cours de l’opération de DII
La flore lactique augmente de 2 à 3 unités log (suivant les essais) au cours du traitement de DII.
Dans le cas d’une DII provoquant une perte en eau de 20%, la flore lactique correspond à la quasi totalité de la
flore totale. Alors que pour le cas d’une DII provoquant une déshydratation de 30% autant de coques que de
bacilles sont retrouvés.
Cette flore diminue pour la 1ère DII (PE 20%) et augmente d’un facteur 10 dans l’autre cas.
Dans tous les cas, l’absence de la bactérie pathogène : Staphylococcus Aureus avant et après DII a été
confirmée.
En se basant sur la 2ème DII (PE 30%), la quantité de levures n’évolue pas au cours de la DII. L’absence de
levures observée après le 1er traitement de DII semble être due à une erreur de manipulation.
Au cours du traitement par immersion, il semble donc qu’il y ait augmentation de la flore totale
d’un facteur 10 avec une croissance plus importante des bactéries lactiques que des coques.
27
Nombre de microorganismes
(ufc/g de viande)
1,00E+11
1,00E+10
1,00E+09
1,00E+08
1,00E+07
1,00E+06
1,00E+05
1,00E+04
1,00E+03
1,00E+02
1,00E+01
1,00E+00
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Flore totale (PCA) Flore lactique (MRS) Coques (Chapman) Levures (Sabouraud)
1,00E+10
1,00E+09
(ufc/g de viande)
1,00E+08
1,00E+07
1,00E+06
1,00E+05
1,00E+04
1,00E+03
1,00E+02
1,00E+01
1,00E+00
0 10 20 30 40 50 60 70 80
fermentation
eau de 20%
Cette étude a été menée afin de confirmer des résultats antérieurs (Pegoraro, 2006) quant à l’aptitude d’une
viande à fermenter alors qu’elle a subi préalablement un traitement par DII provoquant une perte en eau de 20%,
et en ajoutant un inhibiteur de levures dans la solution d’ensemencement. Des analyses complémentaires (dosage
des sucres et des acides organiques) ont été réalisées afin de mieux expliquer les mécanismes observés.
Deux cinétiques de fermentation ont été réalisées.
Les résultats des dénombrements des flores totale, lactique, des coques et des levures sont représentés sur
les figures 12, 13.
Les deux cinétiques sont relativement similaires.
Les courbes montrent que l’on a bien une croissance des flores totale, lactique et des coques suivant un
profil classique de croissance microbienne caractérisé par deux phases :
- Une phase de croissance pendant les premières 24h d’étuvage avec augmentation de la flore
- Une phase stationnaire : de 24 h à 72h pendant laquelle la croissance est ralentie
• Evolution de la flore totale
La flore totale augmente d’une unité log.
• Evolution de la flore lactique
Lors de cet étuvage il y a sélection des bactéries lactiques qui se sont développées en masse de plus de 2
unités log. On remarque qu’en fin de fermentation les ferments représentent plus de la moitié de la flore totale.
• Evolution des levures
Le nombre de levures reste nul ou bas par rapport à des essais ultérieurs réalisés sans Delvocid (Pegoraro, 2006).
Les levures sont donc bien inhibées par le Delvocid qui s’avère donc être un fongicide efficace.
• Evolution des coques
Les coques ont gagné respectivement 4 et 3 unités log lors de la 1ère et 2ème cinétique de fermentation. Il
s’agit donc de la flore qui montre la croissance la plus importante.
Les identifications de Staphyloccocus Auréus réalisées à chaque temps de fermentation se sont révélées
négatives.
On peut également noter la surprenante augmentation de coques entre la fin de la DII et le temps juste après
28
7,000
(g/100g de MS)
5,000
4,000
3,000
2,000
1,000
0,000
0 10 20 30 40 50 60 70 80
3,000
Teneur en acide D-lactique
2,500
2,000
(g/100g de MS)
1,500
Cinétique 1
Cinétique 2
1,000
0,500
0,000
0 10 20 30 40 50 60 70 80
-0,500
5,9
5,7 Cinétique 1
pH
Cinétique 2
5,5
5,3
5,1
0 20 40 60 80
tps de fermentation (h)
Figure 16 : Evolution du pH de la viande au cours de la fermentation après une déshydratation de 20%
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
ensemencement (t 0h) pour la cinétique 2. En effet, le nombre de coques passe de 4.102 (tableau 11) à 2.105 ufc/g
de viande (figure 13). Ce phénomène n’est pas observé sur la 1ère cinétique (tableau 11 et figure 12).
Cette augmentation pourrait être due à un mauvais dénombrement à t 0h des coques. Le nombre de
lactobacilles à t 0h qui est bien inférieur à la flore totale et aux résultats de la cinétique 1 nous conforte dans l’idée
qu’il y ait eu un problème de manipulation pour ce temps.
Cependant, cette forte augmentation du nombre de coques juste après ensemencement a été observée dans
des essais antérieurs. Aussi, peut-on imaginer qu’elle pourrait être due à un apport de coques par la solution
d’ensemencement. Cette dernière a donc été analysée et les résultats du dénombrement sont présentés dans le
tableau A en annexes 5. Dans le tableau B sont résumés les résultats des tests d’identification.
On retrouve bien sur MRS des bacilles gram+ ce qui laisse envisager que ce sont bien des Lactobacillus
Sakei même si leur identification n’a pas été réalisée.
Le nombre de coques s’élève dans la solution d’ensemencement à 100ufc/mL. Aussi, la solution
d’ensemencement ne serait pas à l’origine de l’augmentation des coques au moment de l’ensemencement
observée. D’après les tests d’identifications, ces coques sont catalases+ et oxydases-. Ce sont donc des
Staphyloccoques.
29
9
Figure 17 : Evolution de la teneur en sucres totaux au cours de la fermentation après une DII de 20%
2,5
Teneur en sucre (g/100g de MS)
2,0
glucose
maltose
1,5 maltotriose
maltotétraose
1,0 maltopentaose
maltohéxaose
maltoheptaose
0,5
0,0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
temps de fermentation (h)
0,016
Glucose
0,014
Maltose
0,012
0,010 Maltotriose
0,008 matotetraose
0,006 maltopentaose
0,004 maltohexaose
0,002 maltoheptaose
0,000
0 20 40 60 80
temps de fermentation (h)
Pour l’essai 2, le pH passe de 5,6 à 5,2 en 48 h et réaugmente à 5,3 entre 48 et 72h ce qui peut s’expliquer par la
diminution de l’acide D-lactique (figure 15) pendant le même temps. Cette évolution du pH entre 48 et 72h ne
peut être confirmée par l’essai 1 du fait de l’absence du point à 48h.
• Evolution des teneurs en sucres
Les résultats des deux essais sont décrits sur les figures 17, 18 et 19. On peut globalement dire que les
teneurs en sucres de la viande ne varient pas beaucoup et leur évolution entre 0 et 24h (augmentation puis
diminution ou l’inverse selon la cinétique considérée) est difficile à expliquer.
Seul le glucose semble diminuer globalement entre 0 et 72 h pour la 2ème cinétique de fermentation. Sa
teneur initiale est de 6,3g/100g de matière sèche. Il est même totalement consommé à 72h.
• Evolution de la teneur en acides organiques
Les acides organiques n’ayant jamais été dosé sur ce type de matrice, la première étape de ce travail a été
d’identifier les acides organiques extraits. Les chromatogrammes (dont un exemple est donné en annexe 6)
montrent 5 pics aux temps de rétention (présenté dans le tableau D annexe 7) :
Le tableau C annexe 7 donne les temps de rétention d’un certain nombre d’étalons : l’acide lactique,
pyruvique, acétique, oxalique et citrique. On peut donc en conclure que le 1er pic est l’acide lactique. Mais on ne
retrouve ni l’acide acétique, ni l’acide pyruvique, acides auxquels nous pensions au départ. Les autres acides ne
sont pas non plus l’acide oxalique et l’acide citrique.
D’autre part, des injections d’acide D lactique et d’acide L lactique montrent que ces deux isomères ne
peuvent être séparés par HPLC ionique.
Les teneurs en acide lactique totales calculées à partir du dosage HPLC et du dosage enzymatique sont
présentées dans le tableau E annexe 7. Les résultats montrent que ces teneurs ne sont pas comparables.
Nous avons voulu voir si les acides n°2 à 6 évoluaient au cours de la fermentation avant de s’engager dans
l’achat de nouveaux étalons.
Pour les acides 2 à 6, l’évolution des aires des pics (la teneur ne pouvant être calculée sans étalon) est
représentée figures D, E, F, G, dans l’annexe 8
Les bactéries lactiques se développent, il y a production d’acide D lactique (jusqu’à 1,5 à 2%bs),
baisse du pH (jusqu’ à 5,2) et consommation du glucose qui passe de (1,3 à 0,03%bs à 72h). On peut donc
conclure qu’il y a une fermentation lactique après une DII de 20%.
2. Effet d’une déshydratation plus importante par DII (PE = 30%) sur
la fermentation
Cette cinétique a été menée afin d’étudier l’aptitude d’une viande à fermenter alors qu’elle a subi
préalablement un traitement par DII provoquant une déshydratation de 30%.
30
concentration des microorganismes
1,E+12
1,E+10
(ufc/g de viande)
1,E+02
1,E+00
0 20 40 60 80
temps de fermentation (h)
Figure 20 : Evolution des flores microbienne au cours de la fermentation après une déshydratation de
30%
teneur en acide lactique (g/100g de
2,50
2,00
1,50
Acide L-lactique
MS)
AcideD- lactique
1,00
0,50
0,00
0 20 40 60 80
tps fermentation (h)
5,90
5,70
pH
5,50
5,30
5,10
0 20 40 60 80
temps de fermentation (h)
Figure 22: Evolution du pH des filets de viande au cours de la fermentation après avoir subi
un traitement DII 30%
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
L’évolution des flores microbiennes au cours de la fermentation après une DII provoquant une perte en eau
de 30% est représentée figure 20.
Comme dans le cas de la fermentation d’une viande moins déshydratée on retrouve une croissance de la
flore totale, de la flore lactique et des coques. Cependant, en fin de fermentation, la flore lactique et la flore totale
sont plus élevées puisqu’elles atteignent 1012 contre 109 après la DII provoquant 20% de perte en eau. A t0, on
retrouve pourtant le même nombre de microorganismes.
Ce résultat est cependant à prendre avec précaution car les colorations de gram ont montré qu’on retrouvait
un grand nombre de coques au milieu des bacilles sur le milieu MRS.
Concernant les coques, ils sont de 103 après ensemencement et augmentent de 7 unités log, ils sont donc
également plus nombreux que dans les essais sur la viande moins déshydratée. Aucun Staphylococcus Aureus n’a
été identifié.
Le nombre de levures (déterminé uniquement à 0 et 72h de fermentation pour contrôle) est de l’ordre de
celui retrouvé pour les essais antérieurs soit 102 à 103 et n’augmente pas au cours de la fermentation.
Malgré la croissance des flores, l’absence de production d’acide lactique et de diminution du pH laisse
penser qu’il n’y a pas eu fermentation
31
Discussion
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
Discussion
l’imprégnation en sel
La fabrication d’un produit de type biltong par la combinaison d’opérations de DII, fermentation et séchage
éventuel nécessite, d’après les caractéristiques initiales et finales des produits, une perte en eau globale de 60%,
un gain en sel et un gain en sucre globaux de 25,2 et 1,8% respectivement.
Grâce au plan d’expériences nous avons pu déterminer précisément les conditions de traitement
(concentration en sel et temps d’immersion) à appliquer en DII pour obtenir une perte en eau de 30% ou de 38%
et un gain en sel de 2,2%. Concernant ce deuxième point de fonctionnement, la perte en eau recherchée était de
40%. Cependant, nous avons vu que 38% de déshydratation était la limite qu’il était possible d’observer avec une
solution composée de sirop de glucose à 950g/L et de sel quelle que soit sa concentration.
La possibilité d’utiliser, en remplacement du sirop de glucose, la mélasse est une perspective intéressante.
En effet, des essais antérieurs, présentés en bibliographie ont montré son efficacité en terme de déshydratation
puisque une perte en eau plus importante (allant jusqu’à 50%) avait été obtenue. Cependant, l’utilisation de ce
soluté entraîne une imprégnation en sucre plus importante.
Quoiqu’il en soit, une étape complémentaire de séchage s’avère nécessaire pour obtenir un produit aussi
déshydraté que le biltong.
Au cours de la DII nous avons obtenu une augmentation de la flore bactérienne d’un facteur 10 et ce à
plusieurs reprises. Ce résultat est en opposition avec des essais antérieurs (Pegararo, 2006 et Deumier, 1993) qui
quant à eux avaient observé une diminution d’un facteur 10 de cette flore.
En effet la forte concentration en solutés de la solution d’immersion constitue un milieu défavorable pour la
croissance des microorganismes (diminution de l’activité de l’eau, augmentation de la pression osmotique).
D’autre part, les viandes au départ possédaient des niveaux de contaminations semblables.
Les analyses de la viande après DII ayant, pour notre part, toutes été réalisées après avoir passé 16-20 h au frigo,
la croissance de flores a peut être eu lieu dans cette période.
32
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
On remarque tout de même qu’au cours de la DII, on a croissance des bactéries lactiques qui représentent au
moins la moitié de la flore totale ce qui laisse envisager une sélection de la flore lactique pendant le traitement de
DII. Pour vérifier cette hypothèse, il faudrait identifier le nombre et le type de microorganismes de la viande avant
et après DII.
Par ailleurs, les tests d’identifications réalisés ont montré que les coques présents n’étaient pas des
Staphylococcus Aureus ce qui est rassurant quant à la qualité sanitaire de la viande.
déshydratation de 20% ?
La non concordance entre l’évolution de l’acide lactique et le pH des essais antérieurs nous avaient amené à
vouloir doser les autres acides organiques éventuellement présents.
Les résultats obtenus pour le dosage des acides organiques, ne sont pas précis et nous n’avons pas pu
identifier les différents acides présents dans la viande. D’après la littérature, on devrait retrouver dans la viande
fermentés les acides suivants : lactique, pyruvique et acétique. Durand (1999) indique une teneur en ces acides
dans le saucisson sec qui reste faible. Nous n’avons réussi à identifier que l’acide lactique, l’analyse ne nous
permet pas de faire de distinction entre l’acide D et L lactique. Les teneurs en acide lactique obtenues avec le
dosage du kit enzymatique ne sont pas comparables aux teneurs obtenues après un dosage par HPLC.
De plus, les aires des pics obtenus sont très faibles sauf un, ce qui ne nous permet pas de moins diluer
l’échantillon avant injection. Des essais complémentaires devront être réalisés.
La fermentation se caractérise également par une transformation de glucose en acide lactique. Aussi, est-il
33
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
nécessaire d’observer également une consommation de glucose pour conclure quant à la fermentation.
Nos résultats montrent que le glucose est bien consommé au cours de la fermentation notamment entre 48 et
72h pour lequel il est totalement consommé. Sa teneur initiale était de 6,75% bs. Aussi, sa consommation est de
l’ordre de grandeur de la production d’acide lactique.
Il s’agit du seul sucre dont la teneur diminue ce qui semble logique puisque Sakei ne fermente que le
glucose et le fructose. Mais ce résultat est à confirmer puisque sur les deux cinétiques réalisées, il n’a été observé
qu’une seule fois.
On peut maintenant se poser la question de savoir si la teneur en sucre et notamment en glucose de la
viande est assez élevée après la DII pour une bonne fermentation. Celle ci pourrait être favorisée par une teneur
plus élevée en glucose ou autre sucre fermentescible. Les sucres de grosses masses molaires sont nécessaires pour
limiter l’imprégnation en sel mais il serait possible d’augmenter la concentration de glucose dans la solution
d’immersion pour augmenter sa teneur dans la viande. Sur ce point, la mélasse s’avérerait là encore un soluté
intéressant puisqu’elle est plus riche en petits sucres. Une analyse de sa composition en sucres nous apporterait
plus d’informations à ce sujet.
DII ?
En analysant les résultats nous constatons qu’il n’y a pas de fermentation suite à une déshydratation plus
poussée jusqu’à 30%. En effet, bien qu’on observe une croissance des microorganismes et une baisse du pH, il
n’y a pas production d’acide D lactique.
Il n’est cependant pas possible d’affirmer avec certitude que cette perte en eau plus importante au cours de
la DII empêche la fermentation sans avoir répété cette manipulation (une cinétique seulement réalisée).
On ne retrouve pas de Staphylococcus Aureus au cours de la fermentation. Ce résultat est encourageant pour
la suite du projet en ce qui concerne la qualité de la viande.
34
Conclusion et Perspectives
- Rapport de Stage en entreprise - 3A - Année 2006 / 2007 -
Conclusion et Perspectives
Ce travail nous a montré qu’après un traitement DII la déshydratation maximale qu’il est possible d’obtenir
est de 38% pour un gain en sel de 2,2% et un gain en sucre fixé à 4%.
Au cours de la DII, les flores semblent augmenter. Une analyse qualitative de la flore présente avant après
DII serait nécessaire pour définir avec précisions le rôle de la DII sur les flores.
Ce stage nous a également permis de confirmer l’aptitude de fermentation de la viande de boeuf après une
déshydratation-imprégnation par immersion (DII) provoquant une perte en eau de 20 %. Entre 0 et 48h d’étuvage
tous les paramètres mesurés sont caractéristiques d’une fermentation :
- croissance de la flore bactérienne de 107 à 109 ufc/g de viande
- baisse du pH de 0,3 unités
- production d’acide D lactique de 0,2 à 1,5 g/100g de matière sèche.
- consommation totale du glucose dont la teneur initiale est de 6,3g/100g de matière sèche.
En modifiant la formulation de la DII pour obtenir après celle ci une perte en eau de 30% nous nous
sommes aperçu que la viande ne semblait pas fermenter. En effet bien qu’on observe une forte croissance
bactérienne (106 à 1011 ufc/g), une baisse du pH (0,2 unités) il n’y a pas de production d’acide D lactique.
Il est nécessaire de renouveler cette cinétique pour confirmer qu’une viande déshydratée à 30% ne peut être
fermentée. Ce résultat est peut être du à la déshydratation mais aussi à la faible teneur en glucose initiale.
L’augmentation de la concentration en glucose pourrait favoriser la fermentation même à ce niveau de
déshydratation.
Des essais avec une solution de DII plus riche en glucose s’avère être une perspective intéressante.
L’utilisation de la mélasse permettrait à la fois de déshydrater de façon plus importante la viande et
l’enrichir en petits sucres. Cependant sa composition exacte en sucres (notamment fructose, glucose) reste à
analyser.
Durant la fermentation, les coques augmentent de façon importante. Nous n’avons pas retrouvé de
Staphylococcus Aureus. Il est donc nécessaire de les identifier et ainsi connaître leur rôles dans la fermentation.
Pour cela une analyse complète de la viande fraîche s’impose. De plus, l’utilisation d’une souche pure de ferment,
nous permettrait de mieux maîtriser les mécanismes en jeu.
L’étape de séchage n’a pas encore été mise au point afin de finir la déshydratation de notre produit.
A long terme, une formulation basée sur celle du biltong (rajout divers ingrédients de salaison) est envisagée,
ainsi que des analyses sanitaires et organoleptiques.
35
Annexes
Annexe 1 : Photos au cours du protocole
solution
viande
Etalon
tps rétention
(min)
Acide lactique 2
Acide pyruvique 2,22
Acide acétique 8,74
Acide oxalique 8,94
Acide citrique 12,5
Tableau D : Aires et temps de rétention des différents acides organiques présents dans la viande au
cours de la fermentation
Bourgeois C.M. et Leveau J.Y. (1991). Techniques d’analyse et de contrôle dans les industries
agroalimentaires, collection sciences et techniques agroalimentaire, volume 3.
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concenttrated solutions at low temperature in 38thICoMST. Clermont-Ferrand. France, p 1186-1189.
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Collection Sciences & Technologies agroalimentaires. Editions TEC & DOC
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