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Diagonalisation et Vecteurs Propres en L2

Ce document présente les notions de base sur la diagonalisation des matrices carrées, notamment les valeurs et vecteurs propres, les critères et l'algorithme de diagonalisation. Il fournit également des exemples pour illustrer ces concepts.

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Diagonalisation et Vecteurs Propres en L2

Ce document présente les notions de base sur la diagonalisation des matrices carrées, notamment les valeurs et vecteurs propres, les critères et l'algorithme de diagonalisation. Il fournit également des exemples pour illustrer ces concepts.

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Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako

Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Bamako


Cours de Mathématiques L2_S3
Professeur : Dr Diawara Daouda
Chapitre 3_Reduction des endomorphismes
I. Diagonalisation
NB : La notion de diagonalisation et trigonalisassions des matrices est valable
uniquement pour les matrices carrées.
1. Valeurs propres et vecteurs propres d’une matrice
Valeurs propres
Définition 1 Soit A une matrice carrée d’ordre n .On appelle polynôme

caractéristique d’une matrice A le déterminant det ( A −  I ) où  est un nombre réel et


I la matrice unité de même ordre que A . Ce déterminant est un polynôme en  noté
PA (  ) et PA (  ) = det ( A −  I )

 a11 a1n 
 
En posant : A =  
a ann 
 n1
a11 −  a12 . . a1n
a21 a22 −  . . a2 n
PA ( ) = . . . . .
. . . . .
an1 an 2 . . ann − 

Définition 2
Les valeurs propres de la matrice A les racines de son polynôme caractéristique c’est-

à-dire  est une valeur propre de A si et seulement si PA (  ) = det ( A −  I ) = 0 .

Exemple

 1 −1 −1
 
Soit la matrice A =  2 5 2
 −2 −3 0 
 
Déterminer le polynôme caractéristique de A et en déduire les valeurs propres de A .
Cours de Mathematiques L2_S3
1 − x −1 −1
Soit x  , PA ( x ) = 2 5 − x 2 = (1 − x )( x − 2 )( x − 3)
−2 −3 − x

PA ( x ) = (1 − x )( x − 2 )( x − 3)

Les valeurs propres de A : PA ( x ) = 0  x = 1 ou x = 2 ou x = 3

Propriétés
(1) Une matrice carrée d’ordre n admet n valeurs propres comptées avec leur
multiplicité,
(2) La transposée de la matrice A a les mêmes valeurs propres que A ,

(3) si  est une valeur propre de A alors  m et


1
sont les valeurs propres de Am et

A −1
(4) Les valeurs propres d’une matrice triangulaire et d’une matrice diagonale sont
les éléments diagonaux de cette matrice,

(5) Si on désigne par 1 , 2 , , n les valeurs propres de la matrice A , alors on a :


det A = 12 n
tr ( A) = 1 + 2 + + n
(6) Théorème de Hamilton-Cayley
Toute matrice carrée est racine de son polynôme caractéristique. Autrement dit
si A est une matrice carrée et a pour polynôme

caractéristique PA (  ) = an  + an −1 a1 + a0 alors on a :


n −1
n
+

PA ( A) = an An + an−1 An−1 + a1 A + a0 I = 0

Remarque : Ce théorème est utile pour exprimer l’inverse d’une matrice A en fonction
des puissances positives de A .
Exemple 1

 1 −1 −1
 
Pour A =  2 5 2
 −2 −3 0 
 
A Vérifie PA ( A) = − A3 + 6 A2 − 11A + 6 I = 0

Cours de Mathematiques L2_S3


− A3 + 6 A2 − 11A = −6 I  − A ( A2 − 6 A + 11I ) = −6 I
On a : 1 
 A  ( A2 − 6 A + 11I )  = I
6 

 A est inversible et A−1 = 1 ( A2 − 6 A + 11I )


6
Exemple 2 Soit A une matrice carrée d'ordre 3 de polynôme caractéristique

PA (  ) = −3 3 + 10 2 − 50 + 18 . D’après le théorème de Hamilton Cayley on a :

PA (  ) = −3 A3 + 10 A2 − 50 A + 18I = 0
 −3 A2 + 10 A − 50 I 
 −3 A3 + 10 A2 − 50 A = −18I  A  =I
 −18 
−1
Cette égalité veut dire que A est inversible et A−1 =
18
( −3A2 + 10 A − 50I )
Vecteurs propres
Définition

Soit 0 une valeur propre de la matrice A :

Définitions

On appelle vecteur propre de A associé à 0 le vecteur non nul V vérifiant l’égalité :

AV = 0V  AV − 0V = O
 ( A − 0 I ) V = O

On appelle sous-espace vectoriel propre de A associé à 0 l’ensemble noté E ( 0 ) ou

E0

E ( 0 ) = V | AV = 0V 
Propriétés
(1) A toute valeur propre on peut associer au moins un vecteur propre,
(2) Les vecteurs propres associés à des valeurs propres différentes sont
linéairement indépendantes,
(3) À une valeur propre d’ordre de multiplicité q, on peut associer au plus q
vecteurs propres,
(4) Les vecteurs propres de Am et A −1 sont les mêmes que ceux de A .

Cours de Mathematiques L2_S3


Exemple

 1 −1 −1
 
Soit A =  2 5 2  de polynôme caractéristique PA ( x ) = (1 − x )( x − 2 )( x − 3)
 −2 −3 0 
 

Déterminer un vecteur propre associer à chaque valeur propre i ( i = 1, 2,3)

1 = 1, 2 = 2 et 3 = 3
✓ Sous-espace vectoriel propre associer a 1 = 1
x
E1 = E1 = V / AV = 1.V = V  . Soit V  y 
z 
 

 1 −1 −1 x   x   − y − z = 0 (1)
     
 2 5 2  y  =  y   2 x + 4 y + 2 z = 0 (2)
 −2 −3 0  z   z  −2 x − 3 y − z = 0 3
      ( )
(1)  z = − y

 2 x + 4 y − 2 y = 0 2 x + 2 y = 0
 
 −2 x − 3 y + y = 0 −2 x − 2 y = 0
(2) et (3) :
x + y = 0
  x + y = 0  x = −y
x + y = 0

V = ( x, y, z ) = ( − y, y, − y ) = ( −1,1, −1) y donc V1 = ( −1,1, −1) est une base de E1

✓ Sous-espace vectoriel propre associer a 2 = 2


x
E2 = E2 = V / AV = 2V  . Soit V  y 
z 
 
− x − y − z = 0 (l1 ) − x − y − z = 0 (1)
 
On a : 2 x + 3 y + 2 z = 0 (l2 + 2l1 )  y = 0 (2)
 
−2 x − 3 y − 2 z = 0 ( l3 + ( −2 ) l1 )  − y = 0 ( 3)

( 2 ) et ( 3) : y = 0 , (1)  x = − z

V = ( x, y, z ) = ( − z,0, z ) = ( −1,0,1) z

Donc V2 = ( −1,0,1) est une base de E2

Cours de Mathematiques L2_S3


✓ Sous-espace vectoriel propre associer a 3 = 3
x
E3 = E3 = V / AV = 3V  . Soit V  y 
z 
 
−2 x − y − z = 0
  y = −z
 y+z =0 
 − 2 y − 2z = 0 x = 0

V = ( x, y, z ) = ( 0, − z, z ) = ( 0, −1,1) z . Donc V3 = ( 0, −1,1) est une base de E3
Diagonalisation
La matrice A est diagonalisable lorsqu’il existe une matrice diagonale D et une

D = P −1 AP
matrice inversible P telle que
 A = PDP −1
Critères de diagonalisation
✓ La matrice A est diagonalisable si et seulement si son polynôme caractéristique
admet n racines distinctes ( n est l’ordre de la matrice),
✓ La matrice est diagonalisable si et seulement si le nombre de vecteurs propres
linéairement indépendants associés à chaque valeur propre est égale à la
multiplicité de cette dernière comme racine du polynôme caractéristique.
Algorithme de la diagonalisation d’une matrice
✓ Écrire le polynôme caractéristique et calculer les valeurs propres,
✓ Trouver les vecteurs propres associés à chaque valeur propre,
✓ Écrire la matrice D et la matrice P

 1 0 . . 0 V1 V2 . . Vn 
   
 0 2 . . 0  
D= . . . 
. . , P= 
   
 . . . . .   
0 0 
. n   
 .  
Discussion
✓ Si la matrice de passage P est une matrice carrée, alors A est diagonalisable,
✓ Si P n’est pas une matrice carrée, alors A n’est pas diagonalisable (la matrice
A est trigonalisable)
Cours de Mathematiques L2_S3
Autrement dit A est diagonalisable lorsque la dimension du sous-espace vectoriel
propre de A est égale à l’ordre de la matrice.

Pour une matrice diagonalisable A on a : An = ( PDP−1 ) = PDn P−1


n

 1n 0 . . 0 

 0 2 n . . 0 
Où Dn =  . . . . . 


 . . . . . 
 
 0 0 . . n n 
Exemple

 1 −1 −1
 
Soit A =  2 5 2
 −2 −3 0 
 

Le polynôme caractéristique de A PA ( x ) = (1 − x )( x − 2 )( x − 3)

1 = 1, 2 = 2 et 3 = 3 sont les valeurs de A . A est une matrice carrée d’ordre 3 et


admet 3 racines
Donc la matrice est diagonalisable

✓ Sous-espace vectoriel propre associer a 1 = 1


E1 = E1 = V / AV = 1.V = V 

V = ( x, y, z ) = ( − y, y, − y ) = ( −1,1, −1) y

Donc V1 = ( −1,1, −1) est une base de E1

✓ Sous-espace vectoriel propre associer a 2 = 2


E2 = E2 = V / AV = 2V 

Donc V2 = ( −1,0,1) est une base de E2

✓ Sous-espace vectoriel propre associer a 3 = 3


E3 = E3 = V / AV = 3V 

V = ( x, y, z ) = ( 0, − z, z ) = ( 0, −1,1) z . Donc V3 = ( 0, −1,1) est une base de E3

Cours de Mathematiques L2_S3


On a : A = PDP −1

 −1 −1 0  1 0 0
   
P =  1 0 −1 et D =  0 2 0  = P −1 AP
 −1 1 1   0 0 3
   
II. Trigonalisation d’une matrice
1. Rappel (Matrice triangulaire)
Soit A une matrice carrée a coefficients dans K , K = ou
Elle est dite triangulaire si elle est de la forme :

 a11 0 0 
 
A=  (Matrice triangulaire supérieure)
 0 
 
 an1 ann 

 a11 a1n 
 
0
A=  (Matrice triangulaire inferieure)
 
 
 0 0 ann 
2. Matrice trigonalisable

Définition : Soit A  M n ( K ) une matrice carrée a coefficients dans K , K = ou

.
A est dite trigonalisable si elle est semblable à une matrice triangulaire c’est-à-
dire s’il existe une matrice inversible P telle que :

 a11 a1n 
 
0
T = P AP = 
−1 
 
 
 0 0 ann 

Remarque : T = P −1 AP  A = PTP −1
On notera que toute matrice triangulaire supérieure étant semblable a une matrice

triangulaire inferieure, une matrice est trigonalisable dans M n ( K ) si et seulement

si elle est semblable a une matrice triangulaire inferieure


Proposition

Toute matrice trigonalisable de M n ( K ) admet toujours n valeurs propres distinctes

ou confondues

Cours de Mathematiques L2_S3


Théorème

Toute matrice complexe A  M n ( K ) est trigonalisable

Exemple
Soit l’endomorphisme f de 3
dont la matrice dans la base canonique est :

 1 0 1
 
A =  −1 2 1
 1 −1 1
 
Montrer que f est trigonalisable et trigonaliser f
➢ Indication de solution
1− x 0 1
PA ( x ) = −1 2 − x 1
1 −1 1 − x
= − ( x − 2 ) − ( 2 − x ) ( − x 2 + 2 x ) = ( x − 2 ) ( −1 − x 2 + 2 x ) = − ( x − 2 )( x − 1)
2

Les valeurs propres de f sont : x1 = 2 (Racine simple) et x2 = 1 (Racine double ou


d’ordre de multiplicité 2). On a 3 racines dont deux sont confondues  A est
trigonalisable

✓ Sous-espace vectoriel propre associer a x1 = 2

E2 = V / AV = 2V  . On a :

 1 0 1 x   2 x  x + z = 2x − x +z=0
      
 −1 2 1 y  =  2 y   − x + 2 y + z = 2 y  − x +z=0
 1 −1 1 z   2 z   x − y + z = 2z x − y − z = 0
      
− x + z = 0  x = z

x − y − z = 0  z − y − z = 0  y = 0

On a : V = ( x, y, z ) = ( z ,0, z ) = (1,0,1) z  u1 = (1,0,1) est une base de E2

✓ Sous-espace vectoriel propre associer a x2 =1


E1 = V / AV = V  . On a :

 1 0 1 x   x   x +z=x z = 0
       z = 0
 −1 2 1 y  =  y   − x + 2 y + z = y  − x + y = 0   x = y
 1 −1 1 z   z   x − y + z = z  
      x − y = 0

Cours de Mathematiques L2_S3


V = ( x, y, z ) = ( y, y,0 ) = (1,1,0 ) y  u2 = (1,1,0 ) est une base de E1

La matrice P n’est pas une matrice carrée donc A est trigonalisable

Complétons u1 et u2 en une base ( u1 , u2 , u3 ) de 3


dans laquelle la matrice de f est

semblable a une matrice triangulaire supérieure

Posons u3 = (1,0,0 ) .On a det ( u1 , u2 , u3 ) = −1  0  ( u1 , u2 , u3 ) est une base de 3

1 1 1
 
P = 0 1 0
1 0 0
 
0 0 1 
 −1
Avec la méthode des cofacteurs P =  0 1 0 
 1 −1 −1
 
2 0 1 
−1  
T = P AP =  0 1 −1 (Matrice triangulaire inferieure)
0 0 1 
 
Commentaire

La matrice A ne possède que 2 vecteurs propres indépendants u1 et u2 ,donc A

n’est pas diagonalisable

On choisit alors un vecteur quelque u3 vérifiant la condition : u1 , u2 , u3 soient


linéairement indépendants
Théorème de Hamilton-Cayley

(1) Pour tout endomorphisme f de E ,on a : Pf (f )=0


(2) Pour toute matrice A  M n ( K ) ,on a : PA ( A ) = 0

Exercice d’application

1 1 1
 
Soit A =  0 1 0  . Calculer PA ( A ) et en déduire A −1
1 0 0
 
➢ Indication de solution

Cours de Mathematiques L2_S3


1− x 1 1
1− x 1
PA ( x ) = 0 1 − x 0 = ( −1) (1 − x )
2+ 2

1 −x
1 0 −x
= (1 − x ) ( − x + x 2 − 1) = − x3 + 2 x 2 − 1
 PA ( x ) = − x3 + 2 x 2 − 1

PA ( A) = − A3 + 2 A2 − I 3

 1 1 1  1 1 1   2 2 1  2 2 1 1 1 1   3 4 2 
         
A2 =  0 1 0  0 1 0  =  0 1 1  A3 =  0 1 1 0 1 0  =  0 1 0 
 1 0 0  1 0 0   1 1 1  1 1 1 1 0 0   2 2 1 
         
 3 4 2   2 2 1  1 0 0   0 0 0 
       
PA ( A) = −  0 1 0  + 2  0 1 1 −  0 1 0  =  0 0 0  = O
 2 2 1   1 1 1  0 0 1   0 0 0 
       
PA ( A ) = O  − A3 + 2 A2 = I 3  A ( − A2 + 2 A ) = I 3
0 0 1 
−1  
 A = −A + 2A =  0 1 0 
2

 1 −1 −1
 

Cours de Mathematiques L2_S3


Chapitre 2_Le modèle économique input-output (entrée-
sortie) de Leontief
On considère une économie qui se compose de n secteurs S1 , S 2 ,..., Sn

❖ Chaque secteur est supposé produire un seul bien.


❖ Chacun de ces secteurs consomme une partie des biens produits par tous les
secteurs.

❖ Pour produire une unité du bien j , le secteur S j a besoin de aij unités du bien i .

❖ Si q j désigne la quantité de production en bien j du secteur S j , alors la demande

totale intérieure d'unités produites en bien i par le secteur S i est donnée par :

ai1q1 + ... + aij q j + ... + ain qn


❖ La production totale de chaque secteur doit satisfaire la demande
intermédiaire et la demande finale.
❖ Ce qui donne, pour chaque bien i :

ai1q1 + ... + aij q j + ... + ain qn + di = qi


unités de i utilisées pour demande production
la production d ' autres biens finale totale

L’équilibre de toute l’économie peut ainsi être décrit par l’égalité matricielle
suivante :

 a11 a1n   q1   d1   q1 
        ou AQ + D = Q
   +   =  
a ann      
 n1  qn   d n   qn 
La Matrice A est appelée la matrice de coefficients technique

Le système, dit de Leontief, s’écrit alors : ( I − A ) Q = D

La solution du système de Leontief consiste à déterminer les quantités à


produire de chaque bien pour satisfaire toute la demande.
❖ Pour assurer l’unicité des quantités à produire, cette solution doit exister et être

unique, la matrice ( I − A ) doit alors être inversible. Dans ce cas, cette solution

est donnée par : Q = ( I − A ) D


−1

❖ Pour que l'économie soit productive, les coefficients de la matrice ( I − A ) doivent

être tous positifs.


Cours de Mathematiques L2_S3
Comment trouver la matrice de coefficients techniques A ?

cij est la consommation du secteur S j dans le secteur S i pour produire une unité

de bien, si x j est le nombre d’unité de production alors :

cij
aij =
xj
Nous allons à présent donner quelques exemples
Exemple 1
On suppose que l’économie d’un pays fictif se décompose en deux secteurs.
On suppose que l’économie d’un pays fictif se décompose de deux secteurs :
l’agriculture et l’industrie.
❖ Pour le 1er secteur, la production est de 500UM répartie comme suit : 200
UM consommées par l’industrie et 50 UM consommées par l’agriculture elle-
même. Le reste en consommation finale pour satisfaire les besoins de la
population.
❖ Pour le 2ème secteur, la production est de 2500UM répartie comme suit :
500 UM consommées par l’industrie elle-même et 100 UM consommées par
l’agriculture. Le reste en consommation finale pour satisfaire les besoins de
la population.
A partir de ces données, on construit le tableau d’entrées-sorties de
l’économie :
Entrées (consommation)
Sorties Secteur Agricultu Industr Consommation Production
(Productio re ie finale finale
ns) Agricultu 50 200 250 500
re
Industrie 100 500 1900 2500
Tableau input-output
La matrice de coefficients techniques correspondante est alors donnée par :
consommation int ermediaire de production i par le sec teur j
aij =
production du sec teur j
a a12  50 200 100 500
A =  11  et a11 = , a12 = a21 = et a22 =
 a21 a22  500 2500 500 2500

Cours de Mathematiques L2_S3


 50 200 
 500 2500   0.1 0.08 
Donc A =  = 
 100 500   0.2 0.2 
 
 500 2500 
 d   250 
Le vecteur de la demande extérieure devient :  1  =  
 d 2   1900 
Le système de Leontief s’écrit alors :

 0.1 0.08   q1   250   q1   0.9 −0.08   q1   250 


   +  =    =  
 0.2 0.2   q2  1900   q2   −0.2 0.8   q2  1900 

 0.9 −0.08   q1   511.36 


Et en cherchant l’inverse de la matrice   on trouve :   =  
 −0.2 0.8   q2   2627.84 
La production de chacun des deux secteurs qui satisfait les nouvelles demandes est
alors donnée par :
511.36 UM de S1

 2627.84 UM de S 2
Exemple 2
Supposons que l'économie d'une certaine région dépend de trois industries :

S1 , S 2 et S 3 . En surveillant les opérations de ces trois secteurs, on a tiré les

observations suivantes :

Pour produire une unité de S1 , S1 doit consommer 0,3 unités de S1 , 0,3 unités de S 2 et

0,3 unités de S 3 .Pour produire une unité de S 2 , S 2 doit acheter 0,4 unités de S1 , utiliser

0,1 unités de S 2 et 0,4 unités de S 3 . S 3 consomme 0,3 unités de S1 , 0,4 unités de S 2 et

de 0,2 unités de S 3 pour produire une unité de S 3 .

Supposons également que pendant une période d'une semaine, l'économie a

une demande extérieure de 50.000 unités de S1 , 75.000 unités de S 2 et

125.000 unités de S 3 .

1. L’équilibre de cette économie peut être traduit par l’égalité matricielle :

 0.3 0.3 0.3   q1   50000   q1 


      
 0.4 0.1 0.4   q2  +  75000  =  q2 
 0.3 0.4 0.2   q  125000   q 
  3     3
2. La matrice des coefficients techniques correspondante :
Cours de Mathematiques L2_S3
 0.3 0.3 0.3 
 
 0.4 0.1 0.4 
 0.3 0.4 0.2 
 
3. Le vecteur de la demande extérieure :

 50000 
 
 75000 
125000 
 

4. Le système de Leontief ( I − A ) Q = D correspondant :

 −0.7 −0.3 −0.3   q1   50000 


    
 −0.4 0.9 −0.4   q2  =  75000 
 −0.3 0.4 0.8   q  125000 
  3   

5. Solution du système ( I − A ) Q = D est donnée par :

 q1   225609.76 
   
 q2  =  237804.88 
 q  121951.22 
 3  
6. Le niveau de production de chacun des trois secteurs pour satisfaire les demandes
est alors :

225609.76 Unités de S1

237804.88 Unités de S 2

121951.22 Unités de S 3
Exemple 3
Considérons une économie à trois secteurs : l’agriculture, l’industrie et les services
pour laquelle les consommations intersectorielles sont données par :

 2 4 3
 
C =  3 6 1
 1 2 1
 
Les productions des trois secteurs sont respectivement 12, 18 et 9. Les quantités
finales disponibles et les valeurs ajoutées sont données dans le tableau suivant :

Cours de Mathematiques L2_S3


Agricultur Industrie Services X F
e
Agricultur 2 4 3 12 3
e
Industrie 3 6 1 18 8
Services 1 2 1 9 5
X 12 18 9
V 6 6 4

Remarques
a) ce tableau est appelé tableau input-output.
b) Sur une ligne ou une colonne le montant de la production est égal à la somme des
autres éléments.
Par exemple sur la première ligne on a : 12=2+4+3+3, sur la première colonne on a :
12=2+3+1+6
Question quelle doit être la production nécessaire pour satisfaire :
1) aux demandes finales de 5, 9 et 8,
2) lorsque la demande finale de l’agriculture triple, celle de l’industrie double et celle
des services augmente de 75%.

 2 4 3
 12 18 9
 
 3 6 1
La matrice des coefficients techniques est : A = 
12 18 9
 
 1 2 1

 12 18 9
On divise les éléments de chaque colonne de la matrice des consommations
intersectorielles par la production.

 2 4 3   10 −4 −3 
 9   12 18 9 
 1 0 0   12 18   
  1   −3 786
I − A = 0 1 0 − 
1

3 6
=
12
− et det(I − A) =
 0 0 1   12 18 9   12 18 9 12  8  9
    
 1 2 1   −1 −2 8 
  
 12 18 9   12 18 9 

Cours de Mathematiques L2_S3


En utilisant la méthode des cofacteurs on a :

1128 456 480 


1  
( I − A) −1 =  450 1386 342 
786  
 162 216 972 
 x1 
 
1. Désignons par X =  x2  la production nécessaire pour satisfaire aux demandes
x 
 3
5  x1   f1 
    −1  
finales f1 = 5 , f 2 = 9 et f3 = 8 ,on pose F =  9  ,nous avons :  x2  = ( I − A)  f 2 
8 x  f 
   3  3
 x1  1128 456 480  5  13584   17, 282 
  1    1    
  x2  =  450 1386 342  9  =  17460  =  22, 214 
 x  786  162 216 972  8  786 10530   13,397 
 3       
 = 3 f = 3 3 = 9
1) Les nouvelles demandes sont : f1 1 ,

f 2 = 2  f 2 = 2  8 = 16 ,
75  5
f3 = f3 +
75 f3
= 5+ = 8,75
100 100
 x1  1128 456 480  9   27,542 
  1     
X =  x2  =  450 1386 342  16  =  37,174 
 x  786  162 216 972  8,75   17,073 
 3     

Cours de Mathematiques L2_S3

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