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Héroïsme de Schéhérazade

L'histoire raconte comment Schéhérazade sauve son peuple d'une mort certaine en devenant l'épouse du sultan Schahriar. Elle demande à sa sœur Dinarzade de l'aider en lui demandant chaque nuit de lui raconter une histoire, ce qui permet de repousser son exécution à l'aube et de gagner du temps pour convaincre le sultan d'arrêter ses meurtres.

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Héroïsme de Schéhérazade

L'histoire raconte comment Schéhérazade sauve son peuple d'une mort certaine en devenant l'épouse du sultan Schahriar. Elle demande à sa sœur Dinarzade de l'aider en lui demandant chaque nuit de lui raconter une histoire, ce qui permet de repousser son exécution à l'aube et de gagner du temps pour convaincre le sultan d'arrêter ses meurtres.

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L'héroïsme de Shéhérazade

Schahriar met à exécution sa décision, ainsi toutes les filles du royaume meurent les unes
après les autres.

Le bruit de cette inhumanité sans exemple causa une consternation générale dans la ville.
On n’y entendait que des cris et des lamentations. Le grand vizir, qui était malgré lui le
ministre d’une si horrible injustice, avait deux filles, dont l’aînée s’appelait Schéhérazade,
et la cadette Dinarzade. Cette dernière ne manquait pas de mérite ; mais l’autre avait un
courage au-dessus de son sexe, de l’esprit infiniment. Elle avait beaucoup de lecture et une
mémoire prodigieuse. Elle s’était heureusement appliquée à la philosophie, à la médecine,
à l’histoire et aux arts ; et elle faisait des vers mieux que les poètes les plus célèbres de son
temps. Outre cela, elle était pourvue d’une beauté extraordinaire ; et une vertu très solide
couronnait toutes ses qualités. Un jour qu’ils s’entretenaient, elle lui dit : « Mon père, j’ai
une grâce à vous demander ; je vous supplie très humblement de me l’accorder. — Je ne
vous la refuse pas, répondit-il, pourvu qu’elle soit juste et raisonnable. — Je veux d’arrêter
cette barbarie que le sultan exerce sur les familles de cette ville ; je vous conjure, par la
tendre affection que vous avez pour moi, de me laisser l’épouser. » Le vizir ne put entendre
ce discours sans horreur : « Ô Dieu ! interrompit-il avec transport. Avez-vous perdu
l’esprit, ma fille ? Pouvez-vous me faire une prière si dangereuse ? »
Le père, poussé à bout par la fermeté de sa fille, alla dès ce moment trouver Schahriar, pour
lui annoncer que la nuit prochaine il lui mènerait Schéhérazade. Le sultan fut fort étonné du
sacrifice que son grand vizir lui faisait : « Ne vous trompez pas, vizir, dit le sultan :
demain, en vous remettant Schéhérazade entre les mains, je prétends que vous lui ôtiez la
vie. Si vous y manquez, je vous jure que je vous ferai mourir vous-même. — Sire, repartit
le vizir, mon cœur gémira, mais je vous réponds d’un bras fidèle. » Schahriar accepta
l’offre de son ministre, et lui dit qu’il n’avait qu’à lui amener sa fille quand il lui plairait.
Shéhérazade prit à part sa sœur Dinarzade, et lui dit : « Ma chère sœur, j’ai besoin de votre
secours. Mon père va me conduire chez le sultan pour être son épouse. Dès que je serai
devant le sultan, je le supplierai de permettre que vous couchiez dans la chambre nuptiale,
afin que je jouisse cette nuit encore de votre compagnie. Si j’obtiens cette grâce, comme je
l’espère, souvenez-vous de m’éveiller demain matin une heure avant le jour, et de
m’adresser ces paroles : “Ma sœur, je vous supplie, en attendant le jour qui paraîtra bientôt,
de me raconter un de ces beaux contes que vous savez.” Aussitôt je vous en conterai un, et
je me flatte de délivrer, par ce moyen, tout le peuple ».
Schahriar ayant consenti à la demande de Shéhérazade chercha Dinarzade, qui vint en
diligence. Le sultan se coucha avec Schéhérazade sur une estrade fort élevée, à la manière
des monarques de l’Orient, et Dinarzade dans un lit qu’on lui avait préparé au bas de
l’estrade. Une heure avant le jour, Dinarzade, s’étant réveillée, ne manqua pas de faire ce
que sa sœur lui avait recommandé : « Ma chère sœur, s’écria-t-elle, si vous ne dormez pas,
je vous supplie, en attendant le jour qui paraîtra bientôt, de me raconter un de ces contes
agréables que vous savez. Hélas ! Ce sera peut-être la dernière fois que j’aurai ce plaisir. »
Schéhérazade, au lieu de répondre à sa sœur, s’adressa au sultan : « Sire, dit-elle, votre
majesté veut-elle bien me permettre de donner cette satisfaction à ma sœur ? - Très
volontiers, » répondit le sultan. Alors Schéhérazade dit à sa sœur d’écouter ; et puis,
adressant la parole à Schahriar, elle commença de la sorte son conte…
TEXTE B - I 1

CHIMENE. - Dis-moi donc, je te prie, une seconde fois


Ce qui te fait juger qu’il approuve mon choix ;
Apprends-moi de nouveau quel espoir j’en dois prendre ;
Un si charmant discours ne se peut trop entendre ;
Tu ne peux trop promettre aux feux de notre amour
La douce liberté de se montrer au jour.

Consigne :

1. J'apprends mon texte.


2. Je choisis ma pose : ....................................................... .

Grille d’évaluation qui sera complétée par la professeure :

Je connais mon texte. /2


Je mets le ton. /1
J'ai choisi une pose. /1
Je garde mon sérieux. /1
Total /5

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