Examen de ‘’ milieux continus propriétés
mécaniques des matériaux ‘’
Figure 39 Limba sans écorce ‘’ V1 ‘’
(Courbe de compression)
3
4
2
1. Description : La première partie est la zone élastique, la deuxième partie est la zone de fluage,
la troisième partie est la zone plastique et la quatrième est la zone de rupture.
2. Commentaire : La partie linéaire de la courbe correspond à la courbe de Hooke qui décrit le
comportement élastique linéaire pour lequel la déformation est parfaitement réversible (c’est
la loi de Hooke). La pente de cette droite défini le module de Young E. Avec E = / (avec la
contrainte ‘’ l’axe des ordonnées ‘’ et la déformation relative ‘’ l’axe des abscisses ‘’) E =
15/8 E = 1,875 N/mm2
Le module de Young E prend une valeur caractéristique pour chaque matériau.
La deuxième partie correspond au phénomène de fluage qui provoque la déformation
irréversible différée d’un matériau soumis à une contrainte constante, inférieur à la limite
d’élasticité du matériau, pendant une durée suffisante.
La troisième partie correspond à la déformation plastique qui est une déformation irréversible
d’un matériau ; elle se produit par un réarrangement de la position relative des éléments
constitutifs du matériau.
Enfin la quatrième partie correspond à la rupture du matériau qui est la séparation partielle
en plusieurs pièces mise en évidence par la présence des fissures sur l’échantillon.
3. Comparaison avec les résultats théoriques : Dans la théorie, lorsqu’un matériau est soumis
à une contrainte (traction ou compression), la courbe de déformation présentation deux ou
trois partie : la partie élastique, plastique (facultatif) et la rupture mais pour certains
matériaux on observe après la zone plastique le phénomène de fluage par contre dans ce cas
ce phénomène intervient après la zone élastique, avant la zone plastique.
4. Rapprochement avec le cours : L’élasticité linéaire concerne les petites déformations
proportionnelles à la sollicitation. Dans cette gamme, l’allongement est proportionnel à la
force dans le cas d’un étirement et d’une compression selon le module de Young. Aux plus
grandes déformations, l’élasticité devient non linéaire pour certains matériaux. Pour d’autres,
la fracture ou le fluage intervient. L’élasticité des matériaux est décrite par une courbe
contrainte-déformation tel est notre cas, qui montre la relation entre la contrainte (la force
interne de restauration moyenne par unité de surface) et la déformation (déformation
relative). La courbe est généralement comme dans notre cas non linéaire. Lorsque la
contrainte dépasse la limite élastique Re, les matériaux présentent un comportement
plastique, c’est-à-dire qu’ils se déforment irréversiblement et ne reviennent pas à leur forme
d’origine, alors que la contrainte n’est plus appliquée. En fin si l’on augmente toute fois la
contrainte dépassant la tension de rupture notée Rm, le matériau se rompt.
Figure 40 Limba sans écorce ‘’ V4’’
(Courbe de compression)
2
3
1
D
1. Description : La première partie est la zone élastique, la deuxième partie correspond à la zone
plastique, la troisième partie correspond à la rupture.
2. Commentaire : Nous obtenons avec cet échantillon une courbe ayant trois parties :
La zone plastique (1) est d’une linéarité un peu régulière, l’échantillon ne présente
d’imperfection dans cette zone qu’au début, il est donc un matériau un peu élastique. Le
module de Young de ce matériau est E = 28/14,88 E = 1,88.106 Pa
La partie plastique est un peu bref, le matériau est peu plastique c’est-à-dire dépassé la limite
d’élasticité, le matériau tend rapidement vers la rupture.
La zone de fracture montre que lorsque le matériau se rompt il se comporte comme un
nouveau matériau qui présente une nouvelle petite zone élastique, plastique et la rupture.
3. Comparaison avec les résultats théoriques : En théorie, après la rupture le matériau n’est
censé présenté aucun autre comportement ; notre matériau par contre présente une petite
nouvelle courbe contrainte-déformation comme dit dans le sous-titre ‘’ Commentaire ‘’
4. Rapprochement avec le cours : Cet échantillon qui est aussi un Limba sans écorce ne réagit
pas comme le prévoit la théorie à la contrainte comme le premier ; cela est dû par le fait que
les deux échantillons n’ont pas les mêmes dimensions.
Figure 36 Limba sans écorce ‘’ XS3 ’’
(Courbe de compression)
2
3
1
C
1. Description : La zone (1) est la partie élastique, la zone (2) est la partie plastique, la zone (3)
est la fracture.
2. Commentaire : La zone (1) quasi linéaire suivant la courbe d’équation y = ax + b correspondant
à la déformation élastique ; le module de Young est : E = 42,5/20 E = 2,125 N/mm2.
La zone (2) est le domaine plastique qui se présente en deux petites phases : la phase plastique
proprement dite et la phase de plastique de striction qui est la capacité du matériau à ne pas
céder à la rupture.
La zone (3) est donc la rupture qui montre bien que le matériau ne se rompt pas directement.
3. Comparaison avec les résultats théoriques : La courbe de compression de ce matériau reflète
bien à une imperfection près le comportement typique d’une courbe contrainte-déformation,
elle présente une striction plus ou moins marquée.
4. Rapprochement avec le cours : Cet échantillon de Limba sans écorce présente lui aussi un
comportement différent de celui des deux échantillons précédents cela est encore une fois dû
à la différence de taille entre ces échantillons, celui-ci présente en plus une striction avant la
fracture.
Figure 35 Limba avec écorce ‘’ X3 ‘’
(Courbe de compression)
2 3
4
1. Description : La zone (1) correspond à la déformation élastique, la zone (2) la déformation
plastique, la zone (3) la striction et la zone (4) la fracture.
2. Commentaire : La droite représentant le domaine élastique (1) de ce matériau est presque
parfaite dont la pente est le module de Young ‘’ E ‘’ caractéristique de ce matériau donné par :
E = 43,75/21 E = 2,08 N/mm2 .
Le domaine plastique s’étend de 21 à 26 sur l’axe des déformations et quasiment sur la même
valeur sur l’axe des contraintes, c’est-à-dire même si la contrainte reste presque constante
sur un temps peu plus prolongé le matériau peut céder.
La zone de striction est bien remarquable pour ce matériau ; la déformation plastique se
localise dans les portions (2) et (3) de l’éprouvette mais n’est pas homogène en (3).
La zone (4) est la zone de rupture qui est l’aboutissement la striction lorsque la contrainte
reste maintenue.
3. Comparaison avec les résultats théoriques : Les résultats obtenus dans cette expérience sont
conformes ou presque aux résultats prévus dans la théorie.
4. Rapprochement avec le cours : Lorsqu’un corps est soumis à l’action de forces qui tendent à
le comprimer, les raccourcissements sont entre certaines limites proportionnels aux forces qui
les produisent, expérimenter pour la première fois par le physicien anglais Robert Hooke. Le
corps reprend presque sa forme et ses dimensions primitives lorsque la force cesse d’agir,
l’élasticité du corps n’a pas dans ce cas été altérée. Lorsque les raccourcissements ne sont plus
proportionnels aux forces, les corps ne reprennent plus leurs formes et leurs dimensions
primitives : les corps demeurent plus ou moins allongés quand même les forces ont cessé
d’agir, on dit alors que leur élasticité est altérée. Si tout de même les forces sont maintenues,
le matériau se rompt après la striction.
Figure 42 a et b ‘’ bois fini de Sipo ‘’ (courbe de compression)
1. Description : La première partie (1) correspond à la déformation élastique, deuxième partie
correspond à la rupture.
2. Commentaire : La déformation élastique est linéaire, exception faite entre 0 et la première
valeur sur l’axe des contraintes et entre 0 et à la première valeur sur l’axe des déformations.
La deuxième zone correspond à la rupture.
3. Comparaison avec les résultats théoriques : Certains matériaux se fracturent lorsqu’on leur
impose des contraintes mécaniques ou qu’on fait subir des déformations brutales, leur
rupture n’exige qu’une faible énergie ; ce genre de matériau sont appelés matériaux fragiles.
La courbe contrainte-déformation de notre échantillon montre que notre matériau se loge
dans cette catégorie.
4. Rapprochement avec le cours : La fragilité ou la ténacité dépend non seulement des forces de
liaisons entre les atomes, mais aussi de la contribution d’éventuels phénomènes de dissipation
d’énergie : la plasticité, microfissuration, changement de phase, recristallisation dynamique …
qui ont effet d’accroitre sensiblement, dans les substances tenaces, le volume du domaine où
à la pointe de la fissure, les liaisons atomiques s’opposent à sa progression en supportant la
contrainte la plus élevée. La résistance mécanique d’une éprouvette sous charge est la
contrainte maximale Rm supportée par l’éprouvette avant rupture, il est dans le cas de notre
matériau égale à la limite d’élasticité Re.
Figure 42 c ‘’ bois fini du Kambala ‘’
(courbe de compression)
2 3
D D
1
D
1. Description : La zone (1) correspond à la déformation élastique, la zone (2) la striction et la
zone (3) la rupture.
2. Commentaire : La zone élastique plutôt linéaire s’étend de 0 à la valeur maximale des
contraintes et de 0 à 21,5 sur l’axe des déformations, sa pente est E = 47,5/21,5
E = 2,21 N/mm2 .
La zone de striction se présente en deux phases