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Adsorption de bleu de méthylène sur charbon

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Marwan Diouri
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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique


Université Akli Mohand OULHADJ - BOUIRA
Faculté des Sciences et des Sciences Appliquées
Département de Génie des Procédés

MÉMOIRE
Présenté par
BOUNIF RIMA

Pour l’obtention du diplôme de

MASTER

Filière : Génie des Procédés


Option : Science et Génie de l’Environnement

Thème

Conception d’une colonne à lit fixe au charbon actif granulé appliquée


à l’étude dynamique de l’adsorption de bleu de méthylène.

Soutenu le : 05/10/2017 Devant le jury composé de :

Nom et Prénom Grade Université


LOUNICI Hakim Professeur Univ-Bouira Présidente
AIT ALI Salima MCB Univ-Bouira Examinatrice
HADIOUCHE Dalila MCB Univ-Bouira Rapporteur

Année universitaire 2016/2017


REMERCIEMENTS

Ce travail a été réalisé, dans le cadre de la préparation de Master en Sciences et


Génie de l’Environnement, au laboratoire de Génie des procédés sous direction de Mme
HADIOUCHE

Je tiens à remercier sincèrement mon encadreur au sein de l’Université de BOUIRA


Madame HADIOUCHE Dalila, pour l’excellent encadrement délivré au cours de mon projet
de fin d’étude, pour sa gentillesse, sa patience, sa disponibilité et surtout pour la bonne
humeur qu’elle communique avec le monde.

Je remercie aussi Pr. LOUNICI Hakim pour l’opportunité unique qu’il ma accordé,
ainsi pour son aide précieuse et ses précieux conseils.

Mes vifs remerciements vont également aux membres du jury Mme ZABAR et Mme
AIT ALI Salima pour l’intérêt qu’elles ont portées en acceptant d’examiner notre travail et de
l’enrichir.

Je voudrai rendre hommage à ma famille, pour leur indélébile soutien au cours de


toutes mes années d’études, ainsi que mes amis qui m’ont toujours encouragé au cours de la
réalisation de ce mémoire

Enfin j’exprime ma gratitude à l’ensemble des personnes qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
Dédicaces

Avant toute chose je remercie ALLAH Tout Puissant de m'avoir donné le


courage et la patience pour accomplir cet humble travail, fruit de mes
années de dur labeur.

Je dédie ce modeste travail à :

A mon chère père qui surveillait mon confort et cherchait mon sucées «merci papa je
promets que je ne vous décevrai jamais »

* La lumière qui me montre le chemin quand je me sens perdue, Ma très chère mère «
Yamina »; Puisse DIEU la garder.

* Ma soutien moral et le secret de ma sourire, ma vie et ma sœur « Yasmin ».

* ma belle sœur et sa fille « Lina Nada »

* Mes Trois chers frères : Nassim Hamza et Zidane qui mont toujours encouragés et
qui étaient toujours présents pour moi.

* Toute ma famille, et mes amis.

* A mes copines Iman, Samira, Farha, Hiba, Sabrina, Lila, Hassiba

* Tous ceux qui mont soutenue de près ou de loin.

« Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ;

Elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries».
LISTES
DES FIGURES
Liste des figures

LISTE DES FIGURES

CHAPITRE I
PROCEDE D’ADSORPTION

Figure I.1 : Les principales interactions entre un atome ou une molécule et un solide à
l’interface solide/liquide (d’après Manceau et al. 2002) ...........................................................4

Figure I.2: Représentation schématique de l'hypothèse des multicouches...............................9

Figure I.3: Allures des isothermes d'adsorption selon Gille....................................................11

Figure I.4 : Différentes étapes de transfert d’un soluté lors de son adsorption sur un matériau
microporeux ; d’après WEBER et SMITH..............................................................................11

Figure I.5: Schéma d’un concentrateur à roue.........................................................................15

Figure I.6: Installation d’une série des colonnes sous pression...............................................16

Figure I.7: Colonnes à gravité.................................................................................................17


Figure I.8 : Colonnes multiples en parallèle............................................................................18
Figure I.9 : Colonnes continues à contre courant...................................................................18
Figure I.10 : Le schéma montre l'épuisement pendant l'utilisation de la colonne..................20

Figure I.11: Description et utilisation des courbes de percée................................................21

Figure I.12 : Vue au microscope électronique d'un grain de charbon actif ...........................25
Figure I.13 : Structure élémentaire des zéolithes...................................................................26

CHAPITRE II

GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

Figure II.1: charbon actif........................................................................................................29

Figure II.2 : Structure chimique du charbon actif..................................................................30

Figure II.3: Représentation schématique de la structure des pores d’un charbon actif...........31

Figure II.4: Groupes de surface du charbon actif ..................................................................32


Liste des figures

Figure II.5: Réactions types rencontrées lors l’activation physique........................................33

Figure II.6: diagramme schématique de processus de la production du charbon actif ...........34

Figure II.7 : structure poreuse du charbon actif.......................................................................36

Figure II.8 : Charbon actif en poudre......................................................................................37

Figure II.9: Charbon actif granulé...........................................................................................39


Fgure II.10 : Le Charbon Actif Extrude...............................................................................40

Figure II.11 : Schéma de procédé de traitement des eaux sur une colonne de Charbons actifs
en grain....................................................................................................................................42

Chapitre III
MISE EN ŒUVRE EXPERIMENTALE
ET TECHNIQUES DE CARACTERISATION

Figure III.1 : Le dispositif expérimental Colonne en verre à double parois..........................44

Figure III.2 : Le dispositif expérimental Colonne en plastique..............................................45

Figure III. 3: La courbe d’étalonnage obtenue pour différente concentration en bleu de


méthylène.................................................................................................................................52

CHAPITRE IV

RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure IV.1 : Evolution de la concentration en BM en solution en fonction du temps de


séjour dans le réacteur pour différentes concentrations initiales de BM avec 0.5 g de CAI....60

Figure IV.2: Evolution de la capacité d’adsorption de BM en fonction du temps de séjours à


différentes concentrations initiales en BM. 0.5 g de CAI.........................................................61

Figure IV.3: Cinétique d’adsorption de 1er ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
concentrations initiales en BM .................................................................................................63

Figure IV.4: Cinétique d’adsorption de 2ème ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
concentrations initiales en BM .................................................................................................64
Liste des figures

Figure IV.5: Etude qualitative de la cinétique de diffusion de l’adsorption de BM en fonction


du temps de séjours à différentes concentrations initiales sur le CAI (0.5 g). .........................66

Figure IV.56: Isotherme d’adsorption de BM donnée par l’évolution de la capacité


d’adsorption à l’équilibre en fonction du temps d’équilibre. .................................................68

Figure IV.7 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour deux débits d’écoulement 5 mL/min et 10 mL/min. ...........................................69

Figure IV.8 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour un débit d’écoulement 5 mL/min.........................................................................70

Figure IV.9 : Ln Ct/C0 en fonction du temps : (a) débit 5 mL/min ; (b) débit 10
mL/min......................................................................................................................................71
LISTES
DES TABLEAUX
Liste des tableaux

LISTE DES TABLEAUX

CHAPITRE I
PROCEDE D’ADSORPTION

Tableau I.1 : répartition des pores d’un adsorbant..................................................................25

Tableau I.2 : Quelques propriétés physiques de certains adsorbants.....................................27

CHAPITRE II

GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

Tableau II.1: Principales caractéristiques du charbon activé..................................................30

Tableau II.2 : les avantages et les inconvénients de CAP.....................................................38

Tableau II.3 : les avantages et les inconvénients de CAG .....................................................39

Chapitre III
MISE EN ŒUVRE EXPERIMENTALE
ET TECHNIQUES DE CARACTERISATION

Tableau III.1 : Quelques caractéristiques du bleu de méthylène ............................................51

CHAPITRE IV

RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau IV.1 : les caractéristiques physique-chimique de charbon actif étudié.....................60

Tableau IV.2 : Constantes et vitesses initiales d’adsorption...................................................63

Tableau IV. 3 : Les coefficients de diffusion calculés pour différentes concentration en


BM............................................................................................................................................65

Tableau IV. 4 : Les coefficients de diffusion calculés selon le modèle de Weber et Morris
pour différentes concentration en BM......................................................................................67

Tableau IV. 5 : Les constantes du modèle de Bohart-Adams estimées...................................72


Liste des tableaux

Tableau IV. 6: Les constantes du modèle de Bohart-Adams estimées....................................72


SOMMAIRE
Sommaire
Sommaire
Remercîments
Introduction générale..................................................................................................................1
CHAPITRE I
PROCEDE D’ADSORPTION
I.1.Généralités sur l’adsorption...................................................................................................3
I.2. Les type d’adsorption………………………………..……………………………………3
I.2.1. L’adsorption physique ou adsorption de Van der Waals …........………………..3
I.2.2. L’adsorption chimique ou chimie-sorption…………………………………........4
I.3. Les facteurs influençant l'adsorption………………………………………………….......4
I.3.1. La Température……………………………………………………………...…...4
I.3.2. La Concentration ………………………………………………...…………....…4
I.3.3. Nature de l'adsorbant…………………………………………..……………........5
I.3.4. Nature d’adsorbât............................................................................................…...5
I.3.5. Polarité …………………………………………………..………………………5
I.3.6. Surface spécifique ……………………………………...………………………..5
I.3.7. Le PH………………………………………………….…………………………5
I.4. Equilibres d’adsorption ...............................................................................................…....6
I.4.1. Différents types d’isothermes d’adsorption………......……………………….....6
I.4.1.1. Capacité d’adsorption …………………………...…………………………….7
I.4.1.2. Concept d’isotherme d'adsorption…………….....……………………………..7
[Link]étique d’adsorpti ….………………..………………………………….........11
[Link] d’adsorption…………………………………………….......12
I.5. Adsorption dynamique ………………………………………………………..……........13
I.5.1 Adsorption dynamique …………………………………………………….......13
[Link] en lit fixe……………………………….......………….....13
[Link] en lit fluidisé ….………………………………………......14
[Link] en lit mobile et lit mobile simulé ………………….....……14
[Link] avec un concentrateur à roue ………………………......….15
[Link] exemples des installations d’adsorption ……………………......….16
[Link] de percée …………...…………………………………………...…...…19
[Link] de percée en mélange……………………………...………….20
I.5.3. Modèles mathématique…………………………………………...…………. ..21
[Link]èle de Bohert et Adams ……………………………...…………… .21
[Link]èle de Clark ………………………...………………..……..………22
[Link]èle de Thomas ......…………..…………………….……………… .23
[Link]èle de Yoon et Nelson…………......…………………………….… 23
[Link]èle de Dose–Response…….…………………………………..……24
I.6. Les matériaux adsorbants … ……………………………………………………...….….24
[Link] actif ………………………………….………………………...………25
[Link] tamis moléculaires carbones (CMS) …………………………………....….25
I.6.3.Zéolithes ……………………………………………………………..…………26
[Link] gel de silice ...………………...………………………………………….…. 26
I.6.4. Alumines activées…………………………………………………..…………..26
I.6.5. Propriétés …………………………………………………………..…………..27
I.7. Application du Procédée d’adsorption au traitement des influents……........…………..28
CHAPITRE II
GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
II.1.Définition …………………..……………………….……………………………..……..29
[Link]étés de charbon actif ………………………………………………………....……29
[Link]étés texturales……………………………………………………...…….30
II.2.2 Propriétés chimiques………………………………………………….......…….31
II.3. Préparation du charbon actif…………………………………………………......……....32
II.3.1. Phase de carbonisation ………..……………………………………....……….33
II.3.2. Phase d’activation ...……….………………………………………....………..33
II.4. Caractérisation des adsorbants..........................................................................................35
[Link]étrie.....................................................................................................35
[Link] porosité..........................................................................................................35
II.4.3. Structure poreuse d’un charbon activé ..............................................................35
[Link]é apparente................................................................................................36
[Link] de cendre ...................................................................................................36
[Link] teneur en humidité..........................................................................................36
II.4.7.Détermination de pH...........................................................................................36
[Link] d’iode........................................................................................................36
II.5. Les différentes formes du charbon actif ...........................................................................37
II.5. Les différentes formes du charbon actif ...........................................................................37
II.5.1. Le Charbon Actif en Poudre (PAC)...................................................................37
[Link] du charbon actif en poudre CAP........................................37
[Link] et les inconvénients du charbon actif en poudre CAP........38
[Link] actif granulé (CAG) .............................................................................38
II.5.2.1. Utilisation du charbon actif granulé....................................................39
II.5.2.2. Avantages et les inconvénients du charbon actif granulé..................39
[Link] Charbon Actif Extrude..................................................................................40
II.6. Régénération de charbon actif ..........................................................................................41
II.6.1.Régénération à la vapeur.....................................................................................41
II.6.2.Régénération thermique.......................................................................................41
II.6.3.Régénération chimique.......................................................................................41
II.6.4.Régénération biologique......................................................................................41
II.7. Lits de charbon actif..........................................................................................................41
Chapitre III
MISE EN ŒUVRE EXPERIMENTALE
ET TECHNIQUES DE CARACTERISATION

III.1. Description du montage expérimental.............................................................................43


III.2. Caractérisation du charbon granulé industriel ................................................................45
III.2.1. La teneur en humidité ......................................................................................45
III.2.2. Le taux de cendre .............................................................................................46
III.2.3. Détermination de pH.........................................................................................47
III.2.4. Détermination de la densité apparente..............................................................47
III.2.4 Densité réelle (masse volumique)......................................................................47
III.2.5 Volume poreux total (V.P.T) .............................................................................48
III.2.6. Indice d’iode......................................................................................................48
III.2.7 Détermination de la surface spécifique.............................................................49
III.3. Choix de l’adsorbât ........................................................................................................51
III.5. Procédure expérimentale..................................................................................................52
III.5.1 Détermination de la courbe d’étalonnage...........................................................52
III.5.2. Étude des équilibres et de la cinétique d’adsorption de BM sur CAI...............52
III.5.3. Etude de la cinétique d’adsorption....................................................................53
III.5.3.1. Détermination des vitesses initiales d’adsorption..............................53
III.5.3.2. Détermination des vitesses d’adsorption et des constantes de diffusion
..................................................................................................................................................53
a) Cinétique de 1er ordre...................................................................................53
b) Cinétique de 2ème ordre ................................................................................53
III.5.4. La diffusion intra-particulaire...........................................................................54
III.6. Isothermes d’adsorption du bleu de methéléne BM........................................................54
III.6.1. Equilibres d’adsorption.....................................................................................54
III.6.1.1. Langmuir (1915) ...............................................................................54
III.6.1.2 Freundlich (1962)................................................................................56
III.7 Etude de l’adsorption sur colonne.....................................................................................57
III.7.1 Essais d’adsorption ...........................................................................................57
III.7.2 Les essais d’adsorption sur la colonne.............................................................57
III.7.3 Application des modèles d’adsorption en mode dynamique.............................58
III.7.3.1 Modèle de BOHART et ADAMS 1920.............................................58
III.7.3.2 Modèle de WOLBORSKA...........................................................................58
CHAPITRE IV
RESULTATS ET DISCUSSIONS
IV.1. Caractéristiques générales de charbon actif.....................................................................60
IV.1.1. Les caractéristiques physiques du charbon........................................................60
IV.1.2. Capacité d'adsorption .......................................................................................61
IV.1.3. Etude de la cinétique d’adsorption....................................................................63
IV.1.3.2. Cinétique de 1er ordre .......................................................................63
IV.1.3.3. Cinétique de 2ème ordre ....................................................................64
IV.1.3.4 Influence de la résistance à la diffusion..............................................65
IV.1.4. Equilibres d’adsorption ....................................................................................68
IV.1.4.1. Isothermes d’adsorption du BM.........................................................68
IV.2 Etude du procédé d’adsorption sur colonne.....................................................................69
IV.2.1 Courbe de percée................................................................................................69
IV.2.2 Application des modèles d’adsorption en mode dynamique.............................71
a) Modèle de Bohart et Adams (1920)...............................................................72
b) Modele de Wolborska....................................................................................72
Conclusion................................................................................................................................73
Références bibliographiques
Annexes
ucune entrée de table des matières n'a été trouvée.
INTRODUCTION
Introduction générale

Introduction générale

L’accroissement de la population sur la planète et l’augmentation générale du niveau de


vie moyen des habitants entraînent une augmentation de la production des biens de
consommation, engendrant parallèlement un flux de déchets de plus en plus important.
L’accumulation de ces déchets, dont la durée de vie peut atteindre plusieurs milliers d’années,
pose de grands problèmes à l’environnement [1,3].

Le secteur de l’eau demeure caractérisé par l’intensité de certains problèmes notamment


la dégradation qualitative et quantitative des ressources en eau, auxquels s’ajoutent ceux
causés par les conditions climatiques et la prolifération des foyers de pollution. L’eau devient
ainsi un vecteur de pollution [2].

Les colorants sont parmi les polluants organiques qui se manifestent en grande quantité
dans les rejets industriels. Ils sont difficiles à traiter car les colorants ont une structure
moléculaire complexe qui les rend plus stables et difficiles à être biodégradable [4].

Les chercheurs scientifiques de différentes disciplines (chimie, géologie, agronomie,


physiologie végétale, médecine,…) s’intéressent de plus en plus à l’identification et à
l’élimination des éléments polluants impliqués directement dans l’apparition de déséquilibres
au niveau des écosystèmes. Pour réduire l’impact de cette pollution plusieurs méthodes ont
été utilisées [2].
La prévention de la pollution repose sur les aspects suivants:
• aspect réglementaire qui consiste à fixer des normes,
• aspect scientifique et technologique qui correspond a l'amélioration des procèdes de
dépollution [3].
Il existe plusieurs méthodes physique, chimique et biologique pour traiter et décolorer
des effluents pollués tel que la coagulation et la floculation, la biodégradation, la filtration
membranaire, l’oxydation chimique, l’ozonation, échange d’ions, les méthodes
électrochimiques et l’adsorption.
La technique de l’adsorption est la méthode la plus favorable pour l’élimination des
polluants est devenue une méthode analytique de choix, très efficace et simple dans son
utilisation [4].

1
Introduction générale

Dans le cadre de cette étude, nous nous sommes intéressés à l’étude du procédé
d’adsorption d’une molécule de référence caractérisée par sa grande masse sur le charbon
actif industriel (CAI) sur colonne à lit fixe.
Ainsi l’objectif principal de cette étude est de concevoir une colonne d’adsorption et
étudier le procédé d’adsorption sur la colonne réalisée basée sur la détermination de la courbe
de percée.
Le mémoire est organisé de la manière suivante :
- Le premier chapitre donne des généralités sur le phénomène d’adsorption avec
quelques modèles d’isothermes d’adsorption en mode statique et en mode
dynamique.
- Le deuxième chapitre est consacré à la description des propriétés générales du
charbon actif, son rôle dans l’élimination des polluants présents dans l’eau suivi
d’une présentation de résultats de quelques travaux antérieurs sur l’adsorption.
- Le troisième chapitre est dédié à l’étude expérimentale de l’adsorption en mode
statique et dynamique.
- le quatrième chapitre présente les déférents résultats du phénomène d’adsorption en
Butch et sur colonne
Enfin, nous terminons avec une conclusion générale.

2
CHAPITRE I
Procédé d’adsorption
Chapitre I Procédé d’adsorption

Chapitre I
Procédé d’adsorption

Dans ce chapitre nous allons exposer les notions générales portées sur le procédé
d’adsorption en se basant sur les différents mécanises, les paramètres influençant l’adsorption
et les équilibres d’adsorption. Nous allons aussi parler du procédé d’adsorption en mode
dynamique avec quelques modèles. Enfin quelques applications industrielles sur les colonnes
d’adsorption seront reportées.
I.1.Généralités sur l’adsorption

Le principe de l’adsorption repose sur la propriété qu’ont les solides de fixer sur leur
surface certains substance qui s’adsorbe [5]. Le solide est appelé adsorbant et la substance qui
s’adsorbe est l’adsorbât que nous l’appellerons plus couramment soluté afin d’éviter toute
confusion avec l’adsorbant [6].

Les interactions entre adsorbant et adsorbât sont le plus souvent de nature


électrostatique, donc faible et réversible on parle alors de physisorption par opposition à la
chimisorption phénomène généralement irréversible qui fixe par liaison covalente l’adsorbât
à l’adsorbant [5].

L’adsorption étant un phénomène de surface, il est nécessaire de disposer de grande


surface spécifique (surface d’adsorption par unité de masse ou de volume), ce qui conduit à
mettre en œuvre des adsorbants microporeux. Bien entendu, les propriétés physico-chimiques
de ces matériaux (polarité, fonctions chimiques de surface) jouent un rôle déterminant dans
les énergies de liaison avec les adsorbâtes [7].

I.2. Les type d’adsorption

Il existe deux types d’adsorption qui se différent complètement par les énergies mises
en jeu et par leur nature

I.2.1. L’adsorption physique ou adsorption de Van der Waals

Est un phénomène réversible qui résulte des forces intermoléculaires d’attraction entre
les molécules du solide et celles de la substance adsorbée [6], où les molécules restent

3
Chapitre I Procédé d’adsorption

entièrement sur la surface de l’adsorbant. L’énergie mise en jeu dans ce cas est faible, elle est
de l’ordre de 2 à 10 kcal/mole [7,8].

I.2.2. L’adsorption chimique ou chimie-sorption

L’adsorption chimique (ou encore adsorption activée) résulte d’une interaction


chimique qui se traduit par un transfert d’électrons entre le solide et l’adsorbât. Il y alors
formation d’un compose chimique à la surface de l’adsorbant [6]. Ce type d’adsorption met en
jeu des énergies supérieures à celles de la physisorption, entre 20 et 100 kcal/mole [9].

Figure I.1 : Les principales interactions entre un atome ou une molécule et un solide à
l’interface solide/liquide (d’après Manceau et al. 2002) [10].

I.3. Les facteurs influençant l'adsorption

Le transfert des polluants est réagi par trois phénomènes physico-chimiques : l’équilibre
thermodynamique entre les deux phases qui exprimé la limite du procédé, la cinétique de
l’adsorption et la compétition entre les différente adsorbâts. Plusieurs facteurs vont donc
influer sur ces phénomènes [11].

I.3.1. La Température

Le phénomène d’adsorption est exothermique, ainsi les résultats sont meilleurs à froid
[11].

I.3.2. La Concentration

Plus la concentration du substrat est élevé plus la capacité d’adsorption (quantité de


composé adsorbé par unité de masse adsorbant) est importante [5].

4
Chapitre I Procédé d’adsorption

I.3.3. Nature de l'adsorbant

L’adsorption d’une substance donnée croît avec la diminution de la taille des particules
de l’adsorbant qui permet aux composés de la solution de pénétrer dans les capillaires de la
substance, donc la subdivision de la particule du solide influe directement sur les pores de ce
dernier ainsi que sur sa surface spécifique qui va être développée [11].

I.3.4. Nature d’adsorbât

Moins une substance est soluble dans le solvant mieux elle est adsorbée. L’adsorption à
partir des solutions aqueuses croit lorsqu’on parcourt une série d’homologues. a porosité est
liée à la taille des pores, elle reflète la structure interne des adsorbants microporeux [12].

I.3.5. Polarité

L’adsorption va être fortement influencée par les dimensions du composé à piéger


(surface, volume), donc un soluté aura plus d’affinité pour un solvant ou pour l’adsorbant le
plus polaire mais aussi par les groupements fonctionnels de la molécule (alcools, aldéhydes,
cétones, acides carboxyliques, amines, soufre, halogène…) induisant des effets de
polarisabilité plus ou moins marqués[13,14]. Est importante avec les adsorbants hydrophobes
(charbon actifs, polymères poreux) elle par contre insignifiante avec les adsorbants polaires
très hydrophiles (gel de silice, alumine) [12].

I.3.6. Surface spécifique

La surface spécifique est une donnée essentielle de la caractérisation des solides et des
matériaux poreux. Il est clair que l’on cherche à conférer aux adsorbants une grande surface
spécifique, cette grandeur désigne la surface accessible rapportée à l’unité de poids
d’adsorbant [11].

I.3.7. Le PH

Le PH a parfois un effet non négligeable sur les caractéristiques de l’adsorption. Dans la


plupart des cas, les meilleurs résultats sont acquis aux PH les plus faibles. Cette propriété
s’applique particulièrement à l’adsorption de substances acides [15].

5
Chapitre I Procédé d’adsorption

I.4. Equilibres d’adsorption

La performance d’une adsorption dépend en grande partie de l’équilibre entre les deux
phases. Cet équilibre fixe en effet la capacité maximale qui peut être atteinte dans les
conditions opératoires [6]. La relation d’équilibre entre la quantité de composant adsorbé et
ces paramètres à température constante est appelée isotherme d’adsorption [5].

Les isothermes d'adsorption sont des courbes expérimentales qui représentent les
variations (masse ou volume) du substrat adsorbé (gaz ou liquide) par poids d'adsorbant en
fonction de la concentration (en phase liquide) ou de la pression (en phase gazeuse)[16,17].

L’adsorption physique se produit sans modification de la structure moléculaire et est


parfaitement réversible, c’est-à dire que les molécules adsorbées peuvent être facilement
désorbées en diminuant la pression ou en augmentant la température.

Les capacités des adsorbants à adsorber les différents constituants d’un mélange
constituent le facteur le plus déterminant pour les performances de la majorité des procédés
d’adsorption. Il est par conséquent essentiel de bien connaitre les propriétés d’équilibre
adsorbât-adsorbant pour pouvoir concevoir et dimensionner correctement les procédés
d’adsorption [18].

La quantité de matière adsorbée en fonction de la concentration des corps en phase


fluide à la température d’adsorbant caractérise le type d’adsorption. Les isothermes
d’adsorption relient la quantité adsorbée à la concentration cotée fluide pour une température
constante [18].

I.4.1. Différents types d’isothermes d’adsorption

I.4.1.1. Capacité d’adsorption

La capacité d’adsorption d’un adsorbant est définie comme étant la quantité de substrat
(masse ou volume) adsorbée par unité de poids d’adsorbant pour une température donnée.
Elle nécessite la prise en compte de nombreux paramètres aussi bien pour l’adsorbât (taille
des molécules, solubilité dans l’eau, etc…) que pour l’adsorbant (surface spécifique, structure
et type de particules, le constituant etc…) [16,17].

6
Chapitre I Procédé d’adsorption

Elle peut être généralement exprimée par la relation suivante :


𝑽𝑽
𝒒𝒒 = (𝑪𝑪𝟎𝟎 − 𝑪𝑪𝑪𝑪). 𝒎𝒎 Eq. I.1

Sachant que :

q : Capacité d’adsorption du support (mg.g­¹).


Co : Concentration initiale du substrat (mg.L­¹) à t = 0.
Ct : Concentration du substrat (mg.L­¹) à l’instant t du processus d’adsorption.
V : Volume de la solution (litre)
m : Masse du support (g).

I.4.1.2. Concept d’isotherme d'adsorption

Elles sont exprimées généralement sous formes d'équations mathématiques, non


cinétiques, lesquelles sont obtenues à partir d'expériences réalisées en réacteur statique Elles
permettent essentiellement : [16,19]
• de déterminer le taux de recouvrement de la surface d'un support par un substrat,
• d’identifier le type d'adsorption pouvant se produire,
• de choisir l'adsorbant qui conviendrait le mieux à la rétention de l'adsorbât.

Cependant, il convient de mentionner que les isothermes d'adsorption n'expliquent pas


les mécanismes d'adsorption. Ils conduisent seulement à une comparaison de différents
systèmes entre eux [16].

a) Isotherme de Langmuir

L’isotherme de Langmuir constitue un moyen pratique pour étudier l’adsorption sur


une surface. Il a considéré que l’adsorption de molécules au contact d’une surface sur laquelle
ils peuvent s’adsorber aura les caractéristiques suivantes [20] :
- Il n’y a qu’un composé qui peut s’adsorber ;
- Les molécules sont adsorbées sur des sites identiques ;
- Les molécules sont adsorbées seulement en une seule couche ;
- L’adsorbant comporte un nombre déterminé et constant de sites d’adsorption ;
- Il n’y a pas d’interactions entre les molécules adsorbées.

7
Chapitre I Procédé d’adsorption

b) Isotherme de Freundlich:

En 1962, Freundlich a proposé un autre modèle pour décrire l'adsorption en milieu


gazeux ou liquide Ce modèle est représenté par une équation à deux paramètres (Kf et n) et
consiste en une distribution exponentielle des énergies des sites d'adsorption à la surface du
support et se caractérise par une adsorption en sites localisés. Il convient de mentionner aussi,
que celui-ci s'applique dans le cas des solutions diluées [6,21- 24].

c) Isotherme de Temkin:

Temkin se base sur le fait que la chaleur d’adsorption varie linéairement avec le degré
de recouvrement ; cette variation peut être liée à l’hétérogénéité de la surface, ou à des
interactions latérales entre molécules adsorbées.

L’isotherme de Temkin est représentée par l’équation suivante :


𝑹𝑹𝑹𝑹
𝜭𝜭 = �𝜟𝜟𝑸𝑸� . 𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝟎𝟎 . 𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟔𝟔

Θ représente le taux de recouvrement de la surface de l’adsorbant, il est donné par la relation :

𝒙𝒙
� �
𝒎𝒎
𝜣𝜣 = 𝒙𝒙 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟕𝟕
� �
𝒎𝒎
Où :
Ce: concentration à l’équilibre en (mg/l)
K0 : constante d’équilibre
ΔQ : variation de la chaleur d’adsorption (kJ/mole)
(x/m) : quantité adsorbée, en (mg/g)

(x/m)0 :capacité maximale d’adsorption, en (mg/g)

La linéarisation du modèle de Temkin a donné l’équation suivante :


𝒙𝒙 𝒙𝒙 𝑹𝑹𝑹𝑹 𝒙𝒙 𝑹𝑹𝑹𝑹
�𝒎𝒎� = �𝒎𝒎� 𝟎𝟎 . 𝜟𝜟𝑸𝑸 . 𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝟎𝟎 + �𝒎𝒎� �𝜟𝜟𝑸𝑸� . 𝑳𝑳𝑳𝑳 𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟖𝟖

Si on trace (x/m) = f (LnCe), on obtient une droite de pente et d’ordonné à l’origine qui nous
permettent le calcul de K0et ΔQ [25].

8
Chapitre I Procédé d’adsorption

d) Isotherme BET (Brunaeur, Emmett, Teller)


L’hypothèse de B. E. T. repose sur la formation de multicouches. Les molécules se
posent les unes sur les autres pour donner une zone interfaciale qui peut contenir plusieurs
épaisseurs des molécules adsorbées, représentée sur la figure

Figure I.2: Représentation schématique de l'hypothèse des multicouches [11].

L’isotherme de B.E.T est un modèle d’adsorption en multicouches basé sur


l’hypothèse suivantes :
-cheque couche adsorbée obéit à l’équation de Langmuir
- la chaleur d’adsorption à partir de deuxième couche est égale à la chaleur de condensation
de vapeur
- la chaleur d’adsorption de la première couche est différente de celle des couches suivantes
Ce modèle est exprimé par l’équation suivante :

𝑸𝑸𝑸𝑸 .𝑨𝑨.𝑪𝑪𝑪𝑪
𝒒𝒒 = 𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟗𝟗
[𝑪𝑪𝑪𝑪 – 𝑪𝑪𝑪𝑪) [𝟏𝟏+(𝑨𝑨−𝟏𝟏) ] ]
𝑪𝑪𝑪𝑪

Ou :
q: quantité de soluté adsorbée (mg).
Ce : concentration du soluté dans la phase liquide à l’équilibre (mg/l).
Cs : concentration du soluté dans la phase liquide à la saturation de l’adsorbât (mg/l).
A : constant de l’énergie d’interaction avec la surface.
qm : quantité ultime de adsorbé (mg) [26].

Isotherme d'adsorption sont aussi utilisés pour décrire le processus d'adsorption


notamment dans les cas complexes : formation de multicouches, influence de la porosité et du
solvant [24].

•L'isotherme du type (II) et (III) représente la formation de multicouches pour les valeurs
fortes et faibles de (Ce/Co) respectivement (figure I.9, I.10)

9
Chapitre I Procédé d’adsorption

• Les isothermes du type IV et V correspondent à la formation de multicouches également,


pour les mêmes conditions du rapport Ce/Co mais en tenant compte de la porosité (figureI11,
I.12)

Qe Qe
Type ( II)
Type (III)

Ce/Co Ce/Co

Figure I.9 : Isotherme du type (II) Figure I.10 : Isotherme du type (III)
Les multicouches se forment pour Les multicouches se forment pour les
les fortes valeurs de Ce/Co faibles valeurs de Ce/Co

Q e Cycle Qe
d'hystérésis Cycle
d'hystérésis

(IV)
(V)
Ce/Co Ce/Co

Figure I.11 : Isotherme du type (IV); Figure I.12 : Isotherme du type (V)
fortes valeurs de Ce/Co faibles valeurs de Ce/Co

Par ailleurs, en tenant compte de la compétitivité du solvant (H2O par exemple) lors du
processus d'adsorption, d'autres isothermes ont été suggérées pour décrire ce phénomène. Il
s'agit d'isothermes du type L, S, C et H
- type L, montre l'affinité relativement élevée entre l'adsorbât et l'adsorbant,
- type S, indique une croissance de l'adsorption avec la concentration de l'adsorbât,
- type C, est signe d’une partition constante entre l'adsorbât et l'adsorbant. L'adsorption est
proportionnelle à la concentration.
- type H, indique une très grande affinité entre le substrat et le support.

10
Chapitre I Procédé d’adsorption

Figure I.3: Allures des isothermes d'adsorption selon Gille [2]

[Link]étique d’adsorption

La connaissance de la cinétique d’adsorption dans des opérations fondées sur les


phénomènes d’adsorption présente un intérêt pratique considérable pour la mise en œuvre
optimale d’un adsorbant ainsi que pour connaître les facteurs qu’il faut optimiser pour
fabriquer ou améliorer un adsorbant conduisant à la cinétique la plus rapide possible [27].

La connaissance des paramètres de l’équilibre d’adsorption permet de déduire les


capacités d’adsorption d’un support. La détermination des paramètres cinétique doit en plus
être réalisée pour la prévision de l’allure des courbes. Le transfert d’un adsorbât de la phase
liquide vers un site d’adsorption, représenté par la Figure suivante, fait intervenir les étapes
suivantes :

Figure I.4 : Différentes étapes de transfert d’un soluté lors de son adsorption sur un matériau
microporeux ; d’après WEBER et SMITH [28].

Le processus d’adsorption se produit selon une succession d’étapes qui déterminent la


vitesse globale du processus [27,28]

11
Chapitre I Procédé d’adsorption

1ère étape (la diffusion externe) : le transfert des molécules de soluté de la phase liquide
externe vers la phase liquide liée à la particule solide (par diffusion et par convection).
2ème étape (la diffusion interne) : le transfert du soluté à travers le film liquide vers la surface
externe de l’adsorbant (caractérisé par le coefficient de transfert Kf).
3ème étape : la diffusion de l’adsorbât à l’intérieur de la particule de l’adsorbant sous l’effet
du gradient de concentration. La molécule adsorbât peut diffuser d’un site d’adsorption à un
autre soit à l’état libre (après désorption) dans la phase liquide intraparticulaire (migration
caractérisée par un coefficient de diffusion Df), soit à l’état adsorbé, d’un site d’adsorption
vers un site adjacent (migration de surface caractérisée par un coefficient de diffusion DS).

4ème étape : l’adsorption.

Si l’adsorbant n’est pas poreux, c’est l’étape du transfert de masse externe qui contrôle
la vitesse d’adsorption, cependant, si l’adsorbant est poreux, ce qui est le cas le plus souvent,
c’est l’étape de transfert de masse interne qui limite la vitesse d’adsorption [39].

[Link] d’adsorption

Le phénomène d’adsorption est toujours accompagné par un processus Thermique. Soit


exothermique ou endothermique. La mesure de la chaleur d’adsorption est le principal critère
qui permet de différencier la chimisorption de la physisorption. La chaleur d’adsorption (ΔH)
est donnée par la relation de Van Thoff
𝜟𝜟𝑺𝑺 𝜟𝜟𝑯𝑯
𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 𝑲𝑲𝑲𝑲 = 𝑹𝑹
– 𝑹𝑹𝑹𝑹
eq I.10

Avec :
𝑪𝑪𝑪𝑪
𝑲𝑲𝑲𝑲 = �𝑪𝑪𝑪𝑪 – 𝑪𝑪𝑪𝑪� eq I.11

Kc : constante d’équilibre,
ΔH : variation de l’Enthalpie (cal/mole),
ΔS : variation de l’Entropie (cal/mole K-1)
C0 : concentration initiale de l’adsorbât, Ce : concentration à l’équilibre de l’adsorbât
T : température absolue (K).

12
Chapitre I Procédé d’adsorption

I.5. Adsorption dynamique

Les procédés de séparation par adsorption sont conduits au moyen de colonnes remplies
d’adsorbant appelées adsorbeurs. Comme dans la majorité des cas, l’adsorbant n’est pas mis
en mouvement, on parle de lit fixe. Le flux gazeux ou liquide à traiter s’écoule dans le lit
sous certaines conditions de température, pression et vitesse. La connaissance des équations
d’équilibre d’adsorption est donc insuffisante pour déterminer le comportement de
l’adsorbeur et en conséquence pour contrôler et/ou prédire les résultats de la séparation [30].

L'hydrodynamique de la colonne est liée aux fluides et à la colonne utilisée, Les


principaux paramètres qui interviennent sont :
- la nature des fluides (état, viscosité, densité),
- le débit des fluides,
- les grandeurs géométriques de la colonne (hauteur, diamètre),
- les caractéristiques du garnissage (type, taille, densité, etc.) [31].

[Link] Adsorbeur

Il existe plusieurs d’adsorbeurs, la nature et la configuration d’un adsorbeur dépend


avant tout de son application [30].
L’adsorption se fait en lit fixe, en lit fluidisé, sur concentrateur à roue encore par
injection directe dans les effluents gazeux [5].

[Link] en lit fixe

L’adsorption dynamique en lit fixe est la technique la plus ancienne et la plus répandue,
le procédé comporte deux colonnes, l’une étant l’adsorption et l’autre en désorption.

Les colonnes d’adsorption sont souvent de forme cylindrique, verticale et comportent


des plateaux perforés sur lesquels repose l’adsorbant lorsque la masse de l’adsorbant est très
importante, les colonnes d’adsorption peuvent être placées horizontalement, l’adsorbant est
alors sous forme de couche parallélépipédique horizontales [30].

Le flux de gaz à traiter traverse le lit, la longueur minimale requise pour permettre
l’adsorption complète du compose visé et appelée longueur critique, elle définit la zone
d’adsorption. À son extrémité le front d’adsorption progresse au fur et à mesure de la
saturation de l’adsorbant.

13
Chapitre I Procédé d’adsorption

Lorsque le front d’adsorption arrive à l’extrémité du lit, on retrouve en aval le composé


que l’on veut adsorber. On atteint le seuil de claquage, ou la rupture ou encore la percée.

Le ratio de masse adsorbée sur la masse d’adsorbant définit la capacité dynamique


d’adsorption inferieure à la capacité statistique [5].

La section du lit fixe est calculée pour que la vitesse du fluide en fût vide, au cour de
l’étape d’adsorption, soit de l’ordre de 1000 Nm³/h par m² de section de lit, soit environ 0.3
m/s.

La vitesse superficielle du fluide peut être adaptée à l’application du procédé. Ainsi des
vitesses plus faible (~0.05 m/s) ou plus élavées (~0.5m/s) peuvent être utilisées. La hauteur de
lit fixe est calculée en prenant en compte, à la fois, l’efficacité de la séparation et la perte de
charge qui doit rester faible. La hauteur des adsorbeurs est généralement comprise entre 0.5 et
3 m [30].
[Link] en lit fluidisé

Cette technique repose sur le maintien de bas en état de fluidisation au moyen de


l’effluent à traiter. La phase solide est maintenue en suspension par le flux gazeux,
l’adsorbant se doit de présenter une bonne résistance à l’abrasion [5].

Le procédé peut fonctionner en contenu. Les particules d’adsorbant qui sont saturées
s’écoulent par graviter dans une zone de régénération ou l’adsorbant entre en contact avec un
échangeur thermique parcouru par un fluide chaud (120 à 250 °C). L’adsorbant et régénéré est
envoyé mécaniquement en haute de la colonne [30].

[Link] en lit mobile et lit mobile simulé

Pour le lit mobile, l’adsorbant se déplace dans la colonne d’adsorption à contre-courant


de l’effluent à traiter. Ainsi, l’adsorption et la régénération peuvent avoir lieu dans la même
colonne. Un procédé d’adsorption en lit mobile existe pour l’élimination des dioxines dans les
fumées d’un incinérateur d’ordres ménagères. Un coke active, n’est pas régénéré. Il est soit
détruit, soit stocké.

Contrairement au lit mobile avec le lit mobile simulé l’adsorbant n’est pas déplacé. C’est
le déplacement des points d’alimentation et de soutirage entre plusieurs lits fixes d’adsorbant
qui simule le déplacement de l’adsorbant. Les lits mobiles simulés sont utilisés depuis

14
Chapitre I Procédé d’adsorption

longtemps pour la séparation des xylènes ainsi pour la séparation de glucose-fructose. Ils
connaissent actuellement de nouveaux développements à plus petite échelle pour des
séparations à haute valeur ajoutée, notamment des séparations chirales [30].

[Link] avec un concentrateur à roue :

Il s’agit d’un véritable lit mobile qui réalise l’adsorption et la désorption en continu. Le
procédé comprend un lit fixe tournant sur son axe à très faible vitesse (de l’ordre de 2
tours/heur) et dont le rapport diamètre (de l’ordre de quelques mètres) sur épaisseur est élevé.

L’adsorbant se présente, parfois, sous la forme d’un monolithe (type nid d’abeille) sur
lequel est déposé l’adsorbant (charbon ou zéolite).Une grande partie du lit tournant est en
adsorption, tendis qu’un petit secteur, protège du flux de gaz à traiter par un captage, est en
régénération au moyen d’un gaz chaud. Ainsi au cours d’une rotation, le lit est
successivement en étape de régénération.

Un schéma d’un concentrateur à roue donné par la figure suivante

Zone en régénération

Gaz concentré Gaz chaud de régénération

Effluent traité

Effluent à traiter

Zone d’adsorption

Figure I.5: Schéma d’un concentrateur à roue

Ce type de procédé est particulièrement bien adapté pour des flux de faibles
concentrations et de grand car débits car il n’y a pas besoin de vannes pour diriger le gaz (au
contraire des colonnes, ou il faut basculer les flux périodiquement) [30].

15
Chapitre I Procédé d’adsorption

[Link] exemples des installations d’adsorption [84]

a- Colonnes sous pression

C’est une installation typique pour traiter des effluents liquides Elle comporte une série
de colonnes sous pression remplies de CAG (Charbon Actif Granulé) ou d’autre matériel
adsorbant.

Figure I.6: Installation d’une série des colonnes sous pression


b- Colonnes à gravité
Constituées de nombreuses colonnes en série afin qu'au moment de fuite de la dernière
colonne la première soit en équilibre avec le liquide. Quand une colonne est saturée, elle est
régénérée et va prendre la dernière position. Le liquide à traiter circule par gravité.

16
Chapitre I Procédé d’adsorption

Première phase

Deuxième phase
Figure I.7: Colonnes à gravité
c- Colonnes multiples en parallèle
Système constitué de nombreuses colonnes fonctionnant en parallèle, l’effluent
provenant des colonnes varie car la concentration diffère en fonction de l’état d’exploitation
de la colonne. Les effluents sont ensuite mélangés pour obtenir la concentration désirée.

17
Chapitre I Procédé d’adsorption

Figure I.8 : Colonnes multiples en parallèle

d- Colonnes continues à contre courant

L’adsorbant épuisé en équilibre avec le liquide provenant du fond de la colonne est


extrait et régénéré de façon continue ou semi-continue. Comme ce type de colonne ne peut
pas être nettoyé en contre-courant le contenu de MES de l’affluent ne doit pas être trop
important

Figure I.9 : Colonnes continues à contre courant


e- Colonnes gravitaires à flux alterné
Système composé d'une colonne à contre courant pour le prétraitement suivi d'une
seconde à gravité pour l’épuration finale.

18
Chapitre I Procédé d’adsorption

- Fuite du système, la colonne à contre courant est régénérée et positionnée après l’autre
colonne qui commence à fonctionner en contre courant pour le prétraitement

[Link] de percée [43]

Une détermination des fronts d’adsorption (les courbes de percée ou de fuite) est une
méthode directe conçue pour clarifier l'exécution dynamique de l'adsorption des composés
organiques volatils à basse concentration.

L’adsorbant en grains est utilisé sous forme de lit fixe, traversé soit par un gaz, soit par
un liquide. L’adsorbant va se saturer progressivement : la limite entre la zone saturée et celle
non saturée est le front d’adsorption. La courbe de perçage correspond à l’évolution de la
concentration en sortie d’un lit fixe, notée ici Cs , alimenté en continu par une solution de
concentration C0.

L’examen d’une courbe de perçage met en évidence deux caractéristiques


particulièrement importantes
• Le temps de percée tp, qui correspond au temps à partir duquel le lit commence à
être saturé, et la concentration de sortie atteint la limite fixée ;
• La pente de la courbe de percée qui doit être quasiment verticale. La meilleure
efficacité du procédé correspond au plus grand temps de percée qui s’obtient
quand le front du perçage est quasiment vertical.

La forme des courbes de percée dépend de la diffusion interne et éventuellement du


transfert externe, de la dispersion axiale et de l’isotherme d’adsorption. Une augmentation de
la résistance au transfert par diffusion et une augmentation de la dispersion axiale auront pour
effet une diminution de la pente. Il est possible d’accélérer le transfert par diffusion en
diminuant la taille des particules et de diminuer la dispersion axiale en améliorant le
compactage du lit.

La forme de l’isotherme a aussi une grande influence : plus la pente initiale de


l’isotherme est élevée, plus le front de percée est vertical.

19
Chapitre I Procédé d’adsorption

[Link] de percée en mélange

Lorsque plusieurs espèces sont en compétition, les effets de compétition s’expriment


par une désorption des espèces défavorisées en faveur de l’espèce adsorbée préférentiellement
: la concentration relative C sortie/ C0 de certaines espèces peut alors dépasser.

Les étapes d’adsorption le long de la colonne se résument par le schéma donné par la
figure I.15. Par exemple pour l’adsorption sur charbon d’un mélange de benzène et de
toluène dans de l’hélium. Au début de l’élution, les deux composés s’adsorbent, puis au fur et
à mesure que le charbon se sature, le benzène est déplacé par le toluène [43].

Figure I.10 : Le schéma montre l'épuisement pendant l'utilisation de la colonne.

Point C3: la colonne commence à percer et près de C4 votre colonne n'est plus purifiée. Entre
les points C3 et C4, vous avez besoin de régénérer votre colonne [32].

Une détermination des fronts d’adsorption (les courbes de percée ou de fuite) est une
méthode directe conçue pour clarifier l'exécution dynamique de l'adsorption des composés
organiques volatils à basse concentration [21].

20
Chapitre I Procédé d’adsorption

Figure I.11: Description et utilisation des courbes de percée.

I.5.3. Modèles mathématique :

Devers modèles mathématiques simples tel que les modèles de Bohart-adams , thomas,
Yoon et Nelson , Clark et Dose-Response ont été développés pour prévoir le comportement
dynamique de la colonne et pour estimer quelque coefficients cinétique. Ci-dessous, ces
modèles son d’écrits. On doit prendre en considération les conditions d’application de chaque
modèle et leur utilisation pour l’étude de l’adsorption dans une colonne par la majorité des
chercheurs.

[Link]èle de Bohert et Adams :

L’étude de l’adsorption par différente chercheurs a débuté par l’étude de l’adsorption


des gaz sur des solides, mais par la suite, l’étude a été développée pour les liquides.

Bohart et Adams, ont développé un modèle d’adsorption du chlore gazeux sur le


charbon actif ils ont établi des équations en supposant que l’on a une courbe de fuite
d’adsorption symétrique c’est à dire que l’équilibre est réalisé sur chaque grain ou tranche dz
d’adsorbant [33]. La diminution de la capacité d'adsorption résiduelle a du charbon en
fonction du temps (da/dt) est proportionnelle à la vitesse de l'adsorption est donnée par
l’équation :

21
Chapitre I Procédé d’adsorption

ə 𝒂𝒂
� ə 𝒕𝒕 � = − 𝑲𝑲 . 𝒂𝒂 . 𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

La concentration du soluté dans le liquide à une distance quelconque x du film diminue


selon l’équation

ə𝑪𝑪 𝒌𝒌
ə𝒛𝒛
= − 𝑼𝑼 . 𝒂𝒂. 𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

Où :

a : capacité d’adsorption résiduelle


K : constante de vitesse d’adsorption
U : vitesse d’écoulement du fluide
L’intégration de la dernière équation conduit à l’équation de Bohart et Adams :

𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪 𝒛𝒛
L𝒏𝒏 � 𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪 � = 𝑲𝑲. 𝑪𝑪𝑪𝑪. 𝒕𝒕 – 𝑲𝑲 . 𝑵𝑵𝑵𝑵. 𝑼𝑼 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

Avec :

N0: Capacité maximum d’adsorption


z : hauteur du lit adsorbant.

L'équation (3) n'est pas utilisable directement du fait du terme a (capacité d'adsorption
résiduelle du charbon) qui n'est pas connu. Au début de la courbe de fuite lorsque C « C0, en
aura a = N0, donc l’équation se simplifie et devient :

𝑪𝑪 𝒛𝒛
𝑳𝑳𝑳𝑳 �𝑪𝑪𝑪𝑪� = 𝑲𝑲. 𝑪𝑪𝑪𝑪. 𝒕𝒕 – 𝑲𝑲 . 𝑵𝑵𝑵𝑵 . 𝑼𝑼 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

En portant Ln C/C0 = f (t), on calcule la constante de vitesse K et la capacité


d’adsorption maximale N0 [34]

[Link]èle de Clark

Le modèle de Clark est un modèle basé sur l’équation de transfert de masse ainsi que
sur la relation de Freundlich pour le calcul des paramètres Kcet 1/n. L’équation qui en résulte
est la suivante : [35]

𝑪𝑪𝑪𝑪
�𝑪𝑪𝑪𝑪� – 𝟏𝟏 = 𝑨𝑨 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 (−𝒓𝒓𝒓𝒓) 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

22
Chapitre I Procédé d’adsorption

𝒁𝒁
Avec 𝑨𝑨 = 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 �𝑲𝑲𝑲𝑲. 𝑵𝑵𝑵𝑵 . 𝑼𝑼� 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

𝒓𝒓 = 𝑲𝑲𝒄𝒄. 𝑪𝑪𝟎𝟎 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

Qui, sous forme logarithmique devient :

𝑪𝑪𝑪𝑪
𝒍𝒍𝒍𝒍 � � 𝑪𝑪 � ⁿ−𝟏𝟏 − 𝟏𝟏� = 𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 – 𝒓𝒓𝒓𝒓 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏

Avec

U : vitesse d’écoulement du fluide

Kc et n sont les paramètres de Freundlich

En portant 𝒍𝒍𝒍𝒍 [ (𝑪𝑪𝑪𝑪 / 𝑪𝑪)ⁿ⁻¹ − 𝟏𝟏] en fonction du temps, on peut déterminer r et lnA qui
représentent respectivement la pente et l’ordonnée à l’origine [35].

[Link]èle de Thomas

Le modèle de Thomas est le plus répandu et il est plus employé pour décrire le
comportement du processus de sorption dans les colonnes en lit fixe. Sa limitation principale
est qu’il considère que la sorption n'est pas limitée par la réaction chimique mais est
commandée par le transfert de masse à l'interface. Ce modèle peut être décrit par l'expression
suivante [36].

𝑪𝑪𝑪𝑪 𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑻𝑻𝑻𝑻
𝑪𝑪𝑪𝑪
= 𝟏𝟏 + 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 �𝑸𝑸(𝒒𝒒𝟎𝟎.𝒎𝒎−𝑪𝑪𝟎𝟎𝑽𝑽𝒆𝒆𝒆𝒆)� 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟐𝟐𝟐𝟐

Avec

KTh est la constante de Thomas en mᶟ.kg⁻ ¹.s⁻¹

q0 est la capacité maximale d’adsorption ([Link]-1).

[Link]èle de Yoon et Nelson

Yoon et Nelson ont développé un modèle relativement simple concernant l'adsorption


des vapeurs ou des gaz sur charbon actif. Ce modèle suppose que le taux de diminution de

23
Chapitre I Procédé d’adsorption

l'adsorption probable pour chaque molécule d'adsorbât est proportionnel à la percée de


l’adsorbant

Ce modèle est représenté par l’équation suivante :

𝑪𝑪𝑪𝑪 𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑪𝑪
= � 𝟏𝟏+𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 �𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲(𝒕𝒕𝒕𝒕𝒕𝒕−𝒕𝒕)�� 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟐𝟐𝟐𝟐

Avec KYN est la constante de Yoon et Nelson s-1

T50 est le temps requis pour maintenir 50% de l'adsorbant initial en minute. Il devrait
indiquer que l'expression du modèle de Yoon et Nelson est mathématiquement analogue à
l'équation qui représente le modèle de Thomas [37].

[Link]èle de Dose–Response

Ce modèle a été utilisé généralement dans les procédés pharmaceutiques pour décrire
différents types de processus. Actuellement, il est appliqué pour décrire la sorption dans les
colonnes L'équation générale, qui représente ce modèle, est comme suit [38].

𝑪𝑪𝑪𝑪 𝟏𝟏 𝑸𝑸.𝒕𝒕 𝒕𝒕𝒕𝒕𝒕𝒕


𝑪𝑪𝑪𝑪
= 𝟏𝟏 − �𝟏𝟏 + 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 � �� 𝒆𝒆𝒆𝒆 𝑰𝑰. 𝟐𝟐𝟐𝟐
𝒃𝒃

I.6. Les matériaux adsorbants :

Les adsorbants sont des solides microporeux présentant des surfaces par unité de masse
importantes (de 100 m²/g et jusqu’à plus de 1000 m2/g) afin de maximiser la capacité
d’adsorption (quantité de composé adsorbé par unité de masse d’adsorbant). Selon la norme
IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry), les pores sont classés selon leur
diamètre (d), en macropores (d > 50 nm), mésopores (2<d < 50 nm), et micropores (d < 2
nm). Il existe de nombreuses variétés d’adsorbant, tout matériau poreux pouvant être utilisé.
Le choix se fera en fonction de l’adsorbât et/ou du type d’opération désirée [30].

24
Chapitre I Procédé d’adsorption

Tableau I.1 : répartition des pores d’un adsorbant [39]

Désignation Rayon moyen des Volume poreux Surface spécifique


pores (nm) ( cm³.g­¹) (m².g­¹)
Micropores <2 0.2-0.6 400-900
Mésopores 2- 50 0.02-0.1 20 – 70
Macropores > 50 0.2-0.8 0.5 – 2
[Link] actif

Le charbon actif est l’adsorbant le plus couramment utilisé industriellement est obtenu
par décomposition thermique de différents matériaux carbonés, suivie d’une étape
d’activation [18]. Il est caractérisé par une surface quasi non polaire, qui lui permet
d’adsorber préférentiellement les composés organiques non polaires par rapport aux composés
polaires tels que l’eau [30], et utilisé pour la purification des gaz ainsi que pour l’adsorption
des constituants organiques. L’énergie de liaison adsorbât/adsorbant est généralement plus
faible pour le charbon actif que pour les autres adsorbants, ce qui diminue la quantité
d’énergie nécessaire pour la phase de régénération

Figure I.12 : Vue au microscope électronique d'un grain de charbon actif [40]

Le charbon actif présente une faible sélectivité (capacité à séparer deux composés) par
rapport aux autres adsorbants du fait de sa large distribution de tailles de pores. Cependant
cette grande distribution permet d’adsorber de nombreuses espèces chimiques en particuliers
les composés organiques volatiles (COV) [19].

[Link] tamis moléculaires carbones (CMS) :

Les tamis moléculaires carbones sont des solides carbones obtenus par quasiment le
même processus que le charbon actif, mais ils possèdent une distribution très fine de taille de

25
Chapitre I Procédé d’adsorption

pores due au traitement thermique de surface. Ils possèdent une sélectivité cinétique,
notamment pour le mélange oxygène/azote [19].

I.6.3.Zéolithes :

Les zéolithes sont des cristaux poreux d’aluminosilicates. La structure primaire consiste
en un assemblage de tétraèdres de SiO4 et d’AlO4. Ces éléments s’assemblent par la mise en
commun d’atomes d’oxygène pour former une structure secondaire qui peut être sous forme
de cubes, d’octaèdres, etc. La structure finale de la zéolithe consiste en un assemblage de ces
unités secondaires en une structure cristalline régulière comme représenté sur la figure

Figure I.13 : Structure élémentaire des zéolithes.

Les zéolithes étant des réseaux cristallins bien définis, elles se comportent comme des
tamis moléculaires, les molécules de taille supérieure à l’ouverture ne pouvant pénétrer.
Ils sont utilisés pour la séparation de composés eux-mêmes polaires. On peut citer par
exemple la production d’oxygène et d’azote à partir de l’air, l’azote étant préférentiellement
adsorbé à l’oxygène. Les propriétés de tamis moléculaire sont également utilisées, par
exemple pour la séparation des paraffines branchées et linéaires [41].

[Link] gel de silice

Le gel de silice est un adsorbant de composition chimique SiO2.nH2O. La surface


interne est relativement polaire et c’est un adsorbant qui a une distribution assez large de
dimensions de pores. Le gel de silice est utilise pour le séchage des gaz et la séparation des
hydrocarbures [41].

I.6.4. Alumines activées

Les oxydes d’aluminium (Al2O3 -n H2O), fabriques à partir de bauxite par traitement
thermique, sont des corps extrêmement poreux, amorphes et partiellement hydrates. Ils sont

26
Chapitre I Procédé d’adsorption

couramment employés pour le séchage des gaz et l’élimination de l’eau dans les liquides et la
séparation des composés aromatiques [6].

I.6.5. Propriétés :

Quelques propriétés physiques de certains adsorbants sont regroupées dans le tableau 2 ci-
dessous [6].

Tableau I.2 : Quelques propriétés physiques de certains adsorbants

Nature Porosité interne degré de vide masse volumique surface spécifique


(%) externe (%) ρb (g/cm3) (m2/g)

alumine activée 30-40 40-50 0,72-0,88 200-300


Tamis 45-55 35 0,65-0,70 60-700
Moléculaire
charbon actif 55-75 35-40 0,16-0,48 600-1400
Magnésie 75 45 0,4 200
silica gel 70 40 0,4 320

Le choix de l’adsorbant est gouverné par sa capacité et sa sélectivité vis-à-vis des corps
à séparer. La sélectivité d’un adsorbant est la conséquence de différences d’équilibre de
sorption des différents adsorbâts dans le cas de la séparation thermodynamique ou la
conséquence de la différence de cinétique de transfert de matière dans le cas de la séparation
cinétique.

Le charbon actif est le plus souvent utilisé comme traitement de finition pour ramener
les teneurs (en DCO, ou d’autres composés organiques, etc…) à des valeurs conformes aux
normes. Son utilisation pour traiter des effluents concentrés entrainerait une saturation rapide
du charbon et une consommation importante (non viable économiquement).

Le traitement par charbon actif peut être appliqué essentiellement pour réduire les
teneurs en composés organiques. Toutefois, il aussi utilisé pour l’adsorption des métaux le
mercure et l’arsenic et des métaux comme le zinc, le nickel et le cadmium).

27
Chapitre I Procédé d’adsorption

I.7. Application du Procédée d’adsorption au traitement des influents

La pollution des eaux par des matières diverses, organiques ou nom : colorants, métaux
lourds et d’autres substances toxiques est un problème mondial et un réel danger pour la flore
et la faune aquatiques et cause de sérieux problèmes à l’environnement.
Le problème de la pollution des eaux représente sans aucun doute l’un des aspects les
plus inquiétants de la dégradation du milieu naturel.
Parmi les polluants, on trouve les colorants où toutes les gammes de nuance et de
familles sont représentées dans l’industrie de textile [42], les molécules de ces colorants
comportent deux groupements importants : chromophores qui sont responsables de produire
la couleur et auxochromes qui permettent sa fixation (augmentent l'affinité du colorant vers
les fibres).
Les dérivés azoïques sont des colorants les plus employés dans l'industrie [43], Ils sont
caractérisés par la fonction azoïque (–N=N–). Ils sont des composés toxiques qui peuvent
causer des dégâts à l’environnement et des effets nocifs et cancérigènes pour l’homme et
l’animal.
Les techniques de dépollution varient selon les substances cibles, le traitement continu
ou en batch des polluants et la nature finale des déchets. Les différentes techniques
d’épuration actuellement mises en place peuvent être classées en trois grandes familles :
• Les techniques visant à former une phase concentrée en polluants. Parmi les
techniques reposant sur ce principe, on trouve par exemple l’évaporation, la
pervaporation (élimination sélective d’un solvant à travers d’une membrane présentant
une affinité, hydrophile ou hydrophobe, pour ce solvant), l’osmose inverse, ou la
filtration.
• Les techniques reposant sur l’extraction du polluant de la phase liquide :
électrodéposition, électrolyse, adsorption, extraction liquide-liquide, échange ionique
sur résines ou précipitation.
• Les techniques entraînant la minéralisation des composés organiques par incinération,
pyrolyse, biodégradation ou dégradation catalytique.
Souvent, plusieurs techniques sont utilisées en série de manière à traiter plusieurs types
de polluants sur une même chaîne ou rendre le contaminant compatible avec la méthode de
traitement choisie [44]. Parmi ces techniques, l’adsorption sur laquelle repose cette étude, a
montré de grandes capacités de dépollution des eaux usées, surtout industrielles, elle est aussi
très simple et performante pour l’élimination des matériaux organiques et inorganiques.

28
Chapitre I Procédé d’adsorption

29
CHAPITRE II
Généralités sur le charbon actif
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

CHAPITRE II

Généralités sur le charbon actif

II.1.Définition

Les charbons actifs sont des adsorbants spécifiques utilises pour éliminer les impuretés
qui accumule à la surface, ont un caractère essentielle qui est l’existence d’un réseau très
développée de micropores, lesquels sont à l’origine de leur pouvoir adsorbant [45].

La capacité des charbons actifs à dépolluer tient de leur faculté d’adsorption. Le


charbon actif est le plus ancien adsorbant fabriqué industriellement [46]. Il est obtenu à partir
de matières organiques (bois, tourbe) carbonisées, puis activées (dégagement des cavités
remplies de goudron lors de la carbonisation) [46]. Le charbon actif peut être obtenu soit sous
forme de poudre avec des pores de quelques μm de dimension, soit sous forme de grain.

Il peut être régénéré selon trois procédés de désorption : la vapeur, traitement thermique
et chimique et biologique.

Figure II.1: charbon actif [23]

[Link]étés de charbon actif

De par ses origines variées et ses procédés de fabrication, le charbon actif est connu
pour être un matériau de structure et composition hétérogènes. Afin de mieux définir ses
propriétés, différentes techniques analytiques ont été développées pour caractérisée le charbon
actif [24].

Les caractéristiques physiques sont regroupées dans le tableau II.1

29
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

Tableau II.1: Principales caractéristiques du charbon activé [47]

Caractéristique Description
Diamètre Effectif Poudre : 8-9 ; granules : 0,55 -1,05. Augmentation du taux
d’adsorption et des pertes de charge lorsque la grosseur des grains
diminue.
Surface d’adsorption De 850 à 1500 m²/g. Plus cette surface est grande plus le charbon
activé est efficace
Nombre de mélasse Il est associé à la capacité du charbon activé d’absorber
les impuretés de masses moléculaires élevées
Densité brute Evolution du volume de charbon activé utilisé.

[Link]étés texturales

La structure du charbon peut être vue comme un assemblage aléatoire de feuillets plans
constitues par des polycycles aromatiques (encore appelés feuillets de graphéne). L’espace
libre entre ces feuillets constitue la porosité du charbon [48]

Figure II.2 : Structure chimique du charbon actif


et représentation schématique de sa structure [49].

La structure du charbon actif est semblable à celle du graphite. En effet la structure


cristalline de ce dernier consiste en un ensemble de couches planes d'atomes de carbone
graphique microcristallin hexagonal (Ø d’environ 30A°) les grains ne tiennent ensemble que

30
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

par quelques rares points de contact, ce qui confère au charbon une porosité extraordinaire
[12,13,45-51].
La structure d’un charbon est donc caractérisée par son volume poreux, la taille et la
forme de ses pores. C’est ce qui est à l’origine de sa surface spécifique. Ces propriétés sont
principalement développées lors de l’étape d’activation du charbon actif. La distribution de
taille de pores très variée, incluant à la fois des micropores (de diamètre Øp< 2 nm), des
mesopores (2<Øp<50 nm) et des macropores (Øp>50 nm), Selon la définition de l’IUPAC
[48] .
Seuls les micro- et les mésopores contribuent à la capacité d’adsorption des charbons
activés. Les micropores et mésopores sont produits par des burn-off inférieurs à 50%. Au-
delà de ce degré d’activation les macropores se forment au détriment des micro- et mésopores.
Le volume poreux et la taille des pores sont déterminées à partir d’isothermes
d’adsorption- désorption d’azote à 77 K pour la micro- et meso-pores et les macropores

Figure II.3: Représentation schématique de la structure des pores d’un charbon actif [53,54].

II.2.2 Propriétés chimiques

- Composition global du charbon actif : bien que le carbone soit l’élément majoritaire du
charbon actif, d’autres composés (oxygène, hydrogène, soufre, azote, minéraux, …) sont aussi
présents et influent fortement sur les propriétés d’adsorption du charbon actif.
- Fonctions de surface du charbon actif : L’hétérogénéité chimique du charbon actif est
donc principalement associée aux différentes fonctions de surface, surtout les groupements
oxygénés, qui lui confèrent son caractère acido-basique et déterminent, selon l’environnement
(pH de la solution) sa charge électrique [48].

31
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

Figure II.4: Groupes de surface du charbon actif [55].


Les propriétés de charbon actif obtenu dépend de :
• La matière première de départ ;
• Les conditions de pyrolyse et d’activation

II.3. Préparation du charbon actif

Le charbon actif ou charbon activé, c’est tout charbon ayant subi une préparation
particulière et qui, de ce fait, possède à un haut degré la propriété d’adsorber des fluides
amenés à son contact. Il s'agit d'une structure amorphe composée principalement d'atomes de
carbone, généralement obtenue après une étape de carbonisation à haute température et
présentant une très grande surface spécifique qui lui confère un fort pouvoir adsorbant [56]. Il
se caractérise aussi par sa thermostabilité [57].

La différence entre charbons actifs en grain et en poudre est établie sous la base de
critères granulométriques : la taille moyenne des particules est inférieure à 0,18 mm pour le
charbon actif en poudre et inférieure à 0,6 mm pour le charbon actif en grain [58].
De nos jours, le charbon actif occupe une place importante dans l’industrie, avec des
utilisations diverses par exemple dans l’extraction de l’or, la filtration de l’air et des polluants
organiques, le stockage de l’hydrogène, comme supercondensateurs, dans le traitement des
eaux, etc [59].

De nombreux procédés de fabrication furent mis au point pour permettre une plus
grande production de charbon actif à partir de nombreuses matières végétales riches en

32
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

carbone tels que: bois, écorce, pâte de bois, coques de noix de coco, coques de cacahuètes,
noyaux d'olives, ou bien de houille, tourbe, lignite, résidus pétroliers etc [60].

Le processus de fabrication de ces adsorbants comporte deux grandes étapes : la


carbonisation et l’activation Il existe deux procédés d’activation qui sont l’activation physique
et l’activation chimique. Cette dernière, notent permet d’obtenir un meilleur rendement, une
plus grande surface spécifique et un meilleur développement de la structure poreuse du
charbon [61].

II.3.1. Phase de carbonisation

La carbonisation est la décomposition thermique des matières carbonées elle consiste à


éliminer les matières volatiles par voie thermique. Cette étape s’effectue à des températures
inférieures (500-700°C) et sous un courant continu d’un gaz inerte (absence d’oxygène) [62]
en présence de catalyseurs d’oxydation : acide phosphorique, acide sulfurique, sulfure de
potassium, chlorure de zinc (interdit pour les applications agroalimentaires), sels de cuivre,
potasse... Ces agents chimiques favorisent la déshydratation pendant 5 à 6 heures [3].

II.3.2. Phase d’activation

L’activation consiste à développer la structure poreuse en éliminant les goudrons qui


obstruent les pores, et à créer des fonctions de surface (généralement oxydées) qui sont à
l’origine des interactions entre le solide et les molécules adsorbées. Elle peut être physique ou
chimique [48,63].

Une activation physique : permet d’augmenter sa surface spécifique faible (de 5 à 6


m²/g initialement à 600-2000 m²/g). C’est une oxydation, à température élevée (800-1000°C),
pendant 24 à 72 heures, en présence de vapeur d’eau, de CO2 ou d’oxygène Dans ce
processus, les matières désorganisées carbonées obstruant les pores sont éliminées par la
réaction suivante
C +H2O CO + H2

2CO +O2 2CO2

2H2 + O2 2H2O

Figure II.5: Réactions types rencontrées lors l’activation physique [64].

33
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

L’activation chimique : on utilise directement sur le matériau brut, des agents


déshydratants et des oxydants minéraux (H3PO4, H2SO4, Zn, Cl2) [65]. Le matériau subit
ensuite une pyrolyse entre 400°C et 600°C à l’abri de l’air pendant 5 à 24 heures, puis est lavé
et séché. Le charbon actif est ainsi obtenu en une seule étape. C’est le degré d’imprégnation
du matériau en matière oxydante qui définit la structure poreuse final [48-62].

Généralement, les charbons actifs produits par cette activation chimique présentent une
structure poreuse ouverte (les pores débouchent à la surface du grain), idéale pour
l’adsorption de grosses molécules [3]

Le degré d’activation (ou taux d’activation) est un facteur important. Il est souvent
appelé ≪ Burn-off ≫ et caractérise la qualité de la porosité. En effet, la réaction d’activation
produit un matériau poreux de masse inferieure à sa masse initiale. Le degré d’activation
augmente avec la durée de l’activation [55].

𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩 − 𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐% = 𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴 𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊 − 𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴 𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇𝒇 / 𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴 𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊 ∗

Les différentes étapes de fabrication de charbon actif se résument dans le tableau qui
suit.

Figure II.6: diagramme schématique de processus de la production du charbon actif [66].

34
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

II.4. Caractérisation des adsorbants

Les caractéristiques physiques des particules de charbon actif permettent de déterminer


les conditions d’utilisation du charbon actif. [3].

L’emploi de ces supports adsorbants dans le domaine de traitement des eaux, nécessite
la connaissance de leurs propriétés physico-chimiques. La connaissance de ces paramètres de
caractérisation aide à l’explication des phénomènes qui régissent l’efficacité et la capacité
d’adsorption du charbon utilisé [4].

[Link]étrie

La granulométrie conditionne la vitesse d’adsorption (plus le grain est petit, plus le


transfert diffusionnel vers le centre est rapide car le chemin à parcourir pour les molécules est
plus faible).

[Link] porosité

Elle représente la fraction de volume vide d’un adsorbat. Elle est liée à la densité réelle
et à la densité apparente

La densité apparente étant le poids d’adsorbant nécessaire pour remplir un filtre de


volume déterminé tandis que la densité réelle est le rapport du poids d’adsorbant (matière
solide) au volume occupé par la matière solide, en tenant donc compte du volume vide entre
les particules dans les pros.

II.4.3. Structure poreuse d’un charbon activé

Les CA sont des matériaux très poreux pouvant posséder trois types de pores selon leur
dimension. La gamme de porosité est usuellement décrite selon les définitions de l’IUPAC
par trois domaines distincts selon la largeur des pores [67]. Chaque type de pore joue un rôle
particulier dans le phénomène d’adsorption. Les micropores déterminent pratiquement à eux
seuls la capacité d’adsorption d’un charbon actif : ils représentent presque la totalité de la
surface et du volume offerts à l’adsorption Les macropores et les méso pores constituent les
voies de passage vers les micropores [68]

35
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

Figure II.7 : structure poreuse du charbon actif.

[Link]é apparente

C’est un paramètre utilisé surtout pour les charbons actifs en grains, c’est le poid de
charbon par unité de volume exprimé en Kg/m³ ou d’un certain cas en g/cm.

La densité détermine également l’expansion du lit e charbon pendant le lavage à l’eau.


Il préférable de choisir des charbons peut denses.

[Link] de cendre

Il s’agit de la partie inorganique, inerte, amorphe et inutilisable, présente dans le


charbon actif [69] La présence de cendre dans le charbon actif n'est pas désirable pour sa
qualité et est considérée comme une impureté. Le taux de cendre est obtenu par combustion à
des températures allant de 650°C à 1000°C, correspondant à l’oxydation totale de la matière
organique en CO2 et H2O (jusqu’à ce que la masse n’évolue plus) il ne reste donc plus que des
composés inorganiques [70].

[Link] teneur en humidité

Le taux d’humidité est un rapport exprimé en pourcentage, du poids de l’eau contenue


dans le charbon actif, au poids du même matériau sec [4, 68, 69].

II.4.7.Détermination de pH

Le pH est une notion qui permet de façon commode et précise de désigné le caractère
acide, basique ou neutre d’une [Link] est mesure à l’aide d’un pH-mètre à la température
ambiante (18°C).

36
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

[Link] d’iode

L’indice d’iode est un paramètre fondamental pour caractériser la performance des


charbons actifs. Il donne une bonne idée sur la surface totale disponible pour l’adsorption des
composés à faible poids moléculaire [4,68, 69].

II.5. Les différentes formes du charbon actif :

Selon leurs applications, les charbons actifs sont disponibles soit en poudre, soit en
grains, soit sous forme extrudée.

II.5.1. Le Charbon Actif en Poudre (PAC) :

Les charbons actifs en poudre présentent une granulométrie inférieure à 100 μm avec un
diamètre moyen situé entre 15 et 25 μm. Ils ont une large surface externe et une faible
profondeur de diffusion : la vitesse d’adsorption est très rapide [70].

Figure II.8 : Charbon actif en poudre [71]


[Link] du charbon actif en poudre CAP :
De tels charbons sont donc utilisés préférentiellement pour l’adsorption de solutions en
batch.
- Les poudres fines sont utilisées en pharmacie et servent aussi à décolorer les huiles, les
graisses, les vins, les sucres et de nombreux autres liquides organiques [71].
- Le charbon actif en poudre est utilisé en combinaison avec un traitement de clarification.
- Le charbon actif en poudre est ajouté continuellement avec l’eau à traiter avec des agents
floculats. Il est recommandé d’utiliser des clarificateurs pour augmenter le temps de contact
entre le charbon et l’eau. La dose d’ozone nécessaire dans le cadre d’un inter oxydation est
alors réduite. La principale conséquence est que le nombre de sous-produits d’ozonation
diminue [71].

37
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

[Link] et les inconvénients du charbon actif en poudre CAP


Tableau II.2 : les avantages et les inconvénients de CAP [71 ,72]
Avantages Inconvénients
●Le charbon actif en poudre est 2 à 3 fois ● ne peut pas être régénéré quand il est
moins cher que le charbon actif en mélangé avec des boues d’hydroxyde.
granulé. ●Il est difficile d’enlever les dernières traces
●Leur dosage en quantité réglable peut d’impuretés sans ajouter une quantité très
suivre la concentration des polluants si importante de charbon actif en poudre.
celle-ci est connue. ● La détection des pointes de pollution est
●Leur cinétique d’adsorption est rapide. problématique et sa concentration applicable
●Favorise la décantation est limitée.
●Leur emploi ne nécessite qu’un ●La concentration applicable est limitée à
investissement réduise quand le traitement 80mg/l
ne comporte qu’une étape de floculation- ●Il est utilisé essentiellement à l’occasion de
décantation dosage discontinue ou de faible importance.

[Link] actif granulé (CAG) :

La forme granulaire du charbon actif est caractérisée par une taille de particule
supérieure à 1 mm, un faible diamètre de pores, une grande surface interne et une surface
externe relativement faible. Il en résulte que les phénomènes de diffusion à l’intérieur des
pores prennent une grande importance dans les processus d’adsorption.

Ces charbons sont préférentiellement utilisés en lit fixe pour l’adsorption des gaz et des
vapeurs. Ils sont couramment utilisés pour le traitement de l’eau [70].

C’est le procédé logique d’extraction par adsorption, au fur et à mesure que la


concentration de l’eau en produits adsorbables diminue est mise en contacte avec des couche
de charbon de plus en plus pur. En conservant une vitesse suffisamment importante, il est
possible d’extraire les corps adsorbable.

On peut considérer le procédé d’adsorption sur charbon granuleux comme un procédé


de finition particulièrement bien adapté à l’élimination d’un apport continue et mode des
matières polluantes adsorbable. Il faut cependant tenir compte du fait que le lit fixe constitue
une barrière efficace contre une vergue de pollution [73].

38
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

Figure II.9: Charbon actif granulé [71].

II.5.2.1. Utilisation du charbon actif granulé :

Ces charbons sont préférentiellement utilisés en lit fixe pour l’adsorption des gaz et des
vapeurs. Ils sont couramment utilisés pour le traitement de l’eau [70].

• Pour la réduction des oxydants chlorés résiduels et une très faible élimination de
certains sous-produits de désinfection tels que les bromates et les chlorates,
• Et aussi utilisé pour enlever la turbidité et pour dissoudre des composés organiques,
l’odeur, les taches, les colorants.
• Il est utilisé pour l’élimination des micropolluants organiques et de la matière
organique sous forme de carbone dissous.
• Il est utilisé en filtration pour des traitements de finition, car il permet l’amélioration
de nombreux paramètres liés à la matière organique naturelle (MON) : couleur, goût,
odeur, demande en désinfectant
• En outre, son utilisation en filtration biologique [71].

II.5.2.2. Avantages et les inconvénients du charbon actif granulé

Tableau II.3 : les avantages et les inconvénients de CAG [71, 31]

Avantages Inconvénients
•Le charbon actif granulé utilise sous forme • Durée de vie limitée
de lit filtrant • Préfiltration: Les carburants dissous et
•La durée de vie du charbon actif granulé matières en particules peuvent rapidement
dépend de l abattement de la matière encrasser le charbon, nécessitant un
organique et du lissage des points de prétraitement dans la plupart des cas.
pesticide. Le choix du type de charbon actif •Il est plus couteux que le charbon actif en
est également déterminant sur le rendement poudre

39
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

de l’élimination. •La cinétique d’adsorption est lente


•Le charbon actif granulé a une capacité • Déchets dangereux : tout le charbon doit
d’adsorber une partie de presque toutes les être finalement jeté, il peut être jeté comme
vapeurs. déchet dangereux, ce qui augmenterait le
•Il a une grande capacité d’adsorption pour coût et responsabilité.
les substances organiques en particulier les
solvants.
• Il retient un grand nombre de substances
chimiques en même temps.
•Il fonctionne bien dans un domaine large de
température et d’humidité.
•Il est inerte et on peut l’utiliser en toute
sécurité.
•Il est facilement disponible et de bon
marché
•Il est facile à manipuler
•Sa régénération est possible.

[Link] Charbon Actif Extrude

De formes cylindriques avec des diamètres allant de 0.8 mm a 5 mm. Le charbon Actif
extrude est principalement utilise pour des applications en phase gazeuse a cause de sa faible
perte de charge, de sa grande résistance mécanique et de sa faible teneur en poussières.

Figure II.10 : Le Charbon Actif Extrude [3].

40
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

II.6. Régénération de charbon actif [88].

Le charbon actif est un produit relativement couteux, c’est pourquoi il est très souvent
régénéré il existe quatre méthode de régénération

II.6.1.Régénération à la vapeur

Cette méthode est réservé à la régénération des charbons actifs qui simplement adsorbé
des produit très volatils cependant, le traitement à la vapeur peut être utile pour débouché la
surface des grains de charbons et désinfecté le charbon

II.6.2.Régénération thermique

Cette opération est réalisé par pyrolyse ou en brulant les matières organiques adsorbées
par les charbons actifs dan le but d’éviter d’enflammer les charbons, ils sont chauffés aux
alentours de 800°C au sein d’une atmosphère contrôlée

C’est la méthode de régénération la plus largement utilisée et régénère parfaitement les


charbons actifs. Cependant de quelques avantages :
Très couteuse avec l’achat de plusieurs fours, il y a une perte de charbon de l’ordre de
7 à 10% .l’utilisation de fours électriques réduit ces perte [72].

II.6.3.Régénération chimique

Procédés utilisant un solvant utilisé à une température de 100°C et avec un pH


important.
L’utilisation de cette méthode réside dans la minimisation des pertes de charbons
(environ 1%). les polluants son ensuit détruit par incinération [72].

II.6.4.Régénération biologique

Bien que le procédé de la régénération biologique soit remis en question, le fait


expérimental demeure : en conditions aérobies les bactéries les bactéries son capable de
minéraliser la matière organique du charbon [72].

II.7. Lits de charbon actif

Le premier procédé est réalisé avec du charbon actif en Grain(CAG). Dans cette
méthode le CAG est étalé sous forme de couche d’épaisseur bien détermine. Le

41
Chapitre II Adsorption sur charbon actif

principe de cette méthode consiste faire passer de l’eau chargée de polluants sur le lit
de charbon. Par phénomène d’infiltration, certains composés (organiques, inorganiques)
seront pigés par les pores. Autrement dit les lits de charbon actif peuvent être fluidisés
sous des vitesses ascensionnelles de 30cm/mn, s’ils ont constitués de grains fins (± 0,18 mm
de diamètre) .
Ce procédé ne nous permettra pas d’avoir une idée sur la variation de la capacité
d’adsorption en fonction du temps ni une information sur l’évolution de la
concentration initiale de la solution en fonction du temps. C’est ce qui fait ses
inconvénients, donc on a recours . Un autre type de procédé qui se présente comme suit.

Figure II.11 : Schéma de procédé de traitement des eaux sur une colonne de Charbons actifs
en grain [75].

42
CHAPITRE III
Mise en œuvre et techniques de
caractérisation
Chapitre III Matériels et méthodes

Chapitre III
MISE EN ŒUVRE EXPERIMENTALE ET TECHNIQUES DE
CARACTERISATION

Dans ce chapitre, les différents aspects pratiques de notre étude seront présentés, à
savoir les dispositifs expérimentaux utilisés, méthodologies employées pour la préparation et
la caractérisation du charbon actif commercial utilisé. Nous allons aussi présenter quelques
modèles empiriques concernant les isothermes d’équilibre dans un réacteur batch et de
l’adsorption sur colonne. Ensuite les modes de préparation des solutions, les techniques de
mesure et d’analyse ainsi que les modes opératoires seront décrits.

III.1. Description du montage expérimental

Le but principal de cette étude est la réalisation d’une colonne d’adsorption qui fera
l’objet d’un travail pratique destiné aux étudiants de Master. Suite à une recherche
bibliographique nous avons mis en place une colonne dont les dimensions sont données sur le
schéma présenté par la figure III.1.
Le dispositif est une colonne à double parois afin de contrôler la température de
travail. Elle dotée par plusieurs vannes de prélèvement pour permettre de suivre l’évolution
du procédé d’adsorption en fonction de la hauteur. Comme le montre le schéma, les vannes de
prélèvement débutent à partir d’une hauteur de 10 cm, ceci ne permet pas de faire les
prélèvements au bas de la colonne ce qui nous a amener à introduire le sable jusqu’à la
première ouverture.
Cette installation nécessite une pompe péristaltique afin d’assurer une circulation de
l’adsorbât en solution avec un débit constant. Comme le laboratoire ne dispose pas de cette
pompe, nous avons essayé de travailler en jouant sur la différence de hauteur entre le réservoir
et la colonne. Cependant, nous n’avons peu avoir des résultats vu la diminution du débit en
fur et à mesure que l’adsorption avance d’une part et d’autre part le bleu de méthylène
s’adsorbe par le sable introduit dans le bas de la colonne. Sachant qu’au bout de deux
semaines la concentration de BM à la sortie de la colonne pour une hauteur de 10 cm (14 g
CAI) est nulle quelque soit la sens d’écoulement de l’adsorbât (BM).

43
Chapitre III Matériels et méthodes

Figure III.1 : Le dispositif expérimental


Colonne en verre à double parois

Un deuxième dispositif est mis en place pour réaliser la colonne d’adsorption. Elle est
représentée par le schéma de la figure III.2. Ce dispositif comporte :

- un réservoir placé en haut de la colonne,


- une colonne en plastique flexible d’un centimètre de diamètre et 30 cm de hauteur,
- un filtre à la sortie de la colonne par la partie basse,
- un support pour fixer la colonne,
- le charbon utilisé est granulométrie de 2 à 3,15 mm,
- une solution de bleu de méthylène de concentration de 50 mg/L,
- un flacon de récupération.

Le procédé d’adsorption est réalisé sur une hauteur de 10 cm qui représente une masse de
7 g. Afin d’avoir la même pression sur le charbon actif (lit fixe), la hauteur du liquide au
dessus le charbon contenu dans la colonne est maintenue constante.

44
Chapitre III Matériels et méthodes

Figure III.2 : Le dispositif expérimental


Colonne en plastique.

III.2. Caractérisation du charbon granulé industriel

Le charbon actif est historiquement le premier matériau à être employé pour


l’adsorption. Le choix de l’adsorbant le plus adéquat pour effectuer une séparation donnée
dépend essentiellement de sa structure interne. Dans ce travail, nous avons utilisé le charbon
actif granulé industriel après avoir défini ses propriétés physicochimiques.

III.2.1. La teneur en humidité

Le taux d’humidité est un rapport exprimé en pourcentage du poids de l’eau contenue


dans le charbon actif, au poids du même matériau sec.
On procède par le séchage de 5g de charbon actif dans l’étuve à 110 °C pendant
environ 4h jusqu’à ce que son poids reste constant [85]. A sa sortie de l’étuve, on le refroidit à
température ambiante dans un dessiccateur puis on mesure le poids à 0,1 mg près.

45
Chapitre III Matériels et méthodes

Le taux d’humidité (% H) est calculé par la formule suivante :


𝒎𝒎𝟏𝟏 −𝒎𝒎𝟐𝟐
%𝑯𝑯 = ∗ 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 [Link].1
𝒎𝒎𝟏𝟏

m1: La masse du creuset rempli avant séchage en (g)


m2: La masse du creuset rempli après séchage en (g)

III.2.2. Le taux de cendre [77, 78]

Le taux de cendre est la quantité de résidu obtenue après combustion du charbon. Le contenu
en cendres est déterminé selon la norme NF B55-101dont la procédure consiste à:

• calciner un creuset au four à 950°C pendant 20 min, le refroidir pendant 30min dans un
dessiccateur et le peser à 0,1 mg près (P1) ;
• peser dans le creuset 1 à 2 g de charbon (tamisé entre 0,2-0,25 mm) à 0,1 mg prés (P2)
• répandre le charbon uniformément dans le creuset ;
• placer le creuset dans le four tubulaire (la température initiale du four ne doit pas dépasser
300°C) et chauffer le four à une vitesse de 5°C/min pour atteindre 950°C ;
• maintenir le creuset pendant 3 heures à cette température, le refroidir dans un dessiccateur
et le peser à 0,1 mg près (P3) ;
• effectuer deux déterminations sur chaque échantillon.
La teneur en cendres exprimée en pourcentage massique du combustible brut est donnée par la
formule suivante :

𝑃𝑃3 −𝑃𝑃1
𝐶𝐶𝑒𝑒 = ∗ 100 ([Link].2)
𝑃𝑃2− 𝑃𝑃1

Avec :
P1 : masse du creuset en g;
p2 : masse du creuset et du charbon en g;
p3 : masse du creuset et des cendres en g.

Par ailleurs, le taux de cendre est déterminé à une température plus basse de la manière
suivante :

- un échantillon de P1 = 1g de charbon actif est séché dans une étuve à 80°C pendant 24
heures puis placé dans un creuset en céramique.
- l’échantillon est ensuite introduit dans le four réglé à 600°C est maintenu pendant 3
heures à cette température.
46
Chapitre III Matériels et méthodes

- Après refroidissement à température ambiante on pèse à nouveau l’échantillon P2.

𝑷𝑷
% 𝑪𝑪𝑪𝑪 = � 𝟐𝟐 � ∗ 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 [Link].3
𝑷𝑷𝟏𝟏

P1 : Le poids du creuset rempli avant carbonisation en (g)


P2 : Le poids du creuset rempli après carbonisation en (g)

III.2.3. Détermination de pH

Le pH du charbon actif est déterminé en introduisant 1g de charbon actif dans 250 mL


d’eau distillée. Le mélange est ensuite laissé reposer pendant 24 heures, avant de mesurer son
pH à l’aide d’un pH-mètre à la température ambiante (18°C). L’opération est répétée trois fois
afin d’avoir une valeur de pH moyenne [75].

III.2.4. Détermination de la densité apparente [75]

L’opération consiste à peser à 0,1 mg près une éprouvette de 100 ml vide (P0), la remplir
avec du CAG jusqu’à 100 ml puis la repeser (P1). La formule suivante permet le calcul de la
densité apparente du CAG.
𝑷𝑷𝟏𝟏 − 𝑷𝑷𝟎𝟎
𝑫𝑫 = [Link]. 4
𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏

P1: le poids de l’éprouvette vide (g)


P2 : le poids de l’éprouvette remplie (g)

III.2.4 Densité réelle (masse volumique) [79]

La densité réelle, associée au volume poreux, permet d’évaluer la porosité du charbon. Le


mode opératoire consiste en premier à placer un échantillon de charbon dans une étuve à 110
°C pendant 24 heures. On y prélève une petite quantité de masse connue (mc) que l’on met
dans un pycnomètre taré rempli ensuite de méthanol (Vm). La connaissance de la tare, de la
masse de charbon et du volume du méthanol utilisé permet de calculer la masse volumique
réelle du charbon actif (ρréelle) [79] :

mc
ρ réelle = [Link].5
Vc
Avec :
mc : masse de charbon en g ;

47
Chapitre III Matériels et méthodes

Vc : volume réel de charbon en mL, Vc = Vt - Vm ;


Vm : volume du méthanol en mL ;
Vt : volume total en mL (V (charbon) +V (méthanol)).

III.2.5 Volume poreux total (V.P.T) [79]

Le volume poreux total (V.P.T) est déduit de la relation suivante :

1 1
V .P.T = − en cm3/g [Link].6
ρ app ρ réelle
Avec :
𝜌𝜌app : masse volumique apparente en g/mL ;
Vapp : volume apparent du charbon en mL ;

III.2.6. Indice d’iode


Selon cette méthode, on met 10 ml d’une solution d’iode 0.1N dans un erlenmyer et on
dose par une solution de thiosulfate de sodium 0.1N, en présence de quelques gouttes d’une
solution d’empois d’amidon comme indicateur jusqu'à la disparition de la couleur. Ensuite on
ajoute 0.05g du charbon actif à un erlenmyer qui contient 15ml d’une solution d’iode 0.1N
avec agitation pendant 4 min. Après, on filtre et on dose l’iode de 10ml de filtrat par la
solution de thiosulfate de sodium 0.1N en présence de deux gouttes d’une solution d’amidon.
L’indice d’iode peut être calculé par la formule suivante [75]:
𝟏𝟏𝟏𝟏
��𝑽𝑽𝑽𝑽 –𝑽𝑽𝑽𝑽� .𝑵𝑵.(𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏.𝟗𝟗).� ��
𝟏𝟏𝟏𝟏
𝑰𝑰𝑰𝑰 = [Link].7
𝑴𝑴

(Vb -Vs) : différence des résultats du titrage à l’essai à blanc et à l’essai avec adsorbant en
(ml de thiosulfate de sodium 0.1N).
N : normalité de la solution de thiosulfate de sodium en (mol/l).
126.9 : la masse atomique d’iode.
M : la masse de l’adsorbant en (g).

48
Chapitre III Matériels et méthodes

III.2.7 Détermination de la surface spécifique [79, 80]

La surface spécifique représente la surface totale (y compris la surface des pores ouverts) par
unité de masse du produit accessible aux atomes et aux molécules. Une surface spécifique
élevée provient d’une structure microporeuse très développée.

La surface spécifique peut être déterminée selon plusieurs méthodes, mais dans notre travail,
on s’est limité à deux méthodes :

 La première est fondée sur la mesure de la capacité d’adsorption de l’adsorbant pour


un soluté donné, la molécule de ce soluté devant posséder une surface acceptable,
comme le bleu de méthylène.

 La deuxième est celle dite de B.E.T. (Brunauer, Emmett et Teller).

Dans notre étude nous avons déterminé la surface spécifique par la le Test au bleu de
méthylène. Par cette méthode, l’estimation de la surface spécifique d’un adsorbant est
conventionnellement fondée sur des mesures de la capacité d’adsorption de cet adsorbant pour
un soluté qui est le bleu de méthylène. Les étapes à suivre consistent à:

• préparer une solution mère à 50 mg de bleu de méthylène (de masse molaire de 355,89
g) par litre de solution en utilisant de l’eau distillée comme solvant de base ;

• préparer des solutions de bleu de méthylène de différentes concentrations : 10, 25, 30,
40 ,50 mg/L

• analyser ces différentes solutions au spectrophotomètre UV-Vis ; l’absorbance est


mesurée à la longueur d’onde = 664 nm, correspondant au maximum d’adsorption du
bleu de méthylène. A partir des résultats obtenus, tracer la courbe d’étalonnage du
bleu de méthylène (figure III.3),

• d’autre part, introduire dans quatre erlenmeyers 25 mg de charbon et 25 mL de la


solution de bleu de méthylène à différentes concentrations;

• après agitation pendant deux heures et trente minutes, un volume de 2 mL est prélevé de
la solution ;

49
Chapitre III Matériels et méthodes

• analyser les solutions obtenues par le spectrophotomètre UV-Vis et en déduire les


absorbances. Les concentrations résiduelles du bleu de méthylène Ce, sont déduites de
la courbe d’étalonnage ;

• pour estimer la valeur de la surface spécifique S en (m2/g) de charbon, il suffit de


déterminer la capacité d’adsorption de la monocouche à partir de l’isotherme
d’adsorption de type Langmuir donné par la relation suivante :

Q0 × b × C e
qe = Eq. III.8
1 + bC e

Avec :
qe : quantité de bleu de méthylène adsorbée à l’équilibre (mg/L) ;
Ce : concentration du bleu de méthylène à l’équilibre (mg/L) ;
Q0 (mg/g), b (L/mg) : sont des constantes.
La quantité adsorbée qe est déterminée par la relation ci-dessous :

qe =
(C 0 − Ce )
×V
m [Link].9
Avec :
C0 : concentration initiale du bleu de méthylène (mg/L) ;
V : volume de la solution de bleu de méthylène (L) ;
m : masse du charbon utilisé (g).
Après linéarisation de la relation précédente :

Ce 1 1
= × Ce + Eq. III.10
qe Q0 bQ 0
Les constantes Q0 et b sont déduites à partir de la pente et de l’ordonnée à l’origine de la
𝐶𝐶
courbe : 𝑞𝑞𝑒𝑒 =f(𝐶𝐶𝑒𝑒 ).
𝑒𝑒

La connaissance de Q0 conduit à la détermination de la surface « S » :


S = Q0.σ.N [Link].11
Où :
N : nombre d’Avogadro, N= 6,023. 1023 ;
σ : aire occupée par une molécule de bleu de méthylène : σ= 175 Å2 ;
S : surface spécifique (m2/g) ; Q0 : capacité d’adsorption (mol/g).

50
Chapitre III Matériels et méthodes

III.3. Choix de l’adsorbât

Le bleu de méthylène (BM) est un colorant organique appartenant à la famille des


thiazines. Il est soluble dans l’eau et plus légèrement dans l’alcool. Il est utilisé pour étudier la
performance des adsorbants en général et les charbons actifs en particulier [11,12]. Le choix
de ce colorant vient du fait qu’il est à la fois de nature organique, cationique et de taille
moyenne connue (15Å). Ses caractéristiques sont regroupées dans le tableau ci-après
Tableau III.1 : Quelques caractéristiques du bleu de méthylène [82]

Dénomination Bleu de méthylène (BM)


Appellation chimique Chlorure de 3,7- bis (diméthylamino)
Phénazathionium
Formule brute C16H18N3ClS
Formule semi-développée

Masse molaire 320 g/mol


Dimension (Diamètre) 15Å
Aire de la molécule 175A° 2
λmax 664 nm

51
Chapitre III Matériels et méthodes

III.5. Procédure expérimentale

III.5.1 Détermination de la courbe d’étalonnage :

- Préparation dune solution mère par dissolution de 20 mg de colorant dans une


fiole de 1l
- Ensuit on préparé des solutions étalons qui serons obtenues par dilution
successive de la solution mère (18, 16, 14, 12, 10, 8, 6, 4, 2 mg/l)
- Apres en lire la valeur de l’absorbance (ou indice de réfraction de chaque solution
étalon par l’appareil UV-visible spectres montre bien la longueur d’onde du
maximum d’absorption du BM (664nm)
- En trace le courbe étalonnage qui servira par la suite à la détermination des
concentrations de la partie suivante.

Figure IV 3: La courbe d’étalonnage obtenue pour différente concentration en bleu de


méthylène

III.5.2. Étude des équilibres et de la cinétique d’adsorption de BM sur CAI

52
Chapitre III Matériels et méthodes

Les essais ont été réalisés en discontinu sur des agitateurs jar-test a vitesse d’agitation
de 150 tour /min. Les solutions de bleu de méthylène à déférentes concentrations (50, 40, 35,
25, 10 mg/l) sont mises en contact avec 0.5 g de charbon actif industriel.

- La série des béchers est disposée sur jar-test à température ambiante pendant un
temps de contact variable entre 5 minutes et 2h40min maximum.
- Les prélèvements effectués en chaque 5 min.
- Les concentrations en colorant résiduel Ct, sont déterminées sur les filtrats par
spectrophotométrie (OPTIZEN 3220UV) à 664 nm et la quantité adsorbée
calculée en utilisant l’équation III. 9.
- La concentration en produit organique est donnée par la loi de Beer Lambert, à
partir d’une courbe d’étalonnage.

III.5.3. Etude de la cinétique d’adsorption

III.5.3.1. Détermination des vitesses initiales d’adsorption

La vitesse initiale de disparition du soluté est représentée par le coefficient cinétique


d’adsorption initiale « γ »; ce dernier est calculé suivant la relation :
𝑽𝑽 𝒅𝒅𝒅𝒅
𝜸𝜸 = − 𝑪𝑪𝑪𝑪 . 𝒎𝒎 � 𝒅𝒅𝒅𝒅 � 𝒕𝒕 → 𝟎𝟎 [Link].12

V : Volume de la solution en l =200ml


m : masse de l’adsorbant en g = 5g
C 0 : Concentration initiale en mg/l (10, 25, 30, 40, 50)
C : Concentration de la solution en mg/l
t : temps en min.

En pratique, les vitesses incluant la pente de la tangente à la courbe au temps t = 0. Ensuite, le


γ est calculé à partir de la formule
coefficient cinétique d’adsorption initial donnée par
l’équation III.12 [76].

III.5.3.2. Détermination des vitesses d’adsorption et des constantes de diffusion

a) Cinétique de 1er ordre

La constante de vitesse d’adsorption peut être obtenue à partir de l’équation de


Lagergreen selon l’équation suivante :

53
Chapitre III Matériels et méthodes

𝒍𝒍𝒍𝒍�𝒒𝒒𝒒𝒒 – 𝒒𝒒𝒒𝒒�
𝑮𝑮 = � 𝒒𝒒𝒒𝒒
� = −𝑲𝑲𝑲𝑲 [Link].13

qe : Quantité adsorbée à l’équilibre en (mg/g)


qt : Quantité adsorbée à l’instant t en (mg/g)
K : Constante de vitesse d’adsorption en ( min –1).
Le tracé de G en fonction du temps est une droite obtenues dont la pente représente la
constante de vitesse d’adsorption « -K » [76].

b) Cinétique de 2ème ordre [82]

L’adsorption peut être décrite par un modèle de second ordre dont l’équation différentielle est
donnée sous la forme suivante :

dq t
dt
(
= K 2 qe − qt )
2
(III-14)

K2 : la constante de vitesse d’adsorption du second ordre ([Link]-1). L’intégration


de cette équation conduit à :
t 1 1
= 2
+ .t (III-15)
q t K 2 .q e q e
Les valeurs de K2 et qe sont déterminées en traçant t/qt en fonction du temps.

III.5.4. La diffusion intra-particulaire

Il est connu que l’adsorption d’un soluté à partir d’une solution aqueuse est différente
de l’adsorption d’un composant d’un mélange gazeux. En effet, d’une part il y a souvent
compétition entre l’adsorption du soluté et celle du solvant, d’autre part, les transferts
diffusionnels en phase liquide sont beaucoup plus lents qu’en phase gazeuse. Le processus est
constitué globalement de trois étapes élémentaires: diffusion externe, interaction en surface et
diffusion interne (voir figure I.4.).
Par opposition à la diffusion externe, la diffusion interne peut être considérée comme
concernant tout transfert à l’intérieur de la surface d’une particule. La diffusion interne dans la
structure poreuse est une étape impliquant la diffusion de l’adsorbât sous l’effet d’un gradient
de concentration. C’est l’étape la plus lente et constitue donc l’étape limitante de la cinétique
d’adsorption. Toutefois, on peut distinguer deux contributions couplées mais en deux phases
différentes :

54
Chapitre III Matériels et méthodes

- Diffusion dans le volume de la phase liquide à l’intérieur des pores, caractérisée


par un coefficient de diffusion Dpore.
- Diffusion dans la couche adsorbée sur les parois des pores ou diffusion de surface,
caractérisée par un coefficient Ds.

Ces phénomènes sont généralement regroupés sous un seul paramètre, la diffusivité


effective ‘De’. Selon l’importance de l’une ou de l’autre de ces diffusions, plusieurs modèles
simplifiés sont utilisés pour représenter la cinétique de transfert de matière global entre la
phase liquide ou gazeuse et la phase adsorbée. Citons par exemple, le modèle théorique de
Weber et Morris [92] basé sur la diffusion intraparticulaire et qui est décrit par une relation de
type :
La constante de vitesse de diffusion est donnée par l’équation :

𝑞𝑞 = 𝐾𝐾𝐾𝐾(𝑡𝑡)0.5 [Link].16

Kp : constante de diffusion intraparticulaire ([Link]-1/2).


On traçant la capacité d’adsorption « q » en fonction de (t0.5), on obtient la valeur de K qui est
la pente de la droite obtenue.

III.6. Isothermes d’adsorption du BM

Les données de fixations du colorant sur le charbon actif sont traitées selon les équations
linéaires de Langmuir, Freundlich et Temkin. Le but de cette linéarisation est de pouvoir
vérifier le modèle selon lequel se fait l’adsorption et d’en déduire les quantités maximales
adsorbées ainsi que l’affinité de l’adsorbat vis-à-vis de l’adsorbant.

III.6.1. Equilibres d’adsorption

L’un des objectifs poursuivis par la recherche dans le domaine de l’adsorption est
d’établir des équations permettant de rendre compte de la forme des isothermes. Pour cela,
différents modèles ont été proposés dans la littérature, les plus utilisés sont :

III.6.1.1. Langmuir (1915)

Le modèle de fixation réversible en surface est l’un des plus utilisés pour la
modélisation des cinétiques d’adsorption. A l’équilibre, on retrouve le modèle de Langmuir

55
Chapitre III Matériels et méthodes

qui considère que la substance adsorbée (adsorbât) forme une couche mono-moléculaire à la
surface de l’adsorbant.

Langmuir propose le modèle linéairisé est donné par l’équation suivante :

X q m .K L .Ce
qe = = Eq. III.17
m 1 + K L .Ce

Avec :

qm : quantité maximale de soluté adsorbée par gramme d’adsorbant nécessaire pour couvrir la
surface d’une couche mono moléculaire (mg/g);

KL : constante de Langmuir corrélée à l’énergie d’adsorption (L/mg) qui représente le rapport


des constantes de vitesse d’adsorption et de désorption [83, 84].

III.6.1.2 Freundlich (1962) [6, 21- 24]


En 1939 Freundlich et Heller proposent l’équation suivante :

Qe = Kf . Ceⁿ

Ce : concentration du soluté à l’équilibre (mg/L) ;


qe : quantité de soluté adsorbée par unité de masse du charbon à l’équilibre (mg/g) ;
Kf : paramètre lié essentiellement à la capacité d’adsorption maximale ;
1/n : paramètre relié à l’intensité d’adsorption.

La linéarisation de l’équation ci-dessus permet de déterminer les deux constantes Kf et


n, qui dépendent de la température et de la nature de l’adsorbât et de l’adsorbant. Cette
conversion logarithmique prend la forme:
lnQe = lnkf + n lnCe Eq. III.18

Il s’agit d’une équation de la forme Y=ax+b, où l’ordonnée à l’origine de la droite de


régression correspondante est égale au terme Log Kf, et la pente de cette même droite est
égale à 1/n.

En particulier, 1/n indique la variation des énergies d’interaction avec le taux de recouvrement
• 1/n<1 : l’isotherme correspond au modèle de Langmuir c’est-à-dire de type L;

56
Chapitre III Matériels et méthodes

• 1/n >1 : indique une adsorption coopérative qui entraîne de fortes interactions entre les
molécules d’adsorbât entre elles;
• 1/n =1 : la partition entre les deux phases est indépendante de la concentration.

Le domaine d’application des modèles à deux paramètres est souvent limité, c’est pourquoi des
modèles à plus de deux paramètres sont proposés dans la littérature.

III.7 Etude de l’adsorption sur colonne

L’objectif principal de ce travail est l’étude de l’adsorption sur une colonne en optimisant les
conditions opératoires de l’évolution d’adsorption.

Le principe de fonctionnement consiste à percoler verticalement les solutions


contaminées (Un colorant) dans une colonne remplie de CAI et de suivre l’évolution de la
concentration des solutés à des différentes sorties de la colonne d’adsorption en fonction du
temps. La variation de l’adsorption en fonction de la hauteur du lit adsorbant et de la vitesse
ou du débit du liquide sera étudiée afin de déterminer l’influence de ces paramètres sur la
rétention.
Une modélisation des courbes de percée est réalisée grâce aux modèles de Clark,
Wolborska, Bohart et Adams et Dole et klotz.

III.7.1 Essais d’adsorption

L’étude expérimentale réalisée sur la colonne d’adsorption (Figure III.2) suit les étapes
suivantes :
1. préparation des solutions à base d’un colorant (BM) à différentes concentration (par
dilution de la solution mère),
2. effectuer des prélèvements aux temps de réactions donnés sur différentes hauteurs de
la colonne,
3. analyse du filtrat par spectrophotométrie UV/ vis,
4. le débit est fixé entre 5ml/min et 10 [Link]­¹.
5. le pH est régulé à 7,0.
6. charbon en grains est rempli sur 10 cm de hauteur équivalent à une masse de 7g.

57
Chapitre III Matériels et méthodes

III.7.2 Les essais d’adsorption sur la colonne

La colonne est alimentée avec la solution à 50 mg/l de la solution de bleu de


méthylène. Les courbes de percée sont réalisées pour une hauteur de lit de CAI et deux
débits différents (10 ml/min; 5 ml/min). La concentration initiale en polluant est constante à
l’entrée. A la sortie de colonne, on effectue des prélèvements de en fonction du temps puis
on détermine les concentrations en soluté. On arrête l’expérience quant les concentrations
des échantillons à la sortie deviennent égales à la concentration initiale à l’entrée (50mg/l).

III.7.3 Application des modèles d’adsorption en mode dynamique

III.7.3.1 Modèle de BOHART et ADAMS 1920

Ce modèle est donné par l’équation :

𝑪𝑪 𝒁𝒁
𝒍𝒍𝒍𝒍 𝑪𝑪 = 𝑲𝑲𝑪𝑪𝟎𝟎 𝒕𝒕 − 𝑲𝑲𝑲𝑲𝟎𝟎 ∗ 𝑼𝑼 Eq. III.19
𝟎𝟎

On trace : Ln C/C0= f(t) , la droite obtenue est de la forme y = ax + b; de cette droite on tire le
paramètres K et la capacité maximale d’adsorption N0
Avec
K : Constante de vitesse d’adsorption
N0 : Capacité maximale d’adsorption

III.7.3.2 Modèle de WOLBORSKA

Ce modèle est représenté par l’équation

𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳 𝑪𝑪𝑪𝑪 𝜷𝜷𝜷𝜷𝜷𝜷


𝑪𝑪𝑪𝑪
= 𝜷𝜷𝜷𝜷 ∗ 𝑵𝑵𝑵𝑵 ∗ 𝒕𝒕 − 𝑼𝑼
[Link].20

Ba : Coefficient cinétique de transfert de masse.

En utilisant les mêmes tableaux du modèle de Bohart et Adams on trouve une droite après
avoir tracé l’équation qui relie Ln C/C0 = f(t).

Le calcul des vitesses (m/h) se fait suivant l’équation :

𝑪𝑪𝑪𝑪
𝑽𝑽 = 𝑼𝑼 ∗ 𝑵𝑵𝑵𝑵+𝑪𝑪𝑪𝑪 [Link].21

58
Chapitre III Matériels et méthodes

U : Vitesse de filtration (ml/min)

C0 : Concentration initiale du soluté (mg/l) =50mg/l

N0 : Capacité maximale d’adsorption (mg/g)

V : vitesse de déplacement du front d’adsorption en (ml/min).

59
CHAPITRE IV
Résultats et discussions
Chapitre IV Résultats et discussions

Chapitre IV

Résultats et discussions

Ce chapitre est consacré au traitement des résultats obtenus sur l’étude de l’adsorption
sur colonne à lit fixe en CAI. En premier lieu, la caractérisation du charbon sera présentée
suivi de l’étude de l’adsorption dans un réacteur batch afin de déterminer le type d’isotherme
d’équilibre du système étudié. En fin, l’étude du procédé d’adsorption sur colonne sera
discutée.

IV.1. Caractéristiques générales de charbon actif

Dans cette étude. le charbon actif utilisé est un charbon granulé industriel (CAI). Les
caractéristiques générales de ce charbon sont obtenues selon des méthodes normalisées [3,4].

IV.1.1. Les caractéristiques physiques du charbon

Le tableau IV.1 regroupe les différentes caractéristiques du charbon actif utilisé dans notre
étude. En effet. le taux de cendre de charbon actif représente une faible teneure en matière
minérale (cendre) un faible taux de cendre indique un bon adsorbant. La faible teneure en
humidité. Ce constat met en évidence une faible conservation en teneur en eau par les
charbons actifs. Nos résultats corroborent les résultats publiés en littérateur [85].

Tableau IV.1 : les caractéristiques physique-chimique de charbon actif étudié

CARACTIRISATION LA VALEUR

Granulométrie mm 2<d<3.5

La teneur en humidité % 0.54

Le taux de cendre % 7.76

Le pH 6.61

la densité apparente g/ml 0.487

la densité réel g/ml 1.5

Volume poreux total ml/g 1.386

Indice d’iode mg/g 304.56

60
Chapitre IV Résultats et discussions

L’indice de bleu de méthylène. Les indices d’iode et de phénol sont des paramètres de
contrôle de la qualité des adsorbants. Ils sont depuis longtemps utilisés comme outils pour
l’évaluation de la capacité d’adsorption et de la structure physique du charbon actif.
L’indice de bleu de méthylène est corrélé à la capacité du charbon à adsorber des substances
de grande masse moléculaire qui nécessitent un grand nombre de macro-pores. L’observation des
valeurs consignées dans le tableau ci-dessous. Montre que le charbon industriel (CAI) présente un
volume macroporeux important

IV.1.2. Capacité d'adsorption

La figure IV.1 regroupe les différentes courbes représentant l’évolution de la


concentration de solution BM en fonction du temps pour différentes concentrations initiales :
de 10. 25. 30.40. 50 mg/l. Ces résultats sont obtenus pour un temps de contact de 2h 30min
entre 0.5 g de charbon actif et les différentes solutions préparées.

Figure IV.1 : Evolution de la concentration en BM en solution en fonction du temps


de séjour dans le réacteur pour différentes concentrations initiales de BM avec 0.5 g de CAI.

Les résultats obtenus montrent que la concentration en BM diminue en fonction du


temps mais se stabilise au bout de 60 minutes presque pour toutes les solutions. La stabilité
représentée par la constance de la concentration indique que le temps d’équilibre est atteint.

61
Chapitre IV Résultats et discussions

Les résultats des capacités d’adsorption « q » en fonction du temps pour des différentes
concentrations initiales de BM : 50. 40. 30. 25. 10 mg/l sont regroupés par les courbes tracées
sur la figure IV.2.

La quantité du bleu BM adsorbé sur le charbon actif en grains (CAG) est représente
dans le tableau suivant :

Figure IV.2: Evolution de la capacité d’adsorption de BM en fonction du temps de séjours à


différentes concentrations initiales en BM. 0.5 g de CAI.

D’après les courbes représentées par la figure IV.2. Nous ne constatons que la cinétique
d'adsorption du BM présente deux étapes distinctes. La première étape correspond au transfert
de masse externe est rapide et tandis que la seconde liée au phénomène de diffusion (transfert
de masse interne) est lente. Nous considérons que l’adsorption du BM sur le charbon actif
granulé est un processus rapide puisque on obtient un temps d’équilibre au voisinage de
60min. Au-delà la quantité adsorbée reste pratiquement constante jusqu’à 120 min de contact.
Dans la suite de notre étude nous travaillerons avec un temps de 2h30 min.

62
Chapitre IV Résultats et discussions

IV.1.3. Etude de la cinétique d’adsorption

IV.1.3.1. Détermination des vitesses initiales d’adsorption

Les vitesses initiales de disparition du soluté ((dC/dt)t→0) représentées par le coefficient


cinétique d’adsorption initiale « γ » [76] ; sont déterminées par la relation III.12. Les valeurs
calculées sont regroupées dans le tableau IV.2 ci-dessous.

Tableau IV.2 : Constantes et vitesses initiales d’adsorption.

C0 mg/l 10 25 30 40 50
(dC/dt)t→0 10 25 30 40 50
(mg/[Link])
γ (l/ mg min) 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1

IV.1.3.2. Cinétique de 1er ordre


P P

Nous avons tenté dans un premier temps. D’appliquer le modèle de Lagergren


correspondant à une cinétique de 1er ordre pour l’étude de la vitesse d’adsorption de BM sur
CAI.
1

y = -0,001x + 0,212
0,5 R² = 0,894
q10
0
0 50 100 150 200 q 25
-0,5 q 30
y = -0,004x + 0,148
R² = 0,752 y = -0,001x + 0,164 q 40
-1
R² = 0,615 q 50
y = -0,003x + 0,237
-1,5 R² = 0,989 y = -0,012x + 0,443
R² = 0,964
-2

Figure IV.3: Cinétique d’adsorption de 1er ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
P P

concentrations initiales en BM
Cependant, la linéarité des points expérimentaux ayant aboutit à des écarts entre les
valeurs théoriques et expérimentales très larges. Cette cinétique ne peut donc s’appliquer au
procédé d’adsorption de BM sur le CAI.

63
Chapitre IV Résultats et discussions

IV.1.3.3. Cinétique de 2ème ordre

Comme les résultats précédents montrent que la cinétique d’adsorption n’est de 1er
ordre. Nous allons vérifier si elle est de second ordre. La cinétique de 2ème ordre est
déterminer à partir de la aux cas étudiés. les constantes de vitesse K 2 sont estimées en traçant
t/q en fonction du temps (équation III-15). Sur les figures IV.3. Chaque droite correspondant à
une teneur initiale en adsorbât. Nous permet de déduire la constante de vitesse K 2

Figure IV.4: Cinétique d’adsorption de 2ème ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
P P

concentrations initiales en BM

La bonne linéarité des points avec des coefficients de corrélations élevés la cinétique
d’ordre deux peut s’appliquer pour l’adsorption de BM sur le charbon.

Les résultats des calculs des coefficients de diffusion à partir du modèle de la cinétique
d’ordre deux sont données dans le tableau IV.3.

64
Chapitre IV Résultats et discussions

Tableau IV. 3 : Les coefficients de diffusion calculés pour différentes concentration en BM

C0 (BM) K2 R²
(mg/g)
10 0.038 0.98
25 0.005 0.94
30 0.004 0 .94
40 0.98 . Les valeurs
0.004
50
estimées de ce paramètre sont regroupées sur le tableau
0.003 IV.3. 0.98

De l’analyse des résultats consignés dans les tableaux IV.3 ci-dessus. On constate que
la constante de vitesse du second ordre K 2 diminue proportionnellement à la concentration
initiale en soluté. Ces résultats obtenus sont en parfait accord avec ceux obtenus par MESKI
[985].

IV.1.3.4 Influence de la résistance à la diffusion

La cinétique d’ordre deux ne donne qu’un aperçu général sur l’adsorption de BM sur
CAI. En effet. Le procédé d’adsorption global est constitué de plusieurs processus
élémentaires (comme il est signalé au CH. III). Les molécules de l’adsorbât sont transportées
d’abord du sein de la solution qui est dans notre cas supposée parfaitement agitée. Vers la
surface externe de la particule à travers le film stagnant qui l’entoure. Elles seront alors
amenées à traverser le réseau des pores pour enfin s’adsorber sur leurs surfaces. Ce
mécanisme de transport interne a été décrit de façon générale par la diffusion effective. Dont
le flux est proportionnel au gradient de concentration.

Cependant la mise en équation des phénomènes qui se déroulent dans ce milieu


hétérogène est complexe et l’exploitation des modèles de transfert de matière qui sont
développés dans la littérature pour divers systèmes d’adsorption est assez ardue vu le nombre
important de paramètres inconnus qui apparaissent dans les équations différentielles non
linéaires. On a donc recours à des modèles plus empiriques et plus directs d’application. Ainsi
pour une étude qualitative de la diffusion interne le modèle développé par Weber et Morris
(Eq.III16) est le plus souvent appliqué.

65
Chapitre IV Résultats et discussions

Le tracé de qt en fonction de t1/2 (figures IV.4) permet de distinguer les étapes du


processus d’adsorption.

La première portion de ces courbes tracée aux temps de séjours les plus courts est donc
relative au transfert de masse externe dans le film entourant les particules et l’adsorption
rapide des molécules de soluté dans les macro-pores et dans les méso-pores. La deuxième
portion correspond à la diffusion intraparticulaire quand elle est l’étape limitante comme elle
peut indiquer une pénétration difficile des molécules dans les micropores.

Figure IV.5: Etude qualitative de la cinétique de diffusion de l’adsorption de BM en fonction


du temps de séjours à différentes concentrations initiales sur le CAI (0.5 g).

A première vue, les valeurs des ordonnées à l’origine augmentent avec la concentration
initiale en adsorbât. Cela indique que la quantité adsorbée est toujours plus importante en
présence d’un grand nombre de molécules d’adsorbât en accélérant la vitesse de transfert de
masse (externe ou interne).

66
Chapitre IV Résultats et discussions

Nous constatons, dans l’intervalle de t1/2 [2-5], que les courbes correspondant aux
concentrations initiales supérieures à 25 mg/L présentent un palier dont les droites obtenues
sont pratiquement de tangente horizontale presque nulle. Ce qui n’est pas le cas pour la
concentration initiale 10 mg/L. Ceci traduit que la vitesse d’adsorption est constante dans les
zones correspondantes.
Par ailleurs, le tronçon suivant pour les grandes teneurs initiales, les tangentes semblent
passer par l’origine.
Ce résultat est à rapprocher à ceux obtenus par [85, 86] lors de l’adsorption du phénol
sur le charbon actif.
La variation de la quantité adsorbée en fonction de t1/2 sur le CAI présente une cassure
plus nette entre les deux tranches (voir figures ci-dessus). Cette déviation par rapport à
l’origine est due à la modification de la vitesse de transfert de masse des adsorbât au début et
à la fin de l’adsorption. La résistance intra-particulaire est donc ici très importante à partir de
60 min (pour une concentration de 10mg/L) l’adsorption des molécules se fait plus lentement
dans les micropores.

Aux vues des valeurs de constantes de diffusion enregistrées dans les tableaux ci-
dessous. Le processus de transfert externe se déroule très rapidement par rapport à celui de
diffusion interne. On remarque également la forte influence qu’exerce la teneur initiale en
adsorbât sur la vitesse de transfert.

Tableau IV. 4 : Les coefficients de diffusion calculés selon le modèle de Weber et Morris
pour différentes concentration en BM.

C0 (BM)
50 40 30 25 10
(mg/g)
Kd1 1,952 1.8853 1.6648 1.3823 0.7082
C 2.1164 -1.12 - 2,3433 -2.0176 -2.0176
R² 0.997 0.9891 0,9602 0.9813 0.9813
Kd2 0.5727 0.4333 0.2252 0.1253 0.0485
C 12.245 10.549 8.6179 7.8022 2.8126
R² 0.9441 0.994 0.9109 0.9658 0.9668
Kd1/Kd2 2,98 4,35 8,82 11,03 14,60

Le rapport entre les deux constantes de diffusion des deux est inversement proportionnel
à l’augmentation de la concentration.

67
Chapitre IV Résultats et discussions

IV.1.4. Equilibres d’adsorption

IV.1.4.1. Isothermes d’adsorption du BM


Le tracé des isothermes d’adsorption a été effectué en utilisant les données précédentes
concernant l’évolution la concentration d’adsorption en fonction du temps et pour des teneurs
initiales croissantes en adsorbât. Il suffit alors de déduire la quantité de soluté adsorbée à
partir de la courbe représenté par la figure IV.2.

Figure IV.6: Isotherme d’adsorption de BM donnée par l’évolution de la capacité


d’adsorption à l’équilibre en fonction du temps d’équilibre.

L’isotherme d’adsorption de BM sur le CAI s’approche du type S indiquant ainsi une


vitesse d’adsorption lente pour les faibles concentrations initiales. Dans ce cas, il serait
opportun d’augmenter la concentration initiale en soluté pour favoriser l’occupation des sites
internes dans les pores et conduire éventuellement à la formation de multicouches.
Des résultats similaires sont obtenus pour une étude réalisée en augmentant la quantité
du CAI

68
Chapitre IV Résultats et discussions

IV.2 Etude du procédé d’adsorption sur colonne

IV.2.1 Courbe de percée

L’étude dynamique réalisée sur une colonne à lit fixe de CAI de 10 cm de hauteur
(Voir le schéma figure III.2) à différents débits d’écoulement de l’adsorbât (BM) de
concentration 50 mg.

Les courbes de percée obtenues pour l’étude de l’adsorption de la solution de BM sur


CAI à différents débits (5 et 10ml/min) sont présentées sur la figure IV.6.

Figure IV.7 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour deux débits d’écoulement 5 mL/min et 10 mL/min.

L’allure des courbes de percée se présente comme suit :

69
Chapitre IV Résultats et discussions

- la première partie caractérise la rétention où l’efficacité est maximale. En effet, la


concentration à la sortie de la colonne en soluté est très faible;
- la deuxième partie qui caractérise l’instant où le soluté (BM) commence à être
entrainé par la solution à la sortie de la colonne. Ceci traduit la fuite du soluté dans
la phase aqueuse; dans cet intervalle, la concentration du soluté est faible et elle
reste constante. En effet, la courbe de percé obtenue pour 5 mL/min, la
concentration varie de 10 mg/L à 15 mg/L dans l’intervalle de 150 min à 400 min.
Par contre, pour celle de 10 mL/min la variation de la concentration en soluté est
plus rapide et la courbe comporte des parties croissantes telles que la concentration
varie de 10 mg/L à 31 mg/L pour un intervalle de 29 à 170 min. Ceci peut être
expliqué par la forte vitesse d’écoulement de la solution qui réduit le temps de
contact entre l’adsorbât et charbon.
- La troisième partie de la courbe est caractéristique de la saturation du lit adsorbant.
dans ce cas C ≈ C0. C’est une étape courte.

Les courbes de percée obtenues au cours de cette étude montrent que l’efficacité du
procédé expérimental utilisé dépend des conditions opératoires dont la vitesse d’écoulement
étudié de notre cas sachant que d’autres paramètre peuvent avoir une influence sur le
rendement du procédé d’adsorption à savoir ; la hauteur de la colonne le volume moléculaire
de l’adsorbât.

70
Chapitre IV Résultats et discussions

Figure IV.8 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour un débit d’écoulement 5 mL/min.

La courbe de percée représente l’évolution de la concentration en fonction du temps. Cette


courbe permet de déterminer certains paramètres tels que le temps de percée, le temps de saturation et
le temps correspondant à la demi-saturation. D’après la figure IV.7 qui représente à la courbe de
percée obtenue pour un débit de 5 mL/min, les paramètres enregistrés sont :

- Temps de percée : tp= 464 min pour une concentration de 17,63 mg/L,
- temps de saturation : ts = 674 min pour une concentration de 48,6 mg/L,
- temps de demi-saturation : t1/2 = 525 min.

IV.2.2 Application des modèles d’adsorption en mode dynamique

D’après la littérature, les phénomènes d’adsorption en régime dynamique sont décrits


globalement par deux phénomènes : le premier modèle donné par BOHART-ADAMS (1920)
et dont l’hypothèse de base est l’existence d’un état d’équilibre. Ce modèle a été développé
par la suite permettant des déterminations qui sont : la capacité d’adsorption à saturation, des
valeurs de constantes de vitesse et la vitesse de déplacement du front d’adsorption.

71
Chapitre IV Résultats et discussions

Un autre type de modèle est celui de CLARK (1987) permet une bonne représentation des
courbes de fuite, même hors l’équilibre, connaissant le paramètre « n » de l’isotherme
d’équilibre statique de FREUNDLICH.
Les tracés de Ln Ct/C0 en fonction du temps pour les deux cas réalisés de
l’adsorption sur colonne sont représentés par la figure IV. 8.
Ces courbes permettent de déduire les paramètres correspondant deux modèles selon
les relations III. 19 et III.20.

Figure IV. 9 : Ln Ct/C0 en fonction du temps : (a) débit 5 mL/min ; (b) débit 10
mL/min.
a) Modèle de Bohart et Adams (1920)

Par identification, les constantes du modèle Borahat-Adams peuvent être déduites de


l’équation de la droite de la régression linéaire dans les deux cas étudiés. Les valeurs
estimées sont regroupées dans le tableau IV.5 suivant :

Tableau IV. 5 : Les constantes du modèle de Bohart-Adams estimées

Débit (mL/min) 5 10

K (l/[Link]) 4.10-5 6 10-5

N0 (mg/g) 26.45 108.083

K : Constante de vitesse d’adsorption


N0 : Capacité maximale d’adsorption

b) Modele de Wolborska
72
Chapitre IV Résultats et discussions

En utilisant les mêmes courbes du modèle de Bohart- Adams, les paramètres obtenus à
partir du modèle de Wolborska sont consignés dans le tableau IV.6 ci-dessous ;

Tableau IV. 6: Les constantes du modèle de Bohart-Adams estimées


Débit (mL/min) 5 10

Ba min-1 1.058 10-3 6.48510-4

N0 mg/g 26.45 10.81

v l/min 9.434 10-6 4.6*10-5

Ba : Coefficient cinétique de transfert de masse.


U =10ml/min. une hauteur Z = 10ml et une concentration initiale C0=50 mg/l.

La remarque tirée du modèle de Bohart et Adams est que les capacités d’adsorption N0
obtenues pour une vitesse de 5ml/min et une hauteur de lit adsorbant de 10 cm
Le modèle de Wolborska a permis de déterminer la vitesse de déplacement du front
d’adsorption et le coefficient de transfert de masse Ba leurs valeurs ne varient pas beaucoup
avec l’augmentation du débit. La capacité d’adsorption maximale est proportionnelle à la
hauteur du lit adsorbant.

73
CONCLUSION
Conclusion générale

CONCLUSION GÉNÉRALE

Dans ce mémoire de Master, une colonne d’adsorption à lit fixe au CAGI est conçue
afin de soutenir les travaux pratiques prodigués en génie des procédés, plus exactement en
génie de l’environnement. Ce présent travail est donc une contribution et un renforcement de
formation pédagogique des étudiants du département de génie des procédés.

Le premier objectif visé dans cette étude est la conception de la colonne et le second
objectif est l’étude du procédé d’adsorption sur la colonne réalisée par la détermination de la
courbe de percée.

A l’issue de ce mémoire, nous avons pu cerner les conditions assurant les meilleurs
rendements d’adsorption de bleu de méthylène sur le charbon actif granulé industriel, dont
les caractéristiques physicochimiques sont préalablement déterminées.

Le rendement maximal d’adsorption sur le CAI est de 90% sous les conditions opératoires
ci-dessous :

• temps de séjours ts= 03 heures


• une concentration initiale en adsorbât C0= 10, 25, 40 et 50 mg/L
• une masse de charbon de 0. 5 g dans 200mL de solution de BM.

Néanmoins, les résultats des essais d’adsorption dans un réacteur Batch ont révélé que
l’isothermes d’adsorption de BM sur le CAI est de type S indique la formation de
multicouches.

Cinétique d’adsorption :

• les résultats des essais ont permis de mettre en évidence que la vitesse d’adsorption est
de 2nd ordre. Les valeurs moyennes de ces constantes varient de 0.04 à 0.003. La
vitesse d’adsorption diminue avec l’augmentation de la teneur initiale en adsorbât.

• les résistances au transfert de matière dans les particules ne sont pas négligeables,
notamment au début du processus la résistance externe est prépondérante,

• la diffusion intra particulaire devient plus lente à partir d’une certaine durée depuis le
début du processus (approximativement 60 min). En particulier, les valeurs des
coefficients de transfert par diffusion intraparticulaire dépendent de la concentration de
la solution.

73
Conclusion générale

L’étude dynamique réalisée sur une colonne à lit fixe de CAI, nous a permis de déterminer
les paramètres de percée pour un débit d’écoulement de 5 mL/min et une concentration
initiale de 50 mg/min qui sont :

- Temps de percée : tp= 464 min pour une concentration de 17,63 mg/L,
- temps de saturation : ts = 674 min pour une concentration de 48,6 mg/L,
- temps de demi-saturation : t1/2 = 525 min.

Afin de compléter cette présente étude, il serait intéressant ultérieurement :

• de réaliser d’autres essais en variant la hauteur du lit fixe et augmenter la


concentration initiale.

• appliquer d’autres modèles d’équilibre d’adsorption sur colonne et les méthodes


statistiques tels que les plans d’expériences ou les plans de mélange, pour la
modélisation et l’optimisation du procédé d’adsorption des en additionnant d’autres
composés polluants.

• de régénérer le charbon après utilisation,

74
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BIBLIOGRAPHIQUES
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Les Annexes

Les Annexes

I/ Préparation des solutions études réactifs


1) Préparation de solution thiosulfate de 0.1N
1- préparation 3.102g de (Na2 O3 S2* 5H2O) de masse molaire M=248.17 g/mole qui donne
0.1 mole
2- dissolves dans environ 250ml d’eau en agitant
2) Préparation de solution d’iode de 0.1N
L’iode étant très peut soluble dans l’eau, il faux mètre en solution de KI en éxée
3- préparation 33.2g de KI de masse molaire M=166.01g/mole qui donne 0.1 mole
4- dissolves dans environ 0.5l d’eau en agitant
5- préparé 24 g de l’iode (I2) de masse molaire M=253.81 g/mole qui donne 0.1 mole
6- versé dans la solution de KI et complété en eau pour réalisé 1l

3) Préparation de l’indicateur d’empoi d’amidon


En dissoudre 1g d’amidon dans l’eau froide puis mélanger avec 50ml bouillante. agiter
pendant une minute puis filtrer .quelque gouttes suffisent pour détecter la présence de diode
4) préparation de bleu de méthylène :
Préparation 50mg de colorant de bleu de méthylène de masse molaire M=320 g/mol et
dissolves dans environ 1l d’eau distillé dans une fiole de 1l
Les Annexes

II/ Les techniques d’analyse spectrophotomètre


La spectrophotométrie d’adsorption atomique est une méthode très utilisée pour doser
des colorants présents en solution en analyse chimique. C’est une méthode de dosage rapide,
précise et permet la détection d’éléments en faible concentration La spectrophotométrie
d’adsorption atomique est basée sur la capacité que possèdent les atomes neutres d’un élément
d’adsorber ses radiations lumineuses caractéristiques, c'est-à-dire celles qu’il émettrait s’il
était excité Les atomes sont obtenus par atomisation dans un bruleur ou la solution contenant
l’élément à doser est vaporisée. L’intensité des faisceaux lumineux, de même longueur d’onde
que celles émises par les atomes excités, est mesurée avant et après passage à travers les
atomes à l’état fondamental. La quantité d’énergie absorbée est directement proportionnelle
au nombre d’atomes à doser. La concentration de l’élément à doser est donnée par la loi de
Beer Lambert:
𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳𝑳 (𝑰𝑰𝑰𝑰/𝑰𝑰) = 𝑲𝑲. 𝑳𝑳. 𝑪𝑪
Avec:
I0 : intensité du faisceau lumineuse incident.
I : intensité du faisceau lumineux après absorption.
K : constante dépendant de la fréquence caractéristique de l’élément à doser.
L : Longueur du trajet optique dans la flamme contenant l’élément à doser.

Pour que cette loi soit exploitée il faut que le tracé présente une linéarité. Pour cela il
faut que la solution à analyser soit limpide, pas de trouble ou de suspension et que la
concentration soit très faible. Pour les concentrations élevées la loi n’est pas applicable
puisque la courbe ne présente pas de linéarité
On a adopté cette technique pour définir le procédé d’adsorption de bleu de méthylène
par le charbon en grain. Les analyses de cette étude sont effectuées dans Spectrophotométrie
U.V visible
Spectrophotométrie U.V visible :
C’est une technique qui exploite les propriétés des composés à absorber la lumière.
Cette technique est utilisée dans notre expérience afin de quantifier la concentration de
solution colorée avant et après adsorption. Ces analyses sont effectuées sur un
spectrophotomètre UV-visible dans
Les Annexes

Figure : le dispositif de l’UV-visible

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