Adsorption de bleu de méthylène sur charbon
Adsorption de bleu de méthylène sur charbon
MÉMOIRE
Présenté par
BOUNIF RIMA
MASTER
Thème
Je remercie aussi Pr. LOUNICI Hakim pour l’opportunité unique qu’il ma accordé,
ainsi pour son aide précieuse et ses précieux conseils.
Mes vifs remerciements vont également aux membres du jury Mme ZABAR et Mme
AIT ALI Salima pour l’intérêt qu’elles ont portées en acceptant d’examiner notre travail et de
l’enrichir.
Enfin j’exprime ma gratitude à l’ensemble des personnes qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
Dédicaces
A mon chère père qui surveillait mon confort et cherchait mon sucées «merci papa je
promets que je ne vous décevrai jamais »
* La lumière qui me montre le chemin quand je me sens perdue, Ma très chère mère «
Yamina »; Puisse DIEU la garder.
* Mes Trois chers frères : Nassim Hamza et Zidane qui mont toujours encouragés et
qui étaient toujours présents pour moi.
Elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries».
LISTES
DES FIGURES
Liste des figures
CHAPITRE I
PROCEDE D’ADSORPTION
Figure I.1 : Les principales interactions entre un atome ou une molécule et un solide à
l’interface solide/liquide (d’après Manceau et al. 2002) ...........................................................4
Figure I.4 : Différentes étapes de transfert d’un soluté lors de son adsorption sur un matériau
microporeux ; d’après WEBER et SMITH..............................................................................11
Figure I.12 : Vue au microscope électronique d'un grain de charbon actif ...........................25
Figure I.13 : Structure élémentaire des zéolithes...................................................................26
CHAPITRE II
Figure II.3: Représentation schématique de la structure des pores d’un charbon actif...........31
Figure II.11 : Schéma de procédé de traitement des eaux sur une colonne de Charbons actifs
en grain....................................................................................................................................42
Chapitre III
MISE EN ŒUVRE EXPERIMENTALE
ET TECHNIQUES DE CARACTERISATION
CHAPITRE IV
RESULTATS ET DISCUSSIONS
Figure IV.3: Cinétique d’adsorption de 1er ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
concentrations initiales en BM .................................................................................................63
Figure IV.4: Cinétique d’adsorption de 2ème ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
concentrations initiales en BM .................................................................................................64
Liste des figures
Figure IV.7 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour deux débits d’écoulement 5 mL/min et 10 mL/min. ...........................................69
Figure IV.8 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour un débit d’écoulement 5 mL/min.........................................................................70
Figure IV.9 : Ln Ct/C0 en fonction du temps : (a) débit 5 mL/min ; (b) débit 10
mL/min......................................................................................................................................71
LISTES
DES TABLEAUX
Liste des tableaux
CHAPITRE I
PROCEDE D’ADSORPTION
CHAPITRE II
Chapitre III
MISE EN ŒUVRE EXPERIMENTALE
ET TECHNIQUES DE CARACTERISATION
CHAPITRE IV
RESULTATS ET DISCUSSIONS
Tableau IV. 4 : Les coefficients de diffusion calculés selon le modèle de Weber et Morris
pour différentes concentration en BM......................................................................................67
Introduction générale
Les colorants sont parmi les polluants organiques qui se manifestent en grande quantité
dans les rejets industriels. Ils sont difficiles à traiter car les colorants ont une structure
moléculaire complexe qui les rend plus stables et difficiles à être biodégradable [4].
1
Introduction générale
Dans le cadre de cette étude, nous nous sommes intéressés à l’étude du procédé
d’adsorption d’une molécule de référence caractérisée par sa grande masse sur le charbon
actif industriel (CAI) sur colonne à lit fixe.
Ainsi l’objectif principal de cette étude est de concevoir une colonne d’adsorption et
étudier le procédé d’adsorption sur la colonne réalisée basée sur la détermination de la courbe
de percée.
Le mémoire est organisé de la manière suivante :
- Le premier chapitre donne des généralités sur le phénomène d’adsorption avec
quelques modèles d’isothermes d’adsorption en mode statique et en mode
dynamique.
- Le deuxième chapitre est consacré à la description des propriétés générales du
charbon actif, son rôle dans l’élimination des polluants présents dans l’eau suivi
d’une présentation de résultats de quelques travaux antérieurs sur l’adsorption.
- Le troisième chapitre est dédié à l’étude expérimentale de l’adsorption en mode
statique et dynamique.
- le quatrième chapitre présente les déférents résultats du phénomène d’adsorption en
Butch et sur colonne
Enfin, nous terminons avec une conclusion générale.
2
CHAPITRE I
Procédé d’adsorption
Chapitre I Procédé d’adsorption
Chapitre I
Procédé d’adsorption
Dans ce chapitre nous allons exposer les notions générales portées sur le procédé
d’adsorption en se basant sur les différents mécanises, les paramètres influençant l’adsorption
et les équilibres d’adsorption. Nous allons aussi parler du procédé d’adsorption en mode
dynamique avec quelques modèles. Enfin quelques applications industrielles sur les colonnes
d’adsorption seront reportées.
I.1.Généralités sur l’adsorption
Le principe de l’adsorption repose sur la propriété qu’ont les solides de fixer sur leur
surface certains substance qui s’adsorbe [5]. Le solide est appelé adsorbant et la substance qui
s’adsorbe est l’adsorbât que nous l’appellerons plus couramment soluté afin d’éviter toute
confusion avec l’adsorbant [6].
Il existe deux types d’adsorption qui se différent complètement par les énergies mises
en jeu et par leur nature
Est un phénomène réversible qui résulte des forces intermoléculaires d’attraction entre
les molécules du solide et celles de la substance adsorbée [6], où les molécules restent
3
Chapitre I Procédé d’adsorption
entièrement sur la surface de l’adsorbant. L’énergie mise en jeu dans ce cas est faible, elle est
de l’ordre de 2 à 10 kcal/mole [7,8].
Figure I.1 : Les principales interactions entre un atome ou une molécule et un solide à
l’interface solide/liquide (d’après Manceau et al. 2002) [10].
Le transfert des polluants est réagi par trois phénomènes physico-chimiques : l’équilibre
thermodynamique entre les deux phases qui exprimé la limite du procédé, la cinétique de
l’adsorption et la compétition entre les différente adsorbâts. Plusieurs facteurs vont donc
influer sur ces phénomènes [11].
I.3.1. La Température
Le phénomène d’adsorption est exothermique, ainsi les résultats sont meilleurs à froid
[11].
I.3.2. La Concentration
4
Chapitre I Procédé d’adsorption
L’adsorption d’une substance donnée croît avec la diminution de la taille des particules
de l’adsorbant qui permet aux composés de la solution de pénétrer dans les capillaires de la
substance, donc la subdivision de la particule du solide influe directement sur les pores de ce
dernier ainsi que sur sa surface spécifique qui va être développée [11].
Moins une substance est soluble dans le solvant mieux elle est adsorbée. L’adsorption à
partir des solutions aqueuses croit lorsqu’on parcourt une série d’homologues. a porosité est
liée à la taille des pores, elle reflète la structure interne des adsorbants microporeux [12].
I.3.5. Polarité
La surface spécifique est une donnée essentielle de la caractérisation des solides et des
matériaux poreux. Il est clair que l’on cherche à conférer aux adsorbants une grande surface
spécifique, cette grandeur désigne la surface accessible rapportée à l’unité de poids
d’adsorbant [11].
I.3.7. Le PH
5
Chapitre I Procédé d’adsorption
La performance d’une adsorption dépend en grande partie de l’équilibre entre les deux
phases. Cet équilibre fixe en effet la capacité maximale qui peut être atteinte dans les
conditions opératoires [6]. La relation d’équilibre entre la quantité de composant adsorbé et
ces paramètres à température constante est appelée isotherme d’adsorption [5].
Les isothermes d'adsorption sont des courbes expérimentales qui représentent les
variations (masse ou volume) du substrat adsorbé (gaz ou liquide) par poids d'adsorbant en
fonction de la concentration (en phase liquide) ou de la pression (en phase gazeuse)[16,17].
Les capacités des adsorbants à adsorber les différents constituants d’un mélange
constituent le facteur le plus déterminant pour les performances de la majorité des procédés
d’adsorption. Il est par conséquent essentiel de bien connaitre les propriétés d’équilibre
adsorbât-adsorbant pour pouvoir concevoir et dimensionner correctement les procédés
d’adsorption [18].
La capacité d’adsorption d’un adsorbant est définie comme étant la quantité de substrat
(masse ou volume) adsorbée par unité de poids d’adsorbant pour une température donnée.
Elle nécessite la prise en compte de nombreux paramètres aussi bien pour l’adsorbât (taille
des molécules, solubilité dans l’eau, etc…) que pour l’adsorbant (surface spécifique, structure
et type de particules, le constituant etc…) [16,17].
6
Chapitre I Procédé d’adsorption
Sachant que :
a) Isotherme de Langmuir
7
Chapitre I Procédé d’adsorption
b) Isotherme de Freundlich:
c) Isotherme de Temkin:
Temkin se base sur le fait que la chaleur d’adsorption varie linéairement avec le degré
de recouvrement ; cette variation peut être liée à l’hétérogénéité de la surface, ou à des
interactions latérales entre molécules adsorbées.
𝒙𝒙
� �
𝒎𝒎
𝜣𝜣 = 𝒙𝒙 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟕𝟕
� �
𝒎𝒎
Où :
Ce: concentration à l’équilibre en (mg/l)
K0 : constante d’équilibre
ΔQ : variation de la chaleur d’adsorption (kJ/mole)
(x/m) : quantité adsorbée, en (mg/g)
Si on trace (x/m) = f (LnCe), on obtient une droite de pente et d’ordonné à l’origine qui nous
permettent le calcul de K0et ΔQ [25].
8
Chapitre I Procédé d’adsorption
𝑸𝑸𝑸𝑸 .𝑨𝑨.𝑪𝑪𝑪𝑪
𝒒𝒒 = 𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟗𝟗
[𝑪𝑪𝑪𝑪 – 𝑪𝑪𝑪𝑪) [𝟏𝟏+(𝑨𝑨−𝟏𝟏) ] ]
𝑪𝑪𝑪𝑪
Ou :
q: quantité de soluté adsorbée (mg).
Ce : concentration du soluté dans la phase liquide à l’équilibre (mg/l).
Cs : concentration du soluté dans la phase liquide à la saturation de l’adsorbât (mg/l).
A : constant de l’énergie d’interaction avec la surface.
qm : quantité ultime de adsorbé (mg) [26].
•L'isotherme du type (II) et (III) représente la formation de multicouches pour les valeurs
fortes et faibles de (Ce/Co) respectivement (figure I.9, I.10)
9
Chapitre I Procédé d’adsorption
Qe Qe
Type ( II)
Type (III)
Ce/Co Ce/Co
Figure I.9 : Isotherme du type (II) Figure I.10 : Isotherme du type (III)
Les multicouches se forment pour Les multicouches se forment pour les
les fortes valeurs de Ce/Co faibles valeurs de Ce/Co
Q e Cycle Qe
d'hystérésis Cycle
d'hystérésis
(IV)
(V)
Ce/Co Ce/Co
Figure I.11 : Isotherme du type (IV); Figure I.12 : Isotherme du type (V)
fortes valeurs de Ce/Co faibles valeurs de Ce/Co
Par ailleurs, en tenant compte de la compétitivité du solvant (H2O par exemple) lors du
processus d'adsorption, d'autres isothermes ont été suggérées pour décrire ce phénomène. Il
s'agit d'isothermes du type L, S, C et H
- type L, montre l'affinité relativement élevée entre l'adsorbât et l'adsorbant,
- type S, indique une croissance de l'adsorption avec la concentration de l'adsorbât,
- type C, est signe d’une partition constante entre l'adsorbât et l'adsorbant. L'adsorption est
proportionnelle à la concentration.
- type H, indique une très grande affinité entre le substrat et le support.
10
Chapitre I Procédé d’adsorption
[Link]étique d’adsorption
Figure I.4 : Différentes étapes de transfert d’un soluté lors de son adsorption sur un matériau
microporeux ; d’après WEBER et SMITH [28].
11
Chapitre I Procédé d’adsorption
1ère étape (la diffusion externe) : le transfert des molécules de soluté de la phase liquide
externe vers la phase liquide liée à la particule solide (par diffusion et par convection).
2ème étape (la diffusion interne) : le transfert du soluté à travers le film liquide vers la surface
externe de l’adsorbant (caractérisé par le coefficient de transfert Kf).
3ème étape : la diffusion de l’adsorbât à l’intérieur de la particule de l’adsorbant sous l’effet
du gradient de concentration. La molécule adsorbât peut diffuser d’un site d’adsorption à un
autre soit à l’état libre (après désorption) dans la phase liquide intraparticulaire (migration
caractérisée par un coefficient de diffusion Df), soit à l’état adsorbé, d’un site d’adsorption
vers un site adjacent (migration de surface caractérisée par un coefficient de diffusion DS).
Si l’adsorbant n’est pas poreux, c’est l’étape du transfert de masse externe qui contrôle
la vitesse d’adsorption, cependant, si l’adsorbant est poreux, ce qui est le cas le plus souvent,
c’est l’étape de transfert de masse interne qui limite la vitesse d’adsorption [39].
[Link] d’adsorption
Avec :
𝑪𝑪𝑪𝑪
𝑲𝑲𝑲𝑲 = �𝑪𝑪𝑪𝑪 – 𝑪𝑪𝑪𝑪� eq I.11
Kc : constante d’équilibre,
ΔH : variation de l’Enthalpie (cal/mole),
ΔS : variation de l’Entropie (cal/mole K-1)
C0 : concentration initiale de l’adsorbât, Ce : concentration à l’équilibre de l’adsorbât
T : température absolue (K).
12
Chapitre I Procédé d’adsorption
Les procédés de séparation par adsorption sont conduits au moyen de colonnes remplies
d’adsorbant appelées adsorbeurs. Comme dans la majorité des cas, l’adsorbant n’est pas mis
en mouvement, on parle de lit fixe. Le flux gazeux ou liquide à traiter s’écoule dans le lit
sous certaines conditions de température, pression et vitesse. La connaissance des équations
d’équilibre d’adsorption est donc insuffisante pour déterminer le comportement de
l’adsorbeur et en conséquence pour contrôler et/ou prédire les résultats de la séparation [30].
[Link] Adsorbeur
L’adsorption dynamique en lit fixe est la technique la plus ancienne et la plus répandue,
le procédé comporte deux colonnes, l’une étant l’adsorption et l’autre en désorption.
Le flux de gaz à traiter traverse le lit, la longueur minimale requise pour permettre
l’adsorption complète du compose visé et appelée longueur critique, elle définit la zone
d’adsorption. À son extrémité le front d’adsorption progresse au fur et à mesure de la
saturation de l’adsorbant.
13
Chapitre I Procédé d’adsorption
La section du lit fixe est calculée pour que la vitesse du fluide en fût vide, au cour de
l’étape d’adsorption, soit de l’ordre de 1000 Nm³/h par m² de section de lit, soit environ 0.3
m/s.
La vitesse superficielle du fluide peut être adaptée à l’application du procédé. Ainsi des
vitesses plus faible (~0.05 m/s) ou plus élavées (~0.5m/s) peuvent être utilisées. La hauteur de
lit fixe est calculée en prenant en compte, à la fois, l’efficacité de la séparation et la perte de
charge qui doit rester faible. La hauteur des adsorbeurs est généralement comprise entre 0.5 et
3 m [30].
[Link] en lit fluidisé
Le procédé peut fonctionner en contenu. Les particules d’adsorbant qui sont saturées
s’écoulent par graviter dans une zone de régénération ou l’adsorbant entre en contact avec un
échangeur thermique parcouru par un fluide chaud (120 à 250 °C). L’adsorbant et régénéré est
envoyé mécaniquement en haute de la colonne [30].
Contrairement au lit mobile avec le lit mobile simulé l’adsorbant n’est pas déplacé. C’est
le déplacement des points d’alimentation et de soutirage entre plusieurs lits fixes d’adsorbant
qui simule le déplacement de l’adsorbant. Les lits mobiles simulés sont utilisés depuis
14
Chapitre I Procédé d’adsorption
longtemps pour la séparation des xylènes ainsi pour la séparation de glucose-fructose. Ils
connaissent actuellement de nouveaux développements à plus petite échelle pour des
séparations à haute valeur ajoutée, notamment des séparations chirales [30].
Il s’agit d’un véritable lit mobile qui réalise l’adsorption et la désorption en continu. Le
procédé comprend un lit fixe tournant sur son axe à très faible vitesse (de l’ordre de 2
tours/heur) et dont le rapport diamètre (de l’ordre de quelques mètres) sur épaisseur est élevé.
L’adsorbant se présente, parfois, sous la forme d’un monolithe (type nid d’abeille) sur
lequel est déposé l’adsorbant (charbon ou zéolite).Une grande partie du lit tournant est en
adsorption, tendis qu’un petit secteur, protège du flux de gaz à traiter par un captage, est en
régénération au moyen d’un gaz chaud. Ainsi au cours d’une rotation, le lit est
successivement en étape de régénération.
Zone en régénération
Effluent traité
Effluent à traiter
Zone d’adsorption
Ce type de procédé est particulièrement bien adapté pour des flux de faibles
concentrations et de grand car débits car il n’y a pas besoin de vannes pour diriger le gaz (au
contraire des colonnes, ou il faut basculer les flux périodiquement) [30].
15
Chapitre I Procédé d’adsorption
C’est une installation typique pour traiter des effluents liquides Elle comporte une série
de colonnes sous pression remplies de CAG (Charbon Actif Granulé) ou d’autre matériel
adsorbant.
16
Chapitre I Procédé d’adsorption
Première phase
Deuxième phase
Figure I.7: Colonnes à gravité
c- Colonnes multiples en parallèle
Système constitué de nombreuses colonnes fonctionnant en parallèle, l’effluent
provenant des colonnes varie car la concentration diffère en fonction de l’état d’exploitation
de la colonne. Les effluents sont ensuite mélangés pour obtenir la concentration désirée.
17
Chapitre I Procédé d’adsorption
18
Chapitre I Procédé d’adsorption
- Fuite du système, la colonne à contre courant est régénérée et positionnée après l’autre
colonne qui commence à fonctionner en contre courant pour le prétraitement
Une détermination des fronts d’adsorption (les courbes de percée ou de fuite) est une
méthode directe conçue pour clarifier l'exécution dynamique de l'adsorption des composés
organiques volatils à basse concentration.
L’adsorbant en grains est utilisé sous forme de lit fixe, traversé soit par un gaz, soit par
un liquide. L’adsorbant va se saturer progressivement : la limite entre la zone saturée et celle
non saturée est le front d’adsorption. La courbe de perçage correspond à l’évolution de la
concentration en sortie d’un lit fixe, notée ici Cs , alimenté en continu par une solution de
concentration C0.
19
Chapitre I Procédé d’adsorption
Les étapes d’adsorption le long de la colonne se résument par le schéma donné par la
figure I.15. Par exemple pour l’adsorption sur charbon d’un mélange de benzène et de
toluène dans de l’hélium. Au début de l’élution, les deux composés s’adsorbent, puis au fur et
à mesure que le charbon se sature, le benzène est déplacé par le toluène [43].
Point C3: la colonne commence à percer et près de C4 votre colonne n'est plus purifiée. Entre
les points C3 et C4, vous avez besoin de régénérer votre colonne [32].
Une détermination des fronts d’adsorption (les courbes de percée ou de fuite) est une
méthode directe conçue pour clarifier l'exécution dynamique de l'adsorption des composés
organiques volatils à basse concentration [21].
20
Chapitre I Procédé d’adsorption
Devers modèles mathématiques simples tel que les modèles de Bohart-adams , thomas,
Yoon et Nelson , Clark et Dose-Response ont été développés pour prévoir le comportement
dynamique de la colonne et pour estimer quelque coefficients cinétique. Ci-dessous, ces
modèles son d’écrits. On doit prendre en considération les conditions d’application de chaque
modèle et leur utilisation pour l’étude de l’adsorption dans une colonne par la majorité des
chercheurs.
21
Chapitre I Procédé d’adsorption
ə 𝒂𝒂
� ə 𝒕𝒕 � = − 𝑲𝑲 . 𝒂𝒂 . 𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏
ə𝑪𝑪 𝒌𝒌
ə𝒛𝒛
= − 𝑼𝑼 . 𝒂𝒂. 𝑪𝑪 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏
Où :
𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪 𝒛𝒛
L𝒏𝒏 � 𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪 � = 𝑲𝑲. 𝑪𝑪𝑪𝑪. 𝒕𝒕 – 𝑲𝑲 . 𝑵𝑵𝑵𝑵. 𝑼𝑼 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏
Avec :
L'équation (3) n'est pas utilisable directement du fait du terme a (capacité d'adsorption
résiduelle du charbon) qui n'est pas connu. Au début de la courbe de fuite lorsque C « C0, en
aura a = N0, donc l’équation se simplifie et devient :
𝑪𝑪 𝒛𝒛
𝑳𝑳𝑳𝑳 �𝑪𝑪𝑪𝑪� = 𝑲𝑲. 𝑪𝑪𝑪𝑪. 𝒕𝒕 – 𝑲𝑲 . 𝑵𝑵𝑵𝑵 . 𝑼𝑼 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏
[Link]èle de Clark
Le modèle de Clark est un modèle basé sur l’équation de transfert de masse ainsi que
sur la relation de Freundlich pour le calcul des paramètres Kcet 1/n. L’équation qui en résulte
est la suivante : [35]
𝑪𝑪𝑪𝑪
�𝑪𝑪𝑪𝑪� – 𝟏𝟏 = 𝑨𝑨 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 (−𝒓𝒓𝒓𝒓) 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏
22
Chapitre I Procédé d’adsorption
𝒁𝒁
Avec 𝑨𝑨 = 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 �𝑲𝑲𝑲𝑲. 𝑵𝑵𝑵𝑵 . 𝑼𝑼� 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑪𝑪
𝒍𝒍𝒍𝒍 � � 𝑪𝑪 � ⁿ−𝟏𝟏 − 𝟏𝟏� = 𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 – 𝒓𝒓𝒓𝒓 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟏𝟏𝟏𝟏
Avec
En portant 𝒍𝒍𝒍𝒍 [ (𝑪𝑪𝑪𝑪 / 𝑪𝑪)ⁿ⁻¹ − 𝟏𝟏] en fonction du temps, on peut déterminer r et lnA qui
représentent respectivement la pente et l’ordonnée à l’origine [35].
[Link]èle de Thomas
Le modèle de Thomas est le plus répandu et il est plus employé pour décrire le
comportement du processus de sorption dans les colonnes en lit fixe. Sa limitation principale
est qu’il considère que la sorption n'est pas limitée par la réaction chimique mais est
commandée par le transfert de masse à l'interface. Ce modèle peut être décrit par l'expression
suivante [36].
𝑪𝑪𝑪𝑪 𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑻𝑻𝑻𝑻
𝑪𝑪𝑪𝑪
= 𝟏𝟏 + 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 �𝑸𝑸(𝒒𝒒𝟎𝟎.𝒎𝒎−𝑪𝑪𝟎𝟎𝑽𝑽𝒆𝒆𝒆𝒆)� 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟐𝟐𝟐𝟐
Avec
23
Chapitre I Procédé d’adsorption
𝑪𝑪𝑪𝑪 𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑪𝑪
= � 𝟏𝟏+𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 �𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲(𝒕𝒕𝒕𝒕𝒕𝒕−𝒕𝒕)�� 𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑰𝑰. 𝟐𝟐𝟐𝟐
T50 est le temps requis pour maintenir 50% de l'adsorbant initial en minute. Il devrait
indiquer que l'expression du modèle de Yoon et Nelson est mathématiquement analogue à
l'équation qui représente le modèle de Thomas [37].
[Link]èle de Dose–Response
Ce modèle a été utilisé généralement dans les procédés pharmaceutiques pour décrire
différents types de processus. Actuellement, il est appliqué pour décrire la sorption dans les
colonnes L'équation générale, qui représente ce modèle, est comme suit [38].
Les adsorbants sont des solides microporeux présentant des surfaces par unité de masse
importantes (de 100 m²/g et jusqu’à plus de 1000 m2/g) afin de maximiser la capacité
d’adsorption (quantité de composé adsorbé par unité de masse d’adsorbant). Selon la norme
IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry), les pores sont classés selon leur
diamètre (d), en macropores (d > 50 nm), mésopores (2<d < 50 nm), et micropores (d < 2
nm). Il existe de nombreuses variétés d’adsorbant, tout matériau poreux pouvant être utilisé.
Le choix se fera en fonction de l’adsorbât et/ou du type d’opération désirée [30].
24
Chapitre I Procédé d’adsorption
Le charbon actif est l’adsorbant le plus couramment utilisé industriellement est obtenu
par décomposition thermique de différents matériaux carbonés, suivie d’une étape
d’activation [18]. Il est caractérisé par une surface quasi non polaire, qui lui permet
d’adsorber préférentiellement les composés organiques non polaires par rapport aux composés
polaires tels que l’eau [30], et utilisé pour la purification des gaz ainsi que pour l’adsorption
des constituants organiques. L’énergie de liaison adsorbât/adsorbant est généralement plus
faible pour le charbon actif que pour les autres adsorbants, ce qui diminue la quantité
d’énergie nécessaire pour la phase de régénération
Figure I.12 : Vue au microscope électronique d'un grain de charbon actif [40]
Le charbon actif présente une faible sélectivité (capacité à séparer deux composés) par
rapport aux autres adsorbants du fait de sa large distribution de tailles de pores. Cependant
cette grande distribution permet d’adsorber de nombreuses espèces chimiques en particuliers
les composés organiques volatiles (COV) [19].
Les tamis moléculaires carbones sont des solides carbones obtenus par quasiment le
même processus que le charbon actif, mais ils possèdent une distribution très fine de taille de
25
Chapitre I Procédé d’adsorption
pores due au traitement thermique de surface. Ils possèdent une sélectivité cinétique,
notamment pour le mélange oxygène/azote [19].
I.6.3.Zéolithes :
Les zéolithes sont des cristaux poreux d’aluminosilicates. La structure primaire consiste
en un assemblage de tétraèdres de SiO4 et d’AlO4. Ces éléments s’assemblent par la mise en
commun d’atomes d’oxygène pour former une structure secondaire qui peut être sous forme
de cubes, d’octaèdres, etc. La structure finale de la zéolithe consiste en un assemblage de ces
unités secondaires en une structure cristalline régulière comme représenté sur la figure
Les zéolithes étant des réseaux cristallins bien définis, elles se comportent comme des
tamis moléculaires, les molécules de taille supérieure à l’ouverture ne pouvant pénétrer.
Ils sont utilisés pour la séparation de composés eux-mêmes polaires. On peut citer par
exemple la production d’oxygène et d’azote à partir de l’air, l’azote étant préférentiellement
adsorbé à l’oxygène. Les propriétés de tamis moléculaire sont également utilisées, par
exemple pour la séparation des paraffines branchées et linéaires [41].
Les oxydes d’aluminium (Al2O3 -n H2O), fabriques à partir de bauxite par traitement
thermique, sont des corps extrêmement poreux, amorphes et partiellement hydrates. Ils sont
26
Chapitre I Procédé d’adsorption
couramment employés pour le séchage des gaz et l’élimination de l’eau dans les liquides et la
séparation des composés aromatiques [6].
I.6.5. Propriétés :
Quelques propriétés physiques de certains adsorbants sont regroupées dans le tableau 2 ci-
dessous [6].
Le choix de l’adsorbant est gouverné par sa capacité et sa sélectivité vis-à-vis des corps
à séparer. La sélectivité d’un adsorbant est la conséquence de différences d’équilibre de
sorption des différents adsorbâts dans le cas de la séparation thermodynamique ou la
conséquence de la différence de cinétique de transfert de matière dans le cas de la séparation
cinétique.
Le charbon actif est le plus souvent utilisé comme traitement de finition pour ramener
les teneurs (en DCO, ou d’autres composés organiques, etc…) à des valeurs conformes aux
normes. Son utilisation pour traiter des effluents concentrés entrainerait une saturation rapide
du charbon et une consommation importante (non viable économiquement).
Le traitement par charbon actif peut être appliqué essentiellement pour réduire les
teneurs en composés organiques. Toutefois, il aussi utilisé pour l’adsorption des métaux le
mercure et l’arsenic et des métaux comme le zinc, le nickel et le cadmium).
27
Chapitre I Procédé d’adsorption
La pollution des eaux par des matières diverses, organiques ou nom : colorants, métaux
lourds et d’autres substances toxiques est un problème mondial et un réel danger pour la flore
et la faune aquatiques et cause de sérieux problèmes à l’environnement.
Le problème de la pollution des eaux représente sans aucun doute l’un des aspects les
plus inquiétants de la dégradation du milieu naturel.
Parmi les polluants, on trouve les colorants où toutes les gammes de nuance et de
familles sont représentées dans l’industrie de textile [42], les molécules de ces colorants
comportent deux groupements importants : chromophores qui sont responsables de produire
la couleur et auxochromes qui permettent sa fixation (augmentent l'affinité du colorant vers
les fibres).
Les dérivés azoïques sont des colorants les plus employés dans l'industrie [43], Ils sont
caractérisés par la fonction azoïque (–N=N–). Ils sont des composés toxiques qui peuvent
causer des dégâts à l’environnement et des effets nocifs et cancérigènes pour l’homme et
l’animal.
Les techniques de dépollution varient selon les substances cibles, le traitement continu
ou en batch des polluants et la nature finale des déchets. Les différentes techniques
d’épuration actuellement mises en place peuvent être classées en trois grandes familles :
• Les techniques visant à former une phase concentrée en polluants. Parmi les
techniques reposant sur ce principe, on trouve par exemple l’évaporation, la
pervaporation (élimination sélective d’un solvant à travers d’une membrane présentant
une affinité, hydrophile ou hydrophobe, pour ce solvant), l’osmose inverse, ou la
filtration.
• Les techniques reposant sur l’extraction du polluant de la phase liquide :
électrodéposition, électrolyse, adsorption, extraction liquide-liquide, échange ionique
sur résines ou précipitation.
• Les techniques entraînant la minéralisation des composés organiques par incinération,
pyrolyse, biodégradation ou dégradation catalytique.
Souvent, plusieurs techniques sont utilisées en série de manière à traiter plusieurs types
de polluants sur une même chaîne ou rendre le contaminant compatible avec la méthode de
traitement choisie [44]. Parmi ces techniques, l’adsorption sur laquelle repose cette étude, a
montré de grandes capacités de dépollution des eaux usées, surtout industrielles, elle est aussi
très simple et performante pour l’élimination des matériaux organiques et inorganiques.
28
Chapitre I Procédé d’adsorption
29
CHAPITRE II
Généralités sur le charbon actif
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
CHAPITRE II
II.1.Définition
Les charbons actifs sont des adsorbants spécifiques utilises pour éliminer les impuretés
qui accumule à la surface, ont un caractère essentielle qui est l’existence d’un réseau très
développée de micropores, lesquels sont à l’origine de leur pouvoir adsorbant [45].
Il peut être régénéré selon trois procédés de désorption : la vapeur, traitement thermique
et chimique et biologique.
De par ses origines variées et ses procédés de fabrication, le charbon actif est connu
pour être un matériau de structure et composition hétérogènes. Afin de mieux définir ses
propriétés, différentes techniques analytiques ont été développées pour caractérisée le charbon
actif [24].
29
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
Caractéristique Description
Diamètre Effectif Poudre : 8-9 ; granules : 0,55 -1,05. Augmentation du taux
d’adsorption et des pertes de charge lorsque la grosseur des grains
diminue.
Surface d’adsorption De 850 à 1500 m²/g. Plus cette surface est grande plus le charbon
activé est efficace
Nombre de mélasse Il est associé à la capacité du charbon activé d’absorber
les impuretés de masses moléculaires élevées
Densité brute Evolution du volume de charbon activé utilisé.
[Link]étés texturales
La structure du charbon peut être vue comme un assemblage aléatoire de feuillets plans
constitues par des polycycles aromatiques (encore appelés feuillets de graphéne). L’espace
libre entre ces feuillets constitue la porosité du charbon [48]
30
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
par quelques rares points de contact, ce qui confère au charbon une porosité extraordinaire
[12,13,45-51].
La structure d’un charbon est donc caractérisée par son volume poreux, la taille et la
forme de ses pores. C’est ce qui est à l’origine de sa surface spécifique. Ces propriétés sont
principalement développées lors de l’étape d’activation du charbon actif. La distribution de
taille de pores très variée, incluant à la fois des micropores (de diamètre Øp< 2 nm), des
mesopores (2<Øp<50 nm) et des macropores (Øp>50 nm), Selon la définition de l’IUPAC
[48] .
Seuls les micro- et les mésopores contribuent à la capacité d’adsorption des charbons
activés. Les micropores et mésopores sont produits par des burn-off inférieurs à 50%. Au-
delà de ce degré d’activation les macropores se forment au détriment des micro- et mésopores.
Le volume poreux et la taille des pores sont déterminées à partir d’isothermes
d’adsorption- désorption d’azote à 77 K pour la micro- et meso-pores et les macropores
Figure II.3: Représentation schématique de la structure des pores d’un charbon actif [53,54].
- Composition global du charbon actif : bien que le carbone soit l’élément majoritaire du
charbon actif, d’autres composés (oxygène, hydrogène, soufre, azote, minéraux, …) sont aussi
présents et influent fortement sur les propriétés d’adsorption du charbon actif.
- Fonctions de surface du charbon actif : L’hétérogénéité chimique du charbon actif est
donc principalement associée aux différentes fonctions de surface, surtout les groupements
oxygénés, qui lui confèrent son caractère acido-basique et déterminent, selon l’environnement
(pH de la solution) sa charge électrique [48].
31
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
Le charbon actif ou charbon activé, c’est tout charbon ayant subi une préparation
particulière et qui, de ce fait, possède à un haut degré la propriété d’adsorber des fluides
amenés à son contact. Il s'agit d'une structure amorphe composée principalement d'atomes de
carbone, généralement obtenue après une étape de carbonisation à haute température et
présentant une très grande surface spécifique qui lui confère un fort pouvoir adsorbant [56]. Il
se caractérise aussi par sa thermostabilité [57].
La différence entre charbons actifs en grain et en poudre est établie sous la base de
critères granulométriques : la taille moyenne des particules est inférieure à 0,18 mm pour le
charbon actif en poudre et inférieure à 0,6 mm pour le charbon actif en grain [58].
De nos jours, le charbon actif occupe une place importante dans l’industrie, avec des
utilisations diverses par exemple dans l’extraction de l’or, la filtration de l’air et des polluants
organiques, le stockage de l’hydrogène, comme supercondensateurs, dans le traitement des
eaux, etc [59].
De nombreux procédés de fabrication furent mis au point pour permettre une plus
grande production de charbon actif à partir de nombreuses matières végétales riches en
32
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
carbone tels que: bois, écorce, pâte de bois, coques de noix de coco, coques de cacahuètes,
noyaux d'olives, ou bien de houille, tourbe, lignite, résidus pétroliers etc [60].
2H2 + O2 2H2O
33
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
Généralement, les charbons actifs produits par cette activation chimique présentent une
structure poreuse ouverte (les pores débouchent à la surface du grain), idéale pour
l’adsorption de grosses molécules [3]
Le degré d’activation (ou taux d’activation) est un facteur important. Il est souvent
appelé ≪ Burn-off ≫ et caractérise la qualité de la porosité. En effet, la réaction d’activation
produit un matériau poreux de masse inferieure à sa masse initiale. Le degré d’activation
augmente avec la durée de l’activation [55].
Les différentes étapes de fabrication de charbon actif se résument dans le tableau qui
suit.
34
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
L’emploi de ces supports adsorbants dans le domaine de traitement des eaux, nécessite
la connaissance de leurs propriétés physico-chimiques. La connaissance de ces paramètres de
caractérisation aide à l’explication des phénomènes qui régissent l’efficacité et la capacité
d’adsorption du charbon utilisé [4].
[Link]étrie
[Link] porosité
Elle représente la fraction de volume vide d’un adsorbat. Elle est liée à la densité réelle
et à la densité apparente
Les CA sont des matériaux très poreux pouvant posséder trois types de pores selon leur
dimension. La gamme de porosité est usuellement décrite selon les définitions de l’IUPAC
par trois domaines distincts selon la largeur des pores [67]. Chaque type de pore joue un rôle
particulier dans le phénomène d’adsorption. Les micropores déterminent pratiquement à eux
seuls la capacité d’adsorption d’un charbon actif : ils représentent presque la totalité de la
surface et du volume offerts à l’adsorption Les macropores et les méso pores constituent les
voies de passage vers les micropores [68]
35
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
[Link]é apparente
C’est un paramètre utilisé surtout pour les charbons actifs en grains, c’est le poid de
charbon par unité de volume exprimé en Kg/m³ ou d’un certain cas en g/cm.
[Link] de cendre
II.4.7.Détermination de pH
Le pH est une notion qui permet de façon commode et précise de désigné le caractère
acide, basique ou neutre d’une [Link] est mesure à l’aide d’un pH-mètre à la température
ambiante (18°C).
36
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
[Link] d’iode
Selon leurs applications, les charbons actifs sont disponibles soit en poudre, soit en
grains, soit sous forme extrudée.
Les charbons actifs en poudre présentent une granulométrie inférieure à 100 μm avec un
diamètre moyen situé entre 15 et 25 μm. Ils ont une large surface externe et une faible
profondeur de diffusion : la vitesse d’adsorption est très rapide [70].
37
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
La forme granulaire du charbon actif est caractérisée par une taille de particule
supérieure à 1 mm, un faible diamètre de pores, une grande surface interne et une surface
externe relativement faible. Il en résulte que les phénomènes de diffusion à l’intérieur des
pores prennent une grande importance dans les processus d’adsorption.
Ces charbons sont préférentiellement utilisés en lit fixe pour l’adsorption des gaz et des
vapeurs. Ils sont couramment utilisés pour le traitement de l’eau [70].
38
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
Ces charbons sont préférentiellement utilisés en lit fixe pour l’adsorption des gaz et des
vapeurs. Ils sont couramment utilisés pour le traitement de l’eau [70].
• Pour la réduction des oxydants chlorés résiduels et une très faible élimination de
certains sous-produits de désinfection tels que les bromates et les chlorates,
• Et aussi utilisé pour enlever la turbidité et pour dissoudre des composés organiques,
l’odeur, les taches, les colorants.
• Il est utilisé pour l’élimination des micropolluants organiques et de la matière
organique sous forme de carbone dissous.
• Il est utilisé en filtration pour des traitements de finition, car il permet l’amélioration
de nombreux paramètres liés à la matière organique naturelle (MON) : couleur, goût,
odeur, demande en désinfectant
• En outre, son utilisation en filtration biologique [71].
Avantages Inconvénients
•Le charbon actif granulé utilise sous forme • Durée de vie limitée
de lit filtrant • Préfiltration: Les carburants dissous et
•La durée de vie du charbon actif granulé matières en particules peuvent rapidement
dépend de l abattement de la matière encrasser le charbon, nécessitant un
organique et du lissage des points de prétraitement dans la plupart des cas.
pesticide. Le choix du type de charbon actif •Il est plus couteux que le charbon actif en
est également déterminant sur le rendement poudre
39
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
De formes cylindriques avec des diamètres allant de 0.8 mm a 5 mm. Le charbon Actif
extrude est principalement utilise pour des applications en phase gazeuse a cause de sa faible
perte de charge, de sa grande résistance mécanique et de sa faible teneur en poussières.
40
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
Le charbon actif est un produit relativement couteux, c’est pourquoi il est très souvent
régénéré il existe quatre méthode de régénération
II.6.1.Régénération à la vapeur
Cette méthode est réservé à la régénération des charbons actifs qui simplement adsorbé
des produit très volatils cependant, le traitement à la vapeur peut être utile pour débouché la
surface des grains de charbons et désinfecté le charbon
II.6.2.Régénération thermique
Cette opération est réalisé par pyrolyse ou en brulant les matières organiques adsorbées
par les charbons actifs dan le but d’éviter d’enflammer les charbons, ils sont chauffés aux
alentours de 800°C au sein d’une atmosphère contrôlée
II.6.3.Régénération chimique
II.6.4.Régénération biologique
Le premier procédé est réalisé avec du charbon actif en Grain(CAG). Dans cette
méthode le CAG est étalé sous forme de couche d’épaisseur bien détermine. Le
41
Chapitre II Adsorption sur charbon actif
principe de cette méthode consiste faire passer de l’eau chargée de polluants sur le lit
de charbon. Par phénomène d’infiltration, certains composés (organiques, inorganiques)
seront pigés par les pores. Autrement dit les lits de charbon actif peuvent être fluidisés
sous des vitesses ascensionnelles de 30cm/mn, s’ils ont constitués de grains fins (± 0,18 mm
de diamètre) .
Ce procédé ne nous permettra pas d’avoir une idée sur la variation de la capacité
d’adsorption en fonction du temps ni une information sur l’évolution de la
concentration initiale de la solution en fonction du temps. C’est ce qui fait ses
inconvénients, donc on a recours . Un autre type de procédé qui se présente comme suit.
Figure II.11 : Schéma de procédé de traitement des eaux sur une colonne de Charbons actifs
en grain [75].
42
CHAPITRE III
Mise en œuvre et techniques de
caractérisation
Chapitre III Matériels et méthodes
Chapitre III
MISE EN ŒUVRE EXPERIMENTALE ET TECHNIQUES DE
CARACTERISATION
Dans ce chapitre, les différents aspects pratiques de notre étude seront présentés, à
savoir les dispositifs expérimentaux utilisés, méthodologies employées pour la préparation et
la caractérisation du charbon actif commercial utilisé. Nous allons aussi présenter quelques
modèles empiriques concernant les isothermes d’équilibre dans un réacteur batch et de
l’adsorption sur colonne. Ensuite les modes de préparation des solutions, les techniques de
mesure et d’analyse ainsi que les modes opératoires seront décrits.
Le but principal de cette étude est la réalisation d’une colonne d’adsorption qui fera
l’objet d’un travail pratique destiné aux étudiants de Master. Suite à une recherche
bibliographique nous avons mis en place une colonne dont les dimensions sont données sur le
schéma présenté par la figure III.1.
Le dispositif est une colonne à double parois afin de contrôler la température de
travail. Elle dotée par plusieurs vannes de prélèvement pour permettre de suivre l’évolution
du procédé d’adsorption en fonction de la hauteur. Comme le montre le schéma, les vannes de
prélèvement débutent à partir d’une hauteur de 10 cm, ceci ne permet pas de faire les
prélèvements au bas de la colonne ce qui nous a amener à introduire le sable jusqu’à la
première ouverture.
Cette installation nécessite une pompe péristaltique afin d’assurer une circulation de
l’adsorbât en solution avec un débit constant. Comme le laboratoire ne dispose pas de cette
pompe, nous avons essayé de travailler en jouant sur la différence de hauteur entre le réservoir
et la colonne. Cependant, nous n’avons peu avoir des résultats vu la diminution du débit en
fur et à mesure que l’adsorption avance d’une part et d’autre part le bleu de méthylène
s’adsorbe par le sable introduit dans le bas de la colonne. Sachant qu’au bout de deux
semaines la concentration de BM à la sortie de la colonne pour une hauteur de 10 cm (14 g
CAI) est nulle quelque soit la sens d’écoulement de l’adsorbât (BM).
43
Chapitre III Matériels et méthodes
Un deuxième dispositif est mis en place pour réaliser la colonne d’adsorption. Elle est
représentée par le schéma de la figure III.2. Ce dispositif comporte :
Le procédé d’adsorption est réalisé sur une hauteur de 10 cm qui représente une masse de
7 g. Afin d’avoir la même pression sur le charbon actif (lit fixe), la hauteur du liquide au
dessus le charbon contenu dans la colonne est maintenue constante.
44
Chapitre III Matériels et méthodes
45
Chapitre III Matériels et méthodes
Le taux de cendre est la quantité de résidu obtenue après combustion du charbon. Le contenu
en cendres est déterminé selon la norme NF B55-101dont la procédure consiste à:
• calciner un creuset au four à 950°C pendant 20 min, le refroidir pendant 30min dans un
dessiccateur et le peser à 0,1 mg près (P1) ;
• peser dans le creuset 1 à 2 g de charbon (tamisé entre 0,2-0,25 mm) à 0,1 mg prés (P2)
• répandre le charbon uniformément dans le creuset ;
• placer le creuset dans le four tubulaire (la température initiale du four ne doit pas dépasser
300°C) et chauffer le four à une vitesse de 5°C/min pour atteindre 950°C ;
• maintenir le creuset pendant 3 heures à cette température, le refroidir dans un dessiccateur
et le peser à 0,1 mg près (P3) ;
• effectuer deux déterminations sur chaque échantillon.
La teneur en cendres exprimée en pourcentage massique du combustible brut est donnée par la
formule suivante :
𝑃𝑃3 −𝑃𝑃1
𝐶𝐶𝑒𝑒 = ∗ 100 ([Link].2)
𝑃𝑃2− 𝑃𝑃1
Avec :
P1 : masse du creuset en g;
p2 : masse du creuset et du charbon en g;
p3 : masse du creuset et des cendres en g.
Par ailleurs, le taux de cendre est déterminé à une température plus basse de la manière
suivante :
- un échantillon de P1 = 1g de charbon actif est séché dans une étuve à 80°C pendant 24
heures puis placé dans un creuset en céramique.
- l’échantillon est ensuite introduit dans le four réglé à 600°C est maintenu pendant 3
heures à cette température.
46
Chapitre III Matériels et méthodes
𝑷𝑷
% 𝑪𝑪𝑪𝑪 = � 𝟐𝟐 � ∗ 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 [Link].3
𝑷𝑷𝟏𝟏
III.2.3. Détermination de pH
L’opération consiste à peser à 0,1 mg près une éprouvette de 100 ml vide (P0), la remplir
avec du CAG jusqu’à 100 ml puis la repeser (P1). La formule suivante permet le calcul de la
densité apparente du CAG.
𝑷𝑷𝟏𝟏 − 𝑷𝑷𝟎𝟎
𝑫𝑫 = [Link]. 4
𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
mc
ρ réelle = [Link].5
Vc
Avec :
mc : masse de charbon en g ;
47
Chapitre III Matériels et méthodes
1 1
V .P.T = − en cm3/g [Link].6
ρ app ρ réelle
Avec :
𝜌𝜌app : masse volumique apparente en g/mL ;
Vapp : volume apparent du charbon en mL ;
(Vb -Vs) : différence des résultats du titrage à l’essai à blanc et à l’essai avec adsorbant en
(ml de thiosulfate de sodium 0.1N).
N : normalité de la solution de thiosulfate de sodium en (mol/l).
126.9 : la masse atomique d’iode.
M : la masse de l’adsorbant en (g).
48
Chapitre III Matériels et méthodes
La surface spécifique représente la surface totale (y compris la surface des pores ouverts) par
unité de masse du produit accessible aux atomes et aux molécules. Une surface spécifique
élevée provient d’une structure microporeuse très développée.
La surface spécifique peut être déterminée selon plusieurs méthodes, mais dans notre travail,
on s’est limité à deux méthodes :
Dans notre étude nous avons déterminé la surface spécifique par la le Test au bleu de
méthylène. Par cette méthode, l’estimation de la surface spécifique d’un adsorbant est
conventionnellement fondée sur des mesures de la capacité d’adsorption de cet adsorbant pour
un soluté qui est le bleu de méthylène. Les étapes à suivre consistent à:
• préparer une solution mère à 50 mg de bleu de méthylène (de masse molaire de 355,89
g) par litre de solution en utilisant de l’eau distillée comme solvant de base ;
• préparer des solutions de bleu de méthylène de différentes concentrations : 10, 25, 30,
40 ,50 mg/L
• après agitation pendant deux heures et trente minutes, un volume de 2 mL est prélevé de
la solution ;
49
Chapitre III Matériels et méthodes
Q0 × b × C e
qe = Eq. III.8
1 + bC e
Avec :
qe : quantité de bleu de méthylène adsorbée à l’équilibre (mg/L) ;
Ce : concentration du bleu de méthylène à l’équilibre (mg/L) ;
Q0 (mg/g), b (L/mg) : sont des constantes.
La quantité adsorbée qe est déterminée par la relation ci-dessous :
qe =
(C 0 − Ce )
×V
m [Link].9
Avec :
C0 : concentration initiale du bleu de méthylène (mg/L) ;
V : volume de la solution de bleu de méthylène (L) ;
m : masse du charbon utilisé (g).
Après linéarisation de la relation précédente :
Ce 1 1
= × Ce + Eq. III.10
qe Q0 bQ 0
Les constantes Q0 et b sont déduites à partir de la pente et de l’ordonnée à l’origine de la
𝐶𝐶
courbe : 𝑞𝑞𝑒𝑒 =f(𝐶𝐶𝑒𝑒 ).
𝑒𝑒
50
Chapitre III Matériels et méthodes
51
Chapitre III Matériels et méthodes
52
Chapitre III Matériels et méthodes
Les essais ont été réalisés en discontinu sur des agitateurs jar-test a vitesse d’agitation
de 150 tour /min. Les solutions de bleu de méthylène à déférentes concentrations (50, 40, 35,
25, 10 mg/l) sont mises en contact avec 0.5 g de charbon actif industriel.
- La série des béchers est disposée sur jar-test à température ambiante pendant un
temps de contact variable entre 5 minutes et 2h40min maximum.
- Les prélèvements effectués en chaque 5 min.
- Les concentrations en colorant résiduel Ct, sont déterminées sur les filtrats par
spectrophotométrie (OPTIZEN 3220UV) à 664 nm et la quantité adsorbée
calculée en utilisant l’équation III. 9.
- La concentration en produit organique est donnée par la loi de Beer Lambert, à
partir d’une courbe d’étalonnage.
53
Chapitre III Matériels et méthodes
𝒍𝒍𝒍𝒍�𝒒𝒒𝒒𝒒 – 𝒒𝒒𝒒𝒒�
𝑮𝑮 = � 𝒒𝒒𝒒𝒒
� = −𝑲𝑲𝑲𝑲 [Link].13
L’adsorption peut être décrite par un modèle de second ordre dont l’équation différentielle est
donnée sous la forme suivante :
dq t
dt
(
= K 2 qe − qt )
2
(III-14)
Il est connu que l’adsorption d’un soluté à partir d’une solution aqueuse est différente
de l’adsorption d’un composant d’un mélange gazeux. En effet, d’une part il y a souvent
compétition entre l’adsorption du soluté et celle du solvant, d’autre part, les transferts
diffusionnels en phase liquide sont beaucoup plus lents qu’en phase gazeuse. Le processus est
constitué globalement de trois étapes élémentaires: diffusion externe, interaction en surface et
diffusion interne (voir figure I.4.).
Par opposition à la diffusion externe, la diffusion interne peut être considérée comme
concernant tout transfert à l’intérieur de la surface d’une particule. La diffusion interne dans la
structure poreuse est une étape impliquant la diffusion de l’adsorbât sous l’effet d’un gradient
de concentration. C’est l’étape la plus lente et constitue donc l’étape limitante de la cinétique
d’adsorption. Toutefois, on peut distinguer deux contributions couplées mais en deux phases
différentes :
54
Chapitre III Matériels et méthodes
𝑞𝑞 = 𝐾𝐾𝐾𝐾(𝑡𝑡)0.5 [Link].16
Les données de fixations du colorant sur le charbon actif sont traitées selon les équations
linéaires de Langmuir, Freundlich et Temkin. Le but de cette linéarisation est de pouvoir
vérifier le modèle selon lequel se fait l’adsorption et d’en déduire les quantités maximales
adsorbées ainsi que l’affinité de l’adsorbat vis-à-vis de l’adsorbant.
L’un des objectifs poursuivis par la recherche dans le domaine de l’adsorption est
d’établir des équations permettant de rendre compte de la forme des isothermes. Pour cela,
différents modèles ont été proposés dans la littérature, les plus utilisés sont :
Le modèle de fixation réversible en surface est l’un des plus utilisés pour la
modélisation des cinétiques d’adsorption. A l’équilibre, on retrouve le modèle de Langmuir
55
Chapitre III Matériels et méthodes
qui considère que la substance adsorbée (adsorbât) forme une couche mono-moléculaire à la
surface de l’adsorbant.
X q m .K L .Ce
qe = = Eq. III.17
m 1 + K L .Ce
Avec :
qm : quantité maximale de soluté adsorbée par gramme d’adsorbant nécessaire pour couvrir la
surface d’une couche mono moléculaire (mg/g);
Qe = Kf . Ceⁿ
En particulier, 1/n indique la variation des énergies d’interaction avec le taux de recouvrement
• 1/n<1 : l’isotherme correspond au modèle de Langmuir c’est-à-dire de type L;
56
Chapitre III Matériels et méthodes
• 1/n >1 : indique une adsorption coopérative qui entraîne de fortes interactions entre les
molécules d’adsorbât entre elles;
• 1/n =1 : la partition entre les deux phases est indépendante de la concentration.
Le domaine d’application des modèles à deux paramètres est souvent limité, c’est pourquoi des
modèles à plus de deux paramètres sont proposés dans la littérature.
L’objectif principal de ce travail est l’étude de l’adsorption sur une colonne en optimisant les
conditions opératoires de l’évolution d’adsorption.
L’étude expérimentale réalisée sur la colonne d’adsorption (Figure III.2) suit les étapes
suivantes :
1. préparation des solutions à base d’un colorant (BM) à différentes concentration (par
dilution de la solution mère),
2. effectuer des prélèvements aux temps de réactions donnés sur différentes hauteurs de
la colonne,
3. analyse du filtrat par spectrophotométrie UV/ vis,
4. le débit est fixé entre 5ml/min et 10 [Link]¹.
5. le pH est régulé à 7,0.
6. charbon en grains est rempli sur 10 cm de hauteur équivalent à une masse de 7g.
57
Chapitre III Matériels et méthodes
𝑪𝑪 𝒁𝒁
𝒍𝒍𝒍𝒍 𝑪𝑪 = 𝑲𝑲𝑪𝑪𝟎𝟎 𝒕𝒕 − 𝑲𝑲𝑲𝑲𝟎𝟎 ∗ 𝑼𝑼 Eq. III.19
𝟎𝟎
On trace : Ln C/C0= f(t) , la droite obtenue est de la forme y = ax + b; de cette droite on tire le
paramètres K et la capacité maximale d’adsorption N0
Avec
K : Constante de vitesse d’adsorption
N0 : Capacité maximale d’adsorption
En utilisant les mêmes tableaux du modèle de Bohart et Adams on trouve une droite après
avoir tracé l’équation qui relie Ln C/C0 = f(t).
𝑪𝑪𝑪𝑪
𝑽𝑽 = 𝑼𝑼 ∗ 𝑵𝑵𝑵𝑵+𝑪𝑪𝑪𝑪 [Link].21
58
Chapitre III Matériels et méthodes
59
CHAPITRE IV
Résultats et discussions
Chapitre IV Résultats et discussions
Chapitre IV
Résultats et discussions
Ce chapitre est consacré au traitement des résultats obtenus sur l’étude de l’adsorption
sur colonne à lit fixe en CAI. En premier lieu, la caractérisation du charbon sera présentée
suivi de l’étude de l’adsorption dans un réacteur batch afin de déterminer le type d’isotherme
d’équilibre du système étudié. En fin, l’étude du procédé d’adsorption sur colonne sera
discutée.
Dans cette étude. le charbon actif utilisé est un charbon granulé industriel (CAI). Les
caractéristiques générales de ce charbon sont obtenues selon des méthodes normalisées [3,4].
Le tableau IV.1 regroupe les différentes caractéristiques du charbon actif utilisé dans notre
étude. En effet. le taux de cendre de charbon actif représente une faible teneure en matière
minérale (cendre) un faible taux de cendre indique un bon adsorbant. La faible teneure en
humidité. Ce constat met en évidence une faible conservation en teneur en eau par les
charbons actifs. Nos résultats corroborent les résultats publiés en littérateur [85].
CARACTIRISATION LA VALEUR
Granulométrie mm 2<d<3.5
Le pH 6.61
60
Chapitre IV Résultats et discussions
L’indice de bleu de méthylène. Les indices d’iode et de phénol sont des paramètres de
contrôle de la qualité des adsorbants. Ils sont depuis longtemps utilisés comme outils pour
l’évaluation de la capacité d’adsorption et de la structure physique du charbon actif.
L’indice de bleu de méthylène est corrélé à la capacité du charbon à adsorber des substances
de grande masse moléculaire qui nécessitent un grand nombre de macro-pores. L’observation des
valeurs consignées dans le tableau ci-dessous. Montre que le charbon industriel (CAI) présente un
volume macroporeux important
61
Chapitre IV Résultats et discussions
Les résultats des capacités d’adsorption « q » en fonction du temps pour des différentes
concentrations initiales de BM : 50. 40. 30. 25. 10 mg/l sont regroupés par les courbes tracées
sur la figure IV.2.
La quantité du bleu BM adsorbé sur le charbon actif en grains (CAG) est représente
dans le tableau suivant :
D’après les courbes représentées par la figure IV.2. Nous ne constatons que la cinétique
d'adsorption du BM présente deux étapes distinctes. La première étape correspond au transfert
de masse externe est rapide et tandis que la seconde liée au phénomène de diffusion (transfert
de masse interne) est lente. Nous considérons que l’adsorption du BM sur le charbon actif
granulé est un processus rapide puisque on obtient un temps d’équilibre au voisinage de
60min. Au-delà la quantité adsorbée reste pratiquement constante jusqu’à 120 min de contact.
Dans la suite de notre étude nous travaillerons avec un temps de 2h30 min.
62
Chapitre IV Résultats et discussions
C0 mg/l 10 25 30 40 50
(dC/dt)t→0 10 25 30 40 50
(mg/[Link])
γ (l/ mg min) 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1
y = -0,001x + 0,212
0,5 R² = 0,894
q10
0
0 50 100 150 200 q 25
-0,5 q 30
y = -0,004x + 0,148
R² = 0,752 y = -0,001x + 0,164 q 40
-1
R² = 0,615 q 50
y = -0,003x + 0,237
-1,5 R² = 0,989 y = -0,012x + 0,443
R² = 0,964
-2
Figure IV.3: Cinétique d’adsorption de 1er ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
P P
concentrations initiales en BM
Cependant, la linéarité des points expérimentaux ayant aboutit à des écarts entre les
valeurs théoriques et expérimentales très larges. Cette cinétique ne peut donc s’appliquer au
procédé d’adsorption de BM sur le CAI.
63
Chapitre IV Résultats et discussions
Comme les résultats précédents montrent que la cinétique d’adsorption n’est de 1er
ordre. Nous allons vérifier si elle est de second ordre. La cinétique de 2ème ordre est
déterminer à partir de la aux cas étudiés. les constantes de vitesse K 2 sont estimées en traçant
t/q en fonction du temps (équation III-15). Sur les figures IV.3. Chaque droite correspondant à
une teneur initiale en adsorbât. Nous permet de déduire la constante de vitesse K 2
Figure IV.4: Cinétique d’adsorption de 2ème ordre de BM sur CAI (0.5 g) pour différentes
P P
concentrations initiales en BM
La bonne linéarité des points avec des coefficients de corrélations élevés la cinétique
d’ordre deux peut s’appliquer pour l’adsorption de BM sur le charbon.
Les résultats des calculs des coefficients de diffusion à partir du modèle de la cinétique
d’ordre deux sont données dans le tableau IV.3.
64
Chapitre IV Résultats et discussions
C0 (BM) K2 R²
(mg/g)
10 0.038 0.98
25 0.005 0.94
30 0.004 0 .94
40 0.98 . Les valeurs
0.004
50
estimées de ce paramètre sont regroupées sur le tableau
0.003 IV.3. 0.98
De l’analyse des résultats consignés dans les tableaux IV.3 ci-dessus. On constate que
la constante de vitesse du second ordre K 2 diminue proportionnellement à la concentration
initiale en soluté. Ces résultats obtenus sont en parfait accord avec ceux obtenus par MESKI
[985].
La cinétique d’ordre deux ne donne qu’un aperçu général sur l’adsorption de BM sur
CAI. En effet. Le procédé d’adsorption global est constitué de plusieurs processus
élémentaires (comme il est signalé au CH. III). Les molécules de l’adsorbât sont transportées
d’abord du sein de la solution qui est dans notre cas supposée parfaitement agitée. Vers la
surface externe de la particule à travers le film stagnant qui l’entoure. Elles seront alors
amenées à traverser le réseau des pores pour enfin s’adsorber sur leurs surfaces. Ce
mécanisme de transport interne a été décrit de façon générale par la diffusion effective. Dont
le flux est proportionnel au gradient de concentration.
65
Chapitre IV Résultats et discussions
La première portion de ces courbes tracée aux temps de séjours les plus courts est donc
relative au transfert de masse externe dans le film entourant les particules et l’adsorption
rapide des molécules de soluté dans les macro-pores et dans les méso-pores. La deuxième
portion correspond à la diffusion intraparticulaire quand elle est l’étape limitante comme elle
peut indiquer une pénétration difficile des molécules dans les micropores.
A première vue, les valeurs des ordonnées à l’origine augmentent avec la concentration
initiale en adsorbât. Cela indique que la quantité adsorbée est toujours plus importante en
présence d’un grand nombre de molécules d’adsorbât en accélérant la vitesse de transfert de
masse (externe ou interne).
66
Chapitre IV Résultats et discussions
Nous constatons, dans l’intervalle de t1/2 [2-5], que les courbes correspondant aux
concentrations initiales supérieures à 25 mg/L présentent un palier dont les droites obtenues
sont pratiquement de tangente horizontale presque nulle. Ce qui n’est pas le cas pour la
concentration initiale 10 mg/L. Ceci traduit que la vitesse d’adsorption est constante dans les
zones correspondantes.
Par ailleurs, le tronçon suivant pour les grandes teneurs initiales, les tangentes semblent
passer par l’origine.
Ce résultat est à rapprocher à ceux obtenus par [85, 86] lors de l’adsorption du phénol
sur le charbon actif.
La variation de la quantité adsorbée en fonction de t1/2 sur le CAI présente une cassure
plus nette entre les deux tranches (voir figures ci-dessus). Cette déviation par rapport à
l’origine est due à la modification de la vitesse de transfert de masse des adsorbât au début et
à la fin de l’adsorption. La résistance intra-particulaire est donc ici très importante à partir de
60 min (pour une concentration de 10mg/L) l’adsorption des molécules se fait plus lentement
dans les micropores.
Aux vues des valeurs de constantes de diffusion enregistrées dans les tableaux ci-
dessous. Le processus de transfert externe se déroule très rapidement par rapport à celui de
diffusion interne. On remarque également la forte influence qu’exerce la teneur initiale en
adsorbât sur la vitesse de transfert.
Tableau IV. 4 : Les coefficients de diffusion calculés selon le modèle de Weber et Morris
pour différentes concentration en BM.
C0 (BM)
50 40 30 25 10
(mg/g)
Kd1 1,952 1.8853 1.6648 1.3823 0.7082
C 2.1164 -1.12 - 2,3433 -2.0176 -2.0176
R² 0.997 0.9891 0,9602 0.9813 0.9813
Kd2 0.5727 0.4333 0.2252 0.1253 0.0485
C 12.245 10.549 8.6179 7.8022 2.8126
R² 0.9441 0.994 0.9109 0.9658 0.9668
Kd1/Kd2 2,98 4,35 8,82 11,03 14,60
Le rapport entre les deux constantes de diffusion des deux est inversement proportionnel
à l’augmentation de la concentration.
67
Chapitre IV Résultats et discussions
68
Chapitre IV Résultats et discussions
L’étude dynamique réalisée sur une colonne à lit fixe de CAI de 10 cm de hauteur
(Voir le schéma figure III.2) à différents débits d’écoulement de l’adsorbât (BM) de
concentration 50 mg.
Figure IV.7 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour deux débits d’écoulement 5 mL/min et 10 mL/min.
69
Chapitre IV Résultats et discussions
Les courbes de percée obtenues au cours de cette étude montrent que l’efficacité du
procédé expérimental utilisé dépend des conditions opératoires dont la vitesse d’écoulement
étudié de notre cas sachant que d’autres paramètre peuvent avoir une influence sur le
rendement du procédé d’adsorption à savoir ; la hauteur de la colonne le volume moléculaire
de l’adsorbât.
70
Chapitre IV Résultats et discussions
Figure IV.8 : Courbe de percée obtenue sur une colonne à lit fixe CAI (7 g) de 10 cm de
hauteur pour un débit d’écoulement 5 mL/min.
- Temps de percée : tp= 464 min pour une concentration de 17,63 mg/L,
- temps de saturation : ts = 674 min pour une concentration de 48,6 mg/L,
- temps de demi-saturation : t1/2 = 525 min.
71
Chapitre IV Résultats et discussions
Un autre type de modèle est celui de CLARK (1987) permet une bonne représentation des
courbes de fuite, même hors l’équilibre, connaissant le paramètre « n » de l’isotherme
d’équilibre statique de FREUNDLICH.
Les tracés de Ln Ct/C0 en fonction du temps pour les deux cas réalisés de
l’adsorption sur colonne sont représentés par la figure IV. 8.
Ces courbes permettent de déduire les paramètres correspondant deux modèles selon
les relations III. 19 et III.20.
Figure IV. 9 : Ln Ct/C0 en fonction du temps : (a) débit 5 mL/min ; (b) débit 10
mL/min.
a) Modèle de Bohart et Adams (1920)
Débit (mL/min) 5 10
b) Modele de Wolborska
72
Chapitre IV Résultats et discussions
En utilisant les mêmes courbes du modèle de Bohart- Adams, les paramètres obtenus à
partir du modèle de Wolborska sont consignés dans le tableau IV.6 ci-dessous ;
La remarque tirée du modèle de Bohart et Adams est que les capacités d’adsorption N0
obtenues pour une vitesse de 5ml/min et une hauteur de lit adsorbant de 10 cm
Le modèle de Wolborska a permis de déterminer la vitesse de déplacement du front
d’adsorption et le coefficient de transfert de masse Ba leurs valeurs ne varient pas beaucoup
avec l’augmentation du débit. La capacité d’adsorption maximale est proportionnelle à la
hauteur du lit adsorbant.
73
CONCLUSION
Conclusion générale
CONCLUSION GÉNÉRALE
Dans ce mémoire de Master, une colonne d’adsorption à lit fixe au CAGI est conçue
afin de soutenir les travaux pratiques prodigués en génie des procédés, plus exactement en
génie de l’environnement. Ce présent travail est donc une contribution et un renforcement de
formation pédagogique des étudiants du département de génie des procédés.
Le premier objectif visé dans cette étude est la conception de la colonne et le second
objectif est l’étude du procédé d’adsorption sur la colonne réalisée par la détermination de la
courbe de percée.
A l’issue de ce mémoire, nous avons pu cerner les conditions assurant les meilleurs
rendements d’adsorption de bleu de méthylène sur le charbon actif granulé industriel, dont
les caractéristiques physicochimiques sont préalablement déterminées.
Le rendement maximal d’adsorption sur le CAI est de 90% sous les conditions opératoires
ci-dessous :
Néanmoins, les résultats des essais d’adsorption dans un réacteur Batch ont révélé que
l’isothermes d’adsorption de BM sur le CAI est de type S indique la formation de
multicouches.
Cinétique d’adsorption :
• les résultats des essais ont permis de mettre en évidence que la vitesse d’adsorption est
de 2nd ordre. Les valeurs moyennes de ces constantes varient de 0.04 à 0.003. La
vitesse d’adsorption diminue avec l’augmentation de la teneur initiale en adsorbât.
• les résistances au transfert de matière dans les particules ne sont pas négligeables,
notamment au début du processus la résistance externe est prépondérante,
• la diffusion intra particulaire devient plus lente à partir d’une certaine durée depuis le
début du processus (approximativement 60 min). En particulier, les valeurs des
coefficients de transfert par diffusion intraparticulaire dépendent de la concentration de
la solution.
73
Conclusion générale
L’étude dynamique réalisée sur une colonne à lit fixe de CAI, nous a permis de déterminer
les paramètres de percée pour un débit d’écoulement de 5 mL/min et une concentration
initiale de 50 mg/min qui sont :
- Temps de percée : tp= 464 min pour une concentration de 17,63 mg/L,
- temps de saturation : ts = 674 min pour une concentration de 48,6 mg/L,
- temps de demi-saturation : t1/2 = 525 min.
74
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
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Les Annexes
Pour que cette loi soit exploitée il faut que le tracé présente une linéarité. Pour cela il
faut que la solution à analyser soit limpide, pas de trouble ou de suspension et que la
concentration soit très faible. Pour les concentrations élevées la loi n’est pas applicable
puisque la courbe ne présente pas de linéarité
On a adopté cette technique pour définir le procédé d’adsorption de bleu de méthylène
par le charbon en grain. Les analyses de cette étude sont effectuées dans Spectrophotométrie
U.V visible
Spectrophotométrie U.V visible :
C’est une technique qui exploite les propriétés des composés à absorber la lumière.
Cette technique est utilisée dans notre expérience afin de quantifier la concentration de
solution colorée avant et après adsorption. Ces analyses sont effectuées sur un
spectrophotomètre UV-visible dans
Les Annexes