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Gestion des déchets d'imprimerie en France

Le document décrit le cadre réglementaire concernant la gestion des déchets en France et les obligations des producteurs de déchets. Il présente ensuite les quatre grands objectifs de la gestion des déchets: être conforme à la réglementation, assurer la traçabilité, maximiser la rentabilité et communiquer sur la politique environnementale.

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Gestion des déchets d'imprimerie en France

Le document décrit le cadre réglementaire concernant la gestion des déchets en France et les obligations des producteurs de déchets. Il présente ensuite les quatre grands objectifs de la gestion des déchets: être conforme à la réglementation, assurer la traçabilité, maximiser la rentabilité et communiquer sur la politique environnementale.

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Gestion des déchets


En France, les déchets industriels représentent plus de 45 millions de tonnes /
an (hors BTP). Depuis plusieurs années, leur stockage et leur destruction
régressent, alors même que leur réutilisation et leur recyclage progressent.
L'optimisation de la gestion des déchets s'impose comme un enjeu
incontournable aujourd'hui.
LE CADRE RÉGLEMENTAIRE
4 GRANDS OBJECTIFS
TENNAXIA VOUS ACCOMPAGNE

Gestion des déchets : le cadre


réglementaire
Depuis 1975, est considéré comme constituant un déchet : « Tout résidu d’un processus de
production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit, ou plus
généralement tout bien meuble abandonné ou que le détenteur destine à l’abandon » (article
L.541-1-1 du Code de l’environnement).

L’article L541-2 du Code de l’environnement précise que : « tout producteur ou détenteur de


déchets est tenu d’en assurer ou d’en faire assurer la gestion, conformément à la réglementation. Il
est responsable jusqu’à leur élimination ou leur valorisation finale, même lorsque le déchet est
transféré à des fins de traitement à un tiers ».

Dans ce contexte réglementaire fort, les entreprises cherchent à mettre en place une solution qui
assure une bonne traçabilité et une parfaite conformité réglementaire. Elle peut aussi répondre à
un objectif de rentabilité ou encore à des objectifs stratégiques en lien avec la politique
environnementale de votre entreprise ou de votre Groupe.

Les quatre grands objectifs


Disposer d’une gestion des déchets efficace n’est pas réservé qu’à certaines catégories
d’industries ou tailles d’entreprises et ce quelque soit la toxicité et la dangerosité de leurs déchets.
Afin d’homogénéiser les méthodes et les process de gestion de vos déchets, voici les grands
objectifs à atteindre :

1. Être conforme à la réglementation :

Produisez les documents réglementaires nécessaires (BSD, déclaration de transport de matières


dangereuses, étiquettes…)

Vérifiez le respect de la réglementation par vos prestataires (agréments des transporteurs /


négociants / filières d’élimination)
Prenez en compte les dernières informations liées à l’ADR
3. Assurer la traçabilité de l’ensemble de vos déchets produits :

Disposez d’une vue en temps réel du volume et de la nature de vos déchets du/des site(s), ainsi
que son évolution dans le temps

Soyez alerté des retards (retours des bordereaux, suivi des échéances des CAP, des récépissés)

Renseignez votre registre en temps réel


2. Maximiser votre rentabilité :

Analysez les pratiques relatives au tri et à la valorisation de vos déchets

Suivez les coûts associés aux traitements de vos déchets (coûts de collecte et services, coûts de tri,
coûts de traitement, coûts de valorisation, etc.)

Gagnez du temps et optimisez votre valeur ajoutée

Assurez un pilotage au niveau du groupe et anayser la performance des sites


4. Communiquer sur la politique environnementale de votre Groupe :

Vos clients, vos salariés sont de plus en plus sensibles à l’engagement de votre entreprise en
faveur de l’environnement

Partagez les bonnes pratiques


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MÉMOIRE Cerig 
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déchets dans l'imprimerie Novembre 2005

Le traitement des déchets dans


l'imprimerie
 
    

 Flavien THOLONIAT et Plan


Alexis LEBRUGUE
I - Introduction
Élèves Ingénieurs II
Cadre réglementaire
3e année -
Novembre 2005 III Gestion rationnelle des
Rapport réalisé dans le
- déchets
cadre du "Grand Prix des
Couleurs" de SICPA
       IV Gestion détaillée des déchets  
   - d'imprimerie

V Imprim'Vert : une démarche


- innovante
     VI
         Conclusion
Précéde Thèm Suiva -
Liste
nt es nt
VI
 Bibliographie et Webographie
I-
    

 
I - Introduction
 
De nos jours les problèmes liés à l’environnement occupent une place de plus en
plus importante dans la vie des entreprises. L’imprimerie ne fait pas exception à la
règle et se trouve de plus en plus
souvent confrontée à ce genre de
problématiques. En effet, la réalisation   Voir aussi
d’imprimés fait largement appel à des
produits présentant des risques  
 Grand Prix des couleurs SICPA -
importants de pollution des sols, des  
2005
eaux, de l’air. Ces sources de pollution  Kyoto, Enfin ?
nécessitent chacune une réponse
spécifique et une attention particulière 
tout au long des procédés d'impressions.
Même si le problème des émissions de
Composés Organiques Volatiles (COV) est préoccupant, la gestion des Déchets
Toxiques en Quantité Dispersée (DTQD) et l’organisation des stockages de
matières dangereuses restent les problématiques principales rencontrées par le
secteur graphique. Les imprimeurs sont donc quotidiennement confrontés au
problème de l’élimination des déchets, nombreux et variés issus de leur activité.
Chiffons souillés, révélateurs ou solvants usés sont autant de déchets qu’il faut
traiter afin d’éviter tout impact sur l’environnement.
Pourquoi une action en direction des Imprimeurs ?
Le secteur de l’imprimerie se caractérise principalement par des petites
entreprises ce qui représente une difficulté supplémentaire en terme de
collecte des déchets du à la disparité de ces entreprises. En effet, sur
6500 entreprises, 5000 d'entre elles ont moins de 10 salariés. Les
quantités de déchets produits par entreprise sont de ce fait souvent
relativement faibles. Cependant tout au long de la chaîne graphique dans
une grande entreprise comme dans un plus petite, l’utilisation de produits
chimiques et dangereux entraîne la production de déchets dangereux.
Ces déchets doivent suivre une filière d’élimination appropriée et
conforme de la collecte à l’élimination finale. Or, dans une grande
majorité des imprimeries, ces déchets toxiques produits en quantités
dispersées (DTQD) sont difficiles à capter par les collecteurs et finissent
pour la plupart dans les réseaux d’assainissement ou dans les ordures
ménagères. Ces mauvaises pratiques, liées à un manque de
connaissance des obligations réglementaires, à des habitudes anciennes
ou à un déficit structurel d’offre de service du coté de la collecte sont
préjudiciables pour l’environnement.
 
II - Cadre réglementaire
 
Tout producteur est responsable de ses déchets et doit pouvoir justifier
de leur destination finale. L'élimination des déchets comporte les
opérations de collecte, transport, stockage, tri, traitement, nécessaires à
la récupération des éléments et matériaux réutilisables ou de l'énergie.
II-1 - Qu'appelle-t-on un déchet ?
Le code de l'environnement définit dans son article L-541-1 comme
"déchet"  :
"tout résidu issu d’un processus de production, de transformation ou
d’utilisation, toute substance, matériau, produit, ou plus généralement
tout bien meuble ou abandonné ou que son détenteur destine à
l’abandon". (article L 541-1 du Code de l’environnement)
II-2 - Classification des déchets
Les déchets sont classés, selon les dangers qu’ils présentent, en trois
catégories :
- Les déchets inertes : ils ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne
produisent aucune réaction physique, chimique ou biologique de nature à
nuire à l’environnement.
- Les déchets banals : ils comprennent les déchets de toute nature, dès
lors qu’ils ne sont ni inertes, ni dangereux.
- Les déchets dangereux : ils contiennent des substances dangereuses
pour l’homme et pour l’environnement. Ils sont directement nocifs ou
toxiques, corrosifs, explosifs ou inflammables. Ils peuvent nuire à
l’environnement et à la santé lorsqu’ils sont stockés ou traités de façon
inappropriée. Leur élimination nécessite des traitements particuliers dans
des centres spécialisés.
II-3 - Qui a la responsabilité des déchets ?
"Chaque producteur ou détenteur de déchets est responsable de
l’élimination de ses déchets" (article L 541-1 du Code de l’environnement)
II-4 - La réglementation ICPE (Installations classées pour le protection de
l'environnement)
L'activité des industries graphiques peut être soumise ou non à la
réglementation ICPE. Si c’est le cas, l’imprimerie est soumise à des
formalités particulières. Selon les dangers qu'elle fait courir à
l'environnement, il peut y avoir obligation à déclarer l’installation ou à
demander une autorisation au Préfet du département concerné.

Les deux rubriques ICPE propres à l'activité "imprimerie" sont :


 Rubrique 2450 : Imprimeries ou ateliers de reproduction graphique
sur tout support tel que métal, papier, carton, matières plastiques,
textiles, etc. utilisant une forme imprimante
 Rubrique 2950 : Développement de surfaces argentiques
Mais, il est important de noter que vu la taille des entreprises (80 % ont
moins de 10 salariés), très peu sont soumises à autorisation ou à
déclaration pour ces deux rubriques mais nombreuses sont celles qui
peuvent l'être pour des postes connexes tels que :
 Rubrique 1433 : Utilisation de liquides inflammables
 Rubrique 1530 : Stockage de papier
 Rubrique 2445 : Transformation de papier
 Rubrique 2920 : Installation de compression et de climatisation
 Rubrique 2925 : Atelier de charge d'accumulateurs
III - Gestion rationnelle des déchets
 
III-1 - La réduction à la source
Elle implique :
 moins de gaspillage grâce à une utilisation optimale des produits
 moins d’emballages grâce à des conditionnements plus grands ou à
l’utilisation d’emballages consignés
 moins de produits dangereux grâce à un choix judicieux et
éventuellement une reprise par le fournisseur
III-2 - Le tri
Le tri concerne le dépôt des déchets dans des conteneurs distincts, de
manière à permettre une valorisation optimale de chaque famille de
déchets.
III-3 - Le stockage
Le stockage des déchets dans de bonnes conditions inclut :
 pour les déchets dangereux liquides, un stockage séparé sous abris,
sur une aire étanche et formant rétention en cas de fuite ou de
déversement
 pour les déchets dangereux solides, un stockage sous couvert, sur
une aire étanche et dans des conteneurs fermés
 pour les déchets inertes et banals, un stockage séparé des déchets
dangereux
III-4 - La collecte et le transport
La collecte et le transport adapté des déchets font l’objet d’un contrat
écrit.
III-5 - La valorisation
Deux possibilités de valorisation s’offrent à l’entreprise :
 La valorisation matière, par ré-emploi, à travers une filière de
recyclage, ou par valorisation organique (compostage). Dans ce cas,
le professionnel doit trier et stocker les emballages usagés.
 La valorisation énergétique, par récupération de la chaleur produite
lors de l’incinération des déchets combustibles, dans des conditions
contrôlées.
III-6 - L'incinération
L’incinération ou le traitement dans des centres spécialisés, des déchets
non valorisables afin d’en réduire le volume et/ou la toxicité.
III-7 - La mise en décharge contrôlée
La mise en décharge contrôlée des déchets ultimes s'applique à des
résidus secondaires issus de l’incinération ou aux déchets qui ne sont
pas valorisables.
III-8 - La traçabilité des déchets
La traçabilité des déchets, en vue de justifier de leur bonne élimination,
est garantie par la remise et l’archivage pendant 3 ans des bordereaux
d’enlèvement et autres bordereaux de suivi des déchets industriels.
(BSDI)
IV - Gestion détaillée des déchets d'imprimerie
 
IV-1 - Gestion des déchets banals
La gestion des déchets banals concerne tout à la fois les déchets
d'emballage (tableau 1) cartons, films, palettes et les déchets de
production (tableau 2).

Nature du déchet Traitement préconisé Remarques

Recyclage en papeterie des cartons non


Carton d'emballage souillés
Valorisation énergétique

Obligation de valorisation
Valorisation des films non souillés des
Films plastiques
Valorisation énergétique déchets d'emballage

 Reprise par fournisseur pour réutilisation


Palettes bois
Valorisation énergétique

Tableau 1 : Traitement des déchets d'emballage


 
Dans la catégorie déchets de production (tableau 2), le papier sera
collecté séparément des autres déchets qu'il soit encré ou non ou bien
déchiqueté ou pas et stocké dans des containers spécifiques. Les
plaques aluminium qui ont servi à l'impression sont elles aussi triées et
stockées séparément avant d'être confiées à des entreprises
spécialisées. Les encres d'impression font, de leur coté, l'objet d'une
attention toute particulière. Les couvercles de pots et les emballages
souillés... sont stockés à part dans des bacs destinés à des filières de
traitement identifiées.

Nature du déchet Traitement préconisé Remarques

Boîtes d'encres Recyclage du métal  

Reconditionnement Reprise des cartouches d'encre


Cartouches d'encre ou de
Désassemblage et reconstruction et
toner
Valorisation énergétique de toner par les fournisseurs

Récupération par une entreprise


Films photographiques spécialisée  
Valorisation énergétique
Plaques en aluminium  Recyclage du métal  

Stocker séparément les


Chutes de papier  Recyclage en papeterie
différents papiers

Chutes d'adhésifs  Valorisation énergétique  

Tableau 2 : Traitement des déchets de production banals


 
IV-2 - Gestion des déchets dangereux liquides
La lubrification des machines génère de grandes quantités d’huiles
usagées et à cela se rajoutent la colle utilisée en façonnage, les déchets
provenant du processus photographique (révélateurs, fixateurs)... et les
solvants… Tous ces déchets sont à risques pour l'environnement, ils
impliquent des traitement particuliers (tableau 3).

Nature du déchet Risques pour l'environnement Traitement préconisé

Evapo-incinération par une


Bain révélateur usé Contient de l'hydroquinone
entreprise spécialisée

Bain de fixateur Solution acide contenant entre autres Neutralisation chimique et


argentique usé de l'argent et des thiosulfates récupération de l'argent

Ammoniaque Solution basique dangereuse pour


(développement des l'homme, l'environnement Neutralisation chimique
ozalids) et les réseaux d'assainissement

 Solution basique avec aluminium


Révélateur plaque Evapo-incinération
dissout

 Solution acide avec de l'alcool


Eau de mouillage isopropylique des biocides Neutralisation chimique
et des résidus d'encre

Réutilisation
Encre étiquetée matière  Pouvoir colorant et produits nocifs
Incinération dans un centre
dangereuse pour la faune et la flore
spécialisé

Solvant de nettoyage  Solvant et résidus de nettoyage des Régénération possible


souillé encres Incinération
Régénération ou
Huile usagée  Hydrocarbures et divers additifs
Incinération en cimenterie

Tableau 3 : Traitement des déchets de production liquides


 
IV-3 - Gestion des déchets dangereux solides
De leur coté, les objets solides comme les chiffons cumulent les critères
de dangerosité : irritants, nocifs, inflammables ... ils font l’objet d’un
stockage à part avant élimination par une société spécialisée (tableau 4).

Nature du déchet Risques pour l'environnement Traitement préconisé

Réutilisation pour fûts ou


conteneurs
Contiennent des restes de produits
Valorisation matière de l'acier
Emballages, dangereux
après traitement
récipients pour l'environnement (encres, solvants,
Valorisation énergétique du
fixateurs, révélateurs, ...)
plastique après broyage
Incinération au centre spécialisé

Contiennent des produits essuyés ou Incinération dans un centre


Chiffons souillés
absorbés (solavants, encres) spécialisé

Recyclage de la partie métallique


Peuvent contenir des restes de produits
après
Bombes aérosols dangereux
récupération et destruction des
et des gaz propulseurs inflammables
gaz

Neutralisation de l'acide, recyclage


 Contiennent du plomb ( 60 à 70 %) et de
Batteries usagées du plomb et
l'acide sulfurique
éventuellement du plastique

Tableau 4 : Traitement des déchets de production solides


V - Imprim'Vert : une démarche innovante

Dans de trop nombreuses imprimeries ces déchets dangereux ne suivent


pas une filière d’élimination conforme à la réglementation (et ce, depuis la
collecte jusqu’à l’élimination finale). Les chefs d’entreprise ou les artisans
traînent souvent les pieds pour changer leurs pratiques traditionnelles en
invoquant une réglementation complexe, un manque de débouchés
adaptés et des coûts supplémentaires.
C’est pour faciliter le passage à de nouvelles pratiques et à une meilleure
gestion (économique, technique et réglementaire) de ces déchets que
dans certaines régions, les Syndicats Professionnels se sont associés
avec les Chambres de Commerce et d’Industrie et les Chambres de
Métiers pour proposer aux imprimeurs un dispositif commun :
"Imprim’Vert".
Initialement lancé en 1998 par la Chambre Régionale des Métiers du
Centre et du Loir-et-Cher, le dispositif a rapidement fait boule de neige.
Aujourd’hui, 20 régions ont engagé une action "environnement et
industries graphiques", et c’est dans ce cadre que la Fédération de
l’Imprimerie et de la Communication Graphique (FICG) encourage les
entreprises à respecter les 3 points-clés de cette démarche. L’objectif de
l’opération est donc de sensibiliser les imprimeries, de les inciter à mieux
gérer leurs déchets dangereux et de les accompagner dans la mise en
place de cette nouvelle gestion.
V-1 - Les critères de la démarche Imprim'vert
La démarche Imprim'Vert implique le respect de trois critères, qui sont :
 élimination conforme des déchets dangereux : fixateurs et
révélateurs de plaques et films, solvants de nettoyage, solutions de
mouillage usées, boîtes d’encres,cartouches de toner
 stockage des liquides dangereux en rétention
 abandon des produits étiquetés toxiques au profit de produits moins
dangereux.
De plus, l'imprimeur devra justifier de la bonne élimination des déchets
avec des bordereaux de suivi des déchets industriels ou des factures. Il
devra encore s'engager en signant la charte d’engagement Imprim’vert.
Une fois toutes ces conditions remplies, l’imprimeur pourra disposer du
logo Imprim’vert et pourra l’utiliser à sa convenance pour ses supports de
communication.
V-2. Le fonctionnement
La démarche nécessite pour l’imprimeur un travail d’analyse de ses
pratiques en amont. Pour cela, il est aidé dans 20 régions par 60 chargés
de mission consulaire et par les ingénieurs environnement de la
Fédération de l’Imprimerie et de la Communication Graphique (FICG). Un
rapport de préconisation auquel est joint l’Eco-Guide, document très clair
et pédagogique, permet à l’imprimeur de se mettre en conformité. Si tout
va bien, le comité de pilotage attribuera la marque "Imprim'vert" ainsi
qu’un kit de communication valorisant la démarche.
Comment se déclinent les aides apportées aux imprimeurs dans le
cadre d’Imprim’vert ?
Toute imprimerie pourra bénéficier :
 d’un pré-diagnostic environnement gratuit
 d’une aide dans la recherche et dans le choix d’un prestataire
 d’une aide de la Région. Par exemple, pour la Rhône-Alpes une aide
sur la réduction des déchets à la source via l’utilisation de serviettes
lavables en remplacement des chiffons largement utilisés dans la
profession. Cette aide correspond à 50% du coût dédié à la location
des serviettes réutilisables sur la première année d’utilisation
(plafonnée à 250€).
V-3 - Les résultats
La démarche est pragmatique et volontaire, elle a donc un préjugé
favorable. Les clients poussent de plus en plus à ce que cet effort soit
réalisé dans les imprimeries. Cela se traduit par un nombre de postulants
de plus en plus nombreux à chaque session. Ainsi dans la région Rhône-
Alpes, Imprim’Vert associe 8 départements et 1000 entreprises. Celles-ci,
identifiées par le logo Imprim’Vert, ont désormais adopté des pratiques
qui protègent l’environnement des quelques 1200 tonnes de déchets
dangereux traités par an !!!
VI - Conclusion
 
Dans un secteur hyper-concurrentiel et en pleine évolution réglementaire,
la performance technique et économique ne suffira plus à une imprimerie
pour assurer son avenir. Nombre de donneurs d’ordre et notamment
l’administration fixent désormais dans leurs appels d’offres des critères de
respect de l’environnement qui tendent à devenir déterminants dans
l’attribution des marchés. Les "imprimeurs verts" offrent ainsi à leurs
entreprises une perspective de développement... durable. Cette
démarche environnementale des imprimeurs n’est pas isolée dans cette
filière, les fabricants d’encre ont développé la démarche "Coatings Care"
et les papetiers ont mis au point la directive européenne IPPC "Integrated
Pollution Prevention and Control". Tous les acteurs majeurs de cette
filière oeuvrent donc pour une meilleure gestion des ressources et des
énergies. Nous ne pouvons que nous réjouir de telles démarches qui
valorisent et dynamisent le secteur graphique, le rendant plus attractif,
notamment pour de jeunes ingénieurs soucieux de l’environnement.
VII - Webographie et Bibliographie

Le 4 pages de statistiques industrielles - SESSI - n°4, Décémbre 2000 -


"Peintures,
Anon.     Disponible sur
vernis et encres"
<[Link]/biblioth/docu/4pages/pdf/[Link]>

"Coatings Care - Site FIPEC - Disponible sur


Anon.    
Introduction" <[Link]  

"Responsible
Care for the Coatings Care – Disponible sur
Anon.    
Coatings <[Link]
Industry "

Site Ministère de l'Ecologie et du développement durable, Dossier de


"CCI et presse, 23 Juin 2004, Disponible sur
Chambres des <[Link]
Anon.   métiers lancent   [Link]>
Imprim'vert en
Rhône Alpes" [Link]
ID=62&o=5
"Déchets  Site ADEME, Fiche Déchets, Juin 2005 – Disponible sur
Anon.   toxiques en   <[Link]
quantité ID=62&o=5>
dispersée (DTQ
D)"

J. Nouvelles, Site CERIG, 28 Février 2005 – Disponible sur


  "Kyoto, enfin?"  
Rotalier <[Link]

"La gestion
Site Ministère de l'écologie et du développement durable, 21 Octobre
collective des
B. 2004, Disponible sur
  DTQD dans les  
Moreau <[Link]
industries
[Link]>
graphiques"

"A propos Liste de liens, Site CERIG, 09 septembre 2005, Disponible sur
A.
  d'environnement   <[Link]
Pandolfi
et de recyclage" [Link]>

 
     

   
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 mise en page : J. Rouis


LA GESTION DES DÉCHETS DANS L’INDUSTRIE
DE L’IMPRIMERIE
Mar 1, 2021

La part la plus importante des déchets solides, liquides et gazeux produits dans l’industrie de l’imprimerie
avant, pendant et après le processus d’impression est constituée des encres utilisées, des solvants émergeant
après le lavage en machine, des eaux usées, de révélateurs et de fixateurs de plaques et de films, des déchets
de papier, des déchets de films, des impressions défectueuses, des solvants de nettoyage et des émissions de
composés organiques volatils (COV) résultant de l’utilisation de l’IPA (Isopropanol – utilisé pour
l’extraction et purification de produits naturels tels que huiles et graisses végétales et animales). En tant que
secteur étroitement lié à l’environnement, l’industrie de l’imprimerie dépend de l’utilisation des
matières premières naturelles pour la production de papier, d’encre et de produits auxiliaires
d’impression. L’utilisation de papier en tant que produit final sous-entend un processus incontournable de
fabrication nécessitant la consommation des matières premières et, de facto, créant des déchets. C’est
d’ailleurs pour cette raison que le recyclage du papier joue un rôle important dans l’équilibre de
l’écosystème en réduisant théoriquement la production de déchets et l’utilisation de ressources naturelles
“neuves”.  Global Footprint Network, une entreprise qui étudie la tendance de la consommation humaine
à l’échelle mondiale, a déclaré que la quantité de ressources naturelles consommées au cours des 8
premiers mois de 2020 est supérieure à la quantité qui peut être renouvelée en 12 mois. Cela signifie
que les humains ont libéré du carbone, pêché, exploité et consommé de l’eau dans une quantité
dépassant la limite de tolérance des océans et des forêts. En général, tous les déchets se présentent sous
trois formes, à savoir : les déchets solides, les eaux usées (déchets liquides) et les émissions
atmosphériques. L’encre, le papier et les déchets chimiques peuvent être solides, liquides et gazeux dans
l’industrie de l’imprimerie. La gestion de ces déchets est très importante en termes de minimisation des
dommages causés à l’homme et à la nature, d’où le développement des produits recyclés. En intégrant ces
matériaux recyclés dans le processus de production, l’écosystème tend à devenir une source renouvelable et
durable.
EMISSIONS ET RECYCLAGE DES DÉCHETS DE
L’INDUSTRIE DE L’IMPRESSION
L’industrie de l’imprimerie utilise diverses technologies pour imprimer des livres, des magazines, des
journaux, des documents commerciaux, des catalogues, des formulaires, etc. L’utilisation de ces
technologies dépend de la qualité requise de l’impression, du nombre de feuilles à imprimer, de la
disponibilité des matériaux requis, du coût de l’équipement, du coût des consommables par unité, de la
nécessité d’utiliser un contenu variable et d’autres facteurs. Les déchets émis dans le processus de
production du système d’impression doivent être étudiés, classés et traités selon une procédure de gestion
des déchets appropriée.
ENCRE
Les encres se composent généralement de quatre matériaux
fondamentaux : pigments, adhésifs, solvants et additifs. Les encres liquides contiennent des pigments ou
des colorants. La teneur en métaux lourds de ces colorants contribue à la pollution de l’environnement. En
effet, le dioxyde de titane, le chromate et le molybdène font partie des métaux lourds utilisés dans les
encres d’imprimerie. Les encres type badigeon sont utilisées dans les systèmes d’impression offset,
typographiques et parfois sérigraphiques, tandis que les encres liquides sont utilisées dans les systèmes
d’impression flexo et hélio. Les solvants dans les encres liquides utilisées dans les systèmes d’impression
flexo et hélio sont inflammables. De plus, le toluène dans l’encre de gravure est un matériau toxique et
inflammable. Les encres des presses rotatives offset contiennent également des niveaux élevés de composés
organiques volatils, ce qui présente donc un danger pour la santé humaine. Tous les solvants des encres
d’impression (à l’exception de l’eau) sont des contaminants de l’air. Par conséquent, les déchets
d’encres doivent être recyclés dans le cadre d’une procédure de transformation contrôlée afin de protéger la
santé humaine et l’environnement. La meilleure méthode de transformation contrôlée est le recyclage ou la
combustion du solvant. A noter que les encres liquides en tant que solvants d’encre flexo et de gravure sont
généralement recyclées, les encres offset en bande ont tendance à être brûlées.
Les encres flexo et héliogravure sont recyclées par une technique exigeant que les solvants organiques de
l’échappement des séchoirs des presses d’impression soient imposés dans une armoire congelée par du
charbon actif et transférés dans une autre cabine pour être refroidis. Lorsque l’échappement est réfrigéré, la
vapeur et les solvants sont condensés et divisés en deux couches et le processus de recyclage est
terminé. Les solvants recyclés sont réintégrés dans le processus de production en étant vendus ou
réutilisés comme solvant de dilution dans la presse à imprimer.  La méthode de combustion vise
quant à elle à neutraliser ou à rétrécir de manière hygiénique ou, si elle est économique, à utiliser les
déchets solides pour générer de l’énergie. Les solvants sont brûlés et éliminés par trois
méthodes : combustion thermique, combustion catalytique et condensation de refroidissement.
PAPIER
Les papiers imprimés sont utilisés dans une large gamme de produits tels que livres, magazines, journaux,
boîtes en carton, étiquettes, etc. La pâte est le produit fondamental de tous les types de papier et se compose
de cellulose, de fibres et d’agents additifs. La cellulose est la matière première du processus de
production du papier et est obtenue à partir d’arbres contenant au moins 50% de cellulose, de certaines
plantes à 98% de cellulose et de papiers recyclés. Lorsque la période de croissance et le volume de
production des arbres et autres plantes sont intégrés dans le processus de production, on peut voir que la
quantité d’arbres et de plantes consommées affecte l’écosystème.
Cette figure montre que le processus de production a un énorme besoin de matière première. Lorsque les
vieux papiers sont recyclés et intégrés à la production, moins de matières premières sont fournies par
l’environnement et les coûts de production sont réduits. De plus, le recyclage du papier permet
d’économiser de l’énergie et des ressources en eau. Les méthodes de recyclage des déchets de papier
sont définies en fonction de la qualité du papier et de la structure des fibres des papiers. Chaque type
de papier recyclé ne peut pas être intégré dans chaque type de papier. Par exemple, le carton et le carton
ondulé ne peuvent pas être utilisés dans la production de journaux : les déchets doivent donc être classés
par catégorie après leur collecte. Par conséquent, il existe deux types de traitement avant le recyclage. La
première phase du processus de recyclage est la catégorisation des papiers. Elle est effectué via
une machine de tri infrarouge (cette machine est développée par Q-SORT European Union Research
Project et utilisée dans une usine de tri des déchets à Linz, en Autriche, où les papiers en provenance de
toute l’Europe sont triés). Une lampe halogène dans la machine éclaire les déchets à trier. La lumière fait
vibrer les substances organiques présentes dans les papiers et donne une sorte d’empreinte spectrale
en fonction de leurs composés. Par ce moyen, les produits à encre et sans encre peuvent être séparés. Les
papiers triés sont ensuite nettoyés à l’unité de production de pâte en étant divisés en fibres, broyés, blanchis
et lavés. Ensuite, les fibres sont transférées dans l’unité d’approche de la machine et mélangées et diluées.
Pendant que ce processus est en cours d’exécution, le mélange est envoyé à l’unité de mélange de pâte
après l’ajout des produits chimiques et des garnitures nécessaires. La machine à papier produit ensuite du
papier recyclé par tamisage, pressage, séchage et calandrage de la pâte d’une certaine épaisseur et largeur.

COMPOSÉS ORGANIQUES VOLATILES


Les COV (composé organique volatil) sont des produits chimiques susceptibles de nuire aux personnes
et à la santé humaine. Certaines réglementations et législations internationales ont été élaborées et des
précautions ont été prises pour réduire la quantité d’émission de COV et protéger la santé humaine. Ces
règlements fixent une limite à la quantité de solvant utilisée dans les produits chimiques utilisés à diverses
fins. Un composé organique volatil (COV) contient un ou plusieurs atomes de carbone et a une pression de
vapeur élevée qui lui permet de s’évaporer facilement dans l’atmosphère. Une fois dans l’atmosphère, le
composé participe aux réactions photochimiques atmosphériques. L’ozone troposphérique est produit
lorsque les oxydes d’azote et les composés organiques volatils (COV) réagissent en présence de la lumière
du soleil. Lorsque l’on considère le volume de production mondial de l’industrie de l’imprimerie, on peut
voir que la consommation peut être intégrée à la production par la collecte, le transfert et le recyclage de
tous les types de déchets. Le recyclage et la réutilisation de déchets en particulier de papier et de
carton provenant de matières premières naturelles réduisent les coûts, économisent de l’énergie et
soutiennent l’économie nationale. Par conséquent, chaque fabricant doit définir un plan de gestion
des déchets en tenant compte de son style de fonctionnement et du type de matière première qu’il
utilise. Dans le cadre de ce plan, les fabricants doivent veiller à privilégier les matières premières
respectueuses de l’environnement, en minimisant la production de déchets dans le processus de production
et en recyclant les déchets générés. L’utilisation de matières premières non recyclables et dangereuses doit
être maîtrisée.

Retrouvez toutes les informations dans  l’étude  :   The Importance of Waste and Environment Management in Printing Industry Hayta, Pelin; Oktav,

Mehmet. Journal EJENS – European Journal of Engineering and Natural Sciences; Istanbul Vol. 3, N° 2, (2019)

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