Modèles ARCH-GARCH : Théorie et Applications
Modèles ARCH-GARCH : Théorie et Applications
Master
Thème
Promotion 2019/2020
R emerciements
Dieu le tout puissant qui m’a donné la volonté et la santé pour accomplir ce travail et qui m’a
aidé à franchir un pas vers le chemin du savoir.
Je remercie beaucoup mon encadreur [Link] Hassen qui m’a encadré pendant la
période de la réalisation de ce travail, sa disponibilité, malgré ses responsabilités, ses orientations
permis de mener à merveille ce travail.
Je tient aussi a remercier mon enseignant [Link] Mebrouk pour ses sacrifice et aide
précieuse jusqu’à l’accomplissement de ce travail.
Mes remerciements vont également aux membres du jury pour l’intéret qu’ils ont porté à mon
recherche en acceptant d’examiner mon mémoire et de l’enrichir par leurs propositions.
Mes remerciements les plus vives et chaleureuses à tous les membres de ma famille.
Je tient aussi a remercier mes amies Yasmina, Sara, Fatima, Rofia et particulièrement
Imene pour leurs conseils.
Enfin, que tous ceux et celles qui, de loin ou de prés ils m’ont apporté leur aide et soutien
trouveront ici, mon reconnaissance et sympatie.
[Link]
D édicases
A ma mère, je prie Dieu d’avoir pitié d’elle et de l’introduire dans ses vastes jardins.
[Link]
Table des matières
Notations vi
1.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3 Simulations et Applications 46
3.1 Simulations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
i
Table des matières
3.2 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
3.2.4 Estimation des modèles GARCH sur les résidus du modèles ARMA . . . 59
Conclusion 61
Bibliographie 62
Annex 64
ii
Table des figures
iii
Table des figures
iv
Liste des tableaux
v
Notations
Tt : La tendance
St : La saisonnalité
Ct : Le cycle
εt : Le résidu
E : Espérance
v : La variance
cov : La covariance
L2 : Espace de Lebesgue (p=2)
ACF : La fonction d’autocorrélation
PACF : La fonction d’autocorrélation Partielle
i.i.d : Indépendant identiquement distribué
MA : Moyenne mobile
AR : Autorégressif
ARMA : Autorégressif Moyenne mobile
SARMA : Autorégressif Moyenne mobile Saisonnier
ARIMA : Autorégressif Moyenne mobile Intégré
SARIMA : Autorégerssif Moyenne mobile Intégré Saisonnier
FARIMA : Autorégressif Moyenne mobile Fractionnerement Intégré
ARCH : Autorégressif Conditionnelement Hétéroscédastique
GARCH : Autorégressif Conditionnelement Hétéroscédastique Généralisé
GARCH-M : Autorégressif Conditionnelement Hétéroscédastique Généralisé en moyenne
IGARCH : Autorégressif Conditionnelement Hétéroscédastique Généralisé Intégré
TGARCH : Autorégressif Conditionnelement Hétéroscédastique Généralisé à seuil
EGARCH : Exponentiel Autorégressif Conditionnelement Hétéroscédastique
Généralisé
FIGARCH : Autorégressif Conditionnelement Hétéroscédastique Généralisé Fraction-
nerement Intégré
vi
Introduction Générale
D vues est fondée sur la moyenne conditionnelle de la série utilisée. Les méthodes
classiques de prévision basées sur les processus ARMA supposent des séries tem-
porelles à volatilité constante. Cette modélisation n’est pas toujours conforme à la réalité, elle
néglige l’information contenue dans la partie non expliquée du processus d’évolution des séries
temporelles. Ces modèles linéaires des séries temporelles n’étaient finalement fondés que sur des
combinaisons linéaires de valeurs présentes et passés de chocs. Par conséquent, l’hypothèse de
processus ARMA stationnaire ne permet pas de prendre en compte d’une part les mécanismes
d’asymétrie et d’autre part les ruptures de forte amplitude. Les modèles GARCH ont muni à
un changement fondamental à la modélisation des séries financières, et sont particulièrement
annoncés pour prendre en compte les caractéristiques importantes de ces séries (stationnarité,
volatilité, asymétrie, saisonnalité,...). De plus, ces processus prennent en compte dans la mo-
délisation la forte leptokurticité observée dans la loi de distribution non conditionnelle de la
plupart des séries financières. L’avantage de ces modèles est expliqué par le fait qu’ils sont riches
de coté théorique et simple à utiliser dans la pratique. L’objet de ce mémoire est de fournir
une introduction aux modéles ARCH/GARCH le plus souvent utilisés dans la modélisation des
marchés financiers.
Afin de répondre à cet objet, nous articulons ce mémoire autour de trois chapitres. Dans
le premier chapitre intitulé Notions de base sur les séries temporelles, nous présentons
quelques rappels sur les processus stochastiques et la représentation de séries temporelles par
des modèles linéaires, ses principales classes de modèles non linéaires et quelques notions utiles
dans notre travail.
vii
Introduction Générale
A la fin, une conclusion générale dresse une synthèse des principaux résultats obtenus au
cours de notre travails.
viii
1
Notions de base sur les séries temporelles
Introduction
ans ce chapitre nous intéressons de présenter les notions générales des séries tem-
D porelles et ses modèles (linéaires ou non linéaires). Une série chronologique est une
suite d’observations indicées par le temps (yt , t = 1, ..., T ). En général, dates d’obser-
vation régulières : t=heure, jour, mois, année.....Elle a plusieurs domaines d’application comme
Finance (cours de bourse quotidiens 1992-1998), Epidémiologie (Décès mensuels dus à des
maladies pulmonaires 1974-1980), Ecologie, Environnement, Météorologie, Hydrologie
(Température annuelle moyenne à New Heaven 1910-1970, Evolution du rendement de blé
tendre d’hiver en France 1940-2010), moyenne annuelle de la concentration en nitrates dans
les eaux superficielles en Bretagne 1971-2009, le but de l’étude d’une série chronologique est
analyser une phénomène et la prévision.
Depuis le début des années 1970, suite à la parution du livre Box et Jenkins, l’accent a
été mis sur les modèles linéaires. Depuis une diziane d’années, devant les problèmes de mo-
délisation rencontrés pour certains séries de données (les nombre de taches solaires, des séries
de Biologie, des séries financières et monétaires) les modèles non linéaires ont été envisagés.
Plusieurs classes de modèles ont été abordées : Les modèles bilinéaires, Les modèles à seuils,
1
1.1. Introduction aux séries temporelles
Définition 1.1.
Une série temporelle (ou série chronologique) est une suite de nombres réels, indexés par les
entiers relatifs tels que le temps.
Pour chaque instant du temps, la valeur de la quantité étudiée Xt est appelée variable aléatoire,
l’ensemble des valeurs quand t varie est appelé processus aléatoire (Xt )t∈Z .
Une série temporelle est ainsi la réalisation d’un processus aléatoire.
D’une manière générale, on peut proposer un modèle qui représente la série temporelle
étudiée en combinaison des quatre éléments précédents. Pour cela, on a trois types de modèles :
Le deuxième type est le modèle autoprojectif, dont on suppose que Xt est une fonction
de ces valeurs passées et d’une perturbation aléatoire Rt , ie, Xt = f (Xt−1 , Xt−2 , ...; Rt ). Dans
cette classe, on peut citer les modèles ARIMA, ARMA,...
Le troisième type est le plus important, c’est le modèle explicatif. Dans cette catégorie
de modèle, la variable aléatoire Yt est exprimée en fonction d’un vecteur aléatoire Xt et d’une
perturbation aléatoire Rt : Yt = f (Xt , Rt ), ou Xt est soit déterministe ou aléatoire, dans ce cas
les processus (Xt )t∈Z et (Rt )t∈Z ont certains propriétés d’indépendances.
2
1.1. Introduction aux séries temporelles
Pour l’estimation, on propose deux méthodes qui sont la méthode des moindres carrée
ordinaires (MCO) et la méthode de lissage par moyenne mobile (pour la tendance) et pour
l’élimination, on fait recours à la méthode de différenciation.
Moyenne et variance
Soit une série temporelle stationnaire (Xt , t = 1, ..., T ), les expressions de la moyenne et de
la variance sont :
1X T
E(Xt ) = Xt
T t=1
1X T
v(Xt ) = (Xt − E(Xt ))2
T t=1
Fonction d’autocovariance
Définition 1.2.
Soit (Xt )t un processus aléatoire de variance finie. On appelle fonction d’autocovariance γh de
Xt la fonction :
γh = cov(Xt , Xt+h )
= E[(Xt − E(Xt ))(Xt+h − E(Xt+h ))]
Théorème 1.3.
La fonction d’autocovariance d’un processus (Xt )t stationnaire vérifie les propriétés suivantes :
— γ0 = cov(Xt , Xt ) = E[(Xt − E(Xt ))2 ] = v(Xt ) = σX
2
>0
— |γh | 6 γ0
— γh = γ−h : fonction paire
3
1.1. Introduction aux séries temporelles
Fonction d’autocorrélation
Définition 1.4.
Soit (Xt )t un processus stationnaire. On appelle fonction d’autocorrélation ρh la fonction :
γh
ρh = , h∈Z
γ0
Remarque
Théorème 1.5.
La fonction d’autocorrélation d’un processus Xt stationnaire vérifie les propriétés suivantes :
— ρ0 = 1
— |ρh | 6 ρ0
— ρh = ρ−h : fonction paire
Exemple
Soit le processus Xt = εt −εt−1 où εt est un processus stationnaire de moyenne nulle, de variance
σε2 et tel que cov(εt , εt0 ) = 0, ∀ t 6= t0 . calculons l’espérance et la variance de Xt
4
1.1. Introduction aux séries temporelles
on a donc : γh = 0, ∀ h ≥ 2
on a en déduit la fonction d’autocorrélation de Xt :
ρ0 =1
ρ1 = γ1
γ0
= −1
2
= 0 ,∀ h ≥ 2
ρ h
|Ph∗ |
φhh =
|Ph |
où |Ph∗ | ( resp |Ph | ) est le déterminant de la matrice Ph∗ ( resp Ph ) sont données par :
1 ρ1 ··· ρh−1
1 · · · ρh−2
ρ1
Ph = . ... ..
.
. .
ρh−1 ρh−2 · · · 1
Ph∗ est la matrice Ph dans laquelle on a remplacé la dernière colonne par le vecteur (ρ1 , ......, ρh )0 .
5
1.2. Processus stochastique
1 TX −h
γ̂h = (Xt − X̄T )(Xt−h − X̄T )
T − h t=1
Remarque
E(γ̂h ) = γh quand T −→ ∞
γ̂h
ρ̂h =
γ̂0
1.2.1 ) Définitions
Définition 1.6.
Un processus stochastique est une séquence de variable aléatoire {yt , t ∈ Ω} indicées par le
temps, ou t appartient à un ensemble ordonné qui correspond au temps.
• Si l’indice t prend les valeurs réelles, c-à-d, Ω ∈ R+ , {yt , t ∈ Ω} est qualifié de processus
stochastique continu.
• Dans le cas contraire où les valeurs prises par t sont discrètes, Ω ∈ N alors {yt , t ∈ Ω}
est un processus stochastique discret.
Définition 1.7.
Un bruit blanc fort est une suite de variables aléatoires indépendants et identiquement distri-
buées (iid) (εt )t∈Z centrées et de variances σ 2 . On note (εt )t ∼ bbf (0, σ 2 ).
Définition 1.8.
On appelle bruit blanc faible, toute suite de v.a.r (εt )t centrée et de variance σ 2 . On note
εt ∼ bb(0, σ 2 ).
6
1.3. La notion de stationnarité
Définition 1.9.
On dit que (Xt )t est un processus linéaire de moyenne m s’il peut être écrit sous la forme :
+∞
Xt = m +
X
bk εt−k
k=−∞
P+∞
tel que : (εt )t ∼ iid(0, σ 2 ), 2
k=−∞ bk <∞
On dit qu’un processus aléatoire temporel Xt est stationnaire au sens stricte si pour toute
suite d’instants {t1 , ..., tN }, il existe un entier k quelconque tel que la f.d.p (la fonction de distri-
bution de probabilités) jointe f de {Xt1 , ..., XtN } est identique à la f.d.p jointe de {Xt1 +k , ..., XtN +k }
ie :
On dit qu’un processus aléatoire temporel Xt est stationnaire de second ordre s’il vérifie les
propriétés suivantes :
1. E(Xt2 ) < ∞, ∀ t ∈ Z
2. E(Xt ) = m, ∀ t ∈ Z
3. cov(Xt , Xt+h ) = γh , ∀ t, h ∈ Z
La propriété (2) signifie que la moyenne du processus est indépendante du temps. La condi-
tion (3) traduit le fait que la covariance entre deux périodes t et t+h est uniquement fonction
de la différence des temps h.
7
1.4. La notion de mémoire longue
Remarque
Théorème 1.10.
Considérons un processus stationnaire Xt . Il est toujours possible de décomposer Xt en une
composante déterministe dt et une composante stochastique ut telle que :
Xt = dt + u t
avec :
+∞
ut =
X
ζi εt−i
i=0
où εt est un bruit blanc, c-à-d un processus de moyenne nulle et variance constante et non
autocorrélé.
Définition 1.11.
Un processus stationnaire Xt est un processus à mémoire longue s’il existe un nombre réel d
(où d : le paramètre de délai et d < 21 ) et une constante C, C > 0 vérifiant :
ρh
lim =1
h→∞ C.h2d−1
8
1.5. Les processus linéaires
1
∗ si 0 < d < 2
: mémoire longue, la série ρh n’est plus absolument convergente
|ρh | = ∞
P
Par conséquent, les autocorrélations d’un processus à mémoire longue vérifiant la relation
asymptotique suivante : ρh ∼ C.h2d−1 quand h → ∞.
Les autocorrélations ρh décriossent très lentement, c-à-d à un taux hyperbolique. Ce décroisse-
ment hyperbolique des autocorrélations est à opposer au décroissement exponentiel des auto-
corrélations d’un processus ARMA : ρh ≤ [Link] où C est une constante positive et 0 < a < 1.
En d’autres termes, la fonction d’autocorrélation des processus ARMA est géométriquement
bornée.
L’opérateur retard
L’opérateur retard, noté L, est tel que :
LXt = Xt−1
Plus généralement, on a :
Ln Xt = Xt−n
On constate ainsi que l’opérateur retard transforme une variable Xt en sa valeur passé. Si l’on
applique le polynome retard ψ(L) défini comme suit :
ψ(L) = 1 − ψ1 L − ψ2 L2 − ... − ψp Lp
à une série Xt , on a :
L’opérateur retard est linéaire et inversible. Son inverse L−1 = F est défini par F Xt = Xt+1
est appelé opérateur avance.
9
1.5. Les processus linéaires
Définition 1.12.
On appelle processus moyenne mobile d’ordre q, noté MA(q), un processus Xt stationnaire
vérifiant une relation de type :
Xt = (1 − θ1 L − θ2 L2 − ... − θq Lq )εt
Soit encore :
Xt = θ(L)εt
avec
θ(L) = 1 − θ1 L − θ2 L2 − ... − θq Lq
10
1.5. Les processus linéaires
Remarque
+∞
εt = θ −1 (L)Xt =
X
υi Xt−i
i=0
P+∞
avec υ0 = 1 et i=0 |υi | < ∞
Autocovariance et autocorrélation
La fonction d’autocovariance d’un processus MA(q) est donnée par :
σ 2 q−|k| θ si 0 ≤ k ≤ q
P
i θi+k
ε i=o
γk = cov(Xt , Xt+k ) =
0
si k > q
où : θ0 = 1
Démonstration.
On a
et
donc
q q
γk = E(Xt Xt+k ) = E[( θi εt−i )( θj εt+k−j )]
X X
i=o j=o
q
q X
= E[ θi θj εt−i εt+k−j ]
X
i=o j=o
q q
= θi θj E(εt−i εt−(j−k) )
XX
i=o j=o
q−|k| θ 2
si i = j − k
P
i θi+k σε
i=o
=
0
sinon
11
1.5. Les processus linéaires
σ 2 q−|k| θ si 0 ≤ k ≤ q
P
i θi+k
ε i=o
=
0
si k > q
∗ Si k=0 alors :
q
γ0 = σε2 θi2
X
i=o
Propriété 1.13.
Pour un processus MA(q), ρk = 0, ∀ k > q. En d’autres termes, les autocorrélations s’annulent
à partir du rang q+1. Cette propriété fondamentale nous permet ainsi d’identifier l’ordre q des
processus MA.
Définition 1.14.
On appelle processus autoregressif d’ordre p, noté AR(p), un processus stationnaire Xt vérifiant
une relation de type :
φ(L)Xt = εt
avec
φ(L) = 1 − φ1 L − φ2 L2 − ... − φp Lp
12
1.5. Les processus linéaires
Remarque
+∞
Xt = φ−1 (L)εt =
X
ϕi εt−i
i=0
P+∞
avec ϕ0 = 1 et i=0 |ϕi | < ∞
Autocorrélation et équations de Yulle -Walker
on a :
avec
σ 2 si k = 0
ε
E(εt Xt−k ) =
0
sinon
donc
φ 1 γk−1 + ... + φp γk−p si k = 1, ..., p
γk =
+ ... + φp γk−p + σε2 si k = 0
φ1 γk−1
13
1.5. Les processus linéaires
D’où, en notant ρk = γk
γ0
, la fonction d’autocorrélation d’un AR(p) est finalement donnée
par :
p
ρk = ∀k > 0
X
φi ρk−i ,
i=1
Les autocorrélations d’un processus AR(p) sont ainsi décrites par une équation de récurrence
linéaire d’ordre p. En écrivant cette relation pour différentes valeurs de k (k=1,...,p), on obtient
les équations de Yulle -Walker :
ρ
1
1 ρ1 ρ2 ··· ρp−1 φ1
1 ···
ρ2 ρ1 φ2
.= . .
. .
. . ..
ρ1
ρp ρp−1 ..... 1 φp
Autocorrélations Partielles
Il est possible de calculer les autocorrélations partielles du processus AR à partir des équa-
tions de Yulle -Walker.
Propriété 1.15.
Pour un processus AR(p), φkk = 0, ∀ k > p. En d’autres termes, les autocorrélations partielles
s’annulent à partir du rang p+1. Cette propriété fondamentale dans la mesure où elle sert à
identifier l’ordre p des processus AR.
Processus ARMA(p,q)
Définition 1.16.
Un processus stationnaire Xt suit un processus ARMA(p,q) s’il vérifie la relation suivante :
φ(L)Xt = θ(L)εt
14
1.5. Les processus linéaires
Remarque
+∞
θ(L)
Xt = εt =
X
ϕi εt−i
φ(L) i=0
P+∞
avec ϕ0 = 1 et i=0 |ϕi | < ∞
~ Soit sous la forme AR(∞) :
+∞
φ(L)
εt = Xt =
X
υi Xt−i
θ(L) i=0
P+∞
avec υ0 = 1 et i=0 |υi | < ∞
Les propriétés des autocovariances
La fonction d’autocovariances d’un processus ARMA(p,q) est donnée par :
p pour k ≥ q + 1
P
φi γk−i
i=1
γk =
pi=1 φi γk−i + σε2 pour 0 ≤ k ≤ q
P Pq
j=k θj ϕj−k
Démonstration.
Soit (Xt )t∈Z un processus ARMA(p,q) de représentation causal, il admet alors la représentation
MA(∞) :
∞
Xt =
X
ϕi εt−i
i=o
on a :
15
1.5. Les processus linéaires
donc
p q
γk = E(Xt Xt+k ) = E[( φi Xt+k−i + θj εt+k−j )Xt ]
X X
i=o j=o
p q
= φi E(Xt Xt+k−i ) + θj E(Xt εt+k−j )
X X
i=o j=o
p q ∞
= φi γk−i + ϕi εt−i εt+k−j )
X X X
θj E(
i=o j=o i=0
p q ∞
= φi γk−i + [ϕi E(εt−i εt−(j−k) )]
X X X
θj
i=o j=o i=0
p q
= φi γk−i + θj ϕj−k σε2
X X
i=o j=k
La fonction d’autocorrélation
La fonction d’autocorrélation d’un processus ARMA(p,q) est donnée par :
p pour k ≥ q + 1
P
φi ρk−i
i=1
ρk =
σε2
pi=1 φi ρk−i + pour 0 ≤ k ≤ q
P Pq
γ0 j=k θj ϕj−k
Il est possible de tenir compte de la saisonnalité des séries par le biais des processus ARMA
saisonnier, noté SARMA(p, q)(P, Q)s définis comme suit :
tel que :
φp (L) = 1 − φ1 L − ... − φp Lp
φP (Ls ) = 1 − φ1s Ls − ... − φP s LP s
θq (L) = 1 − θ1 L − ... − θq Lq
θQ (Ls ) = 1 − θ1s Ls − ... − θQs LQs
et εt ∼ bb(0, σε2 )
où P est l’ordre d’un processus AR saisonnier, Q est l’ordre d’un processus MA saisonnier et s le
16
1.5. Les processus linéaires
période de la saisonnalité (s=12 pour les séries mensuelles, s=4 pour les séries trimestrielles...).
tel que :
φp (L) = 1 − φ1 L − ... − φp Lp
θq (L) = 1 − θ1 L − ... − θq Lq
et εt ∼ bb(0, σε2 )
où d un entier positif appelé paramètre d’intégration ou de différenciation.
Remarque
Les processus ARMA apparaissent donc comme un cas particulier des processus ARIMA dans
lesquels d=0.
Définition 1.17.
Un processus SARIMA(p, d, q)(P, D, Q)s s’écrit comme suit :
tel que :
φp (L) = 1 − φ1 L − ... − φp Lp
φP (Ls ) = 1 − φ1s Ls − ... − φP s LP s
θq (L) = 1 − θ1 L − ... − θq Lq
θQ (Ls ) = 1 − θ1s Ls − ... − θQs LQs
et εt ∼ bb(0, σε2 )
s : correspondant à la saisonnalité .
17
1.5. Les processus linéaires
Processus ARFIMA
Les processus ARFIMA ont été obtenus en considérant, formellement, les cas où d n’est pas
entier ( paramètre de mémoire, compris entre −1
2
et 12 ).
Cette généralisation, proposée par Granger en 1980, repose sur la manipulation des séries
d’opérateurs retard (L), et sur le développement en série entière de (1 − L)d .
Définition 1.18.
Un processus fractionnaire est un processus (Xt )t s’écrit :
avec comme condition initiale Xt = 0 pour t < 0 et εt un bruit blanc pour t ≥ 0, nul sinon,
de variance finie σ 2 , où φ(L) et θ(L) sont deux polynômes ayant leurs racines à l’extérieur du
disque unité, et où d est réel, avec la convention :
∞
d(d − 1)...(d − j + 1)
(1 − L)d = 1 + (−1)j Lj
X
j=0 j!
La définition de (1−L)d est fondée sur le développement en série entière de la fonction puissance
(qui peut se simplifier en introduisant la fonction Gamma) soit :
+∞
Z
Γ(d) = xd−1 e−x dx
0
alors :
∞
Γ(d + j) j
(1 − L)d =
X
L
j=0 Γ(d)j!
Les processus TS et DS
Ainsi que nous l’avons précédement mentionné, deux grandes catégories de processus non
stationnaires peuvent être distinguées :
• Les processus TS (Trend stationary) présentant une non stationnarité de nature déter-
ministe.
• Les processus DS (Difference stationary) présentant une non stationnarité de nature
stochastique.
18
1.5. Les processus linéaires
Si l’on suppose qu’un processus peut s’écrire comme la somme d’une fonction déterministe
du temps et d’un élément stochastique stationnaire, alors un processus TS est donnée par :
X t = f t + εt
Xt = α + tβ + εt
Pour simplifier, supposons en outre que εt ∼ bb(0, σε2 ). On a alors les propriétés suivantes :
E(Xt ) = E(α + tβ + εt ) = α + tβ
v(Xt ) = v(α + tβ + εt ) = v(εt ) = σε2
cov(Xt , Xs ) = E[(Xs − E(Xs ))(Xt − E(Xt ))] = E(εs εt )
D’où :
cov(Xt , Xs ) = 0 , ∀ t 6= s
On dit qu’un processus Xt est DS ou caractérisé par une non stationnarité stochastique si
le processus différenciée une fois (1 − L)Xt est stationnaire. On parle aussi processus intégré
d’ordre un, qu’on notera Xt ∼ I(1) .
De manière générale, on dit que le processus Xt est un processus intégré d’ordre d avec d
l’ordre de d’intégration, si le processus différenciée d fois (1 − L)d Xt est stationnaire, On note
Xt ∼ I(d) .
19
1.5. Les processus linéaires
Xt = Xt−1 + β + εt
Qui représente une non stationnarité de nature stochastique qu’on peut démontrer par
récurrence :
X 1 = X 0 + β + ε1
X 2 = X 1 + β + ε2 = X 0 + β + ε1 + β + ε2
X 3 = X 2 + β + ε3 = X 1 + β + ε2 + β + ε3 = X 0 + β + ε1 + β + ε2 + β + ε3
..
.
t
Xt = X0 + tβ +
X
εi
i=1
où εt ∼ bb(0, σε2 )
donc :
E(Xt ) = X0 + tβ
t
v(Xt ) = v(X0 + tβ + εi ) = tσε2
X
i=1
Xt = Xt−1 + εt
20
1.6. Les grandes classes des processus non linéaires
où εt ∼ bb(0, σε2 )
donc :
E(Xt ) = X0
t
v(Xt ) = v(X0 + εi ) = tσε2
X
i=1
Définition 1.19.
(Xt )t suit un processus bilinéaire (BL) d’ordre (p,q ;P,Q) s’il peut être écrit sous la forme :
p q Q
P X
Xt = φi Xt−i + θj εt−j +
X X X
λij Xt−i εt−j
i=1 j=1 i=1 j=1
Un processus bilinéaire est une extention d’un processus ARMA dans lequel des termes
croisés de la composante AR et la composante MA sont introduits.
Remarque
21
1.6. Les grandes classes des processus non linéaires
Exemple
Considérons le modèle BL(0,0 ;2,1) super diagonal
Xt = εt + λXt−2 εt−1
où λ ∈ R
et εt ∼ iid(0, σε2 )
cov(Xt , Xt−h ) = 0
cov(Xt , Xt−1 ) = 0
En remplaçant h par 0, nous trouvons une relation de récurrence pour la variance marginale :
22
1.6. Les grandes classes des processus non linéaires
σ2
v(Xt ) =
1 − λ2 σ 2
= σ 2 (1 + λ2 Xt−2
2
)
Les modèles à seuil sont particulièrement intéressants dans la mesure où ils permettent
de tenir compte des phénomènes d’asymétrie et des ruptures de forte amplitude. Les modèles
les plus couramment utilisées dans cette catégorie sont les modèles SETAR et STAR ou le
changement de régime est régi par un seuil (les modèles TAR).
Modèles SETAR
Définition 1.20.
Un modèle SETAR (k ; p1 , ..., pk ) est un modèle à k équations de la forme :
(1) (1) (1)
+ φi Xt−i + εt
Pp1
φ0 si Xt−d < c1
i=1
φ(2) +
Pp2 (2)
φi Xt−i + εt
(2)
si c1 ≤ Xt−d < c2
0 i=1
Xt =
..
.
φ(k) (k) (k)
+ φi Xt−i + εt
Ppk
si Xt−d ≥ ck−1
0 i=1
23
1.6. Les grandes classes des processus non linéaires
• les coefficients cj , j = 1, ..., k − 1 sont les paramètres de seuil pour lequel le système passe
d’un régime à l’autre.
• On constate que chaque équation représente un modèle AR linéaire d’ordre pi , i = 1, ..., k.
Remarque
Lorsque les ordres de retards sont les même pour toutes les équations (c-à-d pi = p, ∀ i), les
modèles SETAR se ramènent au modèles TAR d’ordre p.
Définition 1.21.
Un modèle TAR s’écrit sous la forme :
(1) (1) (1)
+ φi Xt−i + εt
Pp
φ0 si Xt−d < c1
i=1
φ(2) +
Pp (2)
φi Xt−i + εt
(2)
si c1 ≤ Xt−d < c2
0 i=1
Xt =
..
.
(k) (k) (k)
φ0 + φi Xt−i + εt
Pp
si Xt−d ≥ ck−1
i=1
Modèles STAR
Définition 1.22.
Un modèle STAR d’ordre p s’écrit :
∗ Dans le cas ou H1 et H2 sont des fonctions linéaires, on peut s’écrire le modèle STAR(p)
comme suit :
p p
Xt = φ1i Xt−i + ( φ2i Xt−i )F (st ; γ, c) + εt
X X
i=1 i=1
24
1.6. Les grandes classes des processus non linéaires
Définition 1.23.
Un processus ARCH(p) est donnée par :
Xt = εt ht
avec
p
h2t = α0 + 2
X
αi Xt−i
i=1
Définition 1.24.
Un processus GARCH(p,q) est donnée par :
Xt = εt ht
avec
p q
h2t = α0 + 2
+ βj h2t−j
X X
αi Xt−i
i=1 j=1
25
2
Processus Conditionnellement
Hétéroscédastiques
Introduction
n économétrie, la volatilité a été l’un des sujets de recherche les plus utilisés, et
E elle l’est toujours, l’un des sujets de recherche les plus actifs dans le domaine de
la prévision économique en générale et de l’économétrie financière en particulier.
L’une de caractéristique principale du processus de la volatilité est le fait qu’elle n’est pas
observable. Le concept de la volatilité est un élément fondamental de l’appréhension des marchés
financiers surtout en termes de gestion de risque. La volatilité peut se définir comme l’ampleur
des fluctuations ou l’amplitude des variations sur une période donnée (minute, heure, jour,
semaine) pour un marché ou une valeur, c’est une unité mesurant la propension d’une valeur
du marché ou valeur mobilière, qui varie significativement à la hausse ou à la baisse. Plus un
titre a tendance à forte variation sur une courte période de temps, plus il sera dit volatile ou
trop risqué en d’autre terme. Les premiers travaux sur la volatilité (modèles ARCH/GARCH)
ont été conçus pour fournir des estimations anticipatives ou de prévisions, en d’autre terme de
la volatilité conditionnelle. Les modèles autorégressifs conditionnellement hétéroscédastiques
(ARCH) ont été introduits par Engle (1982) et leurs extensions GARCH (ARCH généralisés)
26
2.1. Modèles ARCH/GARCH
est due à Bollerslev (1986). Leurs caractérisations reposent essentiellement sur le concept
de variance conditionnelle, qui ne dépend que du module des valeurs passées. L’objectif de
ce chapitre est d’essayer de viser l’essentiel de la littérature statistique des modèles ARCH et
GARCH, et de donner des démonstrations de certains résultats théoriques.
Face aux lacunes des représentations ARMA(p,q) pour les problèmes monétaires et Finan-
ciers, Engle(1982) propose une nouvelle classe de modèles autorégressifs conditionnellement
hétéroscédastiques (ARCH) aptes à capter le comportement de la volatilité dans le temps.
Engle (1982) a donc proposé ces processus pour pallier les insuffisances de la classe des
représentations ARMA, notamment en ce qui concerne les séries financières qui présentent une
volatilité (ou variabilité instantanée mesurée par la variance conditionnelle) en fonction du
temps et par des ajustements asymétriques.
Ainsi, les modèles ARCH sont basés sur une paramétrisation endogène de la variance condi-
tionnelle. Mais avant de présenter les modèles ARCH et GARCH, commençons par introduire
quelques notions essentielles dans l’étude des séries temporelles.
Définition 2.1.
Le Kurtosis ou le coefficient d’applatissement d’une variable aléatoire X correspond :
µ4
k=
σ4
Définition 2.2.
Skewness ou le coefficient d’asymétrie d’une variable aléatoire X s’écrit :
µ3
S=
σ3
27
2.1. Modèles ARCH/GARCH
Lorsque la distribution possède une forte queue vers la droite, le coefficient de Skewness
est positif.
Lorsque la distribution possède une forte queue vers la gauche, le coefficient de Skewness
est négatif.
∗ Pour introduire ces notions, nous considérons un modèle du taux d’intérêt à court terme.
Pour ce faire, on recourt à un processus autorégressif AR(1) stationnaire :
yt = µ + φ1 yt−1 + εt
où εt ∼ bb(0, σ 2 )
Dans cette équation, yt est la valeur du taux d’intérêt au temps t. Nous voulons prévoir yt+1
en utilisant l’espérance non conditionnelle. On procède comme suit :
yt+1 = µ + φ1 yt + εt+1
E(yt+1 ) = µ + φ1 E(yt ) + E(εt+1 )
L’espérance non conditionnelle sert à calculer des prévisions à long terme d’une variable,
soit sa moyenne à long terme. Sachant par ailleurs que la moyenne d’une série stationnaire est
constante, on peut écrire :
E(yt+1 ) = µ + φ1 E(yt )
puisque :
E(εt ) = E(εt+1 ) = 0, ∀t
Il en résulte que :
µ
E(yt+1 ) =
1 − φ1
28
2.1. Modèles ARCH/GARCH
Nous nous intéressons maintenant à la prévision à court terme de yt+1 . L’espérance condi-
tionnelle nous donne alors une prévision supérieure à l’espérance non conditionnelle. L’espérance
conditionnelle prend en effet compte de toute l’information disponible jusqu’au temps t. Elle
suppose que toutes les variables sont connues et fixées jusqu’à cette période. On peut donc
écrire :
yt est en effet connu au temps t et n’est donc pas aléatoire. Par ailleurs εt+1 est inconnu à la
période t. Son espérance conditionnelle est donc nulle.
yt = φ1 yt−1 + εt
où εt ∼ N (0, σ 2 )
Nous supposons également que y est une série stationnaire, c’est-à-dire que λ est inférieur à
1. En vertu des calculs antérieurs nous pouvons écrire la variance conditionnelle comme suit :
Pour calculer la variance non conditionnelle, nous recourons à l’équation qui relie yt au
décalage de l’innovation. Pour établir cette relation, nous exprimons l’équation de yt comme
suit :
yt (1 − φ1 L) = εt
où L désigne l’opérateur de retard. En multipliant les deux côtés de cette expression par
(1 − L)−1 , on obtient :
yt = (1 − φ1 L)−1 εt
29
2.1. Modèles ARCH/GARCH
L’expression entre parenthèses est une progression géométrique de raison φ21 . La variance non
conditionnelle de yt se simplifie donc comme suit :
σ2
v(yt ) =
1 − φ21
Pour abordre ce type de modèle, on introduit la notion de filtration qui représente l’infor-
mation disponible comme suit :
Soit (Ω, F, P ) un espace de probabilité, dont on considère une filtration Ft (une collection
croissante de sous-tribus de F , i.e Fs ⊂ Ft , ∀ s < t). Un processus Xt est adapté à une filtration
Ft , si pour tout Xt est Ft -mesurable.
Xt = εt ht
dont la variance conditionnelle h2t = E[Xt2 |Ft−1 ] satisfaite pour tout t ∈ Z et α0 > 0, α1 ≥ 0,
des constantes données :
h2t = α0 + α1 Xt−1
2
30
2.1. Modèles ARCH/GARCH
Propriété 2.4.
Le modèle ARCH(1) admet les propriétés suivantes :
2
1. v(Xt |Ft−1 ) = α0 + α1 Xt−1 = h2t
2. v(Xt ) = α0 + α1 v(Xt−1 )
3. E(Xt |Ft−1 ) = 0
Démonstration.
Il suffit d’appliquer la décomposition de la variance et la variance conditionnelle comme suit :
pour tout Xt ∈ L2 :
v(X t |Ft−1 ) = E[Xt2 |Ft−1 ] + E[Xt |Ft−1 ]2
1.
2.
α0
v(Xt ) =
1 − α1
Pour que cette variance non-conditionnelle existe, il suffit donc que : α1 ∈]0, 1[
31
2.1. Modèles ARCH/GARCH
3.
car : ht est mesurable par rapport à la tribu Ft−1 , et εt est indépendante de Ft−1 , et E(εt ) = 0.
Cette propriété signifie que le processus ARCH Xt qui peut s’apparenter à un processus de
bruit blanc (faible), ce qui explique notamment que l’on spécifiera des erreurs de modèles sous
la forme ARCH. On retrouve alors toutes les propriétés de modèles établies sous la propriété
de bruit blanc des erreurs. Mais cette propriété signifie en outre que le processus ARCH Xt est
non conditionnellement homoscédastique.
Propriété 2.5.
Les auto-covariances conditionnelles du processus Xt ARCH(1) sont nulles. C’est à dire que :
Démonstration.
Cette propriété s’obtient de la manière suivante :
cov(Xt , Xt+k |Ft−h ) = E(Xt Xt+k |Ft−h ) − E(Xt |Ft−h )E(Xt+k |Ft−h )
= E(Xt Xt+k |Ft−h )
= E[E(Xt Xt+k |Ft+k−1 )|Ft−h ]
= E[Xt E(Xt+k |Ft+k−1 )|Ft−h ]
= E(Xt × 0|Ft−h )
=0
L’absence de corrélations entre les valeurs d’un processus ARCH est une caractéristique
très importante de cette famille de modèle, qui les rend utiles pour modéliser certains séries
financières.
32
2.1. Modèles ARCH/GARCH
sous l’hypothèse 3α12 < 1, le moment non conditionnel centré d’ordre 4 du processus (Xt )t∈Z est
égal à :
3α02 (1 + α1 )
E(Xt4 ) =
(1 − 3α12 )(1 − α1 )
E(Xt4 ) 1 − α12
k= = 3( )>3
E(Xt2 )2 1 − 3α12
Démonstration.
On a : Xt = εt ht
et on sait que si une variable X centré et suit une loi normale alors :
donc :
3α02 (1 + α1 )
E[Xt4 ] =
(1 − α1 )(1 − 3α12 )
33
2.1. Modèles ARCH/GARCH
3α02 (1 + α1 ) (1 − α1 )2
K= ×
(1 − 3α1 )(1 − α1 ) α02
1 − α12
=3 >3
1 − 3α12
Toute ces propriétés peuvent être généralisées du cas d’un processus ARCH(p).
Remarque
Le kurtosis d’un processus ARCH est toujours supérieur à 3, la loi non conditionnelle d’un
processus ARCH est donc une loi de distribution à queue épaisse, est donc plus aplatie qu’une
gaussienne, on dit que cette distribution est leptokurtique.
Modèle ARCH(p)
Définition 2.7.
Un processus (Xt )t∈Z est défini comme étant un processus ARCH(p) s’il vérifie l’équation
suivante :
X = εt ht
t
h2 = α0 + 2
= α0 + α(L)Xt2
Pp
t i=1 αi Xt−i
Propriété 2.8.
La variance conditionnelle du processus Xt ARCH(p) défini par l’équation précédente est non
constante dans le temps et vérifie :
1 − α1h 2
v(Xt |Ft−h ) = α0 ( ) + α1h Xt−h , ∀t
1 − α1
C’est la propriété centrale des processus ARCH, le processus Xt possède une variance condi-
tionnelle qui dépend du temps.
Démonstration.
On sait que E(Xt |Ft−h ) = 0, dès lors v(Xt |Ft−h ) = E(Xt2 |Ft−h )
34
2.1. Modèles ARCH/GARCH
Xt2 = α0 (1 + α1 + α12 + ... + α1h ) + εt + α1 εt−1 + α12 εt−2 + ... + α1h−1 εt−h+1 + α1h Xt−h
2
1 − α1h h−1
E(Xt2 |Ft−h ) = α0 ( )+ 2
α1 E(εt−j |Ft−h ) + α1h E(Xt−h |Ft−h )
X j
1 − α1 j=0
Puisque par définition du bruit blanc εt , on a : E(εt−j |Ft−h ) = 0, j = 0, ..., h−1 et par définition
2 2
E(Xt−h |Ft−h ) = Xt−h , on obtient :
1 − α1h 2
v(Xt |Ft−h ) = α0 ( ) + α1h Xt−h , ∀t
1 − α1
Remarque
Lorsque h tend vers l’infini, ces variances conditionnelles convergent vers la variance non condi-
tionnelle, et l’on retrouve alors la formule de la propriété 2.2.1 :
1 − α1h 2 α0
v(Xt ) = lim v(Xt |Ft−h ) = lim α0 ( ) + α1h Xt−h =
h→∞ h→∞ 1 − α1 1 − α1
Nous allons regarder les propriétés de (Xt ), processus autorégressif, dans le cas où (εt ) n’est
plus un bruit blanc. On suppose que le résidu admet une représentation autorégressif de type
ARCH (p) :
p
εt = zt ht h2t = α0 + αi ε2t−i
X
avec
i=1
35
2.1. Modèles ARCH/GARCH
Dans ce cas, les résidus satisfont les principales propriétés étudiées précédemment.
On peut, en outre, en déduire un certain nombre de conclusions. On peut montrer tout d’abord,
que l’espérance conditionnelle de Xt vérifie :
ce qui montre que les prévisions non linéaires de Xt s’obtiennent comme les prévisions linéaires
d’un processus AR(1). Plus généralement :
1 − φh1
Xt = µ + φh1 Xt−h + εt + φ1 εt−1 + ... + φh−1
1 εt−h+1
1 − φ1
En effet ;
Xt = µ + φ1 Xt−1 + εt
= µ + φ1 (µ + φ1 Xt−2 + εt−2 ) + εt
= µ(1 + φ1 ) + φ21 Xt−2 + φ1 εt−1 + εt
= µ(1 + φ1 + φ21 ) + φ31 Xt−3 + φ21 εt−2 + φ1 εt−1 + εt
..
.
= µ(1 + φ + φ21 + ... + φh−1
1 ) + φh1 Xt−h + φh−1
1 εt−h+1 + ... + φ1 εt−1 + εt
1 − φh1
=µ + φh1 Xt−h + φh−1
1 εt−h+1 + ... + φ1 εt−1 + εt
1 − φ1
1 − φh1
E(Xt |Ft−h ) = µ + φh1 Xt−h
1 − φ1
Propriété 2.9.
La variance conditionnelle du processus AR(1) avec erreur ARCH(1), Xt , s’écrit :
µ 1 − φ2h
1 α1h − φ2h
1 α1h − φ2h
1
v(Xt |Ft−h ) = [ 2
− α1 ( 2
)] + α 1 [ 2
]ε2t−h
1 − α1 1 − φ1 α1 − φ1 α1 − φ1
36
2.1. Modèles ARCH/GARCH
Démonstration.
1 − φh1
v(Xt |Ft−h ) = v(µ + φh1 Xt−h + εt + φ1 εt−1 + ... + φh−1
1 εt−h+1 |Ft−h )
1 − φ1
2(h−1)
= v(εt |Ft−h ) + φ21 v(εt−1 |Ft−h ) + ... + φ1 v(εt−h+1 |Ft−h )
h−1
1 − α1h−j
= φ2j
1 [α0 + α1h−j ε2t−h ]
X
j=0 1 − α1
µ 1 − φ2h
1 α1h − φ2h
1 α1h − φ2h
1
= [ 2
− α1 ( 2
)] + α1 [ 2
]ε2t−h
1 − α1 1 − φ1 α1 − φ1 α1 − φ1
On en déduit que les intervalles de prévision, d’horizon h fixé, d’un modèle AR(1) avec
erreurs ARCH(1) seront d’autant plus larges que la variabililité est grande, contrairement au
modèle AR(1) où les intervalles de prévision dépendent de h mais pas de t.
Propriété 2.10.
Si h , k deux nombres entiers tel que h > 0 et k ≥ 0, on peut écrire la covariance comme suit :
φk1 1 − φ2h
1 α1h φk1 α1h − φ2h
1
h
h k α1 − φ1
2h
cov[(Xt , Xt+k )|Ft−h ] = α0 ( )( 2
) − α 0 ( )( 2
) + α 1 φ1 ( 2
)ε2t−h
1 − α1 1 − φ 1 1 − α1 α1 − φ1 α1 − φ1
Démonstration.
1 − φh1 1 − φh+k
1
cov[(Xt , Xt+k )|Ft−h ] = cov[(µ + φh1 Xt−h + εt + ... + φh−1
1 ε t−h+1 , µ + φh+k
1 Xt−h + εt+k
1 − φ1 1 − φ1
+ ... + φ1h+k−1 εt−h+1 )|Ft−h ]
= cov[(εt + ... + φh−1
1 εt−h+1 , εt+k + ... + φh+k−1
1 εt−h+1 )|Ft−h ]
k+2(h−1)
= φk1 var(εt |Ft−h ) + φk+2
1 var(εt−1 |Ft−h ) + ... + φ1 var(εt−h+1 |Ft−h )
h−1
= φk1 φ2j
1 v(εt−j |Ft−h )
X
j=0
h−1
1 − α1h−j
= φk1 φ2j
1 (α0 ( ) + α1h−j ε2t−h )
X
j=0 1 − α1
φk1 h−1
X 2j α1h φk1 h−1
X 2j −j
h k 2
h−1
X 2j −j
= α0 φ1 − α0 φ1 α1 + α1 φ1 εt−h φ1 α1
1 − α1 j=0 1 − α1 j=0 j=0
φk1 1 − φ2h
1 α1h φk1 α1h − φ2h
1
h
h k α1 − φ1
2h
= α0 ( )( 2
) − α 0 ( )( 2
) + α1 φ1 ( 2
)ε2t−h
1 − α1 1 − φ1 1 − α1 α1 − φ1 α1 − φ1
37
2.1. Modèles ARCH/GARCH
Pour de nombreuses applications, l’introduction d’un grand nombre de retards p dans l’équa-
tion de la variance conditionnelle du modèle ARCH(p) est nécessaire pour tenir compte de la
longue mémoire de la volatilité qui caractérise certaines séries monétaires et financières. Ce
nombre important de paramètres peut poser des problèmes d’estimations. Dans cette perspec-
tive, une extension importante, le modèle autorégressif conditionnellement hétéroscédastique
généralisé (GARCH), est suggérée par Bollerslev [1986]. Cette approche exige moins de pa-
ramètres à estimer que la formulation ARCH(p) pour modéliser les phénomènes de persistance
des chocs, il présente les mêmes propriétés et les mêmes fondements que le processus ARCH.
Disons que la seule différence se situe au niveau de la définition telle que La variance condi-
tionnelle de la variable étudiée est déterminée par le carré des p termes d’erreur passés et des
q variances conditionnelles retardées.
Définition 2.11.
Une variable Xt suit un processus GARCH(p,q) si :
Xt = εt ht
avec
p q
h2t = α0 + 2
+ βj h2t−j
X X
αi Xt−i
i=1 j=1
Tout comme le processus ARCH(q), le modèle GARCH(p,q) présente aussi une moyenne
conditionnelle et une moyenne non conditionnelle nulle. C’est à dire que :
E(Xt ) = 0
E(Xt |Ft−h ) = 0
p q
αi + βj < 1
X X
i=1 j=1
38
2.2. Extentions des modèles ARCH/GARCH
et dans ce cas, la variance non conditionnelle est constante dans le temps et se définie par :
α0
v(Xt ) =
1 − ( i=1 αi + qj=1 βj )
Pp P
Remarque
Dans le cas où αi + βj = 1, on dira alors que le processus GARCH (p,q) est intégré,
Pp Pq
i=1 j=1
et on parlera de processus IGARCH (p,q). Cette dénomination peut se justifier par l’existance
d’une racine unité dans la composante autorégressive.
p q
E(Xt2 |Ft−h ) = h2t = α0 + 2
+ βj h2t−j
X X
αi Xt−i
i=1 j=1
Enfin, on remarque tout comme pour le modèle ARCH(q), les auto-covariances conditionelles
du processus GARCH(p,q) sont nulles.
Les processus ARCH ont donné lieu à de nombreuses extensions dans la littérature statis-
tique. Dans cette section, nous présentons quelques processus de type GARCH développés qui
sont très utilisés dans le domaine de la finance.
Définition 2.12.
Un processus yt satisfait une représentation du type GARCH-M(p,q) linéaire s’écrit sous la
forme suivante :
39
2.3. Modèle ARCH/GARCH asymétriques
Définition 2.13.
Un processus Xt satisfait une représentation IGARCH(p,q) si et seulement si :
p q
v(Xt |Ft−1 ) = h2t = α0 + 2
+ βj h2t−j
X X
αi Xt−i
i=1 j=1
avec
et
p q
αi + βj = 1
X X
i=1 j=1
La symétrie des modèles GARCH est en contradiction avec plusieurs études sur les séries
temporelles de cours boursiers qui mettent en évidence une corrélation négative entre le carré
des innovations de la date présente et les innovations passées. Pour pallier ce problème, diverses
paramétrisations de la variance conditionnelle ont été proposées. L’une des formulations la plus
naturelle est d’introduire l’asymétrie en spécifiant la variance conditionnelle en fonction des
composantes positives et négatives des innovations passées.
40
2.3. Modèle ARCH/GARCH asymétriques
Il s’agit d’un modèle log-linéaire présenté par Nelson (1991) lors d’une étude sur les renta-
bilités des actifs financiers. La spécification porte sur le logarithme de la variance conditionnelle
et permet ainsi d’éviter les contraintes de positivités sur les coefficients αi et βj .
Définition 2.14.
Un processus Xt satisfait une représentation EGARCH(p,q) si et seulement si :
q
Xt = εt ht
p q
log(ht ) = α0 + αi g(εt−i ) + βj log(ht−j )
X X
i=1 j=1
Si l’on pose ai = θαi et bi = γαi la variance conditionnelle de Xt peut se réécrire sous la forme :
p p q
log(ht ) = α0 + ai εt−i + bi (|εt−i |−E|εt−i |) + βj log(ht−j )
X X X
Dans cette formulation GARCH à seuil, introduite par Zakoian (1990), la forme quadratique
de la variance conditionnelle remplacé par une fonction linéaire par morceaux.
Définition 2.15.
Un processus TGARCH(p,q) s’écrit :
Xt = εt ht
2 + +
= α0 + i=1 (αi Xt−i )+ βj h2t−j
Pp Pq
ht − αi− Xt−i
−
j=1
= α0 + α+ (L)Xt+ − α− (L)Xt− + β(L)h2t
où :
X + = max(Xt , 0)
t
Xt− = min(Xt , 0)
41
2.4. Processus ARCH/GARCH et mémoire longue
Dans la mesure où la spécification ne porte pas sur un carré mais sur l’écart type condition-
nel, il est possible de supprimer les contraintes de positivité des coefficients. La suppression de
ses contraintes permet de prendre en compte les phénomènes d’asymétrie précédemment décrits
concernant la volatilité.
Lorsque la décroissance exponentielle est trop rapide pour se conformer à celle observée
sur la fonction d’autocorrélation, les modèles précédents ne sont pas adaptés. Avec le processus
FIGARCH, Baillie, Bollerslev et Mikkelsen (1996) présentent une modélisation qui autorise une
décroissance seulement hyperbolique des autocorrélations, et donc a priori intéressante lorsque
l’on observe des corrélations non nulles pour des ordres élevés.
Rappelons qu’un processus GARCH(p,q) peut s’écrire :
p q
σt2 = α0 + 2
+ βj h2t−j
X X
αi Xt−i
i=1 j=1
ut = Xt2 − σt2
Par conséquent, lorsque le polynome retard [1 − α(L) − β(L)] contient une racine unitaire,
le processus GARCH devient un processus GARCH intégré, noté IGARCH(p,q) :
42
2.5. Estimation de processus ARCH
Les processus FIGARCH constituent un cas intermédiaire entre les processus GARCH et les
processus IGARCH et se déduisant de la relation précédente en remplaçant l’opérateur (1 − L)
par (1 − L)d où d paramètre d’intégration fractionnaire. Ainsi, un processus FIGARCH(p,d,q)
s’écrit :
les racines des polynomes [1 − β(L)] et π(L) étant à l’extérieur du disque unité.
Les modèles avec erreurs hétéroscédastiques peuvent être estimés généralement de trois
façons :
• Estimateurs de la classe du Maximum de Vraisemblance (MV).
• Estimateurs du Pseudo Maximum de Vraisemblance (PMV).
• Estimateurs en deux étapes.
Nous présenterons ici seulement la méthode du maximum de vraisemblance.
Considérons un modèle GARCH(p,q) définit comme suit :
Y = f (Xt ; b) + εt
t
On pose :
= (1, ε2t−1 , ..., ε2t−p , h2t−1 , ..., h2t−q )
0
Z
t
0
= (α0 , α1 , ..., αp , β1 , ..., βq )
ω
0 0
Soit θ ∈ Θ où θ = (b , ω ) et Θ est un sous ensemble compact d’un espace euclidien tel que εt
a des moments d’ordre deux finis.
h2t = Zt ω
0
43
2.5. Estimation de processus ARCH
1X T
LT (θ) = lt (θ)
T t=1
où
1 1 ε2
lt (θ) = − log ht − t
2 2 ht
où
= Zt + βj ∂h∂ω
Pq
∂ht t−j
∂ω j=1
44
2.6. Rappel sur le test ARCH
Soit θ(i) le vecteur des paramètres estimés après la iième itération. θ(i+1) est donné par :
T T
(i+1) (i) ∂lt ∂lt −1 X ∂lt
=θ + λi ( 0)
X
θ
t=1 ∂θ ∂θ t=1 ∂θ
où ∂lt
∂θ
est évalué en θ(i) , λi est un multiplicateur.
Rappelons que le test ARCH a été introduit par Engle (1982). On considère la série Yt
générée par le processus suivant :
φ(L)Y = θ(L)εt
t
σ 2 = α0 + αi ε2t−i
Pp
t i=1
45
3
Simulations et Applications
Introduction
près avoir étudier dans les chapitres précédents, les concepts de base des séries tem-
3.1 ) Simulations
46
3.1. Simulations
4 séries qui simulent un modèle GARCH(1,1) selon les données mentionnées dans le tableau
suivant où nous avons adopté un cas εt ∼ N (0, 1).
Séries α0 α1 β n
A 0.5 0.15 0.8 200
B 0.5 0.35 0.6 200
C 0.5 0.8 0.15 200
D 0.5 0.04 0.91 200
Dans la suite, nous affichons les figures qui illustrons les séries précédentes :
47
3.1. Simulations
48
3.1. Simulations
après les graphiques, on remarque que certains séries ont des grandes variations à savoir la
série A et D à l’inverse de B et C qui sont caractérisées par des faibles fluctuations, ce résultat
peut être interprété par la valeur de paramètre β qui est plus grand dans A et D, petit pour B
et trop petit pour C.
X t = 6 + εt
q
εt = zt ht zt ∼ bb(0, 1)
ht = 0.2 + 0.8ε2t−1
49
3.2. Applications
3.2 ) Applications
50
3.2. Applications
6 Traitement de la stationnarité :
∗ Test de la racine unitaire (Dickey-Fuller)
On va appliquer le test de Dickey-Fuller sur la série ST ;
A l’aide de logiciel R, on estime par la méthode MV les paramètres des modèles [1], [2] et [3].
51
3.2. Applications
52
3.2. Applications
La série semble stationnaire car les observations varient autour de leur moyenne.
On remarque à partir du corrélogramme que la série DST est stationnaire (On voit que la
fonction d’autocorrélation converge rapidement vers 0). On peut confirmer ce résultat par l’ap-
plication du test de Dickey-Fuller sur la série DST.
∗ Estimation des modèles ADF :
53
3.2. Applications
Cette étape est effectuée par le biais de l’étude des fonctions d’autocorrélation et autocor-
rélation partielle de la série DST. Retournons sur le corrélogramme simple et partiel de la série
DST, on remarque que les deux ACF et PACF contiennent des pics significatives, cela nous a
permet de proposer plusieurs modèles.
54
3.2. Applications
Après avoir identifié l’ordre du processus ARMA, il convient d’estimer les paramètres du
modèle, puis de vérifier à partir d’un certain nombre de tests statistiques que l’estimation du
modèle est valide.
a. Estimation de modèle ARMA(2.1) :
b. Validation du modèle
b.1. Le test de student des paramètres :
Selon les résultats de l’estimation présentés ci-dessus, les coefficients sont significativement
différents de zéro. Les modèles où les p-values sont supérieurs à 5 seront écartés.
Remarque
Si un des paramètres ne soit pas significativement différent de 0 alors le modèle sera rejeté.
I Au regard des résultats d’estimation, on constate que le modèle ARMA(2,1) est un bon
modèle dans la mesure où le coefficient est significativement différent de zéro.
b.2. Les tests sur les résidus :
55
3.2. Applications
∗ Test de Ljung-Box :
On a :
p-Value= 0.90 > 0.05 : Donc on accepte l’hypothèse nulle, Absence d’autocorrélation du résidu,
ce qui implique qu’il peut être assimilé à un bruit blanc. Alors le modèle est valide.
∗ Test de normalité :
Histogramme du résidus :
56
3.2. Applications
On a p-value < 5, Donc on rejette l’hypothèse de normalité des résidus. Donc la distribution
des erreurs est un bruit blanc non gaussien.
57
3.2. Applications
Nous appliquons le test ARCH mentionné au chapitre précédent. Les résultats sont présentés
ci après :
58
3.2. Applications
GARCH(1,1) ARCH(1)
AIC 3.729594 4.461028
BIC 3.753992 4.477222
SIC 3.729529 4.460999
HQIC 3.739148 4.467368
59
3.2. Applications
b. Validation graphique :
On remarque que les points représentés sur le graphe QQ plot du modèle GARCH(1,1) sont
bien alignés, ils forment un nuage de point linéaire. Cependant pour le graphe QQ plot du
modèle ARCH(1), les points ne sont pas bien alignés.
La figure (3.19) nous montre que notre série des résidus est bien ajustées par un processus
GARCH(1,1).
60
Conclusion
e travail est juste une petite introduction des modèles ARCH/GARCH et comment
Dans la partie pratique : après avoir différencier notre série, nous avons suit la méthodologie
de Box et Jenkins : estimation et validation des modèles condidats, la commande [Link]
basé sur des critères (AIC, SC,...) nous a aidé de déterminer le ARMA(2,1) comme meilleur
modèle.
Par ailleurs, la modélisation ARMA se révèle insuffisante pour notre série à cause de non
normalité des résidus, cette série risque d’être caractériser par une dynamique non linéaire et
une volatilité variable au cours du temps. Ce conditionnement nous a amené à entamer une
modélisation non linéaire (les modèles Autorégressif Conditionnellement Hétéroscidastique) qui
nous a donné un modèle ARMA (2,1) avec erreur GARCH(1,1).
61
Bibliographie
[1] Arthur Charpentier : Cours de séries temporelles théorie et applications, volume1, Paris
Dauphine.
[2] Arthur Charpentier : Cours de séries temporelles théorie et applications, volume2, Paris
Dauphine.
[3] Beliad Sabrina : Modèlisation des données de l’irradiation solaire cas du site ghardaia,
mémoire de Magister, département d’Electronique, Université Abderrahmane Mira de Be-
jaia, 2010.
[4] Ben bouabdellah lydia, Estimation en ligne des modèles ARCH, mémoire de Master,
département de Mathématiques, Université Mouloud Mammeri Tizi-Ouzou, 2014.
[5] Bollerslev, [Link] autoregressive conditional heteroskedasticity, J. Econometrics
31, 307-327, 1986.
[6] Bousseba Fatma Zohra : Utilisation des modèles Arch-Garch pour modéliser le marché
de l’énergie :Prix de pétrole et de gaz, mémoire de Doctorat, département de Mathéma-
tiques, Université Badji Mokhtar Annaba, 2017.
[7] Brockwell P.J et David R.A, Introduction to time series and [Link], 2002.
[8] Christophe Hurlin : Econométrie pour la finance, Rue de Blois–BP 6739, Orléans, 2006-
2007.
[9] Engle, R.F. Autoregressive conditional heteroscedasticity with estimates of the variance of
United Kingdom inflation, Econometrica 50, 987-1007, 1982.
[10] François-Éric Racicot et Raymond Théoret : Traité d’économétrie financière, Le
Delta I, 2875, boul. Laurier, bur.450, Québec, 2001.
[11] Hisseine Saad Mahamat : Estimaton de la volatilité des données financières à haute
fréquence par le modèle Score-GARCH, mémoire de Doctorat, Ecole Doctorale Economie-
Gestion, Université Montpellier, 2017.
62
Bibliographie
[14] Sandrine Lardic et Valérie Mignon : Econométrie des séries temporelles macroécono-
mique et financières, [Link], 49, rue Héricat, 75015 Paris, 2002.
[15] Yahia Djabrane : Séries temporelles et tests d’adequation pour un modèle GARCH(1,1),
mémoire de Magister, Département de Mathématiques, Université Mohamed Khider - Bis-
kra, 2005.
63
Annex
Le programme sous R :
1. Simulation des modèles ARCH/GARCH
library(fGarch) ;
# pour lancer le package fGarch #
spec1=garchSpec(model=list(omega=0.5, alpha=0.15, beta=0.8), [Link]="norm") ;
# La spécification du madèle GARCH #
archsim1=garchSim(extended=TRUE, spec1, n=200) ;
# La simulation du modèle GARCH pour n=200 #
plot(archsim1) ;
# tracer le graphe du archsim1 #
• pour un modèle avec erreur ARCH :
library(fGarch) ;
spec2=garchSpec(model=list(mu=6, omega=0.2, alpha=0.8, beta=0), rseed=397) ;
archsim2=garchSim(extended=TRUE, spec2, n = 300) ;
plot(archsim2) ;
2. Etude empirique des modèles ARCH/GARCH
library(aTSA) ;
library(tseries) ;
library(e1071) ;
library(fGarch) ;
data=[Link](file=[Link](), dec=".", sep=" ;", header=TRUE) ;
# référer la table des données d’après l’excel #
y=data[, 2] ;
ST=ts(y, start=c(1974,1), end=c(2017,12), frequency=12) ;
# transformer la à une série temporelle #
64
Annex
65
Annex
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