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Parasites de l’aulacode en Côte d’Ivoire

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

______

COMITE DE DIRECTION
______

LE DIRECTEUR
ß Professeur Louis Joseph PANGUI

LES COORDONNATEURS

ß Professeur Germain Gérome SAWADOGO


Coordonnateur des Stages et de
la Formation Post-Universitaires

ß Professeur Justin Ayayi AKAKPO


Coordonnateur Recherche / Développement

ß Professeur Moussa ASSANE


Coordonnateur des Etudes

Année Universitaire 2008 - 2009

i
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

PERSONNEL ENSEIGNANT

) PERSONNEL ENSEIGNANT EISMV

) PERSONNEL VACATAIRE (PREVU)

) PERSONNEL EN MISSION (PREVU)

) PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV (PREVU)

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

A. DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES


ET PRODUCTIONS ANIMALES

CHEF DE DEPARTEMENT : Ayao MISSOHOU, Professeur

SERVICES

1. ANATOMIE-HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE

Serge N. BAKOU Maître de conférence agrégé


Gualbert Simon NTEME ELLA Assistant
Mlle Sabine NGA OMBEDE Monitrice
Mr Bernard Agré KOUAKOU Moniteur
Mlle Rose Eliane PENDA Docteur Vétérinaire Vacataire

2. CHIRURGIE –REPRODUCTION

Papa El Hassane DIOP Professeur


Alain Richi KAMGA WALADJO Assistant
Bilkiss V.M ASSANI Docteur Vétérinaire Vacataire
Fabrice Juliot MOUGANG Docteur Vétérinaire Vacataire

3. ECONOMIE RURALE ET GESTION

Cheikh LY Professeur
Adrien MANKOR Assistant
Mr Gabriel TENO Moniteur

4. PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIE-THERAPEUTIQUE

Moussa ASSANE Professeur


Rock Allister LAPO Assistant
Mr Sabra DJIGUIBET Moniteur

5. PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES

Germain Jérôme SAWADOGO Professeur


Mouiche MOULIOM Docteur Vétérinaire Vacataire
Mr Pascal NYABINWA Moniteur

6. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION

Ayao MISSOHOU Professeur


Simplice AYESSIDEWEDE Assistant
Mr Kouamé Marcel N’DRI Moniteur

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B. DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT

CHEF DE DEPARTEMENT : Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur

S E R V I C ES

1. HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES


D’ORIGINE ANIMALE (HIDAOA)

Malang SEYDI Professeur


Bellancille MUSABYEMARIYA Assistante
Khalifa Babacar SYLLA Assistant
Mr David RAKANSOU Docteur Vétérinaire Vacataire
Mr Eugène NIYONSIMA Moniteur

2. MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE

Justin Ayayi AKAKPO Professeur


Mme Rianatou ALAMBEDJI Professeur
Philippe KONE Assistant
Jean Marc FEUSSOM KAMENI Docteur Vétérinaire Vacataire
Abdel-Aziz ARADA IZZEDINE Docteur Vétérinaire Vacataire

3. PARASITOLOGIE-MALADIES PARASITAIRES-ZOOLOGIE APPLIQUEE

Louis Joseph PANGUI Professeur


Oubri Bassa GBATI Maître-assistant
Paul Armand AZEBAZE SOBGO Docteur Vétérinaire Vacataire

4. PATHOLOGIE MEDICALE-ANATOMIE PATHOLOGIQUE -


CLINIQUE AMBULANTE

Yalacé Yamba KABORET Professeur


Yaghouba KANE Maître-assistant
Mireille KADJA WONOU Assistante
Medoune BADIANE Docteur Vétérinaire (SOVETA)
Omar FALL Docteur Vétérinaire (WAYEMBAM)
Alpha SOW Docteur Vétérinaire (PASTAGRI)
Abdoulaye SOW Docteur Vétérinaire (FOIRAIL)
Ibrahima WADE Docteur Vétérinaire Vacataire
Charles Benoît DIENG Docteur Vétérinaire Vacataire
Togniko Kenneth TCHASSOU Moniteur
Enock NIYONDAMYA Moniteur

5. PHARMACIE-TOXICOLOGIE

Félix Cyprien BIAOU Maître-Assistant (en disponibilité)


Gilbert Komlan AKODA Assistant
Assiongbon TEKO AGBO Assistant
Abdou Moumouni ASSOUMY Moniteur

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C. DEPARTEMENT COMMUNICATION

CHEF DE DEPARTEMENT : YALACE YAMBA KABORET, Professeur

SERVICE

1. BIBLIOTHEQUE

Mariam DIOUF Documentaliste

2. SERVICE AUDIO-VISUEL

Bouré SARR Technicien

3. OBSERVATOIRE DES METIERS DE LELEVAGE (OME)

D. SCOLARITE

El Hadji Mamadou DIENG Vacataire


Mlle Houénafa Chimelle DAGA Monitrice
Mlle Aminata DIAGNE Sécretaire

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PERSONNEL VACATAIRE (Prévu)

1. BIOPHYSIQUE
Boucar NDONG Assistant Faculté de Médecine et
de Pharmacie UCAD

2. BOTANIQUE
Dr Kandouioura NOBA Maître de Conférences (Cours)
Dr Mame Samba MBAYE Assistant (TP)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

3. AGRO-PEDOLOGIE
Fary DIOME Maître-Assistant
Institut de Science et de la Terre
(IST)

4. ZOOTECHNIE

Abdoulaye DIENG Docteur Ingénieur


Enseignant à ENSA - THIES

Léonard Elie AKPO Professeur


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

Alpha SOW Docteur Vétérinaire Vacataire

5. H I D A O A

. NORMALISATION ET ASSURANCE QUALITE

Mme Mame S. MBODJ NDIAYE Chef de la division Agro-alimentaire de


L’Institut Sénégalais de Normalisation

. ASSURANCE QUALITE – CONSERVE DES PRODUITS DE LA PECHE

Abdoulaye DIAWARA Direction de l’Elevage du Sénégal

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PERSONNEL EN MISSION (Prévu)

1. TOXICOLOGIE CLINIQUE

Abdoulaziz EL HRAIKI Professeur


Institut Agronomique et Vétérinaire
Hassan II Rabat (Maroc)

2. PATHOLOGIE CHIRURGICALE

Mohamed AOUINA
Professeur
Ecole Nationale de Médecine
Vétérinaire de TUNISIE

3. REPRODUCTION

Hamidou BOLY Professeur


Université de BOBO-DIOULASSO
(Burkina Faso)

4. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION ANIMALE

Jamel RKHIS Professeur


Ecole Nationale de Médecine
Vétérinaire de TUNISIE

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PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV (Prévu)

1. MATHEMATIQUES
Abdoulaye MBAYE Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
2. PHYSIQUE
Issakha YOUM Maître de Conférences (Cours)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

André FICKOU Maître-Assistant (TP)


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

3. CHIMIE ORGANIQUE
Abdoulaye SAMB Professeur
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

4. CHIMIE PHYSIQUE
Abdoulaye DIOP Maître de Conférences
Mame Diatou GAYE SEYE Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

Rock Allister LAPO Assistant (TP)


EISMV – DAKAR
Momar NDIAYE Assistant (TD)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

5. BIOLOGIE VEGETALE

Dr Aboubacry KANE Maître-Assistant (Cours)


Dr Ngansomana BA Assistant Vacataire (TP)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

6. BIOLOGIE CELLULAIRE

Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé


EISMV - DAKAR

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7. EMBRYOLOGIE ET ZOOLOGIE

Karomokho DIARRA Maître de conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

8. PHYSIOLOGIE ANIMALE

Moussa ASSANE Professeur


EISMV – DAKAR

9. ANATOMIE COMPAREE DES VERTEBRES

Cheikh Tidiane BA Professeur


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
10. BIOLOGIE ANIMALE (T.P.)

Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé


EISMV - DAKAR

Oubri Bassa GBATI Assistant


EISMV - DAKAR
Gualbert Simon NTEME ELLA Assistant - DAKAR

11. GEOLOGIE

. FORMATIONS SEDIMENTAIRES

Raphaël SARR Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
. HYDROGEOLOGIE

Abdoulaye FAYE Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

12. CPEV TP
Travaux Pratiques
Houénafa Chimelle DAGA Monitrice

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DEDICACES

Je dédie ce travail :

A L’ETERNEL MON DIEU : qui est au début et à la fin de toute chose, qui
m’a soutenu dans mes moments de joie et de tristesse, qui n’a cessé de
m’apporter réconfort moral, physique et matériel que son nom soit magnifié à
jamais.

A MES CHERS ET TENDRES PARENTS : Papa Jérome et maman Eugénie


Vous avez mis un point d’honneur à notre éducation avec une certaine rigueur
en nous inculquant certaines vertus. Avec amour et espoir, vous avez tout
sacrifié pour la réussite de vos enfants. Soyez en récompensé en ce jour béni.

A MES SŒURS : Victoria, Flore, Annie

A MES FRERES : Serge, Géraud

A MES NEUVEUX : Charles et Marie-Eunice

A MES ONCLES : Mrs SEKA Adon, ABE Yapo George, ASSI Claude, ASSI
Montsé Clément

A MES TANTES : Annette, Rosalie, Yolande, Bénédicte en particulier à feue


ASSI N’Doua Séraphine, ce travail est aussi le tient ; que la terre des hommes te
soit légère.

A LA FAMILLE GOKE en particulier leur fille GOKE Ahouo Sandrine, merci


pour ton amour, ta patience, ta compréhension et ton courage. Bientôt nous
serons ensemble.

A MES COUSINS : Hyacinthe, John, Léopold, Ferdinand, Charles, Rodrigue,


Richard

A MES COUSINES en particulier Stéphanie, Maxime, Eloise, fiacre

A MES CO-DIRECTEURS DE THESE : Dr KOMOIN Oka Clarisse


(DMV,PhD) sous-directeur technique et scientifique au LANADA et Pr
FANTODJI Agathe professeur à l’Université d’Abobo –Adjamé

A Mr ASSI ASSI Alfred : en service au LCVB ; ce travail a été réalisé grâce à


votre disponibilité et votre expertise, soyez en remercié.

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REMERCIEMENTS

- Au MINISTRE AMAN Aye Jean-Baptiste à la BCEAO et Mme.

- Au MINISTRE Emile Constant BOMBET

- Au Pr OFFOUMOU Atte à l’Université de Cocody (Abidjan)

- A Mr GBOCHO Chonou Emmanuel (PCA de SNDI)

- A Mr ADOBY Clément à la représentation de L’UEMOA et Mme.

- A Mme STEPHAN à l’Ambassade de la Côte d’Ivoire au Sénégal

- A Mr GOSSAN Hyacinthe à SITARAIL et Mme

- A Mr ASSI Akawa

- A Mme ASSI Salomé à Paris

- A Mme ASSI Jacqueline

- A Mr ASSI Théodore et Mme

- A Mr ASSI Honoré et Mme

- Au Dr ANGBA ASSI et Mme

- A Mr ANGBA Akawa victor

- Au Pr Serge Niangoran BAKOU : merci pour vos conseils.

- A Mr TIEMTORE Charles à la BCEAO et Mme

- Au Dr KOMOIN Oka Clarisse (S/D au LANADA)

- Au Dr ACHI Yaba Louise (Directeur du LANADA)

- Au Pr FANTODJI Agathe (à Université Abobo-Adjamé)

- Au Dr Coulibaly (Responsable de LCVB)


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- Au Dr SORO Dofara (Assistant à UAA)

- Au Dr TOURE Alassane (Chef de service de Parasitologie au LCVB)

- Au Dr M’BARI Benjamin (S/D de la Nutrition Animale)

- Au Dr SANOGO (au LANADA)

- A Mr ASSI ASSI Alfred (au service de parasitologie du LCVB)

- Au « maquis coup de frein », à ses employés et à la responsable

- A Mr ESMEL à Abidjan

- A Mlle LOROUGNON Julie à Dakar

- A Mr BLE Charles (BCEAO) et Mme

- A Mr EPKONON René (BCEAO) et Mme

- Au Dr KOUAME KOUAME Guy-Gérard

- Au Dr BODJO Charles

- Au Dr Franck ESSOH et Mme

- Au Dr BABACAUH Koffi Kouman et Mme

- Au Dr DJINOU Hugues à INFOPÊCHES

- Au Dr NEZZI Nicole

- Au Dr Koffi Serges (DSV)

- Au Dr Gualbert Nteme à l’E.I.S.M.V de Dakar

- Aux Drs KOUADIO N’GANDI Serge, ABONOU Fabrice, Yapi Achi

- A mon « père » Dr GBENOU Donald et à mon « «fils » Edouard BASSENE

- A ma chérie Mariame yansane,

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- Au Dr N’GUESSAN Céline, Tinack Satok Gaëlle : merci pour tout ce que tu


fait pour moi, ESSOMBA Biloa

- A mes amis de promotion : ALLOYA Samson, AWOUNAM Gilbert, Dr TRA


Bi Tra Constant, Habib SALAMI, KABA, Oumaté, ALKAISSOU, MIGUIRI

- A mes amis de tous les jours : ABY Olivier, Bertin, Ismael, Arnaud, Aimé,
ALLOU Ludovick, KARAMOKO Célestin

- A mon couturier Ali BOUGAL à Abidjan

- A mon pays d’origine : la COTE D’IVOIRE

- A mon pays d’accueil : le SENEGAL

- Au groupe des lecteurs de St Dominique, à la 36ème promotion de l’E.I.S.M.V,


promotion Cheryl Marry French et à son professeur accompagnateur Pr Serge
Niangoran BAKOU.

- A l’AMESIS, AEVD, la CEVIS.

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A NOS MAITRES ET JUGES

A notre Maître et Président de jury, Monsieur Bernard Marcel DIOP


Professeur à la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto- stomatologie de
Dakar. C’est un grand privilège et un honneur que vous nous faites en présidant
notre jury de thèse. La spontanéité avec laquelle vous avez répondu à notre
sollicitation nous a profondément marqué.
Veuillez accepter nos hommages respectueux

A notre Maître et Rapporteur de thèse, Monsieur Louis- Joseph PANGUI ;


Professeur et Directeur de L’E.I.S.M.V de Dakar.
Malgré vos multiples occupations, Vous avez suivi et encadré ce travail avec
rigueur et diligence. Vous avez toujours été à nos yeux un modèle de chercheur
dont nous serions toujours prêts à approcher. Vos qualités humaines, votre
humilité et votre rigueur scientifique nous ont énormément marqué. Soyez
assuré de l’usage de l’enseignement que vous nous avez inculqué.
Veuillez trouver ici, l’expression de notre sincère reconnaissance.

A notre Maître et juge, Monsieur Yalacé Yamba KABORET ; Professeur à


l’E.I.S.M.V de Dakar.
Nous sommes très heureux et honorés d’avoir répondu spontanément à notre
demande à siéger dans ce jury de thèse. Votre simplicité, votre contact facile et
votre rigueur dans le travail nous ont beaucoup fascinés. Durant toutes ces
années, tout ce que j’ai pu retenir de vous se résume en ces lignes « il n’ya rien
d’impossible sur cette terre des hommes, tout dépend du courage, de la volonté
et du déterminisme de tout un chacun ». Soyez assurés que nous garderons
précieusement ces valeurs dans notre environnement professionnel.
Recevez toute notre admiration.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

A notre Maître et juge, Monsieur Serge Niangoran BAKOU ; Maître de


conférence agrégé à l’E.I.S.M.V de Dakar.

Malgré vos multiples occupations et votre sollicitation à la dernière minute, vous


n’avez ménagé aucun effort en acceptant d’être membre de ce jury.
Vous demeurez une fierté et un modèle de réussite parfaite pour cet
établissement et particulièrement à notre cher pays la Côte d’Ivoire.
Votre humilité et votre rigueur scientifique nous ont énormément marqué.
Veuillez trouver ici, l’expression de notre sincère reconnaissance.

A notre Directeur de thèse, Monsieur Oubri Bassa GBATI ; Maître-assistant


à l’E.I.S.M.V. de Dakar.

Vous avez été au début et à la fin de ce travail, tout en affirmant un intérêt


particulier pour sa bonne marche. Noue en sommes flattés, car sans votre aide
nous ne serions pas arrivés.
Acceptez mes remerciements et toute ma gratitude.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

« Par délibération la Faculté de Médecine, de Pharmacie et


d’Odonto- Stomatologie et l’Ecole Inter – Etats des Sciences
et Médecine Vétérinaire de Dakar ont décidé que les opinons
émises dans les dissertations qui leur seront présentées,
doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et
qu’elles n’entendent donner aucune approbation ni
improbation. »

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ABREVIATIONS

ADL: Acid Detergent Lignin


ADF : Acid Detergent Fiber
al: Alter-ego
ANADER : Agence Nationale d’Appui au Développement Rural
PVA : Production Végétale et Animale
Cm : Centimètres
CNRA : Centre National de Recherche Agronomique
DPE : Direction de la Production et de l’Elevage
E.I.S.M.V : Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine
Vétérinaire de Dakar
g: Gramme
G* : Grossissement
GMQ : Gain Moyen Quotidien
H: heure
Ha : hectare
Kg : kilogramme
Km : kilomètre
Km2 : kilomètre carré
l: litres
LANADA : Laboratoire National d’Appui au Développement
Agricole
m: mètre
mg : milligramme
MIPARH : Ministère de la Production Animale et des
Ressources Halieutiques

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MINAGRA : Ministère de l’Agriculture et des Ressources


Animales.
ml : millilitres
mm : millimètres
mn : minutes
m2: mètre carré
m3: mètre cube
ms: matière sèche
NaCl: Chlorure de sodium
nf: nom féminin
nm : nom masculin
ONG: Organisation Non Gouvernementale
OPG: Œufs Par Gramme
PIB: Produit Intérieur Brut
PPEAU: Projet Promotion de l’Elevage d’Aulacodes
PV: Poids vif
UAA: Université d’Abobo-Adjamé

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Taxonomie de l’aulacode.................................................................... 6


Tableau II : Dimensions des aulacodères (enclos).............................................. 18
Tableau III : Liste des fourrages, de sous-produits agricoles et agro-industriel
utilisés dans l’alimentation des aulacodes........................................................... 20
Tableau IV: Besoins en nutriments dans la ration alimentaire de l’aulacode..... 22
d’élevage.............................................................................................................. 22
Tableau V : Activités journalières et opérations de routine................................ 26
Tableau VI : Poids à âge-type chez l'aulacode d'élevage.................................... 27
Tableau VII : Performances zootechniques enregistrées en aulacodiculture...... 28
Tableau VIII : Résultat de l’OPG........................................................................ 74

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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Carte de la répartition des aulacodes en Afrique................................ 10 


Figure 2 : Aulacode adulte .................................................................................. 11 
Figure 3: Anatomie externe du grand aulacode .................................................. 11 
Figure 4: Puissantes incisives..............................................................................13 
Figure 5: Molaires de la mâchoire supérieure..................................................... 12 
Figure 6 : Différentes phases de la cour de l’aulacodin à l’aulacodine .............. 15 
Figures 7 et 8: Différents bâtiments d’aulacodes................................................ 17 
Figure 9: Exemple d’un enclos au sol ................................................................. 17 
Figure 10: Exemple d’enclos étagés....................................................................17
Figure 11: Exemple de cages étagées.................................................................. 18 
Figure 12: cage de transport, cage de contention, mangeoire et abreuvoir......... 19 
Figure 13: Détermination du sexe par observation de la zone ano-genitale ....... 25 
Figure 14: Carte du district d’Abidjan illustrant la zone d’étude ....................... 48 
Figure 15: Aulacode sauvage adulte ................................................................... 49 
Figure 17: Aulacodine et ses petits..................................................................... 50
Figure 18: Aulacodin mort……………………….…………………………….50
Figure 19: Bâtiment d’aulacode .......................................................................... 51 
Figure 20 : Schéma opératoire de la technique de flottation............................... 58 
Figure 21 : Schéma opératoire de technique de sédimentation........................... 60 
Figure 22: Lame de MAC MASTER .................................................................. 61 
Figure 23: Remplissage des cellules de la lame de MAC MASTER ................. 62 
Figure 24: Mise à nue des viscères ..................................................................... 64 
Figure 25: Autopsie d’un aulacode ..................................................................... 65 
Figure 26: Appareil digestif d’un Aulacode adulte............................................ 66 
Figure 27: Ouverture du tube digestif d’un aulacode ......................................... 67 
Figure 28: Préparation de la dilution................................................................... 68 
Figure 29: Recherche des parasites adultes......................................................... 68 

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Figure 30: Contention manuelle des aulacodes................................................... 70 


Figure 31: Méthode de prélèvement des tiques fixées sur la peau ..................... 71 
Figure 32: Fréquence des œufs de parasites retrouvés dans le duodénum...... 75 
Figure 33: Taux d’infestation des aulacodes en fonction de l’origine................ 76 
Figure 34: Répartition des œufs de parasites selon le sexe chez les aulacodes
sauvages............................................................................................................... 77 
Figure 35: Fréquence des œufs de parasites selon le sexe chez les aulacodes
d’élevage.............................................................................................................. 78 
Figure 36: Siège de prédilection des parasites adultes de l’appareil digestif ..... 79 
Figure 37: Fréquence des parasites en fonction de l’origine des aulacodes ....... 80 
Figure 38: Fréquence des parasites en fonction du sexe..................................... 81 
Figure 39: Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe femelle................. 82 
Figure 40: Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe mâle ..................... 83 
Figure 41: Monezia benedeni (vue d’ensemble à l’œil nu)................................. 83 
Figure 42: Monezia benedeni(G*20) ; ............................................................... 84 
Figure 43: Trichuris muris vue à la loupe binoculaire (G*20). .......................... 84 
Figure 44: Fréquence des ectoparasites chez les aulacodes sauvages ................ 85 
Figure 45: Siège de prédilection des ectoparasites sur l’aulacode sauvage........ 86 
Figure 46: Taux d’infestation en fonction du sexe ........................................... 87 
Figure 47: Taux d’infestation moyen en fonction du sexe.................................. 88 
Figure 48: Taux d’infestation moyen chez les femelles sauvages ...................... 88 
Figure 49: Taux d’infestation moyen chez les mâles sauvages .......................... 89 

xxi
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

TABLE DES MATIERES 
INTRODUCTION................................................................................................. 1 
CHAPITRE I : L’ELEVAGE DE L’AULACODE EN COTE D’IVOIRE.......... 5 
I- Etat des connaissances en aulacodiculture..................................................... 6 
I.1- AULACODE............................................................................................... 6 
I.1.1- Taxonomie................................................................................................ 6 
I.1.2- Quelques noms vernaculaires pour désigner l’aulacode.......................... 7 
I.1.3- Quelques termes zootechniques utilisés en aulacodiculture ................... 8 
I.1.4- Répartition géographique ......................................................................... 9 
I.1.5- Description ............................................................................................. 10 
I.1.6- Ecoethologie........................................................................................... 13 
I.1.7- Biologie .................................................................................................. 13 
I.1.7.1- Comportement sexuel.......................................................................... 13 
I.2- Bâtiments et équipements d’élevage......................................................... 16 
I.2.1- Bâtiments................................................................................................ 16 
I.2.2- Equipements d’élevage .......................................................................... 19 
I. 3- Alimentation............................................................................................. 19 
I.3.1- Fourrage vert, ingrédients alimentaires concentrés, Compléments
minéraux et vitaminés ...................................................................................... 19 
I.3.2- Eau.......................................................................................................... 22 
I.4- Reproduction ............................................................................................. 23 
I.4.2-Test de gestation...................................................................................... 23 
I.5- Conduite de l’élevage................................................................................ 24 
I.5.1- Sexage .................................................................................................... 24 
I.5.2- Activités journalières et opérations de routine dans l’élevage .............. 25 
I.6- PERFORMANCES ZOOTECHNIQUES................................................. 27 
CHAPITRE II :................................................................................................... 29 
PATHOLOGIES DES AULACODES ............................................................... 29 

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1- Principales pathologies et leurs traitements............................................. 31 


II.1.1- Pathologies de l’élevage ...................................................................... 31 
II.1.1.1- Stress ................................................................................................. 31 
II.1.1.2- Affections dentaires .......................................................................... 33 
II.1.1.3- Stomatites.......................................................................................... 34 
II.1.1.4- Invasion par les fourmis magnans .................................................... 34 
II.1.1.5- Alopécie ............................................................................................ 34 
II.1.1.6- Pathologies liées à la reproduction .................................................... 35 
II.1.1.7- Blessures ........................................................................................... 35 
II.1.1.8- Paralysie des membres postérieurs .................................................... 35 
II.1.2- Pathologie infectieuse ........................................................................... 36 
II.1.2.1- Maladies bactériennes........................................................................ 36 
II.[Link]- Entérotoxémies ............................................................................... 36 
II.[Link]- Staphylococcies .............................................................................. 37 
II.[Link]- Corynébactérioses.......................................................................... 39 
II.[Link]- Avortements.................................................................................... 40 
II.[Link]- Affections respiratoires.................................................................. 40 
II.1.3- Pathologies parasitaires........................................................................ 41 
II.1.3.1- Protozooses ....................................................................................... 41 
II.[Link]- Protozooses sanguines ................................................................... 41 
II.[Link]- Coccidioses .................................................................................... 41 
II.1.3.2- Helminthoses .................................................................................... 42 
II.[Link]- Nématodoses .................................................................................. 42 
II.[Link]- Cestodoses...................................................................................... 42 
II.1.3.3- Ectoparasitoses.................................................................................. 43 
CHAPITRE I : ..................................................................................................... 45 
MATERIEL ET METHODES ............................................................................ 45 
I.1- Présentation générale de la zone d’étude .................................................. 46 
I.1.1- Localisation et situation administrative ................................................. 46 

xxiii
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.1.2 - Présentation du laboratoire ayant servi de cadre d’étude ..................... 46 


I.1.3 - Population humaine............................................................................... 47 
I.1.4 - Climat ................................................................................................... 48 
I.1.5 - Végétation ............................................................................................ 48 
I.2 - Matériel .................................................................................................... 49 
I.2.1- Matériel animal ...................................................................................... 49 
I.2.2 - Matériel de laboratoire .......................................................................... 52 
I.3 - Méthodologie .......................................................................................... 54 
I.3.1- Enquêtes et échantillonnage.................................................................. 54 
I.3.1.1- Echantillonnage................................................................................... 54 
I.3.1.2 - Critères de choix des élevages ........................................................... 54 
I.3.2 - Prélèvement des matières fécales.......................................................... 55 
I.3.3 - Conservation des matières fécales ........................................................ 56 
I.3.4 - Analyses de laboratoire ......................................................................... 56 
I.3.4.1- Examen coprologique.......................................................................... 56 
I.[Link]- Examen macroscopique ................................................................... 56 
I.[Link] - Examen microscopique ................................................................... 57 
a - Méthode qualitative .................................................................................... 57 
a.1- Examen direct simple (sans enrichissement)............................................ 57 
a.2 - Examen après concentration ou enrichissement...................................... 57 
a.2.1- Enrichissement par flottation................................................................. 57 
a.2.2- Enrichissement par sédimentation ......................................................... 59 
b- Méthode quantitative : Méthode de MAC MASTER ................................. 60 
I.3.4- Autopsie Helminthologique ................................................................... 63 
I.3.5- Prélèvement des ectoparasites................................................................ 69 
I.3.5.1- Contention des aulacodes.................................................................... 69 
I.3.5.2- Recherche des ectoparasites............................................................... 70 
I.3.5.3- Identification des ectoparasites ........................................................... 71 
I.3.6- Traitement et analyses des données ....................................................... 72 

xxiv
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

CHAPITRE II...................................................................................................... 73 


RESULTATS ET DISCUSSION....................................................................... 73 
II.1- Résultats ................................................................................................... 74 
II.1.1- Résultats de l’OPG des espèces parasitaires......................................... 74 
II.1.2- Résultats de l’autopsie helminthologique............................................. 75 
II.1.2.1- Résultat de la coprologie.................................................................... 75 
II.[Link]- Localisation des œufs d’helminthes et des ookystes de coccidies . 75 
II.[Link] - Taux d’infestation en fonction de l’origine .................................. 76 
II.[Link] - Taux d’infestation en fonction du sexe chez les aulacodes
sauvages ........................................................................................................... 77 
II.[Link]- Taux d’infestation en fonction du sexe chez les aulacodes
d’élevage .......................................................................................................... 77 
II.1.2.2- Résultats de l’observation des parasites adultes des aulacodes......... 78 
II.[Link]- Siège de prédilection des parasites adultes..................................... 78 
II.[Link]- Fréquence des parasites en fonction de l’origine........................... 79 
II.[Link]- Fréquence des parasites en fonction du sexe des aulacodes.......... 80 
II.[Link]- Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe femelle............. 81 
II.12.2.5- Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe mâle .................. 82 
II.[Link]- Morphologie de quelques endoparasites observés.......................... 83 
a- Morphologie de Monezia benedeni ............................................................. 83 
b- Morphologie de Trichuris muris ................................................................. 84 
II.1.3- Résultat de la recherche des ectoparasites ........................................... 85 
II.1.3.1- Fréquence des ectoparasites............................................................... 85 
II.1.3.2- Siège de prédilection des ectoparasites sur l’ aulacode sauvage....... 86 
II.1.3.3- Taux d’infestation en fonction du sexe............................................. 87 
II.1.3.4- Taux d’infestation moyen en fonction du sexe................................ 88 
II.1.3.5- Taux d’infestation moyen selon le siège de prédilection ................. 88 
II.[Link]- Chez les femelles sauvages............................................................. 88 
II.[Link]- Chez les mâles sauvages ................................................................. 89 

xxv
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2- Discussion des résultats ........................................................................... 90 


II.2.1- Discussion de la méthodologie de travail ............................................. 90 
II.2.1.1- Contraintes financières ...................................................................... 90 
II.2.1.2 - Contraintes techniques...................................................................... 90 
II.2.2 - Discussion sur la coprologie ............................................................... 91 
II.2.3 - Discussion sur les résultats de l’autopsie helminthologique ............... 93 
II.2.3.1- Discussion sur la coprologie de l’autopsie ........................................ 93 
II.[Link]- Site de prédilection des œufs dans le tube digestif......................... 93 
II.[Link] - Principaux œufs recueillis.............................................................. 93 
II.[Link]- Sur le taux d’infestation en fonction de l’origine ........................... 94 
II.[Link]-Taux d’infestation en fonction du sexe............................................ 94 
II.[Link]-Taux d’infestation en fonction du sexe et de l’origine .................... 95 
II.2.3.2 - Sur les principaux parasites adultes recueillis ................................. 96 
II.[Link]- Caractéristiques des Monezia benedeni .......................................... 96 
II.[Link] - Cycle de Monezia benedeni ........................................................... 96 
II.2.3.3- Sur le siège de prédilection des parasites .......................................... 96 
II.2.3.4- Distribution des parasites adultes dans l’appareil digestif ................ 97 
II.2.3.5- Discussion sur la fréquence des parasites adultes ............................. 97 
II.2.3.6- Répartition des parasites adultes en fonction de l’origine................. 99 
II.2.3.7- Taux d’infestation parasitaire en fonction des sexes ........................ 99 
II.2.3.8 - Taux d’infestation moyenne des aulacodes se sexe femelle ........... 99 
II.2.3.9 - Taux d’infestation moyenne des aulacodes de sexe mâle ............. 100 
II.2.4 - Discussion sur les résultats des ectoparasites .................................... 100 
II.2.4.1- Discussion sur les principales tiques identifiées.............................. 100 
II.2.4.2- Discussion sur le site de fixation et la distribution des tiques......... 102 
II.2.4.3- Discussion sur la répartition des tiques en fonction des sexes ........ 102 
II.[Link]- Chez les mâles .............................................................................. 102 
II.[Link] - Chez les femelles ......................................................................... 103 

xxvi
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2.4.4 - Taux d’infestation moyen en fonction du sexe et des sites de fixation


........................................................................................................................ 103 
Recommandations.......................................................................................... 104 
a - Recommandations faites à l’Etat et aux différentes structures de
développement ............................................................................................... 104 
b - Recommandations faites aux éleveurs d’aulacodes ................................. 104 
c - Recommandations faites aux consommateurs d’aulacodes...................... 106 
CONCLUSION GENERALE :......................................................................... 107 
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................ 111 
WEBOGRAPHIE.............................................................................................. 120 

xxvii
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

INTRODUCTION

Les productions animales, longtemps parent pauvre de l’agriculture en Côte


d’Ivoire demeurent toujours une contrainte majeure pour l’Etat ivoirien.
L’autosuffisance en produits carnés reste un souci majeur pour les décideurs
politiques en Côte d’Ivoire. Aussi, malgré l’interdiction de la chasse depuis
1974, le gibier, autrefois principale source de protéines animales continue d’être
chassé. La consommation de la viande de brousse avoisine les huit kilogrammes
(8kg) par habitant et par an et depuis ces dernières années, le gibier est devenu
rare (FANTODJI et SORO, 2004). Cette raréfaction est due à l’urbanisation et
à la destruction des habitats naturels des animaux, des écosystèmes et des
espèces par la chasse, le braconnage et les feux de brousse.

Pour combler ces déficits en produits carnés, la Côte d’Ivoire importe plus de la
moitié de ses protéines animales. De ce fait, l’Etat ivoirien, pendant les vingt
dernières années, a lancé de nombreuses actions en vue de développer les
productions animales (MINAGRA, 1997) comme l’aménagement des parcs
nationaux, la protection des espèces en voie d’extinction, la réglementation de la
chasse, l’installation de fermes de gibiers et l’élevage en captivité de gros
rongeurs sauvages. Force est cependant de reconnaître que la plupart de ces
actions n’ont pas réussi à satisfaire les besoins essentiels des populations. En
effet, malgré tous ces efforts, la production et la productivité du cheptel
d’animaux d’élevage demeurent faibles. Le taux de couverture des besoins en
viandes et abats par la production nationale est de 43 %, soit un déficit de 57 %
(MINAGRA, 1999).
De concert avec d’autres pays Ouest- africains qui ont le même déficit chronique
en protéines animales et pour résoudre dans le même temps le problème de
préservation de la biodiversité par la protection des écosystèmes et des espèces,

1
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

la Côte d’Ivoire cherche à promouvoir l’élevage d’espèces animales non


conventionnelles. Cette activité constitue en effet une solution pour protéger le
patrimoine faunique, tout en assurant aux populations, présentes et futures, les
besoins en protéines animales, garantissant leur sécurité alimentaire. Ainsi,
depuis 1995, l’élevage de l’aulacode en captivité étroite connaît-il un début de
développement en Côte d’Ivoire. Mais la non maîtrise des différentes
pathologies observées dans les élevages, constitue une contrainte majeure pour
la diffusion de cette nouvelle spéculation.

Pour apporter un appui scientifique aux éleveurs, et dans le cadre de la


formation dans la filière Production Animale, un programme de recherche et de
formation pluridisciplinaire en aulacodiculture a été initié. Les chercheurs et
vétérinaires de toutes spécialités sont interpellés pour étudier et appréhender les
différentes affections déjà présentes et susceptibles de surgir dans les élevages
d’aulacodes.

L’aulacode est l’un des gibiers les plus prisés d’Afrique de l’ouest où l’on
estime à environ 80 millions, le nombre d’animaux abattus chaque année, soit
environ 300.000 tonnes de viande (MENSAH, 1990; FANTODJI ET
MENSAH, 2000). L’arôme, la saveur, la tendreté de la viande, en font un met
recherché, payé au prix fort dans les grands centres urbains. Les méthodes pour
chasser ce gibier sont multiples : feux de brousse, pièges, appâts empoisonnés.
Certaines d’entre elles sont à l’origine de graves fléaux (désertification, famine,
extinction de certaines espèces animales et végétales, mort d’homme).
Par ailleurs, le gibier représente une part importante de l’apport en protéines
animales dans de nombreux pays africains (ASIBEY et CHILD, 1991 ;
MALAISSE, 1997). Au nombre des animaux dont la raréfaction ne passe
inaperçue, se compte l’aulacode (Thryonomys swinderianus TEMMINCK
,1827). L’aulacode représente à lui seul près de 60 % des abats.

2
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

En effet, la très forte demande en viande d’aulacodes fait tant grimper son prix
de cession, qu’elle est devenue de loin plus chère que les viandes d’animaux
d’élevage conventionnel. La forte demande de la viande d’aulacode pour la
satisfaction des consommateurs et sa rareté grandissante dans la nature, suscitent
la nécessité de sa domestication et de son élevage. Mais cela passe par la
connaissance générale des différentes pathologies qui affectent cet animal.

Notre étude portant sur les parasites rencontrés chez l’aulacode (Thryonomys
swinderianus TEMMINCK, 1827), entre dans le cadre de ces préoccupations.

Dans la perspective de l’amélioration des conditions d’hygiène dans les


élevages, de l’élaboration d’un programme de suivis sanitaire par la mise au
point des schémas de prophylaxie sanitaire dans les élevages, nous nous sommes
fixés comme objectifs spécifiques de :
- rechercher les parasites du tube digestif rencontrés chez les aulacodes
sauvages et ceux des élevages urbains et périurbains du district
d’Abidjan ;
- rechercher les parasites externes rencontrés chez des aulacodes sauvages
et ceux des élevages urbains et périurbains du district d’Abidjan.

Ce travail s’articule autour de 2 grandes parties :


- La première partie, bibliographique, porte sur l’aulacodiculture en Côte
d’Ivoire ainsi que sur les dominantes pathologies rencontrées chez
l’aulacode.

- La seconde partie, notre modeste contribution, est consacrée aux


« parasites rencontrés chez l’aulacode (Thryonomys swinderianus
TEMMINCK, 1827) dans le District d’Abidjan en Côte d’Ivoire ».

3
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

PREMIERE PARTIE

SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE SUR

L’AULACODICULTURE EN COTE D’IVOIRE

4
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

CHAPITRE I :

L’ELEVAGE DE L’AULACODE EN COTE


D’IVOIRE

5
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I- Etat des connaissances en aulacodiculture


L’aulacodiculture se définit comme étant l’élevage des aulacodes et l’ensemble
des techniques y afférentes. C’est un domaine assez bien maîtrisé de nos jours
même si des avancées restent encore à faire.
I.1- L’AULACODE
I.1.1- Taxonomie
L’animal que nous appelons abusivement « agouti » en Afrique de l’Ouest et
particulièrement en Côte d’Ivoire est un grand rongeur nommé en réalité
« aulacode » (figure 2) page 12. Il fait ainsi partie de l’ordre des rongeurs de par
la forme des poils subépineux et l’importance des muscles massétériques.
Appartenant aux sous ordres des hystricomorphes, on lui connaît un seul genre :
«Thryonomys » qui lui-même renferme deux espèces à savoir Thryonomys
swinderianus TEMMINCK, (1827) cité par ADJAHOUTONON, (2005) ou
grand aulacode et Thryonomys gregorianus (THOMAS, 1894 cité par
ADJAHOUTONON, (2005). La taxonomie complète de l’aulacode selon
WOOD, (1955) ; ROSEVAERN, (1969) ; SMITHERS, (1983), est présentée
dans le tableau I ci-dessous.
Tableau I : Taxonomie de l’aulacode
• Règne Animal

• Embranchement Chordés (ou cordés)

• Sous - embranchement Vertébrés

• Classe Mammifères

• Super - ordre Onguiculés

• Ordre Rongeurs

• Sous-ordre Hystricomorphes

• Super Famille Thryonomyoïdea

• Famille Thryonomyidae (WOOD, 1955)

• Genre Thryonomys
Thryonomys swinderianus (TEMMINCK,1827)
• Espèces
Thryonomys gregorianus (THOMAS, 1894)

6
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Il convient de préciser que l’animal appelé « agouti » a pour nom scientifique


« Dasyprocta agouti » et est un rongeur de la super - famille des
Notrogomorphea, et existe seulement en Amérique du Sud. Quant au « hérisson
(Erinaceus, Hemiechinus, Atelerix…) » terme utilisé pour désigner l’aulocode
surtout au Gabon, c’est un insectivore qu’on rencontre en Afrique, en Amérique
et en Asie contrairement à l’aulacode qui est herbivore et vit exclusivement en
Afrique ( YEPKA, 2007).

I.1.2- Quelques noms vernaculaires pour désigner l’aulacode


L’aulacode est connu sous diverses appellations, noms vernaculaires et
synonymies en Afrique et dans le monde (FANTODJI et SORO, 2004).
Afrique:
(Langues ivoiriennes)
Abbey, Agni,Appolo ………………… ………… Bemba, gbemba, pemba
Baoulé :…………………………………………………………………….kpêma
Attié :…………………………………………………………………………pibê
Bété, Dida :………………………………………………....glimo, grimon, glima
Dioula, Malinké :………………………………………………kognina, kognan,
Gouro :……………………………………………………………...…………yah
Sénoufo :…………………………………………………… monhou, ounonhon
Wê, Wobé…………………………………………………………………. kwen
Yacouba :………………………………………… sôh,sompeuh, mleumleu, srô
Guéré :………………………………………………………….. Goueans, gouan
Toura :…………………………………………………………………… gninan
Lobi :……………………………………………………………… purbri,pulbre
Koulango :………………………………………………………………..Iwa, loï
Tagwana :………………………………………………………………. .Kamoro
Djimini :…………………………………………………………………. Nanndu
Djamala :………………………………………………………………. …Huwon
7
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

(Autres langues)
Ahoussa:……………………………………………………gafia, gouza, guahia
Lingala……………………………………..Simbiliki (République démocratique
du Congo).
Fon, Mina, Goun:……………………………………………Hô (Bénin, Togo)
Bariba :…………………………………………………gounon, kpanou(Bénin
Yoruba :…………………………………………………….oya, (Bénin, Nigeria)
Dendi :………………………………………………….cemu beri (Bénin, Niger)
Swahili:…………………………ndezi, kibondo(Tanzanie, Kenya, Ethiopie)
Bambara, malinké …………Kôgnina, Kôgnan, Kôgnin(Mali, Côte d’Ivoire)
Europe:
Français : grand aulacode, petit aulacode, rat des roseaux
Anglais : grass-cutter, cane rat, cutting-grass
Allemand : grasnager, rohrrate, bambusratte

I.1.3- Quelques termes zootechniques utilisés en aulacodiculture


AULACODE : (n.m.) termes génériques en français pour designer Thryonomys.
AULACODE INDOCILE : Tout aulacode paniquard et qui s’affole facilement
en présence humaine, n’acceptant pas la vie en captivité.
AULACODEAU : (n.m.) aulacode mâle ou femelle impubère.
AULACODELLE : (n,f) aulacode femelle impubère.
AULACODERE : (n.f.) cage ou enclos d’élevage d’aulacodes.
AULACODERIE : (n.f.) bâtiment d’élevage d’aulacodes.
AULACODICOLE : (adj.) relatif à l’aulacodiculture.
AULACODICULTEUR :( n.m.) éleveur d’aulacodes.
AULACODICULTURE : (n.f.) élevage des aulacodes.
AULACODIER : (n.m.) personne s’occupant de la conduite de l’élevage
d’aulacodes.
AULACODIN : (n.m.) aulacode mâle adulte.
8
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

AULACODINE : (n.f.) aulacode femelle adulte.


AULACODINET : (n.m.) aulacode mâle subadulte.
AULACODINETTE : (n.f.) aulacode femelle subadulte.
AULACODRERE :(n.f.) piège ou sac de capture d’aulacode.
AULACODRON : (n.m.) aulacode mâle castré (MENSAH, 1992).

I.1.4- Répartition géographique


Le grand aulacode, Thryonomys swinderianus TEMMINCK ,1827 est localisé
en Afrique uniquement, au Sud du Sahara comme nous l’indique la (figure 1,
page 11) MENSAH et EKUE, (2003). Au Nord de l’équateur, on le rencontre
depuis le Sénégal à l’Ouest jusqu’en Somalie à l’Est. Au Sud de l’équateur, son
aire de distribution s’étend jusqu’en Afrique du Sud selon les études de
HEYMANS, (1996).
Nous dirons en clair que l’aulacode se rencontre dans toute l'Afrique sub-
saharienne au Sud du 15ème parallèle Nord jusqu'au Cap en passant par le Centre
de la Namibie ( KINGDON, 1997), sauf dans les zones désertiques du Sahara et
du Kalahari. En Afrique de l’Ouest, nous verrons qu’il est bien rencontré au
Sénégal, au Nigeria, au Bénin, au Togo, au Ghana, au Burkina Faso, au Mali, au
Liberia, en Sierra Léone et en Côte d’Ivoire (FANTODJI et SORO, 2004).

Les biotopes fréquentés par les aulacodes sont variés : monocultures de canne à
sucre, de maïs, de manioc ; champ cultivé ; herbes épaisses ; roseaux ; galerie
forestière ; sous-bois dense des forêts tropicales ; collines herbeuses ; plaines
savanicoles HEYMANS, (1996). Il vit aussi caché sous les troncs d’arbres
desséchés, sous des tas de feuilles, de brindilles, ou branches (ATCHADE,
1980).

9
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

-20 -10 0 10 20 30 40 50

0
4 4
0

N
0
3 3
0

0
2 2
0

0
1 1
0

0
0

0
1
- -1
0

0
2
- -2
Limite d'Etat 0
Aire de répartition

0
3
- -3
0

0 200400 600 800 Ki lomètres

0
4
- -4
0

-20 -10 0 10 20 30 40 50

Source: MENSAH et EKUE, (2003)

Figure 1 : Carte de la répartition des aulacodes en Afrique

I.1.5- Description
De forme généralement massive, l’aulacode possède une peau très fragile, de
couleur blanchâtre, recouverte d’une robe à poils sub - épineux, orientés d’avant
en arrière. La coloration varie généralement du brun-roux au gris-brun.
Cependant, on trouve des aulacodes à pelage noir, brun clair ou roux, voire noir
blanc ou gris clair (TOMETY, 2002). Le ventre, la gorge et le museau portent
des poils blanchâtres et souples au toucher. La tête, petite et forte, se termine par
un museau court, légèrement effilée chez la femelle et plus arrondie chez le mâle
(AGBESSI et TONDJI, 1992). Les lèvres sont petites et épaisses. La lèvre
supérieure porte huit vibrisses et une fente médiane, le philtrum, qui laisse

10
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

apparaître une paire d’incisives taillées en biseau, de couleur orangée, portant


trois sillons. Ce dernier caractère classe les aulacodes dans le sous-ordre des
Hystricomorphes (figure 3).

Source : SORO, (2007)

Figure 2 : Aulacode adulte (Espèce swindérienne)

Oreille
Cou

Oeil Dos

Vibrice

Queue

Patte
antérieure
Patte
postérieure
Source : MENSAH et EKUE, (2003)

Figure 3: Anatomie externe du grand aulacode

11
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

L’aulacode est un simplicidenté par opposition aux Lagomorphes qui sont des
duplicidentés. Il est dipliodonte et chez les jeunes, la dentition de lait provisoire,
est constituée d’incisives et de prémolaires (Figures 4 et 5). La formule dentaire
par demi-mâchoire chez le nouveau-né est : I = 1/1 ; C = 0/0 ; PM = 1/1. A l’âge
adulte, à partir de 9 mois environ, l’aulacode possède 20 dents définitives et la
formule dentaire par demi-mâchoire est : I = 1/1 ; C = 0/0 ; PM = 1/1 ; M = 3/3.
Les dents à croissance continue (hypsodonte) sont une caractéristique des
Rongeurs ADJANOHOUN, (1988) ; SCHRAGE et YEWADAN, (1995).
La longueur d’un aulacode de la tête à la queue est comprise entre 70 et 80 cm,
pendant que la longueur de la queue seulement varie de 22 à 25 cm, la hauteur
sur patte est comprise entre 25 et 30 cm. Le poids moyen d’une femelle adulte
varie entre 2 à 4 kg contre 3 à 6 kg chez le mâle adulte.

Source : VAN DE VELDE, (1991) Source : VAN DE VELDE, (1991)

Figure 4: les puissantes incisives  Figure 5: les molaires de la mâchoire

Supérieure

12
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.1.6- Ecoethologie
Les observations ont montré que l’aulacode est un animal nocturne et n’aurait
qu’une activité diurne assez réduite. Mais, s’il se sent en sécurité le jour, il sort
pour jouer et s’alimenter ; c’est d’ailleurs pour cela qu’on peut le surprendre lors
d’une chasse diurne. Ainsi, il n’est pas très exact de considérer l’aulacode
comme un animal purement nocturne mais plutôt comme ayant une activité plus
intense la nuit et à l’aube selon MENSAH, (1991).

L’aulacode a un comportement craintif. En captivité étroite, on distingue deux


catégories d’aulacode : l’aulacode docile qui accepte bien et rapidement la vie
en captivité étroite et l’aulacode indocile qui cherche à s’évader par tous les
moyens (MENSAH, 1983 et 1984). Pendant les heures chaudes de la journée, il
se sent à l’aise, mais à température ambiante inférieure à 18°C, l’activité de
l’aulacode est totalement réduite et il peut en mourir si cet inconfort se prolonge
(ADJANOHOUN, 1987).

I.1.7- Biologie
I.1.7.1- Comportement sexuel
De la naissance jusqu’à l’âge de 3 à 4 mois, les mâles et les femelles vivent
ensemble. Ils se poursuivent, se tirent par la queue, les poils, etc., ils se montent
indifféremment : les mâles se montent entre eux et les femelles entre elles. Ce
comportement de monte (saillie) se spécifie à mesure que les aulacodeaux
approchent la puberté qui est atteinte vers l’âge de 4 à 5 mois. A ces âges, les
aulacodinets (mâles sub-adultes) ne se tolèrent plus et livrent des combats pour
la conquête des femelles. La maturité sexuelle est le stade où un animal peut se
reproduire physiologiquement. Selon ADJANOHOUN, (1988), le
comportement sexuel de l’aulacode femelle est caractérisé par deux périodes de
durée inconstante et inégale qui se succèdent : l’une de repos sexuel et l’autre
d’activité sexuelle.
13
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

¾ Période de repos sexuel

La période de repos sexuel varie selon les femelles de quelques jours à plusieurs
mois, au cours desquels mâles et femelles ne s’accordent aucun intérêt
significatif. Cependant, ils jouent ensemble, parfois la femelle toilette la tête du
mâle et vice - versa. Les animaux dorment toujours l’un contre l’autre. De temps
en temps, le mâle renifle la vulve de la femelle, mais ceci est sans suite. Cet état
apparent de repos sexuel qui correspond à l’anœstrus, concerne uniquement la
femelle. Il est caractérisé par la présence d’une vulve fermée par une membrane
vaginale et celle d’un mucus compact dans le vagin (SCHWARZENBERG et
al.,1992). L’épithélium qui recouvre la vulve renferme des cellules
mucosécrétantes caractéristiques d’un anœstrus. Les frottis sont riches en
cellules intermédiaires avec présence de cellules superficielles plicaturées et de
polynucléaires (OKON, 2005). Pendant cette période d’anœstrus, la femelle est
non réceptive au mâle. Chez le mâle adulte par contre, la libido est permanente
toute l’année (ADJANOHOUN, 1988 et 1992).

¾ Période d’activité sexuelle ou œstrus

Variant de quelques jours à quelques mois, la période d’activité sexuelle est très
bruyante et se divise en deux phases (ADJANOHOUN, 1992) : une phase
bruyante et une phase d’accalmie.
La phase bruyante : Elle dure plusieurs jours : c’est le pro - oestrus pendant
lequel le mâle fait une cour assidue à la femelle qui devient alors nerveuse et le
fuit ensuite. Le pro-oestrus peut être suivi par l’œstrus où la femelle accepte le
mâle en adoptant une position de copulation.

La figure 6 illustre les différentes phases de la cour de l’aulacodin à l’aulacodine


et la saillie.
Au cours du processus, l’aulacodin s’approche lentement de l’aulacodine et
renifle sa vulve, puis cette dernière s’immobilise à la suite de l’action.
L’aulacodin effectue ensuite un mouvement de rotation sur place en dandinant
14
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

de droite à gauche et recule jusqu’aux flancs de l’aulacodine. L’aulacodin essaie


de monter l’aulacodine. Si l’aulacodine est non consentante, elle adopte une
position de refus. Mais si au contraire, elle est consentante, elle prend une
position d’acceptation, et la saillie marque la fin de la cour.
La phase bruyante ne conduit pas toujours à l’œstrus mais peut faire place à une
phase d’accalmie.
La saillie a lieu quand la femelle adopte, à l’approche du mâle, une position
favorable au coït. La saillie est brève, elle ne dure qu’environ 20 secondes et elle
se déroule généralement entre 6 heures du soir et 3 heures du matin. SCHRAGE
et YEWADAN, (1995) ; MENSAH, (1984) et HEYMANS, (1996) ont
cependant observé qu’elle peut avoir lieu à n’importe quel moment de la
journée. Les activités sexuelles sont plus intenses et commencent plus tôt en
groupe polygame qu’en groupe monogame (SCHWARZENBERG et al.,
1992). L’aulacodin peut saillir plusieurs fois par jour.

(1) (2) (3)

(4) (5) (6) (7)

Source: MENSAH et EKUE (2003)

Figure 6 : Différentes phases de la cour de l’aulacodin à l’aulacodine

15
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

La phase d’accalmie : Elle dure 24 à 78 h à la suite de laquelle soit la femelle


retourne en pro-oestrus, soit elle retourne vers l’anoestrus. Cependant, si la
saillie a été fécondante elle évolue vers la gestation.

I.2- Bâtiments et équipements d’élevage


I.2.1- Bâtiments
La fiche technique n°1 du Projet Promotion de l’Elevage d’Aulacode (PPEAU)
du Bénin (1999), nous recommande un endroit plat et non inondable, calme et
loin des mauvaises odeurs, proche de l’habitation de l’éleveur.

Le bâtiment d’élevage ou aulacoderie est construit de manière à protéger les


animaux contre les intempéries notamment la pluie, les variations de
température (chaleur, fraîcheur), l’humidité, et en vue de limiter les vols et des
prédations.
Les dimensions de ce bâtiment dépendent énormément de :
- la taille du cheptel ;
- l’espace disponible ;
- la capacité financière de l’éleveur.
Ainsi nous pouvons avoir un bâtiment modeste avec une longueur minimale de
4 m ou un grand bâtiment dont la longueur peut osciller entre 10 et 12 m (figures
7 et 8).

16
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Source : YEWANDA et SCHRAGE, (1995)

Figures 7 et 8: Différentes aulacoderies

Source : YEWANDA et SCHRAGE, (1995)

Figure 9: Exemple d’un enclos au sol

Ce bâtiment renferme soit des enclos étagés (figure 10), soit des cages (figure
11) qui peuvent être doubles ou simples. On aussi des enclos au sol (figure 9).

17
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Source : YEPKA, (2007) Source : YEWADAN et SCHRAGE, (1995)

Figure 10 : Exemple d’enclos étagés Figure 11 : Exemple de

cages étagées

Les cages servent à un élevage individuel, tandis que les enclos sont utilisés
pour les groupes de reproducteurs ou les aulacodes en bande. Un groupe de
reproducteurs polygames (un mâle et quatre femelles) a besoin de 1,6 m2 de
surface et 0,64 à 0,80 m3 de volume. Dans le modèle vulgarisé actuellement
aussi bien au Bénin qu’au Cameroun, les cages individuelles et les enclos à
double compartiment sont construits en même temps que le bâtiment, en ciment
(MENSAH et EKUE, 2003) cité par YEPKA, (2007).

Tableau II : Dimensions des aulacodères (enclos)


Aulacodère Largeur Hauteur Longueur Largeur
Rebord (cm) (cm) (cm) (cm)
Cage individuelle 5-15 25-50 50-70 35-50
Cage d’accouplement 5-15 30-50 70-100 50-100
Enclos 25 100 200 150
Source : MENSAH (1998)

18
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.2.2- Equipements d’élevage


Les équipements et matériel d’élevage sont constitués d’abreuvoirs et de
mangeoires, de cages de contention, de cages de pesée et de cages de transport
(MENSAH et EKUE, 2003) (figure 12).

c
d b

Source : SORO, (2007)

Figure 12: Equipement d’élevage : a- cage de transport,

b- cage de contention,

c- mangeoire,

d- abreuvoir,

I. 3- Alimentation

Une bonne alimentation permet aux animaux de vite grossir, d’être résistants
aux maladies. Elle limite les bagarres entre individus et elle permet aux femelles
gestantes et allaitantes de bien entretenir et d’élever leurs petits.

I.3.1- Fourrage vert, ingrédients alimentaires concentrés, Compléments


minéraux et vitaminés

Le fourrage constitue l’aliment de base et représente 70% de l’alimentation de


l’aulacode. Il est complété en élevage par un concentré alimentaire, de minéraux
et de vitamines. L’alimentation de l’aulacode est variée et doit être à la fois
qualitative et quantitative. L’alimentation des aulacodes est résumée dans le
tableau III ci-dessous.

19
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Tableau III : Liste des fourrages, de sous-produits agricoles et agro-


industriel utilisés dans l’alimentation des aulacode.
Types d’aliments Ingrédients alimentaires
Herbe de Guinée (Panicum maximum)
Herbe à éléphant (Pennisetum purpureum)
Chiendent ou herbe à baïonnette/paillottes (Imperata
indica)
Fourrages verts
Canne à sucre (Saccharum spp.)
Feuilles et nervures de palmier (Elaeis guineensis)
Feuilles et nervures de cocotier (Cocos nucifera)
Jeune pousse de bambou de chine (Bambusa vulgaris)
Racines de manioc (Manihot esculenta)
Tubercules de taro (Colocasia esculenta)
Tubercules de patate douce (Ipomea batatas)
Epluchures de manioc (Manihot esculenta)
Epluchures d’ananas (Ananas comosus)
Sous- produits agricoles Epluchures d’igname (Discorea spp.)
Tiges de maïs (Zea mays)
Tiges de manioc (Manihot esculenta)
Papaye verte (Carica papaya)
Feuilles et lianes de patate douce (Ipomea batatas)
Feuilles et tronc de bananier (Musa spp.)
Grains de maïs (Zea mays)
Aliments concentres et
Son de maïs (Zea mays)
énergétiques
Noix de palme
Folioles de Leucaena leucocephala
Aliments riches en matières
Folioles de Moringa oleifera
azotées
Graines d’arachide (Arachis hypogea)
Poudre de coquille d’huître
Matières minérales et vitamines Bia-calciumND, SupravitaminolND, OligovitamisolND
Sel de cuisine

Source: SORO, (2007)

20
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Selon AINADOU, cité par TOVIGNON, (2005), le rythme d’alimentation chez


l’aulacode dépend surtout de la période de distribution des aliments et de la
température ambiante. Les périodes d’alimentation intense se situent entre 8
heures et 12 heures. Durant ces périodes, l’animal mange en moyenne pendant
trois heures. Les fréquences d’alimentation sont plus ou moins stables entre 18
heures et 22 heures, diminuent dans l’intervalle de 22 heures et 1 heure pour
ensuite s’annuler quelques temps après. Au total, l’aulacode consacre 6 heures
par jour à se nourrir. Cependant il est juste de soutenir avec HEYMANS, (1996)
que, quelques conseils pour une alimentation correcte sont à donner :
- la quantité et la qualité sont nécessaires, mais l’excès de canne à sucre
entraîne des caries.
- les plantes étant au stade de graine sont à éviter car elles attirent les
oiseaux, l’herbe doit être récoltée avant la floraison.
- la distribution d’une seule espèce de plante est à éviter car entraîne des
carences.

Cette alimentation végétarienne assez large nous permet d’affirmer que


l’aulacode est essentiellement herbivore. Par contre AMANY (1973) a observé
que cet animal de temps en temps tue et consomme de petits rongeurs. Il conclut
de ce fait et compte tenu du cannibalisme rencontré chez l’aulacode, qu’il
occupe une place intermédiaire entre les herbivores et les omnivores. Il a été
observé que l’aulacode s’approvisionne en magnésium et en calcium en
consommant des terres noires à amphibolite riche en sels minéraux dans les
savanes (TOVIGNON, 2005).
Un accent particulier est mis sur un complément indispensable au
développement de l’aulacode. Il s’agit des minéraux, des oligo-éléments, des
vitamines et des protéines animales. Bien que végétarien, l’aulacode doit
également consommer des protéines animales en quantité réduite mais suffisante
afin d’assurer son équilibre protéique. Selon le même (HEYMANS, 1996), il

21
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

s’avère indispensable d’ajouter à la nourriture et aux granulés de la farine de


poisson séché par exemple afin d’empêcher le cannibalisme.
Les besoins en nutriments à couvrir dans la ration alimentaire de l’aulacode
d’élevage sont consignés dans le tableau IV.
Tableau IV: Besoins en nutriments dans la ration alimentaire de l’aulacode
d’élevage.
Nutriments Taux en % de matière sèche

Protéines brutes 12,0 à 18,0

Lipides bruts 2,5 à 4,5

Fibres brutes 25,0 à 45,0

Cendres brutes 2,5 à 4,5

Extractifs non azotés 45,0 à 65,0

Hemicellulose (Neutral Detergent Fiber: NDF) 42,0 à 64,0

Cellulose (Acid Detergent Fiber: ADF) 25,0 à 35,0

Lignine (Acid Detergent Lignin: ADL) 3,0 à 8,0

Source : MENSAH, (1993 et 1995)

I.3.2- L’eau

L’eau étant importante pour la vie et le développement des animaux, il convient


de mettre chaque jour et en permanence de l’eau propre à la disposition des
aulacodes. (Fiche technique du PPEAU n°3, 1999).

22
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.4- La reproduction
I.4.1- Mode d’accouplement
Les résultats des recherches expérimentales ont montré que la maturité sexuelle
chez l’aulacode est atteinte entre 5 et 6 mois d’âge pour les femelles et entre 7 et
8 mois pour les mâles (JORI et NOEL, 1996). Deux modes d’accouplement
sont recommandés et pratiqués par les aulacodiculteurs : l’accouplement en
groupe polygame permanent et l’accouplement en groupe polygame temporaire
(MENSAH et BAPTISTE, 1986).

Le ratio optimal dans le groupe de reproduction est de 4 femelles et un mâle. En


mode d’accouplement permanent, le groupe d’aulacodes reproducteurs formé est
permanent et le mâle n’est remplacé qu’en cas d’infertilité ou de mort.

Quant au mode d’accouplement temporaire, le mâle ou la et/ou les femelle(s) est


(sont) isolé (es) après le constat d’une gestation. Le groupe d’aulacodes
reproducteurs est reconstitué après les mises bas et le sevrage des aulacodeaux
(N’TSAME et EDDERAI, 2000).

I.4.2- Test de gestation

Une bonne gestion du cheptel d’aulacodes d’élevage reproducteurs nécessite la


pratique du test de gestation pour définir et suivre un calendrier des différents
évènements relatifs à la reproduction et pour maîtriser la production.
ADJANOHOUN, (1988 et 1992), a préconisé plusieurs méthodes pour savoir si
une aulacodine mise au mâle a été saillie ou non et si elle est éventuellement
gestante. Les différents tests de gestation praticables chez l’aulacodine sont les
suivants :

• l’appréciation visuelle du volume de l’abdomen ;

• la palpation abdominale ;

23
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

• l’inspection du mucus vaginal ;

• le dosage des hormones.

L’inspection du mucus vaginal (ADJANOHOUN, 1992) permet de faire un


diagnostic de certitude à deux reprises :
¾ un diagnostic très précoce dès 30-35 jours jusqu’à 60 jours en se
basant sur la couleur du mucus vaginal ;
¾ un diagnostic plus tardif à partir de 60 jours et jusqu’à la naissance en
se basant encore sur la couleur du mucus vaginal et la présence d’une
membrane vaginale, tous deux spécifiques de la gestation.
Ce test de gestation est le plus pratiqué actuellement au niveau des élevages. Il
se fait 4 à 6 semaines après la mise au mâle.

I.5- Conduite de l’élevage

I.5.1- Sexage
Le sexage se fait par observation de la distance périnéale. Il est possible dès le
premier jour, mais se fait de préférence au sevrage. Chez l’adulte, la région
génitale du mâle est de couleur jaune orangée et brune (SCHRAGE et
YEWADAN, 1995). AMANI, (1976), fait remarquer qu’à la naissance, la
distance entre l’anus et les parties génitales du mâle est plus grande que celle de
la femelle, mais le pénis est aussi développé que le clitoris (figure 13).

24
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Source : AMANI, (1976)

Figure 13: Détermination du sexe par observation de la zone

ano-genitale

I.5.2- Activités journalières et opérations de routine dans l’élevage


Entre 7 heures et 9 heures, sont effectués l’inspection, l’entretien des
infrastructures et matériels, l’affouragement et l’abreuvement. A 11 heures,
l’aliment de complémentation peut être servi.

25
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Tableau V : Activités journalières et opérations de routine


1-Tous les jours
- inspection générale du cheptel de 07h30 à 08 h30 mn
- nettoyage des cages et affouragement des aulacodes en cage de 08 h 30 mn à 09h 30mn
- affouragement des aulacodes en enclos et nettoyage des mangeoires en enclos de 09 h 30 mn
à 10 h
- première distribution des aliments secs à tout cheptel à 11 h.
- affouragement des aulacodes ayant fini leur fourrage à 16 h
- deuxième distribution des aliments secs à tout le cheptel à 17 h 30 mn.
2-Autres jours de la semaine ou du mois
Tous les lundis, mercredi et vendredi : nettoyage et désinfection des enclos
- tous les mercredis et dimanche : désinfection des bâtiments
- tous les samedis : nettoyage des abreuvoirs de tout l’élevage et des mangeoires des cages
- toutes les dates du 3 et du 17 du mois : vitamine et sels minéraux dans l’aliment à tout le
cheptel
- toutes les dates des 23 et 24 du mois : pesée des aulacodes en cage
- toutes les dates des 26, 27 et 28 du mois : pesée des aulacodes
3-A chaque mise bas et sevrage
- noter la date
- peser les jeunes et leur mère
- faire le sexage et marquer les jeunes à la naissance
4- A chaque arrivage d’aulacodes dans l’élevage
- noter la date, le lieu de provenance et le sexe
- peser l’animal et remplir la fiche de quarantaine
5- A chaque mortalité
- noter la date
- peser le cadavre
- faire une brève description des observations
- autopsie et résultats ou expédition des analyses
- désinfecter la cage ou l’enclos
- incinérer le cadavre
Source : SORO, (2007)

26
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.6- PERFORMANCES ZOOTECHNIQUES


Des recherches menées en station au Bénin et dans des élevages pilotes dans
divers pays de la sous-région Ouest - Africaine, depuis 1983 ont contribué à
mettre au point une base de données sur les performances zootechniques
(SCHRAGE et YEWADAN, 1995).
Les tableaux VI et VII présentent les poids à âge-type obtenus en station au
Bénin chez l’aulacode d’élevage mâle et femelle (SCHRAGE et YEWADAN,
1995) et quelques performances zootechniques en aulacodiculture (MENSAH et
EKUE, 2003). Ces valeurs sont proches de celles observées en station par
NTSAME et EDDERAI (2000) au Gabon et par NIAGA (2002) au Sénégal et
par SORO (2002, 2007) en Côte d’Ivoire.

Tableau VI : Poids à âge - type chez l'aulacode d'élevage

AGE MALE FEMELLE


Poids vif corporel en g Nombre Poids vif corporel en g Nombre
(X±S) (X±S)

Naissance 132±26 1490 127±25 1440


4 mois 1128±289 1086 1053±237 1096
8 mois 2370±550 450 1843±368 545
12 mois 2490±662 288 2318±444 463
16 mois 4022±712 208 2541±446 414
20 mois 4192±722 141 2720±463 373
24 mois 4251±749 80 2827±482 350
SOURCE : SCHRAGE et YEWADAN, (1995)

27
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Tableau VII : Performances zootechniques enregistrées en aulacodiculture

PERFORMANCES VALEURS OBSERVATIONS


ZOOTECHNIQUES
Durée de vie d’une 6 à 10 ans Il est conseillé de faire la réforme des reproducteurs
aulacodine au bout de 5 années d’exploitation et ceci à partir de
la date de mise à la reproduction.

Taux de fertilité annuelle 75 à 95 % Le taux de fertilité est le nombre de femelles ayant


mis bas sur le nombre de femelles mises au mâle.

Taux de mortalité annuel 5% Compris entre 2 et 10 %.


moyen des adultes

Taux de mortalité annuel 10 % Compris entre 5 et 15 %.


moyen des aulacodinets

Taux de mortalité moyen 12 % Compris entre 10 et 25 %.


des aulacodeaux

Durée totale d’un cycle de 29 semaines Dont 5 semaines de marge de sécurité pour
reproduction de l’accouplement, la fécondation des femelles et le
l’aulacodine sevrage des aulacodeaux.

GMQ tous sexes confondus 7 à 12 g C’est le gain moyen quotidien (GMQ) tous sexes
confondus au cours de la première année d’âge.

Consommation alimentaire 150 à 200 g


chez l’aulacode adulte et de MS/kg
subadulte PV
Consommation alimentaire 50 à 100 g
chez l’aulacodeau MS/kg PV
Consommation d’eau 25 à 150
ml/kg PV
Poids vif corporel (PV) 2,5 à 4,5 kg
moyen du mâle Poids vif corporel (PV) moyen à un an d’âge.
Poids vif corporel (PV) 2 ou 3 kg
moyen de la femelle
SOURCE : MENSAH et EKUE, (2003)

28
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

CHAPITRE II :

PATHOLOGIES DES AULACODES

29
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

L’aulacodiculture et en général, l’élevage de petits gibiers est une forme récente


d’exploitation rationnelle des espèces sauvages. Contrairement aux animaux
domestiques où la pathologie est bien appréhendée, celle de l’aulacode est
encore aux premiers stades. La spécialité pharmaceutique qui agit positivement
chez le lapin, n’aura pas nécessairement le même effet sur l’aulacode
(HEYMANS, 1996). Aussi des précautions particulières sont requises dans la
conduite sanitaire de ces animaux. Comme chez les espèces conventionnelles, il
existe des signes externes simples qui peuvent permettre de détecter un aulacode
malade (SORO, 2002) ou un dysfonctionnement dans l’élevage :

¾ poils dressés ou hérissés même quand on souffle sur eux ;


¾ isolement, blottissement dans un coin, refus alimentaires importants ;
¾ crottes liquides, très molles ou sans le sillon médian caractéristique des
crottes chez l’aulacode ;
¾ amaigrissement, toux…

Cependant, une étude sur l’inspection du cheptel en aulacodiculture, comme


outil de dépistage des maladies, effectuée sur 2984 aulacodes (SILEMENOU,
2004) cité par ADJAHOUTONON, (2005) a montré que parmi 1,43 %
d’aulacodes qui avaient les poils hérissés, ce signe persistait chez 0,07 % quand
on leur souffle sur les poils. De plus, seulement 2,3 % des aulacodes isolés et
blottis dans un coin présentaient des poils hérissés même quand on souffle sur
eux et quand ils étaient donc vraiment malades. Par conséquent, un diagnostic
de maladie chez l’aulacode ne doit pas se baser sur un seul de ces signes. Par
ailleurs, les crottes sans sillon médian ne signalent pas forcément une pathologie
mais peuvent faire suite à une consommation insuffisante de fourrages.

30
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1- Principales pathologies et leurs traitements

Un certain nombre de contraintes pathologiques est signalé à cet élevage


(YEPKA, 2007). Les observations faites depuis une vingtaine d’années tant
dans les stations de recherche qu’en milieu réel et dans divers pays (Bénin,
Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire et Gabon) ont montré que les maladies
rencontrées en aulacodiculture sont variées. Leur étiologie peut être parasitaire,
microbienne, traumatique, carentielle,… (HEYMANS, 1996 ; MENSAH et
EKUE, 2003 ; FANTODJI et SORO, 2004 ; HOUBEN, EDDERAI et
NZEGO, 2004).

II.1.1- Pathologies de l’élevage

II.1.1.1- Le stress
Le stress peut être considéré comme une réaction de l’organisme à des agents
pouvant provoquer une perturbation importante de l’homéostasie.

ƒ Causes

Chez les aulacodes, le stress se manifeste essentiellement suite à des actions


externes effectuées sur l’animal. L’agression peut être d’ordre physiologique ou
psychique. Le stress physiologique résulte essentiellement de facteurs tels que le
froid, la chaleur, le manque de nourriture, le déficit en oxygène, qui affectent
directement les organes et leur fonctionnement. Le stress psychique est
essentiellement représenté par des troubles psychosociaux qui atteignent
l’aulacode sauvage suite à la mise en captivité, suite à la densité de peuplement,
aux dérangements et aux manipulations liées à la conduite de l’élevage dans ce
nouveau milieu. Le stress psychosocial est généralement responsable d’un retard
31
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

de croissance pondérale et de maturité sexuelle ainsi que de nombreuses autres


affections.

ƒ Symptômes

Ces affections se manifestent sous des formes diverses telles que l’anorexie
(manque d’appétit, refus de s’alimenter, fatigue, anémie, poils hérissés), ou le
traumatisme psychique, suite à un accident, à un choc, ou à des manipulations
accidentelles de l’animal. Le traumatisme entraîne l’agitation, la torpeur, la
panique, la fuite, la convulsion, les blessures, des lésions d’organes, une
mauvaise usure des dents, des abcès, une inflammation de l’utérus et du vagin.

L’aulacode stressé ou traumatisé cherche à s’échapper de l’enclos, voire de


l’aulacoderie. Il court dans tous les sens, se cogne le museau, se blesse et peut se
fracturer le membre. Il peut survenir des cas de paralysie traumatique.

ƒ Traitements et prophylaxie

En cas d’anorexie, on administre à l’animal de l’eau glucosée (20 à 50 ml), un


complexe vitaminique et des oligo-éléments. Dans le cas de blessures ou de
fractures, il s’agit de soigner, de panser les plaies éventuelles et de réduire ou
faire réduire les fractures par un vétérinaire par la pose d’un plâtre. Pour faciliter
la cicatrisation et le rétablissement, l’animal malade peut être isolé pendant
quelques temps (FANTODJI et SORO, 2004).

Les blessures dues aux bagarres et aux chutes sont fréquentes.

32
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Les effets des affections microbiennes d’origines diverses se manifestent par des
troubles respiratoires, des tuméfactions de la gorge, des écoulements de bave,
des ballonnements du ventre aussi bien chez les adultes que chez les jeunes.

On peut utiliser comme tranquillisants : l’acépromazine 3-4g/400ml dans l’eau


de boisson tous les 2 jours ou 0,75-1 mg/kg de PV en IM durant 15 jours ;
comme anesthésie de l’aulacodine gestante la kétamine 5-20 mg/kg PV en IM ;
et comme anesthésie de chirurgie et de transport la Xylazine 20mg et la
kétamine 100mg à 0,035 – 0,2ml/kg de PV en IM.

Des traumatismes, causes de paralysies non expliquées, surviennent parfois dans


les élevages.

II.1.1.2- Affections dentaires

Elles sont dues à une alimentation non adaptée. Elles se manifestent par des
caries, des incisives qui sont trop longues par une mauvaise usure et un
amaigrissement.

ƒ Traitement
Il consiste à anesthésier l’aulacode et lui limer les incisives. Le type
d’anesthésie utilisé est la Xylazine 20mg à une dose de 0,035-0,2ml/kg de PV
en intramusculaire. Une fois l’animal anesthésié, on utilise une lime à stries
moyennes pour limer les incisives.

ƒ Prophylaxie
Il est conseillé de donner aux aulacodes des tiges fraiches et /ou sèches, éviter
aussi les facteurs de stress et la mise en place de phases de repos suffisantes. Il
faut aussi mettre des morceaux de bois ou une pierre à lécher dans l’enclos.
33
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1.1.3- Les stomatites

Elles sont dues à des erreurs alimentaires, à une mauvaise usure dentaire. Elles
se manifestent par une hyper - salivation, des éruptions noires autour de la
bouche et un amaigrissement.

ƒ Traitement
Il convient d’appliquer un bain de bouche avec la glycérine iodée et de pratiquer
ensuite le limage des dents. L’aliment doit alors être broyé.

ƒ Prophylaxie
Il faut manipuler les aulacodes avec attention en évitant de les stresser. Il faut
également éviter de leur donner trop de canne à sucre ou de fruits mûrs.

II.1.1.4- Invasion par les fourmis magnans

Il arrive souvent de retrouver des fourmis magnans dans le pelage des aulacodes
d’élevage avant ; pour les faire fuir, on utilise de l’huile de vidange dans les
rigoles à 1cm des bords.

II.1.1.5- Alopécie

La perte des poils aussi bien chez les aulacodeaux que chez certaines femelles
allaitantes est due souvent à une carence minérale et vitaminique.

Pour y remédier, il faut supplémenter l’alimentation en minéraux et en


vitamines.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1.1.6- Pathologies liées à la reproduction

¾ Dystocies
Elles se traduisent par des difficultés de mise bas. Elles sont dues aux erreurs
alimentaires, surtout lors d’une consommation d’aliment trop énergétique chez
les femelles gestantes.

ƒ Traitements
Il consiste à injecter l’ocytocine avec une dose de 1-2ml. 2 doses sont injectées à
30- 40mn d’intervalles par voie intramusculaire (IM).

ƒ Prophylaxie :

Il faut éviter ou réduire les tubercules frais dans l’alimentation des femelles
gestantes.

II.1.1.7- Les blessures


Elles sont dues aux bagarres entre aulacodes et aux chutes.

II.1.1.8- Paralysie des membres postérieurs


ƒ Causes

Elles sont dues à des manifestations brutales, des agitations des aulacodes.
L’origine est souvent nerveuse, les animaux sont prostrés et ont une difficulté
de déplacement.

ƒ Prophylaxie :

Il faut éviter les perturbations (stress) et les manipulations brutales.

35
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1.2- Pathologie infectieuse

II.1.2.1- Maladies bactériennes

Nous avons trois principales bactérioses qui sont : les entérotoxémies, les
staphylococcies et les corynébactérioses

II.[Link]- Entérotoxémies

Ce sont des toxi-infections d’évolutions très brèves dues à Clostridium


perfringens produisant une toxine. Les manifestations les plus visibles sont
l’asthénie, des troubles respiratoires suivis rapidement de troubles nerveux
entraînant une perte d’équilibre chez l’animal qui tombe sur le côté et effectue
des mouvements de pédalage. Puis l’animal entre dans une hypothermie suivie
d’une mort rapide. L’autopsie révèle un foie fortement congestionné et une
entérite micro-hémorragique (inflammation intestinale) suraiguë.

ƒ Traitements

Il est recommandé d’utiliser de la Tétracycline à la dose suivante : 10mg/kg,

2-5ml/ animal.

ƒ Prophylaxie :

Il convient de faire régulièrement la vaccination (TONDJI ; AKOMEDI et


AKPONA, 1992).

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.[Link]- Staphylococcies

Elles sont essentiellement dues à la multiplication de Staphylococcus aureus, en


association avec Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae ou des germes du
genre Citrobacter. Les staphylococcies sont des maladies infectieuses
caractérisées par une nette tendance à la suppuration. Elles peuvent prendre une
allure septicémique chez les jeunes.

Les staphylococcies peuvent se localiser au niveau de divers organes (peau,


tractus génital et digestif, appareil respiratoire, système nerveux, tissu
cardiaque).

o Au niveau de la peau

Elles se manifestent sous forme de pustules dans le revêtement sous-cutané


constituant des abcès. Elles peuvent se développer au niveau des mamelles qui
deviennent le siège d’une infection purulente (mammites) très gênante pour la
femelle allaitante et néfaste pour le développement des aulacodeaux.

o Au niveau du tractus génital de la femelle

Staphylococcus aureus provoque une vaginite ou une infection purulente des


voies génitales. Citrobacter peut constituer un germe associé. Chez les femelles
gestantes, cette affection peut constituer une cause d’avortement.

o Au niveau du tractus digestif

Staphylococcus aureus se localise dans l’intestin et induit une inflammation


intestinale ou rarement, une gastro-entérite se manifestant par une diarrhée et
conduisant à une mort rapide en absence de thérapie. Une autopsie indique des

37
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

lésions de l’intestin et l’apparition de plaques de Peyer. Le staphylocoque est


souvent associé à Escherichia coli.

o Au niveau de l’appareil respiratoire

L’aulacode atteint de staphylococcies présentes des difficultés respiratoires avec


une respiration bruyante. Des lésions sont présentes au niveau des cavités
nasales, de la trachée, des bronches et des poumons ou les foyers inflammatoires
sont le signe d’une broncho-pneumonie. Klebsiella pneumoniae est
généralement associé aux staphylocoques ; des cas de pleurésie purulente sont
parfois détectés.

o Au niveau du système nerveux

Ces staphylococcies se manifestent par des raideurs du cou, un décalage latéral


de la tête, des otites de l’oreille moyenne entraînant des troubles de l’équilibre.

o Au niveau du tissu cardiaque

Les staphylococcies entraînent des péricardites suppurées et des endocardites.

¾ Résorptions embryonnaires

Elles constituent l’une des principales causes de morbidité et de mortalité des


aulacodes. Les germes en causes sont les staphylocoques et les clostridies.

ƒ Traitements

Apres une anesthésie générale avec de la Xylazine 20mg à la dose de 0,035-


0,2ml/kg de PV en intramusculaire, il est conseillé de débrider la plaie avant de
passer au pansement.
38
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

ƒ Prophylaxie :

Il convient de pratiquer l’hygiène de l’élevage en nettoyant quotidiennement les


aulacoderies et en les désinfectant fréquemment. (TONDJI ; AKOMEDI et
AKPONA, 1992).

II.[Link]- Corynébactérioses

L’agent microbien est une bactérie du genre Corynébactérium associé ou non à


Citrobacter. Cette maladie entraîne des inflammations purulentes de la vessie,
de l’urètre et des reins. L’animal, sujet à des crises de coliques aigües, tourne sur
lui-même, est victime de chutes fréquentes au sol, perd l’appétit. Des abcès
purulents peuvent apparaître au niveau de certains organes tels que les
mamelles. En cas de non- traitement, ces abcès peuvent s'ouvrir et laisser couler
un pus verdâtre.

La bactérie infecte souvent les reins qui s’hypertrophient et présentent des zones
de nécroses. Les uretères, également hypertrophiés, sont remplis de mucus, de
sang et de pus. Plusieurs organes sont atteints. La vessie est également affectée
et accumule de l’urine teintée de sang. Les vertèbres coccygiennes peuvent aussi
héberger ce germe qui peut s’infiltrer par une lésion occasionnée par une rupture
de la queue lors d’une contention.

ƒ Traitements

Il est préconisé d’utiliser la Tétracycline à la dose de 10mg/kg dans l’eau de


boisson.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

ƒ Prophylaxie

Il faut éviter les ruptures accidentelles de la queue, tout en veillant sur l’hygiène
de l’élevage c'est-à-dire le nettoyage et la désinfection. TONDJI ; AKOMEDI
et AKPONA, (1992).

II.[Link]- Avortements

Ils sont dus à certains germes comme Citrobacter qui peut s’associer à un autre
germe ou non au niveau du tractus génital de la femelle. Les conséquences de
cette infection peuvent être une vaginite ou une infection purulente des voies
génitales.

Il est conseillé de mettre les femelles contaminées au repos sexuel, afin de


pouvoir traiter leurs affections. Une fois qu’elles sont guéries, ces femelles
gestantes sont réintroduites dans les cages à accouplement ou dans le cas
échéant elles sont reformées.

II.[Link]- Affections respiratoires

Elles sont dues aux genres Staphilococcus, Klebsiella, Pasteurella, mais aussi la
poussière et les aliments en poudre. Elles se traduisent par une toux et du jetage.

ƒ Traitements

Il est préconisé l’utilisation du chloramphénicol, 40mg-50mg/kg PV par voie


intra-musculaire (IM) durant 5 jours.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

ƒ Prophylaxie

Il faut maintenir une bonne hygiène de l’élevage et une protection des animaux
contre les intempéries et l’humidité, ( TONDJI ; AKOMEDI et AKPONA,
1992 ; HEYMANS, 1996 ; MENSAH et EKUE, 2003 ; FANTODJI et
SORO, 2004).

II.1.3- Pathologies parasitaires

II.1.3.1- Protozooses

II.[Link]- Protozooses sanguines


Dans le sang, la présence des protozoaires du genre Babesia sp., Nuttalia sp.
Piroplasma sp., et Anaplasma sp. a été révélée par l’examen des frottis sanguins
mais aucune protozoose sanguine ne s’en est suivie. L’hypothèse retenue est que
l’aulacode serait un porteur sain, mais contaminant les autres mammifères.

II.[Link]- Coccidioses
Au niveau du tube digestif, les protozoaires parasites sont très nombreux surtout
dans le caecum où ils prolifèrent.

Les parasites responsables des diarrhées les plus fréquentes sont les coccidies.
Parmi ces coccidies, on note les espèces Eimeria dysenteriae et Eimeria
cuniculi. Les Trichomonas caviae sont également présents.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

ƒ Traitements

Le traitement nécessite l’utilisation de GanidanND à la dose de 2 comprimés par


jour ou de l’AmprolND en poudre à la dose de 3g/kg, pendant 3 jours par voie
orale.

ƒ Prophylaxie

Il faut toujours pratiquer l’hygiène c'est-à-dire le nettoyage et la désinfection


dans les aulacodicultures.

II.1.3.2- Helminthoses

II.[Link]- Nématodoses
Des nématodes du genre Graphidium strigosum, Trichostrongylus, Trichuris,
Strongylus ont été décelés suite à des examens effectués à partir des crottes. Ces
parasites déclenchent des diarrhées alternées de constipation ; l’animal perd
l’appétit, s’alimente peu et s’affaiblit. Les nématodoses sévissent dans les
élevages surtout pendant les saisons des pluies.

ƒ Traitements

L’utilisation de l’albendazole à la dose de 1-3ml/kg de poids vif ou le


TeniastopND à la dose de 1ml/kg de poids vif (dose unique) donne des résultats
satisfaisants.

ƒ Prophylaxie :

Il est conseillé de sécher le fourrage 24- 48h avant son utilisation.

II.[Link]- Cestodoses
Ils sont localisés dans le tube digestif. Les cestodes décelés par les analyses
appartiennent aux genres Monezia, Hymenolepsie et Taenia. Des cysticerques de
l’espèce Tenia pisiformis sont parfois détectés au niveau du foie. Les cestodoses
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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

sont plus fréquentes pendant les saisons de pluie. L’animal qui maigrit à vue
d’œil, présente parfois de violentes coliques.

ƒ Traitements

Il est conseillé l’utilisation de Fenbendazole à 2,5%, à la dose de 20 mg par jour


dans de l’eau sucrée.

ƒ Prophylaxie

Il faudrait procéder au séchage du fourrage 24 - 48h avant la distribution.


(TONDJI, AKOMEDI et AKPONA, 1992).

II.1.3.3- Ectoparasitoses

Les ectoparasites de nature dermatologique rencontrés chez l’aulacode d’élevage


sont le fait de tiques hématophages tels que Ixodes rasus, Ixodes variegatum et
Rhipicephalus simpsoni. D’autres parasites externes ou ectoparasites tels que les
gales (Psoroptes sp et Epidermoptes microlichus) s’abritent dans les poils des
aulacodes mais ne semblent pas pathogènes pour leur hôte qui est en fait un
porteur sain, mais capable de transmettre le parasite aux autres mammifères
domestiques ou sauvages. Nous avons aussi les boutons, des abcès sous la peau
et sur les mamelles.

ƒ Traitement

Il faut faire un bain de BromocylenND 0,5% à rebrousse polis.

ƒ Prophylaxie

Il est suggéré l’utilisation de Tartrate de pyrantel 200 à 250 mg/kg par voie
orale.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

DEUXIEME PARTIE : Etude expérimentale


PARASITES RENCONTRES CHEZ L’AULACODE
(Thryonomys swinderianus TEMMINCK, 1827)
EN COTE D’IVOIRE :
CAS DU DISTRICT D’ABIDJAN

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

CHAPITRE I :

MATERIEL ET METHODES

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.1- Présentation générale de la zone d’étude

Notre étude a été effectuée dans le District d’Abidjan composé de :


• dix (10) communes qui sont : Plateau, Cocody, Yopougon, Marcory,
Treichville, Adjamé, Port-Bouët, Abobo, Attécoubé, Koumassi ;
• trois (3) sous - préfectures : Songon, Bingerville et Anyama.

Seules les communes d’Abobo avec 2 élevages visités, Cocody (2 élevages


visités), Yopougon (2 élevages visités) et les sous - préfectures de Bingerville
(avec 2 élevages visités), d’Anyama (4 élevages visités) ont été sélectionnées
pour la présente étude.

I.1.1- Localisation et situation administrative

La ville d’Abidjan qui est la principale ville est située au Centre - Sud du
district, les communes d’Anyama au nord, de Bingerville à l’Est et de Songon à
l’Ouest. La superficie du district d’Abidjan est de 2.119km2 avec 422km2 pour
la ville d’Abidjan et 1697km2 pour les trois sous-préfectures, soit 0,6% de la
superficie de la Côte d’Ivoire. Nous avons aussi 12.850 ha d’aires protégées
dont 3.750ha de parc national (parc national du Banco) et 9.100ha de forêt
classée (forêt classée d’Anguededou) représentant environ 6% de la superficie
totale du district.

I.1.2- Présentation du laboratoire ayant servi de cadre d’étude

Le laboratoire Central Vétérinaire de Bingerville (LCVB) a été crée en 1974. Il


est localisé dans la sous- préfecture de Bingerville à quinze (15) kilomètres
d’Abidjan.
Ce laboratoire comprend quatre (4) principaux services qui sont :
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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

- le service de parasitologie ;
- le service de microbiologie ou de bactériologie ;
- le service des pathologies aviaires ;
- le service de virologie ;

La principale mission qui lui est assignée est d’apporter un appui au


développement des productions animales par :
- le diagnostic des maladies animales (services de microbiologie,
Parasitologie, et de pathologies aviaires) ;
- le contrôle de la qualité des vaccins et de l’immunité vaccinale ;
- l’amélioration génétique des races locales par le contrôle de la qualité
des semences et l’insémination artificielle.

C’est un laboratoire qui regorge d’un personnel qualifié avec :


- six (6) Docteurs Vétérinaires dont cinq(5) chefs de service et un(1)
Directeur du laboratoire ;
- deux (2) ingénieurs des techniques agricoles ;
- trois (3) assistants des PVA ;
- six (6) techniciens de santé ;
- un (1) moniteur des PVA ;
- un (1) laborantin.

I.1.3- Population humaine

La population du district d’Abidjan était estimée à 3.796.677 habitants en 2006.


C’est une population cosmopolite qui ne cesse de s’agrandir à cause de la crise
que connaît le pays depuis le 19 septembre 2002.

47
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

ANYAMA

BINGERVILLE

Source: Accès internet http// [Link]

Figure 14: Carte du district d’Abidjan illustrant la zone d’étude

I.1.4- Climat

Le climat est de type tropical humide comme dans tout le Sud de la côte
d’Ivoire. On distingue deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches :
¾ une grande saison de pluie : d'avril à juillet ;
¾ une petite saison sèche d’août à septembre ;
¾ une petite saison de pluie d’octobre à novembre ;
¾ une grande saison sèche de décembre à mars.
La température moyenne annuelle est de 26,8°c. Les écarts thermiques sont
faibles avec des variations moyennes journalières et mensuelles de 4°C à 7°C.
La pluviométrie moyenne annuelle est de 2500mm et le degré hygrométrique est
toujours supérieur à 80 %.
I.1.5- Végétation
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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

La végétation se présente sous la forme d’une forêt dense humide qui se


caractérise par un peuplement fermé, pluristrate, constitué de grands arbres. Le
tapis graminéen est généralement absent et s'il est présent, formé d'espèces à
larges feuilles. Les pâturages naturels sont d'extension limitée.

I.2- Matériel
I.2.1- Matériel animal

Lors de l’étude, nous avons autopsié soixante (60) aulacodes dont trente (30)
aulacodes élevés en captivité et trente (30) autres aulacodes sauvages. Pour la
récolte des crottes, soixante cinq (65) aulacodes des élevages ont été utilisés.

Source : Photo ABE Source : Photo ABE

Figure 15 : Aulacode sauvage adulte Figure 16 : Aulacode d’élevage

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Source : Photo ABE Source : Photo ABE

Figure 17: Aulacodine et ses petits Figure 18: Aulacodin mort

• Choix des fermes et des animaux

Toutes les fermes sélectionnées, sont situées dans le district d’Abidjan et ne sont
pas très éloignées du laboratoire d’analyse. Il a fallu aussi tenir compte de
l’approbation des propriétaires des aulacodicultures. Quant aux animaux, seuls
les aulacodes présentant un état sanitaire satisfaisant et qui n’ont pas été
déparasités ont été choisis. Le poids de ces animaux est compris entre 3kg et
4kg ; le sexe ratio est respecté car la moitié des aulacodes a le sexe mâle et
l’autre moitié le sexe féminin. Quant à l’âge, ces aulacodes sont tous des
aulacodes adultes. Ils ont tous au moins 18 mois d’âge.

• Mode d’habitat

La forme du bâtiment est rectangulaire de dimension :

- Longueur 4-15m ;

- largeur 3,5-7,5m ;

- hauteur 1,5-2,45m ;

L’orientation est située de telle sorte que les longueurs doivent être parallèles à
la direction des vents dominants. Le bâtiment est aéré, éclairé et les portes
s’ouvrent de l’intérieur. La toiture est à double pente. La plus part des bâtiments
ont une pièce sauf celui de la station de recherche d’Abobo - Adjamé qui a une
salle d’élevage proprement dite, une salle de rangement ou magasin et un
bureau. Les cages hors sol sont en grillage avec des cadres en bois. Elles

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

peuvent être collectives ou individuelles, simples à un niveau ou à plusieurs


niveaux superposés.

Source : SORO, (2007)

Figure 19: Aulacoderie

• Conduite de l’alimentation

Les animaux d’élevage consomment des fourrages verts ; cette consommation


journalière se situe entre 60-95% et entre 15-40% pour les concentrés. Parmi
ces fourrages, nous pouvons citer Panicum maximum (herbe de guinée),
Andropogon gayanus, Zea mays (maïs, graines et tiges), Carica papaya
(papayer), Cocos nucifera (cocotier), Manguifera indica (manguier), Elaeis
guineensis (palmier à huile), etc... , il en est de même pour les aulacodes vivants
en milieu naturel (Annexe 1).

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.2.2- Matériel de laboratoire

™ Matériel d’observation et d’identification

- un microscope photonique (marque NIKON YS 100) ;

- une loupe binoculaire (marque OPTIKA) ;

- des clés d’identification entomologique.

™ Matériel de dissection

- un scalpel + une lame montée ;

- un bac à dissection ;

- une pince chirurgicale ;

- une paire de ciseaux droits ;

- une paire d’entérotomes.

™ Matériel de prélèvement et de mesure

- une balance de précision ;

- des tubes à essais ;

- des béchers ;

- une lame de MAC MASTER ;

- des tubes à fond conique ;

- des verres coniques à pieds ;

- des boîtes de pétri ;

- des flacons de 30 à 50 ml bouchés hermétiquement ;

- des sachets en nylon ;

- des portoirs ;

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

- une spatule ;

- un tamis à maille de 1mm ;

™ Autre appareils

- centrifugeuse électrique (type E 81 JOUAN).

™ Réactifs

- alcool à 70° ;

- solution sursaturée de chlorure de sodium (NaCl) à 33% ;

- une solution de glycérine à 10%.

™ Autre matériel

- une pipette Pasteur ;

- une baguette de verre ;

- des lames et lamelles ;

- un mortier et un pilon ;

- des gants en plastique ;

- un agitateur en verre.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.3- Méthodologie
I.3.1- Enquêtes et échantillonnage

La présente étude a porté sur les parasites rencontrés chez les aulacodes
d’élevage et sur ceux capturés en milieu naturel et vendus sur les marchés
locaux. L’étude s’est déroulée sur cinq mois (5) : du 16 août 2008 au 18 janvier
2009.

I.3.1.1- Echantillonnage

Une enquête préliminaire a duré un (1) mois du 16 août 2008 au 17 septembre


2008 dans les communes du District d’Abidjan où il existe des élevages
d’aulacodes. Elle a eu pour objet de s’informer et de répertorier les contraintes
sanitaires, rencontrées dans les élevages. Cette pré-enquête a été menée dans
onze (11) élevages d’aulacodes privés et une (1) station de recherche. Cette
même phase a permis de définir et de préciser les critères de choix des élevages
à suivre dans la phase d’enquête. Cette phase d’enquête a duré trois (03) mois du
18 septembre 2008 au 20 décembre 2008.

I.3.1.2- Critères de choix des élevages

Le choix des élevages installés en milieux réels a été basé sur l’effectif du
cheptel et leur état fonctionnel. Ainsi nous avons retenus pour notre étude des
élevages fonctionnels ayant au moins deux (2) groupes de reproducteurs (2
mâles et 8 femelles). Douze (12) élevages ont été donc retenus. Dans onze (11)
élevages, cinq (5) aulacodes adultes ont été sélectionnés par élevage sauf la
douzième ferme (l’aulacodiculture expérimentale d’Abobo-Adjamé) qui a
fournis une dizaine d’aulacodes.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.3.2- Prélèvement des matières fécales

La collecte des fécès s’est faite quotidiennement. Ainsi, tôt le matin, toutes les
cages sont nettoyées afin de débarrasser les fécès le la veille conformément à la
technique d’AMANY (1978). Les crottes fraîchement déposées par les
aulacodes sont récoltées à la main à plusieurs endroits de la cage et sont mises
dans des sachets en nylon numérotés en fonction des élevages et des animaux.
Ces sachets sont conservés dans une glacière jusqu’au laboratoire pour être
analysés. Ces prélèvements doivent toujours être accompagnés d’une fiche de
renseignement faisant mention des informations suivantes :

- l’identité du prélèvement ;

- la date du prélèvement ;

- les renseignements concernant les aulacodes ;

- l’âge des aulacodes ayant fournis les fèces ;

- l’état des animaux et symptômes observés ;

- existence éventuelle d’une thérapeutique anthelminthique ;

- la date de cette thérapeutique et les résultats cliniques ;

- la nature des recherches sollicitées.

Dans notre étude, nous avons effectué les récoltes, deux (2) fois par mois dans
dix (10) enclos par élevage.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.3.3- Conservation des matières fécales

La conservation s’est faite au réfrigérateur à 4°C dans un pot hermétiquement


fermé (conservation pendant plusieurs jours des œufs d’helminthes et des kystes
de protozoaires).

I.3.4- Analyses de laboratoire


I.3.4.1- Examen coprologique
I.[Link]- Examen macroscopique

Il nous a permis de juger les qualités physiques des selles :

- consistance (diarrhée, constipation) ;

- coloration (présence de sang, digéré ou non, présence de


pigments) ;

- Présence d’aliments non digérés.

Elle a consisté à rechercher dans les matières fécales préalablement étalées dans

une boîte de Pétri, à l’aide d’une aiguille lancéolée. Cette technique nous a ainsi

permis de retrouver les éléments parasitaires (anneaux de cestodes, des formes

adultes de nématodes) et non parasitaires de dimensions (aliments non digérés,

graines, …) visibles à l’œil nu.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

I.[Link]- Examen microscopique


a- Méthode qualitative

Elles se sont limitées à la mise en évidence et à l’identification des œufs


d’espèces parasitaires présentes.

a.1- Examen direct simple (sans enrichissement)

Sur une lame porte - objet, nous avons déposé une petite quantité de matières
fécales (à la grosseur d’un grain de riz ou d’une tête d’épingle) et on a délayé
dans deux gouttes d’eau de façon à obtenir un liquide homogène et bien
transparent. L’on a ensuite déposé sur le liquide, une lamelle et nous avons
procédé à un examen systématique de la préparation au microscope, à faible
grossissement (G*4).

a.2- Examen après concentration ou enrichissement

a.2.1- Enrichissement par flottation

ƒ Principe

Cette technique est utilisée pour les œufs de nématodes qui sont peu lourds. Elle
consiste à diluer le prélèvement dans une solution de densité élevée, c’est à dire
une solution dont le poids spécifique est supérieur à un (le liquide de flottation),
afin de concentrer les éléments parasitaires, de densité inférieure, à la surface du
liquide. En effet, tous les œufs de Nématodes flottent sur un liquide dont la
densité est comprise entre 1,10 et 1,2.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

ƒ Technique

L’opération a consisté donc à prélever 5g de matières fécales, à les triturer dans


le mortier. Ensuite elles ont été diluées et homogénéisées dans un verre à pied
gradué dans 70ml d’une solution sursaturée de chlorure de sodium (NaCl). Le
mélange, après tamisage à l’aide d’une passoire à thé, a été versé dans les tubes
à essai jusqu’à l’obtention d’un ménisque supérieur convexe. Une lamelle a été
ensuite déposée délicatement sur chaque tube et laissé au repos pendant 20 à 30
minutes. La lamelle a été ensuite récupérée à l’aide d’une pince et déposée
délicatement sur une lame porte - objet. L’observation des œufs a été faite au
microscope photonique aux objectifs 4, 10 et 40.

Figure 20 : Schéma opératoire de la technique de flottation

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a.2.2- Enrichissement par sédimentation

™ Sédimentation simple

ƒ Principe

Cette méthode consiste à diluer le prélèvement dans une solution aqueuse de


faible densité, afin de concentrer les éléments parasitaires, de densité supérieure,
dans le culot du tube à essai. Cette technique permet d’obtenir des œufs de
toutes les espèces de parasites, en particulier les œufs de Trématodes qui sont de
grande taille.

ƒ Technique

Elle a consisté donc à diluer 5 à 10 grammes de fèces dans 5 à 10 fois leur poids
en eau. On a broyé, bien mélangé puis tamisé et laissé reposer le filtrat 10 à 12
heures dans un verre conique ; les 4/5 supérieurs du liquide ont été éliminés ; les
1/5 restants sont homogénéisés et 2 gouttes sont observées entre lame et lamelle.
Cette méthode est lente et donne des résultats moyens.

Pour des raisons de gain de temps nous avons utilisé la méthode améliorée de
cette technique. En effet, on peut améliorer les résultats en remplaçant l’action
de la pesanteur par la centrifugation (1500 tours/mn pendant 3mn) de 10ml de
filtrat. On élimine ensuite 9ml et l’on recherche les œufs de parasites dans une
goutte du culot dilué dans deux (2) gouttes d’eau. Néanmoins, la lecture est
rendue difficile par la présence de nombreux débris.

59
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Figure 21 : Schéma opératoire de technique de sédimentation

b- Méthode quantitative : Méthode de MAC MASTER

Cette méthode nous a permis de faire une numération des œufs de parasites et
des ookystes de protozoaires du tube digestif (coccidies) dans le but d’avoir une
idée du degré d’infestation.

ƒ Principe

La méthode que nous avons utilisée est celle de Mac Master car elle est facile
d’utilisation et le quadrillage de la lame permet de réduire au maximum le risque
d’erreur lors du comptage des œufs d’helminthes et des ookystes de coccidies.

Elle nous a permis de faire une numération des œufs ou des larves dans le but
d’apprécier le degré d’infestation des animaux.
Cette technique utilise une lame spéciale dite « Lame de Mac Master ».

60
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Source : TRONCY, (1996)

Figure 22: Lame de MAC MASTER

Cette lame contient deux grilles d’un volume de 0,15 ml chacun, dont les limites
sont gravées sous la forme d’un carré divisé en colonnes. Chaque lamelle
recouvrant une cellule est gravée de 6 colonnes équidistantes, repères dans
lesquels se fait le comptage des éléments parasitaires.

ƒ Technique

Elle utilise une suspension fécale homogène faite avec un liquide de dilution de
forte densité permettant la flottaison d’œufs de parasites et de larves. Il existe
plusieurs liquides de dilution, mais celui utilisé pour réaliser le travail est le
Chlorure de Sodium (NaCl) à 33% (densité =1,20). Cette technique est appelée
la technique de WILLIS. (GRABER et PERROTIN, 1983).

61
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Cette technique consiste donc à :

- Prélever 2 grammes de fécès;


- Triturer dans un bécher, avec une petite quantité de solution saturée de
chlorure de sodium (NaCl) puis compléter à 60 ml ;
- Tamiser pour éliminer les éléments grossiers ;
- Remplir avec une pipette Pasteur, les deux cellules de la lame de Mac
Master en évitant de provoquer la formation de bulles d’air ;

Source : ABE

Figure 23: Remplissage des cellules de la lame de MAC MASTER

- Laisser cinq (5) minutes au repos le temps nécessaire pour que les œufs se
collent sur la face inférieure de la lamelle de la cellule de Mac Master ;
- Puis observer au microscope à l’objectif 4 ou 10 et compter les éléments
parasitaires

62
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• Identification des œufs

L’identification des œufs a été faite conformément aux clés d’identifications


mises au point par KAUFMANN (1996) et EUZEBY (1982).

• Détermination du nombre d’Œufs Par Gramme de fécès (OPG)

Le nombre d’œufs par gramme de Fécès est obtenu par la formule :

Pour obtenir l’équivalent d’œufs contenus dans un (1) gramme de matières


fécales, il faut multiplier le nombre d’œufs contenu dans une cellule par 200 ou
la somme des œufs des deux cellules par 100.
Soit n1 = nombre d’œufs dénombrés dans la cellule 1
Soit n2= nombre d’œufs dénombrés dans la cellule 2

OPG = (n1+n2) x 100

I.3.4- Autopsie Helminthologique

L’autopsie peut être réalisée après saignée d’aulacodes bien portants ou malades
ou sur des aulacodes morts à la suite d’une maladie ou abattus.

Sur les animaux vivants, il est important de réaliser la saignée au niveau du cou
après la contention de l’animal. Ensuite nettoyer le sang de l’animal, le placer
dans un portoir en décubitus dorsal les membres écartés pour procéder à la
dissection tout en préservant l’intégrité totale du tube digestif et de ses annexes.

63
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Les poils des parois thoraciques et abdominales sont coupés après les avoir
mouillés. On pratique une incision cutanée médiane du cou au pubis, puis 4
incisions latérales depuis l’incision médiane sur les 4 membres. On détache
délicatement et on rabat ensuite la peau et les tissus sous-jacents.

La paroi abdominale est ensuite incisée longitudinalement sur la ligne blanche,


puis latéralement pour la récliner. Puis un examen des organes abdominaux est
effectué ainsi que les prélèvements souhaités. La paroi thoracique est ensuite
également ouverte en sectionnant les côtes de chaque côté et en les rabattant
vers l’avant (figure 24). Les organes thoraciques sont également examinés et
prélevés.

Source : Photo ABE

Figure 24 : Mise à nue des viscères

64
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On enlève ensuite d’un bloc tous les viscères en commençant par l’œsophage et
on examine de près les différents organes appareil par appareil. L’intestin est
isolé et déroulé sur toute sa longueur (figures 25, 26). Chaque segment, après
identification, est isolé par une double ligature à chaque extrémité et sectionné.

Source : ABE

Figure 25 : Autopsie d’un aulacode

65
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Source : Photo ABE

Figure 26 : Appareil digestif d’un Aulacode adulte

Les différents segments sont ensuite ouverts (figure 27) sous un filet d’eau et
au- dessus de tamis avec des mailles de calibres différents disposés l’un sur
l’autre, le tamis à grosses mailles en haut et celui de à fines mailles en bas.

Si la portion intestinale est trop volumineuse, il faut récupérer le contenu dans


un seau, le diluer dans de l’eau courante et passer progressivement la
préparation au travers du tamis.

66
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Source : Photo ABE

Figure 27 : Ouverture du tube digestif d’un aulacode

Apres le traitement de la portion intestinale considérée, les helminthes sont


recueillis sur les différents tamis. Le résidu des tamis les plus fins est récupéré et
examiné par petites quantités dans un bac à fond noir contenant de l’eau (figure
28).

Les helminthes de grandes tailles sont récupérés au moyen d’une pince et


observés (figure 29). Ceux de petites tailles sont également recueillis à l’aide
d’une pipette Pasteur et observés sous une loupe binoculaire. Les larves, les vers
adultes sont lavés avec de l’eau de robinet puis avec du liquide physiologique.

67
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Source : ABE

Figure 28 : Préparation de la dilution

Source : ABE

Figure 29 : Recherche des parasites adultes

68
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Les diverses observations faites sont consignées sur une fiche d’autopsie. On
peut laisser les parasites femelles adultes dans cette solution pour obtenir des
œufs en vue de suivre la coproculture. Les vers ainsi lavés pourraient être
conservés dans un fixateur (formol, alcool ou liquide de BOUIN).

Dans tous les cas, la récolte des parasites, sur animaux vivants ou morts se fait
de la même manière. Les parasites selon leur site de prédilection, se trouvent
dans différents organes.

™ Identification des œufs et parasites adultes


L’observation des œufs se fait au microscope photonique et celle des vers
adultes retrouvés à la loupe binoculaire. L’identification des ookystes, des œufs
et adultes d’helminthes a été faite conformément aux clés d’identifications
mises au point par KAUFMANN (1996) et EUZEBY (1982).

I.3.5- Prélèvement des ectoparasites

I.3.5.1- Contention des aulacodes

Il existe plusieurs modes de contention ; les plus usuelles sont la contention


manuelle et l’utilisation de cage à contention. La contention manuelle convient
aux aulacodes dociles, mais pour les sujets non dociles, il faut faire recours à la
cage à contention. Les formes de contentions manuelles sont jugées sans risque
pour l’état de santé des animaux (figure 30).

69
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Source : SCHRAGE et YEWADAN, (2004)

Figure 30 : Contention manuelle des aulacodes

I.3.5.2- Recherche des ectoparasites

Elle a consisté à observer tous les parasites externes qu’on retrouve sur la peau
des aulacodes sauvages ou ceux élevés en captivité, ainsi que les lésions
cutanées qui s’y trouvent. Les observations ont été faites au ras des poils ainsi
qu’au niveau de la peau. On a « endormi » les parasites avec un coton imbibé et
on les a retiré en tirant dans le sens d’implantation du rostre à 30° environ de la
peau car tirer perpendiculairement reviendrait à casser le rostre et à le laisser
dans la peau (figure 31). La conservation s’est faite dans des flacons avec de
l’alcool à 70° et dans une solution de glycérine à 10%. Sur chaque étiquette est

70
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marqué: le numéro d’identification de l’animal, la date de récolte, le nom de la


ferme et la région anatomique concernée.

Source : WALKER et al, (2003)

Figure 31 : Méthode de prélèvement des tiques fixées sur la peau

I.3.5.3- Identification des ectoparasites

Une fois au laboratoire de parasitologie de Bingerville, le comptage des tiques


s’est fait en vue de séparer les formes adultes des larves et des nymphes.
L’observation des tiques s’est faite à l’aide d’une loupe binoculaire au
grossissement 10X et 20X, soit à l’aide d’un microscope optique au
grossissement 4X. La diagnose des genres s’est basée sur les caractères
morphologiques de certaines parties du corps de la tique (rostre, yeux, festons).
Quant à la diagnose des espèces, elle s’est basée sur certains détails
morphologiques (ponctuation du scutum, coloration des pattes, forme des
stigmates, caractères des sillons, des festons et des yeux). La clé d’identification
entomologique utilisée est celle de WALKER, BOUATTOUR, CAMICAS, et
al.,( 2003)

71
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I.3.6- Traitement et analyses des données


La méthode d’analyse adoptée dans cette étude est essentiellement une analyse
statistique descriptive. A la fin de chaque mois, des rapports partiels ont été
établis. Le nombre de parasites récoltés a été enregistré sur tableur par souche et
par sexe.

Toutes ces données sont saisies dans le Tableur EXCEL de MICRCOSOFT


OFFICE 2000, traitées avec le logiciel SPSS (Statistical Package for the Social
Sciences), et soumis au test d’indépendance en utilisant le X2 de Pearson.

Le seuil de signification P de notre test X2, a été fixé à une probabilité de 5%


(soit 5%) de chance de se tromper sur ce résultat. L’effet obtenu est :
- hautement significatif si P < 0,001
- significatif si P < 0,05
- non significatif si P > 0,05

72
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CHAPITRE II :

RESULTATS ET DISCUSSION

73
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II.1- Résultats
II.1.1- Résultats de l’OPG des espèces parasitaires dans les douze élevages
Tableau VIII : Résultat de l’OPG
Identification des Ookystes de Œufs de Œufs de Œufs de
aulacodicultures Coccidies Cooperia Monezia Trichures
F1 39600 600 0 0
F2 118600 1100 200 0
F3 38100 600 200 0
F4 218100 500 0 0
F5 94800 1000 700 0
F6 32500 0 0 0
F7 42900 200 100 0
F8 36300 600 0 0
F9 23600 700 500 0
F10 4600 500 0 0
F11 11800 700 600 0
F12 19100 600 100 0
Prévalence 100% 91,66% 58,33% 0%

NB : F= ferme

Notre étude montre la prédominance des ookystes de coccidies avec une


prévalence de 100% alors que les oeufs de Cooperia et de Monezia, ont des
prévalences respectives de 91,66% et 58,33% .

74
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II.1.2- Résultats de l’autopsie helminthologique


II.1.2.1- Résultat de la coprologie
II.[Link]- Localisation des œufs d’helminthes et des ookystes de coccidies
dans le tube digestif

Seul le duodénum renferme l’ensemble des œufs des parasites, alors que les
autres portions du tube digestif à savoir le rectum, le colon, le caecum, l’iléon, le
jéjunum, l’estomac, l’œsophage ainsi que le foie en sont dépourvus. Donc la
majeure partie des œufs des parasites est concentrée au niveau du duodénum.
Nous avons retrouvé les œufs des espèces parasitaires suivantes : Trichuris
muris, Cooperia pectinata, Monezia benedeni et Eimeria perforens. La
fréquence d’apparition de ces œufs est inégale avec une prédominance des
ookystes de coccidies à hauteur de 81,63% (Figure 32).

90%
80%
70%
60% [Link]
50% [Link]
[Link]
40%
30% [Link]
20%
10%

Figure 32 : Fréquence des œufs de parasites retrouvés dans le duodénum 

75
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.[Link]- Taux d’infestation en fonction de l’origine


Nous avons constaté que les aulacodes sauvages hébergeaient plus d’œufs de
parasites que les aulacodes d’élevages, car nous avons 80,77% d’œufs présents
chez les sauvages contre 19,23% chez les captifs.

Parmi les différentes espèces présentes, nous avons une prédominance des
ookystes de coccidies (Eimeria perforens) avec une fréquence de 68,53% chez
les aulacodes sauvages contre 13,10% chez les aulacodes d’élevages. Les œufs
de Cooperia pectinata, ne sont présents que chez les aulacodes sauvages avec
une proportion de 6,12%. Les œufs de Trichuris muris sont trois fois plus
représentés chez les aulacodes sauvages que chez ceux des élevages avec une
fréquence de 3,38% chez les sauvages contre 1,06% chez les captifs.
Enfin les œufs de Monezia benedeni sont plus présents chez les aulacodes
d’élevage (5,07%) que chez les sauvages (2 ,75%), (figure 33).

70%
60%
50%
[Link]
40%
[Link]
30% [Link]
[Link]
20%
10%
i

sauvages captifs

Figure 33 : Taux d’infestation des aulacodes en fonction de l’origine

76
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.[Link]- Taux d’infestion en fonction du sexe chez les aulacodes sauvages


Les femelles sauvages hébergent 87,24% des œufs de parasites contre 72,22%
chez les mâles sauvages ; ce qui signifie qu’il ya une prédominance de parasites
chez les femelles sauvages. Nous avons 100% des Cooperia pectinata qui sont
représentés aussi bien chez les femelles que chez les mâles ; les œufs de
Trichuris muris sont représentés à 91,30% chez les femelles contre 67,50% chez
les mâles, les œufs de Monezia benedeni et d’Eimeria perforens sont
prédominants chez les femelles sauvages avec des pourcentages de 56,76% et
87,28% contre 24,32% et 79,39% chez les mâles sauvages (figure 34).

100%
90%
80%
70%
60% [Link]
[Link]
50%
[Link]
40%
30% [Link]
20%
10%

[Link] Male sauvage

Figure 34 : Répartition des œufs de parasites selon le sexe chez les


aulacodes sauvages.

II.[Link]- Taux d’infestation en fonction du sexe chez les aulacodes


d’élevage
Les aulacodes captifs, les mâles hébergent 27,78% des œufs de parasites contre
12,76% chez les femelles ; une absence de Cooperia pectinata et de Cooperia
punctata dans les deux sexes, ainsi qu’une prédominance des œufs de Trichuris
77
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

muris à 32,50%, des œufs de Monezia benedeni à 75,68% et des œufs d’Eimeria
perforens à 20,61% chez les mâles contre 8,70% (Trichuris muris), 43,24%
(Monezia benedeni), 12,72% (Eimeria perforens) chez les femelles élevées en
captivité (figure 35).

80%
70%
60%
50% [Link]
40% [Link]
[Link]
30% [Link]
20%
10%

[Link] [Link]

Figure 35 : Fréquence des œufs de parasites selon le sexe chez les aulacodes
d’élevage.

II.1.2.2- Résultats de l’observation des parasites adultes des aulacodes


II.[Link]- Siège de prédilection des parasites adultes
Les parasites adultes sont uniquement localisés dans trois (3) portions du tube
digestif qui sont le jéjunum, l’Iléon, le Colon et dans le foie. Dans la portion
jéjunale, nous avons une prédominance des parasites telques les Trichuris muris
qui sont représentés à 42,31%, ensuite vient les Monezia benedeni à 30,77% et
les Coopéria pectinata à 26,92%.

78
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Au niveau de l’iléon, on a plus de Trichuris muris (66,77%) que de Coopéria


pectinata (33,33%) ; le colon affiche une prédominance des Trichuris muris à
77,46%, vient ensuite les Cooperia punctata (9,89%), les Cooperia pectinata
(9,39%) et les Monezia benedeni à 3,29%.

Sur 100% de parasites retrouvés au niveau du Foie, les Bunostomum


trigonocephalum représentent la totalité de ces parasites, (figure 36).

100%
90%
80%
70%
60%
[Link]
50%
M. benedeni
40%
C. punctata
30% C. pectinata
20% trichuris muris
10%
0%
jéjunum iléon colon foie

Figure 36 : Siège de prédilection des parasites adultes de l’appareil digestif

II.[Link]- Fréquence des parasites en fonction de l’origine


Les parasites tels que Cooperia pectinata, Cooperia punctata et Bunostomum
trigonocephalum sont absents chez les aulacodes élevés en captivité, alors que
les Trichuris muris sont représentés à 33,33% ; quant aux Monezia benedeni, ils
sont plus importants et majoritaires avec une proportion de 66,67%.

Les aulacodes sauvages hébergent tous les parasites mais à des fréquences
différentes : les B. trigonocephalum sont représentés à 44,57% donc
79
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

majoritaires, ensuite vient les [Link] (40,80%), puis les C. pectinata (7,98%),
les C. punctata (4,66%) et enfin les M. benedeni (2,00%) qui sont en minorité.

70,00%
60,00%
50,00%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
SAUVAGE
CAPTIF

Figure 37 : Fréquence des parasites en fonction de l’origine des aulacodes

II.[Link]- Fréquence des parasites en fonction du sexe des aulacodes


Tous les mâles n’hébergent pas C. punctata, mais possèdent les autres parasites
à des proportions différentes. Il ya une prédominance des T. muris (54,35%),
vient ensuite les B. trigonocephalum (8,15%), les M. benedeni (8,15%) et enfin
les C. pectinata (3,80%) qui sont en minorité.

Quant aux femelles, elles possèdent tous les parasites mais à des degrés
différents avec une prédominance des B. trigonocephalum (48,26%), vient les T.
muris (31,60%), les C. pectinata (10,07%), les C. punctata (7,29%) et enfin les
M. benedeni (2,78%) qui sont minoritaires.

80
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

60,00%

50,00%

40,00%

30,00%

20,00% FEMELLES
MALES
10,00%

0,00%
Trichuris muris C. punctata [Link]

Figure 38 : Fréquence des parasites en fonction du sexe.

II.[Link]- Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe femelle


Les aulacodes femelles sauvages sont plus parasités que les aulacodes femelles
élevées en captivité. Le niveau d’infestation moyen chez les femelles sauvages
s’élève à 37,01% contre 3,00% chez les femelles captives.

Les femelles captives n’hébergent que les T. muris à hauteur de 2,00% et les M.
benedeni (1,00%) ; quant aux autres parasites, ils sont absents.

Les femelles sauvages sont parasitées par tous les parasites mais à des
proportions inégales : le niveau moyen des Trichuris et des Monezia représente
le double de celui des captifs, alors qu’on enregistre un niveau de 15,44% pour
B. trigonocephalum, 10,50%, pour C. punctata et 4,80% pour les C. pectinata.
(Figure 39).

81
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

25,00
20,00
15,00
10,00
5,00
SAUVAGE
0,00 CAPTIF
-5,00

Figure 39 : Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe femelle

La différence entre les origines est significative car P < 0,05

II.12.2.5- Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe mâle

Le niveau d’infestation moyen des aulacodes sauvages de sexe mâle est de


44,95% avec une prédominance des B. trigonocephalum à 31% et de 1,67%
pour les M. benedeni alors que celui des aulacodes élevés en captivité est de
2,78% avec 1,67% chez les T. muris et de 1,11% chez les M. benedeni.

82
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

40,00
35,00
30,00
25,00
20,00
15,00
SAUVAGE
10,00
5,00 CAPTIF
0,00
-5,00
-10,00

Figure 40 : Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe mâle

La différence entre les origines est significative car P < 0,05

II.[Link]- Morphologie de quelques endoparasites observés


a- Morphologie de Monezia benedeni

Source : Photo ABE

Figure 41 : Monezia benedeni (vue d’ensemble à l’œil nu)

83
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Source : Photo ABE

Figure 42 : Monezia benedeni(G*20 ;

Longueur : 34,5cm ; largeur :1cm) vue à la loupe binoculaire

b- Morphologie de Trichuris muris

Source : Photo ABE

Figure 43 : Trichuris muris vue à la loupe binoculaire (G*20).


84
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1.3- Résultat de la récherche des ectoparasites

II.1.3.1- Fréquence des ectoparasites

Nous avons observé trois (3) espèces de tiques : Boophilus decoloratus,


Amblyomma variegatum et Ixodes sp. Ces tiques se retrouvent uniquement sur
les aulacodes sauvages à des fréquences variables : B. decoloratus (48,27%), A.
variegatum (35,63%) et Ixodes sp (16,09%), (figure 44) .

50,00%
45,00%
40,00%
35,00%
[Link]
30,00%
25,00% [Link]
20,00% Ixodes sp
15,00%
10,00%
5,00%
0,00%
1

Figure 44 : Fréquence des ectoparasites chez les aulacodes sauvages

85
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1.3.2- Siège de prédilection des ectoparasites sur l’ aulacode sauvage

Nous notons une absence d’Ixodes sp sur la tête des aulacodes sauvages ; mais la
répartition des tiques en général est inégale sur l’ensemble du corps. En effet, il
y a une prédominance des B. decoloratus sur le dos (59,52%) que sur la tête
(2,38%).

Quant à A. variegatum, il est plus abondant sur le cou avec une fréquence de
51,61% et moins représenté sur la tête avec une fréquence de 6,45%. Quant à
Ixodes sp, sa répartition est de 57,14% sur le cou et 14,29% sur le ventre.

Figure 45 : Siège de prédilection des ectoparasites sur l’aulacode sauvage

86
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1.3.3- Taux d’infestation en fonction du sexe

Les mâles sauvages sont plus parasités que les femelles sauvages ; les B.
decoloratus et les A. variegatum sont représentés à 73, 33% chez les mâles
sauvages alors que chez les femelles sauvages, les proportions sont de 53,33% et
46,67%.

Ixodes sp sont, quant à eux à représentés à 53,33% chez les mâles contre 13,33%
chez les femelles (figure 46).

80%

70%

60%

50%
[Link]
40% [Link]
30% [Link]

20%

10%

[Link] Mâle. sauvage

Figure 46 : Taux d’infestation en fonction du sexe

87
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.1.3.4- Taux d’infestation moyen en fonction du sexe

Figure 47 : Taux d’infestation moyen en fonction du sexe


La différence entre les sexes n’est pas significative car P > 0,050

II.1.3.5- Taux d’infestation moyen selon le siège de prédilection


II.[Link]- Chez les femelles sauvages

Figure 48 : Taux d’infestation moyen chez les femelles sauvages


88
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

La différence entre les sièges de prédilection n’est pas significative car P > 0,05
II.[Link]- Chez les mâles sauvages

Figure 49 : Taux d’infestation moyen chez les mâles sauvages


La différence entre les sites préférentiels n’est pas significative car P > 0,05

89
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2- Discussion des résultats

II.2.1- Discussion de la méthodologie de travail

Les prélèvements des différents parasites varient d’un lieu à un autre, compte
tenu de la taille de l’échantillon, les conditions de prélèvement et le lieu de
prélèvement. Il en est de même pour les différentes méthodes utilisées pour la
récolte des parasites.

II.2.1.1- Contraintes financières

- Les moyens financiers qui devaient être dégagés pour l’exécution de ce travail
ont fait défaut. Ce qui a eu pour conséquence une limitation de nos
déplacements dans les différents élevages. Il en a été de même pour l’achat des
animaux sur pieds pour les autopsies. Pour pouvoir supporter ces coûts, il a fallu
se contenter d’acheter le tube digestif de l’aulacode sur les marchés et dans
les « maquis » de la ville d’Abidjan.

- Certains éleveurs réclamaient aussi une part financière sous forme de


subventions avant l’autorisation de la visite de leur élevage. Car selon eux, les
résultats obtenus serviront à obtenir des financements pour nos travaux.

II.2.1.2- Les contraintes techniques

- Il y a aussi des éleveurs qui n’ont pas donné leur approbation quant à la visite
des élevages pour la récolte des crottes et des prélèvements cutanés. Cela
s’expliquerait par le fait, que certains étudiants, après avoir effectué ces
prélèvements n’ont pas diffusé les résultats obtenus auprès des propriétaires de

90
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

ces élevages. Ces refus sont aussi les conséquences des aulacodes morts suite à
une manipulation et au stress surtout.

- Il existe aussi le problème d’accès des aulacodicultures car souvent localisées


dans des endroits très éloignés et difficiles d’accès. Ce qui ne permet pas des
visites fréquentes.

- Il faut aussi mentionner que dans les élevages sélectionnés, les animaux étaient
déparasités avant même le prélèvement des crottes alors que cela devrait se faire
après pour ne pas biaiser les résultats.

- Il faut aussi noter qu’il n’existe pas une méthode pour différencier les
aulacodes sauvages de ceux qui sont élevés en captivité. En effet l’examen ante
mortem est difficile à réaliser, ce qui entraîne aussi de nombreuses fraudes sur
les marchés. On ne se contentait que de l’examen ante-mortem qui consistait à
rechercher les impacts laissés par le piège soit au niveau du cou, soit au niveau
d’une patte ou des morsures de chiens de chasse chez les aulacodes sauvages.

II.2.2- Discussion sur la coprologie dans les douze (12) élevages

L’OPG réalisé dans les douze (12) élevages, a donné une prévalence de 100%
pour les ookystes de coccidies, 91,66% pour les œufs de Cooperia, 58,33% pour
les œufs de Monezia et 0% pour les œufs de Cestode.

Ces résultats diffèrent avec ceux d’ADJAHOUTONON, (2005) qui a obtenu


72,73% de Coccidies, 36,36% de Trichures et 9,09% de Strongles ainsi que ceux
de COULIBALY, (2006) avec 67% d’ookystes de Coccidies, 43% d’œufs de
Strongles et 28% de Cestodes sans pour autant citer les œufs de Trichures. Ces
résultats diffèrent également de ceux obtenus lors de la réhabilitation des
aulacodicultures pilotes de l’Est de la Côte d’ivoire dans le cadre d’un
diagnostic en santé animale (LANADA, 2000 et 2004).
91
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Ce diagnostic a révélé une prédominance des Protozoaires (les coccidies) et les


Cestodes (les ténias). Des Nématodes du genre Graphidium strigosum,
Trichostrongylus, Strongylus ont été décelés suite à des examens effectués à
partir des crottes. Ces Nématodes sévissent dans les élevages surtout pendant les
saisons des pluies (FANTODJI et SORO, 2004). Selon PRAAG, (2004)
l’existence du Graphidium strigosum dans les résultats sur ses travaux a été
prouvée sur les lagomorphes en l’occurrence le lapin.

Mais toujours est il que les ookystes de coccidies sont prédominants et les Œufs
de Cestode minoritaires. L’infestation par les coccidies semble débuter lorsque
les règles d’hygiène ne sont pas suivies dans les bâtiments d’élevage ; dans ce
cas le taux d’infestation augmente comme l’a souligné TAMEGNON, (2001).
Les coccidies sévissent toute l’année en région tropicale.

En effet, au Sud de la Côte d’Ivoire, on a une abondance de points d’eau et de


richesses végétales. Le problème est surtout écologique car ces zones sont
favorables à la pullulation des parasites. Ainsi les températures extérieures
permettent la sporulation des ookystes : humidité excessive, défaut de
ventilation, surpeuplement des locaux, qualité de l’alimentation (BODJI ;
M’BARI ; ALLOU et al, 2007). L’infestation par les coccidies a été observée
chez les Lagomorphes (les lapins), surtout par Les Eimeria cuniculi qui
d’ailleurs sont les principaux parasites de cette espèce (BIAGINI, 2006). Il en
est également pour OWEN, (1992) qui a prouvé l’existence d’une coccidiose
intestinale causée par Eimeria spp et une coccidiose hépatique dont l’agent
éthiologique est Eimeria stiedai.

Cette infestation par ces œufs de parasites, malgré l’utilisation d’antiparasitaires


dans les élevages peut s’expliquer par la présence de parasites gastro-intestinaux
au stade L 3 dans le fourrage (BODJI ; M’BARI ; ALLOU et al ,2007), qui ont

92
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

justifié la contamination des fourrages destinés aux bovins, moutons et chèvres


par des larves L2 et L3 de Trichostrongylus spp, Heamonchus spp. La présence
de larves infestantes (stade L3) sur le pâturage dépend des facteurs climatiques,
de la température et de l’humidité (pluviométrie). L’infestation est plus
importante quand les précipitations sont abondantes.

II.2.3- Discussion sur les résultats de l’autopsie helminthologique

II.2.3.1- Discussion sur la coprologie de l’autopsie

II.[Link]- Site de prédilection des œufs dans le tube digestif

Les principaux œufs recueillis, ont été tous prélevés dans le duodénum des
aulacodes qu’ils soient captifs ou sauvages. Les autres portions du tube digestif
à savoir le rectum, le colon, le caecum, l’iléon, le jéjunum, l’estomac,
l’œsophage et le foie n’hébergent pas d’œufs de parasites.

II.[Link]- Principaux œufs recueillis

Les principaux œufs observés par la coprologie, se composent essentiellement


de quatre principales classes qui sont : la classe des Cestodes, la classe des
Nématodes et celle des Protozoaires. Ces classes ont les genres et les espèces
suivant : Monezia benedeni, Trichuris muris, Cooperia pectianta, Cooperia
punctata et Eimeria perforens.

En plus de ces œufs, nous avons Eimeria cuniculi et Eimeria dysenteria cités par
TONDJI, AKOMEDI et AKPONA (1992), sans pour autant oublier
Trichomonas caviae évoqué par LAWANI, (1989) et FANTODJI et SORO,

93
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

(2004). SCHRAGE et YEWADAN, (1995), ont cependant cité des Cestodes


de la famille des Teniidae, Hymenolepidiae et Anoplocephalidae.

Ces œufs sont répartis de manière inégale : les œufs d’Eimeria perforens sont
représentés à 81,63% donc majoritaires ; les œufs de Monezia benedeni à
7,81% ; les œufs de Cooperia pectinata à 6,12% ; les œufs de Trichuris muris à
4,43% et les œufs de Cooperia punctata qui sont absents.

II.[Link]- Sur le taux d’infestation en fonction de l’origine

Les aulacodes sauvages sont infectés à 80,77% alors que ceux des élevages à
19,23% avec une répartition inégale des œufs. Nous avons donc une
prédominance d’Eimeria perforens (Coccidies) aussi bien chez les sauvages
(68,53%) que chez les captifs (13,10%).

Nous avons néanmoins noté une absence de Cooperia punctata chez les
sauvages ainsi que les captifs. Les Œufs de Monezia benedeni sont prédominants
chez les aulacodes d’élevage à 5,07% sans toute fois noter une absence de
Cooperia pectinata chez les captifs.

II.[Link]- Taux d’infestation en fonction du sexe

Les femelles qu’elles soient sauvages ou d’élevage hébergent 56,92% des œufs
de parasites contre 43,08% chez les mâles. La distribution de ces œufs de
parasites chez les aulacodes varie cependant car nous avons une prédominance
des œufs de Trichuris muris à 63,49% et de Monezia benedeni à 66,77% chez
les males alors que chez les femelles une prédominance des œufs de Cooperia
pectinata à hauteur de 90,80% et des œufs d’Eimeria perforens à 57,75%.

94
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.[Link]- Taux d’infestation en fonction du sexe et de l’origine

Les femelles sauvages hébergent 87,24% des œufs de parasites contre 72,22%
chez les mâles sauvages. Ceci peut s’expliquer par une consommation accrue de
fourrage compte tenu souvent de l’état physiologique (état de gestation) de ces
femelles. Mais toujours est-il que la consommation des mâles est supérieure à
celle des femelles du fait du poids moyen qui est de 4 à 5 kg avec un GMQ de
13g/j contre 3 kg chez les femelles avec un GMQ de 12g/j (aulacode sub-adulte
et adulte). Mais ce GMQ augmente chez les jeunes aulacodes avec des valeurs
de 29g/j chez les mâles et 16g/j pour les femelles (FANTODJI et SORO,
2004).
Les œufs de Trichuris muris sont massivement représentés chez les femelles
sauvages à 91,30% contre 67,50% chez les mâles sauvages. Les œufs de
Cooperia punctata sont aussi présents chez les femelles que chez les mâles.

Quant aux aulacodes d’élevages, il y a une infestation importante chez les mâles
(27,78%) que chez les femelles (12,76%) ; ceci peut s’expliquer par le fait que
dans les élevages une attention particulière est accordée aux femelles qu’aux
mâles car ces derniers sont généralement destinés à la commercialisation alors
que les femelles utilisées pour la reproduction. Nous avons aussi une
prédominance des œufs de Monezia benedeni, qu’on soit chez les mâles ou chez
les femelles mais de façon inégale : chez les mâles à hauteur de 75,68%, chez
les femelles à 43,24%.

Tous ces auteurs cités plus haut n’ont fait que citer les œufs de parasites sans
pour autant signaler les différentes fréquences de ces œufs de parasites. Cela ne
nous permet pas de discuter de manière pertinente les résultats obtenus.

95
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2.3.2- Sur les principaux parasites adultes recueillis

Les parasites recueillis sont essentiellement les Trichuris muris, les C. pectinata
et C. punctata, les M. benedeni et B. trigonocephala.

II.[Link]- Caractéristiques des Monezia benedeni

Elles sont voisines de celles de Monezia expensa ; c’est un cestode qui mesure
50- 4m sur 1,5 à 2cm chez les bovins. Le scolex volumineux (0,8-1mm de
diamètre) porte 4 ventouses de 300µ à ouverture circulaire. Les glandes
interpoglotidiennes sont diffuses à disposition linéaire le long du bord postérieur
du segment constituant ainsi une bande dans la partie médiane de celui-ci. Les
testicules de (400 à 600) sont disposés en champs unique. La poche mesure
280*100µ. Les œufs ont une forme et une taille très voisine de celle de
[Link] (GRABER et PERROTIN, 1996).

II.[Link]- Cycle de Monezia benedeni

Ce cestode évolue également par l’intermédiaire d’oribates appartenant aux


familles des Galumnidés, des Schéloribatidaés et de Notaspiditaés. Le
cysticercoïde est formé en 45 - 60 jours, mais le développement est rétardé ( 24
semaines) si la température s’abaisse,(GRABER et PERROTIN, 1996).

II.2.3.3- Sur le siège de prédilection des parasites

Les parasites n’ont pas été observés au niveau de l’œsophage, l’estomac, le


duodénum, le caecum, et le rectum, mais les autres portions comme le jéjunum,
l’iléon, le colon et le foie hébergent les parasites.

96
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2.3.4- Distribution des parasites adultes dans l’appareil digestif

Le jéjunum 11,02% des parasites ; l’iléon 1,27% des parasites ; le colon 45,13%
et le foie 42,58% des parasites. Le colon héberge la totalité de Cooperia
punctata.

Les B. trigonocephalum sont uniquement localisés au niveau du foie, alors que


des cysticerques de l’espèce Taenia pisiformis sont parfois détectés au niveau du
foie ; au niveau du tube digestif, les protozoaires parasites sont très nombreux
surtout dans le caecum où ils prolifèrent (FANTODJI et SORO, 2004).

Habituellement, B. trigonocephalum est un parasite du tube digestif. En effet,


Bunostomum est un strongle rencontré dans le jéjunum des petits ruminants,
exceptionnellement chez les zébus et les dromadaires (GRABER et
PERROTIN, 1996 ; KAUFFMAN, 1996). La localisation hépatique de ce
strongle est donc non conventionnelle. Sa présence dans le foie reste une
équation à élucider car aucune publication ne fait état de leur localisation dans
cet organe.

II.2.3.5- Discussion sur la fréquence des parasites adultes

Les Trichuris muris représentent 40,47% de l’ensemble des parasites contre


42,58% pour B. trigonocephalum , 7,63% pour Cooperia pectinata, 4,87%
pour Monezia benedeni et 4,45% pour C. punctata.

Nous constatons donc une prédominance de T. muris et de B. trigonocephalum.


En plus de ces parasites, nous avons aussi comme Cestodes les genres
Hymenolepsi et Taenia ; des cysticerques de l’espèce Taenia pisiformis cités par
FANTODJI et SORO, (2004). Les travaux de KANKAM ; ADU ;
97
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

AWUMBILA, (2006), ont révélé la présence de 14 espèces d’helminthes dont


12 nématodes et 2 cestodes. Trichuris muris était le nématode le plus commun,
tandis que Hepatocola hepatica le nématode le moins observé.

Ils ont par ailleurs cité 3 genres de protozoaire tels que Eimeria spp que nous
avons aussi observé mais Trichomonas spp et Giardia spp que nous n’avons pas
évoqué. Mais ces deux derniers ont été rapportés pour la première fois sur
l’aulacode lors de ces travaux de ces trois auteurs.

Nous avons aussi les Monezia benedeni qui affectent d’autres mammifères
comme les buffles, les bœufs, les zébus, les moutons, les chèvres, les
dromadaires et les ruminants sauvages ; ils sont fréquents en zone sèche à faible
pluviométrie. Cooperia pectinata affectent aussi les buffles, les bœufs, les zébus
mais plus rarement les moutons et diverses antilopes. Cooperia punctata affecte
les bœufs, les zébus, les moutons et plus rarement les antilopes.

Quant aux Bunostomum trigonocephalum, ils affectent les moutons et les


chèvres mais exception est faite aux zébus et aux dromadaires. Ils sont
cosmopolites et fréquents dans les zones tropicales humides (GRABER et
PERROTIN, 1996 ; KAUFFMAN, 1996). Leur présence dans le foie reste,
comme nous l’avons souligné plus haut, une équation à élucider.

GRABER et PERROTIN, (1996) ont confirmé la présence de C. pectinata et


C. punctata dans l’intestin grêle des buffles, des bœufs, des zébus et souvent
chez les moutons, alors que ces deux parasites sont localisés au niveau du
jéjunum, l’iléon et le colon des aulacodes.

98
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2.3.6- Répartition des parasites adultes en fonction de l’origine

Les aulacodes sauvages sont les plus parasités avec une présence de tous les
parasites mais à des proportions différentes : les B. trigonocephalum à 44,57%,
les T. muris à 40,80%, les C. pectinata à 7,98%, les C. punctata à 4,66% et enfin
les M. benedeni à 2,00% ; tandis que chez les aulacodes d’élevage, il ya une
absence de C. pectinata, C. punctata et de B. trigonocephalum ; mais avec une
présence massive de M. benedeni à 66,67% et aussi les T. muris 33,33%.
Donc on a pu observer les B. trigonocephalum, les C. pectinata et les C.
punctata uniquement chez les aulacodes sauvages, alors qu’ils sont absents chez
les aulacodes d’élevage avec une prédominance des M. benedeni.

II.2.3.7- Taux d’infestation en fonction des sexes

Tous les mâles n’hébergent aucun C. punctata. Il ya une prédominance des T.


muris à 54,35% alors que chez les femelles nous avons les B. trigonocephalum
qui sont prédominants à hauteur de 48,26% ; mais toujours est il que les mâles
hébergent plus de parasites que les femelles car ils sont moins suivis et destinés
à la commercialisation.

II.2.3.8- Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe femelle

Le niveau d’infestation moyen chez les femelles sauvages est de 37,01% avec
une répartition variable des parasites ; alors que chez les femelles d’élevages, le
niveau moyen est de 3,00%. Cela confirme encor cette infestation massive des
femelles sauvages qui sont livrées à elles mêmes, alors que celles des élevages
sont bien suivies.

99
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2.3.9- Taux d’infestation moyen des aulacodes de sexe mâle

Le niveau d’infestation moyen chez les mâles sauvages est de 44,95%, à cause
de leur liberté dans la nature, alors que chez ceux des élevages, le niveau moyen
d’infestation est de 2,78%. Ce qui est même normal compte tenu des règles
d’hygiène souvent appliquées dans les élevages.

En définitif, ces affections parasitaires observées telles que les Coccidioses, les
Cestodoses et les Nématodoses se manifestent pendant les saisons pluvieuses.
Les symptômes observés sont des diarrhées, l’amaigrissement des aulacodes et
une inappétence.

Les lésions sont des lésions d’entérites, des typhlites pour les coccidioses ; la
présence de vers plats dans le jéjunum et le colon ; et enfin la présence de vers
ronds dans la lumière de l’intestin grêle quant il s’agit des Nématodoses.

II.2.4- Discussion sur les résultats des ectoparasites

II.2.4.1- Discussion sur les principales tiques identifiées

Les principales tiques identifiées sur les aulacodes sauvages sont les tiques
dont le genre Boophilus avec l’espèce Boophilus decoloratus, le genre
Amblyomma avec l’espèce Amblyomma variegatum et le genre Ixodes avec
l’espèce Ixodes sp. Ces tiques ont été identifiées à l’aide d’une clé
d’identification entomologique, (WALKER ; BOUATTOUR ; CAMICAS et
al , 1996). Ces ectoparasites sont représentés de manière inégale : nous avons
[Link] qui renferment 48,27% de l’ensemble des parasites,
[Link] 35,63% et Ixodes sp 16,09%.
100
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

En effet certains auteurs comme CAMPBELL et al (1978), FAIN et


SEGERMANI, (1978) ont décris Ixodes ratus, Rhipicephalus simpsoni mais
aussi des gales de la famille des Psoroptidés et des Epidermoptides dont l’espèce
Epidermoptes microlichus. Même si les tiques parasitent les aulacodes sauvages
il est rare que d’autres aulacodes d’élevage soient parasités, (SCHRAGE et
YEWADAN, 1995). Mais il existerait en plus des tiques, la présence de gales et
de poux dans le pelage des aulacodes sauvages, (BIAGINI, 2006).

En Afrique tropicale, les principales tiques qui parasitent les ruminants


appartiennent à la F. Ambyommidae, qui comporte 13 genres dont Amblyomma,
Boophilus, Rhipicephalus qu’on retrouve aussi chez les aulacodes sauvages et
Hyalomma qui est absent chez ces derniers. Un très grand nombre de tiques
existent parmi les genres Ixodes sp, Haemaphysalis sp, Rhipicephalus sp,
Dermacentor sp chez les lapins. OWEN, en 1992, a observé des Psoroptes sp
surtout Psoroptes cuniculi chez le lapin ; il en est de même pour BOUCHER et
NOUAILLE en 1996 ainsi que COUDERT en 2006. Ils ont également
observé comme agent éthiologique de la gale des oreilles des lapins ou
otacariose un Psoroptes sp, très fréquent à l’origine de troubles de
comportement. Le parasite responsable est un acarien : Psoroptes cuniculi.

Tous les aulacodes d’élevage utilisés pour la recherche des parasites externes ne
possèdent pas de tiques mais plutôt des fourmis magnans, retrouvés dans le
pelage, à la base des poils et ceux retrouvés morts dans les aulacoderies. Cette
présence de fourmis magnans dans le pelage des aulacodes captifs vient
confirmer les résultats de FANTODJI et SORO, (2004).

101
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.2.4.2- Discussion sur le site de fixation et la distribution des tiques

Les sites de fixation préférentiels des tiques sont : la tête, le ventre, le cou et le
dos. Les tiques sont reparties de façon inégales sur ces régions du corps : la tête
n’héberge pas d’Ixodes sp alors que les autres parasites sont présents avec une
prédominance d’A. variegatum à 66,67% ; il y a une prédominance des B.
decoloratus sur le dos à hauteur de 73,53% ; A. variegatum est le plus représenté
sur le ventre à 57,14% et à 44,44% sur le cou. A. variegatum est prédominant
sur la tête des aulacodes, alors que cette même tique qui se retrouve chez les
bovins est fréquemment localisée au niveau des zones déclives (anus, inguinale,
ventre, aisselle, fanion, tête, pattes). Sur la tête, les oreilles et le nez, il y aurait
une prédominance de la gale sarcoptique et sur le flanc la gale psoroptique,
(YAPI, 2007).

Chez le lapin, Psoroptes cuniculi peut s’étendre sur la base des oreilles, du cou
et de la tête, (BOUCHER et NOUAILLE L, 1996).

II.2.4.3- Discussion sur la répartition des tiques en fonction des sexes

II.[Link]- Chez les mâles

Seul A. variegatum est présent sur la tête des mâles à hauteur de 11,76%, les
deux autres B. decoloratus et Ixodes sp sont absents. Il y a une prédominance de
B. decoloratus sur le dos à 68,18%, une répartition inégale d’A. variegatum
(35,29%) et d’Ixodes sp (20%). Le cou héberge A. variegatum (35,29%) et I. sp
(20%) avec absence de B. decoloratus ; et prédominance de Ixodes sp à 70%.

102
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

II.[Link]- Chez les femelles

La tête n’héberge pas d’A. variegatum et d’Ixodes sp, seul B. decoloratus y est
représenté à 5% ; sur le dos les tiques les plus représentées sont [Link]
(75%) et B. decoloratus (50%), une absence de Ixodes sp sur le ventre. Sur le
cou, il ya prédominance de A. variegatum à 71,43%.

En somme les mâles sauvages dans l’ensemble sont plus parasités par tiques que
les femelles sauvages mais avec une prédominance de B. decoloratus (73,33%)
et A. variegatum (73,33%) ; alors que chez les femelles B. decoloratus est le
plus représenté (53,33%). Il ya autant de B. decoloratus que d’Ixodes sp..

II.2.4.4- Taux d’infestation moyen en fonction du sexe et des sites de


fixation

B. decoloratus et Ixodes sp ont préférentiellement comme site de fixation le dos


et une distribution moyenne sur le cou tandis que A. variegatum a une affinité
pour le cou chez les femelles sauvages. Chez les mâles sauvages, la distribution
est plus importante sur le dos pour B. decoloratus, ensuite le cou qui héberge les
trois espèces des tiques et enfin le ventre avec une répartition de
A. variegatum et Ixodes sp. La tête abrite moins de parasites.

103
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Recommandations

a- Recommandations faites à l’Etat et aux différentes structures de


développement

Les structures aussi bien étatiques que privées de recherche et de promotion de


la filière aulacodicole en Côte d’Ivoire devraient :

- Organiser la formation, le recyclage des aulacodiculteurs et leur apporter un


appui technique surtout en ce qui concerne l’hygiène de l’élevage, tout en
mettant un accent particulier sur la désinfection.
- Prévoir des subventions ou mettre en place un système d’emprunt destiné à la
construction des aulacoderies. Cela pourrait favoriser un engouement de la part
d’autres éleveurs et même si possible susciter la construction d’aulacoderies
modernes. Cela entrainerait un véritable décollage de ce secteur qui est en plein
essor.
- Informer les aulacodiculteurs sur les fréquentes pathologies rencontrées dans
les aulacoderies par les services de la santé animale.
- Organiser des ateliers d’échanges afin de pouvoir échanger des informations
sur les expériences acquises par certains aulacodiculteurs.
- Encourager l’élevage des aulacodes, cela permettrait de lutter contre le
braconnage, les feux de brousse et la déforestation.

b- Recommandations faites aux éleveurs d’aulacodes

Pour améliorer la conduite de leurs élevages, accroître leurs gains et de façon


générale de contribuer au développement de l’aulacodiculture en Côte d’Ivoire,
il est préconisé aux aulacodiculteurs de :

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

- Se regrouper en coopérative ou en groupement d’éleveurs, cela suppose la


création d’un siège national des aulacodiculteurs et une meilleure organisation
dans la filière.
- Faire correctement l’inspection du cheptel et des installations aulacodicoles; la
forme des crottes est un outil précieux lors de l’inspection du cheptel car elle
permet d’apprécier la digestibilité alimentaire et de prévenir des troubles
digestifs.
- Pratiquer deux (2) fois par mois, voire plus la désinfection des enclos et du
matériel d’élevage surtout pendant la saison pluvieuse ou nous observons une
pullulation des parasites.
- Respecter aussi les règles d’hygiène dans l’élevage en nettoyant
quotidiennement les cages et les enclos, surtout les abreuvoirs et les mangeoires.
- Pratiquer systématiquement la quarantaine pour tout aulacode nouvellement
introduit dans l’élevage, et particulièrement pour les aulacodes sauvages
apprivoisés.
- Eviter le surpeuplement qui constitue un grand facteur de mortalité, avoir un
bâtiment d’élevage aéré ; et de solliciter de façon précoce l’expertise des agents
de l’élevage ou des vétérinaires dès les premiers cas de mortalité.
- De créer des champs fourragers et d’encourager la transformation du fourrage
en granulés de fourrage pour l’amélioration de l’alimentation des aulacodes.
- Eviter les erreurs d’alimentation en évitant aussi la cueillette du fourrage dans
les lieux insalubres ou du fourrage très jeune ou après une pluie torrentielle.
- Eviter aussi de donner un aliment souillé mais plutôt un aliment de qualité et
en quantité suffisante.
- Ne pas oublier l’entreposage et la conservation du fourrage, le sécher avant la
distribution (demi-journée) car l’humidité favorise aussi certaines pathologies.
- Se procurer, pour ceux qui n’en ont pas encore, un cahier de suivi d’élevage
rempli régulièrement avec diligence.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

- La prophylaxie sanitaire exige l’utilisation d’anticoccidiens et d’anti –


parasitaires à l’approche des saisons des pluies : à J0 et J15 tous les quatre mois,
il faudrait utiliser des déparasitants en fonction du type de parasites sévissant
dans la région et du site d’implantation de l’élevage.
- D’exiger la coprologie pour évaluer le niveau d’infestation de leurs élevages
(la hausse ou la baisse).

c- Recommandations faites aux consommateurs d’aulacodes

- Il faudrait vider complètement le contenu des intestins pour les consommateurs


de viscères car c’est le lieu de prédilection des parasites.
- Eviter aussi d’utiliser le contenu des intestins pour assaisonner les repas.
- Faire bien cuire la viande d’aulacode avant la consommation.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

CONCLUSION GENERALE :

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

L’aulacodiculture est un modèle d’élevage d’espèces animales non


conventionnelles pour l’exploitation rationnelle de la faune sauvage en Afrique
au Sud du Sahara. L’aulacode est un animal dont la chair est très appréciée et
beaucoup consommée en Côte d’Ivoire car ne faisant pas parti des interdits
religieux. Son élevage, au delà de sa rentabilité financière, vient pallier à cet
énorme déficit en protéine animale, mais aussi réduit le braconnage, la
déforestation due aux feux de végétation, et à améliorer la gestion durable des
ressources fauniques.

Avec la volonté politique, il y a eu la vulgarisation et la diffusion de cette


activité en zone rurale, urbaine et périurbaine avec l’installation de plus d’une
centaine d’aulacodiculteurs.
Notre travail qui s’inscrit dans cette logique de contribuer à l’amélioration des
conditions d’élevage de cette espèce, s’est appesanti sur la recherche de
parasites chez l’aulacode (Thryonomys swinderianus TEMMINCK, 1827) du
district d’Abidjan en Côte d’Ivoire.
Des analyses coprologiques ont été ainsi effectuées sur des aulacodes de 12
élevages, des autopsies ont été réalisées sur 60 aulacodes dont 30 aulacodes
d’élevage et 30 autres sauvages achetés sur les marchés d’Abidjan. Des
recherches d’ectoparasites ont également été éffectuées.
Ces observations nous ont révélé de la présence des ookystes de Coccidies, des
œufs de Cestodes et de Nématodes. Parmi les ookystes de coccidies, seules les
espèces Eimeria perforens, Cooperia pectinata, Monezia benedeni et enfin de
Trichuris muris ont été identifiées. Tous ces œufs ont un site préférentiel qui est
le duodénum. Ces œufs sont répartis de manière inégale : les œufs d’Eimeria
perforens sont représentés à 81,63% donc majoritaires, les œufs de Monezia
benedeni à 7,81% ; les œufs de Cooperia pectinata à 6,12% et enfin les œufs de
Trichuris muris à 4,43%. Dans les élevages, les ookystes de coccidies ont une

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

prévalence de 100%, quant à Cooperia (pectinata et punctata) et Monezia


benedeni, les prévalences sont respectivement 91,66% et 58,33%.
La prévalence des œufs de Trichuris muris est nulle.
On note cependant l’absence des œufs de Cestodes; il ya donc une
prédominance des ookystes de coccidies.

Les aulacodes sauvages ont un taux de d’infestation qui s’élève à 80,77% contre
un taux de 19,23% chez les aulacodes des élevages.

L’autopsie helminthologique nous a révélé la présence de parasites adultes tels


que : T. muris avec une fréquence de 42,31%, celle de M. benedeni est de
30,77% et C. pectinata 26,92% qui sont répartis au niveau du jéjunum, de
l’iléon du colon et enfin 100% de B. trigonocephalum qui siègent uniquement au
niveau du foie.
Le taux d’infestation moyen chez les aulacodes sauvages mâles est de 44,95%
alors qu’il est de 2,78% chez les mâles d’élevage ; tandis que ce taux chez les
femelles sauvages est de 37,01% contre 3% chez les femelles d’élevage.

Ces parasites surviennent généralement, lorsque les mesures d’hygiène ne sont


pas respectées scrupuleusement dans les élevages et surtout pendant les saisons
pluvieuses.

Quant aux parasites externes, l’examen à la loupe et au microscope photonique a


revelé la présence de tiques, uniquement dans le pelage des aulacodes sauvages.
Ces tiques sont : Boophilus decoloratus, Amblyomma variegatum et Ixodes sp
avec une prédominance de B. decoloratus à 48,24%. Les sites de prédilection de
ces tiques sont : la tête qui héberge 66,67% des A. variegatum, le dos 73,53% de
B. decoloratus, et toujours A. variegatum qui a une prévalence de 57,14% sur le
ventre et de 44,44% sur le cou.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

Quant aux aulacodes d’élevage, ils ne possèdent pas de tiques dans le pelage
mais plutôt des fourmis magnans.

En sommes il convient de dire que les aulacodes sauvages sont plus parasités
que les aulacodes des élevages. Face à cela, il est recommandé aux éleveurs de
bien appliquer les différents programmes de prophylaxie sanitaire en fonction
des climats et des saisons pluvieuses.

Au terme de notre étude, il serait souhaitable d’envisager une étude plus étendue
à toute la Côte d’Ivoire en cette fois-ci réalisant des travaux sur les
hémoparasites. Il conviendrait également de réaliser des travaux sur les autres
volets sanitaires tels que la bactériologie et la virologie.

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

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WEBOGRAPHIE
76. CIRAD, s.d. L’élevage d’aulacode — description morphologique. [en ligne]
Accès Internet : http:// (page consultée le 10mars 2008)
77. L’élevage en COTE D’IVOIRE [ en ligne] Acces Internet: http-//
[Link] ORG/wiki/%C3%89conomie_de_la_C% C3%B4te_d’ivoire (page
consultée le 03 septembre 2008)
78. Production animale et halieutique en Cote d’Ivoire [en ligne] Accès
Internet http:// [Link]/wiki/utilisateur :
Mahitey/Brouillon_c%c3%B4te_dIvoire#Production_animale_et_halieutique
(Page consultée le 15 Mars 2008)
79. Régions administratives de la COTE D’IVOIRE [en ligne] accès
Internet : d’après the world gazetter, [Link] .world_
gazetter .com /S/S _ci .htm (page consultée le 5 septembre 2008)

120
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR


« Fidèlement attaché aux directives de Claude BOURGELAT,
fondateur de l’enseignement vétérinaire dans le monde, je promets et
je jure devant mes maîtres et mes aînés :
™ d’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité
et de l’honneur de la profession vétérinaire ;

™ d’observer en toutes circonstances les principes de correction


et de droiture fixés par le code de déontologie de mon pays ;

™ de prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune


consiste moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on
peut faire ;

™ de ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la


générosité de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui
m’ont permis de réaliser ma vocation.

Que toute confiance me soit retirée s’il advient que je me


parjure. »

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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan

LE (LA) CANDIDAT (E)

VU VU
LE DIRECTEUR LE PROFESSEUR RESPONSABLE
DE L’ECOLE INTER-ETATS DE L’ECOLE INTER-ETATS DES
DES SCIENCES ET MEDECINE SCIENCES ET MEDECINE
VETERINAIRES DE DAKAR VETERINAIRES DE DAKAR

VU
LE PRESIDENT
LE DOYEN
DE LA FACULTE DE MEDECINE DU JURY
ET DE PHARMACIE DE
L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA
DIOP DE DAKAR

VU ET PERMIS D’IMPRIMER
DADAR, LE

LE RECTEUR, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE


DE L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE
DAKAR
122

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