Parasites de l’aulacode en Côte d’Ivoire
Parasites de l’aulacode en Côte d’Ivoire
______
COMITE DE DIRECTION
______
LE DIRECTEUR
ß Professeur Louis Joseph PANGUI
LES COORDONNATEURS
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PERSONNEL ENSEIGNANT
ii
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SERVICES
1. ANATOMIE-HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE
2. CHIRURGIE –REPRODUCTION
Cheikh LY Professeur
Adrien MANKOR Assistant
Mr Gabriel TENO Moniteur
4. PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIE-THERAPEUTIQUE
6. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION
iii
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S E R V I C ES
2. MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE
5. PHARMACIE-TOXICOLOGIE
iv
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C. DEPARTEMENT COMMUNICATION
SERVICE
1. BIBLIOTHEQUE
2. SERVICE AUDIO-VISUEL
D. SCOLARITE
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1. BIOPHYSIQUE
Boucar NDONG Assistant Faculté de Médecine et
de Pharmacie UCAD
2. BOTANIQUE
Dr Kandouioura NOBA Maître de Conférences (Cours)
Dr Mame Samba MBAYE Assistant (TP)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
3. AGRO-PEDOLOGIE
Fary DIOME Maître-Assistant
Institut de Science et de la Terre
(IST)
4. ZOOTECHNIE
5. H I D A O A
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1. TOXICOLOGIE CLINIQUE
2. PATHOLOGIE CHIRURGICALE
Mohamed AOUINA
Professeur
Ecole Nationale de Médecine
Vétérinaire de TUNISIE
3. REPRODUCTION
4. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION ANIMALE
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1. MATHEMATIQUES
Abdoulaye MBAYE Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
2. PHYSIQUE
Issakha YOUM Maître de Conférences (Cours)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
3. CHIMIE ORGANIQUE
Abdoulaye SAMB Professeur
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
4. CHIMIE PHYSIQUE
Abdoulaye DIOP Maître de Conférences
Mame Diatou GAYE SEYE Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
5. BIOLOGIE VEGETALE
6. BIOLOGIE CELLULAIRE
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7. EMBRYOLOGIE ET ZOOLOGIE
8. PHYSIOLOGIE ANIMALE
11. GEOLOGIE
. FORMATIONS SEDIMENTAIRES
12. CPEV TP
Travaux Pratiques
Houénafa Chimelle DAGA Monitrice
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DEDICACES
Je dédie ce travail :
A L’ETERNEL MON DIEU : qui est au début et à la fin de toute chose, qui
m’a soutenu dans mes moments de joie et de tristesse, qui n’a cessé de
m’apporter réconfort moral, physique et matériel que son nom soit magnifié à
jamais.
A MES ONCLES : Mrs SEKA Adon, ABE Yapo George, ASSI Claude, ASSI
Montsé Clément
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REMERCIEMENTS
- A Mr ASSI Akawa
- A Mr ESMEL à Abidjan
- Au Dr BODJO Charles
- Au Dr NEZZI Nicole
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- A mes amis de tous les jours : ABY Olivier, Bertin, Ismael, Arnaud, Aimé,
ALLOU Ludovick, KARAMOKO Célestin
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ABREVIATIONS
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TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION................................................................................................. 1
CHAPITRE I : L’ELEVAGE DE L’AULACODE EN COTE D’IVOIRE.......... 5
I- Etat des connaissances en aulacodiculture..................................................... 6
I.1- AULACODE............................................................................................... 6
I.1.1- Taxonomie................................................................................................ 6
I.1.2- Quelques noms vernaculaires pour désigner l’aulacode.......................... 7
I.1.3- Quelques termes zootechniques utilisés en aulacodiculture ................... 8
I.1.4- Répartition géographique ......................................................................... 9
I.1.5- Description ............................................................................................. 10
I.1.6- Ecoethologie........................................................................................... 13
I.1.7- Biologie .................................................................................................. 13
I.1.7.1- Comportement sexuel.......................................................................... 13
I.2- Bâtiments et équipements d’élevage......................................................... 16
I.2.1- Bâtiments................................................................................................ 16
I.2.2- Equipements d’élevage .......................................................................... 19
I. 3- Alimentation............................................................................................. 19
I.3.1- Fourrage vert, ingrédients alimentaires concentrés, Compléments
minéraux et vitaminés ...................................................................................... 19
I.3.2- Eau.......................................................................................................... 22
I.4- Reproduction ............................................................................................. 23
I.4.2-Test de gestation...................................................................................... 23
I.5- Conduite de l’élevage................................................................................ 24
I.5.1- Sexage .................................................................................................... 24
I.5.2- Activités journalières et opérations de routine dans l’élevage .............. 25
I.6- PERFORMANCES ZOOTECHNIQUES................................................. 27
CHAPITRE II :................................................................................................... 29
PATHOLOGIES DES AULACODES ............................................................... 29
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INTRODUCTION
Pour combler ces déficits en produits carnés, la Côte d’Ivoire importe plus de la
moitié de ses protéines animales. De ce fait, l’Etat ivoirien, pendant les vingt
dernières années, a lancé de nombreuses actions en vue de développer les
productions animales (MINAGRA, 1997) comme l’aménagement des parcs
nationaux, la protection des espèces en voie d’extinction, la réglementation de la
chasse, l’installation de fermes de gibiers et l’élevage en captivité de gros
rongeurs sauvages. Force est cependant de reconnaître que la plupart de ces
actions n’ont pas réussi à satisfaire les besoins essentiels des populations. En
effet, malgré tous ces efforts, la production et la productivité du cheptel
d’animaux d’élevage demeurent faibles. Le taux de couverture des besoins en
viandes et abats par la production nationale est de 43 %, soit un déficit de 57 %
(MINAGRA, 1999).
De concert avec d’autres pays Ouest- africains qui ont le même déficit chronique
en protéines animales et pour résoudre dans le même temps le problème de
préservation de la biodiversité par la protection des écosystèmes et des espèces,
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L’aulacode est l’un des gibiers les plus prisés d’Afrique de l’ouest où l’on
estime à environ 80 millions, le nombre d’animaux abattus chaque année, soit
environ 300.000 tonnes de viande (MENSAH, 1990; FANTODJI ET
MENSAH, 2000). L’arôme, la saveur, la tendreté de la viande, en font un met
recherché, payé au prix fort dans les grands centres urbains. Les méthodes pour
chasser ce gibier sont multiples : feux de brousse, pièges, appâts empoisonnés.
Certaines d’entre elles sont à l’origine de graves fléaux (désertification, famine,
extinction de certaines espèces animales et végétales, mort d’homme).
Par ailleurs, le gibier représente une part importante de l’apport en protéines
animales dans de nombreux pays africains (ASIBEY et CHILD, 1991 ;
MALAISSE, 1997). Au nombre des animaux dont la raréfaction ne passe
inaperçue, se compte l’aulacode (Thryonomys swinderianus TEMMINCK
,1827). L’aulacode représente à lui seul près de 60 % des abats.
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En effet, la très forte demande en viande d’aulacodes fait tant grimper son prix
de cession, qu’elle est devenue de loin plus chère que les viandes d’animaux
d’élevage conventionnel. La forte demande de la viande d’aulacode pour la
satisfaction des consommateurs et sa rareté grandissante dans la nature, suscitent
la nécessité de sa domestication et de son élevage. Mais cela passe par la
connaissance générale des différentes pathologies qui affectent cet animal.
Notre étude portant sur les parasites rencontrés chez l’aulacode (Thryonomys
swinderianus TEMMINCK, 1827), entre dans le cadre de ces préoccupations.
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PREMIERE PARTIE
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CHAPITRE I :
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• Classe Mammifères
• Ordre Rongeurs
• Sous-ordre Hystricomorphes
• Genre Thryonomys
Thryonomys swinderianus (TEMMINCK,1827)
• Espèces
Thryonomys gregorianus (THOMAS, 1894)
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(Autres langues)
Ahoussa:……………………………………………………gafia, gouza, guahia
Lingala……………………………………..Simbiliki (République démocratique
du Congo).
Fon, Mina, Goun:……………………………………………Hô (Bénin, Togo)
Bariba :…………………………………………………gounon, kpanou(Bénin
Yoruba :…………………………………………………….oya, (Bénin, Nigeria)
Dendi :………………………………………………….cemu beri (Bénin, Niger)
Swahili:…………………………ndezi, kibondo(Tanzanie, Kenya, Ethiopie)
Bambara, malinké …………Kôgnina, Kôgnan, Kôgnin(Mali, Côte d’Ivoire)
Europe:
Français : grand aulacode, petit aulacode, rat des roseaux
Anglais : grass-cutter, cane rat, cutting-grass
Allemand : grasnager, rohrrate, bambusratte
Les biotopes fréquentés par les aulacodes sont variés : monocultures de canne à
sucre, de maïs, de manioc ; champ cultivé ; herbes épaisses ; roseaux ; galerie
forestière ; sous-bois dense des forêts tropicales ; collines herbeuses ; plaines
savanicoles HEYMANS, (1996). Il vit aussi caché sous les troncs d’arbres
desséchés, sous des tas de feuilles, de brindilles, ou branches (ATCHADE,
1980).
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-20 -10 0 10 20 30 40 50
0
4 4
0
N
0
3 3
0
0
2 2
0
0
1 1
0
0
0
0
1
- -1
0
0
2
- -2
Limite d'Etat 0
Aire de répartition
0
3
- -3
0
0
4
- -4
0
-20 -10 0 10 20 30 40 50
I.1.5- Description
De forme généralement massive, l’aulacode possède une peau très fragile, de
couleur blanchâtre, recouverte d’une robe à poils sub - épineux, orientés d’avant
en arrière. La coloration varie généralement du brun-roux au gris-brun.
Cependant, on trouve des aulacodes à pelage noir, brun clair ou roux, voire noir
blanc ou gris clair (TOMETY, 2002). Le ventre, la gorge et le museau portent
des poils blanchâtres et souples au toucher. La tête, petite et forte, se termine par
un museau court, légèrement effilée chez la femelle et plus arrondie chez le mâle
(AGBESSI et TONDJI, 1992). Les lèvres sont petites et épaisses. La lèvre
supérieure porte huit vibrisses et une fente médiane, le philtrum, qui laisse
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Oreille
Cou
Oeil Dos
Vibrice
Queue
Patte
antérieure
Patte
postérieure
Source : MENSAH et EKUE, (2003)
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L’aulacode est un simplicidenté par opposition aux Lagomorphes qui sont des
duplicidentés. Il est dipliodonte et chez les jeunes, la dentition de lait provisoire,
est constituée d’incisives et de prémolaires (Figures 4 et 5). La formule dentaire
par demi-mâchoire chez le nouveau-né est : I = 1/1 ; C = 0/0 ; PM = 1/1. A l’âge
adulte, à partir de 9 mois environ, l’aulacode possède 20 dents définitives et la
formule dentaire par demi-mâchoire est : I = 1/1 ; C = 0/0 ; PM = 1/1 ; M = 3/3.
Les dents à croissance continue (hypsodonte) sont une caractéristique des
Rongeurs ADJANOHOUN, (1988) ; SCHRAGE et YEWADAN, (1995).
La longueur d’un aulacode de la tête à la queue est comprise entre 70 et 80 cm,
pendant que la longueur de la queue seulement varie de 22 à 25 cm, la hauteur
sur patte est comprise entre 25 et 30 cm. Le poids moyen d’une femelle adulte
varie entre 2 à 4 kg contre 3 à 6 kg chez le mâle adulte.
Supérieure
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I.1.6- Ecoethologie
Les observations ont montré que l’aulacode est un animal nocturne et n’aurait
qu’une activité diurne assez réduite. Mais, s’il se sent en sécurité le jour, il sort
pour jouer et s’alimenter ; c’est d’ailleurs pour cela qu’on peut le surprendre lors
d’une chasse diurne. Ainsi, il n’est pas très exact de considérer l’aulacode
comme un animal purement nocturne mais plutôt comme ayant une activité plus
intense la nuit et à l’aube selon MENSAH, (1991).
I.1.7- Biologie
I.1.7.1- Comportement sexuel
De la naissance jusqu’à l’âge de 3 à 4 mois, les mâles et les femelles vivent
ensemble. Ils se poursuivent, se tirent par la queue, les poils, etc., ils se montent
indifféremment : les mâles se montent entre eux et les femelles entre elles. Ce
comportement de monte (saillie) se spécifie à mesure que les aulacodeaux
approchent la puberté qui est atteinte vers l’âge de 4 à 5 mois. A ces âges, les
aulacodinets (mâles sub-adultes) ne se tolèrent plus et livrent des combats pour
la conquête des femelles. La maturité sexuelle est le stade où un animal peut se
reproduire physiologiquement. Selon ADJANOHOUN, (1988), le
comportement sexuel de l’aulacode femelle est caractérisé par deux périodes de
durée inconstante et inégale qui se succèdent : l’une de repos sexuel et l’autre
d’activité sexuelle.
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La période de repos sexuel varie selon les femelles de quelques jours à plusieurs
mois, au cours desquels mâles et femelles ne s’accordent aucun intérêt
significatif. Cependant, ils jouent ensemble, parfois la femelle toilette la tête du
mâle et vice - versa. Les animaux dorment toujours l’un contre l’autre. De temps
en temps, le mâle renifle la vulve de la femelle, mais ceci est sans suite. Cet état
apparent de repos sexuel qui correspond à l’anœstrus, concerne uniquement la
femelle. Il est caractérisé par la présence d’une vulve fermée par une membrane
vaginale et celle d’un mucus compact dans le vagin (SCHWARZENBERG et
al.,1992). L’épithélium qui recouvre la vulve renferme des cellules
mucosécrétantes caractéristiques d’un anœstrus. Les frottis sont riches en
cellules intermédiaires avec présence de cellules superficielles plicaturées et de
polynucléaires (OKON, 2005). Pendant cette période d’anœstrus, la femelle est
non réceptive au mâle. Chez le mâle adulte par contre, la libido est permanente
toute l’année (ADJANOHOUN, 1988 et 1992).
Variant de quelques jours à quelques mois, la période d’activité sexuelle est très
bruyante et se divise en deux phases (ADJANOHOUN, 1992) : une phase
bruyante et une phase d’accalmie.
La phase bruyante : Elle dure plusieurs jours : c’est le pro - oestrus pendant
lequel le mâle fait une cour assidue à la femelle qui devient alors nerveuse et le
fuit ensuite. Le pro-oestrus peut être suivi par l’œstrus où la femelle accepte le
mâle en adoptant une position de copulation.
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Ce bâtiment renferme soit des enclos étagés (figure 10), soit des cages (figure
11) qui peuvent être doubles ou simples. On aussi des enclos au sol (figure 9).
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cages étagées
Les cages servent à un élevage individuel, tandis que les enclos sont utilisés
pour les groupes de reproducteurs ou les aulacodes en bande. Un groupe de
reproducteurs polygames (un mâle et quatre femelles) a besoin de 1,6 m2 de
surface et 0,64 à 0,80 m3 de volume. Dans le modèle vulgarisé actuellement
aussi bien au Bénin qu’au Cameroun, les cages individuelles et les enclos à
double compartiment sont construits en même temps que le bâtiment, en ciment
(MENSAH et EKUE, 2003) cité par YEPKA, (2007).
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c
d b
b- cage de contention,
c- mangeoire,
d- abreuvoir,
I. 3- Alimentation
Une bonne alimentation permet aux animaux de vite grossir, d’être résistants
aux maladies. Elle limite les bagarres entre individus et elle permet aux femelles
gestantes et allaitantes de bien entretenir et d’élever leurs petits.
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I.3.2- L’eau
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I.4- La reproduction
I.4.1- Mode d’accouplement
Les résultats des recherches expérimentales ont montré que la maturité sexuelle
chez l’aulacode est atteinte entre 5 et 6 mois d’âge pour les femelles et entre 7 et
8 mois pour les mâles (JORI et NOEL, 1996). Deux modes d’accouplement
sont recommandés et pratiqués par les aulacodiculteurs : l’accouplement en
groupe polygame permanent et l’accouplement en groupe polygame temporaire
(MENSAH et BAPTISTE, 1986).
• la palpation abdominale ;
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I.5.1- Sexage
Le sexage se fait par observation de la distance périnéale. Il est possible dès le
premier jour, mais se fait de préférence au sevrage. Chez l’adulte, la région
génitale du mâle est de couleur jaune orangée et brune (SCHRAGE et
YEWADAN, 1995). AMANI, (1976), fait remarquer qu’à la naissance, la
distance entre l’anus et les parties génitales du mâle est plus grande que celle de
la femelle, mais le pénis est aussi développé que le clitoris (figure 13).
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ano-genitale
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Durée totale d’un cycle de 29 semaines Dont 5 semaines de marge de sécurité pour
reproduction de l’accouplement, la fécondation des femelles et le
l’aulacodine sevrage des aulacodeaux.
GMQ tous sexes confondus 7 à 12 g C’est le gain moyen quotidien (GMQ) tous sexes
confondus au cours de la première année d’âge.
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CHAPITRE II :
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II.1.1.1- Le stress
Le stress peut être considéré comme une réaction de l’organisme à des agents
pouvant provoquer une perturbation importante de l’homéostasie.
Causes
Symptômes
Ces affections se manifestent sous des formes diverses telles que l’anorexie
(manque d’appétit, refus de s’alimenter, fatigue, anémie, poils hérissés), ou le
traumatisme psychique, suite à un accident, à un choc, ou à des manipulations
accidentelles de l’animal. Le traumatisme entraîne l’agitation, la torpeur, la
panique, la fuite, la convulsion, les blessures, des lésions d’organes, une
mauvaise usure des dents, des abcès, une inflammation de l’utérus et du vagin.
Traitements et prophylaxie
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Les effets des affections microbiennes d’origines diverses se manifestent par des
troubles respiratoires, des tuméfactions de la gorge, des écoulements de bave,
des ballonnements du ventre aussi bien chez les adultes que chez les jeunes.
Elles sont dues à une alimentation non adaptée. Elles se manifestent par des
caries, des incisives qui sont trop longues par une mauvaise usure et un
amaigrissement.
Traitement
Il consiste à anesthésier l’aulacode et lui limer les incisives. Le type
d’anesthésie utilisé est la Xylazine 20mg à une dose de 0,035-0,2ml/kg de PV
en intramusculaire. Une fois l’animal anesthésié, on utilise une lime à stries
moyennes pour limer les incisives.
Prophylaxie
Il est conseillé de donner aux aulacodes des tiges fraiches et /ou sèches, éviter
aussi les facteurs de stress et la mise en place de phases de repos suffisantes. Il
faut aussi mettre des morceaux de bois ou une pierre à lécher dans l’enclos.
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Elles sont dues à des erreurs alimentaires, à une mauvaise usure dentaire. Elles
se manifestent par une hyper - salivation, des éruptions noires autour de la
bouche et un amaigrissement.
Traitement
Il convient d’appliquer un bain de bouche avec la glycérine iodée et de pratiquer
ensuite le limage des dents. L’aliment doit alors être broyé.
Prophylaxie
Il faut manipuler les aulacodes avec attention en évitant de les stresser. Il faut
également éviter de leur donner trop de canne à sucre ou de fruits mûrs.
Il arrive souvent de retrouver des fourmis magnans dans le pelage des aulacodes
d’élevage avant ; pour les faire fuir, on utilise de l’huile de vidange dans les
rigoles à 1cm des bords.
II.1.1.5- Alopécie
La perte des poils aussi bien chez les aulacodeaux que chez certaines femelles
allaitantes est due souvent à une carence minérale et vitaminique.
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¾ Dystocies
Elles se traduisent par des difficultés de mise bas. Elles sont dues aux erreurs
alimentaires, surtout lors d’une consommation d’aliment trop énergétique chez
les femelles gestantes.
Traitements
Il consiste à injecter l’ocytocine avec une dose de 1-2ml. 2 doses sont injectées à
30- 40mn d’intervalles par voie intramusculaire (IM).
Prophylaxie :
Il faut éviter ou réduire les tubercules frais dans l’alimentation des femelles
gestantes.
Elles sont dues à des manifestations brutales, des agitations des aulacodes.
L’origine est souvent nerveuse, les animaux sont prostrés et ont une difficulté
de déplacement.
Prophylaxie :
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Nous avons trois principales bactérioses qui sont : les entérotoxémies, les
staphylococcies et les corynébactérioses
II.[Link]- Entérotoxémies
Traitements
2-5ml/ animal.
Prophylaxie :
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II.[Link]- Staphylococcies
o Au niveau de la peau
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¾ Résorptions embryonnaires
Traitements
Prophylaxie :
II.[Link]- Corynébactérioses
La bactérie infecte souvent les reins qui s’hypertrophient et présentent des zones
de nécroses. Les uretères, également hypertrophiés, sont remplis de mucus, de
sang et de pus. Plusieurs organes sont atteints. La vessie est également affectée
et accumule de l’urine teintée de sang. Les vertèbres coccygiennes peuvent aussi
héberger ce germe qui peut s’infiltrer par une lésion occasionnée par une rupture
de la queue lors d’une contention.
Traitements
39
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Prophylaxie
Il faut éviter les ruptures accidentelles de la queue, tout en veillant sur l’hygiène
de l’élevage c'est-à-dire le nettoyage et la désinfection. TONDJI ; AKOMEDI
et AKPONA, (1992).
II.[Link]- Avortements
Ils sont dus à certains germes comme Citrobacter qui peut s’associer à un autre
germe ou non au niveau du tractus génital de la femelle. Les conséquences de
cette infection peuvent être une vaginite ou une infection purulente des voies
génitales.
Elles sont dues aux genres Staphilococcus, Klebsiella, Pasteurella, mais aussi la
poussière et les aliments en poudre. Elles se traduisent par une toux et du jetage.
Traitements
40
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Prophylaxie
Il faut maintenir une bonne hygiène de l’élevage et une protection des animaux
contre les intempéries et l’humidité, ( TONDJI ; AKOMEDI et AKPONA,
1992 ; HEYMANS, 1996 ; MENSAH et EKUE, 2003 ; FANTODJI et
SORO, 2004).
II.1.3.1- Protozooses
II.[Link]- Coccidioses
Au niveau du tube digestif, les protozoaires parasites sont très nombreux surtout
dans le caecum où ils prolifèrent.
Les parasites responsables des diarrhées les plus fréquentes sont les coccidies.
Parmi ces coccidies, on note les espèces Eimeria dysenteriae et Eimeria
cuniculi. Les Trichomonas caviae sont également présents.
41
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Traitements
Prophylaxie
II.1.3.2- Helminthoses
II.[Link]- Nématodoses
Des nématodes du genre Graphidium strigosum, Trichostrongylus, Trichuris,
Strongylus ont été décelés suite à des examens effectués à partir des crottes. Ces
parasites déclenchent des diarrhées alternées de constipation ; l’animal perd
l’appétit, s’alimente peu et s’affaiblit. Les nématodoses sévissent dans les
élevages surtout pendant les saisons des pluies.
Traitements
Prophylaxie :
II.[Link]- Cestodoses
Ils sont localisés dans le tube digestif. Les cestodes décelés par les analyses
appartiennent aux genres Monezia, Hymenolepsie et Taenia. Des cysticerques de
l’espèce Tenia pisiformis sont parfois détectés au niveau du foie. Les cestodoses
42
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sont plus fréquentes pendant les saisons de pluie. L’animal qui maigrit à vue
d’œil, présente parfois de violentes coliques.
Traitements
Prophylaxie
II.1.3.3- Ectoparasitoses
Traitement
Prophylaxie
Il est suggéré l’utilisation de Tartrate de pyrantel 200 à 250 mg/kg par voie
orale.
43
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
44
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
CHAPITRE I :
MATERIEL ET METHODES
45
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
La ville d’Abidjan qui est la principale ville est située au Centre - Sud du
district, les communes d’Anyama au nord, de Bingerville à l’Est et de Songon à
l’Ouest. La superficie du district d’Abidjan est de 2.119km2 avec 422km2 pour
la ville d’Abidjan et 1697km2 pour les trois sous-préfectures, soit 0,6% de la
superficie de la Côte d’Ivoire. Nous avons aussi 12.850 ha d’aires protégées
dont 3.750ha de parc national (parc national du Banco) et 9.100ha de forêt
classée (forêt classée d’Anguededou) représentant environ 6% de la superficie
totale du district.
- le service de parasitologie ;
- le service de microbiologie ou de bactériologie ;
- le service des pathologies aviaires ;
- le service de virologie ;
47
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
ANYAMA
BINGERVILLE
I.1.4- Climat
Le climat est de type tropical humide comme dans tout le Sud de la côte
d’Ivoire. On distingue deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches :
¾ une grande saison de pluie : d'avril à juillet ;
¾ une petite saison sèche d’août à septembre ;
¾ une petite saison de pluie d’octobre à novembre ;
¾ une grande saison sèche de décembre à mars.
La température moyenne annuelle est de 26,8°c. Les écarts thermiques sont
faibles avec des variations moyennes journalières et mensuelles de 4°C à 7°C.
La pluviométrie moyenne annuelle est de 2500mm et le degré hygrométrique est
toujours supérieur à 80 %.
I.1.5- Végétation
48
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
I.2- Matériel
I.2.1- Matériel animal
Lors de l’étude, nous avons autopsié soixante (60) aulacodes dont trente (30)
aulacodes élevés en captivité et trente (30) autres aulacodes sauvages. Pour la
récolte des crottes, soixante cinq (65) aulacodes des élevages ont été utilisés.
Figure 15 : Aulacode sauvage adulte Figure 16 : Aulacode d’élevage
49
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Figure 17: Aulacodine et ses petits Figure 18: Aulacodin mort
Toutes les fermes sélectionnées, sont situées dans le district d’Abidjan et ne sont
pas très éloignées du laboratoire d’analyse. Il a fallu aussi tenir compte de
l’approbation des propriétaires des aulacodicultures. Quant aux animaux, seuls
les aulacodes présentant un état sanitaire satisfaisant et qui n’ont pas été
déparasités ont été choisis. Le poids de ces animaux est compris entre 3kg et
4kg ; le sexe ratio est respecté car la moitié des aulacodes a le sexe mâle et
l’autre moitié le sexe féminin. Quant à l’âge, ces aulacodes sont tous des
aulacodes adultes. Ils ont tous au moins 18 mois d’âge.
• Mode d’habitat
- Longueur 4-15m ;
- largeur 3,5-7,5m ;
- hauteur 1,5-2,45m ;
L’orientation est située de telle sorte que les longueurs doivent être parallèles à
la direction des vents dominants. Le bâtiment est aéré, éclairé et les portes
s’ouvrent de l’intérieur. La toiture est à double pente. La plus part des bâtiments
ont une pièce sauf celui de la station de recherche d’Abobo - Adjamé qui a une
salle d’élevage proprement dite, une salle de rangement ou magasin et un
bureau. Les cages hors sol sont en grillage avec des cadres en bois. Elles
50
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
• Conduite de l’alimentation
51
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Matériel de dissection
- un bac à dissection ;
- des béchers ;
- des portoirs ;
52
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
- une spatule ;
Autre appareils
Réactifs
- alcool à 70° ;
Autre matériel
- un mortier et un pilon ;
- un agitateur en verre.
53
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
I.3- Méthodologie
I.3.1- Enquêtes et échantillonnage
La présente étude a porté sur les parasites rencontrés chez les aulacodes
d’élevage et sur ceux capturés en milieu naturel et vendus sur les marchés
locaux. L’étude s’est déroulée sur cinq mois (5) : du 16 août 2008 au 18 janvier
2009.
I.3.1.1- Echantillonnage
Le choix des élevages installés en milieux réels a été basé sur l’effectif du
cheptel et leur état fonctionnel. Ainsi nous avons retenus pour notre étude des
élevages fonctionnels ayant au moins deux (2) groupes de reproducteurs (2
mâles et 8 femelles). Douze (12) élevages ont été donc retenus. Dans onze (11)
élevages, cinq (5) aulacodes adultes ont été sélectionnés par élevage sauf la
douzième ferme (l’aulacodiculture expérimentale d’Abobo-Adjamé) qui a
fournis une dizaine d’aulacodes.
54
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
La collecte des fécès s’est faite quotidiennement. Ainsi, tôt le matin, toutes les
cages sont nettoyées afin de débarrasser les fécès le la veille conformément à la
technique d’AMANY (1978). Les crottes fraîchement déposées par les
aulacodes sont récoltées à la main à plusieurs endroits de la cage et sont mises
dans des sachets en nylon numérotés en fonction des élevages et des animaux.
Ces sachets sont conservés dans une glacière jusqu’au laboratoire pour être
analysés. Ces prélèvements doivent toujours être accompagnés d’une fiche de
renseignement faisant mention des informations suivantes :
- l’identité du prélèvement ;
- la date du prélèvement ;
Dans notre étude, nous avons effectué les récoltes, deux (2) fois par mois dans
dix (10) enclos par élevage.
55
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Elle a consisté à rechercher dans les matières fécales préalablement étalées dans
une boîte de Pétri, à l’aide d’une aiguille lancéolée. Cette technique nous a ainsi
56
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Sur une lame porte - objet, nous avons déposé une petite quantité de matières
fécales (à la grosseur d’un grain de riz ou d’une tête d’épingle) et on a délayé
dans deux gouttes d’eau de façon à obtenir un liquide homogène et bien
transparent. L’on a ensuite déposé sur le liquide, une lamelle et nous avons
procédé à un examen systématique de la préparation au microscope, à faible
grossissement (G*4).
Principe
Cette technique est utilisée pour les œufs de nématodes qui sont peu lourds. Elle
consiste à diluer le prélèvement dans une solution de densité élevée, c’est à dire
une solution dont le poids spécifique est supérieur à un (le liquide de flottation),
afin de concentrer les éléments parasitaires, de densité inférieure, à la surface du
liquide. En effet, tous les œufs de Nématodes flottent sur un liquide dont la
densité est comprise entre 1,10 et 1,2.
57
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Technique
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Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Sédimentation simple
Principe
Technique
Elle a consisté donc à diluer 5 à 10 grammes de fèces dans 5 à 10 fois leur poids
en eau. On a broyé, bien mélangé puis tamisé et laissé reposer le filtrat 10 à 12
heures dans un verre conique ; les 4/5 supérieurs du liquide ont été éliminés ; les
1/5 restants sont homogénéisés et 2 gouttes sont observées entre lame et lamelle.
Cette méthode est lente et donne des résultats moyens.
Pour des raisons de gain de temps nous avons utilisé la méthode améliorée de
cette technique. En effet, on peut améliorer les résultats en remplaçant l’action
de la pesanteur par la centrifugation (1500 tours/mn pendant 3mn) de 10ml de
filtrat. On élimine ensuite 9ml et l’on recherche les œufs de parasites dans une
goutte du culot dilué dans deux (2) gouttes d’eau. Néanmoins, la lecture est
rendue difficile par la présence de nombreux débris.
59
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Cette méthode nous a permis de faire une numération des œufs de parasites et
des ookystes de protozoaires du tube digestif (coccidies) dans le but d’avoir une
idée du degré d’infestation.
Principe
La méthode que nous avons utilisée est celle de Mac Master car elle est facile
d’utilisation et le quadrillage de la lame permet de réduire au maximum le risque
d’erreur lors du comptage des œufs d’helminthes et des ookystes de coccidies.
Elle nous a permis de faire une numération des œufs ou des larves dans le but
d’apprécier le degré d’infestation des animaux.
Cette technique utilise une lame spéciale dite « Lame de Mac Master ».
60
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Cette lame contient deux grilles d’un volume de 0,15 ml chacun, dont les limites
sont gravées sous la forme d’un carré divisé en colonnes. Chaque lamelle
recouvrant une cellule est gravée de 6 colonnes équidistantes, repères dans
lesquels se fait le comptage des éléments parasitaires.
Technique
Elle utilise une suspension fécale homogène faite avec un liquide de dilution de
forte densité permettant la flottaison d’œufs de parasites et de larves. Il existe
plusieurs liquides de dilution, mais celui utilisé pour réaliser le travail est le
Chlorure de Sodium (NaCl) à 33% (densité =1,20). Cette technique est appelée
la technique de WILLIS. (GRABER et PERROTIN, 1983).
61
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Source : ABE
- Laisser cinq (5) minutes au repos le temps nécessaire pour que les œufs se
collent sur la face inférieure de la lamelle de la cellule de Mac Master ;
- Puis observer au microscope à l’objectif 4 ou 10 et compter les éléments
parasitaires
62
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
L’autopsie peut être réalisée après saignée d’aulacodes bien portants ou malades
ou sur des aulacodes morts à la suite d’une maladie ou abattus.
Sur les animaux vivants, il est important de réaliser la saignée au niveau du cou
après la contention de l’animal. Ensuite nettoyer le sang de l’animal, le placer
dans un portoir en décubitus dorsal les membres écartés pour procéder à la
dissection tout en préservant l’intégrité totale du tube digestif et de ses annexes.
63
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Les poils des parois thoraciques et abdominales sont coupés après les avoir
mouillés. On pratique une incision cutanée médiane du cou au pubis, puis 4
incisions latérales depuis l’incision médiane sur les 4 membres. On détache
délicatement et on rabat ensuite la peau et les tissus sous-jacents.
64
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
On enlève ensuite d’un bloc tous les viscères en commençant par l’œsophage et
on examine de près les différents organes appareil par appareil. L’intestin est
isolé et déroulé sur toute sa longueur (figures 25, 26). Chaque segment, après
identification, est isolé par une double ligature à chaque extrémité et sectionné.
Source : ABE
65
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Les différents segments sont ensuite ouverts (figure 27) sous un filet d’eau et
au- dessus de tamis avec des mailles de calibres différents disposés l’un sur
l’autre, le tamis à grosses mailles en haut et celui de à fines mailles en bas.
66
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
67
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Source : ABE
Source : ABE
68
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Les diverses observations faites sont consignées sur une fiche d’autopsie. On
peut laisser les parasites femelles adultes dans cette solution pour obtenir des
œufs en vue de suivre la coproculture. Les vers ainsi lavés pourraient être
conservés dans un fixateur (formol, alcool ou liquide de BOUIN).
Dans tous les cas, la récolte des parasites, sur animaux vivants ou morts se fait
de la même manière. Les parasites selon leur site de prédilection, se trouvent
dans différents organes.
69
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Elle a consisté à observer tous les parasites externes qu’on retrouve sur la peau
des aulacodes sauvages ou ceux élevés en captivité, ainsi que les lésions
cutanées qui s’y trouvent. Les observations ont été faites au ras des poils ainsi
qu’au niveau de la peau. On a « endormi » les parasites avec un coton imbibé et
on les a retiré en tirant dans le sens d’implantation du rostre à 30° environ de la
peau car tirer perpendiculairement reviendrait à casser le rostre et à le laisser
dans la peau (figure 31). La conservation s’est faite dans des flacons avec de
l’alcool à 70° et dans une solution de glycérine à 10%. Sur chaque étiquette est
70
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
71
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
72
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
CHAPITRE II :
RESULTATS ET DISCUSSION
73
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
II.1- Résultats
II.1.1- Résultats de l’OPG des espèces parasitaires dans les douze élevages
Tableau VIII : Résultat de l’OPG
Identification des Ookystes de Œufs de Œufs de Œufs de
aulacodicultures Coccidies Cooperia Monezia Trichures
F1 39600 600 0 0
F2 118600 1100 200 0
F3 38100 600 200 0
F4 218100 500 0 0
F5 94800 1000 700 0
F6 32500 0 0 0
F7 42900 200 100 0
F8 36300 600 0 0
F9 23600 700 500 0
F10 4600 500 0 0
F11 11800 700 600 0
F12 19100 600 100 0
Prévalence 100% 91,66% 58,33% 0%
NB : F= ferme
74
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Seul le duodénum renferme l’ensemble des œufs des parasites, alors que les
autres portions du tube digestif à savoir le rectum, le colon, le caecum, l’iléon, le
jéjunum, l’estomac, l’œsophage ainsi que le foie en sont dépourvus. Donc la
majeure partie des œufs des parasites est concentrée au niveau du duodénum.
Nous avons retrouvé les œufs des espèces parasitaires suivantes : Trichuris
muris, Cooperia pectinata, Monezia benedeni et Eimeria perforens. La
fréquence d’apparition de ces œufs est inégale avec une prédominance des
ookystes de coccidies à hauteur de 81,63% (Figure 32).
90%
80%
70%
60% [Link]
50% [Link]
[Link]
40%
30% [Link]
20%
10%
Figure 32 : Fréquence des œufs de parasites retrouvés dans le duodénum
75
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Parmi les différentes espèces présentes, nous avons une prédominance des
ookystes de coccidies (Eimeria perforens) avec une fréquence de 68,53% chez
les aulacodes sauvages contre 13,10% chez les aulacodes d’élevages. Les œufs
de Cooperia pectinata, ne sont présents que chez les aulacodes sauvages avec
une proportion de 6,12%. Les œufs de Trichuris muris sont trois fois plus
représentés chez les aulacodes sauvages que chez ceux des élevages avec une
fréquence de 3,38% chez les sauvages contre 1,06% chez les captifs.
Enfin les œufs de Monezia benedeni sont plus présents chez les aulacodes
d’élevage (5,07%) que chez les sauvages (2 ,75%), (figure 33).
70%
60%
50%
[Link]
40%
[Link]
30% [Link]
[Link]
20%
10%
i
sauvages captifs
76
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
100%
90%
80%
70%
60% [Link]
[Link]
50%
[Link]
40%
30% [Link]
20%
10%
muris à 32,50%, des œufs de Monezia benedeni à 75,68% et des œufs d’Eimeria
perforens à 20,61% chez les mâles contre 8,70% (Trichuris muris), 43,24%
(Monezia benedeni), 12,72% (Eimeria perforens) chez les femelles élevées en
captivité (figure 35).
80%
70%
60%
50% [Link]
40% [Link]
[Link]
30% [Link]
20%
10%
[Link] [Link]
Figure 35 : Fréquence des œufs de parasites selon le sexe chez les aulacodes
d’élevage.
78
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
100%
90%
80%
70%
60%
[Link]
50%
M. benedeni
40%
C. punctata
30% C. pectinata
20% trichuris muris
10%
0%
jéjunum iléon colon foie
Les aulacodes sauvages hébergent tous les parasites mais à des fréquences
différentes : les B. trigonocephalum sont représentés à 44,57% donc
79
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
majoritaires, ensuite vient les [Link] (40,80%), puis les C. pectinata (7,98%),
les C. punctata (4,66%) et enfin les M. benedeni (2,00%) qui sont en minorité.
70,00%
60,00%
50,00%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
SAUVAGE
CAPTIF
Quant aux femelles, elles possèdent tous les parasites mais à des degrés
différents avec une prédominance des B. trigonocephalum (48,26%), vient les T.
muris (31,60%), les C. pectinata (10,07%), les C. punctata (7,29%) et enfin les
M. benedeni (2,78%) qui sont minoritaires.
80
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
60,00%
50,00%
40,00%
30,00%
20,00% FEMELLES
MALES
10,00%
0,00%
Trichuris muris C. punctata [Link]
Les femelles captives n’hébergent que les T. muris à hauteur de 2,00% et les M.
benedeni (1,00%) ; quant aux autres parasites, ils sont absents.
Les femelles sauvages sont parasitées par tous les parasites mais à des
proportions inégales : le niveau moyen des Trichuris et des Monezia représente
le double de celui des captifs, alors qu’on enregistre un niveau de 15,44% pour
B. trigonocephalum, 10,50%, pour C. punctata et 4,80% pour les C. pectinata.
(Figure 39).
81
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
25,00
20,00
15,00
10,00
5,00
SAUVAGE
0,00 CAPTIF
-5,00
82
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
40,00
35,00
30,00
25,00
20,00
15,00
SAUVAGE
10,00
5,00 CAPTIF
0,00
-5,00
-10,00
83
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
50,00%
45,00%
40,00%
35,00%
[Link]
30,00%
25,00% [Link]
20,00% Ixodes sp
15,00%
10,00%
5,00%
0,00%
1
85
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Nous notons une absence d’Ixodes sp sur la tête des aulacodes sauvages ; mais la
répartition des tiques en général est inégale sur l’ensemble du corps. En effet, il
y a une prédominance des B. decoloratus sur le dos (59,52%) que sur la tête
(2,38%).
Quant à A. variegatum, il est plus abondant sur le cou avec une fréquence de
51,61% et moins représenté sur la tête avec une fréquence de 6,45%. Quant à
Ixodes sp, sa répartition est de 57,14% sur le cou et 14,29% sur le ventre.
86
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
Les mâles sauvages sont plus parasités que les femelles sauvages ; les B.
decoloratus et les A. variegatum sont représentés à 73, 33% chez les mâles
sauvages alors que chez les femelles sauvages, les proportions sont de 53,33% et
46,67%.
Ixodes sp sont, quant à eux à représentés à 53,33% chez les mâles contre 13,33%
chez les femelles (figure 46).
80%
70%
60%
50%
[Link]
40% [Link]
30% [Link]
20%
10%
87
Parasites rencontrés chez l’aulacode ( Thryonomys swinderianus) en Côte d’Ivoire : cas du district d’Abidjan
La différence entre les sièges de prédilection n’est pas significative car P > 0,05
II.[Link]- Chez les mâles sauvages
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Les prélèvements des différents parasites varient d’un lieu à un autre, compte
tenu de la taille de l’échantillon, les conditions de prélèvement et le lieu de
prélèvement. Il en est de même pour les différentes méthodes utilisées pour la
récolte des parasites.
- Les moyens financiers qui devaient être dégagés pour l’exécution de ce travail
ont fait défaut. Ce qui a eu pour conséquence une limitation de nos
déplacements dans les différents élevages. Il en a été de même pour l’achat des
animaux sur pieds pour les autopsies. Pour pouvoir supporter ces coûts, il a fallu
se contenter d’acheter le tube digestif de l’aulacode sur les marchés et dans
les « maquis » de la ville d’Abidjan.
- Il y a aussi des éleveurs qui n’ont pas donné leur approbation quant à la visite
des élevages pour la récolte des crottes et des prélèvements cutanés. Cela
s’expliquerait par le fait, que certains étudiants, après avoir effectué ces
prélèvements n’ont pas diffusé les résultats obtenus auprès des propriétaires de
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ces élevages. Ces refus sont aussi les conséquences des aulacodes morts suite à
une manipulation et au stress surtout.
- Il faut aussi mentionner que dans les élevages sélectionnés, les animaux étaient
déparasités avant même le prélèvement des crottes alors que cela devrait se faire
après pour ne pas biaiser les résultats.
- Il faut aussi noter qu’il n’existe pas une méthode pour différencier les
aulacodes sauvages de ceux qui sont élevés en captivité. En effet l’examen ante
mortem est difficile à réaliser, ce qui entraîne aussi de nombreuses fraudes sur
les marchés. On ne se contentait que de l’examen ante-mortem qui consistait à
rechercher les impacts laissés par le piège soit au niveau du cou, soit au niveau
d’une patte ou des morsures de chiens de chasse chez les aulacodes sauvages.
L’OPG réalisé dans les douze (12) élevages, a donné une prévalence de 100%
pour les ookystes de coccidies, 91,66% pour les œufs de Cooperia, 58,33% pour
les œufs de Monezia et 0% pour les œufs de Cestode.
Mais toujours est il que les ookystes de coccidies sont prédominants et les Œufs
de Cestode minoritaires. L’infestation par les coccidies semble débuter lorsque
les règles d’hygiène ne sont pas suivies dans les bâtiments d’élevage ; dans ce
cas le taux d’infestation augmente comme l’a souligné TAMEGNON, (2001).
Les coccidies sévissent toute l’année en région tropicale.
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Les principaux œufs recueillis, ont été tous prélevés dans le duodénum des
aulacodes qu’ils soient captifs ou sauvages. Les autres portions du tube digestif
à savoir le rectum, le colon, le caecum, l’iléon, le jéjunum, l’estomac,
l’œsophage et le foie n’hébergent pas d’œufs de parasites.
En plus de ces œufs, nous avons Eimeria cuniculi et Eimeria dysenteria cités par
TONDJI, AKOMEDI et AKPONA (1992), sans pour autant oublier
Trichomonas caviae évoqué par LAWANI, (1989) et FANTODJI et SORO,
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Ces œufs sont répartis de manière inégale : les œufs d’Eimeria perforens sont
représentés à 81,63% donc majoritaires ; les œufs de Monezia benedeni à
7,81% ; les œufs de Cooperia pectinata à 6,12% ; les œufs de Trichuris muris à
4,43% et les œufs de Cooperia punctata qui sont absents.
Les aulacodes sauvages sont infectés à 80,77% alors que ceux des élevages à
19,23% avec une répartition inégale des œufs. Nous avons donc une
prédominance d’Eimeria perforens (Coccidies) aussi bien chez les sauvages
(68,53%) que chez les captifs (13,10%).
Nous avons néanmoins noté une absence de Cooperia punctata chez les
sauvages ainsi que les captifs. Les Œufs de Monezia benedeni sont prédominants
chez les aulacodes d’élevage à 5,07% sans toute fois noter une absence de
Cooperia pectinata chez les captifs.
Les femelles qu’elles soient sauvages ou d’élevage hébergent 56,92% des œufs
de parasites contre 43,08% chez les mâles. La distribution de ces œufs de
parasites chez les aulacodes varie cependant car nous avons une prédominance
des œufs de Trichuris muris à 63,49% et de Monezia benedeni à 66,77% chez
les males alors que chez les femelles une prédominance des œufs de Cooperia
pectinata à hauteur de 90,80% et des œufs d’Eimeria perforens à 57,75%.
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Les femelles sauvages hébergent 87,24% des œufs de parasites contre 72,22%
chez les mâles sauvages. Ceci peut s’expliquer par une consommation accrue de
fourrage compte tenu souvent de l’état physiologique (état de gestation) de ces
femelles. Mais toujours est-il que la consommation des mâles est supérieure à
celle des femelles du fait du poids moyen qui est de 4 à 5 kg avec un GMQ de
13g/j contre 3 kg chez les femelles avec un GMQ de 12g/j (aulacode sub-adulte
et adulte). Mais ce GMQ augmente chez les jeunes aulacodes avec des valeurs
de 29g/j chez les mâles et 16g/j pour les femelles (FANTODJI et SORO,
2004).
Les œufs de Trichuris muris sont massivement représentés chez les femelles
sauvages à 91,30% contre 67,50% chez les mâles sauvages. Les œufs de
Cooperia punctata sont aussi présents chez les femelles que chez les mâles.
Quant aux aulacodes d’élevages, il y a une infestation importante chez les mâles
(27,78%) que chez les femelles (12,76%) ; ceci peut s’expliquer par le fait que
dans les élevages une attention particulière est accordée aux femelles qu’aux
mâles car ces derniers sont généralement destinés à la commercialisation alors
que les femelles utilisées pour la reproduction. Nous avons aussi une
prédominance des œufs de Monezia benedeni, qu’on soit chez les mâles ou chez
les femelles mais de façon inégale : chez les mâles à hauteur de 75,68%, chez
les femelles à 43,24%.
Tous ces auteurs cités plus haut n’ont fait que citer les œufs de parasites sans
pour autant signaler les différentes fréquences de ces œufs de parasites. Cela ne
nous permet pas de discuter de manière pertinente les résultats obtenus.
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Les parasites recueillis sont essentiellement les Trichuris muris, les C. pectinata
et C. punctata, les M. benedeni et B. trigonocephala.
Elles sont voisines de celles de Monezia expensa ; c’est un cestode qui mesure
50- 4m sur 1,5 à 2cm chez les bovins. Le scolex volumineux (0,8-1mm de
diamètre) porte 4 ventouses de 300µ à ouverture circulaire. Les glandes
interpoglotidiennes sont diffuses à disposition linéaire le long du bord postérieur
du segment constituant ainsi une bande dans la partie médiane de celui-ci. Les
testicules de (400 à 600) sont disposés en champs unique. La poche mesure
280*100µ. Les œufs ont une forme et une taille très voisine de celle de
[Link] (GRABER et PERROTIN, 1996).
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Le jéjunum 11,02% des parasites ; l’iléon 1,27% des parasites ; le colon 45,13%
et le foie 42,58% des parasites. Le colon héberge la totalité de Cooperia
punctata.
Ils ont par ailleurs cité 3 genres de protozoaire tels que Eimeria spp que nous
avons aussi observé mais Trichomonas spp et Giardia spp que nous n’avons pas
évoqué. Mais ces deux derniers ont été rapportés pour la première fois sur
l’aulacode lors de ces travaux de ces trois auteurs.
Nous avons aussi les Monezia benedeni qui affectent d’autres mammifères
comme les buffles, les bœufs, les zébus, les moutons, les chèvres, les
dromadaires et les ruminants sauvages ; ils sont fréquents en zone sèche à faible
pluviométrie. Cooperia pectinata affectent aussi les buffles, les bœufs, les zébus
mais plus rarement les moutons et diverses antilopes. Cooperia punctata affecte
les bœufs, les zébus, les moutons et plus rarement les antilopes.
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Les aulacodes sauvages sont les plus parasités avec une présence de tous les
parasites mais à des proportions différentes : les B. trigonocephalum à 44,57%,
les T. muris à 40,80%, les C. pectinata à 7,98%, les C. punctata à 4,66% et enfin
les M. benedeni à 2,00% ; tandis que chez les aulacodes d’élevage, il ya une
absence de C. pectinata, C. punctata et de B. trigonocephalum ; mais avec une
présence massive de M. benedeni à 66,67% et aussi les T. muris 33,33%.
Donc on a pu observer les B. trigonocephalum, les C. pectinata et les C.
punctata uniquement chez les aulacodes sauvages, alors qu’ils sont absents chez
les aulacodes d’élevage avec une prédominance des M. benedeni.
Le niveau d’infestation moyen chez les femelles sauvages est de 37,01% avec
une répartition variable des parasites ; alors que chez les femelles d’élevages, le
niveau moyen est de 3,00%. Cela confirme encor cette infestation massive des
femelles sauvages qui sont livrées à elles mêmes, alors que celles des élevages
sont bien suivies.
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Le niveau d’infestation moyen chez les mâles sauvages est de 44,95%, à cause
de leur liberté dans la nature, alors que chez ceux des élevages, le niveau moyen
d’infestation est de 2,78%. Ce qui est même normal compte tenu des règles
d’hygiène souvent appliquées dans les élevages.
En définitif, ces affections parasitaires observées telles que les Coccidioses, les
Cestodoses et les Nématodoses se manifestent pendant les saisons pluvieuses.
Les symptômes observés sont des diarrhées, l’amaigrissement des aulacodes et
une inappétence.
Les lésions sont des lésions d’entérites, des typhlites pour les coccidioses ; la
présence de vers plats dans le jéjunum et le colon ; et enfin la présence de vers
ronds dans la lumière de l’intestin grêle quant il s’agit des Nématodoses.
Les principales tiques identifiées sur les aulacodes sauvages sont les tiques
dont le genre Boophilus avec l’espèce Boophilus decoloratus, le genre
Amblyomma avec l’espèce Amblyomma variegatum et le genre Ixodes avec
l’espèce Ixodes sp. Ces tiques ont été identifiées à l’aide d’une clé
d’identification entomologique, (WALKER ; BOUATTOUR ; CAMICAS et
al , 1996). Ces ectoparasites sont représentés de manière inégale : nous avons
[Link] qui renferment 48,27% de l’ensemble des parasites,
[Link] 35,63% et Ixodes sp 16,09%.
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Tous les aulacodes d’élevage utilisés pour la recherche des parasites externes ne
possèdent pas de tiques mais plutôt des fourmis magnans, retrouvés dans le
pelage, à la base des poils et ceux retrouvés morts dans les aulacoderies. Cette
présence de fourmis magnans dans le pelage des aulacodes captifs vient
confirmer les résultats de FANTODJI et SORO, (2004).
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Les sites de fixation préférentiels des tiques sont : la tête, le ventre, le cou et le
dos. Les tiques sont reparties de façon inégales sur ces régions du corps : la tête
n’héberge pas d’Ixodes sp alors que les autres parasites sont présents avec une
prédominance d’A. variegatum à 66,67% ; il y a une prédominance des B.
decoloratus sur le dos à hauteur de 73,53% ; A. variegatum est le plus représenté
sur le ventre à 57,14% et à 44,44% sur le cou. A. variegatum est prédominant
sur la tête des aulacodes, alors que cette même tique qui se retrouve chez les
bovins est fréquemment localisée au niveau des zones déclives (anus, inguinale,
ventre, aisselle, fanion, tête, pattes). Sur la tête, les oreilles et le nez, il y aurait
une prédominance de la gale sarcoptique et sur le flanc la gale psoroptique,
(YAPI, 2007).
Chez le lapin, Psoroptes cuniculi peut s’étendre sur la base des oreilles, du cou
et de la tête, (BOUCHER et NOUAILLE L, 1996).
Seul A. variegatum est présent sur la tête des mâles à hauteur de 11,76%, les
deux autres B. decoloratus et Ixodes sp sont absents. Il y a une prédominance de
B. decoloratus sur le dos à 68,18%, une répartition inégale d’A. variegatum
(35,29%) et d’Ixodes sp (20%). Le cou héberge A. variegatum (35,29%) et I. sp
(20%) avec absence de B. decoloratus ; et prédominance de Ixodes sp à 70%.
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La tête n’héberge pas d’A. variegatum et d’Ixodes sp, seul B. decoloratus y est
représenté à 5% ; sur le dos les tiques les plus représentées sont [Link]
(75%) et B. decoloratus (50%), une absence de Ixodes sp sur le ventre. Sur le
cou, il ya prédominance de A. variegatum à 71,43%.
En somme les mâles sauvages dans l’ensemble sont plus parasités par tiques que
les femelles sauvages mais avec une prédominance de B. decoloratus (73,33%)
et A. variegatum (73,33%) ; alors que chez les femelles B. decoloratus est le
plus représenté (53,33%). Il ya autant de B. decoloratus que d’Ixodes sp..
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Recommandations
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CONCLUSION GENERALE :
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Les aulacodes sauvages ont un taux de d’infestation qui s’élève à 80,77% contre
un taux de 19,23% chez les aulacodes des élevages.
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Quant aux aulacodes d’élevage, ils ne possèdent pas de tiques dans le pelage
mais plutôt des fourmis magnans.
En sommes il convient de dire que les aulacodes sauvages sont plus parasités
que les aulacodes des élevages. Face à cela, il est recommandé aux éleveurs de
bien appliquer les différents programmes de prophylaxie sanitaire en fonction
des climats et des saisons pluvieuses.
Au terme de notre étude, il serait souhaitable d’envisager une étude plus étendue
à toute la Côte d’Ivoire en cette fois-ci réalisant des travaux sur les
hémoparasites. Il conviendrait également de réaliser des travaux sur les autres
volets sanitaires tels que la bactériologie et la virologie.
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BIBLIOGRAPHIE
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cycle : EPAC/UAC/Bénin.
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Calavi au sud du Bénin. Mémoire de fin de cycle. LAMS. (Bénin).
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consultée le 03 septembre 2008)
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Internet http:// [Link]/wiki/utilisateur :
Mahitey/Brouillon_c%c3%B4te_dIvoire#Production_animale_et_halieutique
(Page consultée le 15 Mars 2008)
79. Régions administratives de la COTE D’IVOIRE [en ligne] accès
Internet : d’après the world gazetter, [Link] .world_
gazetter .com /S/S _ci .htm (page consultée le 5 septembre 2008)
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VU VU
LE DIRECTEUR LE PROFESSEUR RESPONSABLE
DE L’ECOLE INTER-ETATS DE L’ECOLE INTER-ETATS DES
DES SCIENCES ET MEDECINE SCIENCES ET MEDECINE
VETERINAIRES DE DAKAR VETERINAIRES DE DAKAR
VU
LE PRESIDENT
LE DOYEN
DE LA FACULTE DE MEDECINE DU JURY
ET DE PHARMACIE DE
L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA
DIOP DE DAKAR
VU ET PERMIS D’IMPRIMER
DADAR, LE