Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
1-1 Introduction :
Dans ce premier chapitre, nous présentons un aperçu détaillé sur les tirants d’ancrage avec la
description de leurs différents composants, de leurs fondements, de la définition des paramètres, de
leurs classifications, de leurs domaines d’application, de leurs mises en œuvre, de leurs contrôles et
des principales connaissances acquises sur ces dispositifs.
1-2 Définition :
1-2-1 TIRANTS D'ANCRAGE :
Un tirant d’ancrage est un dispositif capable de transmettre les forces de traction qui lui sont
appliquées à une couche de sol résistant en prenant appui sur la structure à ancrer. Il
comprend la tête d’ancrage, la partie libre et la partie d’ancrage au terrain.[1]
1-2-2 TIRANT D’ANCRAGE SCELLÉ :
Un tirant d’ancrage scellé est un tirant d’ancrage pour lequel la transmission de la charge de
traction à la couche résistante s’effectue par un scellement au coulis de ciment, de résine ou
d’un matériau similaire. ( Figure 1.1)
Figure 1.1 Tirant d’ancrage dont l’armature est scellée directement dans le sol d’après (les
règles professionnelles (TA 2020) ,2020)
1-3 Domaines d’application des tirants d’ancrage
Les tirants d'ancrage sont utilisés pour des efforts de traction. ils sont largement utilisés pour
assurer la stabilité des pentes et des talus , le renforcement et la réhabilitation des structures
tels que : (mur de soutènement, radiers, quais portuaires, palplanches, digues, pylônes,
tunnels, barrage, plateformes pétrolières,………etc.), ce qui explique que l’utilisation de ces
dispositifs est devenue incontournable comme s’est indiqué sur la figure (1.2)
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
(a) Fouilles (b)Confortement
(c) Efforts de soulèvement (d) Barrages
(d)Ancrage de câbles
figure 1.2 Exemples d’utilisation des tirants d’ancrage sol d’après (les règles professionnelles
(TA 2020) ,2020)
1-4 Composition de tirant d’ancrage :
Ils comportent généralement de trois parties principales :
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
1-4-1 Les armatures :
Qui transmettre la charge de résistant dans le terrain traction de la tête d’ancrage à l’élément.
1-4-2 Gaine de protection :
Utilise pour protéger l’armature contre la corrosion.
1-4-3 La longueur de scellement :
Qui transmet l’effort au sol à la profondeur définie par l’auteur du projet. La transmission de
l’effort s’effectue par le corps d’ancrage réalisé par injection du terrain au coulis de ciment.
La longueur de scellement nécessaire est déterminée sur la base d’essais de traction exécutés
préalablement ou au début des travaux d’ancrage. Pour assurer la résistance ultime interne du
tirant (transmission de l’effort des torons au coulis d’injection).
1-4-4 La longueur libre :
Qui permet l’allongement du câble lors de sa mise en tension. Dans le but de limiter les pertes
de force d’ancrage au cours de la durée d’utilisation de l’ouvrage, il peut être opportun de
choisir une longueur libre supérieure à la longueur théorique calculée.
Figure 1.3 Composition de tirant d’ancrage.
1-4-5 La tête d’ancrage :
Les têtes des tirants d'ancrage sont disposées à l'extérieur ou à l'intérieur de la structure
ancrée (voile, poutre ou plaques). Dans ce dernier cas, elles sont soit noyées dans le béton,
auquel cas elles sont tout à fait inaccessibles, soit disposées dans des réservations prévues à
cet effet. Lorsqu'elles ne sont pas directement noyées dans le béton de la structure, les têtes
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
d'ancrage sont en principe protégées par un capot rempli d'un produit approprié. La tête des
tirants d'ancrage, ainsi d'ailleurs que la partie de l'armature directement située sous la plaque
d'appui, sont des zones particulièrement exposées aux risques de corrosion.
Elle est complexe et comprend plusieurs parties dont chacune joue un rôle important vis-à-vis
de la durée de vie du tirant. Ces parties sont :
La tête d'ancrage proprement dite, dans laquelle sont bloqués les fils, torons ou câbles
constituant l’armature.
Le tube trompette qui assure le recouvrement avec la gaine de protection de la
longueur libre. Il est rempli d’un produit de protection anticorrosion.
La plaque d'appui, qui transmet directement l'effort à la paroi dans le cas où la tête est
noyée dans la structure.
La chaise d'appui, sur laquelle s'appuie la plaque dans le cas où la tête n'est pas noyée
et est accessible. C'est elle qui transmet l'effort à la paroi
Un capot, fixé sur la chaise d'appui dans le cas d'une tête du tirant accessible. Il
est alors rempli d'une graisse anticorrosion ou de produits similaires destinés à
protéger la tête du tirant []
Figure 1.4 La tête d’ancrage ; d’après (les règles professionnelles (TA 2020) ,2020)
1-5 Classification des ancrages :
On peut classer les ancrages en fonction :
De leur fonctionnement.
De leur durée d’utilisation.
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
1-5-1 Classification en fonction de leur fonctionnement :
1-5-1-1 TIRANT ACTIF :
Ce type de tirant présente toujours une partie libre et une partie scellée. L’armature la plus
courante est un faisceau de câbles en acier. Ce faisceau de câbles est mis en tension
(précontrainte) avant sa mise en service. Cette précontrainte permet de limiter les
déformations de l’ouvrage.[1]
1-5-1-2 TIRANT PASSIF :
Ce type de tirant n’a généralement pas de partie libre. L’armature est le plus souvent une barre
en acier, voire en matériau composite. Il ne possède généralement pas de précontrainte et
n’est sollicité que lorsque l’ouvrage se déforme.[1]
1-5-1-3 Tirants de contrôle :
On appelle tirants de contrôle et tirants de mesure des tirants sur lesquels on procède à des
observations et à des mesures sur une longue période. Les mesures de la tension résiduelle des
tirants de contrôle sont effectuées à l’aide d’un vérin vissé sur le filetage extérieur du bloc
d’ancrage et celles des tirants de mesure se font par l’intermédiaire d’une cellule prévue à cet
effet.[1]
1-5-1-4 Tirants d’essais :
On appelle tirants d’essai des tirants spéciaux destinés à être soumis préalablement ou au
début des travaux d’ancrage à des essais de traction ayant pour but de fournir les éléments
nécessaires au dimensionnement des tirants, en particulier la valeur de la résistance ultime.[1]
1-5-2-Classification en fonction de leur durée d’utilisation :
1-5-2-1-Tirants permanents :
On appelle tirants permanents ceux dont la fonction doit être remplie pendant toute la durée
d’utilisation de l’ouvrage. Ils sont conçus en conséquence et font l’objet de dispositions
spéciales, principalement en matière de protection contre la corrosion et d’isolation électrique.
[1]
1-5-2-2-Tirant provisoire :
On appelle tirants temporaires ceux dont la fonction est limitée dans le temps, en règle
générale ne dépassant pas 2 ans. Les tirants provisoires mis en place dans un milieu agressif
ou soumis à un niveau critique de courants vagabonds doivent être traités comme des tirants
permanents. Des dispositions spéciales en matière de protection contre la corrosion doivent
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
également être prises pour les tirants provisoires dont la durée d’utilisation peut être
supérieure à 2 ans [1]
1-6-Mise en œuvre du tirant :
Selon les REGLES PROFESSIONNELLES (TA202) .La mise en œuvre d’un tirant d’ancrage
de déroule en plusieurs phases qui sont décrires ci-dessous :
1-6 -1- Phase 1 : Réalisation du forage du trou dans lequel sera mis en place le tirant
Le procédé de forage doit éviter toute modification des caractéristiques du sol en particulier
tout enchaînement d’éléments fins qui pourrait provoquer des désordres dans le voisinage. Le
forage peut être réalisé à l'aide de plusieurs types d'outils, selon la qualité du matériau traversé
et à l’aide du fluide de perforation ne doivent pas avoir d’effets nuisibles sur le coulis ou sur
les parois du forage, sur l’armature, sur la protection anticorrosion et sur tout au niveau de la
partie scellée. A noter que le forage rotatif doit être utilisé avec précaution, à cause des
vibrations créées par la rotation. Dans le cas des ponts en maçonnerie, si celle-ci est en
mauvais état, on peut utiliser une foreuse à outil diamanté.
1-6 -2- Phase 2 : Mise en place de l’armature :
Après forage des trous, ces derniers doivent être rincés puis vidés par air comprimé. Si le
fluide de perforation ne présente pas des caractéristiques suffisantes pour assurer un
scellement normal, il doit être chassé du forage par le coulis de scellement définitif avant la
mise en place de l’armature.
1-6 -3- Phase 3 : Accrochage du tirant au sol :
Une fois mis en place le tirant dans le forage, il est nécessaire de le rendre solidaire des parois
de celui-ci, afin qu’il assure sa fonction par l’injection gravitaire du coulis. La partie scellée
est protégée contre la corrosion par le coulis, alors que la partie libre en est préservée par la
mise en place d’un enduit (graisse) recouvert d’un matériau en plastique, inerte vis-à-vis des
armatures.
1-6 -4 Phase 4 : Mise en service du tirant
Lorsque le scellement a atteint un durcissement suffisant, on procède à la mise en service du
tirant, laquelle comporte, pour chaque tirant les opérations suivantes :
Application de la traction d’épreuve, par étapes successives au cours desquelles
sont mesurés simultanément les pressions du vérin et les déplacements du tirant.
Maintien pendant une durée limitée de la traction d’épreuve et mesure des
déplacements correspondants.
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
Dans le cas où les critères de réception sont satisfaits, relâchement partiel de la
traction jusqu'à la traction du blocage, puis blocage du tirant.
Détente du vérin. (Traction de début de blocage, traction réelle en fin de blocage)
Figure 1.5 Les étapes de mise en œuvre des tirants d’ancrage.
1-7 Contrôle des tirants :
D’après les REGLES PROFESSIONNELLES (TA202) ;Le contrôle est effectué en procédant
à des essais spécifiques, qui permettent de vérifier que la mise en tension du tirant a été
correctement réalisée.
1-7-1 L’essai à la rupture :
L’essai à la rupture est un essai de chargement de tirant d’ancrage effectué pour établir la
résistance ultime géotechnique et pour déterminer ses caractéristiques à la traction de service.
Et elles sont toujours obligatoires dans de tels terrains, car d’une part, la connaissance du
comportement des scellements dans ces matériaux est limitée et, d’autre part, ces terrains sont
très vulnérables aux remaniements et aux claquages lors du forage et de l'injection et, en
conséquence, la prévision de la résistance géotechnique des tirants est aléatoire. Nombre de
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
tirant d’essai préalable s'effectue sur deux tirants au minimum, identique et même catégorie. Il
faut construire les tirants d’essai avant longtemps de l'exécution des tirants de l'ouvrage.
1-7-2 L’essai de contrôle :
Cet essai est réalisé sur un tirant en cours de réalisation. Il permet de vérifier que le tirant peut
reprendre l’effort de traction prévu, avec un déplacement inférieur à une valeur fixée
contractuellement. Il permet de valider les modalités d’exécution du scellement et une
longueur de scellement. Un certain délai doit être respecté entre le moment de l’injection du
tirant et celui de réalisation de l’essai afin de permettre une résistance suffisante du coulis ou
du mortier de scellement, ainsi que la reconstruction de la résistance du sol autour du
scellement. Ce délai est en principe d’au moins cinq jours pour l’essai à la rupture.[1]
Figure 1.6 Essai de contrôle sur un tirant d’ancrage en cours de réalisation d’après (les règles
professionnelles (TA 2020) ,2020)
1-7-3 Essai de réception :
Les essais de réception constituent une procédure normale de contrôle à laquelle sont soumis
tous les tirants d’ancrage de l'ouvrage préalable à leur mise en service D’abord, lors de l’essai
de réception du tirant, on porte la traction à une valeur qui ne sera ensuite plus dépassée dans
tout le processus de mise en service. Cette valeur de traction d’épreuve est maintenue un
certain temps dépendant de la nature du terrain dans lequel est effectué le scellement ensuite,
on réduit la tension jusqu’à la valeur de la traction de blocage, Puis, intervient, après la phase
correspondant à la préparation du blocage, le blocage proprement dit qui, suivant le dispositif
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
opératoire, peut causer une perte de traction plus ou moins importante au calage. Cette perte
est en général mal connue, sauf pour les tirants équipés par un appareil de contrôle. La
traction prémaire qui subsiste alors dans le tirant est la traction après blocage On complète
alors la protection de la tête du tirant contre la corrosion.
1-8 Pré-dimentionnement par abaque
1-8-1 Préambule
Il est rappelé que la seule méthode valide pour la justifcation en phase exécution (G3 au sens
de la norme NF P 94 500) est la réalisation d’essais à la rupture.
Dans la mesure où il est fait appel aux abaques de la présente annexe pour une étude de
conception (étape G2 de la norme NF P 94 500), les essais à la rupture peuvent ne pas être des
essais préalables mais des essais de conformité. [2]
Commentaire : cette annexe reprend les abaques de pré- dimensionnement du TA 95 calés
sur des essais d’arrachement antérieurs à 1985. Il serait très intéressant de collecter les don-
nées d’autres essais réalisés depuis cette date, pour refaire un traitement de cette base de
données en vue de mettre à jour les abaques : ces contributions peuvent être adressée à la
commis- sion technique du CFMS.[2}
1-8-2 Conditions dutilusation des abaques
Les abaques résultent de l’exploitation d’une base de données (Bulletin de liaison du LCPC
n°140 de nov-déc 1985) dont les préalables sont les conditions d’exécution ci-après :
• l’utilisation d’un matériel adapté (tubes à manchettes, obtura-teurs, pompes d’injection, etc.)
ayant fait l’objet de contrôles conduisant à l’élaboration de rapports ;
• le suivi par des enregistrements en continu des diférents paramètres de forage et d’injection.
• le bon fonctionnement des diférents appareils et l’enregis-trement en continu des diférents
paramètres de forage qui sont essentiels pour satisfaire les exigences précisées dans le tableau
H.1 notamment en termes de pression d’injection.
Note :
un fonctionnement inadapté des diférents appareils nécessite des justifcations qui, si elles ne
sont pas produites, peuvent conduire à remettre en question le pré-dimensionnement du tirant.
[2]
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
Commentaire :
par rapport à l’époque de rédaction des documents cités, les normes régissant les
reconnaissances SPT (voir note) et CPT ont évolué ; ceci a conduit à recaler les axes des
abscisses mais il n’y a eu ni enrichissement de la base de données, ni réinterprétation de cette
base d’essais.[2]
Note :
le calage des SPT n’a été efectué que pour les sables et graviers, puisque l’Eurocode 7 (NF
EN 1997-2 § 4.6) ne cite le SPT que pour les sols grenus pulvérulents.
Les abaques ne sont fournis que pour des tirants dits IGU et IRS selon les défnition suivantes
• Dans tous les cas, le forage est équipé d'armatures et d'un système d'injection qui est un tube
à manchettes mis en place dans un coulis de gaine. Si l'armature est un tube métal-
lique, ce tube peut être équipé de manchettes et tenir lieu de système d'injection.
• Après prise du coulis de gaine et claquage du coulis de gaine,
• soit, l’injection est faite de manière globale et unitaire (IGU) à une pression d'injection
supérieure ou égale à la moitié de la pression limite du sol mais au moins égale à 1 MPa.
• soit, on procède à l'injection à l'obturateur simple ou double d'un coulis ou mortier de
scellement manchette par manchette à une pression d'injection supérieure ou égale à la
pression limite du sol sans toutefois dépasser 4 MPa. L’injection est répétitive et sélective
(IRS).
• au sens de la norme NF EN 1537, les deux types sont obtenus par une injection répétitive
(voir note 1) via un tube à manchettes ou de tubes post-injection :
• IGU en une seule passe et/ou en plusieurs étapes et une seule phase,
• IRS en plusieurs étapes et plusieurs phases [2]
Note 1 :
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
les étapes d'injection sous pression répétée ne sont comptées qu'après durcissement du coulis
préalablement mis en place (coulis de gaine).[2}
Note 2 :
sous réserve d'obtention de la pression minimale fxée par le Marché lors de l'injection sous
pression. L'IRS peut être validée après une unique étape d'injection sous pression.[2]
Note 3 :
les abaques NE SONT PAS APPROPRIÉS pour les tirants sans injection sous pression.[2]
1-8-3 Exploitation des abaques
Une fois choisi le type d’injection et la nature du ou des terrains de scellement, on lit sur
l’abaque approprié le frottement latéral limite qs.
Il convient de n’user qu’avec précaution des abaques dans les sols de pression limite
inférieure à 0,5MPa.
Pour une longueur Ls de scellement et en un diamètre de forage Ø, on trouve :
1) Rs = π Ø αs qs Ls (ꝩserv)( ꝩa;ELU)( ꝩRd) = 2,079
2) Rk = Rs /ꝩRd ꝩRd = 1,4
3) Rd = Rk / ꝩa;ELU ꝩa;ELU = 1,1
4) Rcr ;d = Rd/ ꝩser ꝩserv = 1,35
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1-8-3-1 Abaques par types de terrain
Le classement des terrains est issu du tableau de la norme NF P 94-262. [2]
sol Cofficient αs Conditions indicatives dapplicatio
IRS(1) IGU(2) Cuantité usuelle de coulis (2) à
injecter v(3)
GRAVES 1,8 1,3 à 1,4 1,5 VS
GRAVES sableuses 1,6 à 1,8 1,2 à 1,4 1,5 VS
Sables graveleux 1,5 à 1,6 1,2 à 1,3 1,5 VS
Sables grossiers 1,5 VS
Sables moyens 1,4 à 1,5 1,1 à 1,2 1,5 VS
Sables fins 1,5 VS
Sables limoneux 1,5 à vs pour IRS -1,5 vs pour IGU
limons 1,4 à 1,6 1,1 à 1,2 2 vs pour IRS -1,5 vs pour IGU
Argiles 1,8 à 2 1,2 2,5 à 3 vs pour IRS -1,5 à 2vs pour
IGU
Mames 1,5 à 2 vs pour COUCHE
1,8 1,1 à 1,2 COMPACTE
Marnocalcaires 2 à 6 ou plus si couche fracturée
Craie altérée ou 1,1 à 1,5 vs si couche finement
fragmentée fracturée
Rocher altéré ou 1,2 1,1 2 vs ou plus si couche fracturée
fragmenté
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
Sable et grave
Figure 1.7 abaque de pré-dimensionnement pour les tirants d’ancrage scellés dans les sables
et graves
Légende :
SG1 : abaque pour les tirants IRS [2]
SG2 : abaque pour les tirants IGU [2]
Argile et limon
Figure 1.8 : abaque de pré-dimensionnement pour les tirants d’ancrage scellés dans les argiles
et limons
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
Légende :
AL1 : abaque pour les tirants IRS [2]
AL2 : abaque pour les tirants IGU [2]
Craie, marne et marnocalcaire
Note : la qualifcation de marne est réservée ici à des sols dont la teneur en CaCO3 est
supérieure30%[2]
Figure 1.9 abaque de pré-dimensionnement pour les tirants d’ancrage scellés dans les craies,
marnes et calcaires marneux
Légende :
MC1 : abaque pour les tirants IRS[2]
MC2 : abaque pour les tirants IGU[2]
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
Figure 4 : abaque de pré-dimensionnement pour les tirants d’ancrage scellés dans les roches
altérées et fragmentées
Légende :
R1 : abaque pour les tirants IRS [2]
R2 : abaque pour les tirants IGU [2]
1-8-4 EXEMPLE DANS CALCUL EXPLOITATION DES ABAQUES
1-8-4 -1 Les donnes
Type de sol : marne ,
force de blocage = 800 kN
Ø = (0,18m) , αs=(1,8)
qs=(0,5 mpa)=(500kpa)
1-8-4 -2 Calculs
1) Rs = π Ø αs qs Ls = (99*π ) Ls
99 * π
2) Rk = Rs / ꝩRd = Ls
1,4
99 * π
3) Rd = Rk / ꝩa;ELU = Ls
1,4*1,1
99 * π
4) Rcr ;d = Rd/ ꝩserv = Ls
2,079
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Chapitre 01 :Generalités sur les tirants d’ancrage
99 * π
5) Rcr;d > FB donc Ls >800
2 , 079
Ls > 5,3476
ꝩa;ELU facteur partiel pour déduire la résistance de calcul à l’Etat Limite Ultime d’un
ancrage àpartir de la résistance caractéristique issue des essais à la rupture
Rcr;d valeur de calcul de la résistance critique de fuage du scellement
Rd valeur de calcul de la résistance à l’arrachement du scellement
LS longueur théorique du scellement
1-8-4-3 : conclusion
En conclusion, les tirants d'ancrage jouent un rôle crucial dans la stabilisation des structures et
la prévention des mouvements indésirables. Ils sont utilisés dans diverses applications de
génie civil et de construction pour renforcer les fondations, les murs, les poteaux et autres
éléments structurels. Les tirants d'ancrage peuvent être fabriqués à partir de différents
matériaux et sont installés en forant des trous dans le sol ou dans la structure existante. Ils
peuvent être passifs, en utilisant la résistance du sol, ou actifs, avec des dispositifs de tension
pour exercer une force continue. Les spécificités des tirants d'ancrage peuvent varier selon les
réglementations et les normes locales, ainsi que les exigences propres à chaque projet. Il est
important de consulter des experts et de respecter les bonnes pratiques de construction lors de
l'utilisation des tirants d'ancrage.
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