Stabilité thermodynamique des systèmes
Stabilité thermodynamique des systèmes
Définition
x( t ) y( t )
Système
système linéaire,
équation différentielle à coefficients constants
n
d y t
x ( t ) = a0 y( t ) + a1 ( ) + a 2 d 2
y t
( ) + .... + a d y( t )
n
dt dt 2 dt n
Stabilité mathématique
x( t ) y( t )
Système
régime transitoire,
équation différentielle sans second membre
n
d y t
0 = a0 y( t ) + a1 ( ) + a 2
d 2
y t
( ) + .... + a d y( t )
n
dt dt 2 dt n
Stabilité mathématique
x( t ) y( t )
Système
0 = a0 y( t ) + a1
d y ( t)
dt
Ou encore :
0 = r0 y( t ) +
d y ( t)
dt
Stabilité mathématique
x( t ) y( t )
Système
0 = r0 y( t ) +
d y ( t)
dt
Solution :
y( t ) = A er t
0
Stabilité mathématique
ylibre ( t ) = A er t 0
r0 < 0 r0 > 0
1 6
0.9
5
0.8
0.7
4
0.6
0.5 3
0.4
2
0.3
0.2
1
0.1
0
0 1 2 3 4 5 6 0
0 0.5 1 1.5 2 2.5
temps (s)
temps (s)
Analyse des systèmes linéaires invariants
1 Définitions
Système :
Entité établissant un relation de cause
1 Système
e
xi
s
à effet entre un signal d’entrée e et un
xi : variables d'état
signal de sortie s
Deux manières pour décrire les relations entre e et s
Interne : On décrit l’état d’un système par n (ordre de système) variables internes xi (appelée
variable d’état) qui constituent le vecteurs d’état :
x1 (t )
x(t ) =
xn (t )
x( t ) y( t )
Système
x( t ) y( t )
Système
0 = ω02 + 2 m ω0 r + r 2
Stabilité mathématique
x( t ) y( t )
Système
Equation caractéristique :
0 = ω02 + 2 m ω0 r + r 2
Racines de l’équation caractéristique r1 et r2 ,
Solution :
ylibre ( t ) = A1 er t + A2 er t
1 2
Stabilité mathématique
Δ' = ω02 ⎜⎜ m2 − 1⎟⎟
⎛ ⎞
⎝ ⎠
r1 =± 1
r1 = − m ω0 − jω'0 τ1
r2 = − m ω0 + jω'0 r2 =± 1
τ2
ω'0 = ω0 1 − m 2 r1 + r2 = − 2 m ω0
Stabilité mathématique
6 0.8 0.8
3
4 0.6 0.2
0.6
2.5
2 0.4
0.4
0 0.2 0.15
2
0.2
-2 0
1.5 0
-4 -0.2 0.1
-0.2
1 -6 -0.4
-0.4
-8 -0.6 0.05
0.5
-10 -0.8 -0.6
0 -12 -1 -0.8 0
0 0.14 0.28 0.42 0.56 0.7 0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 10 20 30 40 50 60 0 5 10 15 20 25
Temps (sec.) Temps (sec.) Temps (sec.) Temps (sec.) Temps (sec.)
Im r Im r Im r Im r Im r
* + *
* * Re r Re r Re r Re r * * Re r
* + *
Limite
Instable Instable stable- Stable Stable
instable
Stabilité mathématique
Im r Im r Im r Im r Im r
* + *
* * Re r Re r Re r Re r * * Re r
* + *
Limite
Instable Instable stable- Stable Stable
instable
Stabilité mathématique
Plus généralement…
x( t ) y( t )
Système
n
d y t
x ( t ) = a0 y( t ) + a1 ( ) + a 2 d y
2
t
( ) + .... + a d y( t )
n
dt dt 2 dt n
n
ESSM : 0 = a0 y( t ) + a1
d y ( t ) + a2 d 2
y ( t)
+ .... + a n d y ( t)
dt dt 2
dt n
Equation caractéristique :
0 = a0 + a1 r + a 2 r 2 + .... + a n r n
Stabilité mathématique
En variables de Laplace
X( p ) Y( p )
T(p)
X( p ) = a0 Y( p ) + a1 p Y( p ) + a2 p 2 Y( p ) + .... + a n pn Y( p )
T( p ) = Y( p ) = 1
X( p ) ⎛ a + a p + a p 2
+ .... + a p n ⎞
⎜ 0 1 2 n ⎟
⎝ ⎠
Equation caractéristique :
0 = a0 + a1 p + a 2 p 2 + .... + a n p n
Stabilité mathématique
En variables de Laplace
X( p ) Y( p )
T(p)
0 = a0 + a1 p + a 2 p + .... + a n p n
2
Au sens mathématique,
un système est stable si les pôles de sa fonction de transfert sont
TOUS
à partie réelle négative.
Cas des systèmes bouclés
X( p ) Y( p )
+
- H(p)
K(p)
TBF ( p ) = H( p )
1 + H( p ) K( p )
Equation caractéristique : 0 = 1 + H ( p ) K ( p )
Cas des systèmes asservis
X( p ) Y( p )
+
- H(p)
K(p)
Equation caractéristique : 0 = 1 + H ( p ) K ( p )
TBO ( p ) = H( p ) K( p )
Cas des systèmes asservis
X( p ) Y( p )
+
- H(p)
K(p)
TBO ( p ) = − 1
Cas des systèmes asservis
X( p ) Y( p )
+
- H(p)
K(p)
TBO ( p ) = − 1
Temps en s
-1
A Re TBO
Critère de Nyquist
Im TBO
Amplitude
Réponse indicielle en
BF
-1
Re TBO
M
ϕ<
0 N3
M
ϕ=
0 -1
N1
M
ϕ>
0
ωT
ωT
ω en rad/s
ωT
M
ϕ=
0
180°
M
ϕ>
0
M<
ϕ0
M
ϕ<
0
M
ϕ>
0 M
ϕ=
0
Temps en s
Diagrammes de Bode Diagramme de Nyquist
Mϕ = 19,6° MG = 3,52 dB
Réponse indicielle
Mϕ = 45°
Diagrammes de Bode Diagrammes de Nyquist
Mϕ = 45° En BF MG = 6,5 dB
Position de repos et origine de temps de toutes les variables
Un système est au repos si sa sortie est dans un état permanent constant, donc si ses
dérivées sont nulles. La position de repos constitue généralement l’origine des temps
de toutes les variables du système. Pour un système d’ordre n, la sortie et ses (n-1)
premières dérivées peuvent en générale constituer un jeu de variables d’état. Par suite,
en position de repos l’état d’un système est nul
Linéarité
si s1 = f(e1 ,0 )et s2 = f(e2 ,0 )
si e = λ1e1 + λ2e2
⇒ s = λ1s1 + λ2s2
b∑ i s (i )
= ∑ ai e (i )
i= 0 i= 0
TL e( ) = p .E ( p) Entrée causale
i
En appliquant la TL :
i
i=0 i=0
n m
TL ⇒ ∑ bi . p .F ( p) = ∑ ai . pi
i
i=0 i=0
m
∑a . p évidemment :
f(t ) = TL−1 [F(p)]
i
i
F ( p) = i=0
n
∑i
b . p i
i=0
Définition équivalente de la Transmittance :
Réponse forcée d’un système à une entrée e(t) :
Pas de conditions initiales
donc on a bien la réponse
+∞
forcée
sf (t ) = f(t ) ∗ e(t ) = ∫ f(t′).e(t − t′)dt′
−∞
[ ]
⇒ TL e (i)(t − T ) = e -pT .pi .E(p)
m
∑ a .p i
i
⇒ F(p) = i= 0
n .e -pT
∑ b .p
i= 0
i
i
γn
2
p p
F(p) = K.p .∏ (1 + εk pτk ) .∏ 1 + 2mn
+ .e −pT
α βk
k n
ωn ωn
avec α, βk , γ n : positif, négatif ou nul
Analyse de la sortie forcée d’un SLI causal : Stabilité
Entrée bornée ⇒ Sortie Bornée
Un SLI est stable si pour un entrée bornée
e (t ) ≤ A < ∞ et non nulle alors il lui correspond
une sortie bornée
s(t) ≤ B < ∞
TL-1 s’écrit :
Le système diverge.
Pôles imaginaire pur simple
⎡ 1 ⎤ 1
TL ⎢ 2
−1
2 ⎥
= sin ω.t
⎣ (p + ω )⎦ ω
Excitation
Système
Réponse
Régime Naturel
Régime Forcé
CI = 0
Régime Permanent
e ≠ 0
La réponse d’un système peut être décomposée en deux :
pôles de F .E
pôles de F pôles de E
pt
∑ combinaison linaire de e i
i
Partie permanente sp(t)
Si F p est stable ⇔F p →0 quand t→∞
ω
e(t ) = sin(ωt ) ⎯⎯→
⎯ E(p) =
TL
⇒ 2 pôles : p = ± jω
p +ω
2 2
sp (t ) = ∑ résidus deF(p)E(p)e pt
= rjω + r− jω
pôles de E
⎡ ω ⎤ F(jω )e jωt
rjω = ⎢(p − jω )F(p)e pt
⎥ =
⎣ (p − jω )(p + jω ) ⎦ p= jω 2j
F(− jω )e − jωt
r− jω =−
2j
On peut aussi noter : F(± jω ) = F(ω ) e ± j∠F (ω )
F(ω )
sp (t ) =
2j
[e (j ωt + ∠F ( ω ))
− e − j(ωt + ∠F (ω )) ]
sp (t ) = F(ω ) sin[ωt + ∠F(ω )]
Intérêt de ce résultat
pôles de F
τ 1
pôles de F
p+
τ p= − 1
τ
v Si F(p) possède une paire de pôles complexes
1
p
+ = r + jω = − + jω
N ( p) τ
pôle de F ( p) = ⇒ p=
p − (r + jω ) p − (r − jω ) p = r − jω = − 1 − jω
− τ
N ( p) N ( p)
st (t ) = ∑ résidus deF ( p) E ( p) e = ( p − p+ )
pt
E ( p) e pt
+ ( p − p− )
pt
E ( p) e
pôles de F
(
p − r + jω
) (p − r − jω
) p=p
(
p − r + jω
) (
p − r − jω
) p=p
+ −
N ( p) − + jω t
1
N ( p) 1
− − jω t
τ τ
st (t ) = ( p − p+ ) E ( p) e + ( p − p− ) E ( p) e
p − (r + jω ) p − (r − jω ) p=p p − (r + jω ) p − (r − jω )
+
p=p −
Ce jφ Ce− jφ
1
− t
st (t ) = 2Ce cos (ω t + φ ) = 2Cert cos (ω t + φ )
τ
Influence de la position des pôles sur la rapidité et l’amortissement d’un
système du deuxième ordre
N(p) N(p)
F(p) = = 2
[p − (r + jω)][p − (r − jω)] p − 2r + (r2 + ω2 ) m : représente le facteur d’amortissement
1
Un système de second ordre s'écrit : 2
ω0 : représente la pulsation caractéristique
p p
1 + 2m +
ω0 ω0
⇒ ω02 = r2 + ω2
st (t ) = 2Ce rt cos(ωt + ϕ) = 2Ce −mω0t cos(ωt + ϕ)
r
⇒m=− Domaine de Z
ω0
Domaine de P
+ rapide
Instable
+ rapide
- amorti
Im(p)
+ amorti
- amorti
+ amorti
- rapide
Re(Z)
jω
- rapide
Re(p)
Stable
r
Stable
Instable
-jω
Système stable = pôles dans le demi plan de gauche de p
Système stable = pôles à l’intérieur du cercle unité
Le système est d’autant plus amorti que le pôle s’éloigne de Le système est d’autant plus amorti que le pôle est près de
l’axe Im(p).
l’origine O.
Le système est d’autant plus rapide que le pôle s’éloigne de Le système est d’autant plus rapide que le pôle s’éloigne de
l’axe Re(p).
l’axe Re(Z)
Elles concernent les différentes représentations de
F(ù ) = F(ù )e j∠F (ù )
Il y a trois représentations possibles
a La représentation de Bode
A(ω) = 20Log F(ω)
Deux courbes :
en fonction de Log(ω)
ϕ(ω) = ∠F(ω)
La Courbe obtenue s’appelle le lieu de transfert, elle est orientée
selon les ω croissants
Im(F)
F(ω)
∠F(ω)
Re(F)
La représentation de Black
A(ω)
ω=0
Log(ω)
A(ω)
ou 20 db decade (1 + pτ) (1 − pτ) (1 + pτ)
gain
3β dB
β dB Im
1
β dB (1 − pτ)
1 1 2 ϕ(ω)
2τ τ τ Log(ω) Re
π π
phase
π
Δϕ −
2 2
εβ 1
2 1 1
(1 + pτ) (1 − pτ) (1 − pτ)
(1 + pτ)
1 2 4 8 16 Log(ω)
ω τ τ τ τ τ
Δϕ 45
26. 5 14 7 3
2 γ
p p
Ø Second ordre
F[p] = 1 + 2m
+
ω0 ω0
γ = +1
A(ω)
Ø Retard pur
F[p]= e − pT
avec T ≥ 0
Im
gain
Log(ω) Re
− ωT ϕ(ω)
1
phase
ωT Log(ω)
2 γ
m=1
m=0.4
2 γ
m=1
m=0.4
Stabilité et Répétabilité
Système échantillonné
SLI Numériques
Système
δ0
Numérique
f(kT)
il répond par
+∞
s = ∑ e(iT )f(kT − iT )
Réponse forcée : s(kT)=e(kT)*f(kT)
i= −∞
Transmittance en Z :
s (t ) → s ( kT ) = sk
s ( kT ) − s (( k −1) T ) sk − sk−1
Transposition analogique → s (t ) → =
T T
numérique de l’équation
sk − sk−1 sk−1 − sk−2
différentielle :
−
s − 2sk−1 + sk−2
s (t ) → T T = k
Transposons en numérique la T T2
dérivation :
i
(i )
s (t ) → ∑C j sk− j
j=0
En automatique on utilisera que les systèmes RII
Systèmes RII ou systèmes récursifs
n m n m
∑ i ∑ i ⇒ ∑ βisk −i = ∑ αiek −i
b s
i= 0
(i )
= a e
i= 0
(i )
i= 0 i= 0
n m n m
∑β s
i= 0
i k −i = ∑ αiek −i
i= 0
→ ∑ βiZ S(Z ) = ∑ αiZ −iE(Z )
TZ
i= 0
−i
i= 0
m
∑ i
α Z −i
S(Z )
⇒ F(Z ) = = i= 0
n
E(Z )
∑β Z
i= 0
i
−i
n m
1 m n
∑β s
i= 0
i k −i = ∑ αiek −i
i= 0
⇔ sk = ∑ αiek −i − ∑ βisk −i
β 0 i= 0 i=1
Stabilité
Zi < 1
F(Z) est la TL de la réponse impulsionnelle pour Z=epT,
∞
F(Z ) = ∑ f(kT )Z −k
k =0
Zi < 1
Test de Stabilité
On peut utiliser le critère de Routh Hurwitz dans la mesure où
l’on trouve un changement de variable qui fait correspondre au
cercle unité en Z, un demi plan gauche en W, on utilise pour cela
la transformée bilinéaire :
Z −1 1+W
W= ou encore Z =
Z +1 1−W
En conclusion, on transforme F(Z) en F(W) et on applique le
critère de Routh-Hurwitz au dénominateur de F(W) .
pôles de E Z
( )
Allure de la réponse transitoire en fonction de la position
des pôle de F(Z)
Z = p± = ρe ± jθ avec ρ ≤ 1
e(kT)
CNA
F(p)
CAN
s(kT)
e(t)
s(t)
Interpolateur
e(t)
s(t)
e(kT)
I(p)
F(p)
s(kT)
T
F(Z)
Le signal e(t) est un signal quantifié résultant d’une interpolation.
L’interpolateur est, sauf cas exceptionnel, un bloqueur d’ordre
zéro
δ0
B0
T
t
Réponse impulsionnelle du B0
1 − e − pT
b0 (t ) = h(t ) − h(t − T )
→ B0 (p) =
TL
1 − Z −1
On peut aussi écrire :
B0 (p) =
p
⎡ F(p)⎤
TZ ⎢ ⎥
⎣ p ⎦
⎡ F(p)⎤
F(Z ) = (1 − Z ).TZ ⎢
−1
⎥
⎣ p ⎦
Exemple : 1er ordre échantillonné:
1
T
ek
B0
1 + pτ sk
1
F(Z ) = (1 − Z ).TZ
−1
p(1 + pτ)
On sait que :
1 1 1
TZ = ∑ résidus de
p(1 + pτ ) pôles de 1 (
p(1 + pτ) 1 - Z -1e pT )
p (1+ pτ )
1 1 1
= + τ
( )
(1 + pτ) 1 - Z e p=0 p 1 - Z e
-1 pT -1 pT
( ) 1
p= − τ
1 1
= −
(1 - Z -1 ) 1 - Z -1e − Tτ
1 1 = Z −1 Z − Z
⇒ F(Z ) = (1 - Z -1 ) −
(1 - Z )
-1 T
-1 − τ
Z Z − 1 T
−
1 - Z e Z - e τ
T
−
1−e τ
F(Z ) = T
−
Z−e τ
Cas d’un système ayant un retard pur Tr
On choisit T tel que Tr=mT avec m entier. Pour calculer la transmittance en Z il suffit
donc de multiplier la transmittance en Z sans retard par Z-m.
⎡ F(p)⎤ −m
F(Z ) = (1 − Z ).TZ ⎢
−1
⎥.Z
⎣ p ⎦