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Vulnérabilité des paiements à la NAIB Bank

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :

Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE ..................................................................................................... 4

CHAPITRE 1. PRESENTATION DE LA NAIB ........................................................................ 7

SECTION 1. GENERALITES ET PRESENTATION ................................................................................ 7


SECTION 2. DEROULEMENT DU STAGE AU SEIN DE LA NAIB ..................................................... 12

CHAPITRE 2. LES TECHNIQUES DE PAIEMENT INTERNATIONAUX........................ 14

SECTION 1 . LES INSTRUMENTS DE PAIEMENT INTERNATIONAUX ............................................... 15


SECTION 2. LES TECHNIQUES DE PAIEMENT A L’INTERNATIONAL.............................................. 18

CHAPITRE 3. LE CHOIX ENTRE LES MODALITES DE PAIEMENT : ESTIMATION


D’UN MODELE DE REGRESSION LIGISTIQUE ................................................................ 36

SECTION 1. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES ........................................................ 36


SECTION 2. CHOISIR LA MODALITE DE PAIEMENT LA PLUS MOTIVANTE SELON LE MODELE
REGRESSION LOGISTIQUE ............................................................................................................... 42

CONCLUSION GENERALE ..................................................................................................... 50


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .................................................................................. 52
TABLE DES MATIERES ........................................................................................................... 54

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

LISTE DES FIGURES

Figure 1. Le mécanisme de la traite .............................................................................................................17

Figure 2. Schéma de fonctionnement de la remise documentaire ................................................................20

Figure 3. Schéma du crédit documentaire ....................................................................................................23

Figure 4. Le crédit documentaire .................................................................................................................24

Figure 5. Le mécanisme de contre remboursement ......................................................................................33

Figure 6. Evolution du CA du Credoc import ouvert en USD .....................................................................36

Figure 7. Evolution du CA du Crédoc export ouvert en USD......................................................................37

Figure 8. Evolution du CA de remise export ouvert en USD .......................................................................38

Figure 9. Evolution du CA de remise import ouvert en USD ......................................................................39

Figure 10. Evolution des instruments de paiement en nombre. ...................................................................40

Figure 11. Evolution du chiffre d'affaire des instruments de paiement ........................................................41

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

INTRODUCTION GENERALE

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Introduction générale

L’année 2011, a été une année morose pour le secteur bancaire. En effet, cette année était
turbulente, avec les événements de Décembre 2010 à Janvier 2011, donnant lieu à la révolution
tunisienne (Business News, 2012). D’ailleurs, l’exercice 2011 révèle une croissance en baisse à
moins (-) 1.1%. Une détérioration de l’économie due aux incertitudes politiques et aux
contestations sociales affectant le tourisme et l’investissement direct étranger. De surcroit, le
conflit libyen a également eu des répercussions, à travers le commerce, la réception de fonds en
provenance de la Lybie ou des investissements libyens en Tunisie (African economic outlook,
2012).

Une situation qui a eu un impact négatif sur l’économie tunisienne, et particulièrement pour le
secteur bancaire qui se heurte à des difficultés considérables, notamment en termes de qualité des
crédits et de rentabilité qui se sont détériorées (Maxula Bourse, 2011). En conséquence, plusieurs
banques, notamment les banques off shore ont été privées de leurs clientèles les plus fortunées,
ainsi qu’une détérioration de la relation avec les grandes banques mondiales, autant qu’avec les
entreprises, et ont subi de grandes pertes suite à la destruction, le vol et l’incendie de certaines de
leurs agences (Business News, 2012). Nonobstant, la position financière de certaines banques ne
s’est pas détériorée (Maxula Bourse, 2011). En effet, plusieurs banques ont su dépasser cette
crise, enregistrant des indicateurs en hausse par rapport à l’année dernière, selon les indicateurs
publiés sur le site du CMF (Business News, 2012). Suite à la révolution et à la situation que les
banques ont subi, nous remarquons que l’activité de certaines techniques de paiement
internationales a subi une fluctuation pour certaines d’entre elles. Cette fluctuation est due au
faible volume de mouvement de transaction et au manque de confiance des clients, de certaines
banques étrangères et de la perturbation des relations de la Tunisie avec les autres pays.

Le présent rapport a pour objet d’esquisser les comportements individuels quant au choix des
techniques de paiement bancaires à l’international. Il s’agit, notamment, d’élaborer un cadre
théorique et empirique en vue d’étudier le déterminant du choix de l’intervenant.

Au point de vue de la méthodologie, la démarche adoptée consiste à estimer un modèle


économétrique régression logistique en vue d’en mesurer la sensibilité de la variable type
d’opération bancaire (le crédit documentaire, la remise documentaire) à un ensemble de variables

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

explicatives (le montant de l’opération en USD, le transport, la zone bancaire, la durée de validité
de l’opération, etc.)

J’ai l’honneur de vous présenter dans :

Le premier chapitre qui est intitulé « présentation de la NAIB BANK » dans un premier temps
une générale sur banque dans laquelle le stage a été effectué, puis dans un deuxième lieu nous
décrirons le déroulement du stage.

Le deuxième chapitre qui est intitulé « les instruments et les techniques de paiement
internationales » dont nous allons présenter les différents instruments et techniques de paiement
internationaux.

Le troisième chapitre qui est intitulé « le choix entre les modalités de paiement : estimation d’un
modèle régression logistique » dans un premier temps une analyse et interprétation des données,
puis dans un deuxième lieu discuter les résultats trouvées et choisir la modalité de paiement la
plus motivante selon le modèle régression logistique.

En conclusion nous présenterons les solutions appropriées à la problématique donnée.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

CHAPITRE 1.

PRESENTATION DE LA NAIB Bank

Section 1. Généralités et présentation


Section 2. Déroulement du stage

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

CHAPITRE 1. PRESENTATION DE LA NAIB

Dans ce chapitre, nous présentons la banque où le stage en question a été effectué, à savoir, la
North Africa International Bank. En effet, nous allons présenter l’historique de la banque ainsi
que quelques chiffres clés, qui lui sont relatifs. Nous présentons également le déroulement du
stage, à savoir, sa durée, les différentes personnes intervenues dans le stage, ainsi que la mission
et les taches effectuées.

SECTION 1. GENERALITES ET PRESENTATION

Dans cette section, nous présentons la fiche signalétique de la NAIB, son historique ainsi que ses
objets

1. Fiche signalétique

Avenue Kheireddine Pacha-Cité Ennassim Montplaisir,


SIEGE SOCIAL SOCIALE
1002 Tunis-Tunisie
FORME JURIDIQUE Société Anonyme
Date de CREATION 1er Novembre 1984
Agence Bizerte
AGENCES Agence Sousse
Agence Sfax
SITE WEB [Link]
E-MAIL Naib@[Link]
TELEPHONE (+216)71 950 800
FAX (+216) 71 950 840
FONDS PROPRES (2009) USD 54 059 475
CHIFFRE D’AFFAIRE (2009) USD 25 946 187
TOTAL ACTIF (2009) USD 428 882 772
RESULTAT NET (2009) USD 4 629 330
CAPITAL 30 Million de Dollars Américain
RC B 110 151 19 97 –Tunis
MATRICULE FISCALE 332 71 JAM 000
ADRESSE SWIFT NOAFTNTT

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Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

2. Historique

Dans cette section, nous présentons l’historique de constitution de la NAIB, ainsi que les objets
de sa constitution.

2.1. La Constitution de la NAIB

L’année 1984 a été l’année de création de la NAIB « North Africa International Bank », unité off
shore banking. La NAIB, traitant, principalement dans les opérations bancaires internationales, a
réussi à construire un réseau de correspondants internationaux ainsi que des relations d'affaires
dans les grands centres financiers. De plus, forte d’un contexte local favorable et de son statut
off-shore, elle a mis en œuvre son propre «business concept » afin de cibler à la fois les résidents
et les non résidents, les petites et moyennes entreprises exportatrices (Document officiel NAIB,
2013).
NAIB Banque a réussi dans ce secteur en émergence et de réaliser des résultats financiers
satisfaisants, ce qui lui permet de se concentrer sur les parts de marché plus large et sur
l'extension de son expertise internationale en vue de partenariat à l'étranger et les activités
d'investissement, quelles perspectives pour la Tunisie, le pays de base, sont plus attrayants et
prometteurs (TunisieIndex, 2013).

La NAIB est une société anonyme régie par les lois en vigueur en Tunisie d’une façon générale,
et par des dispositions de la loi N°85-108 en date du 6 Décembre 1985 relative à l’encouragement
des établissements financiers et bancaires traitant essentiellement avec les non-résidents et de la
convention conclue en date du 1er Décembre 1983 entre la Tunisie et la Jamahiria Arabe
Lybienne Populaire Socialiste portant création de la banque Arabe Tuniso-Lybienne du
développement et du commerce Extérieure ainsi que la convention conclue à la même date entre
les fondateurs de Banque Arabe Tuniso-Lybienne de développement et du Commerce Extérieure
et les dispositions du présent acte de constitution (Document officiel NAIB, 2013).

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

2.2. Les objets de la NAIB

La NAIB a essentiellement pou objet d’importer et de polariser les ressources convertibles en vue
de renforcer les activités de la banque Arabe Tuniso-Lybienne de développement et du
Commerce Extérieure, et d’accomplir toutes les opérations bancaires rentrant dans le cadre de la
loi N° 85-108 du 6 Décembre 1985 relative à l’encouragement des établissements financiers et
bancaires traitant essentiellement avec les non-résidents, ainsi que d’effectuer notamment et à
titre indicatif, les opérations suivantes :

- Accepter les dépôts de fonds et accorder librement des prêts quelque soit leur durée ou
leur nature émis ou aux non-résidents ainsi que l’acceptation de tous les fonds provenant
de l’étranger et l’ouverture des comptes courants en devise.
- Assister à la constitution d’un marché financier « off-shore » en Tunisie opérant sans
restriction avec tous les marchés financiers internationaux ainsi qu’à l’intérieure de la
Tunisie conformément aux lois, Systèmes et réglementations en vigueur.
- Encourager le flux des capitaux et de les faire investir dans des projets d’avantage
économique et de bonne rentabilité financière en accordant la priorité aux projets que ka
banque Arabe Tuniso-Lybienne de développement et du commerce extérieure accepte de
financer.
- Effectuer le financement des opérations du commerce extérieur par l’octroi de
financements aux exportateurs en vue de faciliter l’écoulement et la distribution des
produits des deux pays : la République Tunisienne et la République Arabe Lybienne
Populaire Socialiste ; et fournir des facilités de crédits aux importateurs ainsi que des
cautions et des garanties de facilités nécessaires aux dites opérations.
- Etudier, établir, financer et lancer des projets de développement tant en Tunisie qu’à
l’étranger, notamment les projets industriels, touristiques, agricoles, immobiliers et autres.
- Exercer toutes les opérations relatives aux billets de banque, y compris celles de vente,
achat et investissement pour le compte de ses clients non résidents.
- Ouvrir des comptes et octroi des prêts aux résidents ou participer dans le capital des
sociétés résidentes en vertu d’une autorisation de la Banque Centrale de Tunisie.
- Effectuer l’achat et la vente du dinar tunisien par l’intermédiaire de la Banque Centrale de
Tunisie au profit de la NAIB et de ses clients.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

- Exercer les opérations de change étranger et du commerce extérieur ainsi que toutes les
opérations que la nature de l’activité de la banque nécessite particulièrement.
- Procéder à l’émission, l’établissement, l’endossement et l’acceptation de tous titres de
commerce, traites, titres, chèque, procurations et bon, les accepter en débit ou en crédit,
soit à titre de garantie ou d’hypothèque, les transformer et les réescompter.
- La constitution, l’achat ou la participation de quelque nature que ce soit avec les banques
et les sociétés exerçant des opérations similaires ou susceptibles de l’aider à réaliser ses
objets tant en Tunisie qu’à l’étranger. La NAIB peut également et à titre général,
accomplir toutes les opérations financières, commerciales, industrielles, agricoles,
immobilières er autres sans exception se rattachant directement ou indirectement aux
objectifs de la banque susceptibles de l’aider dans leur réalisation, leur développement et
leur évolution (Document officiel NAIB, 2013).

3. Souscription

La Banque Arabe Tuniso-libyenne de Développement et du Commerce Extérieur souscrit par ses


propres fonds disponibles en devises convertibles, le capital intégral de la banque en son nom
ainsi qu’au nom de celui qu’elle devra élire sous réserve de la règle d’égalité entre la partie
tunisienne et la partie Arabe Libyenne.

4. Les actionnaires

Les actionnaires se décomposent en deux parties pricinpales, à savoir :


La partie Tunisienne ----------------------------------------------- > 50%
State OF TUNISIA : 23.749 %
CNSS : 26.247%
STAR : 0.001 %
CTN : 0.001 %
ONH : 0.001 %
OCT : 0.001 %
La partie libyenne ----------------------------------------------- > 50 %
La Libyan Foreign Bank : 50 %

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

5. L’organigramme
Nous présentons ci-dessous l’organigramme de la NAIB, inspiré de documents officiel de la
NAIB ( 2013)

Direction générale

Direction centrale des affaire juridique Direction centrale de la trésorie et des


et du contentienx relations internationales

Direction centrale des ressources humaine


du personnel et de formation

Direction de Direction de Direction des Directions des Direction de


Direction de la
crédit crédoc agences opérations l'audit interne
comptabilité
bancaires

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

SECTION 2. DEROULEMENT DU STAGE AU SEIN DE LA NAIB

Durant la période de stage j’ai eu l’occasion de participer à la direction de Credoc, En effet, notre
mission nous a amené à être présents presque dans tous les départements. Tout au long de ces
trois mois (Mars, Avril et Mai) nous avons parcouru les départements suivant :

 Etude de différents cas de crédit documentaire export et import ainsi que les
remises documentaires.
 Initiations à l’ouverture et les modifications des termes de la lettre de crédit
import.
 Ouverture des lettres de crédit export sur système.
 Initiation à la négociation des documents export.
 Soustraire physiquement les données requises à mes recherches, dossier par
dossier ou j’ai étudié presque 800 cas de client entre import et export.
 J’ai basculé au service informatique, où j’ai passé quelque jours afin d’obtenir les
chiffres d’affaire des techniques et instruments de paiement pour interpréter la
fluctuation.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Conclusion du chapitre 1.

La North Africa International Bank (NAIB), banque off shore au capital de 30 Million de Dollars
Américain a été crée en 1984. Elle traite essentiellement dans les opérations internationales,
ciblant les non résidents ainsi que les petites et moyennes entreprises non résidentes. NAIB Bank
a réussi, dans ce secteur en émergence, à réaliser des résultats financiers satisfaisants, ce qui lui
permet de se concentrer sur les parts de marché plus larges et sur l'extension de son expertise
internationale en vue de partenariat à l'étranger et les activités d'investissement, les perspectives
pour la Tunisie, le pays de base, sont plus attrayants et prometteurs (Tunisie Index, 2013). La
NAIB a essentiellement pour objet d’importer et de polariser les ressources convertibles en vue
de renforcer les activités de la banque Arabe Tuniso-Lybienne de développement et du
Commerce Extérieure (Document officiel NAIB, 2013).

Le stage dans cette banque a duré trois mois, où nous avons essayé de toucher tous les
départements essentiels pour répondre à notre problématique.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

CHAPITRE 2.

LES TECHNIQUES DE PAIEMENT INTERNATIONAUX

Section 1. Les instruments de paiements à l’international


Section 2. Les techniques de paiement à l’international

CHAPITRE 2. LES TECHNIQUES DE PAIEMENT INTERNATIONAUX

Dans ce chapitre, nous nous intéressons à étudier les instruments ainsi que les techniques de
paiements à l’international.

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Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

SECTION 1 . LES INSTRUMENTS DE PAIEMENT INTERNATIONAUX


Dans cette section, nous présentons les différents instruments de paiement internationaux, à
savoir, l’encaissement simple, le chèque, la lettre de change et le billet d’ordre.

1. L’encaissement simple
L’encaissement simple peut être sous forme de virement international et virement SWIFT.

1.1 . Le virement international


Nous définissons dans cette partie le virement international. Nous présentons les avantages et
inconvénients ainsi que sont coût.

1.1.1. Définition

L’ordre de transfert d’argent est donné par l’importateur (débiteur) à sa banque au profit de
l’exportateur (le créancier). L’ordre de virement peut être en monnaie nationale (du pays du
client) ou en devise étrangères (Eur-export, 2012).

1.1.2. Avantages et inconvénients


Plusieurs avantages peuvent être énoncés au bénéfice du virement :
 Le virement ne coûte pas cher et rapide
 Le système fonctionne 24h/24h
 Les transferts sont effectuées sous la sécurité de procédures de contrôle très
sophistiquées (Eur-export, 2012).
Les inconvénients :
 L’importateur prend l’initiative de l’ordre de virement
 Le risque de change existe toujours pour l’entreprise dans le cas d’un virement en
devises (Eur-export, 2012).

1.1.3. Coût

Deux parties qui subdivisent les frais et commissions du virement international. La première
c’est les frais de la banque. Ils seront à la charge de l’importateur. La deuxième est réclamée par
le banquier qui réceptionne le paiement. Selon les arrangements pris entre l’importateur et
l’exportateur cette partie est supportée par l’un des deux (Eur-export, 2012).

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Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

1.1.4. le virement SWIFT


Il existe plusieurs types de virement, ou on trouve le virement SWIFT (Society For Worldwide
Interbank Financial Télécommunication). Le virement Swift est un réseau plus économique, plus
souple et plus rapide ainsi qu’il est un système qui permet des échanges privés de messages
télématiques entre les banques (Eur-export, 2012).

1.2. Le Chèque
Nous définissons dans cette partie le chèque. Nous présentons les avantages ainsi que les
inconvénients.

1.2.1. Définition
Le chèque est un instrument de paiement par lequel le bénéficiaire sera payé par le banquier qui a
reçu l’ordre de paiement par le titulaire du compte. Le chèque est un titre relativement peu utilisé
dans les transactions commerciales internationales (Eur-export, 2012).

1.2.2. Les avantages et inconvénients


Le chèque présente les avantages suivants :
 L’exportateur évite le risque d’impayé en exigeant un chèque de banque certifié
 Il est peu coûteux et très répandu
 Le chèque peut constituer un moyen de financement Par le mécanisme « sauf bonne
fin ». L’exportateur sera crédité de sa créance dès réception du chèque (Eur-export,
2012).
Le chèque présente de nombreux inconvénients :
 L’émission du chèque est laissée à l’initiative de l’acheteur
 L’exportateur est exposé au risque de change si le chèque est libellé en devises
 Le chèque peut être perdu ou volé
 Le chèque d’entreprise ne protège pas l’exportateur du risque d’impayé (Eur-export,
2012).

1.3. La lettre de change


Nous définissons dans cette partie la lettre de change. Nous présentons les avantages ainsi que les
inconvénients.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

1.3.1. Définition
La lettre de change (appelée également traite) est un effet de commerce transmissible par
lequel l’exportateur (tireur) donne l’ordre à l’importateur (tiré) ou son représentant (son
banquier) de lui payer une certaine somme, à une date déterminée. L’exportateur expédie la
traite à l’importateur pour que celui-ci la lui retourne acceptée.
L’exportateur octroie à son client un délai plus au moins long et il peut lui-même mobiliser ce
crédit auprès de la banque en lui demandant l’escompte de cette traite (Eur-export, 2012).
Figure 1. Le mécanisme de la traite

Source : Le comité européen de standardisation bancaire, 2006 (dans Khaldi, 2009)

1.3.2. Avantage et Inconvénients


La lettre de change dispose de nombreux avantages :

 La lettre de change matérialise une créance qui peut être négociée (escomptée) auprès
d’une banque.
 En demandant l’aval de la banque de l’importateur, l’exportateur peut être assuré du
paiement de sa créance.
 La lettre de change peut être transmise par endossement pour régler une dette.
 L’effet est émis à l’initiative du vendeur et non de l’acheteur.
 Elle matérialise précisément la date de paiement (Eur-export, 2012).

La lettre de change présente les inconvénients suivants :

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

 La lettre de change ne supprime pas les risques d’impayés


 Son recouvrement peut être long
 L’émission d’une traite peut être accompagnée dans certains pays de mesures légales
particulaires (prix, langue,...) (Eur-export, 2012).

1.4. Le billet à ordre


Nous définissons dans cette partie le billet à ordre. Nous présentons les avantages et
inconvénients ainsi que sont coût.

1.4.1. Définition
Le billet à ordre est un effet de commerce par lequel l’acheteur promet le paiement d’une certaine
somme, à vue ou à certaine date, à son créancier (vendeur), l’initiative est laissée à l’acheteur
(Eur-export, 2012).

1.4.2. Les avantages et inconvénients


Le billet à ordre présente les avantages et inconvénients de la lettre de change sauf si le billet à
ordre est rarement utilisé dans les opérations de commerce international (Eur-export, 2012).

SECTION 2. LES TECHNIQUES DE PAIEMENT A L’INTERNATIONAL


Dans cette section, nous présentons la remise documentaire, le crédit documentaire, la réalisation
pratique et éléments de rédaction d’une ouverture de crédit documentaire, les règles et usances
uniformes de l’ICC, et finalement, nous présentons le contre remboursement.

1. Remise documentaire
Dans cette partie, nous définissons la remise documentaire. Nous présentons également les
formes de remises documentaires, ses avantages et inconvénients.

1.1. Définition
A travers l’opération de la remise documentaire (ou encaissement bancaire) l’exportateur
mandate sa banque, en donnant ses propres indications, afin de recueillir une somme due ou

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

d’accepter un effet de commerce par un acheteur contre une remise de documents (Eur-export,
2012). Ce sont des documents commerciaux tels-que des factures, des documents de transport,
des titres de propriétés (Eur-export, 2012).

1.2. Forme de remise documentaire


La remise documentaire peut se faire selon deux formes : documents contre paiements (D/P) et
les documents contre acceptation (D/A) (Eur-export, 2012).

- Documents contre paiements (D/P) : la banque située à l’étranger, correspondantes du


banquier de l’exportateur, ne remettra les documents que contre paiement immédiat. Une
formule qui présente une bonne sécurité pour l’exportateur. Toutefois l’acheteur peut
refuser sa marchandise (Eur-export, 2012).
- Documents contre acceptation (D/A) : l’acheteur doit accepter une ou plusieurs traites
payables à un moment ultérieur pour que la banque étrangère accepte les documents. Une
formule sans garantie pour le vendeur, puisque l’acheteur ne réglera qu’à l’échéance de la
traite. Afin donc d’éviter un risque d’insolvabilité, l’exportateur veillera à demander un
aval de la banque sur les traites (Eur-export, 2012).

1.3. Mécanisme de la remise documentaire


Quatre parties interviennent lors de la remise documentaire :

- Le donneur d’ordre(ou remettant) : Le vendeur mandate sa banque et donne l’ordre


d’encaissement après avoir rassemblé les documents relatifs à l’encaissement et les avoir
transmis à sa banque.
- La banque remettante : Après avoir reçu les documents transmis par le donneur d’ordre, la
banque remettante contrôle les documents et les remet, selon la lettre d’instruction du
donneur d’ordre, à la banque correspondante étrangère chargée de l’encaissement (Khaldi,
2009)
La banque remettante n’assume aucun engagement ni responsabilité dans l’hypothèse ou les
instructions qu’elle transmettrait ne seraient pas suivies, ou en cas de retards, les pertes encours
de transmissions, la qualité des traductions, la qualité de la banque correspondante (Khaldi,

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

2009). Dans le cadre du CREDOC, il s’agit d’un réel engagement d’une banque qui se porte
garante en cas de défaut de paiement de l’acheteur.
- La banque présentatrice : c’est la banque à l’étranger chargée de l’encaissement qui
effectue la présentation des documents à l’acheteur et ne les remettra que si elle reçoit le
règlement ou une traite, conformément aux instructions reçues de la banque remettante.
- Le tiré : c’est lui à qui doit être faite la traite selon l’ordre d’encaissement. IL s’agit de
l’importateur (Eur-export, 2012).
Le rôle de la banque remettante peut s’avérer inutile dans le cadre d’affaires régulières.
L’exportateur s’adressera directement à la banque présentatrice pour remettre les documents et la
lettre d’instructions (Eur-export, 2012). En synthèse, la technique de la remise documentaire peut
être représentée en 6 étapes au travers du schéma ci-dessous.
Figure 2. Schéma de fonctionnement de la remise documentaire

Source : Financersonentreprise, 2012

1.4. Avantages et inconvénients


Les avantages de la remise documentaire sont les suivants :

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

 L’acheteur ne pourra pas retirer la marchandise sans avoir préalablement réglé à sa


banque (Gonda Zada, 2010).
 Souplesse de la procédure comparée au crédit documentaire sur le plan des documents et
des dates.
 Faible cout.
 Souplesse du mode de paiement et moins onéreux qu’un crédit documentaire.
 Il offre les mêmes garanties qu’un crédit documentaire, pour l’importateur.
 Avant de payer ou d’accepter la traite, l’importateur peut dans certains cas inspecter la
marchandise. l’importateur peut entrer en possession de la marchandise avant que le
paiement soit effectué et réalise un bénéfice à la vente pour pouvoir payer sa lettre de
change (Gonda Zada, 2010).

La remise documentaire comprend également des inconvénients :

 Cette technique ne protège pas l’exportateur du risque de change.


 La marchandise reste immobilisée, en cas où le client ne se manifeste pas. Dans ce cas, il
faudra la vendre sur place à bas prix ou la rapatrier, en rajoutant les frais de transport
(Gonda Zada, 2010).
 Un acompte à la commande est recommandé pour éviter que l’acheteur ne paye pas la
marchandise.
 Les banques intervenantes ne sont pas engagées (Gonda Zada, 2010).

2. Le credit documentaire

Nous présentons l’historique du crédit documentaire, sa définition, les intervenants qui lui sont
relatifs, ses caractéristiques ainsi que les grands types de crédits documentaires.

2.1. Historique
L’origine du crédit documentaire remonte au 19ème siècle lorsque les banques ont mis en œuvre
cette technique pour suivre l’évolution du commerce international et de sécuriser le volet
financier de les banques ont mis en œuvre cette technique pour suivre l’évolution du commerce
international et de sécuriser le volet financier de l’opération en raison de l’éloignement du
vendeur et de l’acheteur (Document officiel NAIB, 2013).

21
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

2.2. Définition
« Le crédit documentaire est une technique de financement du commerce international qui
consiste en une prise d'engagement par la banque de l'importateur de garantir à l'exportateur le
paiement des marchandises ou l'acceptation d'une traite contre la remise des documents attestant
l'expédition et la qualité des dites marchandises prévues au contrat » (Gonda Zada, 2010).

2.3. Le principe
Le crédit documentaire est l’opération par laquelle une banque (banque émettrice) s’engage à la
demande et pour le compte de son client importateur (donneur d’ordre), à régler à un tiers
exportateur (bénéficiaire), dans un délai déterminé, un certain montant contre remise des
documents strictement conformes et cohérents entre eux, justifiant la valeur et l’expédition des
marchandises ou des prestations de services. Le Crédit Documentaire est régi par les règles et
usances uniformes (RUU) de la Chambre de Commerce Internationale, reconnues et appliquées
dans le monde entier et dont la dernière version publiée en Décembre 2006 est rentrée en vigueur
le 1er Juillet 2007 (la publication de référence est actuellement la n° 600) (Document officiel
NAIB, 2013).

2.4. Les intervenants


 Le donneur d’ordre : C’est l’acheteur, qui donne les instructions d’ouverture du crédit
documentaire.
 La banque émettrice : C’est la banque de l’acheteur – située en général dans le pays de
celui-ci, qui procède à l’ouverture du crédit documentaire.
 La banque notificatrice : c’est la banque correspondante de la banque émettrice (située en
général dans le pays du vendeur), qui avise le bénéficiaire de l’opération de crédit
documentaire, sans prendre d’engagement de paiement vis- à-vis de celui-ci.
 La banque confirmatrice : c’est, en général, la banque notificatrice qui, le cas échéant,
accepte de prendre la lettre de crédit (Eur-export, 2012).

2.5. Fonctionnement
- Réalisation de l’opération commerciale entre deux parties : L’acheteur et le vendeur
conviennent contractuellement des termes de l’opération de manière à «éliminer tout litige
ultérieur : le réglement s’effectuera par crédit documentaire

22
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

- Demande d’ouverture du crédit documentaire : L’acheteur (donneur d’ordre) demande à


son banquier d’ouvrir un crédit documentaire en faveur de son vendeur (bénéficiaire)
conformément aux termes de l’opération conclue.
- Ouverture de crédit documentaire : la banque de l’acheteur (banque émettrice) ouvre le
crédit documentaire, selon les modalités convenues, auprès de sa banque correspondante
dans le pays du vendeur.
- Notification de l’ouverture du crédit documentaire : la banque correspondante (banque
notificatrice ou confirmatrice) notifie l’ouverture du crédit documentaire au vendeur en y
ajoutant, le cas échéant, sa confirmation (Eur-export, 2012).

Figure 3. Schéma du crédit documentaire

Source : (Societe generale, 2012 dans credit documentaire, 2012)

- Expédition de marchandises : Le vendeur expédie les marchandises


- Réalisation du crédit documentaire : Le vendeur remet à ce moment là les documents
énumérés dans l’ouverture du crédit documentaire à la banque correspondante (banque
notificatrice ou confirmatrice), qui, après en avoir vérifié la stricte conformité, lui règle le
montant des marchandises, selon les conditions du crédit.
- Envoi des documents : A son tour, la banque correspondante (notificatrice ou
confirmatrice) remet les documents à la banque de l’acheteur (émettrice) conte paiement.

23
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

- Remise des documents au donneur d’ordre et réception des marchandises : la banque


émettrice remet les documents qu’elle aura également reconnus conformes à son client
contre remboursement et rembourse la banque correspondante. L’acheteur se fait délivrer
les marchandises sur présentation de transport (Eur-export, 2012).

Figure 4. Le crédit documentaire

Source : (Societe generale, 2012 dans creditdocumentaire, 2012)

2.6. Caractéristiques
Le crédit documentaire peut être :

- Irrévocable : Il comprend l’engagement ferme de la banque émettrice d’honorer, pour le


compte de l’importateur, les documents remis en conformité avec les termes et
conditions du crédit.
- Il ne peut être annulé ou modifié sans l’accord de toutes les parties.

24
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

- Il couvre donc le risque commercial (défaillance de l’acheteur), mais pas les risques pays
et/ ou banque (risque de non transfert ou défaillance de la banque de l’acheteur).
- Le crédit irrévocable et simplement notifié comporte un engagement ferme de la banque
émettrice mais ne comporte aucun engagement de la banque qui notifie
- Irrévocable et confirmé (Document officiel NAIB, 2013).
- Lorsque la banque notificatrice s’engage personnellement à effectuer le paiement le
crédit est dit « confirmé »
- A l’engagement irrévocable de la banque émettrice, la banque confirmatrice s’engage à
payer au bénéficiaire le montant des documents reconnus conformes, même en cas de
survenance d’évènements politiques ou économiques dans le pays émetteur ou de défaut
de paiement de la banque émettrice.
- Il offre donc au vendeur une sécurité optimale en couvrant le risque commercial, pays et
banque

- La confirmation accélère le règlement dans la mesure où la banque de l’exportateur va le


payer à partir du moment où les documents remis sont conformes (Document officiel
NAIB, 2013).

2.7. Les grands types de crédit documentaire

Nous présentons, dans cette section, les principaux types de crédit documentaire, à savoir, le
crédit à vue, le crédit à paiement différé, le crédit d’acceptation, le crédit utilisable par
négociation ainsi que le crédit documentaire.

2.7.1. Le crédit à vue


II s’agit du type de crédit documentaire le plus répondu. Le paiement au bénéficiaire a lieu
immédiatement après la présentation des documents nécessaires pour autant que les conditions du
crédit documentaire soient respectées. II faut cependant tenir compte du délai qui est accordé à la
banque pour vérifier les documents. Ce délai ne doit pas dépasser cinq jours ouvrables bancaires
suivant le jour de réception des documents (RUU, art. 14b). La date de valeur (c’est-à-dire la date
à partir de / jusqu’à laquelle les intérêts sont calculés) utilisée pour porter le montant au crédit du
compte de l’exportateur dépend de la monnaie dans laquelle a été émis le crédit documentaire
(Crédit Suisse, 2008). L'exportateur ne demandera un crédit documentaire non confirmé, moins
coûteux qu'un crédit documentaire confirmé, que s'il est en mesure d'apprécier avec précision le

25
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

risque de ducroire de la banque émettrice et plus particulièrement le risque pays. A défaut, nous
conseillons instamment d'exiger un crédit documentaire confirmé par UBS. Nous conseillons
l'intégration de la clause de paiement ci-dessous dans le contrat de base (Crédit Suisse, 2008).

2.7.2. Le crédit à paiement différé «deferred payment»


Dans le cas d’un crédit à paiement différé, le paiement au bénéficiaire n’a pas lieu au moment où
les documents sont présentés, mais à une date ultérieure, mentionnée dans le crédit. En présentant
les documents nécessaires, le bénéficiaire reçoit de la banque mandatée la confirmation écrite
qu’elle effectuera le paiement à l’échéance prévue. Ainsi, l’importateur devient propriétaire des
documents (et donc des marchandises ou des prestations de services) avant que le prix d’achat ne
lui soit débité. Le crédit à paiement différé équivaut en fait à un crédit d’acceptation, à cette
différence près qu’il n’existe pas de lettre de change (mais seulement une créance comptable) et
par conséquent pas de possibilité d’obtenir de l’argent au moyen d’une opération d’escompte
(Crédit Suisse, 2008). Avant l’introduction des RUU 600, les tribunaux de nombreux pays
décidaient, en cas de litige, si une créance découlant d’un crédit à paiement différé ne devait être
honorée qu’à sa date d’échéance. Une banque qui réglait sa dette avant l’échéance (au moyen
d’une avance) assumait tous les risques en cas de contestation pour escroquerie, etc. Bien
qu’agissant de bonne foi, c’est elle qui subissait les préjudices (Crédit Suisse, 2008). On peut
distinguer deux types de crédit documentaire à paiement différé à savoir :
- Crédit documentaire par paiement différé : Lorsque le crédit documentaire est notifié
la banque désignée peut attendre la couverture de la part de banque émettrice pour
effectuer le règlement à l'échéance en faveur du bénéficiaire.
- Le crédit documentaire par paiement différé et confirmé : Lorsqu'il le crédit
documentaire est confirmé, la banque s'engage à payer à l'échéance, sans attendre la
couverture de la banque émettrice.

Or, dans la pratique, la plupart des créances liées à des crédits à paiement différé faisaient l’objet
d’avances et la législation de certains pays l’autorisait. Les RUU 600 ont introduit une
disposition selon laquelle une banque désignée a le droit de payer avant terme les engagements
qu’elle a contractés (RUU, art. 12b). Il est également précisé que la banque émettrice ou
confirmatrice doit rembourser à l’échéance prévue la banque désignée, que cette dernière ait
effectué le règlement avant terme ou non (RUU, art. 7c et 8c) (Crédit Suisse, 2008).

26
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

2.7.3. Le crédit d’acceptation


Avec un crédit d’acceptation, le règlement se fait sous la forme d’une lettre de change à terme
tirée sur la banque émettrice ou la banque désignée. Une fois qu’il a rempli les conditions du
crédit, le bénéficiaire peut exiger que la lettre de change lui soit renvoyée munie de l’acceptation.
La lettre de change acceptée remplace un paiement en espèces. Aussi, le bénéficiaire peut
remettre la lettre de change acceptée à sa banque pour paiement à l’échéance ou pour escompte
s’il veut bénéficier de l’argent tout de suite. Pour simplifier les choses, le bénéficiaire donne
généralement l’ordre de laisser la lettre de change, jusqu’à l’échéance, auprès d’une des banques
participant à la transaction. Les lettres de change découlant d’un crédit documentaire
d’acceptation ont généralement une durée de 60 à 180 jours (Crédit Suisse, 2008).

Comme pour le crédit documentaire à paiement différé, les RUU prévoient, pour le crédit
d’acceptation, que la banque émettrice ou confirmatrice doit rembourser à l’échéance la banque
désignée ayant accepté une lettre de change, qu’elle l’ait achetée (escomptée) ou non (RUU, art.
12b, 7c et 8c). Le but d’un crédit d’acceptation est d’accorder un délai de paiement à
l’importateur. S’il écoule la marchandise avant l’expiration de ce délai, l’importateur peut utiliser
le produit de la vente pour honorer ensuite la lettre de change. Il évite ainsi de recourir à un crédit
pour financer la transaction (Crédit Suisse, 2008).
2.7.4. Le crédit utilisable par négociation
Le terme «négociation» signifie que la banque autorisée à négocier réalise l’achat des traites
(lettres de change) et /ou des autres documents présentés par le bénéficiaire, généralement sous
déduction d’intérêts. Elle procède au règlement immédiat des documents après déduction des
intérêts, à condition que le bénéficiaire présente des documents conformes. La variante la plus
réputé du crédit utilisable par négociation autorise la négociation auprès de n’importe quelle
banque. Dans des cas rares, le choix est limité à des banques déterminées. Selon le genre de
crédit documentaire, elle ne paie pas out de suite mais s’engage à le faire à n’importe quelle date
entre la négociation et l’échéance. Le paiement peut être effectué «sauf bonne fin», c’est-à-dire
sujet à un recours sur le bénéficiaire lié à la réception réelle des fonds de la banque émettrice ou
de la banque confirmatrice, ou sans poser d’autres conditions selon un accord spécifique convenu
avec le bénéficiaire. Dans le cas d’un crédit documentaire non confirmé, elle est libre de négocier
ou non (Crédit Suisse, 2008).

27
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Le simple examen des documents sans paiement ne constitue pas une négociation (RUU, art.
12c). Contrairement à la pratique établie pour les autres crédits documentaires, c’est le
bénéficiaire qui doit s’acquitter de la commission de paiement pour un crédit utilisable par
négociation. Le crédit documentaire réalisable par négociation est un instrument permettant
l'avance des fonds. La plupart des banques européennes n'effectuent toutefois pas une négociation
dans le sens des RUU en présence d'un crédit documentaire non confirmé. Même si un crédit
documentaire ne contient aucun mandat de confirmation, la banque notificatrice/désignée peut
convenir avec l'exportateur d'un accord particulier concernant une confirmation dite silencieuse.
Les risques couverts par la banque notificatrice/désignée sont définis dans cet accord/désignée
(Crédit Suisse, 2008).

Dans le cas d'un crédit documentaire librement négociable, réalisable auprès de n'importe quelle
banque (freely negotiable documentary credit/available by negotiation with any Bank), le
bénéficiaire peut remettre les documents pour réalisation à n'importe quelle banque et pas
seulement à la banque notificatrice/désignée; il a donc toujours la possibilité de les remettre
également à UBS. Cette solution n'engendre aucun frais supplémentaire pour le bénéficiaire. Pour
cette raison, nous développons ci-dessous certaines clauses spéciales pouvant compléter le crédit
documentaire afin d’éviter les malentendus (Crédit Suisse, 2008).
2.7.5. Les crédits documentaires spéciaux
Dans cette section, nous présentons les différents types de crédits spéciaux.

[Link]. Le crédit revolving


Un crédit revolving est un crédit dont le montant est renouvelé ou rétabli sans qu’il soit
nécessaire de le modifier. C’est un crédit documentaire dont le montant se reconstitue
automatiquement après chaque utilisation par le bénéficiaire et ce, jusqu’à son échéance. Cette
technique permet notamment de faire respecter une cadence de livraisons tout en assurant au
bénéficiaire l’engagement irrévocable de la banque émettrice sur l’ensemble du contrat. Le crédit
peut être revolving en montant et/ ou en durée (Crédit Suisse, 2008).

[Link]. Le crédit avec « red clause »


Il est appelé « red clause » parce qu’à l’origine la clause est portée à l’encre rouge pour attirer
l’attention sur la nature particulière de ce crédit. C’est un crédit dans lequel se trouve incorporé
une clause spéciale, autorisant la banque notificatrice ou confirmatrice à effectuer des avances au

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

bénéficiaire avant présentation de ses documents contre son engagement d’effectuer l’expédition
et de présenter ultérieurement les documents prévus. Cette clause est insérée à la demande
expresse du donneur d’ordre et son libellé est en fonction de ses instructions et des exigences de
la banque émettrice. Il précise le montant de l’avance et dans certains cas il peut porter sur la
totalité du crédit (Crédit Suisse, 2008).

[Link]. Le crédit transférable


Un crédit transférable est un crédit qui permet au premier bénéficiaire de demander à la banque
chargée de la réalisation du crédit de le transférer, en faveur d’un ou plusieurs bénéficiaires, sous
traitants ou fournisseurs réels de la marchandise qui bénéficient ainsi d’une garantie de paiement.
Le transfert doit être réalisé conformément aux conditions du crédit d’origine et sur instruction
du premier bénéficiaire sauf les points suivants :
- Les noms et adresses du premier bénéficiaire peuvent être substitués à ceux du donneur
d’ordre du crédit.
- Le montant du crédit et tout prix unitaire peuvent être réduits, ce qui permet au premier
bénéficiaire de percevoir son bénéfice.
- La date de validité, la date d’expédition ainsi que le délai de présentation des documents
peuvent être réduits.
- Le pourcentage de couverture de l’assurance peut être augmenté pour atteindre le montant
de couverture prévu au crédit d’origine (Crédit Suisse, 2008).
[Link]. Le crédit adossé ou « back to back »
Dans le crédit transférable l’acheteur final peut connaitre le nom du donneur d’ordre alors la
technique du back to back va permettre au négociant de conserver le nom du donneur d’ordre :
cette opération implique l’émission d’un second crédit à la demande du vendeur en faveur de son
fournisseur. Selon la conception du crédit adossé, le vendeur, en tant que bénéficiaire du premier
crédit, l’offre à la banque notificatrice en garantie de l’émission du second crédit. Il s’agit ici de
deux opérations distinctes (Crédit Suisse, 2008).

Avantages et limites du Crédoc :

 Avantage : Le crédit documentaire est :

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

- Un moyen de paiement efficace, rapide, reconnu et utilisé partout dans le monde. Il est
soumis à des règles internationales très précises (RUU).
- Un équilibre des obligations de l’acheteur et de l’exportateur.
- Le crédoc est un instrument de financement, en période de fabrication ainsi qu’au période
de crédit après expédition.
- Un engagement bancaire à l’importation, reconnu et utilisé partout dans le monde soumis
à des règles internationales très précises(RUU).
- Un gage de sécurité :
- Pour l’acheteur : Si les documents exigés par le crédit documentaire sont conformes
avec les termes du crédit et des RUU, il s’engage à payer le vendeur.
-Pour le vendeur : il doit être payé par l’acheteur une fois que la marchandise est
expédiée et les documents sont conformes
 Limite :

- Gestion administrative très lourde, basée sur la véracité des documents


- C’est une technique plus au moins coûteuse (Crédit Suisse, 2008).

3. Réalisation pratique et éléments de rédaction d’une ouverture de crédit documentaire


L’ouverture d’un crédit documentaire par la banque de l’importateur peut s’effectuer par lettre,
par « telex » ou par « SWIFT» selon le format MT 700.

3.1. Eléments de rédaction du Credoc lors de l’ouverture


a) Donneur d’ordre : Si l’importateur achète la marchandise pour son propre compte c’est son
nom ou celui de la société qui doit être inscrit.
b) Transmissions des instructions : l’importateur a la faculté de demander à sa banque de
transmette ses ordres par « téléx » ou par « SWIFT ».
c) Forme du crédit : le crédit ne peut être irrévocable (actuellement).
d) Nom et adresse du bénéficiaire du crédit (vendeur) :
c) Validité du crédit : le donneur d’ordre doit indiquer jusqu’à quelle date limite le bénéficiaire
pourra présenter les documents, en vue, de leur réglement (paiement, acceptation, négociation) et
auprès de quelle banque. A noter que le délai de présentation des documents peut différer de la
validité du crédit documentaire. En effet, la date de validité détermine le délai de présentation des
documents. Le délai de présentation des documents est en général de 21 jours à partir de la date

30
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

d’expédition de marchandises, telle qu’elle apparait sur le document de transport requis et ce, en
l’absence de stipulation contraire (Gonda Zada, 2010).
d) Montant du crédit : le montant du crédit doit présenter la somme de la banque émettrice ou
son correspondant aura payé au bénéficiaire du crédit. Il est indispensable de mentionner dans
quelle monnaie le crédit doit être ouvert (EUR, USD, CHF)
Le donneur d’ordre peut utiliser la mention « environ » qui sera interprétée de la façon suivante, à
savoir, que le règlement peut être fait avec un écart de plus ou moins 10% du montant indiqué. .
Cet écart peut être supérieur ou inférieur à 10% si le crédit le précise
e) Mode de réalisation : ceci est à préciser dans le crédit : par paiement à vue des documents si
le bénéficiaire doit être payé en échange des documents, par paiement différé, par négociation,
par acceptation (si une acceptation doit lui être remise contre documents, auquel cas le donneur
d’ordre doit préciser soit l’usance soit l’échéance du tirage) (Gonda Zada, 2010).
3.2. Document exigés pour la réalisation du crédit documentaire
Un crédit documentaire n’est réalisable que contre présentation et remise d’un certain nombre de
documents explicitement énumérés dans la lettre d’ouverture de crédit :

a)Facture commerciale (commercial invoice)


b) Document de transport
c) Divers documents
-Effet de commerce
- Le certificat d’origine
- certificat de poids
- Liste de colisage
- certificat d’analyse
- Certificat d’inspection
- Certificat de qualité.
d) Assurance
-Police d’assurance
-Certificat d’assurance
-Avenant d’assurance (Gonda Zada, 2010).
e) Désignation de la marchandise
f) Conditions de vente : c’est en se référant aux INCOTERMS.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

g) Lieu d’expédition/ destination : le lieu de destination doit être précisé. Le donneur d’ordre
peut également préciser que l’expédition devra être effectuée pendant une période déterminée.
h) Expéditions partielles : l’importateur devra préciser s’il autorise ou non des expéditions
partielles.
i) Transbordement : le donneur d’ordre doit préciser s’il autorise ou il interdit le transbordement
pour autant que le voyage entier soir couvert par le même document.
j) Conditions spéciales : on peut prévoir des conditions spéciales qui n’auraient pas été prévues
tel qu’un crédit transférable.
k) Délai de présentation des documents : le délai maximum dont dispose le bénéficiaire pour
présenter les documents à partir de la date d’expédition des marchandises. Si aucun délai n’est
fixé, les banques admettent une période de 21 jours.
l) Confirmation : Il doit être précisé si le correspondant de la banque émettrice a ou n’aura pas à
ajouter sa confirmation (Gonda Zada, 2010).
4. Règles et usances uniformes de l’ICC relatives aux crédits documentaires « RUU »
Les dernières règles et usances sont celles de la brochure n°600 relatives aux crédits
documentaires qui sont entrées en vigueur depuis Juillet 2007 en remplacement de la brochure n°
500 qui était depuis 1994. -De quelles règles s’agit-il : c’est sous l’égide de la chambre de
commerce international que les nouvelles règles et usances de crédit documentaires ont été
publiées. Cette réforme constate une évolution des techniques de commerce international et
notamment des activités de négoce (Doise, 2007). La CCI rend des arbitrages permanents sur des
litiges qui lient les acteurs du commerce extérieur. -Les objectifs des règles : Ils sont nombreux et
peuvent se regrouper sous les principales orientations :
- éviter les ambigüités sur les documents.
- Préciser et définir clairement le terme négociation.
- Une volonté de rationaliser des règles de transport.
- La communauté bancaire est conviée à faire un effort en termes de délai de
traitement des dossiers et d’appréciation des réserves formulées sur les documents.
- Redéfinition de la responsabilité des banques (Doise, 2007).
L’objectif essentiel de ces reformulations est d’obtenir des documents plus conformes ou des
réserves mieux justifiées. La portée de ces règles est de donner une portée contractuelle à
l’ouverture du crédit : une distinction est plus marquée entre le contrat de crédit commercial et le

32
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

contrat commercial et un engagement avec une plus grande responsabilité des banques (Doise,
2007).

5. Le contre remboursement
Dans cette partie, nous définissons le contre remboursement. Nous présentons ses avantages et
inconvénients.

5.1. Définition
Cette technique donne au transporteur final de la marchandise un mandat d’intermédiaire
financier. Le transporteur ne livrera la marchandise à l’importateur que contre son paiement.
Cette technique s’utilise pour des opérations de faibles montants. Le réglement peut s’effectuer
au comptant, par chèque ou par acceptation de lettre de change (Eur-export, 2012).

Figure 5. Le mécanisme de contre remboursement

Source : La chambre de commerce internationale

5.2. Avantages et inconvénients


Les avantages
 Pour l'expéditeur, l'avantage est d'avoir l'assurance que la marchandise sera livrée à
bon port et que le paiement sera encaissé, puisque le destinataire n'aura son colis
qu'en échange du paiement.
 C'est aussi une solution intéressante pour le destinataire qui ne paie qu'à la réception
de son colis (Eur-export, 2012).

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Les inconvénients
 Pour l’expéditeur, il y a le risque de refus du paquet par le destinataire. Dans ce cas,
il recevra son colis, en retour, mais il aura payé les frais de port pour rien.
 Il y a aussi le risque que le paiement ne soit pas valable, un chèque en bois, par
exemple.
 Pour le destinataire, l'inconvénient, est qu'il ne peut pas ouvrir le colis avant d'avoir
payé, or la livraison risque de ne pas correspondre à ses attentes (Eur-export, 2012).

Conclusion du chapitre 2.

Ce chapitre s’est intéressé a énumérer les différents instruments et techniques de paiement. Nous
constatons leurs diversités. En effet, nous avons définis et présentés les avantages et
inconvénients de chaque moyen et technique de paiement. De ce fait, nous avons décrit les
instruments de paiement, à savoir, l’encaissement simple, le chèque, la lettre de change et le billet
d’ordre. Nous avons également identifié les techniques de paiement, à savoir, la remise
documentaire, le crédit documentaire et le contre remboursement.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

CHAPITRE 3.

LE CHOIX ENTRE LES MODALITES DE PAIEMENT :


ESTIMATION D’UN MODELE REGRESSION LOGISTIQUE

Section 1. Analyse et interprétation des données


Section 2. Choisir la modalité de paiement la plus motivante selon le modèle Régression
Logistique.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

CHAPITRE 3. LE CHOIX ENTRE LES MODALITES DE PAIEMENT :


ESTIMATION D’UN MODELE DE REGRESSION LIGISTIQUE

Dans ce chapitre, nous présentons notre analyse descriptive issues des recherches effectuées
pendant tout au long du stage, résumé dans les figures de la première section. Ensuite, nous
présentons la méthodologie d’analyse de données que nous avons adoptée. Finalement, nous
présentons les résultats de notre analyse.

SECTION 1. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES


Le dépouillement de 800 cas client entre import et export, nous a permis de collecter quelques
chiffres et de faire la synthèse suivante de ceux-ci.

1. Total Crédoc Ouvert Import


Nous présentons dans le schéma ci-dessous l’évolution du CA du Credoc import ouvert en USD.

Figure 6. Evolution du CA du Credoc import ouvert en USD

Total Crédoc Ouvert Import


700 000 000,00

600 000 000,00

500 000 000,00


Titre de l'axe

400 000 000,00

300 000 000,00

200 000 000,00

100 000 000,00

0,00
2009 2010 2011 2012
Total crédoc ouvert import 469 403 330,21 615 898 246,62 227 695 648,44 81 205 176,41

Source: inspiré de Document officiel NAIB (2013)

36
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

- A partir de 2009, le chiffre d’affaire des ouvertures de lettre de crédit import a connu une
augmentation de 31%. Il est donc passé de 469 403 330.21 USD en 2009 à 615 898 246.62
USD en 2010.
- En 2010, il ya eu une diminution conséquente du chiffre d’affaire. Il a atteint 81 205 176.41
USD.

2. Total Crédoc Export en Million en USD


Dans le schéma ci-dessous, nous présentons l’évolution du CA du Crédoc export en USD.

Figure 7. Evolution du CA du Crédoc export ouvert en USD

Total Crédoc Ouvert Export En Million En USD


1 400 000 000,00

1 200 000 000,00

1 000 000 000,00


Titre de l'axe

800 000 000,00

600 000 000,00

400 000 000,00

200 000 000,00

0,00
2009 2010 2011 2012
Total crédoc ouvert export en
1 302 909 054,53 1 218 254 150,47 715 163 056,77 460 749 989,62
million en USD

Source: inspiré de Document officiel NAIB (2013)

Concernant les lettres de crédit export, elles ont connu une chute de 180% durant les 4 années.
Elles sont alors passées de 1 302 909 054.32 USD en 2009 à 460 749 989.62 USD en 2012.

Conclusion

 Cette baisse en chiffre d’affaire des lettres de crédit import et export est dû
essentiellement aux deux révolutions tunisienne et libyenne qui ont entrainé une
instabilité politique et économique dans les deux pays.
 Suite à ces deux évènements la banque a connu une chute notable dans son activité.

37
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

3. Total Remise Export ouvert en Million en USD


Le schéma ci-dessous présente l’évolution du CA de remise export ouvert en USD.

Figure 8. Evolution du CA de remise export ouvert en USD

Total Remise Export Ouvert En Million En USD


20 000 000,00
18 000 000,00
16 000 000,00
14 000 000,00
Titre de l'axe

12 000 000,00
10 000 000,00
8 000 000,00
6 000 000,00
4 000 000,00
2 000 000,00
0,00
2009 2010 2011 2012
Total remise export ouvert en
3 447 875,24 11 959 452,39 18 919 183,82 14 323 855,68
million en USD

Source: inspiré de Document officiel NAIB (2013)

- Le chiffre d’affaire des remises documentaire export ouvertes a connu une croissance rapide
de 2009 jusqu’à 2011 où il a atteint un pic. En effet, il est passé de 3 447 875.24 USD à
18 919 183.82 USD.
- Ensuite, à partir de la révolution le chiffre d’affaire a connu une faible baisse par rapport à la
lettre de crédit export. Cette baisse représente 30%. Ce qui est expliqué par la rapidité
d’exécution de la remise documentaire et son coût faible par rapport à la lettre de crédit.

4. Total remise import ouvert en Million en USD


Le schéma ci-dessous, nous présentons l’évolution du CA de remise import ouvert en USD

38
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Figure 9. Evolution du CA de remise import ouvert en USD

Total remise import ouvert en million en USD


4 500 000,00
4 000 000,00
3 500 000,00
3 000 000,00
Titre de l'axe

2 500 000,00
2 000 000,00
1 500 000,00
1 000 000,00
500 000,00
0,00
2009 2010 2011 2012
Total remise import ouvert en
3 581 740,31 4 123 651,02 1 491 117,15 1 752 572,97
million en USD

Source: inspiré de Document officiel NAIB (2013)

- Entre 2009 à 2010, le chiffre d’affaire des remises documentaires import ouvertes a connu
une croissance de 15%. A partir du dernier trimestre de 2010, une forte baisse a été constatée.
- A partir de 2011, le chiffre d’affaire a connu une légère hausse de 17%.
- Ainsi il ya eu deux pics en 2010 et l’autre en 2011 suite à l’impact de la révolution
tunisienne.

Conclusion

 La remise documentaire export a connu une baisse à partir de 2011 au moment de la


révolution tunisienne alors que la remise documentaire import a vécu une baisse et ensuite
une hausse malgré qu’elle soit passée par deux révolutions tunisienne et libyenne.
 On explique cette hausse par l’exportation de marchandises et de matière première et de
produits médicaux à la Libye au début de sa révolution vu la complexité de sa situation.

5. Evolution des instruments de paiement en nombre


Le schéma dessous présente l’évolution du nombre d’instruments de paiement

39
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Figure 10. Evolution des instruments de paiement en nombre.

Evolution Des Instruments De Paiement En


Nombre
10000
9000
8000
7000
Nombre

6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
2009 2010 2011 2012
Chèque 3076 1863 2467 2476
Traite 1240 1478 575 1209
Virement 9453 8661 2143 2268

Source: inspiré de Document officiel NAIB (2013)

Cet histogramme nous permet d’émettre les conclusions suivantes :

- Concernant les chèques, le nombre a diminué avant la révolution, tandis que par la suite, il
a augmenté. Il est donc passé de 3076 à 1863 entre 2009 et 2010, et de 2467 à 2476 entre
2011 et 2012.
- Pour les lettres de change, elles ont connu une augmentation lors des deux premières
années. A partir de 2010 elles ont connu une chute où elles sont passées de 1478 à 575 entre
2010 et 2011. Finalement, une augmentation est constatée.
- Pour les virements, leurs nombres a connu une faible diminution avant la révolution, et à
partir de 2011 son nombre a subi une chute où il est passé de 8661 en 2010 à 2143 en 2011.
Après la révolution, cet indicateur a connu une faible croissance.
-

6. Evolution du chiffre d’affaire des instruments de paiement


Le Schéma ci-dessous présente l’évolution du chiffre d’affaire des instruments de paiement

40
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Figure 11. Evolution du chiffre d'affaire des instruments de paiement

Evolution du chiffre d'affaire des instruments


de paiement
800 000 000,00
700 000 000,00
600 000 000,00
montant en USD

500 000 000,00


400 000 000,00
300 000 000,00
200 000 000,00
100 000 000,00
0,00
2009 2010 2011 2012
Chèque 28 359 560,11 20 203 493,91 21 108 212,31 12 353 865,23
Traite 15 365 553,80 19 042 984,98 7 159 192,34 13 298 198,17
Virement 747 610 581,36 599 378 987,21 243 684 048,71 246 494 240,19

Source: inspiré de Document officiel NAIB (2013)

Cet histogramme nous permet d’émettre les conclusions suivantes :

- Concernant les chèques, le chiffre d’affaire avait diminué avant la révolution tandis que par
la suite, il est passé de 28 359 560.11 USD à 20 203 493.1 entre 2009 et 2010, et de
21 108 212.31 à 12 353 865.23 USD entre 2011 et 2012.
- Pour les lettres de change, elles ont connu une augmentation dans les premières années, et à
partir de 2010 elles ont connu une chute ou elles sont passées de 19 042 984.98 USD à
7 159 192.34 USD entre 2010 et 2011. Enfin elles ont connu une augmentation en 2012 .
- Pour les virements, son chiffre d’affaire a connu une faible diminution avant la révolution,
et à partir de 2011 son chiffre d’affaire a eu une chute, où il est passé de 599 378 987.21
USD en 2010 à 243 684 048.71 USD en 2011. Et puis, il a connu une faible croissance après la
révolution.

Conclusion

41
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

 Pour touts les instruments de paiement, leurs activités a connu une chute pendant la
révolution tandis que par la suite, ils ont connu une faible croissance vu la rapidité et le
coût faible de ces moyens de paiement. En comparant avec les techniques de paiement,
leur activité n’a pas connu une progression après la révolution et ceci est dû au manque de
confiance des clients et des autres banques.

SECTION 2. CHOISIR LA MODALITE DE PAIEMENT LA PLUS


MOTIVANTE SELON LE MODELE REGRESSION LOGISTIQUE
Dans cette section, nous allons définir la régression logistique et présenter son principe.

1. Définition et principe de la régression logistique


Dans cette partie, nous définissons la régression logistique et nous expliquons son principe.

1.1. Définition de la régression logistique


« La régression logistique est un des modèles multi variables couramment utilisé avec la
régression linéaire multiple, la régression de Poisson et le modèle de Cox. Elle s’utilise lorsque la
variable à expliquer (variable dépendante Y) est qualitative, le plus souvent binaire. Les variables
explicatives (variables indépendantes Xi) peuvent être par contre soit qualitatives, soit
quantitatives. La variable dépendante est habituellement la survenue ou non d’un événement et
les variables indépendantes sont celles susceptibles d’influencer la survenue de cet événement
c’est-à-dire les variables mesurant l’exposition à un facteur de risque ou à un facteur protecteur,
ou variable représentant un facteur de confusion. L’intérêt majeur de cette technique est de
quantifier la force de l’association entre chaque variable indépendante et la variable dépendante,
en tenant compte de l’effet des autres variables intégrées dans le modèle « mesure ajustée »
(Preux et al., 2005, p. 159).

1.2. Principe
« La régression logistique propose de tester un modèle de régression dont la variable dépendante
est dichotomique (codée 0-1) et dont les variables indépendantes peuvent être continues ou

catégorielles. La régression logistique binomiale s’apparente beaucoup à la régression linéaire. Le


poids de chaque variable indépendante est représenté par un coefficient de régression et il est

42
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

possible de calculer la taille d’effet du modèle avec un indice semblable au coefficient de


détermination (pseudo R2). Toutefois, elle ne nécessite pas la présence d’une relation linéaire
entre les variables puisque la variable dépendante est dichotomique.

Un modèle de régression logistique permet aussi de prédire la probabilité qu’un événement arrive
(valeur de 1) ou non (valeur de 0) à partir de l’optimisation des coefficients de régression. Ce
résultat varie toujours entre 0 et 1. Lorsque la valeur prédite est supérieure à 0,5, l’événement est
susceptible de se produire, alors que lorsque cette valeur est inférieure à 0,5, il ne l’est pas. »
(Usherbrooke, 2013)

« Il s'agit d'une technique de modélisation qui, dans sa version la plus répandue, vise à prédire et
expliquer les valeurs d'une variable catégorielle binaire Y (Variable à prédire, variable expliquée,
variable dépendante, attribut classe, variable endogène) à partir d'une collection de variables X
continues ou binaires (variables prédictives, variables explicatives, variables indépendantes,
descripteurs, variables exogènes). » (Rakotomalala, 2011).

2. Analyse de données
Dans ce travail, le logiciel MINITAB14 a été utilisé pour étudier l’importance de quelque
variable comme (secteur d’activité de la marchandise, la durée de validité de l’opération, le
montant de l’opération en USD, le pays de l’exportateur, transport, la zone bancaire) dont
l’explication de choix d’une technique de paiement à savoir le crédit documentaire ou la remise
documentaire.

Une analyse basée sur la régression logistique a été conduite comme le montre le tableau 1, la
variable dépendante binaire est la technique de paiement et les variables indépendantes
explicatives qui sont le secteur d’activité de la marchandise, la durée de validité de l’opération, le
montant de l’opération en USD, le pays de l’exportateur, transport, la zone bancaire.

Dans le cas export :

43
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

TABLEAU 1 : Logistic Regression Table

CI
Predictor Coef SE Coef Z P Odds Ratio Lower
Upper
Constant 3,67032 0,686221 5,35 0,000
mses 0,208689 0,177340 1,18 0,239 1,23 0,87
1,74
durée -0,734400 0,132117 -5,56 0,000 0,48 0,37
0,62
musd -0,0000003 0,0000001 -1,86 0,062 1,00 1,00
1,00
paysexpo -21,7100 24378,9 -0,00 0,999 0,00 0,00
*
transp -1,04217 0,249145 -4,18 0,000 0,35 0,22
0,57
zone 21,1217 24378,9 0,00 0,999 1,48942E+09 0,00
*

Log-Likelihood = -245,602
Test that all slopes are zero: G = 60,531, DF = 6, P-Value = 0,000

Goodness-of-Fit Tests

Method Chi-Square DF P
Pearson 400,396 385 0,284
Deviance 491,204 385 0,000
Hosmer-Lemeshow 83,263 8 0,000

 L’association entre ces 6 variables a identifié seulement 3 variables significatives qui ont
l’aptitude d’estimer la variable binaire à savoir la technique de paiement.
Ces trois variables sont :
- La durée de validité de l’opération « durée » (P-value =0.000 < 0.01)
- Le montant de l’opération en USD « musd » (P-value =0.062 < 0.1)
- Transport « transp » (P-value =0.000 < 0.01)

TABLEAU 2 : Logistic Regression Table

44
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Odds 95% CI
Predictor Coef SE Coef Z P Ratio Lower Upper
Constant 2,87816 0,534775 5,38 0,000
durée -0,689508 0,125719 -5,48 0,000 0,50 0,39 0,64
musd -0,0000002 0,0000001 -1,72 0,086 1,00 1,00 1,00
transp -0,777552 0,225021 -3,46 0,001 0,46 0,30 0,71

Log-Likelihood = -255,451
Test that all slopes are zero: G = 43,616, DF = 3, P-Value = 0,000

Goodness-of-Fit Tests

Method Chi-Square DF P
Hosmer-Lemeshow 54,674 8 0,000

 Une deuxième régression logistique a été conduite en se basant seulement sur ces 3
variables significatives. Les résultats sont donnés par le tableau 2 :

L’équation qui décrie la fonction de régression logistique est donnée par l’équation
suivante :

Ln (odds)= 2.878 - 0.689 durée – 2.107 musd – 0.777 transpor

Avec (odds : c’est un ratio des cotes ou appelé aussi ratio des chances)

On sait qu’un modèle logistique donne un bon ajustement des donnés s’il démontre une
performance par rapport à un modèle a seulement une constante (appelée modèle nul).
D’après le tableau 2 notre modèle est plus efficace qu’un modèle nul à 1 % (Log-Likelihood = -
255,451 ; P-value = 0.000)

Cette constatation est validée aussi par un test de « Goodness-of-Fit Tests » de Hosmer-
Lemeshow (khi-deux : 54.674 et P-value = 0.000). Ce dernier test annonce que notre modalité
est bon modèle à niveau de signification de 1%.

45
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

D’après ces tableaux il est clair que la durée de validité de l’opération et le transport sont deux
variables explicative et significative à 1% alors que le montant de l’opération en USD est
significatif seulement à 10%.

On remarque que ces trois variables ont des coefficients négatifs avec un ratio de odds < 1. Pour
les variables durée de validité de l’opération « durée » et transport « tarnsp » se qui indique que
ces 2 variables (durée : odds = 0.5 ; transport : odds =0.46) expliquant bien le non choix de la 1er
technique qui est le crédit documentaire et plutôt le choix de la 2ème technique à savoir la remise
documentaire.
Pour la variable le montant de l’opération en USD « musd » malgré de la signification statistique
de son coefficient il n’a pas un effet explicatif dans le choix de deux technique de paiement
(odds= 1).

Dans le cas import :

TABLEAU 2 : Logistic Regression Table


Odds 95% CI
Predictor Coef SE Coef Z P Ratio Lower Upper
Constant -2,47037 0,771439 -3,20 0,001
mses -0,107772 0,0904063 -1,19 0,233 0,90 0,75 1,07
transp 1,43600 0,461330 3,11 0,002 4,20 1,70 10,38
zone -0,659153 0,142294 -4,63 0,000 0,52 0,39 0,68
Musd 0,0000000 0,0000002 0,12 0,907 1,00 1,00 1,00
Durée 1,20033 0,164293 7,31 0,000 3,32 2,41 4,58

Log-Likelihood = -197,930
Test that all slopes are zero: G = 98,752, DF = 5, P-Value = 0,000

Goodness-of-Fit Tests

Method Chi-Square DF P
Pearson 479,011 353 0,000
Deviance 395,861 353 0,057
Hosmer-Lemeshow 18,514 8 0,018

 L’association entre ces 6 variables a identifié seulement 3 variables significatives qui ont
l’aptitude d’estimer la variable binaire à savoir la technique de paiement.
Ces trois variables sont :

46
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

- La durée de validité de l’opération « durée » (P-value =0.000 < 0.01)


- La zone bancaire « zone » (P-value =0.000 < 0.1)
- Transport « transp » (P-value =0.002 < 0.01)

TABLEAU 2 : Logistic Regression Table

Predictor Coef SE Coef Z P Ratio Lower Upper


Constant -2,72918 0,730964 -3,73 0,000
transp 1,46212 0,458491 3,19 0,001 4,32 1,76 10,60
zone -0,663303 0,134360 -4,94 0,000 0,52 0,40 0,67
Durée 1,19462 0,161765 7,38 0,000 3,30 2,41 4,53

Log-Likelihood = -198,761
Test that all slopes are zero: G = 97,089, DF = 3, P-Value = 0,000

Goodness-of-Fit Tests

Method Chi-Square DF P
Pearson 211,857 39 0,000
Deviance 96,744 39 0,000
Hosmer-Lemeshow 21,931 5 0,001

 Une 2ème régression logistique a été conduite en se basant seulement sur ces 3 variables
significatives. Les résultats sont donnés par le tableau 2 :

L’équation qui décrie la fonction de régression logistique est donnée par l’équation
suivante :
Ln (odds)= -2.729 +1.194 durées -0.663 zone + 1,462 transport

Avec (odds : c’est un ratio des cotes ou appelé aussi ratio des chances)

D’après le tableau 2 notre modèle est plus efficace qu’un modèle nul à 1 %
(Log-Likelihood = -198,761 ; P-value = 0.000).

Cette constatation est validée aussi par un test de « Goodness-of-Fit » de Hosmer-Lemeshow


(khi-deux : 21.931 et P-value = 0.001). Ce dernier test annonce que notre modalité est bon
modèle à niveau de signification de 1%.
 D’après ces tableaux, il est clair que la durée de validité de l’opération, le transport ainsi que
la zone bancaire sont trois variables explicatives et significatives à 1%.

47
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Il est clair, d’après le tableau 2, que le transport et la durée de validité ont des coefficients positifs
(1.462 pour le transport et 1.194 pour la durée) ce qui explique des odds supérieurs à 1. Donc, la
variable transport résume qu’il y a 4.32 fois de chance que le choix sera la première technique de
paiement à savoir le crédit documentaire. La variable durée annonce que 3.3 fois de chance que le
choix sera la première technique par rapport au deuxième. Par contre pour la variable zone où
l’odd est inférieur à 1 ce qui explique que pour cette variable la chance sera plus important pour
le choix de la deuxième technique de paiement.

Conclusion du chapitre 3.

Suite à l’estimation du logiciel régression logistique, on constate que pour le cas de l’export et
face au choc exogène la technique de paiement international la plus motivante c’est le crédit
documentaire alors que pour le cas de l’import la technique de paiement la plus motivante c’est la
remise documentaire.

Ce logiciel nous a bien aidé à faire le bon choix de la technique de paiement international adapté
aux situations de crise.

48
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

CONCLUSION GÉNÉRALE

49
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

Conclusion générale

L’incertitude politique, les contestations sociales ainsi que d’autres facteurs engendré par la
révolution tunisienne, ont impacté l’activité de certaines techniques de paiement internationales
qui a subi une fluctuation pour certaines d’entre elles. Une fluctuation due au faible volume de
mouvement de transaction et au manque de confiance des clients, de certaines banques étrangères
et de la perturbation des relations de la Tunisie avec les autres pays. Plusieurs banques,
notamment les banques off shore ont été privées de leurs clientèles les plus fortunées, ainsi
qu’une détérioration de la relation avec les grandes banques mondiales (Business News, 2012).
Partant de ces faits, nous nous sommes donc intéressé à comprendre le degré de sensibilité des
techniques de paiement.

Pour ce faire, nous avons, d’abord, parcouru les différents techniques et modalités de paiement
international. Ensuite, après analyse approfondis, nous avons décelé une baisse considérable de
l’activité bancaire pendant et après la révolution Tunisienne mais aussi libyenne. En effet la
NAIB BANK est une banque off-shore dont le flux de commerce s’exerce entre les deux pays
mentionnés ci-dessus, tandis-que les banques de la place ont subi uniquement les conséquences
de la révolution Tunisienne. La NAIB a tout de même essayé tout bien que mal de résister à ces
deux chocs exogène mais l’embargo subi la Libye a affecté considérablement son activité.

Est- ce que la NAIB a pris ses précautions ou nom ?


Est-ce-que la NAIB n’a pas pu affronter autrement ce choc exogène ?

En effet, nous avons décelé que les transactions de la NAIB sont basées essentiellement sur la
Libye de ce fait la répercussion de la révolution Libyenne s’est vite ressenti.

L’une des solutions adéquates était de diversifier l’activité sur d’autre pays et de ne pas se
focaliser uniquement sur la Libye.

Ceci nous amène à conclure que les banques doivent varier leurs champs d’activité sur différents
pays sans bien sûr courir des risques inopportuns.

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
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Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

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53
Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

TABLE DES MATIERES


INTRODUCTION GENERALE .............................................................................................................................................. 4
CHAPITRE 1. PRESENTATION DE LA NAIB ............................................................................................................ 7
SECTION 1. GENERALITES ET PRESENTATION ........................................................................................................................................... 7
1. Fiche signalétique ......................................................................................................................................... 7
2. Historique ..................................................................................................................................................... 8
2.1. La Constitution de la NAIB ............................................................................................................................................. 8
2.2. Les objets de la NAIB ..................................................................................................................................................... 9
3. Souscription ................................................................................................................................................ 10
4. Les actionnaires.......................................................................................................................................... 10
5. L’organigramme.......................................................................................................................................... 11
SECTION 2. DEROULEMENT DU STAGE AU SEIN DE LA NAIB ...................................................................................................... 12
Conclusion du chapitre 1. ..................................................................................................................................... 13
CHAPITRE 2. LES TECHNIQUES DE PAIEMENT INTERNATIONAUX .............................................................. 14
SECTION 1 . LES INSTRUMENTS DE PAIEMENT INTERNATIONAUX .................................................................................................................... 15
1. L’encaissement simple ................................................................................................................................ 15
1.1. Le virement international.............................................................................................................................. 15
1.1.1. Définition ....................................................................................................................................................................... 15
1.1.2. Avantages et inconvénients .......................................................................................................................................... 15
1.1.3. Coût ............................................................................................................................................................................... 15
1.1.4. le virement SWIFT ......................................................................................................................................................... 16
1.2. Le Chèque ...................................................................................................................................................................... 16
1.2.1. Définition ....................................................................................................................................................................... 16
1.2.2. Les avantages et inconvénients ..................................................................................................................................... 16
1.3. La lettre de change ........................................................................................................................................................ 16
1.3.1. Définition ....................................................................................................................................................................... 17
1.3.2. Avantage et Inconvénients ............................................................................................................................................ 17
1.4. Le billet à ordre ............................................................................................................................................................. 18
1.4.1. Définition ....................................................................................................................................................................... 18
1.4.2. Les avantages et inconvénients ..................................................................................................................................... 18
SECTION 2. LES TECHNIQUES DE PAIEMENT A L’INTERNATIONAL ................................................................................................................... 18
1. Remise documentaire ................................................................................................................................. 18
1.1. Définition ................................................................................................................................................ 18
1.2. Forme de remise documentaire .............................................................................................................. 19
1.3. Mécanisme de la remise documentaire .................................................................................................. 19

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

1.4. Avantages et inconvénients .................................................................................................................... 20


2. Le credit documentaire ............................................................................................................................... 21
2.1. Historique ............................................................................................................................................... 21
2.2. Définition ................................................................................................................................................ 22
2.3. Le principe .............................................................................................................................................. 22
2.4. Les intervenants ...................................................................................................................................... 22
2.5. Fonctionnement ...................................................................................................................................... 22
2.6. Caractéristiques ...................................................................................................................................... 24
2.7. Les grands types de crédit documentaire ............................................................................................... 25
2.7.1. Le crédit à vue .................................................................................................................................... 25
2.7.2. Le crédit à paiement différé «deferred payment» ............................................................................. 26
2.7.3. Le crédit d’acceptation ....................................................................................................................... 27
2.7.4. Le crédit utilisable par négociation .................................................................................................... 27
2.7.5. Les crédits documentaires spéciaux ................................................................................................... 28
[Link]. Le crédit revolving .............................................................................................................................. 28
[Link]. Le crédit avec « red clause » .............................................................................................................. 28
[Link]. Le crédit transférable ......................................................................................................................... 29
[Link]. Le crédit adossé ou « back to back » .................................................................................................. 29
3. Réalisation pratique et éléments de rédaction d’une ouverture de crédit documentaire .......................... 30
3.1. Eléments de rédaction du Credoc lors de l’ouverture ............................................................................. 30
3.2. Document exigés pour la réalisation du crédit documentaire ................................................................ 31
4. Règles et usances uniformes de l’ICC relatives aux crédits documentaires « RUU » .................................. 32
5. Le contre remboursement ........................................................................................................................... 33
5.1. Définition ................................................................................................................................................ 33
5.2. Avantages et inconvénients .................................................................................................................... 33
CONCLUSION DU CHAPITRE 2. ..............................................................................................................................................................................................34
CHAPITRE 3. LE CHOIX ENTRE LES MODALITES DE PAIEMENT : ESTIMATION D’UN MODELE
REGRESSION LOGISTIQUE ..................................................................................................................................... 36
SECTION 1. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES ..................................................................................................... 36
1. Total Crédoc Ouvert Import ....................................................................................................................... 36
2. Total Crédoc Export en Million en USD..................................................................................................... 37
3. Total Remise Export ouvert en Million en USD .......................................................................................... 38
4. Total remise import ouvert en Million en USD .......................................................................................... 38
5. Evolution des instruments de paiement en nombre ..................................................................................... 39
6. Evolution du chiffre d’affaire des instruments de paiement........................................................................ 40
SECTION 2. CHOISIR LA MODALITE DE PAIEMENT LA PLUS MOTIVANTE SELON LE MODELE
REGRESSION LOGISTIQUE ...........................................................................................................................................................................................42

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Etude de vulnérabilité des techniques de paiement international dans un contexte de crise :
Estimation d’un modèle de régression logistique pour le cas de la NAIB BANK

1. Définition et principe de la régression logistique ....................................................................................... 42


1.1. Définition de la régression logistique ..................................................................................................... 42
1.2. Principe .................................................................................................................................................. 42
2. Analyse de données ..................................................................................................................................... 43
Conclusion du chapitre 3. .................................................................................................................................... 48
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................................................................... 50
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ...................................................................................................................... 52
TABLE DES MATIERES ............................................................................................................................................ 54

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