Université Hassan 1er
Ecole Nationale des Sciences Appliquées Khouribga
Optique physique
Chap.3 – L’interféromètre de Michelson : Interférences par division
d’amplitude
I)Déscription
Il est constitué d'un miroir "fixe" M1 (n'ayant que des degrés de
liberté de rotation) et d'un miroir mobile M2 (ayant un degré de
liberté de translation et deux de rotation). L'image du miroir M2
par la lame semi-réfléchissante S est appelée M'2. on rencontre
deux types de franges : soit M'2 est parallèle à M1, et on a des
franges dites d'égale inclinaison, soit M1 et M'2 font un petit angle
, et on a des franges d'égale épaisseur. En réalité, la lame S est
constituée de deux lames S et C (séparatrice et compensatrice) de
façon que la ddm soit nulle si les deux distances de la lame aux
miroirs sont égales.
1°) Lame séparatrice.
La division de l’onde primaire dans un
interféromètre de Michelson est réalisée par une
lame semi-réfléchissante, appelée séparatrice, dont
une des faces a reçu un traitement de surface par
dépôt métallique. l’autre face n’ayant reçu aucun
traitement particulier.
Soit R et T les coefficients de réflexion et de
transmission (pour l'énergie) par la face semi-
réfléchissante de la lame séparatrice.
On néglige toute absorption dans cette lame, de
sorte que R + T = 1 (conservation de l'énergie). Les miroirs sont supposés eux aussi parfaitement
réfléchissants.
Montrer que pour un rayon incident d'intensité I0, les rayons ayant suivi la voie 1 ou la voie 2 auront la
même intensité, égale à T.R.I0 en sortie de l'interféromètre.
En déduire la condition suivante, qu’on supposera réalisée par la suite dans un Michelson :
Le phénomène d'interférences sera donc d'autant plus visible que R.T sera grand, le
maximum étant obtenu pour R = T = 1/2 , et la séparatrice sera semi-réfléchissante(cas
Michelson) .
2°) Lame "compensatrice".
L’épaisseur nécessairement non nulle de la séparatrice entraîne une dissymétrie de principe dans les
trajets suivis sur chacun des bras de l’interféromètre, puisque le rayon transmis dans la séparatrice
traverse un milieu d’indice différent de celui de l’air.
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Plus précisément, le rayon se réfléchissant sur M 1
traverse 1 fois la séparatrice, alors que le rayon se
réfléchissant sur M2 la traverse 3 fois.
Cette dissymétrie entre les deux voies complique
les calculs de différence de marche et interdit de fait
l’observation des interférences en lumière
blanche (l’indice du verre dépendant de la longueur
d’onde et il n’est pas possible d’obtenir une frange
de ddm nulle quel que soit λ.
On compense cette dissymétrie en plaçant parallèlement à la séparatrice une lame
identique (même verre et même épaisseur) mais non traitée, la compensatrice ;
celle-ci doit être placée convenablement, de façon à retarder le rayon qui n’a traversé
qu’une seule fois la séparatrice.
En présence de la lame compensatrice, les deux faisceaux traversent chacun 3 fois
l’épaisseur e du même verre.
Cette compensation n’est pas toujours rigoureusement parfaite puisque les épaisseurs traversées
dépendent de l’incidence des rayons, mais elle s’avère suffisante expérimentalement.
Pour approcher le modèle théorique d’un interféromètre idéal, les miroirs, la séparatrice et la
compensatrice ne doivent pas déformer les surfaces d’ondes.
Cela impose une planéité et un polissage très précis des lames séparatrice et
compensatrice (tolérance de l’ordre de , soit typiquement de 10 nm).
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Michelson a deux états de fonctionnement :
II) Etat lame d’air à faces parallèles (Anneaux d’égale inclinaison) :
Lorsque les miroirs M1 et M2 sont perpendiculaires soit M1 et M'2 parallèles dans le schéma équivalente
de Michelson on obtient les franges d'une lame d’air à faces parallèles.
M’2
M1
f’
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Un calcul d'optique géométrique montre que la ddm est donnée par : = 2ecos i . Alors l'ordre
2e
d'interférence au centre vaut : p o = . En supposant qu'il correspond à une frange noire, la position
du n-ième anneau noir (l'axe perpendiculaire à la lame est axe de révolution, donc les franges sont des
2e 2e cos ik
anneaux concentriques) sera donnée par : p k = po − k = − . Les lentilles travaillant
r
ik2
nécessairement dans les conditions de Gauss, les angles sont petits donc : cos ik 1 − , d'où :
2
eik2
p k = po − = po − k car d'un anneau au suivant, l'ordre d'interférence varie d'une unité. On en
déduit que, f’ étant la distance focale de la lentille :
Rk = R1 . k , avec R1 = f '
e
Les rayons qui interfèrent sont parallèles, les franges sont donc localisées à l'infini, la position de l'écran
n'est pas critique (vérifiable en TP).
III) Etat coin d’air Franges d’égale épaisseur :
Dans ce cas de l'interféromètre de Michelson les miroirs M1 et M2 sont quasi-perpendiculaires, donc
dans le schéma équivalente de Michelson les miroirs M1 et M'2 font un petit angle (on parle alors de
franges du coin d'air).
M’2 Schéma équivalente de
M1 Michelson
O
Lentille
q
Ecran de projection
des franges
Alors les rayons ne se coupent plus, l'image est virtuelle, localisée sur le miroir M1, et donc il est
nécessaire d'utiliser une lentille de projection pour visualiser les franges qui sont alors localisées sur le
miroir M1 On mesure l’interfrange i’ sur l’écran de projection et on utilise le grandissement transversale
de la lentille pour avoir l’interfrange i sur le miroir M1 : i=i’.q/p
Au voisinage de l'incidence normale, la ddm vaut : = 2e , puisque tout est dans l'air. Alors les franges
( = cste) correspondent à e = cste, d'où le nom de franges d'égale épaisseur. L'interfrange correspond
à = , soit une variation d'épaisseur e = (application aux contrôles de planéité).
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On prend l’axe Ox comme axe de symétrie de M1 et M2 ainsi e = x et = 2x donc les franges sont
des plans x = cste ce qui donne des franges rectilignes localisées sur le miroir M1,
L’interfrange i =
2
L’arrête O est une frange brillante
x
M’2
O M1
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