Cours proposé par Dr Rodrigue Fonkou Convertisseur DC/DC
ELECTROTECHNIQUE
Semestre Filière: SIGMA A et B Niveau: 3
1
Matière: Electronique de puissance et machines électriques
Durée: Enseignant: Dr FONKOU Rodrigue
2022-2023 Documents Autorisés Calculatrice autorisée 2022-2023
OUI NON OUI NON
Institué du cours Electrotechnique: Electronique de puissance et machines électriques
Année de formation 3ème année de Bachelor BY3
Champs d’expertise Electrotechnique
Nombre de crédits 3
Nombre d’heures total 40h
Objectif du cours Comprendre le fonctionnement des machines électriques usuelles: machines
statiques (transformateur) et tournantes (moteurs, alternateurs, génératrices), en
établissant le bilan de puissance, calculer le rendement, dans le but d’en
calculer le cout d’utilisation. Choisir la machine dans un catalogue, en lire la
plaque signalétique et connecter la machine…..
Comprendre et simuler le fonctionnement des alimentations DC. Lire,
comprendre et mettre en œuvre des notes d’application des fabricants
Mode d’évaluation Examen sur table et Travaux Pratiques
Plan du cours
Chapitre III Convertisseur DC/DC: Les Hacheurs .................................................................................. 1
III.1 Fonction ....................................................................................................................................... 1
III.2 Principe de fonctionnement, symbole et réalisation des hacheurs .............................................. 1
III.3 Structures de base des hacheurs et analyse de leur fonctionnement ............................................ 2
III.3.1 Le hacheur série.................................................................................................................... 2
IV.3.2 Le hacheur parallèle ............................................................................................................. 5
III.4 Association des hacheurs............................................................................................................. 6
III.4.1 Les hacheurs série entrelacés................................................................................................ 6
III.4.2 Le hacheur en demi-pont ...................................................................................................... 6
III.4.3 Le hacheur en pont ............................................................................................................... 6
III.5 Applications des hacheurs ........................................................................................................... 7
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Chapitre III Convertisseur DC/DC: Les Hacheurs
III.1 Fonction
Un hacheur est un convertisseur DC-DC à fort débit qui permet d’obtenir une tension électrique
″continue″ de valeur continue réglable par variation du rapport cyclique, à partir d’une source de
tension continue fixe, pour l’alimentation des moteurs à courant continu. La forme du courant
électrique ″continu″ que cette tension ″continue″ entraîne dans la charge dépend de la charge.
III.2 Principe de fonctionnement, symbole et réalisation des hacheurs
La tension continue de valeur continue réglable sera obtenue en établissant et en interrompant
périodiquement l’alimentation d’un récepteur par la source de tension continue fixe.
Le principe du hacheur est celui d’un interrupteur parfait qui s’ouvre et se ferme périodiquement, à
une fréquence constante f : c’est un interrupteur commandé à la fermeture et à l’ouverture, comme le
montre la figure 3-1.
Cet interrupteur électronique commandé aussi bien à la fermeture qu’à l’ouverture par un signal 𝑆𝑐 (𝑡)
dont le diagramme des temps est donné par la figure 3-2, travaille presque sans pertes : le hacheur.
Le symbole du hacheur est celui d’une diode portant sur un de ses côtés deux traits qui traduisent la
possibilité de commande à l’ouverture et à la fermeture, comme le montre la figure 3-3. Le hacheur
1
fonctionne habituellement à fréquence fixe 𝑓 = 𝑇 , mais avec une durée de conduction 𝑡𝑓 variable. Le
𝑡𝑓
rapport : 𝑇
= 𝛼 est désigné par « rapport cyclique » ; il est positif et compris entre 0 et 1.
Suivant le mode de connexion de l’interrupteur électronique H avec le récepteur, on distingue le
hacheur série et le hacheur parallèle. Suivant l’importance des puissances à commuter, les hacheurs
sont réalisés soit par un transistor de puissance soit par un thyristor comme interrupteur principal.
Pour les faibles puissances et les fréquences de fonctionnement élevées, l’interrupteur électronique
principal est un MOS-FET à canal N. Pour les faibles et moyennes puissances, l’interrupteur
électronique principal est soit un transistor bipolaire de puissance de type NPN, soit un thyristor GTO.
Le hacheur à transistor bipolaire de puissance ne nécessite pas un circuit d’extinction, car la
suppression du courant de base suffit pour que le transistor se bloque.
Pour les puissances élevées, l’interrupteur électronique principal est un thyristor. Une fois enclenché,
le thyristor ordinaire ne se laisse plus déclencher par action sur sa gâchette. Dans un hacheur, la
polarisation du thyristor étant effectuée par une tension continue, son blocage naturel est impossible.
Le thyristor nécessite donc un circuit de blocage (blocage forcé). Ce circuit plus ou moins complexe a
pour rôle, à l’instant désiré, d’éteindre le courant d’anode du thyristor principal et d’empêcher un ré-
enclenchement incontrôlé de ce dernier (la tension de blocage doit apparaître au plus tôt après un
temps égal au temps de recouvrement 𝑡𝑞 ).
Pour simplifier l’étude du fonctionnement des hacheurs, on considère que l’interrupteur principal est
parfait. On ne représentera pas les circuits de commande de l’interrupteur électronique principal.
Toutefois, on admettra que lorsqu’il reçoit un signal de commande à la fermeture, il s’amorce.
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Figure 3-3
Figure 3-1 Figure 3-2
III.3 Structures de base des hacheurs et analyse de leur fonctionnement
Il existe deux structures de base des hacheurs, la structure série et la structure parallèle.
III.3.1 Le hacheur série
La figure 3-4 montre le principe d’un hacheur série ; l’interrupteur électronique principal H est
connecté en série avec le récepteur. Généralement le hacheur série permet d’alimenter un moteur à
courant continu qui est un récepteur dont l’induit présente une inductance 𝐿 non négligeable que l’on
supposera suffisamment élevée pour que le courant 𝑖(𝑡) soit ininterrompu.
La diode de roue libre (DRL) protège l’interrupteur électronique principal H contre les surtensions à
l’ouverture, dues à la f.é.m. d'auto-induction.
La tension aux bornes du récepteur 𝑢(𝑡) est une image du signal de commande 𝑆𝑐 (𝑡), son amplitude
est 𝑈𝐵 .
Le hacheur présente les propriétés les plus intéressantes lorsque le courant dans le récepteur est
ininterrompu. Sur chaque période, on distingue deux intervalles de temps :
0 ≤ 𝑡 ≤ 𝛼. 𝑇
H est fermé, ce qui soumet la cathode de la diode de roue libre au potentiel
positif ; cette dernière se bloque. On a alors :
𝑈𝐻 = 0.
𝑑𝑖(𝑡)
𝑢(𝑡) = 𝑈𝐵 = 𝐸 + 𝑅𝑖(𝑡) + 𝐿 𝑑𝑡
.
D’où, le moteur fonctionnant en récepteur, avec 𝑈𝐵 > 𝐸 on a :
𝐿 𝑑𝑖(𝑡) 𝑈𝐵 −𝐸
𝑅 𝑑𝑡
+ 𝑖(𝑡) = 𝑅
> 0.
Le courant 𝑖(𝑡) croît exponentiellement.
𝛼. 𝑇 ≤ 𝑡 ≤ 𝑇
Figure 3-4
H est ouvert, l’inductance du récepteur qui a stocké de l’énergie inductive
inverse sa polarité et applique à la cathode de la diode de roue libre un potentiel
très négatif ; cette dernière s’amorce. On a alors :
Spécialité électrotechnique 2
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𝑈𝐻 = 𝑈𝐵 ; 𝑖𝐻 = 0; 𝑖𝐷𝑅𝐿 (𝑡) = 𝑖(𝑡); 𝑢𝐷𝑅𝐿 (𝑡) = 0
𝑑𝑖
𝑢(𝑡) = 0 = 𝐸 + 𝑅𝑖(𝑡) + 𝐿 𝑑𝑡.
D’où
𝐿 𝑑𝑖(𝑡) −𝐸
𝑅 𝑑𝑡
+ 𝑖(𝑡) = 𝑅
<0
Le courant 𝑖(𝑡) décroît exponentiellement.
La courbe du courant est constituée d’arcs d’exponentielles, comme le montre la figure 3-5. Le courant
du récepteur ondule autour d’une valeur continue donnée par 𝑈𝑚𝑜𝑦 = 𝐸 + 𝑅. 𝐼𝑚𝑜𝑦 si le débit est
ininterrompu.
Figure 3-5
La courbe du courant est constituée d’arcs d’exponentielles, car les chutes ohmiques de tension ne sont
𝑑𝑖
pas négligées devant les termes 𝐸 𝑒𝑡 𝐿 𝑑𝑡. C’en est le cas, lorsque E est faible, et lorsque la fréquence
du hacheur est faible.
Si on néglige alors la chute de tension ohmique 𝑅. 𝑖(𝑡), on obtient: 𝑈𝑚𝑜𝑦 = 𝐸 = 𝛼. 𝑈𝐵 . Le hacheur
série fonctionne en abaisseur de tension, on dit qu’il est sous-volteur car avec 𝛼 < 1, 𝑈𝑚𝑜𝑦 < 𝑈𝐵 .
0 ≤ 𝑡 ≤ 𝛼. 𝑇
𝑑𝑖 𝑑𝑖 𝑈𝐵 −𝐸 𝑈𝐵 −𝐸
𝑢(𝑡) = 𝑈𝐵 = 𝐸 + 𝐿 , d’où = soit 𝑖(𝑡) = 𝑡 + 𝐼𝑚
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝐿 𝐿
Le moteur fonctionnant en récepteur, 𝑈𝐵 > 𝐸 : le courant 𝑖(𝑡) croît linéairement.
𝛼. 𝑇 ≤ 𝑡 ≤ 𝑇
𝑑𝑖 𝑑𝑖 −𝐸 −𝐸
𝑢(𝑡) = 0 = 𝐸 + 𝐿 𝑑𝑡, d’où 𝑑𝑡 = 𝐿
soit 𝑖(𝑡) = 𝐿
(𝑡 − 𝛼. 𝑇) + 𝐼𝑀
Le courant 𝑖(𝑡) décroît linéairement.
Spécialité électrotechnique 3
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La courbe du courant i(t) dans le récepteur dont on néglige la
chute interne de tension ohmique est donnée par la figure 3-6.
La valeur continue du courant dans le moteur est :
𝐼𝑚 + 𝐼𝑀
𝐼𝑚𝑜𝑦 =
2
L’amplitude de l’ondulation du courant traversant le récepteur
est :
𝐼𝑀 − 𝐼𝑚
∆𝑖 =
2
Lorsque H est fermé, on a :
𝑑𝑖(𝑡) 𝐼𝑀 − 𝐼𝑚 ∆𝑖
𝑈𝐵 = 𝐸 + 𝐿 = 𝛼. 𝑈𝐵 + 𝐿 = 𝛼. 𝑈𝐵 + 2𝐿
𝑑𝑡 𝛼. 𝑇 𝛼. 𝑇 Figure 3-6
D’où l’expression de l’amplitude de l’ondulation du courant d’induit :
𝛼.𝑇(1−𝛼).𝑈𝐵 𝛼.(1−𝛼).𝑈𝐵
∆𝑖 = =
2𝐿 2𝑓.𝐿
Cette ondulation est indépendante de la valeur continue du courant. A fréquence de fonctionnement
𝑑∆𝑖 (1−2𝛼).𝑈𝐵
fixe, lorsque αvarie, l’ondulation du courant du récepteur est maximale lorsque 𝑑𝛼
=0= 2𝑓.𝐿
,
pour 𝛼 = 5,0. L’ondulation maximale est alors :
𝛼.𝑇(1−𝛼).𝑈𝐵 𝑈𝐵
(∆𝑖)𝑖𝑚𝑎𝑥 = =
2𝐿 8𝑓.𝐿
L’ondulation du courant d’un récepteur est souvent gênante. Dans un moteur, elle est à l’origine des
couples de torsion, des pertes joules supplémentaires dans l’induit, et des pertes fer supplémentaires
dans les tôles. En outre ces tôles sont soumises à des efforts dus aux forces de Laplace qui provoquent
de légères déformations : le moteur vibre et est bruyant. Pour limiter ou réduire l’ondulation du
courant dans le moteur, on peut :
• soit augmenter la fréquence de commande f du hacheur. On est limité par les temps de
commutation de l’interrupteur électronique principal ;
• soit augmenter l’inductance du circuit traversé par le courant du récepteur 𝑖(𝑡). On est limité
par l’encombrement et la masse de la bobine.
Si l’inductance du circuit traversé par le courant du récepteur 𝑖(𝑡) est trop faible, ou si la valeur
continue du courant dans la charge est faible, alors ce courant peut être interrompu. La valeur limite de
𝛼.(1−𝛼).𝑈𝐵
l’intensité continue dans le récepteur est donnée pour 𝐼𝑚 = 0 par 𝐼𝑚𝑜𝑦,𝑙𝑖𝑚 = ∆𝑖 = 2𝑓.𝐿
Le courant du récepteur est donc interrompu lorsque la valeur continue de l’intensité dans le récepteur
𝐼𝑚𝑜𝑦 est inférieure à la valeur limite. Le courant débité par la source 𝑖𝐻 (𝑡) étant interrompu, si la
source n’admet pas de discontinuités du courant en raison des inductances de fuites de ses connexions
avec le hacheur, alors on doit insérer entre la source et le hacheur un filtre 𝐿0 𝐶0 , comme le montre la
figure 3-7. Le condensateur dérive l’écart du courant de la source et du récepteur au moment de la
fermeture du hacheur et limite les surtensions à l’entrée. Le filtre L 0C 0 ne modifie pas le courant
𝑖𝐻 (𝑡) qui traverse le hacheur, mais celui 𝑖𝑆 (𝑡) que débite la source.
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Figure 3-7
IV.3.2 Le hacheur parallèle
Grâce à un hacheur, il est possible d’alimenter un
récepteur supportant les discontinuités de courant, au
moyen d’une source continue de f.é.m. constante, et faire
en sorte que cette source débite dans le récepteur sous une
tension supérieure à celle de la source. La figure 3-8
montre le schéma de principe du hacheur parallèle ; il est
connecté en parallèle avec le récepteur. Généralement, un
hacheur parallèle permet d’alimenter un récepteur qui
comporte une f.é.m. interne tel qu’un moteur à courant
continu fonctionnant en générateur. On supposera
l’inductance L de l’induit du moteur suffisamment grande
pour que le courant 𝑖(𝑡) soit ininterrompu. Le hacheur
parallèle fonctionne en élévateur de tension ou survolteur.
Sur chaque période, on distingue deux intervalles de
temps : Figure 3-8
0 ≤ 𝑡 ≤ 𝛼. 𝑇
H est fermé, ce qui soumet l’anode de la diode D au potentiel négatif ; cette dernière se bloque. On a
alors :
𝑑𝑖
𝑢(𝑡) = 𝑢𝐻 = 0 = 𝐸 − 𝑅𝑖(𝑡) − 𝐿 𝑑𝑡
𝛼. 𝑇 ≤ 𝑡 ≤ 𝑇
H est ouvert, l’inductance du récepteur inverse sa polarité et applique à l’anode de la diode D un
potentiel très positif ; cette dernière s’amorce. On a alors :
𝑑𝑖
𝑢𝐻 = 𝑢(𝑡) = 𝑈𝐵 = 𝐸 − 𝑅𝑖(𝑡) − 𝐿 𝑑𝑡 ; 𝑈𝑚𝑜𝑦 = (1 − 𝛼)𝑈𝐵 = 𝐸.
D’où on tire
𝐸
𝑈𝐵 = 1−𝛼 > 𝐸
Le hacheur parallèle fonctionne en élévateur de tension ; on dit encore qu’il est survolteur, car
avec 𝛼 < 1, 𝑈𝑚𝑜𝑦 > 𝑈𝐵 .
Spécialité électrotechnique 5
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III.4 Association des hacheurs
III.4.1 Les hacheurs série entrelacés
Pour assurer un débit ininterrompu de la source continue alimentant le hacheur série, on a utilisé un
1
filtre 𝐿0 𝐶0. Soit 𝑓 = la fréquence du courant débité par l'ensemble "source+filtre", le courant
𝑇
d'ondulation qui se superpose au courant moyen doit être fourni par le condensateur 𝐶0 ; c'est-à-dire 𝐿0
doit bloquer au mieux cette ondulation. Le choix de 𝐿0 et 𝐶0 est aisé si la pulsation ω est
suffisamment élevée. Or les performances des composants électroniques de puissance limitent la
fréquence d’utilisation des hacheurs.
Pour résoudre ce problème, on connecte en parallèle entre
le filtre et le récepteur trois hacheurs séries identiques de
même fréquence dont les commandes sont régulièrement
décalées les unes par rapport aux autres, comme le montre
la figure 3-9. L'ensemble fonctionne comme un seul
hacheur dont la fréquence est le triple de celle d'un
hacheur unique.
Cette mesure est utilisée en traction électrique ferroviaire
par caténaire, car la ligne d'alimentation présente une
impédance variant suivant la distance de la sous-station.
Le filtre permet de laisser le courant ; il a pour effet de
limiter les surtensions à l'entrée du hacheur et d'éviter de
perturber les autres utilisateurs de la ligne. Figure 3-9
III.4.2 Le hacheur en demi-pont
Le hacheur en demi pont est l’association d’un
hacheur série et d’un hacheur parallèle, comme
le montre la figure 3-10. La tension aux bornes
de la charge 𝑢(𝑡) ne peut être que positive : le
hacheur est irréversible en tension. Le courant
𝑖(𝑡) peut circuler dans les deux sens : le hacheur
est réversible en courant. Le courant 𝑖(𝑡) ne
s’inverse que si la charge comporte une force
électromotrice (f.é.m). Il circule alors à travers
D2. La commande des hacheurs H1 et H2 est
complémentaire. Ce hacheur sert à alimenter un
moteur à courant continu (H1, D1) tout en
permettant son freinage (H2, D2) : on dit que le
moteur fonctionne dans deux quadrants du plan
couple-vitesse. Figure 3-10
III.4.3 Le hacheur en pont
Le hacheur en pont est l’association de deux hacheurs en demi-pont, comme le montre la figure 3-11.
Il est réversible en tension et en courant, par conséquent il permet un fonctionnement dans les quatre
quadrants du plan couple-vitesse.
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Figure 3-11
III.5 Applications des hacheurs
Les hacheurs étant des variateurs de courant continu, les grandeurs qui interviennent côté récepteur
sont des valeurs continues. Le courant qui traverse la charge est un courant ondulé :
𝑖(𝑡) = 𝐼𝑚𝑜𝑦 + 𝑖𝑜𝑛𝑑 (𝑡)
Où 𝑖𝑜𝑛𝑑 (𝑡) est l’ondulation du courant d’amplitude ∆𝑖.
La tension aux du récepteur est en créneaux de rapport cyclique variable 𝛼
Les hacheurs série et parallèle sont très utilisés dans les entraînements à moteurs à courant continu. La
valeur continue du courant d’induit du moteur est responsable du couple utile développé par ce moteur
pour vaincre le couple résistant 𝑇𝑟 exercé par le mécanisme entrainé :
𝑘1 𝜙
𝑇𝑟 = 𝑇𝑒𝑚 = 2𝜋
. 𝐼𝑚𝑜𝑦 .
𝑚
̂ = 𝐾𝑇 . Δ𝑖
Si les parties du groupe «moteur+mécanisme entrainé» ne possèdent pas un moment d’inertie
suffisant, le couple de torsion provoque une fluctuation de la vitesse de rotation de l’entraînement, ce
qui se manifeste par des bruits au niveau de l’arbre du moteur et peut provoquer la destruction de cet
arbre, des enroulements, des flasques paliers, des engrenages, etc.
Pour un courant d’induit ininterrompu, à parti de la relation instantanée :
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𝑑𝑖(𝑡) 𝑑𝑖(𝑡)
𝑢(𝑡) = 𝐸 + 𝑅𝑖(𝑡) + 𝐿 𝑑𝑡
= 𝑘1 𝜙𝑛 + 𝑅. 𝑖(𝑡) + 𝐿 𝑑𝑡
.
Le passage aux valeurs continues fournit :
𝑈𝑚𝑜𝑦 = 𝐸 + 𝑅. 𝐼𝑚𝑜𝑦 = 𝑘1 𝜙𝑛 + 𝑅. 𝐼𝑚𝑜𝑦
D’où on tire l’expression de la fréquence de rotation :
𝑈𝑚𝑜𝑦 𝑅.𝐼𝑚𝑜𝑦 𝑈 𝑅.𝐼𝑚𝑜𝑦
𝑛= 𝑘1 𝜙
− 𝑘1 𝜙
= 𝑘 𝐵𝜙 𝛼 − 𝑘1 𝜙
1
A l’aide du hacheur série, on peut faire varier la vitesse de rotation du moteur à courant continu d’un
entraînement électrique.
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