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Analyse des Pylônes Électriques HT

Le document décrit l'historique des pylônes électriques et les différents types existants. Il présente également une étude des normes utilisées pour le dimensionnement des pylônes. Le chapitre fournit des informations générales sur les pylônes électriques.

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Analyse des Pylônes Électriques HT

Le document décrit l'historique des pylônes électriques et les différents types existants. Il présente également une étude des normes utilisées pour le dimensionnement des pylônes. Le chapitre fournit des informations générales sur les pylônes électriques.

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Remerciement

Toute notre gratitude, grâce et remerciement vont à


dieu le tout puissant qui nous a donné la force, la
patience, le courage et la volonté pour élaborer ce
travail.

Nous citons nommément :

- Notre encadreur M. ABDEMEZIANE Nabil. Pour


avoir accepté de nous prendre en charge, pour sa
disponibilité, ses précieux conseils.

-Aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté


à notre travail.

-Toute notre gratitude va à tous les enseignants qui


ont contribué à notre formation.

-Nous remercions aussi tous particulièrement

M. NOUIRI Nacer pour l’aide qu’il nous accordé


pour achever ce travail.

Enfin, Nos plus vifs remerciements s’adressent à nos


très chers parents pour leurs soutiens et leurs
patiences et à tous ceux qui nous ont aidés,
encourager et nous ont soutenus.

NOUIRI Nesrine

BOUNABI Souad
Résumé
Le Projet de fin d’étude a porté essentiellement sur l’étude de la structure métallique d’un pylône
électrique à haut tension selon les normes.
L’objectif de cette étude est de réaliser une structure répondant aux exigences de la résistance, la
stabilité d’un pylône métallique destiné au transport d’électricité.
Les pylônes auxquels nous nous sommes intéressés sont de type treillis utilisés plus
spécifiquement dans le transport électrique par des lignes de haute tension.
Le travail à consiste à calculer les différents types de charges transmises au pylône, à savoir les
charges transmises par les câbles et les actions du vent.
La seconde partie du mémoire qui n’est que l’application sur ordinateur s’est déroulée en quatre
étapes :
 La modélisation du pylône avec Autodesk ROBOT Structural Analysis.
 Le chargement.
 Analyse statique et dynamique.
 La vérification d’assemblages.
Le chargement des actions, le calcul et la vérification des assemblages ont été réalisés à l’aide du
logiciel ROBOT 2014.
Ce travail nous a permis de comprendre le comportement de structure spécifique que sont les
pylônes en treillis. En effet même si leur calcul semble simple, ils restent, cependant, en raison de
leur élancement de leur légèreté et de la faiblesse de section des barres utilisées, très sensible au
phénomène d'instabilité.
Mots clés : pylône électrique HT, métallique, câbles, assemblage, modélisation, treillis, analyse.
‫ملخص‪:‬‬
‫ركز مشروع نهاية الدراسة على دراسة الهيكل المعدني للدعامات الكهربائي عالي الجهد وفقًا للمعايير‪.‬‬
‫الهدف من هذه الدراسة هو تحقيق هيكل يلبي متطلبات المقاومة واالستقرار الصرح المعدني لنقل الكهرباء‪.‬‬
‫األعمدة التي نهتم بها هي من النوع الشبكي المستخدم بشكل أكثر تحديدًا في النقل الكهربائي بواسطة خطوط الجهد العالي‪.‬‬
‫تألف العمل من حساب األنواع المختلفة من األحمال المنقولة إلى الدعامة‪ ،‬أي األحمال المنقولة بواسطة الكابالت وتصرفات‬
‫الرياح‬
‫الجزء الثاني من المذكرة هو مجرد تطبيق لبرنامج الكمبيوتر‪ ،‬في أربع خطوات‪:‬‬
‫‪ ‬نمذجة الهيكل المعدني مع التحليل الهيكلي بواسطة البرنامج‪.AutodeskROBOTStructural analysis‬‬
‫‪ ‬تحميل‪.‬‬
‫‪ ‬تحليل ساكن وديناميكي‪.‬‬
‫‪ ‬التحقق من التركيب‪.‬‬
‫تم تنفيذ تحميل اإلجراءات والحساب والتحقق من التركيب باستخدام برنامج‪.Robot 2014‬‬
‫سمح لنا هذا العمل بفهم سلوك هيكل تحديدا الدعامات المثلثية‪ .‬حتى إذا كان حسابهم يبدو بسيطًا‪ ،‬إال أنهم يظلون بسبب ضعفهم‬
‫في الخفة وضعف قسم األعمدة المستخدمة‪ ،‬الحساسة للغاية لظاهرة عدم االستقرار‪.‬‬
‫الكلمات المفتاحية‪:‬‬
‫دعامات كهربائية عالية الجهد‪ ،‬معدني ‪ ،‬كابالت ‪ ،‬تجميع ‪ ،‬تصميم ‪ ،‬مثلثيات ‪ ،‬تحليل‪.‬‬
Abstract:
The end-of-study Project focused on the study of the metal structure of a high voltage electrical
pylon according to the standards.
The objective of this study is to achieve a structure meeting the requirements of resistance,
stability
A metal pylon for the transmission of electricity.
The pylons we are interested in are lattice type used more specifically in the electrical transport
by high voltage lines.
The work consisted of calculating the different types of loads transmitted to the pylon, namely
the loads transmitted by the cables and the actions of the wind.
The second part of the memory, which is just the computer application, was done in four steps:
 Pylon modelling with Autodesk ROBOT Structural Analysis.
 The loading.
 Static and dynamic analysis.
 Verification of assemblies.
The loading of the actions, the calculation and the verification of the assemblies were carried out
using the software ROBOT 2014.
This work allowed us to understand the specific structure behavior that are lattice pylons. Even if
their computation seems simple, they remain, however, because of their slenderness of their
lightness and the weakness of section of the bars used, very sensitive to the phenomenon of
instability.
Key words: HT electric pylon, metallic, cables, assembly, modeling, trellis, analysis.
Introduction Générale :
Depuis plusieurs siècles, l’homme cherche à parfaire ces constructions en se basant sur des
techniques de bon sens, sur l’expérimentation ou encore en utilisant des normes qui assurent la
sécurité des ouvrages. Vu les avantages que la construction métallique présente (grande rigidité,
grande résistance et faible masse, l’homme l’a choisi comme solution pour plusieurs ouvrages. De
ce fait on la retrouve dans plusieurs applications : Ponts, structure de toiture, structure portante,
pylône, coques...

Les pylônes ont pour fonction de maintenir les câbles à une distance minimale de sécurité du sol
et des obstacles environnants, afin d'assurer la sécurité des personnes et des installations situées
au voisinage des lignes. Leur forme, leur hauteur et leur robustesse, ou résistance mécanique,
dépendent de leur environnement (conditions climatiques) et des contraintes mécaniques (terrain)
auxquelles ils sont soumis. Leur silhouette est caractérisée par la disposition des câbles
conducteurs.

Bien que les pylônes à treillis soient utilisés depuis très longtemps, et ce, partout à travers le
monde, les connaissances actuelles ne permettent toujours pas de déterminer avec suffisamment
de précision la capacité structurale de ce type de structure [1].

Le dimensionnement de toute structure métallique selon ces normes repose sur un concept clair,
définissant les méthodes de calcul et les types de vérifications à effectuer pour garantir son aptitude
au service et sa sécurité structurale d’où la nécessité de connaître et maîtriser ces références.

Cependant ce genre de structures légère et élancée est sensible aux effets d'instabilités dues aux
sollicitations climatique en général .Il est donc nécessaire de veiller lors de leur dimensionnement
à s'assurer justement de leur stabilité. Cela passe par une analyse de dimensionnement précise et
une vérification des différents problèmes d’instabilités (flambement, déversement, voilement etc.)

Nous nous proposons dans ce travail de mener une analyse statique non linéaire et une analyse
dynamique sur la structure de type pylône. Le but étant d'anticiper les éventuelles instabilités
d’éléments locaux composants le pylône (comme le flambement local de barre par exemple).

Cette analyse est menée au moyen d'une analyse numérique utilisant le logiciel Autodesk ROBOT
Analysis Professionnel 2014 dans un comportement d'analyse non linéaire incluant le flambement
en tenant compte de l'effet P-Delta.

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Pour cela notre travail composées essentiellement en deux partie :

 Partie bibliographie
 Généralités sur les pylônes
 Généralité sur les pièces métalliques.
 Conception d’un pylône électrique.
 Principe de la modélisation et simulation numérique de pylône.
 Partie calcul et analyse :
 Analyse statique et dimensionnement.
 Etude dynamique (Modale et sismique).
 Etude d’assemblage et fondations.
Et le dernier chapitre aborde la Technologie et exigences.

Finalement nous avons étudié 3 variantes, Complété par une étude comparative, avec une
conclusion générale qui résume les principaux axes de notre projet.

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Chapitre I

Généralités sur les pylônes

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-1. Introduction :
Dans ce chapitre, on va commencer par une étude bibliographique qui consiste à faire une
recherche sur l’historique des pylônes et les différents types existants. Enfin, on va finir par une
étude qualitative des normes utilisées pour le dimensionnement de notre pylône.

I-2. Evolution historique des réseaux et pylônes électriques :


Un pylône (terme issu du grec « pulon », signifiant portail) est considéré comme étant une
construction monumentale formée de deux tours à base rectangulaire surmontées d'un linteau,
entourant une porte d’entrée dans les temples égyptiens. À l'extérieur, des renfoncements
permettaient de planter d’immenses mâts à l’extrémité desquels flottaient des oriflammes,
annonçant de loin la présence de la maison divine [2].
Le 2 juillet 1729, la première transmission d'impulsions électriques sur une longue distance a
été faite par le physicien Stephen Gray qui a utilisé des cordes de chanvre humide suspendus par
des fils de soie (l'importance des conducteurs métalliques n'était pas appréciée à l'époque). Il
voulait prouver la possibilité de transférer de l'électricité par ce moyen. La première déclinaison
pratique en sera la télégraphie [3].
XIXe siècle :
 En1882, la première transmission à haute tension se fait entre Munich et Bad Brook.
 En 1891, le premier usage de courant alternatif triphasé sur lignes aériennes se fait à
l'occasion du Salon international de l'électricité, à Francfort.
 En 1892, la ligne aérienne triphasée du salon international de l'électricité sera prolongée
jusqu'à Heilbronn. C'est donc la première ville au monde à être alimentée en électricité par
des lignes aériennes de longue distance.
XXe siècle :
 En 1912, la première ligne à haute tension (110 kV) entre en service.
 En 1923, pour la première fois, c'est une tension de 220 kV qui est appliquée à la ligne.
 En 1957, la ligne aérienne traversant le détroit de Messine a été mise en service en Italie.
 Dès 1967 en Russie et aux États-Unis, des lignes à haute tension de 765 kV sont construites.
XXIe siècle :
 En 2003, la construction de la plus grande ligne à haute tension a débuté en Chine
 En 2009, la state Grid Corporation of China Active sa première ligne à 1 000 kV.
 L'Inde prévoit un fort développement de son réseau 800kV, et vers 2013-2014, la Mise en
service d'un réseau 1 200 KV.

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

Actuellement, le pylône est une structure verticale en bois, en béton armé ou en métal, utilisée
comme support pour les câbles aériens (Pylônes de lignes électriques) ou les antennes (pylône
Global System for Mobile communication GSM) [2].

I-3. Définition de pylône :


Structure métallique ou en béton armé verticale destiné à porter des câbles aériens (Pylône de ligne
électrique), des antennes de toutes sortes (pylône GSM), les ponts suspendus, l’éclairage public
etc.

I-4. Avantages et inconvénients :


Aventages
• Faciliter de montage et démontage soit en piéces ou en
éléments
• Léger et résistant aux intempéries (neige, vent , pluie)
• Rentable (réalisation de grande distance en un temps record)
• Entretien facile
Inconvénients
• Demande de main d'œuvre qualifier
• Prix de revient
• Présente un certain danger

I-5. Importance de l’utilité du pylône :


Un pylône de télécommunication, support généralement métallique utilisé
pour supporter des antennes de télécommunications

Un pylône électrique, support généralement métallique utilisé pour les lignes


de transport d'électricité par câble

Un pylône (remontée mécanique), support généralement métallique utilisé


pour supporter les câbles de remontées mécaniques : téléskis, télésièges,
télécabines, téléphériques...

Un pylône (Égypte antique), une porte monumentale située à l'entrée d'un


temple de l'Égypte antique

Un pylône (construction), support utilisé dans la construction de pont


suspendu ou de pont à haubans

Pylone d'eclerage ,des lanternes styliseés,des structure routieres lumineuses


et de signalisation,des appareils d'eclerage.

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-6. Les différents types de pylône :


Les pylônes sont des structures généralement réalisées avec des éléments métalliques pour des
raisons de légèreté et de résistance et ils ne sont pas identiques, si bien qu'il en existe plusieurs
sortes selon les contraintes engendrés, leurs formes, leurs matériaux constitutifs. Selon les
matériaux, on distingue les pylônes métalliques, en béton, et en bois. Les pylônes électrique sont
des supports verticaux portant les conducteurs d'une ligne à haute tension et peuvent se subdiviser
en trois (03) grandes catégories selon les contraintes engendrées : Les pylônes monopodes, auto-
stable (en treillis) et haubanés [4].
I-6-1 Pylône auto-stable (en treillis) :
C'est un pylône métallique constitué par un assemblage de membrures formant un treillis et destiné
à la plupart des lignes de transport de l'électricité, sous forme de tension alternative ou de tension
continue. Il comporte un fût quadrangulaire et des consoles ou des traverses. Les fondations sont
généralement à pieds séparés. On les appelle des pylônes tétrapodes. Il existe plusieurs modèles
de pylônes à treillis.

Pylône à deux Pylône à trois Pylône à quatre Pylône à six


Pylône à un
triangle triangles triangles triangles triangles

Tableau I-1 : Schéma de pylônes à triangles.

Fig I-2: Pylône électrique Fig I-3: Pylône électrique Fig I-4: Pylône
Fig. I-1: Pylône chat . de type Beaubourg. portique. Trianon.

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-6-2 Pylône haubané :


C’est un mât soutenu par des haubans ou câbles en acier, le mât se présente, en général, sous forme
Triangulaire, il est constitué d’éléments tubulaires soudés avec des autres solides et angulaires
formants un treillis. Ce type de pylône n’est pas assez rigide car la section transversale du treillis
et les sections des barres qui le constituent sont faibles. En plus cette solution représente un
inconvénient majeur qui est l’encombrement des câbles.
I-6-3 Pylône haubané en V :
Le pylône en V haubané est un pylône métallique en treillis. À la différence
du pylône traditionnel, son fût forme un V fermé par la console. Il est fixé au
sol par sa base et par quatre haubans en acier .Il a l'avantage d’être beaucoup
plus léger que le pylône en treillis traditionnel.
Fig.I-5 : Pylône électrique haubané en V.

I-6-4 Pylône haubané à chainette :


Facile à monter et de fabrication simple, le pylône à chaînette est utilisé sur
certaines sections des lignes. Il supporte des conducteurs à735 000 Volts.
Ce type de pylône nécessite moins d'acier galvanisé que le pylône haubané
en V ; il est donc comparativement moins lourd et moins cher.

I-6-5 Les pylônes monopodes : Fig.I-6 : Pylône électrique à chainette.


C’est un pylône constitué d’un ensemble de tronçons sous forme de tubes creux, fabriqués en acier
Galvanisé, et assemblés par boulonnage au niveau des brides .Ce type de pylône est relativement
cher compte tenu du procédé de fabrication mais il est facile à monter. Les pylônes mono-
tubulaires sont principalement utilisés dans les zones urbaines car ils offrent un encombrement
réduit au niveau de leur base.

Fig.I-7: Pylône électrique Fig.I-9: Pylône monopode


Muget. Fig.I-8:Monopode Fougére. roseau.

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-6-6 Les pylônes modernes :

Fig.I-10 : Les pylônes en future.

I-7. Choix des matériaux :


La majorité des pylônes doit être :

I-7-1 Finalités de la construction :


Résistant et
On doit pour cela avoir une sécurité suffisante avec l’impératif de ’économie.
stable

Durable Pour éviter des entretiens trop fréquents

Economique On ne doit pas perdre de vue dans la conception tout ce qui pourrait augmenter le
coût du projet, notamment, le surdimensionnement, les délais d’exécution, le type

de matériau à utiliser, le moyen de transport, la main d'œuvre…

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-7-2 Matériaux structuraux :


Selon les matériaux, il y a différents types des pylônes y compris le pylône en béton renforcé,
en bois et en acier.
Matériau Justification

Ne convient pas parce qu’il n’est pas assez résistant pour des hauteurs

Le bois importantes et représente par ailleurs des difficultés de point de vue réalisation
donc non économique .

Ne convient pas parce que vu la hauteur du pylône, le béton armé

ne sera pas économique, en effet la pression du vent va entraîner des grandes


Béton armé
sollicitations ce qui va aboutir à des sections importantes donc de poids propre
plus important, ajoutant les problèmes d’exécution.

Le plus lus utilisé c’est la meilleure solution vu les avantages suivants :

• Légèreté et résistance.

Métallique (et • Surfaces exposées au vent sont réduites c’est un grand avantage car la

plus structure et très élancée et par conséquent les effets du vent sont prépondérants pour

spécialement le dimensionnement de la structure.

l’acier) • Gain énorme sur le coffrage.

• Délai d’exécution réduit.

• Facilité de montage et de démontage.

Le métal présente toutefois un inconvénient majeur celui de la corrosion. En revanche toutes


les précautions seront prises pour lutter contre. Concernant la nuance d’acier, il est recommandé
d’utiliser l’acier doux au lieu de l’acier à haute résistance, pour la construction des pylônes, vu que
ce dernier présente l’inconvénient d’être plus fragiles aux basses températures et vulnérable aux
chocs lors de la construction et Le transport. L’acier doux et d’ailleurs mois corrodants. D’où on
utilisera la nuance Fe E24 disponible sur le marché algérien.

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-8. Les éléments constituent d’un pylône :


Tous les pylônes de façon générale peuvent être décomposés en trois parties à savoir : la tête, le
fut et les pieds. La figure ci-dessous nous permettra de mieux comprendre le rôle des différentes
parties (figure.I-11).
I-8-1. La tête :
Est constituée des consoles et du chevalet de câble de garde les consoles ont pour rôle de :
 Supporter conducteurs
 Assurer les distances électriques entre câbles
 Assurer les distances à la masse entre câbles et
pylône
 Le chevalet de câble de garde à 2 fonctions :
 Assurer l’angle de protection du câble de garde
 Supporter le câble de garde

I-8-2. Le fût :
Composé du tronc, des extensions et des pieds, sa
fonction est de :
 Maintenir la tête (et donc les câbles) à une
certaine distance du sol. Fig.I-11 : Composants d’un pylône.

 Transmettre au sol les efforts dus aux charges appliquées sur les câbles.
I-8-3. Le pied :
Assure la liaison entre la superstructure et la fondation.
I-8-4. Les conducteurs :
Les conducteurs ont pour rôle de véhiculer l’énergie électrique ; ils peuvent être aériens ou
souterrains (et parfois sous-marins).

Fig.I-12: Ligne aériennes. Fig I-14: Ligne sous-


Fig.I-13: Ligne souterraines. marines.

P.F.E. MASTER 2018/2019 9


Chapitre I Généralités sur les pylônes

*Sont moins coûteuses que les câbles souterraines au point de vue des frais
d'installation et de réparation.
Avantage
* Peuvent être réparées très rapidement en cas d'accident ou de défaut.

Lignes *Peuvent être surchargées en intensité de courant sans trop de danger.


aérinnes
*Sont exposées aux surtensions d'origine atmosphérique.
Inconvénients *Soulèvent des problèmes d'esthétique et de respect des sites.

*La rupture de leurs conducteurs est susceptible de présenter des dangers pour
les personnes, les animaux

*Constituent la seule solution possible dans les agglomérations


denses.
Avantages *sont soustraites aux surtensions d'origine atmosphérique.

*seule solution possible pour traverser de larges fleuves ou des


bras de mer lorsque la distance franchir dépasse 3 km.
Lignes
souterraines
*Sont d'un coût beaucoup plus élevé que celui des lignes
aériennes. La différence est d'autant plus grande que la tension
est plus élevée.
Inconvénients
*leurs armures et gaines doivent être protégées contre les effets
de corrosion dus aux courants vagabonds.
*risquent d'être détériorés en cas de mouvements de terrains.

Fig.I-15 : Schéma représenter les avantages et les inconvénients des lignes aériennes et lignes souterrains.

Les conducteurs aériens sont soumis à l'action des facteurs


atmosphériques : température, vent, pluie, givre… et doivent par
conséquent être choisis de façon à résister à toutes ces intempéries.
(Montré dans l'image suivante)
De nos jours les matériaux les plus utilisés dans la production
des câbles sont : l’aluminium, le cuivre, l’acier [5].
I-8-4-1. Nature et section des conducteurs de phase :
Ils existent trois types de conducteurs : câblés (toronnée), massif
et conducteurs creux. Actuellement les câbles les plus couramment
utilisés pour les Lignes haute tension sont les conducteurs en
aluminium avec âme en fils d’acier connus sous le diminutif
d’ACSR, les conducteurs homogènes en alliage d’aluminium
connus sous le diminutif d’AAAC et, dans une moindre mesure les Fig.I-16 : Conducteurs câblés
Conducteurs en alliage d’aluminium avec (toronnée).
âme en fils d’acier connus sous le Diminutif d’ACAR, Les conducteurs AAAC sont de plus en
plus utilisés car ils offrent de nombreux avantages techniques sur les conducteurs ACSR [6].

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-8-4-2. Nature et section des câbles de garde :


Les câbles de garde ont des rôles multiples :
 Ils permettent principalement de réduire le taux d’amorçage de l’isolement par coup
de
 Foudre, spécialement dans le cas des hautes tensions.
 Etant reliés à la terre ils réduisent sensiblement les tensions induites par les lignes HT Dans
les circuits de télécommunications parallèles à ces lignes, Le choix du type et de la section
du câble de garde est déterminé par des considérations mécaniques (flèche inférieure ou
égale à celle des conducteurs de phase) et électriques(tenue au courant de court-circuit).
I-8-5. Les isolateurs :
La fixation et l'isolation entre les conducteurs et les pylônes sont assurées par des isolateurs, ils
ont un rôle à la fois mécanique (porte le conducteur) et électrique (isole le conducteur par rapport
au pylône) matériaux Isolant : Verre, céramique, matériaux synthétiques.

Fig.I-17 : Les isolateurs aériens.

I-8-5-1. Pollution des isolateurs :


La pollution est un phénomène qui constitue un sérieux problème sur
l’isolement des ouvrages de haute tension, dont il faut tenir compte lors
du dimensionnement de l'isolement des lignes de haute tension [7].
Fig. I-18 : Pollution des isolateurs.
I-8-5-2. Définition de contournement :
On dit que le contournement se produit sur la surface de l’isolateur lorsqu’une décharge électrique
s’établit entre ses extrémités et contourne la surface de l’isolateur.

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

Grains de
La décharge
Pollution
S’éteint

Fig. I-19 : Déroulement du contournement.

I-8-6. Accessoires pour les lignes :

(a)

(b)
Entretoises Stockbridg Dispositifs de balisage
e
Fig. I-20 : Accessoires pour les lignes.

I-9. Les différentes centrales électriques :


Il existe plusieurs types de centrales électriques caractérisées par la source d’énergie primaire
utilisée. Les principales sources de production d’électricité sont : nucléaire, hydraulique, énergies
renouvelables et thermique.

P.F.E. MASTER 2018/2019 12


Chapitre I Généralités sur les pylônes

Fig.I-21 : Les centrales de productions d’énergie électrique.

I-10. Les réseaux électriques :


Un réseau électrique se définit comme un ensemble de lignes électriques reliées directement entre
elles et fonctionnant sous la même tension, qui est la tension nominale de ce réseau. Cette valeur
nominale de tension est classée par la norme française NF C 11-201 en différentes catégories
comme indiqué ci-dessous [8] :
Très basse tension U < 50 V

Basse tension 1er catégorie (A) 50 V < U < 500 V

2eme catégorie (B) 500 V < U < 1000 V

Haute tension 1er catégorie (A) 1000 V < U < 50000 V

2eme catégorie (B) U > 50000 V

Tableau I- 2 : Différentes catégories de tension.

Fig.I-22 : Niveaux de tensions normalisées.

P.F.E. MASTER 2018/2019 13


Chapitre I Généralités sur les pylônes

A partir de la tension et de puissances maximales que peuvent supporter les réseaux électriques,
on peut les classer en trois types différents qui sont : les réseaux de transport, de répartition et de
distribution [9]. Ils sont caractérisés comme suit :

Tension Catégorie Types de réseaux Pmax de lignes

230 V /400 V Basse tension Réseau de distribution Environ 250 KVA

15/20/33 KV HTA Réseau de distribution Entre 10 et 15 MVA

63/90/110 KV HTB Réseau de répartition De 100 à 150 MVA

225 /380 KV THT Réseau de transport De 500 à 1500 MVA

Tableau I-3 : Différents types de réseaux.

Chaque pylône électrique possède une base commune pour maintenir les câbles électriques écartés
entre eux, à une certaine distance du sol et éloignés des obstacles rencontrés. Cela permet d’assurer
la sécurité des personnes et des installations situées à proximité du réseau électrique. Si la
fonctionnalité des pylônes reste la même, d'autres critères sont pris en compte pour adapter leur
architecture : la topographie des lieux, le respect de l’environnement et les conditions climatiques.
Par ailleurs, certains pylônes ont une résistance plus importante que d’autres. Lorsque la ligne
change de direction par exemple car l’angle augmente les efforts mécaniques du pylône. On
utilisera alors un pylône beaucoup plus résistant que l’on appelle « pylône d’ancrage », par rapport
aux autres pylônes qui sont dit de suspension.

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Chapitre I Généralités sur les pylônes

Fig. I-23 : Architecture d’un réseau électrique moderne.

 Les futurs réseaux électriques distribués :

Fig.I-24 : Les futurs réseaux électriques.

P.F.E. MASTER 2018/2019 15


Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-11. Les charges transmises aux pylônes :


Les pylônes sont destinés à maintenir les conducteurs à une hauteur suffisante du sol, en
tenant compte de la flèche maximum et à résister aux charges qui leur sont appliquées dans toutes
les hypothèses administratives définies à partir des conditions climatiques prises en
considération. Les charges transmises par les conducteurs et les câbles de garde peuvent être
décomposées suivant trois directions orthogonales choisies de manière à simplifier les calculs. Par
convention on appelle :
 Face élévation, la face perpendiculaire à l’axe de la ligne.
 Face profil, le plan parallèle à la ligne.

Pylône d’alignement :
Il est d’usage de choisir comme charges de référence :
Les charges verticales (V) :
 Au poids propre du pylône, des conducteurs, des câbles de
garde et des chaînes d’isolateurs.
 Eventuellement au poids du givre sur les câbles.
 A la composante verticale due à la tension des conducteurs
et des câbles de garde pour les pylônes dénivelés (pylônes
chargés ou déchargés). Fig. I-25 : Face Elévation et Axe de la Ligne.

Les Charges horizontales transversales (H) :


Ces charges sont dues à l’action du vent soufflant perpendiculairement à la ligne et agissent sur
les faces élévation du pylône, l’action du vent soufflant transversalement sur les conducteurs, les
câbles de garde (avec ou sans givre) et les chaînes d’isolateurs.

Les Charges horizontales longitudinales (L) :


Ces charges éventuelles agissent sur les faces
profils du pylône. Elles sont dues à plusieurs
causes. Le cahier des charges donne les hypothèses
de calcul à considérer.
 Différence de tension de part et d’autre de la
chaine d’alignement due au givre.
 Dissymétrique. Fig.I-26 : Effort mécanique appliqués sur le câble.
 Rupture d’un conducteur ou d’un câble de garde.

P.F.E. MASTER 2018/2019 16


Chapitre I Généralités sur les pylônes

 Glissement des câbles dans la pince.


 Haubanage du pylône au cours du déroulage.
 Ancrage provisoire des câbles au relevage.

I-12. Les règlements et Normes utilisées pour le dimensionnement des


pylônes :
Il existe un nombre important de normes de calcul et vérification des pylônes, chaque norme ayant
une philosophie bien particulière. Dans ce qui suit, on va se focaliser sur les normes utilisées dans
notre étude. Entre autres, les deux normes françaises pour le calcul des structures
métalliquesCM66-additif 80 et EC3 (EC3), Le CCM97 est le règlement technique Algérien qui
vient substituer le CM66 pour le calcul des constructions métalliques, R.N.V1999 pour le calcul
des effets du vent et R.P.A.99/ version 2003 pour l’impact du séisme.
I-12-1. Règles CM66 et additif 80 :
Les règles françaises CM66 (1966) ont pour but de codifier les méthodes de calcul applicables à
l’étude des projets de constructions en acier y compris les pylônes. L’additif 80 : Ce règlement,
qui est issu des progrès réalisés dans l’étude du comportement élastoplastique des matériaux,
adopte le critère de Von Mises et permet de mener des calculs qui se basent sur le module de
plasticité des profils. Pour le calcul, l’acier est supposé avoir un comportement élastoplastique
parfait.
I-12-2. EUROCODE 3 (EC3) :
Faisant parti des EUROCODES publiés par le comité Européen de Normalisation (CEN), l’EC3
est l4ensemble des règles communes européennes de conception et de dimensionnement des
structures en acier définissant les exigences de résistance, d’aptitude au service et de durabilité.
L’Eurocode3, qui peut s’apparenter à un règlement par «pondération ses charges aux états limites»,
apporte cependant plus de rigueur et de cohérence et surtout une approche «semi-probabiliste»
identique pour tous les matériaux.
I-12-3. Règles CCM97 :
Est un règlement très novateur, qui fixe des règles très pertinentes, et qui propose diverses
alternatives de dimensionnement à l'ingénieur (calculs en élasticité ou en plasticité, calculs selon
des analyses au premier ou au second ordre). Ces calculs sont basés sur le principe de sécurité
semi-probabiliste qui conduit à une formulation plus précise des expressions de résistance, de
rigidité et de stabilité.

P.F.E. MASTER 2018/2019 17


Chapitre I Généralités sur les pylônes

I-12-4. Règles Neige et Vent R.N.V 1999 :


Le présent règlement est élaboré sous l’égide de la commission technique permanente (C.T.P.)pour
le contrôle technique de la construction que celle-ci a adopté lors de sa 18ème session tenue le 11
Avril [Link] traite des constructions courantes, mettant à la disposition des professionnels et
concepteurs de la construction des méthodes d’évaluation des actions climatiques (neige et vent)
et des surcharges de sable en zones sahariennes. Le document est fondé sur une approche
probabiliste : les actions « normales » et « extrêmes » des anciennes règles sont remplacées par le
concept unique d’action caractéristique définie par référence à un zonage territorial (neige - vent -
sable) liée aux spécificités climatiques locales.
I-12-5. Règles RPA99/version 2003 :
La règlementation parasismique est le document technique "DTR BC 2-48" dit : "REGLES
PARASISMIQUES ALGERIENNES RPA99». La première version a été RPA81 qui fut Suivie
par le RPA81 version de 1983 après le séisme de Chlef du 10 Octobre 1980 .La troisième version
RPA88 a été suivie par la version RPA99. Les règles RPA99 tiennent compte des errements des
séismes tels que le tremblement de terre d’Oued Djer (Algérie) en octobre 1988 et celui d'Ain
Témouchent en [Link] elle introduit 4Sites de sol au lieu des 2 sites (sol meuble et sol
ferme) du [Link] le RPA99 version2003, est en vigueur après le séisme du 21 Mai 2003.
Le RPA99 est applicable à toutes les constructions courantes. Il n'est pas directement Applicable
aux constructions telles que les ouvrages d'art et ceux enterrés.

I-13. Conclusion :
Dans ce chapitre, on a mis la lumière sur les différents types de pylônes qui existent et leurs
accessoires, ainsi que sur les normes qui permettent leur dimensionnement, étudié théoriquement
les constituant d’un réseau d’énergie électrique ainsi ces classifications.

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Chapitre II

Généralité sur les pièces


métalliques
Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

II-1. Introduction :
Une charpente est un ouvrage composé de pièces de métal assemblées entre elles pour constituer
l’ossature d’une construction (hangar, salle, pont, pylône électrique ….) Ou de certains des
éléments. Entrent également dans le domaine de la charpente, les dispositifs accessoire et
provisoire, comme les échafaudages et le coffrage, ainsi que les éléments fixes porteurs. Cette
importance croissante que revêtit la charpente métallique a été toujours impulsée et soutenu par
un travail de recherche et de normalisation sur l'acier, et a qui aboutit à une meilleure maitrise du
calcul et de l'exécution.

II-2. Avantages et inconvénients :

Avantages inconvénients
•Souplesse architecturale. •Légéreté de la structure (instable devant le
•Compétitivité. vent).
•Facilement démontable. •Tenue au feu médiocre.
•Chantier plus propre. •Des protections au feu et à la corrosion sont
•Volume peu encombré, structure élancée. souvent nécessaires.
•Extension facilitée. • Montage délicat.
•Construction propre, sans rejet et recyclage.

II-3. Caractéristiques des aciers de construction :


II.1.1 Caractéristiques mécaniques des aciers de construction :

L’acier possède de très bonnes capacités de résistance lorsqu’ il est soumis à la traction. En effet
les valeurs de la limite d’élasticité et de la résistance à la traction de ce matériaux sont très élevés
.en compression, le comportement de l’acier est identique au comportement en traction, mis à part
les phénomènes d’instabilité éventuels [10].

Fig. II-1 : Diagramme contrainte –déformation de l’éprouvette de traction.

P.F.E. MASTER 2018/2019 19


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

Dans la norme EC3 les propriétés mécaniques sont :


 La limite élastique 𝑓𝑦 limite ultime𝑓𝑢 .
 Le module de Young E et le coefficient de poisson 𝜈.
 Le module d’élasticité longitudinale E = 210000 MPA.
 Le coefficient de poisson 𝜈 = 0.3.
 Le module d’élasticité transversale G = E/ [2(1+ 𝜈)]= 81000 MPa.
 Le poids volumique de l’acier ρ = 78.5 KN/m3.
 Coefficient de dilatation linéaire α = 12.10−6 /°C.
Les nuances d’acier produites et disponibles sur le marché sont : S235, S275, S355

Pour les profilés on adopte les caractéristiques mécaniques suivantes [11] :

Caractéristiques mécaniques des profilés en Nuance des aciers

fonction de leur épaisseur t S.235 S.275 S.355

Limites élastique𝒇𝒚 (MPa) t ≤ 16 mm 235 275 355

16 ≤ t ≤ 40 mm 225 265 345


40 ≤ t ≤ 63 mm
215 255 335

Contraintes de rupture en traction 𝒇𝒖


360/510 430/580 510/680
(MPa) t ≤ 3 mm
340/470 410/560 490/630
3 ≤ t ≤ 100 mm

Allongement minimal moyen ε t ≤ 3 mm 18% 15% 15%


3 ≤ t ≤ 150 mm
23% 19% 19%

TableauII-1 : Les Caractéristiques mécaniques des profilés en fonction de leur épaisseur t.

II-3-1. Caractéristiques géométriques des Profiles de construction :

 A : aire de la section en cm2


 M : masse en Kg/m
 Iy : moment d’inertie par rapport à l’axe Gy en cm4
 Iz : moment d’inertie par rapport à l’axe Gz en cm4
 Wely : module d’inertie élastique en cm3 → Wely=Iy/v tel que : v=h/2
 Welz : module d’inertie élastique en cm3 → Welz=Iy/w tel que : w=b/2

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Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

 Wply : module d’inertie plastique en cm3 → Wply=moment statique par rapport à l’axe de
flexion Gy
 Wplz : module d’inertie plastique en cm3 →Wplz=moment statique par rapport à l’axe de
flexion Gz
 Avy : section soumise au cisaillement en cm2

II-4. Fabrication d’acier :

Matières
Acier liquide Demi-produits Produits finis
premières

 Matières premières Acier liquide

Usine Convertisseur à Mise à


Haut fourneau Mise à nuance
d’agglomération oxygène température

 Acier liquide Demi-produits Produits finis

Coulée continue Laminage

II-5. Les pièces en acier :


L'acier liquide est coulé ensuite dans des lingotières en cuivre carrées ou rectangulaires. On obtient
ainsi des blooms, des brames et des billettes dits semi-produits qui vont par la suite être laminés
pour donner au métal les dimensions et formes souhaitées les aciéries (industrie de fabrication de
l’acier) ont pu élaborer des profilés métalliques normaux PN tel que : IPN, IPE, UAP, HEA,
HEB, HEM , des laminés ou profilés marchands PM tel que les cornières L, les plats ‫ ־‬, les tés T,
et des tôles planes ou ondulées.

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Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

Le type de profilé Les caractéristiques principales

Ils représentent fort déséquilibre entre les deux inerties Principales et sont
Profilés I
donc optimisés pour les applications En flexion simple.

Ils représentent une inertie latérale plus importante que les profilés I et
Profilés H sont donc adaptés pour reprendre des efforts de compression et des
sollicitations combinées, y compris des torsions limitées.

Il s’agit de profilés utilisés essentiellement pour des pièces secondaires en


Profilés U flexion (fers de rive de planchers) et éventuellement dans les triangulations
d’ossatures en treillis ou ils sont alors jumelés.

Cornières à aires Servent à la construction des assemblages simples de profils en I ou H.


égales ou inégales

Tableaux II-2 : Les caractéristiques principales.

Tableau II-3 : Profilés classique. Tableau II-4 : Profils minces.

Tableau II-5 : Profilés creux.

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Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

II-6. Les critères de choix d’un profilé :


Le choix d’une section de profilé s’effectue selon 3 critères :
 Le rôle structurel : L’élément qui transfère les charges par la flexion nécessite un profil
creux rectangulaire ou circulaire.
 Le rôle esthétique : Visibilité de la structure et des détails d’assemblages et encombrement
du volume.
 La possibilité de jouer un rôle secondaire : Assemblages de gaines et conduits techniques
à l’intérieur des profilés.
II-7. Classification des sections transversales :
L'Eurocode 3 et CCM97 ont introduit la notion de classe de sections, une notion très novatrice qui
définit quatre classes de section de la plus performante (classe 1) à la plus faible (classe 4). Sont
définies [12] :

• Sections transversales de classe 1


•les sections pouvant atteindre leur résistance plastique, sans risque de voilement
local, et possèdent une capacité de rotation importante pour former une rotule
plastique.

• Sections transversales de classe 2


•les sections pouvant atteindre leur résistance plastique, sans risque de voilement
local, mais avec une capacité de rotation limitée.

• Sections transversales de classe 3


•les sections pouvant atteindre leur résistance élastique en fibre extrême, mais non
leur résistance plastique, du fait des risques de voilement local.

• Sections transversales de classe 4


•les sections ne pouvant pas atteindre leur résistance élastique, du fait des risques de
voilement [Link] résistance est calculée par des méthodes appropriées en
introduisant la notion de largeur efficace.

[Link]-2 : Classification des sections à partir de la relation moment-rotation transversales.

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Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

II-8. Etude de contreventement :


Le contreventement est défini comme étant un système statique permettant d’assurer la stabilité
d’un ouvrage vis -à-vis des sollicitations horizontales issues des éventuelles actions appliquées sur
celui-ci (par exemple : vent, séisme, choc, freinage, etc.). Il sert également à stabiliser localement
certaines parties de l'ouvrage (poutres, colonnes) relativement aux phénomènes d'instabilité
(flambage ou déversement). C’est donc un élément essentiel dans la conception d’un ouvrage.

Afin d'assurer la stabilité globale d'un bâtiment, il est nécessaire que celui-ci soit contreventé selon
au moins 3 plans verticaux non colinéaires et un plan horizontal ; on distingue donc les
contreventements verticaux (destinés à transmettre les efforts horizontaux dans les fondations) des
contreventements horizontaux (destinés à s'opposer aux effets de torsion dus à ces efforts).
Il existe quatre types de contreventements :
 Contreventement en V
 Contreventement en K
 Contreventement en N
 Contreventement en croix de saint André X

[Link]-3 : Système de contreventement.

II-9. Les Treillis :


Un treillis est un assemblage de barres verticales, horizontales et diagonales formant un système
triangulé, de sorte que chaque barre subisse un effort acceptable et que la déformation de
l’ensemble soit faible. L’utilisation de treillis a pour objectifs de :
 Minimiser le poids de la structure.
 Maximiser la rigidité.

P.F.E. MASTER 2018/2019 24


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

[Link]-4 : Les éléments en treillis.

II-10. Les Composants métalliques des pièces tendus et comprimés :


Fibre moyenne
II.10.1 Composants tendus [13] :
N
II.10.1.1 Définitions : Σ
G
Un composant est dit tendu ou en traction pure lorsque ses extrémités
sont soumises à des efforts qui imposent un allongement uniforme à
toutes les fibres du composant. Dans le cadre de la schématisation de
la théorie des poutres, le composant est tendu si la résultante des efforts [Link]-5 : Section courante Ʃ
et partie du composant
s’exerçant sur une section quelconque se réduit à un effort normal
située à droite.
appliqué au centre de gravité G de la section et dirigé de
la section vers l’extérieur de l’élément comme illustré sur
la figure II-5.
Composants tendus
L’axe de l’effort normal est confondu avec la fibre Composants comprimés
Charges verticales dirigées vers le bas
moyenne de l’élément.
Dans les poutres en treillis, une des membrures et certain [Link]-6 : Poutre a treillis en N.
Industriel diagonal sont toujours des éléments tendus (figureII.6)
Les haubans ou câbles métalliques sont des éléments tendus
particuliers qui ne fonctionnent qu’à la traction. Ils sont utilisés comme
éléments porteurs dans les ponts suspendus (figureII.7)

[Link]-7 : Mât haubané.

P.F.E. MASTER 2018/2019 25


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

II.10.1.2 Modes de ruine :

La ruine ou la défaillance d’un élément tendu peut avoir lieu dans la zone courante ou dans la zone
d’assemblage. La défaillance dans la zone courante est due aux allongements excessifs résultant
de la plastification des sections.
Les phénomènes pouvant concourir à une défaillance dans les zones d’assemblages comprennent :
Pour les assemblages boulonnés, la rupture des sections comportant les trous de boulons.
II.10.1.3 Assemblage :

L’assemblage, zone d’interconnexion de deux éléments ou plus, a pour rôle de transmettre les
efforts entre ces éléments [14].
On dispose de trois types d'assemblages :
 L'assemblage riveté.
 L'assemblage boulonné par boulons ordinaires ou par boulons haute résistance (HR ou BP).
 L'assemblage soudé.
Boulonnage Soudage
-Mise en œuvre facile -Pas de besoin d’usinage
Avantages
- Economique
-Temps unitaire long
-Problème local de corrosion
Inconvénients -Pas applicable à tous les aciers
(galvanisation, peinture)
-Défaut de soudure à contrôler

-Montage sur chantier -Assemblage en atelier.


Utilisation -Réhabilitation.
-PRS

II-10-1-3-1. Rôle et fonctionnement des assemblages :

Un assemblage peut être souple ou rigide. L’assemblage souple doit permettre la transmission d’un
effort normal, d’un effort tranchant. L’assemblage rigide permet de transmettre toutes les
sollicitations (M, N, V).

a)- Fonctionnement par obstacle : c'est le cas des boulons ordinaires, non précontraints dont les
tiges reprennent les efforts et fonctionnement en cisaillement.

P.F.E. MASTER 2018/2019 26


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

b)- Fonctionnement par adhérence : dans ce cas, la transmission des efforts s'opère par
adhérence des surfaces des pièces en contact. Cela concerne le soudage, et le boulonnage par
boulons HR.

c)-Fonctionnement mixte : c'est le cas du rivetage (et dans les cas extrêmes, du boulonnage HR)
à savoir que les rivets assurent la transmission des efforts par Adhérence des pièces jusqu'à une
certaine limite, qui lorsqu'elle est dépassée, fait intervenir les rivets par obstacle, au cisaillement.

II-10-1-3-2. Mode d’assemblages :

Les différentes formes d’assemblages ci-dessus mentionnés sont généralement réalisées par les
principaux modes d’assemblages suivants :

A/ Le Rivetage :
Les rivets ont été le premier moyen d'assemblage utilisé en construction
métallique. Actuellement, l'emploi des rivets est limité et on leur préfère,
dans la plupart des pays industrialisés, les boulons et la soudure. On les
rencontre donc essentiellement dans des structures anciennes, datant du
début de ce siècle .leur diamètre varie généralement de 10 à 28mm. (figure
II-8) [Link]-8 : Le Rivetage.
Le boulonnage et le soudage sont les deux assemblages les plus utilisés aujourd’hui
B/Le Boulonnage :
Les boulons traditionnels : un boulon traditionnel est composé
d’une vis, d’un écrou et d’une ou deux rondelles (dans certains
cas facultatives). généralement, la tête de la vis et l’écrou sont
de forme hexagonale ce qui facilite le serrage qui se fait à l’aide
de clefs.
On distingue deux catégories de boulons traditionnels : [Link]-9 : Les composants de boulons.

 Les boulons ordinaires :


Ils ne nécessitent pas de précaution particulière lors de leur mise en œuvre. La qualité d’un boulon
est définie par son appartenance à des classes. Ces classes sont fonction de la limite d’élasticité et
de la résistance à la traction ultime (ou limite de rupture) du boulon considéré.

P.F.E. MASTER 2018/2019 27


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

 Caractéristiques des boulons :


 Caractéristiques géométriques :

Classe 4.6 4.8 5.6 5.8 6.6 6.8 8.8 10.9

𝐟𝐲𝐛 ................................... (N/mm2) 240 320 300 400 360 480 640 900

𝐟𝐮𝐛 ................................... (N/mm2) 400 400 500 500 600 600 800 1 000

Tableau II-6 : Valeurs de la limite d’élasticité 𝒇𝒚𝒃 et de la résistance à la traction 𝒇𝒖𝒃 des boulons.

Désignation M10 M12 M14 M16 M18 M20 M22 M24 M27 M30

d………………………… (mm) 10 12 14 16 18 20 22 24 27 30

d0 ………………………....(mm) 11 13 15 18 20 22 24 26 30 33

Aire section filetée As ................. (mm2) 58 84.3 115 157 192 245 303 353 459 561

Tableau II- 7 : Aires des sections filetées et non filetées des boulons.

 Vérification des boulons ordinaires :

Le tableau suivant permettant de calculer les résistances individuelles des boulons selon l’effort
auquel ils sont soumis :
Mode de ruine Vérification (pour un seul boulon)

-si le plan de cisaillement passe par la partie filetée du boulon

• pour les classes 4.6, 5.6, 6.6 et 8.8

0.6fub As
[Link] =
Résistance au cisaillement γMb1

par plan de cisaillement • pour les classes 4.8, 5.8, 6.8 et 10.9

0.5fub As
[Link] =
γMb1

- si le plan de cisaillement passe par la partie non filetée du boulon


0.6fub As
[Link] =
γMb1

Résistance à la pression 2.5αfu dt


[Link] =
γMb1
diamétrale

P.F.E. MASTER 2018/2019 28


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

e1 p1 1 fub
Où α = min { ; − ; ou 1}
3d0 3d0 4 fu

0.9fub As
Résistance en traction [Link] =
γMb2

Cisaillement et traction [Link] [Link]


+ ≤1
[Link] [Link]
combinés

• A : aire de la section brute du boulon


• As :aire de la section filetée du boulon
• d : diamètre du boulon
• d0 :diamètre du trou
Notations
• γMb1 :coefficient partiel de sécurité pour la résistance au cisaillement = 1,25
• γMb2 :coefficient partiel de sécurité pour la résistance en traction = 1,50
• t : épaisseur de la plaque.
Condition d’EC3 :e1≥1.2 d0, p1≥2.2 d0, e2≥1.5 d0, p2≥3 d0

Tableau II-8 : Résistance de calcul des boulons ordinaires.

 Vérification d’un boulon à la traction : la sollicitation en traction ne doit pas dépasser la


résistance individuelle du boulon à la traction, soit [Link] ≤ [Link]
 Vérification d’un boulon au cisaillement : on doit avoir [Link] ≤ [Link]
 Vérification d’un boulon à la pression diamétrale : on doit avoir [Link] ≤ [Link]
 Vérification d’un boulon au cisaillement et à la traction combinés : au tableau ci-dessus
 Les boulons Haute Résistance ou Précontraints :
Ces boulons sont réalisés dans des aciers à haute limite d’élasticité. Leurs caractéristiques
mécaniques sont obtenues par traitement thermique. Il est toutefois important de souligner que
pour que l’assemblage soit considéré comme HR, tous les éléments de celui-ci doivent être
marqués HR.
La précontrainte de ces boulons dépend de la qualité de leur mise en œuvre, d’où la nécessité d’une
main d’œuvre qualifiée.
 Vérification des boulons précontraints :
Si 𝐹𝑃 est l’effort de précontrainte axial dans un boulon et Fs l’effort de cisaillement transmis par
l’assemblage et sollicitant le dit boulon, il faut vérifier que l’interface des pièces en contact puisse
transmettre l’effort tangent, sans glissement, soit : 𝐹𝑠 ≤ 𝜇 . 𝐹𝑃

P.F.E. MASTER 2018/2019 29


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

𝐹𝑃 𝐹𝑠

𝐹𝑃

Axe du boulon

[Link]-10 : Boulon précontraint.

Classement Description du traitement 𝜇


classe A Correspond aux surfaces grenaillées ou sablées μ = 0.50
classe B Surfaces décapée par grenaillage ou sablage et peintes μ = 0.40

classe C Aux surfaces brossées μ = 0.30


classe D Surfaces non traitées. μ = 0.20

Tableau II-9 : Coefficient de frottement.

 Caractéristiques mécaniques des boulons HR :


Il existe deux classes de boulons HR, définies en fonction de leur contrainte limite d’élasticité 𝑓𝑦𝑏
et de leur contrainte de rupture 𝑓𝑢𝑏 .
 Les boulons HR1 ou HR 10.9
 Les boulons HR2 ou HR 8.8

Désignation Classe de qualité 𝒇𝒖𝒃 (MPa) 𝒇𝒚𝒃 (MPa) ∆𝑳⁄𝑳 (%)

HR 1 HR 10.9 1000 900 ≥8

HR 2 HR 8.8 800 640 ≥ 12

 Assemblages résistant au glissement :


F
La résistance au glissement 𝑭𝒔 d’un boulon HR précontraint vaut : Fs = k s . m . μ . γ P
Ms

Avec 𝐹𝑃 est l’effort de précontrainte autorisé dans les boulons vaut : FP = 0.7 . fub . As
m est le nombre d’interfaces de frottement et 𝒌𝒔 est un coefficient dépend des trous de perçage et
vaut :

P.F.E. MASTER 2018/2019 30


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

Tableau II-10 : Coefficient de dimension des trous.

Le coefficient partiel de sécurité 𝜸𝑴𝒔 est donné ci-après :


Trous normalisés et oblongs dont l’axe de la fente ELU 1.25
est perpendiculaire à la direction de l’effort.
ELS 1.1
Trous circulaires surdimensionnés et oblongs
dont l’axe de la fente est parallèle à la direction de ELU 1.40
l’effort.

 Assemblages sollicités simultanément au cisaillement et à la traction :


Si un assemblage résistant au glissement est soumis à un effort de traction T concomitant à un
effort de cisaillement V, qui tend à provoquer le glissement, la résistance au glissement par boulon
doit être calculée selon la formule ci-
après.
(FP .0,8T1 )
V1 ≤ Fs = k s . m. μ. V
γMs α
V [Link] α T [Link] α
V1 = n = et T1 = n =
n n F T
C/Le Soudage :

Les assemblages soudés ont pour rôle de solidariser plusieurs pièces entre elles, en assurant la
transmission et la répartition des diverses sollicitations entre les pièces. La réalisation d’un cordon
de soudure permet de bloquer dans toutes les directions. Le cordon de soudure doit principalement
travailler au cisaillement. Il faudrait éviter de soumettre un cordon à des contraintes de traction
toutes fois il est possible de soumettre un cordon à une extension. La réalisation d’un cordon
nécessite une source de chaleur puissante et régulière.

P.F.E. MASTER 2018/2019 31


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

 Les assemblages soudés présentent des inconvénients et des problèmes tel que :
 Apparition de micro fissures dues au refroidissement.
 Apparition de déformations géométriques de la pièce dues aux effets de dilatations et aux
retraits.
 Main d’œuvre qualifiée et matériel spécifique.
 Contraintes résiduelles dans le cordon.
 Les procédés de soudage :
Les procédés de soudage sont multiples et sont utilisés selon la nature des pièces à souder, on
distingue trois méthodes :
 Procédé par pression.
 Procédé par résistance électrique.
 Procédé à l’arc électrique.
 Différents types de soudure :
 Les soudures d’angle.
 Les soudures d’angle discontinues.
 Les soudures bout à bout.
 Les soudures en entaille et en bouchon.

t (mm) 4 6 7 8 10 12 14 16 18
t
a (mm) 3 4 5 6 7 8 10 11 13
𝑎
Calculs des cordons de soudures :
[Link]-11 : Soudure d’angle.
 Les Soudures bout à bout :
Aucun calcul n’est exigé pour les soudures bout à bout. On admet qu‘il y a continuité de matière,
donc continuité des pièces. Deux conditions doivent être vérifiées :
 L’épaisseur de la soudure est au moins égale à l’épaisseur de la plus faible des pièces
assemblées.
 Le métal d’apport a des caractéristiques mécaniques au moins égale à celle du métal de base.
 Les Soudures d’angle :
Notations

 ℓ : longueur utile du cordon.


 N : effort pondéré appliqué à chaque cordon, supposé être centré au milieu de la longueur du
cordon.

P.F.E. MASTER 2018/2019 32


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

 𝜏∕∕ , 𝜎 , 𝜏⊥sont les composantes de la contrainte moyenne rapportée à la section de la gorge du


cordon, Soit :
 𝜎 : composante perpendiculaire à la section.
 𝜏⊥ : composante dans le plan de la section perpendiculaire à l’axe longitudinal du cordon.
 𝜏∕∕ : composante dans le plan de la section parallèle à l’axe longitudinal du cordon.
 Formule fondamentale :
Les dimensions du cordon de soudure doivent satisfaire à la condition :
𝑓
𝛽𝑤 . √𝜎 2 + 3. (𝜏⊥2 + 𝜏∥2 ) ≤ 𝛾 𝑢
𝑀𝑤

Les coefficients 𝛽𝑤 et 𝛾𝑀𝑤 sont variables selon la nuance d’acier :

Nuances d’acier

𝒇𝒚 (MPa) 𝒇𝒖 (MPa) 𝜸𝑴𝒘 𝜷𝒘 𝜷𝒘 . 𝜸𝑴𝒘

235 360 1,25 0,80 1,00


275 430 1,30 0,85 1,10
355 510 1,35 0,90 1,20

Tableau II-11 : Coefficient de 𝜷𝒘 et 𝜸𝑴𝒘 .

Nous allons établir ci-après des formules de calculs pour des cordons reliant :
 Soit des pièces orthogonales.
 Soit des pièces obliques.
Formule fondamentale

Cordons reliant des pièces orthogonales Cordons reliant des pièces obliques

Cordons
N N/2
frontaux Pour l’angle obtus on vérifie :
𝑁. √2 − sin 𝜃
𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 .
𝑓𝑢
𝑁. √2
𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 .
𝑓𝑢
pour l’angle aigu on vérifie :
𝑁. √2 + sin 𝜃
𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 .
𝑓𝑢

P.F.E. MASTER 2018/2019 33


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

Cordons
N N
latéraux

𝑁. √3
𝑁. √3 𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 .
𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 . 𝑓𝑢
𝑓𝑢

Cordons
obliques
𝛼 Pour un angle obtus :
N

𝑁. √3 − sin2 𝛼
𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 . 𝑁. √3 − (1 + sin 𝜃) sin2 𝛼
𝑓𝑢 𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 .
𝑓𝑢
Pour un angle aigu :

𝑁. √3 − (1 − sin 𝜃) sin2 𝛼
𝑎. ∑ℓ ≥ 𝛽𝑤 . 𝛾𝑀𝑤 .
𝑓𝑢

II.10.2 Composants comprimés [13] :

II.10.2.1 Définitions :

Un composant est dit comprimé ou en compression pure lorsque ses extrémités sont soumises à
des efforts qui imposent un rétrécissement uniforme à toutes ses fibres.

II.10.2.2 Mode de ruine :

Les modes de ruine d’un composant comprimé comprennent :


 la plastification complète de la section courante.
La plastification complète de la section courante entraîne des déformations importantes pour tout
effort supérieur au seuil de plastification. C’est un mode de ruine que l’on peut rencontrer sur des
pièces très courtes ou massives. Dans la plupart des cas, les composants comprimés atteignent
leurs seuils d’instabilité par voilement local ou flambement d’ensemble avant le seuil de
plastification.
 phénomène d’instabilité élastique (flambement, voilement et diversement).

P.F.E. MASTER 2018/2019 34


Chapitre II Généralité sur les pièces métalliques

II-11. Conclusion :
Grâce à ces avantages, la charpente métallique est un mode de construction de tout premier ordre,
qui se développe de plus en plus dans le monde.
L'utilisation des matériaux acier, s'est impose d'abord par ses qualités de résistance, ses avantages
esthétiques, mais également parce qu'elle permet l'édification des ossatures dont les sections exiges
occupaient moins de place que les autres matériaux employé es, jusqu'alors du coup, l'ensemble
de la charpente métallique acquiert un aspect de légèreté e, tout en permettant de donner aux pièces
porteuses des portées inusitées.

P.F.E. MASTER 2018/2019 35


Chapitre III

Conception d’un pylône


électrique
Chapitre III Conception d’un pylône électrique

III-1. Introduction :
Les pylônes ont pour fonction de maintenir les câbles à une distance minimale de sécurité du sol
et des obstacles environnants, afin d'assurer la sécurité des personnes et des installations situées
au voisinage des lignes. Leur forme, leur hauteur et leur robustesse, ou résistance mécanique,
dépendent de leur environnement (conditions climatiques) et des contraintes mécaniques (terrain)
auxquelles ils sont soumis. Leur silhouette est caractérisée par la disposition des câbles
conducteurs. Il y plusieurs type de pylône (pylône de télécommunication, pylône d'éclairage …)
notre thème consiste à étudiée le pylône électrique.

III-2. Les pylônes électriques :


Un pylône électrique est un support vertical portant les conducteurs d'une ligne à haute tension.
Le plus souvent métallique, il est conçu pour supporter un ou plusieurs câbles aériens et résister
aux aléas. Météorologiques et sismiques (foudre y compris), aux vibrations des câbles et/ou du
pylône.
Exemple des différents types de pylône en fonction de leur tension et leur poids [15] :

Pylone Muguet Hauteur et poids moyen 54m en 400KV(33t)42m en 220KV (15t)

Pylônes Trianon Hauteur et poids moyen 35m en 400kV (21t) 25 m en 225kV (12t )

Pylônes Chat 225kV Hauteur et poids moyen 35m (6t)

Poteaux métallique ou Poteaux en béton Hauteur et poids moyen 30 m (17t )

III-3. Classification des pylônes :


On peut classer les pylônes suivants plusieurs critères [5] :
 Classification d’après leur constitution Ils peuvent être en treillis où ils peuvent être
tubulaires.

P.F.E. MASTER 2018/2019 36


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

[Link]-1:Pyôlne en treillis. [Link]-2:Pylône tubulaire.

 Classification d’après la disposition des consoles


 phases étagées

[Link]-3 : Différentes formes de pylônes en fonction des consoles.

 Classification d’après leur fonction sur la ligne Suivant le profil en tracé de la ligne il
existe plusieurs types de supports adaptés à chaque cas et ayant une fonction spécifique. Le
tableau et le schéma ci-dessous nous permettront de mieux comprendre la notion de fonction
d’un support.

Nom du Angle de Chaînes


Fonction
pylône déviation d’isolateurs
T Alignement 0-2° Suspension
A Angle faible 2-30° /
Ancrage
/ anti cascade 0°
WAE Angle fort / 30-60° /
Ancrage
arrêt 0°

Tableau III-1 : Les types de pylônes en fonction de leur position sur une ligne.

P.F.E. MASTER 2018/2019 37


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

[Link]-4 : Extrait du tracé d’une ligne.

III-4. Les différentes catégories de pylônes :


Il existe différentes catégories et modèles de pylônes en fonction de :
 La tension.
 L'aspect des lieux.
 Le respect de l'environnement.
 Les conditions climatiques.

III-5. Fondations pour pylônes :


Les fondations des pylônes se distinguent des fondations des ouvrages courants de génie civil par
la prédominance d’efforts d’arrachement ou d’efforts horizontaux, eux-mêmes associés avec des
moments de renversement en tête de la fondation [16].
 Les pylônes monopodes appliquent
des efforts horizontaux et des moments de
renversement sur la fondation (figure a).
 Les pylônes multipodes conduisent à
des efforts d’arrachement sur certains appuis
et de compression sur d’autres ; des efforts
horizontaux souvent modestes sont également
à prendre en compte (figure b).
 Les massifs d’ancrage des mâts et
pylônes haubanés doivent résister à des
efforts obliques
d’arrachement (figure c).

[Link]-5 : Sollicitations prépondérantes.

P.F.E. MASTER 2018/2019 38


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

Fondation
superficielle

Fondation semi
Pylône monopode
profonde

Fondation semi
profonde par
Classification des virole matallique
fondations

Fondation
profonde
Pylône multipode

Massifs en béton

[Link]-6 : Classification des fondations.

III-6. Les charges et les actions sur les pylônes :


Afin de bien dimensionner notre pylône il est nécessaire de recenser et de quantifier toutes les
charges qu’il devra supporter pendant sa durée de vie : du poids et des différents mouvements de
la chaine d’isolateurs, du conducteur, du câble de garde en fonction des conditions climatiques «
hypothèses »
[5]. Le calcul des efforts qui s’appliquent sur un pylône peut être décomposé en 2 parties :
III-6-1. Efforts concernant la structure métallique :

Ces efforts sont particulièrement le poids du pylône même et l’effort du vent sur ces différentes
faces mais elles ne feront pas partie de cette étude car relevant du service construction métallique.
Ceci étant nous pourrons quand même faire un arbre de charges dans lequel nous tiendrons compte
des efforts transmis par les éléments de la ligne sur le pylône.
III-6-2. Efforts des éléments extérieurs aux pylônes :

a-Efforts transversaux : Ils tiennent particulièrement compte de l’action du vent sur les différents
éléments sur le pylô[Link] peuvent être décomposés comme suit :
 Force exercée par le vent sur le conducteur.
 Force exercée par le vent sur la chaîne d’isolateurs.
 Composante d’angle suivant la fonction du pylône.

P.F.E. MASTER 2018/2019 39


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

b-Efforts verticaux :
Ils sont dus aux poids des différents éléments sur le pylône :
 Poids de la chaine d’isolateurs et des autres accessoires donné par le constructeur.
 Poids du conducteur et du câble de gard.
c-Efforts longitudinaux :
Ces efforts ne concernent que les câbles ; ils sont appliqués au niveau du conducteur et du câble
de garde et dépendent à majeure partie de la tension au niveau du câble.

III-7. L’instabilité des pylônes :


Le bon dimensionnement des pylônes nous renvoie à bien étudier leurs comportements vis-à-vis
les phénomènes d’instabilité, car les pylônes sont généralement accessibles au public, en ville ou
dans la campagne. Les grandes déformations affectant les zones comprimées des pièces peuvent
être présentées en trois types de comportements caractéristiques dénommés phénomènes
d’instabilité qui sont :

 Le flambement, affectant les barres simplement comprimées ou comprimées fléchies.


 Le voilement, qui affecte les âmes des pièces fléchies.
 Le déversement, qui affecte les semelles comprimées des pièces fléchies.

L’étude des phénomènes d’instabilité élastique est particulièrement importante en construction


métallique, car ils sont très fréquents du fait de l’utilisation des éléments minces et les grands
élancements que subissent les éléments de la structure. Le flambement est donc le phénomène le
plus rencontré dans le cas des pylônes, sous ses deux aspects théoriques et réglementaires.

[Link]-7 : Phénomène d’instabilités.

P.F.E. MASTER 2018/2019 40


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

III-7-1. Exemples d'instabilité de pylônes :


Nous présentons dans les figures suivantes quelques cas de d’instabilité rencontré pour les pylônes
suite une plastification de quelques éléments du pylône ou à un flambement par bifurcation
amenant dans la plupart des cas à la ruine du pylône.

[Link]-8:Vue de la rupture de pylône. [Link]-9: Un pylône électrique pour lignes à


haute tension.

[Link]-11: Pylônes complètement tondus


[Link]-10: Vue de la rupture et des suite à la plastification totale de ses éléments
barres flambées de pylône causée par une tempête .

[Link]-12:Un pylône électrique [Link]-13:Ruine d'un pylône sous le poids de


endommagé par une grande la glace accumulé sur les lignes de
plastification /flambement à cause d’un transmission.
tempête –ruine.

III-7-2. Phénomène d’instabilité :


III-7-2-1. Flambement :
A/ Aspect théorique du flambement :
 Flambement simple :
Le flambement simple affecte les pièces soumises à la flexion
simple. Lorsque l’effort normal N croît, à partir de zéro, l’état
d’équilibre initial évolue vers un état curviligne fléchi. D’après la
loi fondamentale de la flexion, le moment fléchissant s’écrit :
d2 y d2 y
M = −EI dz2 ou M = Ny , donc Ny + EI dz2 = 0
π2
Donc La force critique d’EULER : Nk = EI [Link]-14 : Modèle d’Euler.
l0

Soit 𝛔𝐤 une contrainte critique correspondant à la force critique d’EULER 𝐍𝐤 a étant la section
π2 I π2
droite de la Poutre, on aurait : σk = E× = E × i2
l0 A l0

I l0
Avec i = √A : rayon de giration minimale correspondant à l’élancement maximal → λ = i

π2
D’où finalement : σk = λ2

P.F.E. MASTER 2018/2019 41


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

[Link]-15 : Courbe contrainte critique-élancement maximal.

 Lorsque σk < σe , aucun risque de flambement n’est à craindre et la ruine survient pour
σ = σe
 Lorsque σk > σe , il y a ruine par flambement dès lors σk = σ.
D’une manière générale, selon les conditions aux appuis, la force critique d’EULER vaut :
π2 EI
Nk = m
l0 2

l0 : étant la longueur réelle de la barre


En introduisant la longueur de
flambement 𝐥𝐤 , elle s’écrit : Nk =
π2 EI l0
avec lk =
l2k √m

Des calculs analogues pour une


poutre bi-articulée conduisent à des
équations différentielles de
déformées, qui se résolvent
aisément et qui conduisent à des
valeurs de m et de 𝐥𝐤 récapitulées
dans le tableau ci-dessous :

Tableau III-2 : Longueurs du flambement selon le type d’appui.

 Flambement par flexion :


Il s’agit dans ce cas, d’une poutre rectiligne, soumise simultanément à un effort N et à un Moment
fléchissant Mo. En comparaison au flambement simple, il y a dans ce cas une amplification de la
déformée et donc des contraintes de flexion et de compression.

Si Mo (z) est le moment fléchissant initial, le moment fléchissant total dans la poutre,
comprimée et fléchie, vaut : M(z) = M0 (z) + Ny

P.F.E. MASTER 2018/2019 42


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

d2 z
La déformée a pour équation : EI + Ny = −M0 (z)
dz2

Pour des flexions simples de Mo (z), l’intégration est possible. Les résultats obtenus sont
αl
rassemblés dans le tableau ci-après, dans lequel : t = 2

TableauIII-3 : Exemple des résultats de calcul du coefficient d’amplification des moments.

B/ Aspect réglementaire du flambement :

La théorie d’EULER établie pour des poutres idéales reste insuffisante en raison des imperfections
de centrage et de rectitude. Il est donc impératif de prendre en compte ces imperfections.

 Vérification selon EUROCODE 3 :


 Flambement simple :
Le risque de flambement n’est considéré que si : λ̅ > 0.2
fy
Dans ce cas, la sollicitation N de compression simple doit satisfaire : N ≤ χ. βA γM1

D’où : βA=1 : pour les sections transversales de Classe 1ou 2

Aeff
βA = : Pour les sections transversales de classe 4
A

𝝌:Coefficient de flambement pour le mode de flambement à considérer Pour les éléments à


section transversale constantes, sollicités en compression axiale constante, la valeur de χ pour
l’élancement réduit 𝛌̅ , peut être déterminée par la formule suivante : χ =

1⁄(ϕ + [√ϕ2 − λ̅2 ]) ≤ 1

P.F.E. MASTER 2018/2019 43


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

α: Facteur d’imperfection
fy
D’où : ϕ = 0.5[1 + α. ( λ̅ − 0.2) + λ̅2 ] λ̅ = √βA . A N
cr

fy : Limite élastique (en N/mm2)


Avec Ncr : l’effort axial critique élastique pour le mode de flambement approprié
lK
𝜆: L’élancement pour le mode de flambement à considérer → λ = i

Le Facteur d’imperfection α correspondant à la courbe appropriée du flambement vaut :


Courbe de flambement a b c d

Facteur d’imperfection (α) 0.21 0.34 0.49 0.76

Tableau III-4 : Valeur du facteur d'imperfection.

[Link]-16 : Coefficient de réduction χ en fonction de l’élancement réduit (λ).

III-7-2-2. Déversement :
Ce phénomène d’instabilité élastique se produit, de façon générale,
Lorsqu’une poutre fléchie Présente une faible inertie à la flexion
transversale et à la torsion. La partie supérieure de la poutre, comprimée, [Link]-17 : Phénomène
du Déversement.
flambe latéralement et il existe une valeur critique du moment
de flexion (selon le plan de plus grande raideur), comme il existe un effort normal critique
provoquant le flambement pour une barre comprimée, pour lequel la poutre fléchit dans le plan de
sa plus faible raideur et entre en torsion. La flexion n’est alors plus plane, mais déviée, et
s’accompagne d’une torsion et d’un gauchissement de la section (Bi- moment).

P.F.E. MASTER 2018/2019 44


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

III-7-2-3. Voilement :
Expérimentalement, si l’on soumet une plaque
rectangulaire à une compression uniforme sur deux
côtés, parallèlement à son plan moyen, on observe que
la plaque, au-delà d’une certaine charge, se déforme
transversalement. Il s’agit du phénomène de voilement,
[Link]-18 : Phénomène du voilement.
qui se manifeste Par des ondulations, qui
ne sont pas sans rappeler le phénomène de flambement pour des pièces à une dimension, à la
différence près que le voilement se développe plus progressivement, les grandes déformations
n’apparaissent pas brutalement et ne conduisant généralement pas à la ruine de la pièce. Le
phénomène de voilement peut également apparaître sous un effort de cisaillement simple. Les
âmes des poutres utilisées en construction métallique sont généralement minces et donc
susceptibles de se voiler sous des efforts de compression ou de cisaillement excessifs.

III-8. Le comportement de pylône :


III-8-1. Analyse statique non-linéaire :
L’analyse non-linéaire consiste à appliquer les charges de façon incrémentielle. Cela signifie que
les charges ne sont pas prises en compte dans les calculs dans leur totalité, mais elles sont
incrémentées et les états d’équilibre successifs sont résolus.

Le comportement non-linéaire de la structure peut être lié à un simple élément de la structure (non-
linéarité structurelle ou matérielle) ou peut être due au rapport non-linéaire entre les efforts et la
déformation de la structure entière (non-linéarité géométrique).

III-8-2. Calcul non-linéaire, analyse limite, plasticité :


Les problèmes précédemment traités étudiaient le comportement élastique des matériaux.
Cependant les lois de comportement élastiques linéaires ne sont pas toujours valables. Lors de
sollicitations exceptionnelles ou accidentelles, des contraintes supérieures à la limite élastique du
matériau peuvent
se produire et entraîner des déformations permanentes tandis que la structure peut continuer à
résister sans s’effondrer. Nous étudions alors la stabilité globale de la structure suite à l’apparition
locale de la plasticité. Cette étude de stabilité s’appelle analyse limite en RDM [17].

P.F.E. MASTER 2018/2019 45


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

III-8-2-1. Modèles de comportement des matériaux :


Si l’on trace les courbes de comportement 𝝈 − 𝜺 pour un matériau ductile on obtient une courbe
de même type que celle de la figure III.19. (a). à partir de cette courbe de comportement, on peut
adopter plusieurs modélisations :

 Figure III.19. (b) : modèle élasto-plastique avec écrouissage.


 Figure III.19. (c) : modèle élasto-plastique parfait.
 Figure III.19. (d) : modèle rigide plastique ou plastique parfait.
𝜎 𝜎
𝜎𝑒 𝜎𝑒

𝜀𝑒 𝜀 𝜀𝑒 𝜀
(a) (b )
𝜎 𝜎
𝜎𝑒 𝜎𝑒

𝜀𝑒 𝜀 𝜀
(c ) (d )

[Link]-19 :Lois de comportement : matériau ductile (a), modèle élasto-plastique


écrouissable (b), modèle élasto-plastique parfait (c), modèle rigide plastique (d).

III-8-2-2. Plastification en flexion : notion de moment plastique et rotule plastique :


 phase élastique : comportement « classique » d’une section en flexion.
 État 1 : limite élastique. Le moment sollicitant est alors égal au moment maximum
élastique Me.
 État 2 : plastification progressive de la section (M > Me).
 État 3 : plastification complète de la section. Formation d’une rotule plastique.
Y Y Y Y Y Y Y Y

𝑦𝑒
𝜀 𝜎 −𝜀𝑒 𝜀 -𝜎𝑒 𝜎 -𝜀𝑒 𝜀 -𝜎𝑒 𝜎 𝑦𝑒=0 𝜀 - 𝜎𝑒 𝜎
𝜀𝑒 𝜎𝑒 𝜀𝑒 𝜎𝑒 𝜎𝑒
- 𝑦𝑒

Phase élastique État 1 État 2 État 3

[Link]-20 : Différentes phases de comportement d’une section en flexion.

III-8-3. Dynamique et vibrations :


Pour un problème dynamique, le chargement et les paramètres de réponse sont fonction du temps.
La principale caractéristique d’un problème dynamique est la présence d’efforts d’inertie non-

P.F.E. MASTER 2018/2019 46


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

négligeables qui, d’après le principe de d’Alembert, s’opposent au mouvement imposé par le


chargement appliqué [19].

III-8-3-1. Vibration d’un système à N degré de liberté :


III-8-3-1-1. Équations du mouvement :
Après discrétisation du problème mécanique, de manière analogue par exemple à la méthode des
éléments finis en statique, nous pouvons construire les matrices de masse M, d’amortissement
visqueux C, de raideur K et le vecteur des efforts extérieurs F. L’équation générale du mouvement
s’écrit sous forme suivante : MÜ+ CU̇ + KU = F
U : est le vecteur des déplacements des degrés de liberté considérés.

Non amortie→ c=0


Vibration libre
F=0
Amortie→ c≠ 0
Vibration d’un système à
N degré de liberté
Non amortie→ c=0
Vibration forcé
F≠ 𝟎
Amortie→ c≠0

Portiques Voiles ou murs


Béton armé Acier Béton armé/maçonnerie
Léger 6 4
10
Dense 7 5

Tableau III-5 : Valeurs de ξ (%).

III-8-3-1-2. Amortissement :
Le travail, qui est un transfert d’énergie, est défini par le produit d’une force par une longueur, qui peut
être présenté sur les Schéma ci-dessous par les surfaces grisées.

P.F.E. MASTER 2018/2019 47

Remplissage
Chapitre III Conception d’un pylône électrique

III-8-3-1-3. Signification des modes propres et fréquences propres :


Nous supposerons dans cette partie un système discret, conservatif (C = 0) et sans chargement
extérieur. L’équation discrète du mouvement prendra la forme suivante : MÜ + KU = 0

Prenons l’exemple d’un pylône pour chaque mode les masses sont ainsi animées d’un
mouvement harmonique de même phase [18].

(a) (b) (c) (d)

[Link]-21 : Déformées des quatre premiers modes d’un pylône.

III-9. Exécution des travaux d’un pylône [19] :


III-9-1. Les tâches principales du chantier :
 Achat des matériaux (acier, béton, peinture…)
 Coupe et Façonnage des aciers en usine
 Assemblage des tubes pour réaliser les tronçons
 Première couche de peinture
 Transport des tronçons un à un
 Préparation du terrain : terrassement, implantation et fondation
 Le premier tronçon sera fixé sur la fondation

P.F.E. MASTER 2018/2019 48


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

 Les autres tronçons seront hissés les uns sur les autres à l’aide de grue et d’échafaudage
vu que la hauteur du pylône est important. A l’aide de la grue on soulève le tronçon pour le
mettre en place puis les ouvriers vont se mettre sur l’échafaudage réalisé pour fixer les
boulons
• Fixation de l’escalier
• Fixation de la herse
• Couche de peinture
• Nettoyage du site

III-9-2. Préparation sur chantier :


L’organisation du chantier nécessite l’installation d’ :

 Un entrepôt pour le matériel et les matériaux


 Un abri pour les ouvriers
 Tout le matériel nécessaire pour l'exécution de la fondation et le montage du pylône.
Il faut ensuite commencer par terrasser :

• Enlever le mauvais sol préparé par rapport à point fixe la position où sera installé le
pylône.
• Préparer la fondation en exécutant des fouilles pour la mise en place du coffrage
• Mettre en place le coffrage et le ferraillage
• Couler le béton - réaliser une ponte de 3% au -dessus de fondation
• Attendre 8 jours temps nécessaire pour le durcissement du béton
• Décoffrage
• Mise en place de drain.

III-9-3. Préparatifs en atelier :


Il faut :

 Préparer les plans d'avant-projet et les plans


d'exécution pour pouvoir passer la commande
des pièces maîtresses à savoir les membrures et
les diagonales.
 Tracer des gabarits en en carton ou en bois, les
réaliser et les vérifier en faisant un montage à blanc.

P.F.E. MASTER 2018/2019 49


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

 Protéger le métal du pylône contre la corrosion en galvanisant les barres si les dimensions
des bains d'immersion le permettent sinon en métallisant les pièces longues après sablage.

III-9-4. Transport et montage :


Les tronçons assemblés en atelier sont transportés par des camions avec remorques.
 On monte le premier tronçon au moyen d'une grue et pour un lieu difficilement accessible
on utilisera moyen d’un hélicoptère.
 On ajoute sa verticalité par des cales.
 On monte ensuite, successivement, les autres tronçons à l’aide d'un mât de levage qu'on
déplace progressivement le long d'une face du pylône au fur et à mesure du levage.
 On prend le tronçon au sol et l'amène en place par rotation sur lui-même.

[Link]-22 : Montage des tronçons de pylône à l’aide d’une grue.

[Link]-23 : Montage des tronçons de pylône à l’aide d’un hélicoptère.

P.F.E. MASTER 2018/2019 50


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

III-9-5. Matériel utilisées :

La Galvanisation des pieces. Les Différantes piéces. Les Boulons

Les Pièces de sécurité.

III-10. Endommagement :
III-10-1 Risque de la corrosion :
Les structures extérieures en acier sont vulnérables à la corrosion. Il est important de prévenir la
corrosion, car celle-ci affecte la capacité structurale des ouvrages et en diminue ainsi leur fiabilité.
Bien que des méthodes existent pour ralentir la corrosion, elle est souvent inévitable et des
réparations ou des remplacements partiels ou complets de structures doivent être réalisés. Pour
cette raison, la corrosion de l’acier devient alors un problème économique important [14].
Les différents procédés de protection contre la corrosion, sont :
• Galvanisation à chaud.
• Zingage électrolytique.
• Mise en peinture.
• Métallisation par projection suivie de mise en peinture.
• Galvanisation à chaud suivie de mise en peinture.

P.F.E. MASTER 2018/2019 51


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

 La corrosion d’une surface peinte :

Cause : Solutions :
-Défaut de protection - Brossage de la zone et nouvelle
-Mauvaise qualité de peinture mise en peinture

-Mauvaise préparation du support


-Mauvaise application de la peinture
-Vieillissement de la protection

 La corrosion d’une surface galvanisée :

Cause : Solutions :

-Mauvaise préparation du support -Décapage du support et protection par


(restes de graisses, peintures, etc.) peinture ou galvanisation à froid
-Mauvais rinçage des supports (acide de
décapage reste et réagit avec le zinc
pour former de la corrosion)

P.F.E. MASTER 2018/2019 52


Chapitre III Conception d’un pylône électrique

III-10-2 Les impacts environnementaux :


Type de contraintes Description
Impact visuel Modification de l'aspect du territoire
Analyse du risque d'empêchement ou de
Occupation du terrain en phase de
dérangement des activités s'opérant sur l'aire de
construction
construction
Paramètre tenant compte des dérangements après
Occupation permanente du terrain la mise en service de la ligne, zone non utilisable
pour les activités humaines
Impacts sur la faune et la flore Impact sur l'environnement

Tableau III-6 : Descriptif des contraintes environnementales.

III-10-3 Plaque d’identification :


Les grands pylônes comportant une plaque
d’identification permettant de connaître la
puissance exprimée en Kilo volts et le nom de la ou
des lignes supportées ainsi que le numéro de pylône.

[Link]-24 : La plaque d’identification vous fournit


III-11. Suivi et entretien : toutes les informations nécessaires.
Les pylônes sont régulièrement inspectés et entretenus
(éventuel décapage, réparations et peinture antirouille)

III-12. Conclusion :
Malgré l’enfouissement de plus en plus généralisé des lignes, les pylônes restent tout de même un
moyen économique de supporter les lignes électriques et un moyen efficace de diffuser les ondes
hertziennes.
L’implantation d’un pylône implique de nombreuses contraintes. En effet, il faut non seulement le
concevoir, mais également définir un mode de mise en place, tenir compte des règles de sécurité
et des aspects environnementaux et législatifs.

P.F.E. MASTER 2018/2019 53


Chapitre IV

Principe de la modélisation
et simulation numérique du
pylône
Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

IV-1. Introduction :

Les pylônes que nous calculons font partie des structures discrètes qui sont composées d'éléments
barres assemblées par boulonnage en des points appelés «nœuds», et soumises à des forces
extérieures que sont : la pression due au vent, le poids propre du pylône et des câbles. Sous l'effet
de ces forces, le pylône peut se déformer et des contraintes internes dans chaque élément peuvent
se manifester. Cette dernière est entièrement définie par les caractéristiques géométriques de la
section courante (aire, module d'Young etc.) et la géométrie de la fibre moyenne. Les efforts
appliqués à chaque barre sont schématisés comme charges ponctuelles.

L'application de la théorie des poutres à des structures simples comme les treillis simples, conduit
à des solutions analytiques complètes. En revanche, pour les structures plus complexes comme le
pylône, le recours à une méthode numérique est nécessaire telle que la méthode aux éléments finis
qui est systématiquement et aisément programmable. Le problème de l'analyse linéaire des
structures formées de poutres par la méthode des éléments finis est bien connu. Nous nous
limiterons, ici, à évoquer les formulations éléments-finis utilisées dans le GENIE avec les
références nécessaires pour l'analyse statique et modale des structures de type treillis plans obtenus
par assemblage de barres articulées aux extrémités. Les éléments d'un treillis ne travaillent qu'en
traction ou compression. Ils sont modélisés par des éléments finis de type barres (figure IV-1).

[Link]-1 : Discrétisation en éléments finis d'un treillis plan.

IV-2. Modélisation par éléments finis :

« Modélisé » consiste à simplifier les unités caractéristiques d’un ouvrage (unité géométrique
mécanique et/ou cinématique) et à les soumettre à des conditions théoriques de liaisons et de
chargements.

P.F.E. MASTER 2018/2019 54


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

IV-3. Modélisation et discrétisation :

La méthode des éléments finis est donc une procédure générale de discrétisation pour la
résolution des problèmes des milieux continus. Donc Pour s'assurer qu'une analyse numérique
simulera au mieux un problème réel donné, il faut effectuer deux opérations essentielles, la
modélisation dans un premier temps et la discrétisation dans un deuxième temps (figureIV-3) ces
opérations portant sur deux aspects principaux du problème pratique.

 Représentation de la géométrie, des charges, des condit ions aux limites.


 Choix des éléments finis et du maillage.

[Link]-2 : Conditions aux limites.

Modélisation Discrétisation
Problème Modèle théorique Modèle numérique
physique réel (ou mathématique) (ou discret)

[Link]-3 : Étape de l’analyse d’un problème aux limites.

IV-4. Concept de base de la méthode des éléments finis :

La méthode des éléments finis (M.E.F.) est un des outils


les plus efficaces et les plus généraux pour l'analyse des
structures dans de nombreux secteurs de l'industrie :
aérospatial, automobile, nucléaire, génie civil,
construction navale, mécanique, constructions off-shore,
etc...

[Link]-4 : Maillage du domaine en triangles à trois nœuds.

P.F.E. MASTER 2018/2019 55


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

La M.E.F. est basée sur une décomposition du domaine dans lequel on désire effectuer la
simulation en sous-domaines de forme géométrique simple

appelés « éléments finis » pour lesquels on procède à des approximations nodales des champs de
déplacements ou de contraintes qui prennent en général la forme de fonctions polynomiales.
L'ensemble de ces éléments constitue ce que l'on appelle le maillage du domaine.

Ces éléments sont liés par un nombre fini de conditions de continuité, exprimées en certains points
communs à plusieurs éléments appelés `nœuds'. Ce sont les méthodes classiques du calcul des
structures, méthode des déplacements et méthode des forces, qui sont à la base de la M.E.F [20].
Dans la méthode

des déplacements, la formulation du problème est faite en fonction des déplacements aux nœuds
qui sont les inconnues cinématiques. La structure est préalablement discrétisée en éléments finis.
Le calcul est conduit suivant deux niveaux de formulation : élémentaire au niveau de l'élément fini
et globale au niveau de la structure complète.

A/ La formulation élémentaire au niveau de l'élément fini :

Pour chaque élément et dans un repère local, on choisit une fonction d'interpolation qui représente
la variation des déplacements à l'intérieur de cet élément en termes de déplacements nodaux. Puis,
on calcule pour chaque élément ses matrices de rigidité et de masse ainsi que son vecteur des
forces. Ces caractéristiques élémentaires sont transformées par la suite dans le repère global de la
structure.
B/La formulation globale au niveau de la structure complète :
Elle consiste à rechercher pour la structure complète l'expression matricielle de l'énergie
potentielle en fonction des déplacements inconnus en tous les nœuds de la structure. Cette étape
nécessite l'assemblage des matrices de rigidité et de masse et les vecteurs forces et déplacements
de la structure à partir des caractéristiques élémentaires (matrices de rigidité et de masse et vecteurs
forces et déplacements de chaque élément).

P.F.E. MASTER 2018/2019 56


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

[Link]-5 : Exemples de modélisation par la M.E.F.

IV-5. Les Avantages de la M.E.F :

 La puissance de la méthode des éléments finis réside essentiellement dans sa souplesse.


 Exploitation facile des résultats.
 La méthode des éléments finis réside dans le fait que le modèle qu'elle utilise est très
proche de la structure réelle.
IV-6. Étapes de la méthode des éléments finis :

Dans diverses applications précitées, les éléments finis perdent leur signification physique
d’éléments structuraux : la méthode des éléments finis est considérée comme un outil de
mathématiques appliquées destiné à résoudre les équations différentielles.
Néanmoins, les étapes de l’étude d’un problème aux limites sont toujours les mêmes, on peut les
résumer en sept étapes :
 Découpage du domaine en un maillage d’éléments finis (figure IV-4).
 Interpolation en respectant les critères de convergence.
 Calcul des caractéristiques de chaque élément.
 Assemblage.
 Introduction des conditions aux limites essentielles et résolution.
 Évaluation, dans chaque élément, des grandeurs utiles (contraintes, déplacements…).
 Jugement de manière critique les résultats obtenus.
IV-7. Classes d'éléments finis suivant leur géométrie :

La Méthode des Eléments Finis a développé une série de types d’éléments finis qui, pour le début,
peuvent être classifiés en :

P.F.E. MASTER 2018/2019 57


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

 Eléments finis unidimensionnels (1D) (barres ou poutres).


 Eléments finis bidimensionnels (2D) (membranes, plaques et coques).

 Eléments finis tridimensionnels (3D) (éléments de volume ou coques épaisses).

Paraboliques
Eléments Linéaires Cubiques
(quadratiques)

Unidimensionnels

Bidimensionnels

Tridimensionnels

Autres types Masse Ressort Contact

IV-8. Principe de la méthode :

La méthode basée sur l’approche déplacements consiste à minimiser l’énergie potentielle d’une
structure et aboutir à l’équation algébrique suivante : {𝐹} = [𝐾]{𝑈}
Où {F} sont les forces et {U} les déplacements inconnus aux nœuds de la structure maillée (forme
discrète des équations d’équilibre), la matrice [K]est appelée matrice de rigidité globale de la
structure ; elle est toujours symétrique définie positive. Cette matrice de rigidité globale [K] est
obtenue par assemblage des matrices des rigidités élémentaires.
IV-9. Les éléments pour la modélisation d’un pylône [21] :

IV-9-1. Elément fini câble :


IV-9-1-1. Définition :

P.F.E. MASTER 2018/2019 58


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

Les câbles sont des structures souples qui peuvent subir de grands déplacements. Leur analyse est
donc non linéaire. Au point de vue mécanique, un câble ne peut supporter aucun moment et n'est
le siège que d'un effort normal appelé tension. L’expression du travail virtuel et sa différentiation
par rapport aux déplacements conduisent à la modélisation en éléments finis : matrice de rigidité
dépendant du déplacement des nœuds et matrice de masse constante.

Par la suite, les câbles peuvent être animés de mouvements de grande amplitude sous l'impulsion
de la pression du vent, de la chute de manchons de givre ou, en cas d'incident, des forces de Laplace
résultant des courants de court-circuit. Ils exercent alors sur leurs supports des efforts beaucoup
plus élevés que les efforts statiques. On doit en tenir compte dans la conception d es ouvrages.

IV-9-1-2. Hypothèses mécaniques :

Les câbles sont considérés comme des fils parfaitement flexibles, qui ne peuvent supporter aucun
moment, ni fléchissant, ni de torsion, et ne sont le siège que d'une tension normale. Cette tension
joue le rôle d'une contrainte généralisée.

On veut calculer le champ de déplacement 𝑢(𝑠0 , 𝑡)à l’instant 𝑡 par rapport à la situation de
référence. Celle-ci est une configuration statique du câble soumis, par exemple, à la pesanteur et
à la température T o ; elle est définie par le champ de vectrice position 𝑥(𝑠0 ) .

𝜕𝑥 𝜕𝑢 𝜕𝑥
𝑥+𝑢+ 𝜕𝑠0 + 𝜕𝑠 𝑥+ 𝜕𝑠
𝜕𝑠0 𝜕𝑠0 0 𝜕𝑠0 0

𝑑𝑠 𝑑𝑠0
𝑥+𝑢 𝑥

[Link]-6 : Tronçon de câble en situations de référence et déplacée.

IV-9-2. Elément fini barre :


IV-9-2-1. Définition :

Géométriquement une barre correspond à un solide orienté dans la direction x (repère local). Les
dimensions dans le plan (y-z) normal à x sont relativement petites par rapport à la dimension
longitudinale (figure IV-7). Un élément fini barre (figure IV-8) schématise un composant d’une
structure qui travaille uniquement en traction ou compression. C’est généralement un élément à 2
nœuds, qui comporte 3 inconnues ou degrés de liberté (d.d.l.) par nœud représentant les
composantes de son déplacement dans l’espace.

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Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

[Link]-7 : Géométrie d'un élément fini barre. [Link]-8 : Modélisation d'un élément fini barre.

Les principales hypothèses pour un élément barre rectiligne qui ne travaille qu’en traction ou
compression sont :
Petits déplacements → 𝐮 ⃗
⃗ (𝐌,𝐭) = 𝐮(𝐱,𝐭) 𝐗 (1)
𝛛𝐮
Déformations en petits déplacements → 𝛆 = (2)
𝛛𝐱

Loi de Hooke dans un milieu isotrope homogène élastique → 𝛔 = 𝐄𝛆 (3)


avec 𝛔 est la contrainte dans la barre et E est le module de Young du matériau.
IV-9-2-2. Formulation de l’élément barre dans le plan :
a-Identification du problème :

Considérons un élément barre dans le plan défini par deux nœuds i et j, de longueur L et de section
uniform A (figure-9-)

̅, 𝒚
[Link]-9 : Elément fini barre dans le repère local (𝒊, 𝒙 ̅) .

Dans le repère local (𝑖, 𝑥̅ , 𝑦̅)on note par 𝑢̅𝑥𝑖 𝑒𝑡 𝑢̅𝑥𝑗 les déplacements aux nœuds i et j, et par
𝑓𝑥𝑖̅ et 𝑓𝑥𝑗
̅ les force aux nœuds i et j.

Le vecteur force relatif à l’élément e est donné par : 𝑭𝒆 = [𝒇̅𝒙𝒊 , 𝒇̅𝒚𝒊 , 𝒇̅𝒙𝒋 , 𝒇̅𝒚𝒋 ] 𝑻 (4)
𝑻
Le vecteur déplacement est donné par : 𝑼𝒆 = [𝒖
̅ 𝒙𝒊 , 𝒖
̅ 𝒚𝒊 , 𝒖
̅ 𝒙𝒋 , 𝒖
̅ 𝒚𝒋 ] (5)
Dans le cas qui nous occupe 𝒇̅𝒚𝒊 , 𝒇̅𝒚𝒋, , 𝒖
̅ 𝒚𝒊 , 𝒖
̅ 𝒚𝒋 sont nuls puisque l’élément barre ne travaille qu’en
traction ou compression.

P.F.E. MASTER 2018/2019 60


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

b-Fonction d’interpolation :

Pour un problème statique, lorsque l’élément est chargé au niveau de ses nœuds, l’effort normal
est uniforme. Pour chercher cette solution, nous allons utiliser une approximation polynomiale
linéaire de la forme [21] :

̅ 𝒙𝒊 + 𝑵𝟐 𝒖
𝒖(𝒙) = 𝑵𝟏 𝒖 ̅ 𝒙𝒋 (6)
Où 𝑵𝟏 et 𝑵𝟐 sont les coordonnées naturelles.
Nous identifions aux nœuds i (x=0) et j (x=L) la valeur de l’approximation des déplacements
𝒙 𝒙
axiaux. Nous en déduisons : 𝑵𝟏 = 𝟏 − 𝒆𝒕 𝑵𝟐 = (7)
𝑳 𝑳

𝒙 𝒙 ̅ 𝒙𝒊
𝒖
Sous forme matricielle nous écrivons : 𝒖(𝒙) = 𝑵𝑻 𝑼𝒆 = [𝟏 − 𝑳 𝑳
] [𝒖
̅ ] (8)
𝒙𝒋

La matrice N d’interpolation reliant les déplacements d’un point intérieur de l’élément aux
déplacements nodaux est donc : 𝑵 = [𝟏 − 𝒙⁄𝑳 𝒙⁄𝑳]𝑻 (9)

c-Relation entre déformation et déplacement :


𝝏𝒖 𝟏 ̅ 𝒙𝒊
𝒖 𝒆
{𝜺} = = 𝑳 [−𝟏 𝟏] [𝒖
̅ ]=𝑩𝑼 (10)
𝝏𝒙 𝒙𝒋

La matrice B reliant les déformations de l’élément à ses déplacements nodaux est alors :
𝟏
𝐁 = 𝐋 [−𝟏 𝟏] (11)

d-Matrice de rigidité élémentaire d’une barre dans le plan :


̅ 𝒆 = 𝑬.𝑨 [ 𝟏
𝑲
−𝟏
] (12)
𝑳 −𝟏 𝟏

e-Matrice de masse d’une barre dans le plan :

̅ 𝐞 = 𝛒𝚨𝐋 [𝟐
𝐌
𝟏
] (13)
𝟔 𝟏 𝟐
Où 𝝆 est la masse volumique du matériau constituant l’élément.
F-Transformation dans le repère global :
Soit 𝑢𝑥𝑖 , 𝑢𝑦𝑖 , 𝑢𝑥𝑗 , 𝑢𝑦𝑗 les déplacements aux nœuds i et j exprimés dans le repère global (figure IV-
10).

P.F.E. MASTER 2018/2019 61


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

< [Link]-10 : Elément fini dans le repéré global.

La matrice de rigidité exprimée dans le repère global sera déduite de la matrice de rigidité
̅ 𝒆𝑻
exprimée dans le repère local par la relation : 𝑲𝒆 = 𝑻𝑻 𝑲 (14)
𝒄𝒙 𝒄𝒚 𝟎 𝟎
Avec T La matrice transformation du repère local au repère global est : 𝑻 = [ ]
𝟎 𝟎 𝒄𝒙 𝒄𝒚
(15)
Où 𝒄𝒙 et 𝒄𝒚 sont les cosinus directeurs définis par :
𝟏 𝟏
𝒄𝒙 = 𝑳 (𝒙𝒋 − 𝒙𝒊 ) 𝒆𝒕 𝒄𝒚 = 𝑳 (𝒚𝒋 − 𝒚𝒊 ) (16)

De même, la matrice de masse de l’élément barre dans le plan exprimée dans le repère global
est :
𝑴𝒆 = 𝑻𝑻 ̅𝑴
̅̅𝒆 (17)
IV-9-2-3. Elément de barre incliné [22] :
V2
V'2
U'2

U2
Y

Y'
α
X'
V1
V'1
U'1 < [Link]-11 : Elément barre incliné.
U1
0 0 x

La figure IV-11 montre une barre inclinée d’un angle 𝜶 par rapport à l’axe horizontal du
repère(oxy). On note (u, v)les composantes du déplacement dans ce système et (u′ , v′) celles du
déplacement dans le repère (o′x′y′) lié à la barre. On note aussi R la matrice de rotation de repère
qui permet de faire le passage du système (oxy)au nouveau système (o′x′y′) On peut ainsi écrire
les relations suivantes :

P.F.E. MASTER 2018/2019 62


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

u′1 𝑐 𝑠 0 0 u1
v′1 −𝑠 𝑐 0 0 v
= [ ] {u1 } ; 𝑈′𝑒 = R𝑈 𝑒
u′2 0 0 𝑐 𝑠 2
0 0 −𝑠 𝑐 v2
{v′2 }
avec c  cos() et s  sin().
Soit avec la totalité des vecteurs des déplacements élémentaires 𝑈 𝑒 et 𝑈′𝑒

On obtient ainsi la relation entre les expressions de la matrice de rigidité dans les deux
repères :

𝑐2 𝑐𝑠 −𝑐 2 −𝑐𝑠
𝑒 𝑇 ̅𝑒 𝐴𝐸 𝑐𝑠 𝑠2 −𝑐𝑠 −𝑠 2
𝐾 =𝑅 𝐾 𝐾 Soit : 𝐾 𝑒 = 𝐿 [ 2 −𝑐𝑠 ]
−𝑐 𝑐2 𝑐𝑠
−𝑐𝑠 −𝑠 2 𝑐𝑠 𝑠2

La matrice de rigidité, la matrice masse cohérente ou concentrée reste inchangée à la rotation de


repère. En effet du point de vue de la physique, la masse est indépendante de l’orientation du
repère.

IV-9-3. Élément de ressort [23] :

De par son fonctionnement également uniaxial, l’élément


ressort suit exactement les mêmes règles de construction que

l’élément barre. Sa seule différence se situe dans le terme


rigidité K. Les matrices de rigidité élémentaires sont donc
tout à fait similaires, la valeur de K se substituant à la rigidité
𝑬𝑨
𝑳
de l’élément barre.
[Link]-12 : Elément ressort 2D.
(ui )
1 0 −1 0
1 −1 (u ) 0 0 0 0 (vi )
𝐊𝐞 = K [ ] (ui ) = K [ ]
−1 1 j −1 0 1 0 (uj )
0 0 0 0 (v )
j

De ce fait et en cas de nécessité, l’élément barre peut être substitué à un élément ressort en
remplaçant K par une combinaison de termes E, A et L.
IV-9-4. Elément fini poutre :
IV-9-4-1. Définition :
Un élément fini poutre est un élément dont le comportement est tridimensionnel. Ce comportement
dans le cadre de la théorie linéaire est obtenu par superposition de trois modèles mathématiques :

P.F.E. MASTER 2018/2019 63


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

le modèle de traction, le modèle de torsion et le modèle de flexion [21]. C’est généralement un


élément à 2 nœuds,
qui comporte 6 inconnues ou d.d.l. par nœud associés aux composantes de son déplacement et de
sa rotation dans l’espace. Pour une poutre plane, chaque nœud possède trois degrés de liberté par
nœud (deux déplacements et une rotation), alors que pour une poutre tridimensionnelle, le nombre
de degrés de liberté par noud est six : trois rotations et trois translations.
IV-9-4-2. Formulation d’un élément poutre dans le plan :
a-Identification du problème :
La figure (IV-13) illustre un élément poutre dans le plan (x-y) orienté suivant son axe local 𝑥̅

[Link]-13 : Elément poutre dans le plan avec 6 degrés de liberté.

Cet élément possède six degrés de liberté correspondant au vecteur déplacement suivant :

𝑼𝒆 = [𝒖
̅ 𝒙𝒊 , 𝒖 ̅𝒛𝒊 , 𝒖
̅ 𝒚𝒊 , 𝜽 ̅ 𝒙𝒋 , 𝒖 ̅𝒛𝒋 ]𝑻 (18)
̅ 𝒚𝒋 , 𝜽
̅ 𝑒𝑡 𝜃𝑧𝑗
Ou 𝑢̅𝑥𝑖 , 𝑢̅𝑦𝑖 , 𝑢̅𝑥𝑗 𝑒𝑡 𝑢̅𝑦𝑗 sont les déplacements aux nœuds i et j suivant 𝑥̅ , 𝑦̅, 𝜃𝑧𝑖 ̅ sont les
rotations aux nœuds i et j autour de l’axe 𝒛̅ .
Les coefficients de la matrice de rigidité de cet élément qui sont dus aux déplacements axiaux sont
ceux définis pour un élément barre et n’influence pas le comportement de l’élément sous l’effet
̅ 𝒚𝒊 , 𝒖
de 𝒖 ̅𝒛𝒋 𝒆𝒕 𝜽
̅ 𝒚𝒋 , 𝜽 ̅𝒛𝒊 .

Dans la suite nous cherchons à déterminer les coefficients de la matrice de rigidité relatifs aux
̅ 𝒚𝒊 , 𝒖
déplacements 𝒖 ̅𝒛𝒋 𝒆𝒕 𝜽
̅ 𝒚𝒋 , 𝜽 ̅𝒛𝒊.

b-Fonction d’interpolation :
On choisit une fonction d’interpolation qui définit d’une façon approximative l’état de
déplacement de tous les points de l’élément. Puisque l’élément possède quatre degrés de liberté de
̅ 𝒚𝒊 , 𝒖
𝒖 ̅ 𝒛𝒋 𝒆𝒕 𝜽
̅ 𝒚𝒋 , 𝜽 ̅𝒛𝒊 , quatre coefficients inconnus doivent apparaître dans le polynôme

représentant le modèle du déplacement [21].Soit :


̅ 𝒚 = 𝒂𝟏 𝑵𝟑𝟏 + 𝒂𝟐 𝑵𝟑𝟐 + 𝒂𝟑 𝑵𝟐𝟏 𝑵𝟐 + 𝒂𝟒 𝑵𝟏 𝑵𝟐𝟐
𝒖 (19)

P.F.E. MASTER 2018/2019 64


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

Où 𝑵𝟏 et 𝑵𝟐 sont les coordonnées naturelles données par l'expression (7) et al, a2, a3 et a4 sont des
coefficients à déterminer.
Sous forme matricielle l'expression (19) s’écrit : 𝒖 ̅𝒆
̅ 𝒚 = 𝑵𝑻 𝑼 (20)
̅ 𝒚 par la relation :
La rotation 𝜽 et liée au déplacement 𝒖
̅𝒚
𝝏𝒖 𝟏
𝜽= = 𝑳 [𝟑𝒂𝟐 𝑵𝟐𝟐 + 𝒂𝟑 𝑵𝟐𝟏 + 𝟐𝒂𝟒 𝑵𝟏 𝑵𝟐 − 𝟑𝒂𝟏 𝑵𝟐𝟏 − 𝟐𝒂𝟑 𝑵𝟏 𝑵𝟐 − 𝒂𝟒 𝑵𝟐𝟐 ] (21)
𝝏𝒙

En égalant cette expression aux rotations au nœud i(x=0) et au nœud j(x=L) ; on en déduit :
𝑻
𝑵 = [𝑵𝟐𝟏 (𝟑 − 𝟐𝑵𝟏 ) 𝑵𝟐𝟏 𝑵𝟐 𝑳 𝑵𝟐𝟐 (𝟑 − 𝑵𝟐 ) − 𝑵𝟏 𝑵𝟐𝟐 𝑳] (22)
c-Relation entre déformation et déplacement :
La seule déformation à considérer est la courbure autour de l’axe y. Le vecteur de déformation est
𝝏𝟐 𝒖
̅𝒚
donné par : 𝜺(𝒙, 𝒚) = −𝒚 (23)
𝝏𝒙𝟐

La contrainte 𝝈 et le moment 𝒎𝒛 dus à la flexion dans le plan (x−y) sont :


𝝏𝟐 𝒖
̅𝒚
𝝈 = −𝑬 𝒚 (24)
𝝏𝒙𝟐
𝝏𝟐 𝒖
̅𝒚
𝒎𝒛 = −𝑬 𝑰𝒛 (25)
𝝏𝒙𝟐

Si E est le module de Young du matériau et 𝑰𝒛 est le moment d’inertie de la section par rapport à
l’axe 𝑧̅. Compte tenu des expressions (20) et (22), on a :
𝑬𝑰𝒛
𝒎𝒛 = − [(𝟔 − ̅𝒆
𝟏𝟐𝑵𝟏 ) 𝑳(𝟐𝑵𝟐 − 𝟒𝑵𝟏 ) (𝟔 − 𝟏𝟐𝑵𝟐 ) 𝑳(𝟒𝑵𝟐 − 𝟐𝑵𝟏 )]𝑼 (26)
𝑳

Les contraintes 𝝈 et les déformations 𝜺 correspondant au moment interne dans la poutre sont reliées
̅𝒆
par la relation : 𝝈 = 𝑫 {𝜺} = 𝑫𝑩𝑼 (27)
Dans ce cas particulier, la matrice D contient un seul terme correspondant à la rigidité de flexion
𝑬 𝑰𝒛 .
La matrice reliant les déformations de l’élément à ses déplacements nodaux est donc :
𝟔 𝟏𝟐𝒙 𝟒 𝟔𝒙 𝟔 𝟏𝟐𝒙 𝟐 𝟔𝒙
𝑩=[ 𝟐− − − + − ] (28)
𝑳 𝑳𝟑 𝑳 𝑳𝟐 𝑳𝟐 𝑳𝟑 𝑳 𝑳𝟐

d- La matrice de rigidité élémentaire d’une poutre dans le plan :


Élément à 4 d.d.l : Élément à 6 d.d.l :

P.F.E. MASTER 2018/2019 65


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

e-Matrice de masse d’un élément poutre dans le plan :


Élément à 4 d.d.l : Élément à 6 d.d.l :
140 0 0 70 0 0
156 22𝐿 54 −13𝐿 0 156 22𝐿 0 54 −13𝐿
̅𝑒 =
𝑀
𝜌𝐴𝐿 22𝐿 4𝐿2 13𝐿 −3𝐿2 ̅ 𝑒 = 𝜌𝐴𝐿 0
𝑀
22𝐿 4𝐿2 0 13𝐿 −3
[ ] 420 70 0
420 54 13𝐿 156 −22𝐿 0 140 0 0
−13𝐿 −3𝐿2 −22𝐿 4𝐿2 0 54 13𝐿 0 156 −22𝐿
[ 0 −13𝐿 −3𝐿2 0 −22𝐿 4𝐿2 ]
IV-10. Programme de résolution statique par la MEF :

[Link]-14 : Organigramme global du programme.

P.F.E. MASTER 2018/2019 66


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

IV-11. Présentation du logiciel :

Les logiciels de calcul des structures par la méthode des éléments finis proposent à l’utilisateur un
large choix d’éléments : barres, poutres, plaques, coques, liaisons élastiques ou rigides… Pour
traiter différents problèmes de structures aussi complexes soient-ils. Actuellement ces logiciels
sont dotés d’interfaces facilitant l’introduction des données matérielles, géométriques, des
conditions aux limites, et permettant aussi le contrôle de la modélisation, le maillage, la
visualisation des résultats…
Parmi Les logiciels les plus courants on peut citer SAP, ABAQUS, ROBOT…
Le logiciel de calcul utilisé est AUTODESK ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS Professionnel
2014.
IV-12. ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS :

IV-12-1. Définition :

ROBOT est un Logiciel de calcul de structures très performant qui est utilisé dans différents
domaines et métiers (Bâtiment et Béton Armé ; charpente métallique ; charpente en bois…) Il
permet de modéliser, de vérifier ou de dimensionner plusieurs types de structures, il permet aussi
la visualisation 3D du modèle ainsi que la génération des notes de calcul pour la structure
dimensionnée.

IV-12-2. Dimensionnement du pylône à l’aide de logiciel ROBOT ANALYSIS Professionnel


2014 :

Le dimensionnement du pylône a consisté en la détermination des efforts dans les barres


du pylône. Avant les calculs des efforts étaient effectués manuellement et la seule façon de s’entier
était de ramener le calcul du pylône au calcul de sous-ensembles. Parmi les méthodes utilisées
nous pouvons citer :
 La méthode graphique de Cremona .
 La méthode analytique (Méthode de RITTER ou des moments).
Actuellement, avec l’arrivée de l’ordinateur capable de résoudre très facilement un très grand
nombre d’équations, on traite le calcul en spatial.

IV-12-3. Présentation du logiciel et de son environnement :

Il est le regroupement de plusieurs modules parmi lesquels nous pouvons citer : l’étude d’une
coque, l’étude d’un treillis spatial, l’étude d’un portique spatial etc...Ce logiciel intègre la méthode

P.F.E. MASTER 2018/2019 67


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

de calcul aux ETATS LIMITES et prend en compte les coefficients de sécurités réglementaires
selon plusieurs facteurs d'insécurité à l’égard :

 D'une part de l'état limite ultime (ELU) correspondant à la ruine d'un des éléments de l’ouvrage.
 D'autre part de l'état limite de service (ELS) correspondant à l'état limite de fissuration et de
déformation.
Les figures IV (15-16) montrent l'environnement AUTODESK ROBOT STRUCTURAL
ANALYSIS Professionnel 2014.

[Link]-15 : Environnement AUTODESK ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS Professionnel 2014.

[Link]-16 : Vue en 3D du pylône modélisé.

IV-13. Les étapes de modélisation ont consisté en :

 La définition des lignes de construction.


 La sélection des normes.
 La définition des barres de la structure.

P.F.E. MASTER 2018/2019 68


Chapitre IV Principe de la modélisation et simulation numérique du pylône

 La définition des appuis.


Après avoir terminé la modélisation nous sommes passés à la définition des différentes
charges calculées.
 La définition des cas de charges.
 La définition des charges pour les cas de charges définis.
 La définition des charges de vent sur le pylône.

IV-14. Conclusion :

Dans ce chapitre, nous avons présenté les formulations élémentaires et globales utilisées dans les
codes de programmations pour l’analyse statique et modale des structures formées de poutres par
la méthode des éléments finis.

P.F.E. MASTER 2018/2019 69


Chapitre V

Analyse statique et
dimensionnement
Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

V-1. Introduction :
Les pylônes que nous nous proposons de calculer font partie des structures discrètes qui sont
composées d'éléments barres assemblées par boulonnage en des points appelés «nœuds», et
soumises à des forces extérieures que sont : la pression due au vent, le poids propre du pylône et
des câbles pour les pylônes de transport électrique. Sous l'effet de ces forces, le pylône peut se
déformer et des contraintes internes dans chaque élément peuvent se manifester. Les efforts
appliqués à chaque barre sont schématisés comme charges ponctuelles. Les sollicitations
résultantes sont obtenues sous la forme d'un seul effort (effort axial) en chaque point de la fibre
moyenne.
V-2. Description et justification de la solution :
V-2-1. Choix de la structure :
Dans le cas d'une économie de matériel, le pylône en treillis en acier est le plus efficace pour
L’utilisation des matériaux.
Le pylône en treillis aux avantages d'avoir une grande résistance, un poids léger est une faible
résistance au vent comme son treillis ouvert évite de présenter la largeur totale de la structure face
au vent.
Dans le cadre de notre travail, nous nous proposons d'analyser deux pylônes qui sont exploités a
traversé de la ville de Bordj Bou Arreridj, près de la route menant à BIR SNAB, de Pylône
d’alignement de type A et de type B équipé de chaînes d’isolateurs de suspension et pouvant aussi
être utilisé, si nécessaire.
V-2-2. Choix des matériaux :
 Cornières :
Tous les éléments constituant notre pylône seront des cornières à ailes égales en acier laminé à
chaud et sont conformes à la norme EN 10025-2, le matériau utilisé étant l’acier E24 (S235).
Les valeurs de la limite à la rupture et de la limite d’élasticité sont données dans le tableau suivant:
Description de l’acier S235
fbu : limite à la rupture minimale en traction 360 N/mm2
fy : limite d’élasticité minimale garantie 235 N/mm2

Tableau V-1 : Les valeurs de la limite à la rupture et de la limite.

d’élasticité des cornière


 Boulons, écrous et rondelles :
Les assemblages par boulons permettent de reprendre des efforts d’orientation quelconque par
rapport à l’axe du boulon. Il est d’usage d’envisager séparément les efforts parallèles et les efforts
perpendiculaires

P.F.E. MASTER 2018/2019 70


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

à l’axe du boulon, qui correspondent à des modes de fonctionnement différents et requièrent donc
des vérifications propres.
Les valeurs de la limite à la rupture et de la limite d’élasticité des boulons, écrous et rondelles sont
données dans le Tableau V-2 suivant :

Description des boulons Boulons ordinaire classe 6.8

fub : Limite à la rupture minimale en traction 600 N/mm2

fy : Limite d’élasticité minimale garantie 480 N/mm2

Tableau V-2 : Les valeurs de la limite à la rupture et de la limite d’élasticité des boulons.

Les boulons seront matés. Les boulons ordinaires M20, M22 seront utilisés pour la fixation des
cornières du pylône.

V-3. Présentation de la structure :


Dans le présent travail on aura à dimensionner deux exemples de ces ouvrages métalliques à
savoir un pylône d’électrique.
Description des pylônes étudiée et des mécanismes d'effondrement Les pylônes, en structure
métallique, est autoportant, et se compose des tronçons en treillis a base carrée au niveau des
fondations, et d'un mât porte les câbles.

La géométrie de pylône type A : La géométrie de pylône type B :


C’est un type Pylône à une forme carrée de 6 C’est un type Pylône à une forme carrée de 6.5
m de côté, une hauteur totale 29.20m. m de côté, une hauteur totale 30.00m.

P.F.E. MASTER 2018/2019 71


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

V-4. Modélisation des pylônes en 3D avec ROBOT STRUCTURAL


ANALYSIS :
Pour modéliser la structure en trois dimensions, nous allons utiliser le logiciel AUTODESK
ROBOT 2014.

Fig. V-1 : Vue en 3D du pylône et les différents profilés utilisées dans la structure de type (A).

V-5.
Fig. V-2 : Vue en 3D du pylône et les différents profilés utilisées dans la structure de type (B).

P.F.E. MASTER 2018/2019 72


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

V-5. Evaluation des charges :


On suppose que :

 Chaque treillis plan correspondant à une face ne peut opposer aucune résistance à un effort
perpendiculaire à son plan. C’est-à-dire que la rigidité est nulle dans le plan perpendiculaire
au plan du treillis. Il ne reprend que l'effort exercé dans son plan.
 Les diagonales (comprimés et tendues) sont suffisamment très minces.
 Le poids propre de la structure qui sera supposé supporter par les membrures.
V-6. Méthode de calcul :
Le mât de pylône sera divisé en tronçons, chaque tronçon sera dimensionné suivant ses éléments
les plus sollicités. Donc le pylône sera calculé tronçon par tronçon du bas vers le haut. Nous
rechercherons les sollicitations les plus défavorables à la base de chaque tronçon. On supposera,
pour les pressions dynamiques du vent, une distribution trapézoïdale pour chaque tronçon. Cette
distribution, certes non sécuritaire, sera compensée par un surdimensionnement des barres (en ne
les faisant pas travailler à leur limite élastique).
V-6-1. Calcul de l’action du vent :
D’après "R.N.V.99" [24], la catégorie de construction qui étudier est :

Catégorie II : cette catégorie regroupe les constructions ajourées telles que les structures
verticales en treillis (pylônes, grues, échafaudages, etc.), les cheminées et ouvrages similaires.

 Calcul de la pression due au vent :


Pour les constructions de catégorie II, la pression due au vent q j qui s’exerce sur un élément de
surface j est donnée par : 𝐪𝐣 = 𝐂𝐝 × 𝐖(𝐳𝐣 ) [N/m2] (1)

𝟏+𝟐×𝐈𝐕 (𝐳𝐞𝐪 )×√𝐐𝟐𝟎 +𝐑𝟐 𝒙


 𝐂𝐝 Le coefficient dynamique est donné par : 𝐂𝐝 = (2)
𝟏+𝟐× 𝐠 ×𝐈𝐕 (𝐳𝐞𝐪 )

 𝐳𝐞𝐪 : Est la hauteur équivalente de la construction (en m), (Tableau 1 Annexes-A-).

 𝐈𝐕 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est l’intensité de la turbulence pour 𝑧 = 𝑧𝑒𝑞 .

 𝐐𝟐𝟎 : Est la partie quasi-statique.


 𝐑𝟐 𝒙 : Est la partie résonnante.
 g : Est le facteur de pointe.
a. Hauteur équivalente :
𝐳𝐞𝐪 = 𝑴𝒂𝒙. [𝟎. 𝟔 × 𝒉 ; 𝒛𝒎𝒊𝒏 ] (3)
 h : La hauteur de la construction(en m).

P.F.E. MASTER 2018/2019 73


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

 𝒛𝒎𝒊𝒏 : Hauteur minimale(en m), (Tableau 2 Annexes-A-).

ZONE III : Z min = 8 m pylône (A) pylône (B)


𝐳𝐞𝐪 (m) 17.52 18

b. Intensité de la turbulence :
𝟏
𝐈𝐕 (𝐳) = 𝐳𝒆𝒒 (4)
𝐂𝐭 (𝐳)×𝐋𝐧[ ]
𝐳𝟎

 𝐂𝐭 (𝐳) : Est le coefficient de topographie, (Tableau 3 Annexes-A-).

 𝐳𝟎 : Est le paramètre de rugosité (en m), (Tableau 2 Annexes-A-).

𝐂𝐭 (𝐳) = 1 pylône (A) pylône (B)


𝐳𝟎 = 0.3 𝐈𝐕 (𝐳) 0.246 0.244

c. Partie quasi-statique :
𝟏
𝐐𝟎 𝟐 = 𝟎.𝟔𝟑 (5)
(𝐛+𝐡)
𝟏+𝟎.𝟗×( )
𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 )

 b et h sont la largeur et la hauteur de la construction (en m).


 𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est l’échelle intégrale de turbulence pour z=zeq (en m).
𝜺
𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 ) = 𝟑𝟎𝟎 × (𝒛𝒆𝒒⁄𝟑𝟎𝟎) (6) avec 𝜺 =0.37

𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 ) [m] b [m] h [m] 𝐐𝟎 𝟐


pylône (A) 104.880 6m 29.20 0.689
pylône (B) 105.934 6.5 30 0.685

d. Partie résonnante :
𝛑𝟐
𝐑 𝐱 𝟐 = 𝟐×𝛅 × 𝐑 𝐍 × 𝐑 𝐡 × 𝐑 𝐛 (7)

 𝐑 𝐍 : Est la fonction adimensionnelle de la densité spectrale de puissance.


 𝛅: Est le décrément logarithmique d’amortissement des vibrations dans la direction du
vent.
 𝐑 𝐡 et 𝐑 𝐛: Sont des fonctions d’admittance aérodynamique.
𝟔.𝟖×𝐍𝐱
 𝐑𝐍 = 𝟓

(8)
(𝟏+(𝟏𝟎.𝟐×𝐍𝐱 )) 𝟑

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Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

𝐧𝟏,𝐱 ×𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 )


 𝐍𝐱 : Est la fréquence adimensionnelle dans la direction x du vent 𝐍𝐱 = 𝐕𝐦 (𝐳𝐞𝐪 )

(9)
 𝐧𝟏,𝐱 : Est la fréquence fondamentale de vibration en flexion dans la direction x du vent.
 𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est l’échelle intégrale de turbulence pour 𝑧 = 𝑧𝑒𝑞 .

 𝐕𝐦 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est la vitesse moyenne du vent pour 𝑧 = 𝑧𝑒𝑞 (en m/s).


𝐟𝐦 ×𝐛 𝐌
 𝐧𝟏,𝐱 = × √ 𝐌𝐬 [HZ] (10)
𝐡𝟐 𝐞𝐟𝐟 𝐭

 𝐡𝐞𝐟𝐟 : Est donnée par 𝒉𝒆𝒇𝒇 = 𝒉𝟏 + 𝒉𝟐 ⁄𝟑 (en m) (figure A4.2, R.N.V).


 b : Est le diamètre en tête de la cheminée (en m).
 𝐌𝐬 : Est la masse des éléments structuraux contribuant à la rigidité de la cheminée (en kg).
 𝐌𝐭 : Est la masse totale de la cheminée (en kg).
 𝐟𝐦 : Est un coefficient ; il est égal à 1000 pour les cheminées en acier, et 700 pour les
cheminées en béton ou en maçonnerie.
𝐌𝐬
=1 𝐡𝐞𝐟𝐟 [m] b [m] 𝐧𝟏,𝐱 [HZ]
𝐌𝐭

𝐟𝐦 =1000 pylône (A) 17.10 1.5 5.130


pylône (B) 20.667 10.79 25.263

 𝐕𝐦 (𝐳𝐞𝐪 ) = 𝐂𝐫 (𝐳𝐞𝐪 ) × 𝐂𝐭 (𝐳𝐞𝐪 ) × 𝐕𝐫é𝐟 [m/s] (11)

 𝐂𝐫 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est le coefficient de rugosité.

 𝐂𝐭 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est le coefficient de topographie.

 𝐕𝐫é𝐟 : Est la vitesse de référence (en m/s), (Tableau 4 Annexes-A-).


𝐳𝐞𝐪
 𝐂𝐫 (𝐳𝐞𝐪 ) = 𝐊 𝐓 × 𝐋𝐧 ( 𝐳 ) (12)
𝟎

𝐊 𝐓 =0.22 𝐳𝐞𝐪 [m] 𝐂𝐫 (𝐳𝐞𝐪 )


𝐳𝟎 =0.3 pylône (A) 17.52 0.895
pylône (B) 18 0.901

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Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

𝐂𝐭 (𝐳𝐞𝐪 ) = 1 , BORDJ BOU ARIRIDJ: ZONE I 𝐕𝐫é𝐟 = 25 [m/s]


𝐕𝐦 (𝐳𝐞𝐪 )[m/s] 𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 ) [m] 𝐍𝐱 𝐑𝐍
pylône (A) 22.375 104.880 24.046 0.017
pylône (B) 22.525 105.934 118.809 0.005
 𝜹 = 𝜹𝒔 + 𝜹𝒂 (13)
 𝜹𝒔 : Est le décrément logarithmique d’amortissement structural.
 𝜹𝒂 : Est le décrément logarithmique d’amortissement aérodynamique
 𝛅𝐬 = (𝐚𝟏 × 𝐧𝟏,𝐱 ) + 𝐛𝟏 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝛅𝐬 > 𝛅𝐦𝐢𝐧 (14)
 𝒂𝟏 , 𝒃𝟏 𝒆𝒕 𝜹𝒎𝒊𝒏 : Sont des paramètres donné dans le tableau 6 Annexes-A- pour différents
types de construction.
𝐚𝟏 = 0.045
pylône (A) pylône (B)
𝒃𝟏 =0
𝛅𝐬 0.234 1.264
𝜹𝒎𝒊𝒏 = 0.05
𝛒×𝐛×𝐂𝐟
 𝛅𝐚 = 𝟐×𝐧 × 𝐕𝐦 (𝐳𝐞𝐪 ) (15)
𝟏,𝐱 ×𝐦𝟏,𝐱

 𝛒 : Est la masse volumique de l’air (ρ = 1,20 kg/m3) (en kg/m3).


 b : Est la dimension de la construction perpendiculaire au vent (en m).
 𝐂𝐟 : Est le coefficient de force (cf. chapitre 4, R.N.V).
 𝐧𝟏,𝐱 : Est la fréquence propre du mode fondamental dans la direction x du vent (en Hz).
 𝐦𝟏,𝐱 : Est la masse équivalente pour le mode fondamental et dans la direction x du vent(en
kg/m).
 𝐕𝐦 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est la vitesse moyenne du vent pour 𝑧 = 𝑧𝑒𝑞 (en m/s).
𝐡
∫𝟎 𝐦.∅𝟐 𝟏 (𝐳).𝐝𝐳
𝐦𝟏,𝐱 = 𝐡 [Kg/m] (16)
∫𝟎 ∅𝟐 𝟏 (𝐳).𝐝𝐳

 m : Est la masse par unité de longueur (en kg/m).


 h : Est soit la hauteur totale de la construction(en m).
𝐳 𝛏
 ∅𝟏 : Est la déformée pour le mode fondamental ∅𝟏 (𝐳) = (𝐡) (17)

 h : Est la hauteur totale de la structure par rapport au sol (en m).


 z : Est la hauteur par rapport au sol du point considéré(en m).
 𝝃 : Est un coefficient (𝝃=2.5 pour les structures en treillis).

P.F.E. MASTER 2018/2019 76


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

z [m] h [m] ∅𝟏 𝐦𝟏,𝐱 [kg/m]


pylône (A) 17.520 29.20 0.279 244.487
pylône (B) 18 30 0.319 394.832

𝑪𝒇 = 𝑪𝒇,𝟎 × 𝚿𝝀 × 𝚿𝒓 (18)

 𝑪𝒇,𝟎 : Est le coefficient de force des constructions en considérant un élancement effectif


infini.
 𝚿𝝀 : Est le facteur d’élancement.
 𝚿𝒓 : Est un facteur de correction du coefficient de force, est égal à1 pour l’ensemble des
constructions.
Le facteur d’élancement 𝚿𝝀 est donné par la figure V-3en fonction de l’élancement effectif 𝝀𝒆 et
pour différents coefficients d’opacité 𝝋.

< Fig.V-3 : Facteur d’élancement 𝜳𝝀 .

𝛗 = 𝐀⁄𝐀 𝐜 =0.1 𝑪𝒇,𝟎 = 2.1, (Fig.3 Annexes-A-).


𝚿𝛌
𝛌𝐞 = 𝐋⁄𝓵 𝚿𝒓 = 1

𝚿𝛌 𝑪𝒇 𝛅𝐚
pylône (A) 0.984 2.006 0.132
pylône (B) 0.971 2.039 0.016

pylône (A) pylône (B)


𝜹 = 𝜹𝒔 + 𝜹𝒂 0.366 1.280

Les fonctions admittance aérodynamique 𝐑 𝐡 et 𝐑 𝐛 sont données par :


𝟏 𝟏
𝐑 𝐡 𝐨𝐮 𝐑 𝐛 = (𝛈) − (𝟐×𝛈𝟐 ) × (𝟏 − 𝐞−𝟐𝛈 ) Pour 𝜼 > 𝟎 (19)

𝟒.𝟔×𝐍𝐱 ×𝐝
𝛈= (20)
𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 )

 𝐍𝐱 : Est la fréquence adimensionnelle.

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Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

 𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 ) : Est l’échelle intégrale de turbulence.


 d= h pour le calcul de 𝐑 𝐡 , d=b pour le calcul 𝐑 𝐛 .
𝐍𝐱 𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 )[m] 𝜼𝒉 𝜼𝒃 𝐑𝐡 𝐑𝐛 𝐑 𝐱𝟐
pylône (A) 24.046 104.880 30.796 6.328 0.032 0.145 0.001

pylône (B) 118.809 105.934 154.772 33.534 0.006 0.029 3.354×10-6

e. Facteur de pointe :
𝟎.𝟔
𝐠 = √𝟐 × 𝐋𝐧(𝛎 × 𝐭) + (21)
√𝟐×𝐋𝐧(𝛎×𝐭)
 t : Est la durée sur laquelle est établie la vitesse de référence (en s) ; dans le cadre de ce
D.T.R (R.N.V), t = 600 s
 𝛎 : Est la fréquence moyenne(en Hz).
𝛎𝟎 𝟐 ×𝐐𝟎 𝟐 +𝐧𝟐 𝟏,𝐱 ×𝐑 𝐱 𝟐
𝛎=√ [HZ] (22)
𝐐𝟎 𝟐 +𝐑 𝐱 𝟐

𝐕𝐦 (𝐳𝐞𝐪 ) 𝟏
Avec : 𝛎𝟎 = × 𝟏.𝟏𝟏×𝐒𝟎.𝟔𝟏𝟓 [HZ] (23)
𝐋𝐢 (𝐳𝐞𝐪 )

(𝐛+𝐡) √𝐛×𝐡
𝐒 = 𝟎. 𝟒𝟔 × (𝐋 (𝐳 ) + 𝟏𝟎. 𝟓𝟖 × (𝐋 (𝐳 ) (24)
𝐢 𝐞𝐪 ) 𝐢 𝐞𝐪 )

𝐒 𝛎𝟎 [HZ] 𝛎 [HZ] 𝐠
pylône (A) 1.490 0.150 0.247 3.352
pylône (B) 1.553 0.146 0.157 3.214

pylône (A) pylône (B)


𝐂𝐝 0.532 0.547

𝐂𝐝 < 𝟏. 𝟐 Donc la structure sera donc considérée peu sensible aux excitations dynamiques.

 𝐖(𝐳𝐣 ) Est la pression exercée sur l’élément de surface j donnée par :


𝐖(𝐳𝐣 ) = 𝐪𝐝𝐲𝐧 (𝐳𝐣 ) × 𝐂𝐟𝐣 [N/m2] (25)

 𝐪𝐝𝐲𝐧 (𝐳𝐣 ) : Est la pression dynamique du vent calculée à la hauteur 𝐳𝐣 relative à l’élément
de surface j (en N/m²).
 𝐂𝐟𝐣 : Est le coefficient de force correspondant à la section transversale de la construction
au niveau de l’élément de surface j considéré.

P.F.E. MASTER 2018/2019 78


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

𝐪𝐝𝐲𝐧 (𝐳𝐣 ) = 𝐪𝐫é𝐟 × 𝐂𝐞 (𝐳) [N/m2] (26)

 𝐪𝐫é𝐟 : Est la pression dynamique de référence pour les constructions permanentes(en


N/m²) ; 𝐪𝐫é𝐟 est donnée par le tableau 5 annexe-A- en fonction de la zone de vent.
 𝐂𝐞 (𝐳) : Le coefficient d’exposition au vent.
𝟕×𝐊 𝐓
𝐂𝐞 (𝐳) = 𝐂𝐭 (𝐳)𝟐 × 𝐂𝐫 (𝐳)𝟐 × [𝟏 + 𝐂 (𝐳)×𝐂
] (27)
𝐫 𝐭 (𝐳)

BORDJ BOU ARIRIDJ: ZONE I 𝐪𝐫é𝐟 = 375 [N/m2]

z Ln
𝐂𝐫 IV 𝐂𝐞 (𝐳) 𝐪𝐝𝐲𝐧[N/m2] 𝐖(𝐳𝐣 )[N/m2] 𝐪𝐣 [N/m2]
[m] (z/z0]
5 2.813 0.619 0.355 1.336 501 1035.066 550.655
8 3.283 0.722 0.305 1.633 612.375 1265.167 673.069
11 3.602 0.792 0.278 1.847 692.625 1430.963 761.273
18.3 4.111 0.904 0.243 2.209 828.375 1711.423 910.477
21.9 4.290 0.944 0.233 2.345 879.375 1816.789 966.532
25.5 4.443 0.977 0.225 2.459 922.125 1905.110 1013.519
29.2 4.578 1.007 0.218 2.565 961.875 1987.234 1057.208

Tableau V-3 : la pression due au vent Pylône (A).

z Ln
𝐂𝐫 IV 𝐂𝐞 (𝐳) 𝐪𝐝𝐲𝐧[N/m2] 𝐖(𝐳𝐣 )[N/m2] 𝐪𝐣 [N/m2]
[m] (z/z0]
6 3 0.660 0.333 1.452 544.5 1110.236 607.299
11 3.602 0.792 0.278 1.847 692.625 1412.262 772.507
14 3.843 0.845 0.260 2.015 755.625 1540.719 842.773
17 4.037 0.888 0.248 2.156 808.500 1648.532 901.747
23 4.339 0.955 0.230 2.383 893.625 1822.101 996.689
26 4.462 0.982 0.224 2.477 928.875 1893.976 1036.005
27.5 4.518 0.994 0.221 2.519 944.625 1926.090 1053.571
30 4.605 1.013 0.217 2.586 969.750 1977.320 1081.594

Tableau V-4 : la pression due au vent Pylône (B).

Les cas de charges élémentaires :


 Le poids propre : Calculé automatique par le logiciel ROBOT.
 Charge de vent : Pour définir les charges de vent sur le pylône il faut le diviser en «
Tronçons » c’est ainsi que nous avons divisé notre pylône en 7 tronçons pour pylône (A)
et 8 tançons pour pylône (B) (figure V-4).

P.F.E. MASTER 2018/2019 79


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Fig.V-4 : Description conçu des pylônes A et B.

Pour le calcul des constructions, on suppose que la direction du vent est horizontale, mais sa
pression se définit par rapport à la surface qu’elle rencontre. Selon la norme R. N.V.99. il ya deux
directions.
Cette charge par niveau est repartie sur la surface qu’offres les éléments (cornières) au vent.
En divisant notre pylône en zone et en répartissant le chargement selon les surfaces de chaque
zone, nous obtenons les charges ponctuelles appliquées aux deux nœuds de chaque niveau choisi
(Figure V-5- 1et V-6).

P.F.E. MASTER 2018/2019 80


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Charge ponctuelle appliquées plan (Z-X) :


Charge Vent 1 (à Charge Vent 1 (à
Cote Z
Cote Z repartir sur les repartir sur les
[m] deux Nœuds du [m] deux Nœuds du
niveau) [daN] niveau) [daN]
5 825.983 6 1184.233

8 482.591 11 930.871

11 463.615 14 432.343
18.30 1090.023 17 338.155
19.50 32.621
23 1258.818
21.90 108.735
26 1184.154
23.10 30.405
27.5 768.843
25.50 121.622
30 213.615
26.70 30.859

27.90 30.859 Tableau V-6 : La charge de vent

29.20 36.217
du Pylône (B) dans plan (Z-X).

Tableau V-5 : La charge de vent

du Pylône (A) dans plan (Z-X).

Fig.V-5 : Charge de vent du Pylône (A) Fig.V-6 : Charge de vent du Pylône (B)
dans le plan (Z-X). dans le plan (Z-X).

P.F.E. MASTER 2018/2019 81


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Charge ponctuelle appliquées plan (Z-Y) :


Pour pylône (A) V1 de plan (Z-X) = V2 de plan (Z-Y) (le pylône (A) symétrique pour les quatre
coté).
Charge Vent 2 (plan Z-Y)
Cote Z [m] (à repartir sur les deux Nœuds du niveau)
[daN]
6 1184.233
1 930.871
4 432.343
7 338.155
3 666.785
6 262.627
7.50 107.464
30 164.943

Tableau V-7 : La charge de vent du Pylône (B) dans plan (Z-Y).

Fig.V-7 : Charge de vent du Pylône (A) Fig.V-8 : Charge de vent du Pylône


dans le plan (Z-Y). (B) dans le plan (Z-Y).

V-6-2. Calcul de charge de câble :


Le câble qui utilisé pour notre étude un câble de type AAAC en aluminium sa section
SA= 288 mm2 Pour le pylône (A) et SB=411 mm 2 pour le pylône (B), le poids propre de ce câble
est de 777.60×10-3 Kg/m (A) et 1109.70×10-3 Kg/m (B). La distance entre pylônes est de 300m.

P.F.E. MASTER 2018/2019 82


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Chaque câble prend demi-longueur (150 m).

Donc le poids de chaque câble est :


116.64 Kg = 1166.40 N pylône (A)
166.455 Kg = 1664.55 N pylône (B)
300m 300m
1166.4N 1166.4N 1664.55N 1664.55N

Fig. V-9 : Schéma de charge de câble du Fig. V-10 : Schéma de charge de câble du
pylône (A). pylône (B).

En tenant compte de la longueur réelle du câble (Fléchie) .Cette flèche crée un angle petite de
4.250 ;
en remplace le vecteur de charge incliné par deux vecteurs, suivent deux direction (X et Z).

1163.193 N 1659.973 N

86.440 N 1166.40 N 123.357 N 1664.55 N

Fig.V-11 : Vecteur de charge de câble pylône. Fig.V-12 : Vecteur de charge de câble pylône.
(A). (B).

 Charge de câble :
Les charges dues au câbles sont calculé en considérant notre pylône comme pylône en bout liaison
(cas défavorable par rapport à un pylône intermédiaire) et donc le pylône subit l’action de traction
des câble d’un seul côté. Les distance entres pylônes diffèrent selon leur capacité et le nombre de
câbles qu’ils soutiennent. Dans notre cas la distance entre pylônes est de 300m. Ainsi pour évaluer
la charge des câbles, on doit tenir compte de la longueur réelle de du câble entre deux pylônes
(distance développé selon la courbure du câble du a son poids propre).

P.F.E. MASTER 2018/2019 83


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

300m

Fig.V-13 : la longueur réelle du câble.

Fig.V-14 : Les charges des câbles pour Fig.V-15 : Les charges des câbles pour
pylône (A). pylône (B).

P.F.E. MASTER 2018/2019 84


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

V-7. Analyse statique :


L’analyse statique est nécessaire pour déterminer la position d’équilibre statique du système.
V-7-1. Procédure de l’analyse statique :
L’analyse statique consiste à déterminer séparément la rigidité de chaque élément du système dans
son repère local. Puis, après avoir calculé les différentes rigidités des différents éléments, les
matrices de rigidités élémentaires seront combiné dans un repère global dans une nouvelle matrice
appelée matrice de rigidité globale.

Afin de résoudre l’équation d’équilibre tenant compte du problème de non linéarité, la procédure
d’analyse statique utilise une approche itérative et incrémentale : la matrice de rigidité globale [K]
est recalculée à chaque itération jusqu’à ce que l’équilibre soit obtenu.

L’exemple du déroulement de la procédure non-linéaire dans la méthode incrémentale est


représenté sur la figure ci-dessous qui illustre les grandeurs utilisées lors des calculs non-linéaires.

Pour sélectionner un algorithme de résolution de


Newton-Raphson du problème non-linéaire
disponible dans le logiciel ROBOT, il faut définir les
paramètres suivants pour l’analyse non-linéaire

 Pour la méthode de Newton-Raphson modifiée


(Mise à jour K après chaque sous-division Désactivé).
 Pour la méthode de Newton-Raphson complète (Mise à jour K après chaque sous-division -
ACTIVE)
Le logiciel vérifie la convergence du procès de façon automatique. L’itération est interrompue au
moment où l’état d’équilibre est atteint.

Les incréments des déplacements dUn et les forces non équilibrées dFn sont alors nuls (c’est-à-
dire qu’ils sont inférieurs aux tolérances définies pour les deux grandeurs).

V-8. Vérification de la structure selon Eurocode 3 et R.N.V 99 :


V-8-1. Les combinaisons des charges :
La vérification des éléments de la structure est établie suivant la méthode «des états limites ». Les
états limites à vérifier sont :

 L’état limite ultimes ELU.


 L’état limite d’utilisation ou de service ELS.

P.F.E. MASTER 2018/2019 85


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

 G : Ensemble des charges permanentes.


 Q : Ensemble des charges d’exploitations.
 W1 : Charges dues au vent normal (vitesse de vent de base).
 W2 : Charges dues au vent de la bissectrice (vitesse de vent de base).
Les tableaux ci-dessous représentent les combinaisons utilisées dans notre cas :
III-13. Cas III-14. Etat Limite Cas Etat limite de services (ELS)
Ultime (ELU) G+0.87Q+0.67W1
III-16. 1.35G+1.5W1
G+0.87Q+0.67W1
III-17. 1.35G+1.5W2 Combinaisons
III-15. Combinaisons G+Q
III-18. 1.35 (G+Q+W1)
III-19. 1.35 (G+Q+W2)

Tableau V- 8 : Combinaisons ELU selon EC3. Tableau V-9 : Combinaisons ELS selon EC3.

Désignations des combinaisons :

1 : G (la charge permanant) 5 :Vent1 9 : Ey 13 : 1.35 (G+Q+W2)


2 : PP (poids propre) 6 : Vent2 10 :1.35G+1.5W1 14 : G+0.87Q+0.67W1
3 : Câble 7 : Modale 11 :1.35G+1.5W2 15 : G+0.87Q+0.67W2
4 : Q (la charge d’exploitation) 8 : Ex 12 : (1.35G+Q+W1) 16 : G+Q
Conventions de signe :

Il s’agit des efforts dont l’orientation est conforme à l’orientation des axes du système local.

Fig.V-16 : Convention des signes dans Fig.V-17 : Convention des


repère locale. signes dans repère globale.

P.F.E. MASTER 2018/2019 86


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Remarque :
Les efforts et contrainte sur le repère local.
Les résultats obtenus par logiciel
Les déplacements des nodaux (en nœuds) sur le repère global.
V-8-2. Vérification des contraintes :
Les contraintes maximales régissantes notre structure sont relatives à la combinaison la plus
critique de l’état limite ultime qui est : 1.35G + 1.5 W1 les résultats de ces contraintes sont
regroupés dans les tableaux suivant :
 Pour pylône A :
S S S S
S max S min Fx/Ax
max(My) max(Mz) min(My) min(Mz)
[MPa] [MPa] [MPa]
[MPa] [MPa] [MPa] [MPa]

MAX 38,42 28,83 20,21 17,54 0,0 4,07 29,35


Barre 54 54 1407 1403 1 344 1698
Noeud 3 24 45 180 46 188 197
Cas 11 (C) 11 (C) 10 (C) 10 (C) 1 10 (C) 10 (C)
(combinaison)
MIN -27,44 -38,65 0,0 -3,28 -18,24 -18,51 -28,53
Barre 1701 1701 1 1582 2 317 1701
Noeud 25 1 46 228 58 175 25
Cas 10 (C) 10 (C) 1 10 (C) 10 (C) 10 (C) 10 (C)

TableauV-10 : Contrainte maximale de la structure (pylône A).

On remarque que la contrainte maximale 29.35MPa est au niveau de la barre 1698, celle-ci
représente un montant dont le matériau est E24 qui a une limite d’élasticité égale à 235 MPa.

Ainsi, pour la barre 1701 qui a une contrainte de 28.53 MPa est un montant en E24.

Puisque 29.35 MPa < 235 MPa et 28.53MPa < 235 MPa, alors le critère de résistance est bien
vérifié. La figure ci-dessous représente la localisation des barres 1698 et 1701.

P.F.E. MASTER 2018/2019 87


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Fig. V-18 : Position des barres 1698 et 1701.

 Pour pylône B :
S S S S
S max S min Fx/Ax
max(My) max(Mz) min(My) min(Mz)
[MPa] [MPa] [MPa]
[MPa] [MPa] [MPa] [MPa]

MAX 127,78 85,19 63,17 58,62 0,0 21,96 93,14


Barre 176 178 664 1 1 568 178
Noeud 226 227 228 1 1 17 227
Cas 10 10 10 10 1 10 10
MIN -82,97 -123,22 0,0 -24,99 -63,17 -60,23 -91,95
Barre 11 1 1 568 664 176 11
Noeud 2 1 1 229 228 226 2
Cas 10 10 1 10 10 10 10

Tableau V-11 : Contrainte maximale de la structure (pylône B).

On remarque d’après le tableau que la contrainte maximale 93.14 MPa est au niveau de la barre
178 et pour la barre 11 qui a une contrainte de 91.95 MPa est inférieure à 235 MPa, alors le critère
de résistance est bien vérifié.

P.F.E. MASTER 2018/2019 88


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Fig. V-19 : Position des barres 178 et 11.

 Calcul manuel de la contrainte :


𝑁
𝜎=A < 𝑓𝑦 = 235 𝑀𝑃𝑎 , avec N : Effort normal (traction ou compression).
brut
A : La section des barres des pylônes tableau7 annexe-A-

Nmax Nmin Abrut 𝛔𝐦𝐚𝐱 𝛔𝐦𝐢𝐧


𝛔𝐦𝐚𝐱 <235 𝛔𝐦𝐢𝐧 < 235
[daN] [daN] [cm2] [Mpa] [Mpa]
Pylône A 6804.73 -6612.55 23.18 29.356 -28.526 C.V C.V
Pylône B 21591.73 -21316.14 23.18 93.148 -91.959 C.V C.V

Tableaux V- 12 : Vérification des contraintes avec Abrut .

On remarque que les résultantes des contraintes qui calculé plus proche que les qui donné avec
logicielle.

C.V : Condition vérifiée.

 Vérification de la contrainte avec Anet :


𝑵
𝝈= < 𝒇𝒖 = 𝟑𝟔𝟎 𝑴𝑷𝒂 ; 𝐀𝐧𝐞𝐭 = 𝐀𝐛𝐫𝐮𝐭 − (𝐭 × 𝐝𝐭𝐯 )
𝐀𝐧𝐞𝐭
 𝐀 𝐧𝐞𝐭 : L’aire nette est égale à l’aire brute diminuée des aires des trous.
 𝐀 𝐛𝐫𝐮𝐭 : L’aire brute est obtenue en prenant les dimensions nominales de la
section sans déductions.
 𝐭 : L’épaisseur des barre (t=10mm pour les deux pylônes).

P.F.E. MASTER 2018/2019 89


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

 𝐝𝐭𝐯 : Diamètre du trou (pour pylône A : M20→ dtv =22mm, pylône B : M22→dtv =24mm).
Nmax Nmin dtv Anet 𝛔𝐦𝐚𝐱 𝛔𝐦𝐢𝐧
𝛔𝐦𝐚𝐱 <360 𝛔𝐦𝐢𝐧 <360
[daN] [daN] [mm] [cm2] [Mpa] [Mpa]
Pylône A 6804.73 -6612.55 22 20.98 32.434 -31.518 C.V C.V
Pylône B 21591.73 -21316.14 24 20.78 103.906 -102.580 C.V C.V

Tableaux V- 13 : Vérification des contraintes avec Anet


.
V-8-3. Le déplacement du pylône type A et B :

nœuds combinaison Ux [cm] Uy [cm] Uz [cm]


60 10 0.0 2.5 0.0
11 2.5 0.0 0.0

Tableau V – 14 : Déplacement maximal de la structure (pylône A).

On remarque que le déplacement maximal est au sommet (Nœud 60), comme on l’indique dans la
figure suivante :

P.F.E. MASTER 2018/2019 90


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Fig. V-20 : Déplacement du pylône type A et la position du nœud 60.

Nœuds Combinaison Ux [cm] Uy [cm] Uz [cm]


10 1.8 7.2 -0.6
212
11 4.2 0.0 -1.2

Tableau V-15 : Déplacement maximal de la structure (pylône B).

On remarque que le déplacement maximal est au sommet (Nœud 212), comme on l’indique dans
la figure suivante :

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Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

Fig. V-21 : Déplacement du pylône type B et la position du nœud 212.

V-8-4. Vérification de l'effet P-delta :


L'effet P-delta est un moment de déstabilisation
égale à la force de gravité, multipliée par le
déplacement horizontal d'une structure subit
lorsqu'il est chargé latéralement.
Fig. V-22 : schéma présent l’effet p-∆.>

 Justification vis-à-vis de de l’effet P-Delta :


Les effets du 2° ordre (ou effet P- ∆) peuvent être négligés dans le cas des bâtiments si la condition
suivante est satisfaite à tous les niveaux :

L’article 5.9 du RPA99/version 2003. p.40 [25].

θ = PK ∆K ⁄VK hK ≤ 0.10

P.F.E. MASTER 2018/2019 92


Chapitre V Analyse statique et dimensionnement

 PK : Poids total de la structure et des charges d’exploitation associées au-dessus du niveau


"k",
PK = ∑ni=K(WGi + βWqi )

 VK : Effort tranchant d’étage au niveau "k".


 ∆K : Déplacement relatif du niveau "k" par rapport au niveau "k-1".
 hK : Hauteur de l’étage "k".
Si 0.10 < 𝜃𝐾 ≤ 0.20 , les effets P-∆ peuvent être pris en compte de manière approximative en
amplifiant les effets de l’action sismique calculé au moyen d’une analyse élastique du 10ordre par
le facteur 1⁄(1 − 𝜃𝐾 ).

Si 𝜃𝐾 > 0.20, la structure est potentiellement instable et doit être redimensionnée.

 Sens longitudinal :
PK [Kg] ∆K [m] VX [daN] hK [m] θ θ ≤ 0.10
Pylône A 7087.29 0.025 889.18 29.2 0.007 C.V
Pylône B 10308.57 0.044 1452.05 30 0.01 C.V

Tableau V -16 : Valeur l’effet P- Δ (Sens longitudinal).

 Sens transversal :
PK [Kg] ∆K [m] Vy [daN] hK [m] θ θ ≤ 0.10
Pylône A 7087.29 0.025 1256.17 29.2 0.005 C.V
Pylône B 10308.57 0.074 1382.12 30 0.02 C.V
Tableau V-17 : Valeur l’effet P-Δ (Sens transversal).

Remarque :
Puisque le coefficient θ est inférieur à 0,10 donc l’effet P-Δ peut être négligé pour les deux sens.

V-9. Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons vu la géométrie et la distribution de l’action du vent sur les deux
pylônes qui ont été étudié, la vérification des contraintes et l’effet p-∆ est largement vérifiée. Cette
vérification montre que les deux pylônes sont stables.

P.F.E. MASTER 2018/2019 93


Chapitre VI

Etude dynamique
Chapitre VI Etude dynamique

VI-1. Introduction :
L'objectif initial de l'étude dynamique d'une structure est la détermination des caractéristiques
dynamiques propres de la structure lors de ses vibrations. Une telle étude pour notre structure telle
qu'elle se présente, est souvent très complexe c'est pourquoi on fait souvent appel à des
modélisations qui permettent de simplifier suffisamment les problèmes pour permettre l'analyse.

Le but de ce chapitre est de définir un modèle de structure qui vérifie toutes les conditions et
critères de sécurité imposés par les règlements parasismiques Algériens RPA99/Version 2003.

VI-2. Analyse modale :


L’analyse modale permet de calculer les valeurs propres et leurs valeurs connexes (pulsations
propres, fréquences propres ou périodes propres), précision, vecteurs propres, coefficients de
participation et masses participantes pour l’étude aux vibrations propres de la structure.

Dans le logiciel il existe quatre méthodes pour


l’analyse modale qui correspondante à La figure
suivante.

La méthode de Lanczos modifiée est conseillée pour l'analyse sismique et spectrale de grandes
structures lorsque plusieurs modes sont requis.

Lanczos est une méthode de Lanczos modifiée permettant d’éviter la factorisation de matrices de
taille importante. La méthode de gradient conjugué avec l’utilisation de préconditionnement est
utilisée pour la composition de l’ensemble de vecteurs de Lanczos au lieu d’effectuer la résolution
inversée (back resolution) de la matrice de rigidité factorisée.

VI-2-1. La période modale T :


Cette période T est déterminée en effectuant une analyse modale du pylône sous ROBOT, qui
utilise la méthode de LANCZOS. Cette analyse modale est l'opération qui consiste à rechercher les
caractéristiques des modes propres de la structure.

P.F.E. MASTER 2018/2019 94


Chapitre VI Etude dynamique

 Pylône A :

Masses Masses
Mode Fréquence [Hz] Période [sec] Cumulées UX Cumulées UY
[%] [%]

1 3,70 0,27 0,00 49,36


2 3,81 0,26 49,91 49,36
3 6,10 0,16 49,91 49,36
4 8,35 0,12 51,01 56,33
5 8,35 0,12 57,94 57,44
6 11,21 0,09 57,94 57,44
7 11,68 0,09 57,94 57,44
8 12,45 0,08 57,94 57,88
9 12,94 0,08 57,94 58,10
10 13,20 0,08 58,01 74,00
11 13,22 0,08 73,38 74,07
12 14,57 0,07 73,41 83,74
13 14,64 0,07 84,00 83,76
14 15,99 0,06 84,00 83,76
15 16,68 0,06 84,03 84,03
16 16,69 0,06 84,37 84,06
17 18,00 0,06 84,37 84,06
18 18,06 0,06 84,37 84,06
19 19,43 0,05 84,37 84,06
20 20,26 0,05 84,37 85,08
21 20,30 0,05 85,20 85,08
22 21,37 0,05 85,21 85,08
23 22,16 0,05 85,21 85,16
24 22,19 0,05 85,26 85,17
25 23,20 0,04 85,26 85,18
26 24,28 0,04 85,26 85,18
27 24,80 0,04 85,26 85,24
28 25,32 0,04 85,26 85,25
29 26,31 0,04 85,26 94,11
30 26,80 0,04 94,54 94,11

Tableau VI -1 : Les modes fondamentaux de la structure (pylône A).

P.F.E. MASTER 2018/2019 95


Chapitre VI Etude dynamique

 Pylône B :
Masses Cumulées Masses Cumulées
Mode Fréquence [Hz] Période [sec] UX [%] UY [%]

1 2,66 0,38 0,00 0,00


2 3,26 0,31 44,36 0,00
3 3,38 0,30 44,36 42,90
4 4,97 0,20 44,37 42,90
5 7,25 0,14 50,56 43,28
6 7,25 0,14 50,93 49,63
7 8,64 0,12 50,95 49,64
8 9,28 0,11 50,95 49,65
9 10,19 0,10 50,95 74,85
10 10,73 0,09 74,52 74,85
11 11,46 0,09 74,65 76,09
12 11,78 0,08 74,65 76,09
13 11,99 0,08 74,82 76,21
14 12,53 0,08 75,22 76,70
15 12,72 0,08 75,23 78,35
16 13,28 0,08 83,57 78,44
17 13,56 0,07 88,59 78,45
18 13,64 0,07 88,72 78,48
19 14,50 0,07 88,79 78,74
20 14,87 0,07 89,14 86,85
21 15,52 0,06 89,39 90,27
22 16,02 0,06 89,39 90,44
23 17,38 0,06 89,39 90,50
24 17,59 0,06 89,84 90,52
25 18,91 0,05 89,84 90,52
26 19,22 0,05 89,88 91,77
27 19,45 0,05 91,08 91,85

Tableau VI -2 : Les modes fondamentaux de la structure (pylône B).

On constate qu’il faut 30 modes de vibration du pylône type A et 27 modes pour le type B pour
attendre 90% de participation des masses modales exigées par le R.P.A. 99 /VERSION 2003 ART
4.3.4.a.

Les résultats obtenue de la période fondamentale de pylône A est 0.27s et pylône B est 0.38s.

VI-2-2. Période fondamentale :


RPA99/Versions 2003 préconise (Art [Link]), qu'il faut que la valeur de Tdyn calculé par la
méthode numérique (ROBOT), ne dépasse pas la valeur Te estimée par les méthodes empiriques
appropriées de plus de 30 %.

P.F.E. MASTER 2018/2019 96


Chapitre VI Etude dynamique

VI-2-3. Les modes de vibrations :


 Pylône A

Mode 3 Mode 8

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Chapitre VI Etude dynamique

 Pylône B

P.F.E. MASTER 2018/2019 98


Chapitre VI Etude dynamique

Nous observe qu’après le renforcement la déformation est diminuée.

P.F.E. MASTER 2018/2019 99


Chapitre VI Etude dynamique

VI-3. Etude sismique :


Un séisme est une libération brutale de l’énergie potentielle accumulée dans les roches par le jeu
des mouvements relatifs des différentes parties de l’écorce terrestre. Lorsque les contraintes
dépassent un certain seuil, une rupture d’équilibre se produit et donne naissance aux ondes
sismiques qui se propagent dans toutes les directions et atteignent la surface du sol.

Ces mouvements du sol excitent les ouvrages par déplacement de leurs appuis et sont plus ou
moins amplifiés dans la structure. Le niveau d’amplification dépend essentiellement de la période
de la structure et de la nature du sol. Ceci implique de faire une étude parasismique pour essayer
de mettre en exergue le comportement de structure sous l’effet des actions dynamique dues au
séisme et doit être justifié selon les règles parasismiques algériennes.

VI-3-1. Choix de la méthode de calcul : (art.4.1 de R.P.A 99/version 2003)


Le calcul des forces sismique peut être mené suivant trois méthodes :

 Par la méthode statique équivalente.


 Par la méthode d’analyse modale spectrale.
 Par la méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes.
La hauteur de notre structure (zone IIa, groupe d’usage 1B) est supérieur à 17 mètres, donc la
méthode statique équivalente est inapplicable (R.P.A.99. Art 4.1.2).

La méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes nécessite l’intervention d’un personnel


qualifié, donc la méthode qui convient pour notre cas est la méthode d’analyse modale spectrale.

VI-3-2. Présentation de la méthode modale spectrale :


La méthode modale spectrale est sans doute la méthode la plus utilisée pour l’analyse sismique
des structures. Dans cette méthode, on recherche pour chaque mode de vibration le maximum des
effets engendrés dans la structure par les forces sismiques représentées par un spectre de réponse
de calcul. Ces effets vont être combinés par la suite suivant la combinaison la plus appropriée pour
obtenir la réponse totale de la structure.

Une fois l’effort dynamique est calculé, le R.P.A. prévoit de faire la vérification suivante :
𝐕𝐝𝐲𝐧 ≥ 𝟎. 𝟖 𝐕𝐬𝐭

Dans le cas où la condition n’est pas vérifiée, toutes les réponses obtenues à partir de la méthode
Dynamique doivent être majorés de (𝟎. 𝟖 𝐕𝐬𝐭 / 𝐕𝐝𝐲𝐧 ).

P.F.E. MASTER 2018/2019 100


Chapitre VI Etude dynamique

Avec 𝐕𝐝𝐲𝐧 : L’effort tranchant dynamique (calculé par la méthode modal spectral)

𝐀×𝐃×𝐐×𝐖
𝐕𝐬𝐭 = 𝑽𝒔𝒕 : L’effort tranchant statique à la base du bâtiment.
𝐑

A : Coefficient d’accélération de zone.

D : Facteur d’amplification dynamique moyen.

Tel que : W : Poids total de la structure.

R : Coefficient de comportement de la structure.

Q : Facteur de qualité.

Les paramètres cités au-dessus dépendent des caractéristiques de notre structure :

Groupe d’usage (1B)


A=0.20 (Tableau 4.1, R.P.A)
Zone sismique (IIa)

 Dans le cas de notre projet, on adopte un système de contreventement ossature contreventée


par palées en V, donc : R = 3. (Tableau 4.3, RPA).
 𝐐 = 𝟏 + ∑𝟔𝟏 𝐩𝐪 R.P.A.99/2003 (Formule 4.4)
 𝐩𝐪 : est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité (q) est observé ou non.
On considérés que tous les critères de qualité sont satisfait ce que nous donne Q=1 (Tableau 4.4,
RPA).

 𝐖 = ∑𝐧𝐢=𝟏 𝐖𝐢 avec Wi = WGi + β WQi RPA99 (Formule 4.5)


 𝐖𝐆𝐢 : Poids dû aux charges permanentes et à celles des équipements fixes éventuels, solidaires
à la structure.
 𝐖𝐐𝐢 : Charges d’exploitation.
 𝛃 : Coefficient de pondération, il est fonction de la nature et de la durée de la charge
d’exploitation.
W=7087.29 Kg (pylône A)
Le poids de la structure est :
W=10308.57 Kg (pylône B)
2.5η 0 ≤ T ≤ T2
2
D = { 2.5η(T2 ⁄T) 3 T2 ≤ T ≤ 3.0s
2 5
2.5η(T2 ⁄3.0) (3.0⁄T)
3 3 T ≥ 3.0s

 𝛈: Facteur de correction d’amortissement donné par la formule : 𝛈 = √𝟕⁄(𝟐 + 𝛏) ≥ 𝟎. 𝟕

P.F.E. MASTER 2018/2019 101


Chapitre VI Etude dynamique

 𝛏 : Le pourcentage d’amortissement critique fonction du matériau constitutif, du type de


structure et de l’importance des assemblages.
Pour notre structure (charpente métallique) : ξ = 2% D’où, η= 1.323
T1 = 0.15
On a un site ferme meuble S2 R.P.A.99/2003 (Tableau 4.7)
T2 = 0.40

 Calcul de la période fondamentale de la structure :

h = 29.2 m pylône (A).


𝐡𝐍 : Hauteur total du pylône.
h = 30 m pylône (B).

𝐂𝐓 = 0.085 : Coefficient qui dépend du système de contreventement utilisé.


(Tableau 4.6 du RPA99/2003)

T=1.068s pylône (A).


𝟑⁄
T=𝐂𝐓 𝐡𝐍 𝟒

T= 1.090s pylône (B).

D= 1.719 pylône (A).


𝟐
Ce qui donne : 𝑫 = 𝟐. 𝟓𝛈(𝐓𝟐 ⁄𝐓)𝟑
D=1.695 pylône (B).

 La force sismique totale à la base de la structure est :


𝐀×𝐃×𝐐×𝐖
𝐕𝐬𝐭 = R.P.A.99 (Art4.2.3)
𝐑

𝟎.𝟏𝟓×𝟏.𝟕𝟏𝟗×𝟏×𝟕𝟎𝟖𝟕.𝟐𝟗
𝐕𝐬𝐭 = = 𝟔𝟎𝟗. 𝟏𝟓𝟑 𝐤𝐠 Pylône A.
𝟑

𝟎.𝟏𝟓×𝟏.𝟔𝟗𝟓×𝟏×𝟏𝟎𝟑𝟎𝟖.𝟓𝟕
𝐕𝐬𝐭 = 𝟑
= 𝟖𝟕𝟑. 𝟔𝟓𝟏 𝐤𝐠 Pylône B.

P.F.E. MASTER 2018/2019 102


Chapitre VI Etude dynamique

 Spectre de réponse de calcul :


Pour la méthode dynamique modale spectrale, les forces sismiques sont représentées par spectre
de réponse de calcul suivant :

1,25A [1+ (T/T1) (2,5η (Q/R)-1)] 0≤ T≤ T1

2,5η (1,25A) (Q/R) T1≤ T≤ T2


(Sa / g) =
2,5η (1,25A) (Q/R) (T2/T) 2/3 T2≤ T≤ 3,0 s

2,5η (1,25A) (T2/3)2/3(3/T) 3/5(Q/R) T≥ 3,0 s

Fig. VI -1 : Spectre de réponse pour pylône (A).

Fig. VI -2 : Spectre de réponse pour pylône (B).

P.F.E. MASTER 2018/2019 103


Chapitre VI Etude dynamique

VI-4. Vérification des résultats vis-à-vis du R.P.A. 99/Version2003 :

VI-4-1. Vérification du résultant de la période fondamentale de la structure :

Te [s] 1.3Te [s] Tdyn [s] Tdyn ≤ 1.3 Te

Pylône A 1.068 1.388 0.27 Vérifié


Pylône B 1.090 1.417 0.38 Vérifié

Tableau VI -3 : Vérification du résultant de La période fondamentale.

VI-4-2. Vérification de la résultante des forces sismiques :

Vst [Kg] 0.8 Vst [Kg] Vdyn [kg] Vdyn ≥ 0.8Vst

Pylône A 609.153 487.322 1256.77 Vérifié

Pylône B 873.652 698.923 1452.05 Vérifié

Tableau VI -4 : Vérification de la résultante des forces.

VI-5. Conclusion :

Chaque séisme est caractérisé par un spectre de réponse en accélération et chaque structure est
caractérisée par une période propre T et un facteur d’amortissement ξ .
La réponse de la structure sous séisme dépend de ses modes propres de vibration. Ces modes
propres de vibrations ne dépendent pas au séisme et peuvent être visualisées lorsque la structure
est en oscillations libres, donc il s’agit d’une structure légère où l’effet de séisme est négligeable.
Vis-à-vis des mouvements du sol, les structures se comportent comme des oscillateurs dont les
modes propres d’oscillation dépendent notamment de la rigidité (la période) des éléments de la
structure.

P.F.E. MASTER 2018/2019 104


Chapitre VII

Etude d’Assemblages
et fondations
Chapitre VII Etude d’Assemblages et fondations

VII-1. Etude d’assemblages :


Un assemblage est un dispositif qui permet de réunir et de solidariser plusieurs pièces entre elles,
en assurant la transmission et la répartition des diverses sollicitations entre les pièces, sans générer
des sollicitations parasites, notamment de torsion.

VII-1-1. Vérification d’assemblages :

Nous avons vérifié les assemblages de ces barres selon la norme EC3, on utilise les formule qui
cité dans chapitre II tableaux II-8 (vérification du Boulon ordinaire au cisaillement, à la traction
et à la pression diamétrales). Les calculs des assemblages avec le logiciel nous donnons à
l’ANNEXE B.

On vérifié l’assemblage des quatre nouds de chaque pylône.

[Link]-1 : - Jonction : Cornière + Goussets + Boulons. Fig. VII-2 : la position des nouds d’assemblages.

d= 20mm d =22mm
d0= 22mm d0 =24mm
Pylône A : M20 pylône B : M22
As=245mm2 As=303mm2

a. Vérification au cisaillement :

P.F.E. MASTER 2018/2019 105


Chapitre VII Etude d’Assemblages et fondations

0.5fub As
[Link] = [daN] [Link] /nb ≤ [Link]
γMb1

1 2 3 4
Pylône A 5880.00 C.V C.V C.V C.V
pylône B 7272.00 C.V C.V C.V C.V

Tableau VII-1 : Vérification au cisaillement.

b. Vérification à la traction :

Tableau VII-2 : Vérification à la traction.

c. Vérification aux pressions diamétrales :

Tableau VII-3 : Vérification aux pressions diamétrales.

VII-1-2. Conclusion :

Le dimensionnement des boulons ordinaires ne présente pas un problème dans notre structure.

Il s’agit en fait des vérifications à faire. Cependant, le rôle des boulons n’est pas négligeable et
mérite d’être traité sous ses aspects réglementaires et constructifs.

On effectue de même toutes les vérifications nécessaires, on déduit que les assemblages sont
valables pour les pylônes.

P.F.E. MASTER 2018/2019 106


Chapitre VII Etude d’Assemblages et fondations

VII-2. Etude des fondations :


En plus du choix du pylône, il existe plusieurs choix de fondations qui diffèrent d’un pylône à
l’autre et selon le lieu et la nature du sol.

Les fondations pour les pylônes ont un double rôle : d’une part de transmettre les charges
concentrées au sol, et d’autre part de résister aux moments créés par les pylônes, c'est-à-dire à la
force ascendante créée.

VII-2-1. Dentition de l’interaction sol structure :


Le sol n’est pas parfaitement rigide. Sous l’effet d’un chargement dynamique, le sol et la
superstructure vibrent simultanément et interagissent l’un avec l’autre. La vibration de la
superstructure entraine des forces sur la fondation qui sont transmises au sol modifiant sa réponse.
Le phénomène de la modification de la réponse du sol (de la structure) par la présence de la
structure (le sol) s’appelle interaction sol-structure et il couvre deux phénomènes physiques [26] :

 L ‘action et la réaction entre le sol et la structure causant la déformation du sol et des


mouvements de la structure. Il s’agit de l’interaction inertielle.
 La compatibilité des déplacements entre la fondation, le sol et la structure. Il s’agit de
l’interaction cinématique.

VII-2-2. Stabilité des fondations :


Les massifs de fondations doivent être en équilibre sous l'action :

 Des sollicitations dues à la superstructure qui sont : des


forces verticales ascendantes ou descendantes, des forces
obliques, des forces horizontales et des moments de
flexion ou de torsion
 Des sollicitations dues au sol qui sont : des forces
verticales ascendantes ou descendantes et des forces obliques (adhérence, remblais...).
Les massifs de fondations doivent être stables ; c'est-à-dire qu'ils ne doivent donner lieu à des
tassements que si ceux-ci permettent la tenue de l'ouvrage ; des tassements uniformes sont
admissibles dans certaines limites ; mais des tassements différentiels sont rarement compatibles
avec la tenue de l'ouvrage. Il est donc nécessaire d'adapter le type et la structure des fondations à
la nature du sol qui va supporter l'ouvrage : l'étude géologique et géotechnique a pour but de

P.F.E. MASTER 2018/2019 107


Chapitre VII Etude d’Assemblages et fondations

préciser le type, le nombre et la dimension des fondations nécessaires pour fonder un ouvrage
donné sur un sol donné.

VII-2-3. Les vérifications d’instabilité :

[Link]-3 : L’instabilité des fondations.

VII-2-4. Différents types de fondations sous pylônes :

Fondations en béton Fondation multipode Massif Radier générale


Multipode. à longrines.

VII-2-5. La forme du bloc de fondation :


La fondation d’un pylône peut être de forme carrée,
rectangulaire ou circulaire. Cette forme est généralement
la plus utilisée car elle s’adapte à la forme du pylône et
présente une symétrie dans tous les sens. Il faut toujours
vérifier la capacité portante du sol sous l’effet de la
pression développée par le pylône au droit de la
[Link]-4 : Fondation d’un pylône à pied séparé.

P.F.E. MASTER 2018/2019 108


Chapitre VII Etude d’Assemblages et fondations

fondation, La pression sur le sol est la réaction due au vent sur le pylône et le poids total cumulé
sur la fondation.
Dans notre cas on a choisi 4 points d’appuis sur un massif en béton armé de section carrée pour
assurer l’ancrage et la stabilité du pylône.

VII-2-6. Choix du type de fondation :


Le choix du type de fondation dépend du :
 Type d'ouvrage construire.
 La nature et l'homogénéité du bon sol.
 La capacité portance de terrain de fondation.
 La charge totale transmise au sol.
 La raison économique.
 La facilité de réalisation.

VII-2-7. Combinaison d’action :


 pour le dimensionnement ELS.
 pour le ferraillage ELU.

VII-2-8. Les caractéristiques des matériaux :


Données concernant les matériaux
Béton fc28 …………………… Mpa 25
Acier fe …………………….....Mpa 400
γs (coefficient de sécurité des aciers) 1.15
ft28 …………………………….Mpa 2.1
𝝈
̅ 𝒔𝒐𝒍 …………………………….bar 3

VII-2-9. Pré dimensionnement de fondation pour pylône A :

Fx [daN] Fy [daN] Fz [daN]


ELS 87.75 -0.26 -0.84
ELU 6731.94 -18.79 1.36

P.F.E. MASTER 2018/2019 109


Chapitre VII Etude d’Assemblages et fondations

VII-2-10. Les conditions de vérifications :


a-vérification à la résistance :

𝑭𝑿 𝑭𝑿
FX [daN] ̅ 𝐬𝐨𝐥 [Bar]
𝛔 A ≥ [cm]
𝛔= ≤𝛔
̅𝐬𝐨𝐥 𝐬≥ S=A×B et A=B
𝐬 𝛔
̅𝐬𝐨𝐥 87.75 3 29.25

On remarque que la section est pratiquement négligeable ce qui nous oblige à revoir la section en
hausse.

Soit A > 60 cm pour vérifier la condition prévue par [Link] son guide calcul des
ouvrages en béton arme [27], donc on prend A = 80cm.

Pour avoir à éviter la vérification au cisaillement, on a intérêt à choisir h assez grand, par exemple
en prenant comme avec la méthode des bielles [27].
𝐀−𝐚
𝐡≥
𝟒
On prend a = 30cm h ≥ 12.5 cm.

Donc on prend : h = 40cm et ht = h + 5cm ht = 45cm.

[Link]-5 : Dimensionnement de la fondation.

b-vérification au renversement :
𝑳
𝐌𝐬𝐭 𝐌𝐬𝐭 = 𝑵 ( )
≥ 𝟏. 𝟑 Avec 𝟐
𝐌𝐫𝐞𝐧𝐯
𝐌𝐫𝐞𝐧𝐯 = 𝑭𝑯 × 𝒄
 𝐌𝐬𝐭 : Moment stabilisant.
 𝐌𝐫𝐞𝐧𝐯 : Moment renversant.
 𝑭𝑯 : Effort horizontale appliqué au le fut.

P.F.E. MASTER 2018/2019 110


Chapitre VII Etude d’Assemblages et fondations

 N : Le poids du pylône.
 𝑳 : La distance entre deux pieds de pylône (L=6 m).
N [Kg] 𝑭𝑯 [daN] L[cm] C[cm] 𝐌𝐬𝐭 [[Link]] 𝐌𝐫𝐞𝐧𝐯 [𝐊𝐠. 𝐜𝐦]
6731.94 9706.27 600 95 2019.582×103 922.095×103

𝐌𝐬𝐭 2019.582
= = 2.20 > 1.3 … … … 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣𝑖𝑟é𝑓𝑖é𝑒.
𝐌𝐫𝐞𝐧𝐯 922.095

VII-2-11. Calcule de ferraillage :


D’après la méthode de Bielle :

𝑵 (𝑨−𝒂) 6731.94(80−30)
𝑼
𝑨𝑺 = 𝟖×𝒉(𝐟𝐞⁄𝛄𝐬 )
𝐴𝑆 = 8×40(400⁄1.15 )×10 = 0.01𝑐𝑚2

Remarque : en application des résultats de calcul théorique, on a obtenu un ferraillage en T8 dans


les deux sens, en pratique et pour des réseaux de sécurité on opte à utiliser le T12 au lieu de T8.

Donc 4 HA 12, soit 𝑨𝑺 = 𝟒. 𝟓𝟐 𝒄𝒎𝟐

[Link]-6 : Schéma de ferraillage de fondation.

VII-3. Conclusion :
Dans une étude des fondations en a vu que la détermination des dimensions des structures des
pylônes a pour objet la conservation d'un état d'équilibre stable. Donc les constructions obéissent
aux lois générales de l'équilibre, La fondation doit, dans ce cadre, assurer l'équilibre entre la
pression engendrée par la sollicitation et la résistance du sol.

P.F.E. MASTER 2018/2019 111


Chapitre VIII

Technologies et exigences
Chapitre VIII Technologies et exigences

VIII-1. Introduction :
On a beau dire que la beauté est une affaire toute subjective, la
laideur, quant à elle, se constate aisément et envahit les paysages
du quotidien avec une vigueur chaque jour confirmée. La société
industrielle ne manque pas d’inventivité pour engendrer des
formes et des matériaux médiocres capable de se répandre partout.

Le développement de supports esthétiques contribue à l’insertion


des lignes de transport de l’électricité dans le paysage.

La prise en compte de l’impact environnemental


dans la conception des supports n’est pas nouvelle.
D’une manière générale, le support esthétique est
un juste compromis entre les besoins techniques et
industriels d’une part et les attentes du public pour
une meilleure intégration dans le paysage d’autre
part.

VIII-2. Définition et Ordonnancement des tâches à exécute :


 Travaux de Génie civil :
Les fondations

L’emplacement des pylônes étant déjà définis, il ne reste plus qu’à implanter les fondations c’est
une partie aussi longue qu’importante car elle nécessite de la précision. Ces travaux peuvent se
faire suivant les phases suivantes :

 Exécution des fouilles : Il s’agit de faire des


excavations dont les dimensions dépendent
des massifs en béton armé afin qui vont
supporter les pylônes chargés.
 Réglage d’embase : Pendant cette phase les topographes utilisent leurs relevés pour trouver
la position exacte des pieds de chaque pylône. Une fois que c’est
fait l’embase est positionnée et est rendue immobile à l’aide de
jambes de forces puis le béton est coulé pour former le massif
de la fondation. C’est aussi pendant cette phase que les câbles
de mise à la terre sont insérés verticalement depuis le fond de la fondation jusqu’à

P.F.E. MASTER 2018/2019 112


Chapitre VIII Technologies et exigences

l’embase. Une fois que la prise du béton de la semelle a été faite on passe à la réalisation
du coffrage pour la cheminée
 Remblai : Après l’obtention de notre fondation solide il faut reverser de la terre pour
combler les fouilles qui ont été faite et cette étape marque la fin des travaux génie civil.
 Travaux d’assemblage (serrage) :
Les pièces de pylônes viennent en lots de barres de même
dimension et des boulons de dimensions différentes pendant la
phase de colisage il faut reconstituer tous les pylônes puis ils
sont transportés jusqu’aux
différents lieux d’implantation où
ils sont assemblés. Une fois
l’assemblage terminé il faut
vérifier que tous les boulons ont été correctement serrés et
matés et qu’aucune pièce ne manque.

 Révision générale :
Durant cette phase il est question de contrôler tous les éléments de ligne il s’agit de :
 Au niveau du pylône vérifier que les boulons ont été bien serrés.
 Vérifier qu’aucune cornière ne manque et
qu’elles sont toutes à l’endroit qui leur est
réservé.
 Vérifier que les mises sur pince ont été bien
faites et que les câbles respectent l’écartement
minimum qui leur a été affecté.
 Vérifier les valeurs des mises à la Terre.
 Pose des plaques de numérotation et de danger.

P.F.E. MASTER 2018/2019 113


Chapitre VIII Technologies et exigences

VIII-3. Protection de pylône :


 protection contre la corrosion :
De par ses caractéristiques mécaniques,
économiques et en raison de sa longévité,
l’acier est un matériau couramment utilisé et
industrialisé. Cependant, sans une
protection efficace contre la corrosion,
l’acier rouille. Les conséquences ne sont pas
seulement esthétiques : elles sont aussi
financières à cause des coûts de maintenance élevés.

Il est donc indispensable de trouver une solution pérenne pour le protéger de la corrosion. La
galvanisation à chaud est un des procédés les plus efficaces de nombreux procédés de traitement
anticorrosion de l’acier par le zinc.

C’est la galvanisation. C’est l’unique méthode qui permette de traiter toute la surface de l’acier,
autant intérieure qu’extérieure.

La galvanisation est l'action donc de recouvrir une pièce d'une couche de zinc dans le but de la
protéger contre la corrosion. Le traitement est dit anticorrosif.

 protection au feu :
L'élévation de température due aux actions thermiques d'un incendie exerce une influence directe
sur les principales caractéristiques mécaniques de l'acier, qui déterminent la tenue des éléments de
construction : limite d'élasticité, résistance à la rupture et module de déformation E.

La Variation de ces caractéristiques en fonction de la température a été étudiée expérimentalement


par divers chercheurs. On connait ainsi avec assez de précision l'abaissement progressif de la limite
d'élasticité et du module de déformation E, du à 1'elevation de température.

Les diagrammes de traction obtenus expérimentalement sur des aciers courants de construction
sous diverses températures montrent.

P.F.E. MASTER 2018/2019 114


Chapitre VIII Technologies et exigences

Caractéristique de l’acier AC 24/37 a Diagramme contrainte –déformation de l’acier doux


différentes températures. ASTM A.36 à différente températures.

Pylône
 Protection de l'environnement :
Etudes d’impact l’environnement fait depuis une
vingtaine d’années l’objet de préoccupations
constantes. L’implantation de support de lignes et donc
de pylônes n’échappe pas à cette règle.

A ce titre, les études préalables à la réalisation


d'aménagements ou d'ouvrages qui, par l'importance de
leurs dimensions ou leurs incidences sur le milieu
naturel, peuvent porter atteinte à ce dernier, doivent
comporter une étude d'impact permettant d'en
apprécier les conséquences.

Ainsi, l’implantation de pylônes dans le paysage est


soumise à une étude d’impact couplée à l’étude de la ligne qu’il va supporter. Ces études doivent,
entre autres, apporter une justification à l’ouvrage, analyser l’état environnemental existant et

P.F.E. MASTER 2018/2019 115


Chapitre VIII Technologies et exigences

étudier les modifications potentielles de l’ouvrage sur l’environnement. Elles doivent en outre
justifier les solutions techniques validées et donner les mesures envisagées pour réduire l’impact
sur l’environnement.

VIII-4. L’esthétique d'un pylône :


Muguet, chat, fougère, roseau, Trianon ou
Beaubourg. .. autant de noms aux évocations
champêtres ou culturelles pour nommer les
pylônes que nos regards croisent sans plus les
remarquer. Voir leurs différences, c'est s'amuser
et s'ouvrir au fait qu'ils ont été conceptualisés ;
leur observation mène petit à petit à une évolution
de la pensée, où l'on se met à apprécier leurs
formes géométriques.

Le pylône, comme n'importe quel mobilier urbain,


lampadaires, bouches de métro ou stations de bus, ne peut-
il bénéficier des avancées design et technologiques.

Les dimensions environnementales et esthétiques sont


aujourd'hui prises en compte lors de l'installation de nouvelles lignes électriques. Entre lignes
aériennes et souterraines se dessine une troisième voie : celle des pylônes au design novateur.

VIII-5. Conclusion :
Les avantages de pylône sont plus dominants que les
inconvénients. A cet effet le pylône devient l’élément le
plus demande et utilise dans les opérations de transport
d’électricité, la télécommunication et autre secteurs
économique et industriels.

Vu l’importance de l’utilisation de pylône par apport à la


facilité de montage et démontage ainsi que le transport,
l’industrialisation de ce dernier connait un développement
rapide et diversifier travers le monde dans de différents
domaines.

P.F.E. MASTER 2018/2019 116


Chapitre VIII Technologies et exigences

Maquette et modélisme :

P.F.E. MASTER 2018/2019 117


Chapitre VIII Technologies et exigences

P.F.E. MASTER 2018/2019 118


Modèle proposé
Modèle proposé
D’après l’étude optimisée qui déjà fait dans les chapitres précédents nous avons proposé un autre
modèle de pylône autostable ‘portique’ pour faire une comparaison entre les 3 pylônes.

Modélisation des pylônes en 3D avec ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS :


Pour modéliser la structure en trois dimensions, nous allons utiliser le logiciel AUTODESK
ROBOT 2014.

Vue en 3D du pylône et les différents profilés utilisés dans la structure.

P.F.E. MASTER 2018/2019 119


Mode Fréquence [Hz] Période [sec] Masses Cumulées Masses Cumulées
UX [%] UY [%]

1 2,26 0,44 1,36 65,51


2 2,62 0,38 17,35 65,59
3 2,83 0,35 72,68 67,42
4 8,53 0,12 72,68 74,05
5 9,64 0,10 72,68 77,89
6 10,87 0,09 72,71 77,89
7 10,93 0,09 72,73 77,90
8 11,89 0,08 72,75 77,90
9 13,08 0,08 88,51 77,93
10 13,85 0,07 89,09 79,95
11 14,82 0,07 89,23 79,96
12 15,19 0,07 89,23 89,33
13 19,64 0,05 89,23 89,71
14 20,54 0,05 89,23 89,71
15 22,29 0,04 89,23 90,04
16 22,34 0,04 89,24 90,40
17 24,33 0,04 89,24 90,40
18 26,29 0,04 91,92 90,40

Les modes fondamentaux de la structure (pylône C).

On constate qu’il faut18 modes de vibration du pylône type C attendre 90% de participation des
masses modales exigées par le RPA 99 VERSION 2003 ART 4.3.4.a. Les résultats obtenue de la
période fondamentale est 0.44s.

 Les modes de vibrations :

Mode 1 Mode 9

Mode de flambement globale

P.F.E. MASTER 2018/2019 120


Mode de flambement

Mode 4

Mode de flambement local

Mode 2 Mode 8

Mode de torsion

P.F.E. MASTER 2018/2019 121


Etude comparative
supplémentaire
Etude comparative supplémentaire
La comparaison entre les deux pylônes étudiés :

Pylône A Pylône B
« à six triangle » « Chat »

Membrue (120x10) Membrure (150x18)

Diagonale (90x6) Diagonale (90x6)

Treillis (60x5) Treillis (70x7)

Console (100x10)

La hauteur (H) [m] 29.2 30


La section (la base) [cm2] (6 x 6) (6.5 x 6.5)
Nombre des barres 1718 704
Nombre des nœuds 849 712
Nombre de degré de liberté
5094 4272
(DDL)
Le poids. [kg] 7087.29 10308.57
La fréquence (F) [HZ] 3.70 2.66
La période (T) [s] 0.27 0.38
La force normale max
6731.94 26188.94
(FX max) [daN]
La réaction max
9706.27 14253.93
(Rmax) [daN]
MR : Moment renversant.
922.095x103 14253.93x103
[[Link]]
MS : Moment stabilisant.
2019.582x103 26188.94x103
[[Link]]

Observation : à la lumière des éléments comparatifs du tableau en haut, d’où le poids du pylône
« B » est notamment supérieur à celui du pylône « A » ce qui résulte que de premier (B) est plus
stable au renversement que la dernière.

P.F.E. MASTER 2018/2019 122


Dans cette partie nous avons comparé les trois types des pylônes avec même section des
Corniére.

Pylône A Pylône B Pylône C


« à six triangle » « Chat » « Portique »
Membrure (150x18)

Diagonale (90x6)

Treillis (70x7)

La hauteur (H) [m] 29.2 30 30


La section (la base)
(6 x6) (6.5x6.5) (14x2)
[cm2]
Nombre des barres 1718 704 1059
Nombre des nœuds 849 712 862
Nombre de degré de
5094 4272 5172
liberté (DDL)
Le poids. [kg] 9961.19 10308.57 14209.42
La fréquence (F)
4.49 2.66 2.26
[HZ]
La période (T) [s] 0.22 0.38 0.44

Observation : Nous conclus que la période elle est augmenté et la rigidité va diminuée, donc le
pylône « C » est de faible rigidité (flexible) par rapport aux autres pylônes.

D'après les modes de déformations obtenues par le logiciel on observe que le pylône le plus
déformable c’est le pylône « C ».

P.F.E. MASTER 2018/2019 123


Fiche Technique
Fiche Technique

Pylône auto-stable à six triangles

Domaine d’utilisation/fonction : Distribution,


Transport d’électricité et haute tension.

 Hauteur : 29.20m.

 Poids : 7087.29 kg.

 Nombre de tronçons : 7 éléments.

 Matière : Acier S 235 apte à la galvanisation à chaud.

 Traitement : Galvanisation à chaud selon la norme ISO 1461,

de tous les éléments, après toute fabrication.

 Structure métallique : Tour ou mat en treillis d’acier,

cornières, en éléments démontables /transportables.

 Boulonnerie d’assemblage : classe 6.8, galvanisée à chaud.

 Câble : Type AAAC en aluminium sa section 288mm2.

 Section transversale du pylône : carrée.

 Ancrage et Gabarit d’ancrage : fourni avec chaque pylône

(plaques tiges filetées, écrous et rondelles).

 Plaque d’identification : constructeur, type, année de

construction.

 Plateforme de travail et marches de repos : à divers niveau

P.F.E. MASTER 2018/2019 124


Pylône auto-stable "Chat"

 Domanie d’utilisation/fonction : Distribution,


Transport D’électricité et haute tension.

 Hauteur : 30m.

 Poids : 10308.57 kg.

 Nombre de tronçon : 4 éléments

 Matière : Acier S 235 apte à la galvanisation à chaud

 Traitement : Galvanisation à chaud selon la norme

ISO 1461, de tous les éléments, après toute fabrication

 Structure métallique : tour ou mat en treillis,

cornières, en éléments démontables /transportables

 Boulonnerie d’assemblage : classe 6.8, galvanisée à

chaud.

 Câble : Type AAAC en aluminium sa section 411 mm


2
.

 Section transversale du pylône : carrée

 Ancrage et Gabarit d’ancrage : fourni avec chaque

pylône (plaques tiges filetées, écrous et rondelles)

 Plaque d’identification : constructeur, type, année de construction.

 Plateforme de travail et marches de repos : à divers niveaux.

P.F.E. MASTER 2018/2019 125


Pylône auto-stable "portique"

 Domanie d’utilisation/fonction :
Distribution, Transport D’électricité et haute
tension.
 Hauteur : 30 m.
 Poids : 14209.42 kg.
 Nombre de tronçon : 3 éléments
 Matière : Acier S 235 apte à la
galvanisation à chaud
 Traitement : Galvanisation à chaud
selon la norme ISO 1461, de tous les éléments,
après toute fabrication
 Structure métallique : tour ou mat en
treillis, cornières, en éléments démontables
/transportables
 Boulonnerie d’assemblage : classe
6.8, galvanisée à chaud.
 Câble : Type AAAC en aluminium sa
section 411 mm 2.
 Section transversale du pylône :
rectangulaire
 Ancrage et Gabarit d’ancrage : fourni
avec chaque pylône (plaques tiges filetées,
écrous et rondelles)
 Plaque d’identification : constructeur,
type, année de construction.

 Plateforme de travail et marches de

repos : à divers niveaux.

P.F.E. MASTER 2018/2019 126


Conclusion Générale

Ce projet nous a permis d’acquérir de nouveaux concepts de construction métallique notamment


le calcul des structures ajourées comme pour notre cas le pylône d’électrique, et de voir les
difficulltées rencontrées par les ingénieurs concepteurs de tels projets.
Au cours de ce projet nous avons :
 Conçu la structure du pylône.
 Choisi les matériaux convenables.
 Calculé les sollicitations appliquées sur le pylône.
 Dimensionnement de pylône.
 Vérification dynamique selon R.P.A.99/V 2003.
 Vérification d’assemblage.
 Dimensionnement des fondations.
 La comparaison entre les trois variantes.
Nous pouvons dire que ce projet de fin d’étude nous a permis de calculer manuellement les charges
exercées sur un pylône d’alignement et de dimensionner ce dernier selon la norme Eurocode 3
avec le logiciel ROBOT.
En arrivant au terme de ce travail, nous pouvons affirmer que nous avons beaucoup appris,
l'expérience en valait la peine. En effet au-delà des difficultés il y a ce que l'on appelle
communément "la leçon", c'est comme la récolte pour le paysan qui a passé de longs mois de dur
labeur.
Les sections des cornières obtenues hormis celles des consoles sont toutes supérieures aux
sections utilisées sur le terrain. Ces valeurs peuvent s’avérer réalistes puisse que sur le terrain les
problèmes sont fréquents jusqu’à ce que certains pylônes ont connu le doublement de leurs
poteaux. Au vu des résultats obtenus au cours de cette étude, nous recommandons d’autres
dimensionnements avec d’autres cas de chargements autres que le cas étudier pour s’approprier
l’utilisation du logiciel.
Suggestions :
Ce travail a montré que le domaine étudié est très vaste. Au cours des études menées, des
problèmes non résolus ou partiellement résolus ont été rencontrés. Nous suggérons pour les
travaux futurs la prise en compte d’un certain nombre de paramètres dont :
 Analyse détaillé d’un pylône d’angle ;

P.F.E. MASTER 2018/2019 127


 Etude comparative avec un pylône portique et pylône articlé et haubané… ;
 Modélisation du pylône avec l’interaction sol structure, en introduisant des
éléments d’interfaces ;
Etude des pylônes en d’autres matériaux (acier béton par exemple)
 Etude par modélisation locale pour définir les zones où se localisent les
contraintes critiques (Plastification) afin d’estimer la durée de vie du pylône ;
 Analyse de l’effet du 2eme ordre, imperfection et défaut d’assemblage ;
 Des essais expérimentaux permettant et in-situ de juger de la pertinence du
modèle numérique.
 Analyse des pylônes sous une charge de choc.

P.F.E. MASTER 2018/2019 128


Références bibliographiques

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auto-stable de 50métre selon les normes CM66 additif 80 & Eurocode 3‘’, projet Industriel de Fin
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[9].Alioum MOUSTAPHA, ’Construction d’une ligne d’interconnexion HTA 33kV ET LE


RESEAU HTA/BTA DE YABA’’, mémoire de mastère en Génie ENERGETIQUE ET ENERGIE
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édition ISBN 2-88074-359-1 (2001) ,703p.
[11].Mlle AMROUNE Mouna,’’Calcul des poutres métalliques selon le règlement Algérien
C.C.M.97’’, mémoire de mastère en GENIE CIVIL, université MOHAMED BOUDIAF-M’SILA
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[12].MOUNIR BEN JDIDIA, ‘’Cours de Charpentes métallique’’, ECOLE NATIONALE


D’INGENIEURS DE SFAX DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL, (2013/2014) ,114p.

[13].Koffi Aho VERCELLINO (Ingénieur de l’École Centrale de Lyon et Ingénieur Civil du


Génie Maritime), ’’Composants métalliques tendus et comprimés’’ ,26p.

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[15].Bitsch Quentin (TS1ETA), ‘’Architecture des réseaux de transport HT ‘’, Janvier 2011, 21p.

[16].Gérard PHILIPPONNAT (Ingénieur de l’École Spéciale des Travaux Publics et Directeur


Technique de la société SOPENA),’’Constructions métalliques - Fondations pour pylônes et
mâts’’, 14p.

[17].Arnaud Delaplace,Fabrice Gatuingt et Frédéric Ragueneau,’’Mécanique des structures -


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[18].Philippe Mestat et Michale Prat, ’’Ouvrage en interaction’’, Sous-partie 2-Ouvrages


soumis à des actions naturelles ou accidentelles, HERMES Science Publication, Paris, 1999, ISBN
2-7462-0048-1,918p.

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Docteur en Génie Civil de l’université Paris-Est, France),’’Cours Méthode des Éléments Finis’’,
(2005/2014) ,106p.

[23].Michel Cazenave,’’Méthode des éléments finis’ ’Dunod, Paris, 2010, ISBN 978-2-10-
055065-4,280p.
[24].REGLEMENT NEIGE ET VENT "R.N.V. 1999", C.N.E.R.I.B. Cité Nouvelle El-Mokrani -
SOUIDANIA - Gouvernorat du Grand Alger,ISBN : 9961-845-03-X ,134p.

[25].RPA99/Version2003 : Règles parasismiques Algériennes.

[26].Stewart, J. P., Fenves, G. L., and Seed, R. B. (1999). ‘’Seismic soil- structure interaction in
building: analytical methods. Journal of Geotechnical and Geoenvironmental Engineering,
ASCE’’, 125(1):26–37.

[27].[Link], ’’Calculus des outrages en béton arme’’, office des publications


universities, place central de ben aknoun (Alger).
Les Annexes
ANNEXE –A-

Les figures et les tableaux


Fig.1 : Composants d’une ligne haute- tension aérienne.

Fig.2 : les différentes formes de pylône.


Type de construction 𝐳𝐞𝐪 (en m)
Verticale (bâtiment, tour, cheminée, etc.)
𝐳𝐞𝐪 = Max. [0.6 × h ; zmin ]
(voir figure A4.1.a, R.N.V)
h << b ; d << b et b⁄h1 ≥ 0.5
Horizontale
(voir figure A4.1.b, R.N.V) 𝐳𝐞𝐪 = Max. [h1 + h⁄2; zmin ]

Ponctuelle (réservoirs surélevés, etc.) b/h 1 < 0,5 ; h⁄h1 ≥ 0.5


(voir figure A4.1.c, R.N.V) 𝐳𝐞𝐪 = Max. [h1 + h⁄2; zmin ]

Tableau 1 : Mode de détermination de 𝒛𝒆𝒒 .

𝒛𝒎𝒊𝒏
Categories de terrain 𝑲𝑻 𝒛𝟎 (m) 𝛆
(m)
I
En bord de mer, au bord d’un plan d’eau offrant au
0.17 0.01 2 0.11
moins 5 km de longueur au vent, régions lisses et sans
obstacles.
II
Régions de culture avec haies et avec quelques petites 0.19 0.05 4 0.26
fermes, maisons ou arbres.
III
Zones industrielles ou suburbaines, forêt, zones
0.22 0.3 8 0.37
urbaines ne rentrant pas dans la catégorie de terrain
IV
IV
Zones urbaines dont au moins 15% de la surface est
0.24 1 16 0.46
occupée par des bâtiments de hauteur moyenne
supérieure à 15 m.

Tableau 2 : Définition des catégories de terrain.

Site 𝐂𝐭 (𝐳)
site plat 1
site aux alentours des vallées et oueds sans effet d’entonnoir 1
site aux alentours des vallées et oueds avec effet d’entonnoir 1.3
site aux alentours des plateaux 1.15
site aux alentours des collines 1.15
site montagneux 1.5

Tableau 3 : Valeurs de 𝑪𝒕 (𝒛).

Zone 𝐕𝐫é𝐟 (m/s) Zone 𝐪𝐫é𝐟 (N/m²) 𝐪𝐭𝐞𝐦𝐩 (N/m²)


I 25 I 370 270
II 28 II 470 340
III 31 III 575 415

Tableau 4 : Valeurs de la vitesse de Tableau 5 : Valeurs de la pression


référence du vent. dynamique de référence.
Fig.3 : Coefficient 𝑪𝒇𝟎 des constructions à base rectangulaire à angles vifs.

Type de construction 𝒂𝟏 𝒃𝟏 𝜹𝒎𝒊𝒏


Bâtiments en béton armé 0.045 0.05 0.10
Bâtiments en acier 0.045 0 0.05
Structures composites béton + acier 0.08 0 0.08
Tours en béton armé 0.050 0 0.025
Cheminées en béton armé 0.075 0 0.03
Cheminées en acier soudé non revêtues 0 0.015 0
Cheminées en acier avec revêtement
0 0.025 0
ou isolation thermique
Cheminées avec deux revêtements ou plus 0 0.030 0
Cheminées en acier avec revêtement
0 0.070.05 0
en briques

Tableau 6 : Coefficients 𝒂𝟏 , 𝒃𝟏 𝒆𝒕 𝜹𝒎𝒊𝒏.


Tableaux 7 : Les Caractéristiques géométriques des cornières à ailes égales.
ANNEXE-B-

Note de calcule
d’assemblage
 Exemple détaillé d’assemblage d’un nœud 1 d’un pylône A :
Les donné : d= 20mm
fbu=600 Mpa.
Pour pylône A on a : M20 ; Boulon ordinaire classe 6.8 :
d0=22mm
fy=480 Mpa.
As=245mm2
Fmax= 6548.79 daN. Barre(120 × 120 × 10).

1-Vérification au cisaillement :
𝐅𝐕.𝐬𝐝 𝟎.𝟓𝐟𝐮𝐛 𝐀𝐬
≤ 𝐅𝐕.𝐑𝐝 = 𝒏. 𝒑 ; Avec : nb : Nombre des boulons, np : Nombre des plans de cisaillement.
𝒏.𝒃 𝛄𝐌𝐛𝟏

𝟔𝟓𝟒𝟖.𝟕𝟗 𝟎.𝟓×𝟔𝟎𝟎×𝟐𝟒𝟓×𝟏𝟎−𝟏
𝟔
≤ 𝟏.𝟐𝟓
→ 1091.465 daN ≤ 58880 daN … … … … C. V.

(c.v : condition vérifier).


2- Vérification à la traction :
𝐅𝐭.𝐬𝐝 𝟎.𝟗𝐟𝐮𝐛 𝐀𝐬 𝟎.𝟗×𝟔𝟎𝟎×𝟐𝟒𝟓×𝟏𝟎−𝟏
𝒏.𝒃
≤ 𝐅𝐭.𝐑𝐝 = 𝛄𝐌𝐛𝟐
𝒏. 𝒑 ; 1091.465daN ≤ 𝟏.𝟓
= 8820 daN.

1091.465daN ≤ 8820daN … … … … C. V

3- Vérification à la pression diamétrale :


𝐅𝐛.𝐬𝐝 𝟐.𝟓𝛂𝐟𝐮 𝐝𝐭 e1 p1 1 fub
𝒏.𝒃
≤ 𝐅𝐛.𝐑𝐝 = 𝛄𝐌𝐛𝟏
𝒏. 𝒑 ; Avec α = min {
3d0
;
3d0
− ;
4 fu
ou 1}

e1≥1.2 d0 e1 ≥ 26.4mm
α = min{0.4; 0.48; 1.67 ou 1} Donc : α = 0.4
p1≥2.2 d0 p 1≥48.40mm

2.5×0.4×600×22×10×10−1
1091.465 𝑑𝑎𝑁 ≤ = 10560 𝑑𝑎𝑁 ; 1091.465 𝑑𝑎𝑁 ≤ 10560 𝑑𝑎𝑁 … … … 𝐶. 𝑉
1.25

 Calcul l’assemblage pare logicielle :


Pour pylône A : nœud 1

La position de nœud 1 pylône A.


Autodesk Robot Structural Analysis Professional 2014

Calcul de l'assemblage au gousset


Ratio
EN 1993-1-8:2005/AC:2009 0,67

GENERAL
Assemblage N°: 1
Nom de l’assemblage : Gousset - contreventement
Nœud de la structure: 1
Barres de la structure: 1701, 1323,

GEOMETRIE
Barres

Barre 1 Barre 2
Barre N°: 1701 1323
Profilé: CAEP 120x10 CAEP 90x6
h 120 90 mm
bf 120 90 mm
tw 10 6 mm
tf 10 6 mm
r 13 11 mm
A 23,18 10,57 cm2
Matériau: ACIER E24 ACIER E24
fy 235,00 235,00 MPa
fu 365,00 365,00 MPa
Angle  90,0 65,8 Deg
Longueur l 0,00 0,00 m
Boulons
Barre 1

Le plan de cisaillement passe par la partie NON FILETÉE du boulon


Classe = 6.8 Classe du boulon
d= 20 [mm] Diamètre du boulon
d0 = 22 [mm] Diamètre du trou de boulon
As = 2,45 [cm2] Aire de la section efficace du boulon
Av = 3,14 [cm2] Aire de la section du boulon
fyb = 410,00 [MPa] Limite de plasticité
fub = 600,00 [MPa] Résistance du boulon à la traction
n= 6 Nombre de colonnes des boulons
Espacement des boulons 60;60;60;60;60 [mm]
e1 = 30 [mm] Distance du centre de gravité du premier boulon de l'extrémité de la barre
e2 = 35 [mm] Distance de l'axe des boulons du bord de la barre
ec = 100 [mm] Distance de l'extrémité de la barre du point d'intersection des axes des barres
Barre 2

Le plan de cisaillement passe par la partie NON FILETÉE du boulon


Classe = 6.8 Classe du boulon
d= 20 [mm] Diamètre du boulon
d0 = 22 [mm] Diamètre du trou de boulon
As = 2,45 [cm2] Aire de la section efficace du boulon
Av = 3,14 [cm2] Aire de la section du boulon
fyb = 410,00 [MPa] Limite de plasticité
fub = 600,00 [MPa] Résistance du boulon à la traction
n= 1 Nombre de colonnes des boulons
Espacement des boulons [mm]
e1 = 30 [mm] Distance du centre de gravité du premier boulon de l'extrémité de la barre
e2 = 35 [mm] Distance de l'axe des boulons du bord de la barre
ec = 100 [mm] Distance de l'extrémité de la barre du point d'intersection des axes des barres

GOUSSET
lp = 350 [mm] Longueur de la platine
hp = 600 [mm] Hauteur de la platine
tp = 10 [mm] Epaisseur de la platine

Paramètres

h1 = 0 [mm] Grugeage
v1 = 0 [mm] Grugeage
h2 = 0 [mm] Grugeage
v2 = 0 [mm] Grugeage
h3 = 0 [mm] Grugeage
v3 = 0 [mm] Grugeage
h4 = 0 [mm] Grugeage
v4 = 0 [mm] Grugeage

Centre de gravité de la tôle par rapport au centre de gravité des barres (75;200)

eV = 100 [mm] Distance verticale de l'extrémité du gousset du point d'intersection des axes des barres
eH = 100 [mm] Distance horizontale de l'extrémité du gousset du point d'intersection des axes des barres
Matériau: ACIER
fy = 235,00 [MPa] Résistance
COEFFICIENTS DE MATERIAU
M0 = 1,00 Coefficient de sécurité partiel [2.2]
M2 = 1,25 Coefficient de sécurité partiel [2.2]

EFFORTS

Cas: 10: 1.35G+1.5W1 (1+2+3)*1.35+5*1.50

Nb1,Ed = 6548,79 [daN] Effort axial


Nb2,Ed = 2685,74 [daN] Effort axial

RESULTATS

BARRE 1

RESISTANCE DES BOULONS


Fv,Rd = 9047,79 [daN] Résistance de la tige d'un boulon au cisaillement Fv,Rd= 0.6*fub*Av*m/M2

Pression du boulon sur la barre

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1x=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,45 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), p1/(3*d0)-0.25, fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,45 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1x 6636,3 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd1x=k1x*bx*fu*d*ti/M
= 6 ] trou 2

Direction z
k1z = 2,12 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 1.4*(p1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,12 > 0,00 vérifié
bz = 0,53 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 0,53 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1z = 6559,94 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd1z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

Pression du boulon sur la platine

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,66 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), p1/(3*d0)-0.25, fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,66 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2x = 9622,73 [daN] Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du trou Fb,Rd2x=k1*b*fu*d*ti/M2

Direction z
k1z = 2,12 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 1.4*(p1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,12 > 0,00 vérifié
bz = 1,00 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 1,00 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2z = 12370,18 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd2z=k1z*bz*fu*d*ti/M2
VERIFICATION DE L'ASSEMBLAGE POUR LES EFFORTS AGISSANT SUR LES BOULONS
cisaillement des boulons
e= 2 [mm] Excentricité de l'effort axial par rapport à l'axe des boulons
M0 = 12,20 [daN*m Moment fléchissant réel M0=Nb1,Ed*e
]
1091,4 Force résultante dans le boulon due à l'influence de l'effort
FNSd = 7 [daN] axial FNSd = Nb1,Ed/n
FMSd 29,05 [daN] Effort composant dans le boulon dû à l'influence du moment FMSd=M0*xmax/xi2
=
1091,4
Fx,Ed = 7 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction x Fx,Ed = FNSd
Fz,Ed = 29,05 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction z Fz,Ed = FMSd
6636,3 FRdx=min(FvRd, FbRd1x,
FRdx = 6 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction x FbRd2x)
6559,9 FRdz=min(FvRd, FbRd1z,
FRdz = 4 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction z FbRd2z)
|Fx,Ed|  FRdx |1091,47| < 6636,36 vérifié (0,16)
|Fz,Ed|  FRdz |29,05| < 6559,94 vérifié (0,00)

VERIFICATION DE LA SECTION DE LA POUTRE AFFAIBLIE PAR LES TROUS


3 = 0,52 Coefficient de réduction [Tableau 3.8]
Anet = 20,98 [cm2] Aire de la section nette Anet = A - d0*tf1
Nu,Rd = 31744,65 [daN] Résistance de calcul de la section nette Nu,Rd = (3*Anet*fu1)/M2
Npl,Rd = 49025,70 [daN] Résistance de calcul plastique de la section brute Npl,Rd = (0.9*A*fy1)/M2
|Nb1,Ed|  Nu,Rd |6548,79| < 31744,65 vérifié (0,21)
|Nb1,Ed|  Npl,Rd |6548,79| < 49025,70 vérifié (0,13)

VERIFICATION DE LA BARRE POUR LE CISAILLEMENT DE BLOC


Ant = 7,40 [cm2] Aire nette de la zone de la section en traction
Anv = 20,90 [cm2] Aire de la zone de la section en traction
VeffRd 39160,5 [daN Résistance de calcul de la section affaiblie par les VeffRd=0.5*fu*Ant/M2 +
= 6 ] trous (1/3)*fy*Anv/M0
|Nb1,Ed|  VeffRd |6548,79| < 39160,56 vérifié (0,17)

BARRE 2

RESISTANCE DES BOULONS


Fv,Rd = 9047,79 [daN] Résistance de la tige d'un boulon au cisaillement Fv,Rd= 0.6*fub*Av*m/M2

Pression du boulon sur la barre

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1x=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,45 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,45 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1x 3981,8 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd1x=k1x*bx*fu*d*ti/M
= 2 ] trou 2

Direction z
k1z = 2,12 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,12 > 0,00 vérifié
bz = 0,53 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 0,53 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1z = 3935,97 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd1z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

Pression du boulon sur la platine

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 1,00 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), fub/fu, 1]
bx > 0.0 1,00 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2x 14600,0 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd2x=k1*b*fu*d*ti/M
= 0 ] trou 2

Direction z
k1z = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bz = 1,00 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 1,00 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2z = 14600,00 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd2z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

VERIFICATION DE L'ASSEMBLAGE POUR LES EFFORTS AGISSANT SUR LES BOULONS


cisaillement des boulons
e= 11 [mm] Excentricité de l'effort axial par rapport à l'axe des boulons
M0 = 29,40 [daN* Moment fléchissant réel M0=Nb2,Ed*e
m]
2685,7 Force résultante dans le boulon due à l'influence de l'effort
FNSd = 4 [daN] axial FNSd = Nb2,Ed/n

FMSd = 0,00 [daN] Effort composant dans le boulon dû à l'influence du FMSd=M0*xmax/xi2


moment
2685,7
Fx,Ed = 4 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction x Fx,Ed = FNSd
Fz,Ed = 0,00 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction z Fz,Ed = FMSd
FRdx 3981,8 Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction FRdx=min(FvRd, FbRd1x,
= 2 [daN] x FbRd2x)
FRdz 3935,9 Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction FRdz=min(FvRd, FbRd1z,
= 7 [daN] z FbRd2z)
|Fx,Ed|  FRdx |2685,74| < 3981,82 vérifié (0,67)
|Fz,Ed|  FRdz |0,00| < 3935,97 vérifié (0,00)

VERIFICATION DE LA SECTION DE LA POUTRE AFFAIBLIE PAR LES TROUS


Nu,Rd = 8409,60 [daN] Résistance de calcul de la section nette Nu,Rd = [2*(e2-0.5*d0)*tf2*fu2]/M2
Npl,Rd = 22355,55 [daN] Résistance de calcul plastique de la section brute Npl,Rd = (0.9*A*fy2)/M2
|Nb2,Ed|  Nu,Rd |2685,74| < 8409,60 vérifié (0,32)
|Nb2,Ed|  Npl,Rd |2685,74| < 22355,55 vérifié (0,12)

VERIFICATION DE LA BARRE POUR LE CISAILLEMENT DE BLOC


Ant = 2,64 [cm2] Aire nette de la zone de la section en traction
Anv = 1,14 [cm2] Aire de la zone de la section en traction
VeffRd = 5401,12 [daN] Résistance de calcul de la section affaiblie par les trous VeffRd=0.5*fu*Ant/M2 + (1/3)*fy*Anv/M0
|Nb2,Ed|  VeffRd |2685,74| < 5401,12 vérifié (0,50)

REMARQUES
Entraxe des boulons sur la barre 2 trop faible 0 [mm] < 48 [mm]
Assemblage satisfaisant vis à vis de la Norme Ratio 0,67

Pure pylône B : nœud 3

La position de nœud 3 pylône B.

Autodesk Robot Structural Analysis Professional 2014

Calcul de l'assemblage au gousset


Ratio
EN 1993-1-8:2005/AC:2009 0,64

GENERAL
Assemblage N°: 1
Nom de l’assemblage : Gousset - nœud membrure de treillis
Nœud de la structure: 757
Barres de la structure: 650, 650, 589, 588,

GEOMETRIE
Barres
Barre 1-2 Barre 3 Barre 5
Barre N°: 650 589 588
Profilé: CAEP 90x6 CAEP 90x6 CAEP 90x6
h 90 90 90 mm
bf 90 90 90 mm
tw 6 6 6 mm
tf 6 6 6 mm
r 11 11 11 mm
A 10,57 10,57 10,57 cm2
Matériau: ACIER E24 ACIER E24 ACIER E24
fy 235,00 235,00 235,00 MPa
fu 365,00 365,00 365,00 MPa
Angle  0,0 61,3 61,3 Deg
Longueur l 4,82 6,77 4,82 m

BOULONS
Barre 1-2

Le plan de cisaillement passe par la partie NON FILETÉE du boulon


Classe = 6.8 Classe du boulon
d= 22 [mm] Diamètre du boulon
d0 = 24 [mm] Diamètre du trou de boulon
As = 3,03 [cm2] Aire de la section efficace du boulon
Av = 3,80 [cm2] Aire de la section du boulon
fyb = 410,00 [MPa] Limite de plasticité
fub = 600,00 [MPa] Résistance du boulon à la traction
n= 3 Nombre de colonnes des boulons
Espacement des boulons 80;80 [mm]
e2 = 40 [mm] Distance de l'axe des boulons du bord de la barre

Barre 3

Le plan de cisaillement passe par la partie NON FILETÉE du boulon


Classe = 6.8 Classe du boulon
d= 22 [mm] Diamètre du boulon
d0 = 24 [mm] Diamètre du trou de boulon
As = 3,03 [cm2] Aire de la section efficace du boulon
Av = 3,80 [cm2] Aire de la section du boulon
fyb = 410,00 [MPa] Limite de plasticité
fub = 600,00 [MPa] Résistance du boulon à la traction
n= 1 Nombre de colonnes des boulons
Espacement des boulons [mm]
e1 = 30 [mm] Distance du centre de gravité du premier boulon de l'extrémité de la barre
e2 = 40 [mm] Distance de l'axe des boulons du bord de la barre
ec = 150 [mm] Distance de l'extrémité de la barre du point d'intersection des axes des barres
Barre 5

Le plan de cisaillement passe par la partie NON FILETÉE du boulon


Classe = 6.8 Classe du boulon
d= 22 [mm] Diamètre du boulon
d0 = 24 [mm] Diamètre du trou de boulon
As = 3,03 [cm2] Aire de la section efficace du boulon
Av = 3,80 [cm2] Aire de la section du boulon
fyb = 410,00 [MPa] Limite de plasticité
fub = 600,00 [MPa] Résistance du boulon à la traction
n= 1 Nombre de colonnes des boulons
Espacement des boulons [mm]
e1 = 30 [mm] Distance du centre de gravité du premier boulon de l'extrémité de la barre
e2 = 40 [mm] Distance de l'axe des boulons du bord de la barre
ec = 150 [mm] Distance de l'extrémité de la barre du point d'intersection des axes des barres

GOUSSET
lp = 600 [mm] Longueur de la platine
hp = 300 [mm] Hauteur de la platine
tp = 10 [mm] Epaisseur de la platine

Paramètres

h1 = 0 [mm] Grugeage
v1 = 0 [mm] Grugeage
h2 = 0 [mm] Grugeage
v2 = 0 [mm] Grugeage
h3 = 0 [mm] Grugeage
v3 = 0 [mm] Grugeage
h4 = 0 [mm] Grugeage
v4 = 0 [mm] Grugeage

Centre de gravité de la tôle par rapport au centre de gravité des barres (0;50)

eV = 100 [mm] Distance verticale de l'extrémité du gousset du point d'intersection des axes des barres
eH = 300 [mm] Distance horizontale de l'extrémité du gousset du point d'intersection des axes des barres
e0 = 0 [mm] Distance axe membrure hor.
Matériau: ACIER
fy = 235,00 [MPa] Résistance

COEFFICIENTS DE MATERIAU
M0 = 1,00 Coefficient de sécurité partiel [2.2]
M2 = 1,25 Coefficient de sécurité partiel [2.2]

EFFORTS

Cas: 10: 1.35Q+1.5W1 (1+2+3)*1.35+5*1.50

Nb1,Ed = -2261,61 [daN] Effort axial


Nb2,Ed = 184,28 [daN] Effort axial
Nb3,Ed = 2561,34 [daN] Effort axial
Nb5,Ed = -2567,72 [daN] Effort axial
RESULTATS

BARRE 1-2

RESISTANCE DES BOULONS


Fv,Rd = 10947,82 [daN] Résistance de la tige d'un boulon au cisaillement Fv,Rd= 0.6*fub*Av*m/M2

Pression du boulon sur la barre

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1x=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,56 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), p1/(3*d0)-0.25, fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,56 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1x 5353,3 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd1x=k1x*bx*fu*d*ti/M
= 3 ] trou 2

Direction z
k1z = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 1.4*(p1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bz = 0,56 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 0,56 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1z = 5353,33 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd1z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

Pression du boulon sur la platine

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,86 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), p1/(3*d0)-0.25, fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,86 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2x 13829,4 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd2x=k1*b*fu*d*ti/M
= 4 ] trou 2

Direction z
k1z = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 1.4*(p1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bz = 1,00 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 1,00 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2z = 16060,00 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd2z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

VERIFICATION DE L'ASSEMBLAGE POUR LES EFFORTS AGISSANT SUR LES BOULONS


cisaillement des boulons
e= 16 [mm] Excentricité de l'effort axial par rapport à l'axe des boulons
M0 = -39,00 [daN*m Moment fléchissant réel M0=Nb1,Ed*e
]
- Force résultante dans le boulon due à l'influence de l'effort
FNSd = 815,30 [daN] FNSd = Nb1,Ed/n
axial
FMSd -
243,77 [daN] Effort composant dans le boulon dû à l'influence du moment FMSd=M0*xmax/xi2
=
-
Fx,Ed = 815,30 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction x Fx,Ed = FNSd
e= 16 [mm] Excentricité de l'effort axial par rapport à l'axe des boulons
-
Fz,Ed = 243,77 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction z Fz,Ed = FMSd
5353,3 FRdx=min(FvRd, FbRd1x,
FRdx = 3 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction x
FbRd2x)
5353,3 FRdz=min(FvRd, FbRd1z,
FRdz = 3 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction z
FbRd2z)
|Fx,Ed|  FRdx |-815,30| < 5353,33 vérifié (0,15)
|Fz,Ed|  FRdz |-243,77| < 5353,33 vérifié (0,05)

VERIFICATION DE LA SECTION DE LA POUTRE AFFAIBLIE PAR LES TROUS


3 = 0,57 Coefficient de réduction [Tableau 3.8]
Anet = 9,13 [cm2] Aire de la section nette Anet = A - d0*tf1
Nu,Rd = 15107,11 [daN] Résistance de calcul de la section nette Nu,Rd = (3*Anet*fu1)/M2
Npl,Rd = 22355,55 [daN] Résistance de calcul plastique de la section brute Npl,Rd = (0.9*A*fy1)/M2
|Nb1,Ed|  Nu,Rd |-2445,89| < 15107,11 vérifié (0,16)
|Nb1,Ed|  Npl,Rd |-2445,89| < 22355,55 vérifié (0,11)

VERIFICATION DE LA BARRE POUR LE CISAILLEMENT DE BLOC


Ant = 2,28 [cm2] Aire nette de la zone de la section en traction
Anv = 8,40 [cm2] Aire de la zone de la section en traction
VeffRd 14725,6 [daN Résistance de calcul de la section affaiblie par les VeffRd=0.5*fu*Ant/M2 +
= 9 ] trous (1/3)*fy*Anv/M0
|Nb1,Ed|  VeffRd |-2445,89| < 14725,69 vérifié (0,17)

BARRE 3

RESISTANCE DES BOULONS


Fv,Rd = 10947,82 [daN] Résistance de la tige d'un boulon au cisaillement Fv,Rd= 0.6*fub*Av*m/M2

Pression du boulon sur la barre

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1x=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,42 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,42 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1x 4015,0 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd1x=k1x*bx*fu*d*ti/M
= 0 ] trou 2

Direction z
k1z = 1,80 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 1,80 > 0,00 vérifié
bz = 0,56 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 0,56 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1z = 3854,40 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd1z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

Pression du boulon sur la platine

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,79 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,79 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2x 12646,1 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd2x=k1*b*fu*d*ti/M
= 1 ] trou 2

Direction z
k1z = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bz = 1,00 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 1,00 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2z = 16060,00 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd2z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

VERIFICATION DE L'ASSEMBLAGE POUR LES EFFORTS AGISSANT SUR LES BOULONS


cisaillement des boulons
e= 16 [mm] Excentricité de l'effort axial par rapport à l'axe des boulons
M0 = 40,84 [daN*m Moment fléchissant réel M0=Nb3,Ed*e
]
2561,3 Force résultante dans le boulon due à l'influence de l'effort
FNSd = 4 [daN] axial FNSd = Nb3,Ed/n
FMSd 0,00 [daN] Effort composant dans le boulon dû à l'influence du moment FMSd=M0*xmax/xi2
=
2561,3
Fx,Ed = 4 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction x Fx,Ed = FNSd
Fz,Ed = 0,00 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction z Fz,Ed = FMSd
4015,0 FRdx=min(FvRd, FbRd1x,
FRdx = 0 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction x FbRd2x)
3854,4 FRdz=min(FvRd, FbRd1z,
FRdz = 0 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction z FbRd2z)
|Fx,Ed|  FRdx |2561,34| < 4015,00 vérifié (0,64)
|Fz,Ed|  FRdz |0,00| < 3854,40 vérifié (0,00)

VERIFICATION DE LA SECTION DE LA POUTRE AFFAIBLIE PAR LES TROUS


Nu,Rd = 9811,20 [daN] Résistance de calcul de la section nette Nu,Rd = [2*(e2-0.5*d0)*tf3*fu3]/M2
Npl,Rd = 22355,55 [daN] Résistance de calcul plastique de la section brute Npl,Rd = (0.9*A*fy3)/M2
|Nb3,Ed|  Nu,Rd |2561,34| < 9811,20 vérifié (0,26)
|Nb3,Ed|  Npl,Rd |2561,34| < 22355,55 vérifié (0,11)

VERIFICATION DE LA BARRE POUR LE CISAILLEMENT DE BLOC


Ant = 2,28 [cm2] Aire nette de la zone de la section en traction
Anv = 1,08 [cm2] Aire de la zone de la section en traction
VeffRd = 4794,11 [daN] Résistance de calcul de la section affaiblie par les trous VeffRd=0.5*fu*Ant/M2 + (1/3)*fy*Anv/M0
|Nb3,Ed|  VeffRd |2561,34| < 4794,11 vérifié (0,53)

BARRE 5

RESISTANCE DES BOULONS


Fv,Rd = 10947,82 [daN] Résistance de la tige d'un boulon au cisaillement Fv,Rd= 0.6*fub*Av*m/M2

Pression du boulon sur la barre

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1x=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,42 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,42 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1x 4015,0 [daN Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd1x=k1x*bx*fu*d*ti/M
= 0 ] trou 2

Direction z
k1z = 1,80 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 1,80 > 0,00 vérifié
bz = 0,56 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 0,56 > 0,00 vérifié
Fb,Rd1z = 3854,40 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd1z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

Pression du boulon sur la platine

Direction x
k1x = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1=min[2.8*(e2/d0)-1.7, 2.5]
k1x > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bx = 0,79 Coefficient dépendant de l'espacement des boulons bx=min[e1/(3*d0), fub/fu, 1]
bx > 0.0 0,79 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2x 12646,0 Résistance de calcul à l'état limite de plastification de la paroi du Fb,Rd2x=k1*b*fu*d*ti/M
= 1 [daN] trou 2
Direction z
k1z = 2,50 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd k1z=min[2.8*(e1/d0)-1.7, 2.5]
k1z > 0.0 2,50 > 0,00 vérifié
bz = 1,00 Coefficient pour le calcul de Fb,Rd bz=min[e2/(3*d0), fub/fu, 1]
bz > 0.0 1,00 > 0,00 vérifié
Fb,Rd2z = 16060,00 [daN] Résistance d'un boulon en pression diamétrale Fb,Rd2z=k1z*bz*fu*d*ti/M2

VERIFICATION DE L'ASSEMBLAGE POUR LES EFFORTS AGISSANT SUR LES BOULONS


cisaillement des boulons
e= 16 [mm] Excentricité de l'effort axial par rapport à l'axe des boulons
M0 = -40,95 [daN*m Moment fléchissant réel M0=Nb5,Ed*e
]
- Force résultante dans le boulon due à l'influence de l'effort
FNSd = 2567,72 [daN] FNSd = Nb5,Ed/n
axial
FMSd 0,00 [daN] Effort composant dans le boulon dû à l'influence du moment FMSd=M0*xmax/xi2
=
Fx,Ed -
= 2567,72 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction x Fx,Ed = FNSd
Fz,Ed 0,00 [daN] Effort de calcul total dans le boulon sur la direction z Fz,Ed = FMSd
=
FRdx=min(FvRd, FbRd1x,
FRdx = 4015,00 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction x
FbRd2x)
FRdz=min(FvRd, FbRd1z,
FRdz = 3854,40 [daN] Résistance résultante de calcul du boulon sur la direction z
FbRd2z)
|Fx,Ed|  FRdx |-2567,72| < 4015,00 vérifié (0,64)
|Fz,Ed|  FRdz |0,00| < 3854,40 vérifié (0,00)

VERIFICATION DE LA SECTION DE LA POUTRE AFFAIBLIE PAR LES TROUS


Nu,Rd = 9811,20 [daN] Résistance de calcul de la section nette Nu,Rd = [2*(e2-0.5*d0)*tf5*fu5]/M2
Npl,Rd = 22355,55 [daN] Résistance de calcul plastique de la section brute Npl,Rd = (0.9*A*fy5)/M2
|Nb5,Ed|  Nu,Rd |-2567,72| < 9811,20 vérifié (0,26)
|Nb5,Ed|  Npl,Rd |-2567,72| < 22355,55 vérifié (0,11)

VERIFICATION DE LA BARRE POUR LE CISAILLEMENT DE BLOC


Ant = 2,28 [cm2] Aire nette de la zone de la section en traction
Anv = 1,08 [cm2] Aire de la zone de la section en traction
Ant = 2,28 [cm2] Aire nette de la zone de la section en traction
VeffRd = 4794,11 [daN] Résistance de calcul de la section affaiblie par les trous VeffRd=0.5*fu*Ant/M2 + (1/3)*fy*Anv/M0
|Nb5,Ed|  VeffRd |-2567,72| < 4794,11 vérifié (0,54)

REMARQUES
Entraxe des boulons sur la barre 3 trop faible 0 [mm] < 53 [mm]
Entraxe des boulons sur la barre 5 trop faible 0 [mm] < 53 [mm]

Assemblage satisfaisant vis à vis de la Norme Ratio 0,64


ANNEXE-C-

Logiciel ROBOT
Description générale du logiciel ROBOT :

Le logiciel Autodesk Robot Structural Analysis (nommé ROBOT dans le fichier d’aide entier) est
un progiciel destiné à modéliser, analyser et dimensionner les différents types de structures.

ROBOT permet de créer les structures, les calculer, vérifier les résultats obtenus, dimensionner les
éléments spécifiques de la structure ; la dernière étape gérée par ROBOT est la création de la
documentation pour la structure calculée et dimensionnée.

Le mode opératoire : Le mode opératoire du ROBOT peut se diviser en trois grandes étapes

Les étapes de notre travail :

Définition du modèle de la structure :

Pour notre cas, on étudiera une structure en portique


spatial en sélectionnant :

1. a-Choix de la structure à étudiée.

Pour définir les différents paramètres


tels que les matériaux, unités et normes
de l’affaire on accède à la commande «
préférence de l’affaire », en cliquant
sur l’icône «outil».

1. b- Préférence de l’affaire.
Dans le menu« Structure », on clique sur l’icône
Lignes de construction.

1. c- Lignes de construction

Choix des profilés de barres : Dans le menu « structure » « caractéristiques » « profilés de

barres »,Il apparait la boite de dialogue ci-après, et on définit un nouveau profilé on clique sur

1. d- Choix des profilés de barres.

Création des barres : Dans le menu « structure », on clique

sur l’icône « barre » pour choisir l’élément (barre) et sa


section, puis on les affecte suivant les lignes de construction.

1. e- Modélisation des barres.


Définition des degrés de liberté des nœuds de la base :

Afin d’effectuer les appuis dans notre structure on clique sur

l’icône «appuis», on choisit les encastrements nodaux.

1. f- Définition des appuis.

Définition des cas de charges :

Pour définir les charges statiques (permanentes et

d’exploitation) de la structure, on clique sur l’icône «


Cas de charges », on choisit le nom et la nature de la charge
puis on clique sur

« Nouveau ».

1. g- Définition des charges.


Chargement de la structure :

Pour charger la structure on choisit le type de charge, puis


on sélectionne dans le menu

« Charge », « autres charges »,

« Charge nodale », on introduit la


valeur de G ou Q dans la zone «
charge »

1. h- Application des charges nodales.

Définition des options de calcul :

On clique sur le menu « Analyse », « Type


d’analyse » une boite de dialogue apparait.

Où on peut choisir les options de calcul à savoir le


type d’analyse (modale et sismique).

2. a- Définition des charges dynamiques.

On clique sur « nouveau » et sélectionne le champ « modale », on introduit les paramètres de


l’analyse modale dans la boite de dialogue qui s’affiche après la validation de la précédente.
OK

2. b- Introduction des paramètres de l’analyse modale.

On clique une autre fois sur « nouveau », on coche la case sismique, on choisit le RPA 99 version
2003 et on valide.

2. c- Introduction des paramètres de l’analyse sismique.

Les combinaisons d’actions :

Dans le menu « charges », « combinaison manuelle », on choisit le type de la combinaison et sa


nature. Pour faire une autre combinaison on clique sur « nouvelle » et en refait les même
opérations pour les autres combinaisons.
2. d- Définition des combinaisons d’actions.

Vérification de la structure :
Dans le menu « Analyse » on clique sur «
Vérifier la structure » et s’il y a des erreurs
dans la modélisation de la structure
ROBOT nous affiche le nombre et la
natures de ces erreurs.

2. e- Vérification de la structure.

Analyse de la structure : Dans le menu « analyse


»,

« Calculer », on lance le calcul de la structure.

2. f-Calcul de la structure.
Exploitation des résultats :

Pour afficher les différents résultats qu’on veut (diagrammes,


réactions, flèches, contraintes, déplacements,…) on clique sur le
menu « Affichage», et si on veut un affichage sous forme des
tableaux il suffit de cliquer sur le bouton droit de la souris et on
choisit « tableaux ».

3. a-Affichage des résultats sous forme des tableaux.

Dans le menu « résultat » on sélectionne « Diagramme » et on


clique sur la case « paramètre» pour régler l’affichage des
diagrammes, puis on fait notre choix sur les différents onglets
(NTM, déformée, contraintes, réactions, ….).

3. b- Affichage des diagrammes des efforts dans les barres.

Assemblage :

Vérification assemblage
acier : Dans le menu «
structure », on clique sur

l’icône .

Sélectionnée le nœud et les


barres et on clique sur l’icône

3. c- Vérification assemblage acier.


Dons cette fenêtre on
choisir les
caractéristiques des
boulonnes et gousset
(classe et diamètre des
boulonnes et les
dimensions du gousset).

3. d- Créer un nouvel
assemblage de la structure.

Pour lance le calcul on clique sur l’icône

Calculs

3. d- Créer un nouvel assemblage de la structure.


ANNEXE –D-

Rapport de sol
INTRODUCTION :
La présente étude de sol concerne un projet de logement est considérée comme un plan de travail
à suivre pour notre projet (pylône métallique).
A cet effet, le Laboratoire a entrepris une étude géotechnique du sol préalable à l’exécution d’un
projet de réalisation d’un pylône à Bordj Bou Arreridj, dont il fournit dans le présent rapport les
résultats de ses reconnaissances.
BUT ET DEROULEMENT DE L’ETUDE
Le but de la présente étude est de fournir des éléments d'appréciation sur l’aptitude du sol du site
à l’implantation et à la constructibilité, à même de recevoir l’implantation des futurs pylônes et
des risques éventuels qui y sont liés.
Nos travaux d’investigation se sont déroulés en deux phases :
 Reconnaissance in situ ;
 Caractérisation géotechnique des échantillons de sol en laboratoire.
RECONNAÏSSANCE DU SITE
Situation -description du site
Le projet en question est implanté au périphérique nord de la ville de Bordj Bou Arreridj, près de
la route menant à BIR SNAB ;
La configuration du terrain est illustrée par la photo suivante :
Ainsi, en proposant comme type de fondation les semelles superficielles, et sur la base des
caractéristiques physiques et mécaniques de la couche considérée. Nous allons calculer la
contrainte admissible du sol par la relation de Terzaghi suivante :
𝑸𝒂𝒅𝒎 = 𝜸𝑫 + 𝟏⁄𝟑 [𝟎. 𝟓𝑩𝑵𝜸 + 𝜸𝑫(𝑵𝒒 − 𝟏) + 𝒄𝑵𝒄]

En substituant les valeurs à la relation suivante, le calcul a abouti aux résultats ci-après :
RESULTATS DE CALCUL D’UNE FONDATION SUPERFICIELLEA PARTIR DES
RESULTATS DES ESSAIS DE LABORATOIRE
Profondeur d’ancrage : 1.5 mètres
Type de semelle : Semelle isolées.

Couche Profondeur Densité


φ(°) Cu (bars)
N° (m) (t/m3)
1 1.55 10 0.52 2.5

TABLEAU
RECAPITULATIF DU CALCUL DE PORTANCE
Couche N° B(m) L(m) Nγ Nq Nc Qadm/bars

1 1.5 1.5 1.43 2.97 9.28 3.01


CONTRAINTE RETENUE : =3.01 BARS
Évaluations des tassements.
Tant il n’y a aucune couche molle en profondeur pouvant constituer un siège de tassements,
ces derniers ne sont pas à craindre sous la fondation dans la mesure où le sol support est
composé essentiellement d’un substratum marneux. Ce qui ne donnera lieu à aucun
tassement nuisible.
Dans ce cas les tassements induits par les structures au sol qui travaillera à la contrainte de
service ci-dessus sont pratiquement négligeables.
STABILITE DU SITE ET RISQUE :
Le projet étant implanté sur un terrain en pente douce dans sa globalité de point de vue
topographique ce site est stable et ne présente aucun risque particulier.
La nature géologique du terrain qui plus au moins compacte nous a conduits à classer ce site
dans la catégorie S2 selon le RPA99/ version 2003.
En ce qui concerne la sismicité de la région dont l’intensité est moyenne, il convient de rappeler
dans ce sens l’impérative application des règles parasismiques dans la conception des ouvrages.

FONDATION
Mode de fondation
Compte tenu de ce que nous sommes en présence d’un milieu homogène : marne très compact,
nous proposons de fonder le pylône sur des semelles isolées ancrées dans la marne schisteuse à
une profondeur de 1.5m à partir du niveau aménagé.
Calcul de capacité portante :
La reconnaissance in situ menée aux sondages et complétée par les essais de pénétration
dynamique a mis en évidence un terrain qui est constituée essentiellement par un substratum
marneux, ce dernier présente une aptitude favorable dans l'optique de sa constructibilité.

CONCLUSION
L'étude géotechnique préalable à la réalisation d'un pylône métallique à BBA nous amène à
conclure
ainsi :
Le site étudié est localisé au périphérique nord de la ville de Bordj Bou Arreridj près de la route
menant à Bir Snab. Il s'agit d'une plateforme en pente douce couverte-par endroit- par des
remblais hétérogène en tas.

La reconnaissance géotechnique au moyen des sondages carottés, complétés par des sondages
mécaniques au pénétromètre dynamique, a mis en évidence une succession lithologique
homogène, tant dans l’espace qu'en profondeur, constituée essentiellement, par un substratum
marneux en profondeur supérieur à 1.5m de profondeur, ce dernier est couvert par une couche
d’argile et des remblais en tas.
En laboratoire, les résultats d’essais physiques et mécaniques indiquent que la marne possède des
très bonnes caractéristiques géotechniques.
Les essais de pénétration ont révélé une résistance forte au sommet et très forte à la côte du refus,
qui se situe à une profondeur de 2.0m, indiquant la bonne compacité du terrain.
Sur la base des informations issues de notre investigation, nous préconisons des dispositions
constructives suivantes :
 La configuration actuelle du site, caractérisée par un terrain en pente douce couvert par des
tas en remblais laissant prévoir des travaux d'aménagement pour aménager une plateforme.
 Fonder le pylône sur des semelles isolées ancrées à une profondeur (D) de 1.5m, à partir
du niveau aménagé.
 Retenir une contrainte admissible Qad=3.0 bars à ce niveau.
 Enfin, le sol est indemne de sulfates, d'où absence d'agressivité. L'utilisation d'un ciment
normal peut convenir pour la confection du béton de fondation.

Fin.

Common questions

Alimenté par l’IA

Lors de l'utilisation d'un élément fini barre, on fait l'hypothèse qu'il ne travaille que sous traction ou compression, avec de petits déplacements, et que la loi de Hooke dans un milieu isotrope homogène élastique s'applique. Cela affecte l'analyse structurelle en simplifiant les calculs, en focalisant sur les déformations axiales et en exploitant le fait que ces éléments n'ont pas de flexion ni de torsion. Cette approche est fondamentalement linéaire, axée sur des approximations polynomiales pour modéliser les déplacements à l'intérieur de l'élément .

La méthode des éléments finis (M.E.F.) est utilisée pour analyser les pylônes électriques en modélisant la structure par des éléments unidimensionnels (barres), bidimensionnels (plaques, coques) et tridimensionnels (éléments volumétriques). Chaque élément est associé à une matrice de rigidité et une matrice de masse, et le tout est assemblé pour obtenir la matrice de rigidité globale. L'analyse inclut l'évaluation des déplacements nodaux et des forces appliquées, ainsi que l'étude des instabilités potentielles comme le flambement des câbles .

Les pylônes électriques peuvent être classifiés selon leur constitution en treillis ou tubulaires. En termes de fonction sur la ligne, ils sont classifiés en fonction du profil de la ligne, notamment en fonction des angles de déviation et des chaînes d'isolateurs utilisées. Cela inclut les pylônes d'alignement, d'ancrage pour angles faibles ou anti-cascade et d'ancrage pour angles forts .

Le flambement compromet la stabilité des pylônes en provoquant une perte d'intégrité des barres comprimées, potentiellement aboutissant à l'effondrement. Il est le phénomène d'instabilité le plus fréquent en construction métallique en raison des grands élancements des éléments constitutifs et des sections minces qui les rendent plus vulnérables à ces déformations sous compression .

La plastification complète d'un composant comprimé se produit lorsque la section courante atteint le seuil de plastification, entraînant de grandes déformations pour tout effort supérieur à ce seuil. Pour les composants très courts ou massifs, ce mode de ruine est critique. Cependant, généralement, avant d'atteindre ce seuil, les composants connaissent des instabilités par voilement ou flambement, ce qui compromet la stabilité de l'ensemble de la structure .

Lors du dimensionnement des fondations d'un pylône électrique, les efforts principaux pris en compte incluent les efforts d'arrachement et horizontaux, ainsi que les moments de renversement en tête de la fondation. Les pylônes monopodes appliquent principalement des efforts horizontaux et des moments de renversement, tandis que les pylônes multipodes conduisent à des efforts d'arrachement sur certains appuis et de compression sur d'autres .

Les forces extérieures influencent la stabilité d'un pylône électrique en générant des efforts transversaux, verticaux et longitudinaux. Les efforts transversaux incluent l'action du vent sur les éléments du pylône. Les efforts verticaux résultent du poids des composants du pylône, tandis que les efforts longitudinaux concernent les câbles et dépendent principalement de la tension. Ces efforts sont cruciaux pour assurer que les pylônes supportent les charges dynamiques et environnementales auxquelles ils sont soumis .

Pour bien dimensionner un pylône électrique, il faut considérer les charges dues au poids, les mouvements de la chaîne d'isolateurs, la force exercée par le vent et les considérations climatiques. Ces charges influencent le design structurel en nécessitant des calculs précis pour assurer que le pylône supporte efficacement les charges dynamiques et évite tout risque de défaillance structurelle sous des conditions de fonctionnement normatives et extrêmes .

La souplesse de la méthode des éléments finis est un avantage majeur car elle permet de modéliser de manière précise des structures complexes, comme les pylônes électriques, en s'adaptant aux configurations spécifiques et aux conditions de charge variables. Elle facilite l'exploitation des résultats à différents niveaux d'analyse, conciliant modélisation mathématique et représentation réaliste de la structure .

Les phénomènes d'instabilité mentionnés incluent le flambement, qui affecte les barres simplement comprimées, le voilement, qui touche les âmes des pièces fléchies, et le déversement qui affecte les semelles comprimées. Ces phénomènes influencent la conception des structures métalliques car ils nécessitent une prise en compte rigoureuse pour éviter la ruine de la structure. En construction métallique, ces phénomènes d'instabilité élastique sont fréquents et cruciaux à étudier étant donné l'utilisation d'éléments minces et les grands élancements des éléments de la structure .

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