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Devoir Surveillé Mathématiques 2005-2006

Ce document présente un problème mathématique composé de plusieurs parties traitant de matrices, d'espaces vectoriels, d'applications linéaires et de probabilités. Le problème contient de nombreux calculs et démonstrations.
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© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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PHEC1 devoir surveillé n 7 2005-2006

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision


des raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies. Les
candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d’aucun document ni d’AUCUNE DISCUSSION sous peine d’annulation
de leurs copies; seule l’utilisation d’une règle graduée est autorisée. L’utilisation de toute
calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Les téléphones portables doivent
être éteints.
Le devoir est composé de 4 pages, de deux exercices indépendants et d’un problème qui
peuvent être traités dans l’ordre souhaité par le candidat.
Durée du devoir : 4h
Bonne chance

PROBLEME (Mixte ECRICOME 1992 et 2002 )


Dans l’ensemble M3 (R) des matrices carrées d’ordre
0 3 à coe¢
1 cients réels, on considère le sous-ensemble
b a b
@
E des matrices M (a; b) dé…nies par : M (a; b) = a b b A :Ainsi : E = fM (a; b) a; b 2 Rg:
b b a

I. Structure de E.
1. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de M3 (R).
2. Donner une base de E.

II. Etude d’une certaine application linéaire.


M1;3 (R) ! M1;3 (R)
On considère l’application linéaire f : ainsi que la famille ("1 ; "2 ; "3 ) dé…nie par
(x; y; z) 7! (y; x; z)
"1 = (1; 0; 0) "2 = (0; 1; 0) "3 = (0; 0; 1)
On admet que ("1 ; "2 ; "3 ) est une base de M1;3 (R):
1. Montrer que f est une application linéaire et expliciter ker f:
2. Donner la matrice A de f dans la base ("1 ; "2 ; "3 ) (i.e. A = mat(f; ("1 ; "2 ; "3 ); ("1 ; "2 ; "3 )):
3. Pour quelles valeurs de a0 et b0 a-t-on A = M (a0 ; b0 ) ?
4. Montrer que l’espace E 1 (f ) = fX 2 M1;3 (R) tel que f (X) = Xg est un espace vectoriel et en
donner une base e1 .
5. Montrer que l’espace E1 (f ) = fX 2 M1;3 (R) tel que f (X) = Xg est un espace vectoriel et en donner
une base (e2 ; e3 ).
6. Montrer que (e1 ; e2 ; e3 ) est une base de M1;3 (R):
7. Ecrire la matrice B de f dans la base (e1 ; e2 ; e3 ) (i.e. B = mat(f; (e1 ; e2 ; e3 ); (e1 ; e2 ; e3 ))
0 1
1 1 0
8. Montrer que P = @ 1 1 0A est inversible, expliciter P 1 puis véri…er que A = P BP 1

0 0 1

[Link] 1/4 abdellah bechata


PHEC1 devoir surveillé n 7 2005-2006

III. Calcul de [M (a; b)]n


0 1 0 1
1 1 1 2 2 2
@
On considère les matrices Q = 1 1 1 A et R = @3 3 0 A:
1 0 2 1 1 2

1. Calculer le produit QR: En déduire que Q est inversible et expliciter Q 1 .


0 1
a + 2b 0 0
1
2. Montrer que 8a; b 2 R; on a Q M (a; b)Q = @ 0 a+b 0 A
0 0 a b
0 1
(a + 2b)n 0 0
3. En déduire que 8n 2 N; [M (a; b)]n = Q @ 0 ( a + b)n 0 AQ 1

0 0 (a b)n

IV. Une application probabiliste.


Un distributeur de jouets distingue trois catégories de jouets :

T : les jouets traditionnels tels que poupées, peluches ;

M : les jouets liés à la mode inspirés directement d’un livre, un …lm, une émission ;

S: les jouets scienti…ques vulgarisant une technique récente.

Il estime que

Le client qui a acheté un jouet traditionnel une année pour Noël choisira, l’année suivante,
1 1
pour un jouet T avec la probabilité , pour un jouet M avec la probabilité , pour un jouet S avec
4 2
1
la probabilité ;
4
Le client qui a acheté un jouet inspiré par la mode une année pour Noël optera l’année suivante
1 1
pour un jouet T avec la probabilité , pour un jouet M avec la probabilité , pour un jouet S avec
2 4
1
la probabilité ;
4
Le client qui a acheté un jouet scienti…que une année pour Noël optera l’année suivante
1 1
pour un jouet T avec la probabilité , pour un jouet M avec la probabilité , pour un jouet S avec la
4 4
1
probabilité .
2
On désigne par pn ; qn ; rn , les parts respectives des jouets T, M, S dans les ventes du distributeur le neme
Noël suivant et on suppose que p0 = 1; q0 = 0; r0 = 0:

1. A l’aide d’une formule des probabilités totales, exprimer pn+1 en fonction de pn ; qn ; rn :


Faire de même avec qn+1 et rn+1 :
0 1 0 1
pn+1 pn
2. Déterminer les deux réels a et b tels que 8n 2 N; @qn+1 A = M (a; b) @qn A
rn+1 rn

[Link] 2/4 abdellah bechata


PHEC1 devoir surveillé n 7 2005-2006

0 1 0 1
pn 1
3. En déduire que 8n 2 N; @qn A = [M (a; b)]n @0A
rn 0
8 n n
>
> 1 1 1 1 1
>
> pn = + +
>
> 3 2 4 6 4
< 1 1 1
n
1 1
n
4. A l’aide de la question III.3 et III. 1, montrer que 8n 2 N; qn = +
>
> 3 2 4 6 4
>
> n
>
> 1 1 1
: rn =
3 3 4
5. Pour chaque entier n; on considère la variable Xn dé…nie par

Xn = 1 si le client a acheté un jouet à la mode à la n-ième année


Xn = 0 si le client n’a pas acheté un jouet à la mode à la n-ième année.

On pose Zn = X1 + X2 + + Xn

(a) Donner la loi de Xn ainsi que son espérance E(Xn ):


n n
1 1 1 1 1 E(Zn )
(b) Justi…er que E(Zn ) = n + 1 + 1 puis calculer lim :
3 10 4 18 4 n!+1 n
E(Zn )
(c) Que représente respectivement Zn , E(Zn ) et le quotient ? Qu’en déduit-on ?
n

V. Etude des matrices commutant avec M (2; 1):


0 1
40 0
1 @
Avec les notations de la partie III, on a Q M (2; 1)Q = 0 1 0A.
00
0 1 1 0 1
4 0 0 4 0 0
@
On introduit également l’ensemble HD = fX 2 M3 (R) tel que 0 A @
1 0 X=X 0 1 0Ag
0 0 1 0 0 1
1. Montrer que HD est un espace vectoriel.
0 1
0 0
2. Montrer que X 2 HD si et seulement si il existe trois réels ; ; tels que X = @ 0 0A
0 0
3. Une application à l’existence de racine carrée à la matrice M (2; 1) .
On suppose qu’il existe Y 2 M3 (R) telle que Y 2 = M (2; 1): On considère la matrice Z = Q 1 Y Q:
0 1 0 1 0 1
4 0 0 4 0 0 4 0 0
(a) Justi…er que Z 2 = @0 1 0A puis en déduire que @0 1 0A Z = Z @0 1 0A :
0 0 1 0 0 1 0 0 1
0 1
0 0
(b) Justi…er l’existence de trois réels ; ; tels que Z = 0 @ 0 A et tels que
0 0
0 12 0 1
0 0 4 0 0
@0 0 A = @0 1 0A
0 0 0 0 1
(c) Que peut-on dire des réels ; ; ? La matrice Y existe-t-elle ?

[Link] 3/4 abdellah bechata


PHEC1 devoir surveillé n 7 2005-2006

EXERCICE 1 (EDHEC 2005)


1 0 0 1 0 0 0 0
On note J1 = ; J2 = ; J3 = ; J4 = :
0 0 0 0 1 0 0 1
On admet que la famille (J1 ; J2 ; J3 ; J4 ) est une base de M2 (R).
a b
Soit f l’application qui, à toute matrice M = de M2 (R) ; associe f (M ) = M + (a + d) I où I
c d
1 0
désigne la matrice
0 1

1. Montrer que f est une application linéaire.

2. (a) Exprimer f (J1 ) ; f (J2 ) ; f (J3 ) ; et f (J4 ) comme combinaisons linéaires de J1 ; J2 ; J3 et J4 :


0 1
2 0 0 1
B 0 1 0 0 C
(b) Véri…er que la matrice A de f dans la base (J1 ; J2 ; J3 ; J4 ) est A = B@ 0
C
0 1 0 A
1 0 0 2

1 0 0 1 0 0 1 0
3. On considère la famille K1 = ; K2 = ; K3 = ; K4 =
0 1 0 0 1 0 0 1

(a) Montrer que (K1 ; K2 ; K3 ; K4 ) est une base de M2 (R)


(b) Écrire la matrice D de f dans cette base (K1 ; K2 ; K3 ; K4 ):

EXERCICE 2 (EM LYON 1998)


Zx
1 R2x dt
Soit G la fonction réelle dé…nie par G(x) = dt ainsi que la fonction F dé…nie par F (x) = .
t4 + 1 4
x t +1
0

1. Etude de la fonction G:

(a) Déterminer le domaine de dé…nition DG de G.


(b) Montrer que G est de classe C 1 sur DG et donner sa dérivée G0 (x):

2. Etude de la fonction F:
R2x dt
(a) Montrer que, pour tout réel x, l’intégrale 4
existe.
x t +1

(b) Etudier le signe de F .


(c) Etudier la parité de F .

x x
3. (a) Montrer que, pour tout réel strictement positif: 6 F (x) 6 .
16x4 +1 x4 +1
(b) En déduire les limites de F en +1 et 1.

4. Montrer que F est dérivable et calculer sa dérivée F 0 .

[Link] 4/4 abdellah bechata

Common questions

Alimenté par l’IA

The dynamics can be modeled using a Markov transition matrix M(a, b) derived from the transition probabilities between the toy categories T, M, S: \( M = \begin{pmatrix} 1/4 & 1/2 & 1/4 \\ 1/2 & 1/4 & 1/4 \\ 1/4 & 1/4 & 1/2 \end{pmatrix} \). By representing the initial state vector of toy sales as p_0, q_0, r_0 (e.g., p0 = 1, q0 = 0, r0 = 0 for all traditional toys initially), subsequent states pn, qn, rn can be computed recursively using the matrix power [M(a, b)]^n acting on the initial state. This approach reveals stable trends over time (steady-state distribution) and the evolution of market shares among the categories .

G(x) defined as \( \int_{0}^{1} \frac{t^4}{1}dt \), and F(x) = 2x \( \int_{x}^{1} \frac{1}{t^4 + 1}dt \), both derived through integral calculations, demonstrate concepts in functional analysis. G(x) shows the integration over a static interval, smooth under derivative differentiation as G'(x) = x. F(x), however, presents a scaling through variable limits integrating over functional variations, emphasizing asymmetry and convergence of limits as x approaches infinity or zero, thus revealing properties such as boundedness and smoothness, critical for completeness and norm evaluations in integrals .

The linear application f: M1,3(R) to M1,3(R) swaps the first two elements of a vector, defined by f(x, y, z) = (y, x, z). To show linearity, one confirms \( f(\alpha v + \beta w) = \alpha f(v) + \beta f(w) \) for vectors v, w in M1,3(R). The kernel of f consists of vectors where f(x, y, z) = (y, x, z) = (0, 0, 0), meaning x = y = 0, while z can be any real number, giving ker(f) = span{\( (0, 0, 1) \)}. The matrix representation in the given basis ("1, "2, "3) is A = \( \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ 1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix} \), which transposes x and y .

To determine the matrix B of a linear application f in the new basis (e1, e2, e3), one first expresses each vector of the original basis in terms of the new basis. Then, f is applied to these expressions, and the results are converted back to coefficients in the (e1, e2, e3) basis. This change of basis reveals how f transforms the space differently when viewed from another perspective, emphasizing invariant properties and offering insights into simplifications or alternative interpretations of the transformation .

Matrix commutation with M(2, 1) examines matrices X such that XM = MX, where a similarity transformation reveals matrices in this category. Specifically, using Q^-1M(2, 1)Q = \( \begin{pmatrix} 4 & 0 & 0 \\ 0 & -1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix} \), X must fulfill its block-diagonal structure, implying a form X = \( \begin{pmatrix} \alpha & 0 & 0 \\ 0 & \beta & 0 \\ 0 & 0 & \gamma \end{pmatrix} \). Analyzing such forms identifies target transformations and limitations in interactive dynamics present in system modeling and control problems .

The expected value E(Zn) of a stochastic process for toy purchases, where Xn is 1 if a toy is purchased and 0 otherwise, is given by calculating E(Zn) = ΣE(Xi). For large n, E(Zn) = (1/3)n + (1/10)(1 - (-1/4)^n) + (1/18)(1 - (1/4)^n) converges to 1/3 of n as n approaches infinity. This indicates a stabilization of purchasing behavior over many periods, becoming predictable and highlighting the balance achieved in market shares by category .

The existence of a square root matrix for M(2, 1) is significant as it implies that there is a matrix Y such that Y^2 = M(2, 1), revealing deep structural insights into the original matrix's properties. Challenges include solving Y using Z = Q^-1 Y Q to satisfy Z^2 = \( \begin{pmatrix} 4 & 0 & 0 \\ 0 & -1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \end{pmatrix} \), which may not be straightforward due to restrictions on the elements of Z derived from the form of HD, the space of commuting matrices. The complexity lies in ensuring consistent solutions for possible parameters through specified relations .

To show that the set E forms a vector subspace of M3(R), we must verify that it is closed under addition and scalar multiplication and contains the zero matrix. Given matrices M(a, b) = \( \begin{pmatrix} b & a & b \\ a & b & b \\ b & b & a \end{pmatrix} \), for any two matrices M1 = M(a1, b1) and M2 = M(a2, b2) in E, their sum M1 + M2 = M(a1 + a2, b1 + b2) is also in E, ensuring closure under addition. For a scalar \( k \in R \), kM = M(ka, kb) is in E, indicating closure under scalar multiplication. Finally, when a = 0 and b = 0, M(a, b) is the zero matrix, satisfying inclusion of the zero vector. Thus, E is a vector subspace of M3(R).

The linear transformation f in basis (J1, J2, J3, J4) is defined by f(M) = M + (a + d)I, where a and d are the diagonals of M. Linearity is demonstrated by showing \( f(a_1M_1 + a_2M_2) = a_1f(M_1) + a_2f(M_2) \) for matrices M1, M2 in M2(R). The matrix representation of f is derived by applying f to each Ji and expressing results as combinations of J1, J2, J3, J4, leading to the matrix A = \( \begin{pmatrix} 2 & 0 & 0 & 1 \\ 0 & 1 & 0 & 0 \\ 0 & 0 & 1 & 0 \\ 1 & 0 & 0 & 2 \end{pmatrix} \). This illustrates f's action via linear combinations and scalar additions .

To express M(a, b) in terms of its eigenvalues for computing [M(a, b)]^n, one can diagonalize it using its eigenvectors and eigenvalues. First, transform M(a, b) into a diagonal matrix D via a similarity transformation: Q^(-1) M(a, b) Q = D, where the diagonal entries are the eigenvalues (a + 2b), (-a + b), (a - b). Hence, [M(a, b)]^n is computed as QD^nQ^(-1). This method is crucial because it simplifies the computation of matrix powers, insightful for understanding dynamics described by matrices, such as in iterative processes and differential equations .

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