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Mathématiques PTSI, IntEnt11 Cor 2022-2023

Correction de l’interrogation 11
d’entrainement
Calculs dans R et matriciels

1. Restituer le cours.
1.1 Soient A ∈ P (R) et (a, b) ∈ R2 . On a les définitions suivantes :

a = inf (A) ⇔ a = max { m ∈ R | m minore A }


b = sup (A) ⇔ b = min { M ∈ R | M majore A } .

1.2 Soit A ∈ P (R).

Si A est non vide et minorée alors A admet une borne inférieure.


Si A est non vide et majorée alors A admet une borne supérieure.

1.3 Soit I ∈ P (R). On dit que I est un intervalle de R si et seulement si

∀ (a, b) ∈ I 2 , [a; b] ⊆ I.

1.4 Pour tout x ∈ R il existe un unique entier n ∈ Z tel que n ⩽ x < n + 1. Cet entier n est appelé partie
entière de x : n = ⌊x⌋.
1.5 L’ensemble Q est dense dans R :

∀ (x, y) ∈ R2 , x < y, ∃r ∈ Q, x < r < y.

De même l’ensemble R \ Q est dense dans R :

∀ (x, y) ∈ R2 , x < y, ∃α ∈ R \ Q, x < α < y.

1.6 Soient n ∈ N∗ et A ∈ Mn (K). Les assertions suivantes sont équivalentes :


i. A est inversible
ii. ∃B ∈ Mn (K), AB = In
iii. ∃B ∈ Mn (K), BA = In
De plus dans chacun des cas, B = A−1 .
2
1.7 Soient n ∈ N∗ , m ∈ N et (A, B) ∈ Mn (K) . On suppose que A et B commutent i.e. AB = BA alors,
m Ç å
m
X m
i. (A + B) = Ak B m−k .
k
k=0
m−1
X
ii. Si m ̸= 0, Am − B m = (A − B) Ak B m−1−k .
k=0
2
1.8 Soient n ∈ N et (A, B) ∈ Mn (K) . Si A et B sont inversibles alors AB est inversible et

−1
(AB) = B −1 A−1 .

2. Ecrire une matrice. Calcul matriciel élémentaire. Dans chaque cas, on obtient :
Ñ é Ñ é
0 1 0 1 0 1
2.1 A = 1 0 1 et A2 = 0 2 0 .
0 1 0 1 0 1
Ü ê
1 2 3 Ñ é
1 4 7 10
4 5 6
2.2 A = et AT = 2 5 8 11 .
7 8 9
3 6 9 12
10 11 12

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Ü ê Ü ê
0 2 3 4 3 −2
2 0 6 8 8 −8
2.3 A = et AB = .
3 6 0 12 3 −6
4 8 12 0 16 8
Ü ê
1 −2 3 −4 Å ã
−1 2 −3 4 0 0 0 0
2.4 A = et BA = .
1 −2 3 −4 0 0 0 0
−1 2 −3 4
Ü ê
Ñ é 1 2 4
1 2 3 4
2 4 8
2.5 A = 2 4 6 8 et AT = .
3 6 12
4 8 12 16
4 8 16
Ñ é Ñ é
−1 −i 1 −i −2i −3i −4i
2.6 A = −i 1 i et AB = 1 2 3 4 .
1 i −1 i 2i 3i 4i
Ü ê Ü ê
1 1 1 1 0 2 2
1 2 2 2 −1 4 1
2.7 A = et AB = .
1 2 3 3 −2 4 0
1 2 3 4 −2 4 −1
Å ã Å ã
0 1 1 0
2.8 A = et A3 = A = A.
1 0 0 1
à í à
···
í
1 0 ··· 0 1 0 0
.. .. .. ..
0 ω . . 0 ωn . .
2.9 A = .. . . et An = .. . . = In car ω ∈ Un .
. ..
. . .. 0 . . . 0
0 · · · 0 ω n−1 0 ··· 0 ω (n−1)n
Å ã Å ã
5 10 15 5 25
2.10 A = et AB = .
4 9 14 6 21
3. Savoir manipuler la racine carrée dans des inéquations.
p √
3.1 Soient x ∈ R et (E) : x − 4 x − 4 ⩾ 1. On a x − 4 ⩾ 0 ⇔ x ⩾ 4. Soit maintenant x ⩾ 4. On a alors
√ √
x−4 x−4⩾0 ⇔ x⩾4 x−4 ⇔ x2 ⩾ 16 (x − 4) car x ⩾ 4
⇔ x2 − 16x + 64 ⩾ 0
2
⇔ (x − 8) ⩾ 0 toujours vrai.

Donc pour tout x ⩾ 4, (E) est bien définie. Soit x ⩾ 4. On a


√ √
(E) ⇔ x−4 x−4⩾1 car x − 4 x − 4 ⩾ 0

⇔ x−1⩾4 x−4
2
⇔ (x − 1) ⩾ 16 (x − 4) car x − 1 ⩾ 0 car x ⩾ 4
2
⇔ x − 2x + 1 − 16x + 64 ⩾ 0
⇔ x2 − 18x + 65 ⩾ 0.

Soit ∆ le discriminant associé. On a

∆ = 4 × 92 − 4 × 65 = 4 (81 − 65) = 4 (16) = 82


18−8 18+8
Donc les racines associées sont x1 = 2 = 5 et x2 = 2 = 13. Conclusion, l’ensemble solution est

S = [4 ; 5] ∪ [13 ; +∞[ .

3.2 Soient x ∈ R et (E) : x − 1 ⩽ x + 2. L’équation (E) est bien définie si et seulement si x ⩾ −2. Soit
x ⩾ −2.

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Premier cas, x ⩽ 1, alors x − 1 ⩽ 0 ⩽ x + 2 et (E) est donc vraie et l’ensemble solution dans ce cas est
S1 = [−2 ; 1].
Second cas, 1 ⩽ x, alors
2
(E) ⇔ (x − 1) ⩽ x + 2 car x − 1 ⩾ 0 et x + 2 ⩾ 0
2
⇔ x − 2x + 1 ⩽ x + 2
⇔ x2 − 3x − 1 ⩽ 0.

3− 13
Soit ∆ le discriminant associé. On a ∆ = 9 + 4 = 13. Donc les racines associées sont x1 = 2 et
√ √
x2 = 3+2 13 . Or 9 < 13 < 16 donc 3 < 13 < 4. Donc
1 7
− < x1 < 0 et 3 < x2 < .
2 2
Par conséquent dans ce cas, l’ensemble solution est S2 = [1 ; x2 ].
Conclusion, l’ensemble solution est
ñ √ ô
3 + 13
S = S1 ∪ S2 = [−2 ; x2 ] = −2 ; .
2
√ √
3.3 Soient x ∈ R et (E) : x + 2 ⩽ x + 1 + 1. L’équation est bien définie si et seulement si x ⩾ −2 et x ⩾ −1
i.e. si et seulement si x ⩾ −1. Soit maintenant x ⩾ −1. On a

(E) ⇔ x+2⩽x+1+2 x+1+1 car x + 1 ⩾ 0 et x + 2 ⩾ 0

⇔ 0 ⩽ 2 x + 1 ce qui est toujours vrai.
Conclusion l’ensemble solution est donné par
S = [−1 ; +∞[ .
√ √
3.4 Soient x ∈ R et (E) : x2 − 1 + x2 − 2 ⩾ 3. L’équation est bien définie si et
√ seulement si x2 ⩾ 1 et
2 2
  √
x ⩾ 2 i.e. si et seulement si x ⩾ 2 ou encore si et seulement si x ∈ −∞ ; − 2 ∪ 2 ; +∞ . Posons
 √  √ 
U = −∞ ; − 2 ∪ 2 ; +∞ et soit maintenant x ∈ U . On a
p p
(E) ⇔ x2 − 1 ⩾ 3 − x2 − 2.

Premier cas, 3 − x2 − 2 ⩽ 0 alors (E) est vraie. Or pour x ∈ U ,
p p
3 − x2 − 2 ⩽ 0 ⇔ 3 ⩽ x2 − 2 ⇔ 9 ⩽ x2 − 2 car x2 − 2 ⩾ 0
⇔ x2 ⩾ 11.
 √  √ 
Donc (E) est vraie sur U1 = −∞; − 11 ∪ 11; +∞ .
 √ √   √ √  √ √ 
Second cas, x ∈ U2 = U ∩ − 11; 11 = − 11; − 2 ∪ 2; 11 . Alors,
p p
(E) ⇔ x2 − 1 ⩾ 3 − x2 − 2
p p
⇔ x2 − 1 ⩾ 9 − 6 x2 − 2 + x2 − 2 car x2 − 1 ⩾ 0 et 3 − x2 − 2 ⩾ 0
p
⇔ 6 x2 − 2 ⩾ 8
p 4
⇔ x2 − 2 ⩾
3
2 16
⇔ x −2⩾ car x2 − 2 ⩾ 0
9
34
⇔ x2 ⩾
9√ √
34 34
⇔ x⩽− OU x⩾ .
3 3
√ √ √ ó √ √ ó î√ √ î
Or 2 < 34
9 < 11 et donc 2 < 334 < 11. Donc dans ce cas, (E) est vraie sur − 11; − 334 ∪ 334 ; 11 .
En prenant l’union des deux ensembles trouvés, on conclut que l’ensemble solution est donné par
ô √ ô ñ √ ñ
34 34
S = −∞ ; − ∪ − ; +∞ .
3 3

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3.5 Soient x ∈ R et (E) : x2 + 5x + 3 < x + 2. Soit ∆ le discriminant de x2 + 5x + 3. On a ∆ = 25 − 12 = 13.
Donc les racines associées sont
√ √
−5 − 13 −5 + 13
x1 = et x2 = .
2 2
Donc l’équation (E) est bien√définie si et seulement si x ⩽ x1 ou x ⩾ x2 . Soit maintenant x ∈ ]−∞ ; x1 ] ∪
[x2 ; +∞[. On note que 3 < 13 < 4, donc −4 < x1 < − 29 < −3 et −1 < x2 < − 21 .

Premier cas, si x ⩽ x1 , alors x < −2 et donc x + 2 < 0 ⩽ x2 + 5x + 3 donc (E) est impossible.
Second cas, si x ⩾ x2 > −2. Alors,
2
(E) ⇔ x2 + 5x + 3 < (x + 2) car x2 + 5x + 3 ⩾ 0 et x + 2 ⩾ 0
⇔ x2 + 5x + 3 < x2 + 4x + 4
⇔ x < 1.
Or x2 < 0 < 1 donc l’ensemble solution dans ce cas est [x2 ; 1[.
Conclusion, l’ensemble solution est
ñ √ ñ
−5 + 13
S = ;1 .
2

4. Savoir donner la borne supérieure/inférieure.


4.1 Soit A = { x ∈ R | |x − 2| ⩽ 1 }. Soit x ∈ R. On a
x∈A ⇔ |x − 2| ⩽ 1 ⇔ −1 ⩽ x − 2 ⩽ 1 ⇔ 1 ⩽ x ⩽ 3.
Par conséquent,
A = [1; 3] .
Donc 1 est LE minimum de A et donc également sa borne inférieure et 3 est le maximum de A et donc sa
borne supérieure. Conclusion,

inf (A) = min (A) = 1 et sup (A) = max (A) = 3.

4.2 Soit x ∈ R, on a
x∈A ⇔ x4 > 1 ⇔ x2 > 1( car x2 ⩾ 0) ⇔ x < −1 OU x > 1.
Par conséquent,
A = ]−∞ ; −1[ ∪ ]1; +∞[ .
L’ensemble A n’est donc ni majoré ni majoré et n’admet donc ni minimum ni maximum ni borne
supérieure ni borne inférieure.
4.3 Soit A = sin x1 ∈ R x ∈ R∗+ . On sait que pour tout y ∈ R, −1 ⩽ sin (y) ⩽ 1. Notamment pour tout
 
x > 0, Å ã
1
−1 ⩽ sin ⩽ 1.
x
2
Ainsi, −1 est UN minorant de A et 1 est UN majorant de A. Or le minorant −1 est atteint : si x = 3π > 0,
alors Å ã Å ã
1 3π
sin = sin = −1.
x 2
Donc −1 est LE minimum de A. De même pour x = π2 > 0, on a sin x1 = sin π2 = 1 et donc 1 est LE
 
maximum de A. Par suite, la borne inférieure de A est −1 et sa borne supérieure est 1. Conclusion,

inf (A) = min (A) = −1 et sup (A) = max (A) = 1.

4.4 Puisque A est non vide et minorée, A admet une borne inférieure. Donc pour tout x ∈ A, inf (A) ⩽ x. Soit
y ∈ B. Alors il existe x ∈ A tel que y = −x. Donc y ⩽ − inf (A). Ainsi,
∀y ∈ B, y ⩽ − inf (A) .
Donc B est majorée par − inf (A). Or A est non vide donc il existe x ∈ A. Donc y = −x ∈ B et B est non
vide. Ainsi B admet une borne supérieure qui est le plus petit des majorant. Or − inf (A) est un majorant
de B. Conclusion,
sup (B) ⩽ − inf (A) .

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4.5 Soient A et B deux parties non vides de R telles que ∀x ∈ A, ∀y ∈ B, x ⩽ y. Puisque B est non vide il
existe y ∈ B. Donc par hypothèse, pour tout x ∈ A, x ⩽ y. Donc y est un majorant de A. Donc A est un
ensemble majoré et non vide de R donc admet une borne supérieure. Comme y est un majorant de A et
que la borne supérieure est le plus petit des majorants, on en déduit que

sup (A) ⩽ y.

Le réel y étant un élément quelconque de B, on en déduit que pour tout y ∈ B, sup (A) ⩽ y. Donc sup (A)
est un minorant de B. Or B est non vide donc B admet une borne inférieure. inf (B) est le plus grand des
minorants et sup (A) est un minorant de B. Conclusion,

sup (A) ⩽ inf (B) .

5. Résoudre une équation différentielle d’ordre 2.


5.1 La fonction x 7→ e−x cos(x) est continue sur R donc (E) admet des solutions sur R. Soit (Ec ) l’équation
caractéristique associée : (Ec ) : r2 + 2r + 2 = 0. Soit ∆ le discriminant associé. ∆ = 4 − 8 = −4. Donc les
racines sont complexes et conjuguées et données par
−2 − 2i −2 + 2i
r1 = = −1 − i et r2 = = −1 + i,
2 2
Par conséquent, l’ensemble des solutions de l’équation homogène associée à (E) est donné par
ß ™
R → R
S0 = 2

(A, B) ∈ R .
x 7→ e−x (A cos(x) + B sin(x))

Considérons l’équation

(F ) : ∀x ∈ R, z ′′ (x) + 2z ′ (x) + 2z(x) = e−x eix = e(−1+i)x

R → C
On note que −1 + i est une racine simple de (Ec ). Soit a ∈ C. Posons z : . La fonction
x 7 → ax e(−1+i)x
z est deux fois dérivable sur R et pour tout x ∈ R,

z ′ (x) = a (1 + (−1 + i) x) e(−1+i)x

et
z ′′ (x) = a (−1 + i + (−1 + i) (1 + (−1 + i) x)) e(−1+i)x = a (−2 + 2i − 2ix) e(−1+i)x .
Par conséquent,

z est solution de (F )
⇔ ∀x ∈ R, a (−2 + 2i − 2ix) e(−1+i)x +2a (1 + (−1 + i) x) e(−1+i)x +2a e(−1+i)x = e(−1+i)x
⇔ ∀x ∈ R, a (−2 + 2i − 2ix + 2 + 2 (−1 + i) x + 2) = 1 car e(−1+i)x ̸= 0
⇔ 2ia = 1
i
⇔ a=− .
2
R → C
Donc z : est une solution de (F ). Donc y = Re (z) est une solution de (E). Pour
x 7→ − 2i x e(−1+i)x
tout x ∈ R,

x sin(x) e−x
Å ã Å ã
i (−1+i)x i −x
y(x) = Re − x e = Re − x e (cos(x) + i sin(x)) = .
2 2 2

Conclusion, l’ensemble des solutions de (E) est donné par


® ´
R → R
S = 2
(A, B) ∈ R .

e−x
x 7→ x sin(x)
2 + e−x (A cos(x) + B sin(x))

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5.2 La fonction x 7→ 3x−5+2x2 e−x est continue sur R donc (E) admet des solutions sur R. Soit (Ec ) l’équation
caractéristique associée : (Ec ) : r2 − 4r + 3 = 0. Soit ∆ le discriminant associé. ∆ = 16 − 12 = 4. Donc on
a deux racines distinctes données par
4−2 4+2
r1 = =1 et r2 = = 3,
2 2
Par conséquent, l’ensemble des solutions de l’équation homogène associée à (E) est donné par
ß ™
R → R
S0 = 2

(A, B) ∈ R .
x 7→ A ex +B e3x

Considérons les équations

(E1 ) : ∀x ∈ R, y ′′ (x) − 4y(x) + 3y(x) = 3x − 5


(E2 ) : ∀x ∈ R, y ′′ (x) − 4y(x) + 3y(x) = 2x2 e−x .

R → R
Soient (a, b) ∈ R2 et y1 : . La fonction y1 est deux fois dérivable sur R et
x 7→ ax + b

y1 est solution de (E1 )


⇔ ∀x ∈ R, −4a + 3 (ax + b) = 3x − 5
⇔ ∀x ∈ R, 3ax + 3b − 4a = 3x − 5.

On note alors qu’il suffit de prendre


® ®
3a = 3 a=1

3b − 4a = −5 b = −5+4a
3 = − 13

R → R
Donc y1 : est une solution de (E1 ).
x 7→ x − 13
On note que −1 n’est pas une solution de l’équation caractéristique donc on pose (a, b, c) ∈ R2 et y2 :
R → R
. La fonction y2 est deux fois dérivable sur R et pour tout x ∈ R,
x 7→ ax2 + bx + c e−x


y2′ (x) = 2ax + b − ax2 − bx − c e−x = −ax2 + (2a − b) x + b − c e−x


 

y2′′ (x) = −2ax + 2a − b + ax2 + (b − 2a) x + c − b e−x = ax2 + (b − 4a) x + 2a + c − 2b e−x .


 

Par suite,

y2 est solution de (E2 )


∀x ∈ R, ax2 + (b − 4a) x + 2a + c − 2b e−x


− 4 −ax2 + (2a − b) x + b − c e−x +3 ax2 + bx + c e−x = 2x2 e−x
 

⇔ ∀x ∈ R, ax2 + (b − 4a) x + 2a + c − 2b
+ 4ax2 + (4b − 8a) x + 4c − 4b + 3ax2 + 3bx + 3c = 2x2 car e−x ̸= 0
⇔ ∀x ∈ R, 8ax2 + (8b − 12a) x + 2a − 6b + 8c = 2x2 .

On note alors qu’il suffit de prendre


  1
8a = 2
 a = 4

8b − 12a = 0 ⇔ b = 12a
8 = 8
3
9 2
4−4
 
2a − 6b + 8c = 0 c = 6b−2a = = 7
 
8 8 32

R → R
Ainsi, y2 : 2 est une solution de (E2 ). Donc par le principe de superposition, y1 + y2
x 7→ 8x +12x+7
32 e−x
est une solution de (E). Conclusion, l’ensemble des solutions de (E) est
® ´
R → R
S = (A, B) ∈ R2 .

8x2 +12x+7
x 7→ x − 1
3 + 32 e−x +A ex +B e3x

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5.3 La fonction x 7→ 2x e2x est continue sur R donc (E) admet des solutions sur R. Soit (Ec ) l’équation
2
caractéristique associée : (Ec ) : r2 − 4r + 4 = 0 ⇔ (r − 2) = 0. 2 étant une racine double, on en déduit
l’ensemble des solutions de l’équation homogène associée à (E) :
ß ™
R → R
S0 = 2

(A, B) ∈ R .
x 7→ (Ax + B) e2x

R → R
Soient (a, b) ∈ R2 et y : . La fonction y est deux fois dérivable sur R et pour tout
x 7→ x2 (ax + b) e2x
x ∈ R,

y ′ (x) = 3ax2 + 2bx + 2ax3 + 2bx2 e2x = 2ax3 + (3a + 2b) x2 + 2bx e2x
 

y ′′ (x) = 6ax2 + (6a + 4b) x + 2b + 4ax3 + (6a + 4b) x2 + 4bx e2x




= 4ax3 + (12a + 4b) x2 + (6a + 8b) x + 2b e2x .




Dès lors

y est solution de (E)


∀x ∈ R, 4ax3 + (12a + 4b) x2 + (6a + 8b) x + 2b e2x


− 4 2ax3 + (3a + 2b) x2 + 2bx e2x +4 ax3 + bx2 e2x = 2x e2x
 

⇔ ∀x ∈ R, 4ax3 + (12a + 4b) x2 + (6a + 8b) x + 2b


− 8ax3 − (12a + 8b) x2 − 8bx + 4ax3 + 4bx2 = 2x car e2x ̸= 0
⇔ ∀x ∈ R, 6ax + 2b = 2x

1 R → R
On note alors qu’il suffit de prendre a = 3 et b = 0. Ainsi, x3 2x est une solution de (E).
x 7 → 3 e
Conclusion, l’ensemble des solutions de (E) est
® ´
R → R
S = 2

3 (A, B) ∈ R .
x 7→ x3 e2x + (Ax + B) e2x

5.4 Soit y une fonction deux fois dérivable sur R à valeurs dans R∗+ . Posons pour tout t ∈ R, z(t) = ln (y(t)).
Puisque y est à valeurs dans R∗+ , z est bien définie et est même deux fois dérivable sur R. Pour tout t ∈ R,
on a y(t) = ez(t) . Ainsi, pour tout t ∈ R,
2
y ′ (t) = z ′ (t) ez(t) et y ′′ (t) = z ′′ (t) ez(t) + (z ′ (t)) ez(t) .

Alors, on a les équivalences suivantes :

y est solution de (E)


2
⇔ ∀t ∈ R, y ′′ (t)y(t) − (y ′ (t)) + 2y(t)y ′ (t) + 2y 2 (t) ln (y(t)) = 0
Ä 2
ä Ä ä2 Ä ä2 Ä ä
⇔ ∀t ∈ R, z ′′ (t) ez(t) + (z ′ (t)) ez(t) ez(t) − z ′ (t) ez(t) + 2 ez(t) z ′ (t) ez(t) +2 ez(t) ln ez(t) = 0
2 2
⇔ ∀t ∈ R, z ′′ (t) e2z(t) + (z ′ (t)) e2z(t) − (z ′ (t)) e2z(t) +2z ′ (t) e2z(t) +2 e2z(t) z(t) = 0
⇔ ∀x ∈ R, z ′′ (t) + 2z ′ (t) + 2z(t) = 0 car e2z(t) ̸= 0.

Alors, d’après la question 5.1, on obtient que

y est solution de (E) ⇔ ∃ (A, B) ∈ R2 , ∀x ∈ R, z(t) = e−t (A cos(t) + B sin(t))


−t
⇔ ∃ (A, B) ∈ R2 , ∀x ∈ R, y(t) = ez(t) = ee (A cos(t)+B sin(t))
.

Conclusion,
® ´
→ R∗+

R
S = 2

−t
(A, B) ∈ R .
t 7 → ee (A cos(t)+B sin(t))

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5.5 Soit y une fonction deux fois dérivable sur ]−1; 1[. Posons pour tout t ∈ − π2 ; π2 , z(t) = y (sin(t)) i.e. pour
 
tout x ∈ ]−1; 1[, y(x) = z (arcsin(x)). La fonction y est
 bien définie et même  deux fois dérivable sur ]−1; 1[
et la fonction sin est deux fois dérivable sur − π2 ; π2 et vérifie sin − π2 ; π2 = ]−1; 1[. Donc la fonction z

est bien définie et même deux fois dérivable sur ]−1; 1[. De plus, pour tout x ∈ ]−1; 1[,
1
y ′ (x) = √ z ′ (arcsin(x))
1 − x2
ã2
−2x
Å ã Å
1 1
y ′′ (x) = − z ′
(arcsin(x)) + √ z ′′ (arcsin(x))
2 (1 − x2 )3/2 1 − x2
x 1
= z ′ (arcsin(x)) + z ′′ (arcsin(x)) .
(1 − x2 )
3/2 1 − x2
Par conséquent,
y est solution de (E)
Ä p ä
∀x ∈ ]−1; 1[ , 1 − x2 y ′′ (x) − 4 1 − x2 − x y ′ (x) + 3y(x) = 0


Ç å
2
 x ′ 1 ′′
⇔ ∀x ∈ ]−1; 1[ , 1 − x z (arcsin(x)) + z (arcsin(x))
(1 − x2 )
3/2 1 − x2
Ä p äÅ 1
ã
− 4 1 − x2 + x √ z ′ (arcsin(x)) + 3z (arcsin(x)) = 0
1 − x2
x ′ ′′
⇔ ∀x ∈ ]−1; 1[ , √ z (arcsin(x)) + z (arcsin(x))
1 − x2
x
− 4z ′ (arcsin(x)) − √ z ′ (arcsin(x)) + 3z (arcsin(x)) = 0
1 − x2
⇔ ∀x ∈ ]−1; 1[ , z ′′ (arcsin(x)) − 4z ′ (arcsin(x)) + 3z (arcsin(x)) = 0.
Posons pour tout x ∈ ]−1; 1[, t = arcsin(x) alors t ∈ − π2 ; π2 et
 
i π πh
y est solution de (E) ⇔ ∀t ∈ − ; , z ′′ (t) − 4z ′ (t) + 3z (t) = 0.
2 2
Donc par la question 5.2, on obtient
y est solution de (E)
i π πh
⇔ ∃ (A, B) ∈ R2 , ∀t ∈ − ; , z(t) = A et +B e3t
2 2
⇔ ∃ (A, B) ∈ R2 , ∀x ∈ ]−1; 1[ , y(x) = z (arcsin(x)) = A earcsin(x) +B e3 arcsin(x) .
Conclusion, l’ensemble des solutions de (E) sur ]−1; 1[ est donné par
ß ™
]−1; 1[ → R
S = 2

(A, B) ∈ R .
x 7→ A earcsin(x) +B e3 arcsin(x)

5.6 Soit y une fonction deux fois dérivable sur R∗+ . Posons pour tout t ∈ R∗+ , z(t) = y t2 i.e. y(x) = z ( x).

Puisque y est deux fois dérivable sur R∗+ , la fonction z est aussi bien définie et deux fois dérivable sur R∗+ .
De plus pour tout x ∈ R∗+ ,
1 √ 
y ′ (x) = √ z ′ x
2 x
1 √  1 ′′ √ 
y ′′ (x) = − 3/2 z ′ x + z x .
4x 4x
Par suite,
y est solution de (E)
√  √ √
⇔ ∀x ∈ R∗+ , 4xy ′′ (x) + 2 − 8 x y ′ (x) + 4y(x) = 2 x e2 x
√  1 ′′ √  √  1 ′ √  √  √ √
Å ã Å ã
∗ 1 ′
⇔ ∀x ∈ R+ , 4x − 3/2 z x + z x + 2−8 x √ z x + 4z x = 2 x e2 x
4x 4x 2 x
1 √ √ 1 √ √ √  √ √
∀x ∈ R∗+ , − √ z ′ x + z ′′ x + √ z′ x − 4z ′ x = 2 x e2 x
   
⇔ x + 4z
x x
∗ ′′
√  ′
√  √  √ √
⇔ ∀x ∈ R+ , z x − 4z x + 4z x = 2 x e2 x .

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Mathématiques PTSI, IntEnt11 Cor 2022-2023


Posons pour tout x ∈ R∗+ , t = x. Alors,

y est solution de (E) ⇔ ∀t ∈ R∗+ , z ′′ (t) − 4z ′ (t) + 4z (t) = 2t e2t .

Donc par la question 5.3

t3 2t
y est solution de (E) ⇔ ∃ (A, B) ∈ R2 , ∀t ∈ R∗+ , z(t) = e + (At + B) e2t
3
√  x3/2 2√x √  √
⇔ ∃ (A, B) ∈ R2 , ∀x ∈ R∗+ , y(x) = z x = e + A x + B e2 x .
3
Conclusion, l’ensemble des solutions de (E) sur R∗+ est

R∗+ →
® ´
R
S = √ √ √ 2
(A, B) ∈ R .

x3/2 x
x 7→ 3 e2 + (A x + B) e2 x

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