Avantages du commerce équitable
Avantages du commerce équitable
Commerce international
Sous le thème :
Les fondements du commerce équitable
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Introduction
L’économie de marché est une organisation de la production dans laquelle les
variables économiques fluctuent en fonction des forces du marché, autrement
dit de l’offre et de la demande, avec une intervention minimale de l’État. On a
coutume de dire que ce n’est pas un système idéal et qu’il est injuste du fait
que les moyens de production sont détenus pour l’essentiel par des acteurs
privés qui visent la maximisation du profit au détriment de toute autre facteur
qu’il soit humain, éthique ou même environnemental.
Ce type d’économie où même la nature, la monnaie et l’homme sont devenus
des marchandises, c’est avérer destructive et pour l’environnement, et pour les
petits producteurs qui peinent à faire de la concurrence au géant de la
production, ce qui engendre leur déclins et ce qui ne peut qu’accroitre le
niveau de pauvreté dans le monde rural en particulier et de la nation en
général. Ce type d’économie où la concurrence est rude ne laisse même pas de
chance au pays sous-développés qui se basent essentiellement sur entre autre
l’effort des petits producteurs.
Une alternative à ce type d’économie a commencé à voir le jour suite à la
Conférences des Nations Unies sur le Commerce et le Développement
(CNUCED) tenu en 1964, où les pays du sud fraichement indépendants dits non-
alignés réclament “du commerce, pas de la charité”, chose faite en 1965 avec
l’intégration de la partie 4 dans le GATT intitulé commerce et développement
et qui a pour but la favorisation des PVD et PMA à travers un traitement
préférentiel dans les accords commerciaux. Ceci marquera la première
reconnaissance internationale du commerce équitable, bien que déjà en 1940,
Des mouvements confessionnels aux États-Unis d’Amérique ont développaient
des filières solidaires avec les producteurs du sud plus précisément de porto
Rico, avec but de vendre les productions de ces petits producteurs aux états
unis afin de les soutenir. Tous cela avec finalité de passé de la philosophie
d’une économie du marché sans pitié ni éthique, vers une philosophie plus
équitable d’une économie solidaire avec un concept relationnel associatif
plutôt que compétitif.
Le commerce équitable se base sur un système de solidarité concrète entre les
consommateurs généralement avec un pouvoir d’achat décent et les petits
producteurs. Les « consomm’acteurs » du commerce équitable s'engagent à
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acheter aux producteurs leurs produits (produits artisanaux, matières
premières…) - toute en évitant les intermédiaires de la commercialisation - à un
prix juste tenant compte des coûts réels de production, et en assurant des
relations de longue durée, et en participant directement ou indirectement à la
mise en place de projets allant dans ce sens. Les petits producteurs eux,
s'engagent à organiser le travail de production de manière démocratique, en
respectant des conditions environnementales et sociales, et à participer
activement au développement au niveau local. Aujourd’hui, le commerce
équitable a prouvé son efficacité comme instrument de développement et de
renforcement des groupements de paysans et d’artisans.
Cela dit, l’application de ce système de solidarité au niveau macro-économique
se heurte à certains défis que les acteurs doivent surmontés main dans la main.
Pour bien comprendre la finalité de ce système solidaire, on va aborder dans ce
sujet, les fondements du commerce équitable, le rôle de ses acteurs ainsi que
les défis qui en découlent tout en respectant le plan suivant :
I. PRÉSENTATION DU CONCEPT DU COMMERCE ÉQUITABLE
A/historique, définition et fondements du commerce équitable
B/Importance du commerce équitable dans l’économie mondiale
II. LES PRINCIPES DU COMMERCE EQUITABLE
A/les critères de production et de travail
B/la juste rémunération des producteurs
III. LES ACTEURS DU COMMERCE EQUITBLE
A/les producteurs
B/les organisations du commerce équitable
C/les consommateurs
IV. LES DÉFIS DU COMMERCE ÉQUITABLE
A/la concurrence des produits conventionnels
B/les coûts élevés de la certification
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I. PRÉSENTATION DU CONCEPT DU COMMERCE ÉQUITABLE
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aux Indes néerlandaises (Indonésie) pour constater les conditions de vie dans
les plantations. Il est révolté par ce qu'il constate et qu'il juge digne de
l’esclavagisme. De retour aux Pays-Bas, il écrit Max Havelaar, roman dans
lequel il dénonce ce qu’il a vu et qui connaît un très grand succès. Max
Havelaar qui n’était au début que le nom du héro du roman de Dekker,
deviendra par la suite le nom du label de certification de l’organisation (à but
non lucratif) FAIRTRADE, label garantissant que tel produit émane du
commerce équitable.
Dénoncer ne suffit pas, faut-il encore agir. Il faut attendre les années 40 du
XXème siècle pour voir les premiers pas du commerce équitable avec des
mouvements confessionnels aux États-Unis qui développairent des filières
solidaires avec les producteurs de l’Amérique latine. En Europe il faut attendre
l’après-guerre où au royaume uni, L'OXFAM (Oxford Committee for Famine
Relief) premier vrai réseau de commerce équitable, est créé en 1947 par des
étudiants d'Oxford pour lutter contre la famine qui sévit en Grèce dans un
contexte de guerre civile faisant suite à la seconde guerre mondiale.
A la fin des années 50, OXFAM vend dans des boutiques des produits
d'artisanat des pays du tiers-monde dans le but de leur assurer un revenu
décent en préservant leur dignité. D'autres initiatives commencent à voir le
jour dans le même temps dans d’autre pays d’Europe.
Même si les boutiques équitables se développent un peu partout dans le
monde, elles restent alors sur une niche, fréquentées essentiellement par des
militants ou des gens qui viennent faire une "bonne action", en dehors de leurs
démarches de consommation habituelles.
Une réflexion commence à se développer afin de mettre les produits issus du
commerce équitable à disposition du plus grand nombre de consommateurs,
via les circuits de distribution classiques, mais en leur donnant suffisamment de
repères et d'informations pour qu'ils sachent qu'ils achètent des produits
équitables.
C'est ainsi que voit le jour en 1988 le label de certification de produit issue du
commerce équitable « Max Havelaar », non sans difficultés posées notamment
par des multinationales et même des intermédiaires de commercialisation.
L'émergence de ce label marque un changement total de logique dans la façon
de faire du commerce équitable. L'objectif est bien clairement de toucher le
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public le plus large possible et de faire entrer les produits issus du commerce
équitable dans les habitudes normales de consommation du grand public.
Le commerce équitable international s'organise et se structure dans la fin des
années 90 avec la naissance de « Fairtrade Labelling Organizations » qui
regroupe les différentes labellisations existant dans le monde. C'est à cette
même époque que l'on assiste à une standardisation des critères pour pouvoir
se revendiquer du commerce équitable, et éviter toutes tentatives de fraude.
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rémunération suffisante. Autre paradoxe de l’ordre économique mondial, le
prix des matières premières est à ce jour fixé par les bourses et autres actions
spéculatives des pays occidentaux. C’est l’acheteur qui fixe le prix de vente. Les
prix pratiqués sont alors bien souvent en dessous des simples coûts de
production. C’est dans ce contexte d’injustice que le commerce équitable
prend son essor et s’impose comme alternative.
L’alternative au commerce conventionnel :
Le commerce équitable et le commerce éthique sont deux types d’initiatives
complémentaires qui visent à rééquilibrer les relations commerciales entre les
petits producteurs, les salariés marginalisés et les consommateurs en général.
Parmi les pays développés, l’Europe joue un rôle de pionnier dans la mise en
place de systèmes de commerce équitable, et certaines entreprises
européennes sont fortement impliquées dans le commerce éthique (Lobodis –
café-, Alter Eco –chocolat-, Modetic-vetements-…).
La question du commerce éthique concerne principalement la mise en place de
codes de conduite et d’un label social, et a d’avantage rapport avec la
responsabilité sociale des entreprises. Une responsabilité sociale qui se
caractérise par la mise en place de relations commerciales entre producteurs et
consommateurs basées sur l’équité (notamment à travers le prix), le
partenariat, la confiance (grâce à l’application des principes de transparence et
de traçabilité), l’intérêt partagé, qui sont garantis par des critères précis, à
savoir :
des relations directes entre producteurs et consommateurs, évitant le
plus possible les intermédiaires commerciaux;
la définition d’un juste prix permettant au producteur et à sa famille de
vivre dignement;
dans le cas où les producteurs sont des salariés, des conditions de travail
digne et décente (rémunération approprié a leurs effort, droit
d’association, interdiction du travail forcé, etc.)
la possibilité pour les producteurs d’obtenir un financement partiel
avant la récolte;
la mise en place de relations et de contrats à long terme, basés sur le
respect mutuel et sur des valeurs éthiques. ces relations visent non
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seulement un prix juste, mais aussi le développement durable des
groupes de producteurs ou de salariés;
L’établissement de critères dits de « progrès », qui assurent une
progression des groupes de producteurs ou de salariés au-delà de ces
conditions minimales.
Les résultat de cette tentative de changement de mentalité et des habitude de
consommation et leurs impact sur l’économie mondial peuvent s’avérer
insignifiant coté volume par rapport au commerce mondial (moins de 1% du
flux mondiaux), mais on constate que plus le temps avance plus les mentalité
changent et les population deviennent plus consciente du danger qui émane du
commerce conventionnel et se dirige vers une consommation plus contrôlé ce
qui ne peut que favorisé le commerce équitable, et les statiques du
développement de se système basé sur la solidarité en sont la preuve.
Illustration des revenus des produits issus du commerce équitable entre 2004 et 2018 (en
milliards d’euro) :
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Source : [Link]
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II. LES PRINCIPES DU COMMERCE EQUITABLE
A ce jour, il existe 8 documents de référence qui encadrent le commerce
équitable au niveau international. Ces critères se basent sur des valeurs
économiques, sociales et environnementales avec le paiement d’un prix juste,
le respect du temps de travail et le refus du travail des enfants, l’égalité des
travailleurs ou encore le respect de la biodiversité et une meilleure gestion des
déchets.
La WFTO prescrit 10 principes que les organisations de commerce équitable
doivent suivre dans leur travail quotidien et effectue un suivi pour s’assurer
que ces principes sont respectés.
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gestion commerciale, d’impliquer leurs salariés, de partager l’information à
tous leurs collaborateurs.
L’organisation est transparente dans sa gestion et ses relations commerciales.
Elle est responsable devant toutes ses parties prenantes et respecte la
sensibilité et la confidentialité des informations commerciales fournies.
L’organisation trouve des moyens appropriés et participatifs d’impliquer les
employés, les membres et les producteurs dans ses processus décisionnels. Elle
veille à ce que des informations pertinentes soient fournies à tous ses
partenaires commerciaux. Les canaux de communication sont bons et ouverts à
tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement.
4. paiement équitable
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Un juste prix est un prix qui offre un salaire équitable aux producteurs. Il
implique une rémunération socialement acceptable (dans le contexte local),
considérée par les producteurs eux-mêmes comme juste, notamment au
niveau de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.
Les négociations commerciales doivent être équilibrées, avec la définition d’un
prix juste, prenant en compte les coûts de production de l’acheteur et
l’environnement économique local.
Prix équitables est librement négociés par le biais d’un dialogue entre
l’acheteur et le vendeur et repose sur une fixation transparente des prix. Elle
comprend un salaire équitable et un profit équitable. Les prix équitables
représentent une part équitable du prix final pour chaque acteur de la chaîne
d’approvisionnement.
Salaires équitables librement négocié et mutuellement convenu, et suppose le
paiement d’au moins un salaire de subsistance local.
Salaire de vie local est une rémunération perçue pour une semaine de travail
standard (pas plus de 48 heures) par un Travailleur dans un endroit particulier,
suffisante pour lui permettre d’assurer un niveau de vie décent et à sa famille.
Les éléments d’un niveau de vie décent comprennent la nourriture, l’eau, le
logement, l’éducation, les soins de santé, le transport, l’habillement et d’autres
besoins essentiels, y compris la prise en charge d’événements imprévus.
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la production de produits équitables (y compris l’apprentissage d’un art ou d’un
artisanat traditionnel) est toujours divulguée et surveillée et n’affecte pas le
bien-être des enfants, leur sécurité, leurs besoins en matière d’éducation et
leur besoin de jouer.
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Les organisations du commerce équitable sont conscientes des conditions de
santé et de sécurité dans les groupements de producteurs auprès desquels
elles achètent. Ils cherchent, sur une base continue, à sensibiliser davantage les
groupes de producteurs aux questions de santé et de sécurité et à améliorer
leurs pratiques en matière de santé et de sécurité.
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leurs valeurs, chercher à toujours mieux traiter leurs collaborateurs, et à
sensibiliser leurs clients.
L’acheteur s’engage à faire la promotion du commerce équitable afin de faire
connaître au plus grand monde ses principes et ses avantages pour les petits
producteurs.
L’organisation sensibilise à l’objectif du Commerce Equitable et à la nécessité
d’une plus grande justice dans le commerce mondial à travers le Commerce
Equitable. Elle défend les objectifs et les activités du Commerce Equitable selon
le champ d’action de l’organisation. L’organisation fournit à ses clients des
informations sur elle-même, les produits qu’elle commercialise et les
organisations de producteurs ou les membres qui fabriquent ou récoltent les
produits. Les techniques de publicité et de marketing honnêtes sont toujours
utilisées.
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III. LES ACTEURS DU COMMERCE EQUITBLE
À l’ère de la mondialisation, le fossé entre les pays du Sud et les pays du Nord
ne cesse d’augmenter. Le commerce équitable se présente comme une
alternative pour rééquilibrer les rapports Nord-Sud. Il vise à combattre la
pauvreté dans les pays du Sud et à promouvoir leur développement d’une
manière durable. Les petits producteurs et les travailleurs défavorisés des pays
sous-développés, notamment en Amérique latine et en Afrique, sont au centre
des préoccupations du commerce équitable. Il cherche à leur garantir un accès
au marché international en vendant leurs produits à un prix juste, supérieur
aux cours mondiaux. Ce prix a pour but de leur permettre de vivre dignement
de leur travail. Et Parmi les acteurs de ce commerce équitable on trouve :
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En ce qui concerne les critères de sélection des producteurs du commerce
équitable, les référents locaux sont en général :
-les coopératives de travailleurs,
-les associations,
- des groupes familiaux ou communautaires,
- Des ONG (organisations non gouvernementales),
- des groupes de femmes solidaires regroupées autour des petits projets. Ces
productrices et producteurs s’engagent à mettre en place une organisation du
travail, au sein de chaque unité de production, qui se fonde sur le respect de
conditions démocratiques, de participation aux décisions concernant la
production, la destination des gains et le montage des projets locaux. Dans
cette même logique, les décisions qui concernent les changements des
productions doivent être examinées par l’assemblée des travailleurs et en
accord avec les principes du commerce équitable.
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organisations qui offrent des alternatives équitables face aux structures et
pratiques commerciales déloyales.
EFTA la Fédération Européenne du Commerce Equitable (European Fair Trade
Association) a pour but de rassembler les centrales d’achat importatrices et de
faciliter la diffusion de l’information entre les membres. Elle a aussi les moyens
de faire pression sur l’Union Européenne et est à l’origine de campagnes
d’information
NEWS Le Réseau de Magasins du Monde Européens (Network of European
World Shops) est un réseau d’associations nationales de magasins du monde
WFTO (Organisation Mondiale de Commerce Equitable), créée en 1989, est
une association internationale d’organisations de commerce équitable
(producteurs, acheteurs, importateurs, réseaux de mobilisation). Elle regroupe
plus de 350 organisations de 70 pays, dont 65% de producteurs. Ses missions
sont de développer les marchés pour les producteurs, garantir l’application des
principes du commerce équitable par ses membres et mener des actions de
plaidoyer.
La particularité de la WFTO est qu’elle repose sur l’implication des partenaires
producteurs. C’est un mouvement militant pour le commerce équitable comme
outil de développement et non comme finalité
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- Le marché du commerce équitable :
Le marché mondial du commerce équitable est de 400 millions de dollars
américains. Bien qu'il ne soit qu'une proportion minime du marché
conventionnel international, les ventes de produits équitables ont connu un
véritable essor dans les dernières années avec une augmentation des ventes de
30%, chaque année. Les organisations du commerce équitable s'impliquent
notamment dans la production du café, du chocolat, du thé, du cacao et des
bananes. 9 En étant le produit équitable le plus consommé en Europe, le café
occupe le premier rang des produits issus du commerce équitable. Et il jouit
d'une forte croissance sur le marché nord-américain. Les initiatives du café
équitable récemment établies en Amérique du Nord ont engendré une forte
croissance du marché mondial. La consommation du café équitable aux États-
Unis a augmenté de 79% entre 2000 et 2001 et elle continue de croître. Ces
dernières années, le marché canadien du café équitable a connu une forte
croissance. Les ventes du café équitable ont passé de 22 tonnes en 1998 à 660
tonnes en 2003. De plus, pendant cette période, le nombre d’acheteurs du café
équitable a doublé en passant de 4% à 8% (Canada, 2004). La croissance du
marché du commerce équitable est le résultat, notamment, des efforts de
développement des organisations du commerce équitable, tout
particulièrement, ceux de la FLO. Pour cet organisme, le développement du
marché est une condition à atteindre de sa mission qui est de favoriser la
justice sociale. En effet, la FLO cherche à sensibiliser les consommateurs en les
informant des effets négatifs du commerce international sur les producteurs
afin qu’ils réalisent la nécessité d'exercer leur pouvoir d'achat d'une façon
positive. L’éducation du public a pour but de lier plus directement les
consommateurs aux producteurs de manière symbolique du moins et de créer
un puissant réseau bidirectionnel entre les pays du nord et les pays du sud.
Malgré la forte croissance du marché des produits du commerce équitable à
travers l’implantation du système des standards de certification à l’échelle
internationale, cette croissance, a échoué la plupart de temps, à pénétrer tout
le marché conventionnel potentiel. Par exemple, en 1999, les ventes totales du
café équitable totalisaient seulement 0.29% de toute l’exportation mondiale du
café. Une comparaison entre les résultats des sondages du marché et les
ventes actuelles du café équitable, le produit issu du commerce équitable le
plus répandu et consommé, indique clairement que le marché potentiel du café
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équitable est inexploité. En Europe, où le marché des produits équitables est le
plus mature, la part du marché du café équitable n’est que de 1.7%. Au Canada,
même si elle est en croissance, la part du marché de produits équitables ne
dépasse pas 0.5%. De plus, malgré la forte la croissance actuelle des produits
équitables en Amérique du Nord, ils ne sont pas présents à une grande échelle
dans les chaînes de distributions du marché conventionnel.
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bien souvent en dessous des simples coûts de production. C’est dans ce
contexte d’injustice que le commerce équitable prend son essor…
LE COMMERCE PAS LA CHARITÉ
Le Commerce Équitable est né dans les années 60. À cette époque, un bon
nombre d’organisations de solidarité internationales tentaient d’aider les
populations défavorisées de différents pays du monde. L’histoire raconte que
des membres de ces ONG ont demandé à des petits producteurs de café
mexicains ce qu’ils pourraient faire pour les aider mieux et davantage. Les
paysans leur ont répondu : « C’est formidable que vous nous aidiez à construire
des puits et des écoles, à améliorer nos conditions de vie et que vous nous
donniez de l’argent… mais si vous commenciez par nous payer notre café à un
prix juste, qui nous permette de vivre de notre travail, un certain nombre de
nos problèmes seraient déjà résolus. Nous pourrions envoyer nos enfants à
l’école, disposer d’outils corrects, nous regrouper, investir pour améliorer nos
rendements, développer nos surfaces et acheter des vaches. Nous aurions sans
doute moins besoin de vos aides et nous arriverions à nous autosuffire ». On le
voit, l’un des points de départ réside d’abord dans le paiement d’un prix juste.
Second point, lors de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le
développement, la Cnuced(1), qui s’est tenue aux Etats-Unis en 1964, l’un des
principes fondateurs du Commerce Équitable, « Trade, not aid », a été posé.
Traduisez : « Le commerce, pas la charité ». Cela résume une fois encore l’idée
qu’il ne faut pas prendre les producteurs et les populations de ces pays là pour
de pauvres gens qu’il faut assister et à qui il faut faire la charité pour nous
donner bonne conscience, mais que nous devons leur proposer un commerce
leur permettant de vivre décemment.
DE LA PAUVRETÉ À LA MISÈRE
Pourquoi cette évolution ? On touche, là, au cœur des problématiques du
Commerce Équitable. On le sait, progressivement, le commerce a été
responsable d’un appauvrissement des populations, notamment de celles du
Sud. On a parlé de dégradation des termes de l’échange pour désigner ce
système où le coût des produits manufacturés (produits d’importation pour les
pays du Sud) augmente tandis que celui des matières premières (produits
d’exportation pour les pays du Sud), diminue. Ainsi, par un effet de ciseaux, les
écarts de richesse se sont accrus, et ce de plus en plus rapidement. Au cours
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des dernières années, la pression a été toujours plus forte sur les prix payés par
les consommateurs au Nord, dans un univers fortement concurrentiel. Dans ce
système, où la chaîne d’importation est constituée d’intermédiaires, le dernier
maillon, qui veut vendre au plus bas, demande à son fournisseur de baisser ses
prix, lui-même répercute cet effort de marge en amont, etc. Par cet effet en
cascade, qualifié « d’effet domino », les petits producteurs en bout de chaîne
se sont retrouvés dans l’obligation de pratiquer des prix très bas, et vendent,
dans la majeure partie des cas, bien en dessous de leur prix de revient lorsqu’ils
parviennent à trouver des débouchés. Isolés, ne disposant d’aucune structure
ou organisation susceptible de défendre leurs intérêts, ces très petits
producteurs de cacao, de café et autre riz cultivent un lopin de tout juste un
hectare - qui est la moyenne de près de 80 à 95% des paysans dans le monde-
transmis de génération en génération. Dans cette économie de subsistance, les
gens ne vivent pas, ils survivent. Une partie de la production sert à nourrir leur
famille, l’autre est vendue à qui veut bien l’acheter. Si grâce à ce revenu, ils
arrivent à s’offrir un ou deux outils, tant mieux ; sinon tant pis. D’année en
année, ils plantent, produisent, vendent et recommencent… sans jamais aucun
espoir de se développer. Le système reste fermé. Beaucoup en sont là. Tant
qu’ils n’arrivent pas à se structurer et à se regrouper, ils n’ont aucun moyen de
s’en sortir. Au fil du temps, les producteurs ont été de plus en plus exclus et
isolés au bout d’un chemin, derrière une forêt, toujours dans des zones peu
accessibles. Le plus souvent, ils finissent par déserter leur campagne, pour
trouver une situation souvent pire dans les bidonvilles qui fleurissent à la
périphérie des villes. Au lieu de rester en situation de pauvreté, ils se
retrouvent en situation de misère. Les champs de thé et de café sont
abandonnés, dans le déchirement de se séparer d’une terre ancestrale.
LE CONSTAT DE LA PAUVRETÉ DANS LE MONDE
Pour dresser le constat de cette pauvreté, rappelons quelques chiffres. Au
début du 19e siècle, l’écart entre les 20% de la population mondiale la plus
riche et les 20% de la plus pauvre était d’environ 1 pour 3 : les plus riches
étaient donc 3 fois plus riches que les plus pauvres. Progressivement, cet écart
est passé de 1 pour 10, puis de 1 pour 30. Aujourd’hui, il s’est encore creusé
pour atteindre 1 pour 85 !, Cela est lié en grande partie à la libéralisation des
échanges et à la mondialisation qui, en elle-même, n’est pas condamnée par le
Commerce Équitable, mais qui entraîne des dérives pénalisant les plus faibles.
Si un petit producteur du Mexique a une chance de vous vendre son café parce
que les circuits le permettent, alors la mondialisation est une chance. Mais si,
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dans le cadre de cette globalisation, ceux qui disposent des moyens les plus
importants et qui sont le mieux organisés se servent de ces échanges accrus
pour pressuriser, exploiter et abuser ceux qui ne peuvent pas se défendre, alors
les écarts de richesse s’accroissent et conduisent à des situations
catastrophiques extrêmes.
Nous ne sommes donc pas contre la mondialisation, à condition qu’elle soit
régulée. Progressivement, l’idée s’est installée que l’une des solutions serait,
déjà, d’imposer un prix juste, pour que ces paysans puissent rester sur leurs
terres, puis d’installer des pôles de développement unissant, sur une zone, des
populations connaissant les mêmes problèmes. Concrètement, cela consiste à
mettre en commun les patrimoines, les terres et les productions grâce à quoi -
et à un prix décent - ils peuvent financer des outils, des programmes de
formation et commencer à se développer.
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producteurs (Le Mare 2010). La fabrication et l’exportation d’artisanat sont des
activités de plus en plus compliquées.
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organisme professionnel privé ou par des autorités publiques. Dans le secteur
du commerce équitable, il n’y a pas de label public mais plusieurs labels privés,
Les labels peuvent s’appliquer à des produits ou à des organisations. Les labels
de commerce équitable s’appliquent principalement à des chaînes
d’approvisionnement de produits mais certains (WFTO en particulier)
s’appliquent aussi à des organisations engagées dans la production ou la vente
de produits.
Les labels de commerce équitable permettent de garantir le respect des
engagements du commerce équitable tels que définis dans la loi française et de
valoriser ces engagements auprès des consommateurs à l’aide d’un logo
crédible opposable sur les produits.
Un label est une marque spéciale, créée par un collectif professionnel, une
association ou encore un organisme parapublic, et dont le logo est apposé sur
un produit destiné à la vente, pour en certifier l’origine, la qualité et les
conditions de fabrication en conformité avec des critères préétablis dans un
cahier des charges. Un label a un champ d’intervention large, il peut
s’intéresser aux caractéristiques des produits et services, et aussi au
fonctionnement des organismes (entreprise, associations, organisations, etc.)
qui les produisent.
Les marchés de produits certifiés, considéré à forte valeur ajoutée, ouvrent des
perspectives commerciales aux producteurs Mais le processus de certification
est coûteux et complexe.
bien que la certification puisse augmenter la valeur d’un produit, les gains
supplémentaires ne parviennent pas forcément aux producteurs.
La certification est sans aucun doute un outil marketing efficace, qui permet
aux consommateurs des garanties sur les produits qu’ils achètent,
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Aux producteurs de décider, entre eux et de manière démocratique, comment
sera investi cet argent. Il ne s’agit ni de charité, ni de paternalisme, mais d’une
prime, qui est le fruit de la vente de produits que les consommateurs ont bien
voulu acheter.
Bref, le Commerce Équitable s’inscrit pleinement dans la notion de
développement durable, notamment l’agriculture qui se doit d’être
respectueuse de l’environnement. Ce développement ne remet pas en cause la
capacité des générations futures à se développer. Cette notion donne à la fois
les moyens économiques et financiers pour avancer, mais aussi le cadre
environnemental - protéger les ressources et la Terre. Grâce à un volet social,
nous voulons faire en sorte que ces personnes que l’on respecte leur dignité
dans le cadre de leur travail.
L’importance du commerce équitable repose moins sur son aspect purement
économique que sur sa capacité à innover. Le commerce équitable est d’abord
une économie au service de l’être humain : il cherche à remplacer les rapports
d’aide ou d’assistance entre le Nord et le Sud par des relations commerciales
équitables pour contribuer « concrètement» au débat sur les relations Nord-
Sud et sur la refonte du système économique mondial. Les acteurs du
commerce équitable se reconnaissent autour de critères communs : équité et
solidarité dans la relation commerciale, autonomie des producteurs, dignité
des acteurs, respect de l’environnement, transparence et enfin engagement à
faire évoluer le commerce international. Mais l’application du commerce
équitable est beaucoup plus difficile à appréhender qu’il n’y paraît de prime
abord tant les pratiques et les stratégies sont variées.
CONCLUSION
En guise de conclusion, l’avenir et Le développement de commerce équitable
se fait dans le respect des droit de l’homme, de la femme, de l’enfant et de
l’environnement et contribue à la préservation et à la valorisation des
coutumes et savoir-faire traditionnel locaux et à la promotion des spécificités
territoriale, en parfaite synergie avec les plans de développement nationaux ou
régionaux des pays, visant ainsi à la réalisation du développement durable en
sauvegardant et garantissant les droit des producteurs relevant des secteur
vulnérable .
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Bibliographie
[Link]
principes-du-commerce-equitable
[Link]
commerce-equitable-monde/
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