Le leadership, un terme vient de l’anglais qui est compose de deux mots
:
Leader désigne chef,
Ship désigne la qualité, l’art de conquérir, exercer et conserver la fonction de leader.
Le leadership est le pouvoir, la capacité d’un individu à exercer une influence sur la
conduite des autres. C’est une capacité non-coercitive. Il s’exprime par des facultés innées ou
acquises à communiquer, à influencer, à faire adhérer les autres aux actions communes à
travers les compétences, le savoir-faire, savoir agir et le savoir être.
Il se mesure par l’impact de la mobilisation, l’adhésion aux initiatives, le niveau de
reconnaissance des équipes, des collaborateurs autour du leader et de ses projets.
Le leadership est un ensemble d’aptitudes et d’attitudes permettant d’influencer le
comportement d’un individu ou d’un groupe en vue de l’amener à réaliser les objectifs visés.
1. Caractéristiques :
Le leadership est une sources d’influence personnelle non coercitive, non liée au statut et
basée sur la communication.
Ce n’est pas un poste mais une fonction du groupe qui peut être assurée par un ou plusieurs
individus différents a des moments différents pour des taches différentes.
Selon Waren Bennis, psychologue d’entreprise et conseiller de quatre présidents des Etats-
Unis, le leadership est la clé de voute de toute organisation qui réussit :
C’est ce qui confère à une organisation sa vision et son aptitude à traduire cette vision
en réalité.
2. Styles de leadership
On reconnait généralement cinq styles de leadership.
Autocratique : « Faites ce que je vous dis »
Paternaliste : « Si vous travaillez, je vais vous aider »
Démocratique : « Travaillons ensemble »
Collégial : « Nous sommes tous égaux »
Laisser-Aller : « Faites ce que vous voulez »
a. Style autocratique
Caractéristique :
Centralise les décisions ;
Commande ;
Décide tout ;
Réprimande ;
Menace ;
Na délègue pas l’autorité ;
N’a pas confiance en ses subordonnes.
Résultats :
Planification : faite par l’autorité ;
Organisation : lignes d’autorité très rigides, réseaux de communication clairement défini ;
Coordination et direction : taches et responsabilités déterminées au préalable ;
Contrôle : très rigide (récompense ou punition).
b. Style paternaliste
Caractéristiques :
Attitude bienveillante et charitable envers ses subordonnes ;
Motive par la récompense ;
Valorise les employés qui sont soumis ;
Garde l’autorité suprême ;
Punit les employés qui ne produisent pas selon ses attentes ;
Fait du favoritisme ;
Manipule les employés ;
Sollicite et accepte parfois les suggestions des employés ;
Ne favorise pas le travail d’equipe.
Résultats :
Planification : faite par l’autorité à partir de suggestions sollicitées auprès de certains
employés ;
Organisation : lignes d’autorité précises et rigides, réseau de communication vertical
et selon le désir de l’autorité ;
Coordination et direction : les taches sont déterminées selon le sentiment de l’autorité ;
Contrôle par l’autorité (récompense ou punition).
c. Style démocratique :
Caractéristiques :
Délégation de l’autorité ;
A confiance en ses employés ;
Encourage la participation des employés au prises de décision ;
Laisse les employés travailler à leur manière ;
Agit comme agent de liaison ;
Coordonne les taches à effectuer ;
Oriente les énergies des employés vers un but commun ;
N’impose pas ses idées ;
Encourage la créativité, l’initiative et l’ingéniosité ;
Discute avec les employés ;
Est moins efficace dans les situations de performance routinières.
Résultats :
Planification : en collaboration avec les subordonnées ;
Organisation : la structure devient un moyen et non une fin, les taches sont mieux
reparties, plus centrées sur les intérêts et prend en compte les besoins des
subordonnes ;
Coordinations et direction : responsabilités mieux partagées, meilleure motivation, plus
de travail, meilleurs résultats et travail d’equipe ;
Contrôle : participation des membres de l’equipe.
d. Style collégial
Caractéristiques :
Chaque membre du groupe est un leader ;
Fonde sur le support mutuel, travail d’equipe ;
Utilise par les professionnels (avocats, etc.) ;
Importance accordée à la loyauté, l’amitié et l’échange ;
N’aime pas se faire dire quoi faire et comment ;
Les membres ont les mêmes intérêts, qualifications et compétences.
Résultats :
Planifications en equipe : consensus plus lent ;
Organisation : informelle et basée sur le respect mutuel et la compétence ;
Coordination et direction : travail en equipe ;
Contrôle : selon l’intégrité et un code d’éthique.
e. Style laisser-aller
Caractéristiques :
Manifeste peu d’intérêt a sa et ses subordonnes, chaque membre a ses propres
objectifs ;
Chaque membre agit à sa façon ;
N’a aucune influence sur le comportement des subordonnes ;
Veut éviter les conflits et les problèmes ;
Croit qu’il est impossible d’obtenir un bon rendement de ses coordonnes ;
Ne prends jamais de décision, blâme les autres.
Résultats :
Planification : chacun développe son plan de travail ;
Organisation : selon la quantité des personnes à la tâche et le bon vouloir de ces
personnes ;
Coordination et direction : dépend de la qualité et du bon vouloir de ces personnes ;
Contrôle : l’évaluation se fait selon le rendement des subordonnes en relations avec les
objectifs de départ.
Etant donné la diversité des situations qui se présente au leader dans l’exercice de ses
fonctions et le niveau de maturité chez les collaborateurs, aucun style de gestion ne peut
garantir en soi l’efficience de toutes les composantes de l’equipe.
Face à cette réalité organisationnelle, une approche moderne de plus en plus préconisée est
celle du leadership situationnel.
Selon cette approche, le leadership relevé de trois dimensions :
Du leader : sa personnalité, son style, ses compétences ;
De l’equipe : les forces et les faiblesses des membres, leur maturité (expériences,
habiletés, compétences) ;
De la situation : l’environnement et les facteurs qui agissent sur lui.
Le style de leadership adopte peut donc varier d’une situation à l’autre et en fonction des
collaborateurs.
A titre d’exemples, deux situations :
Le bénévole X manque de maturité et a peu d’expérience dans le domaine associatif.
Son directeur adopte un style directif en mettant l’accent sur les tâches à accomplir.
L’employée Y travaille depuis 3 ans auprès de la maison de jeunes. Elle fait preuve de
bon jugement et aime prendre des responsabilités nouvelles. Son directeur lui donne un
appui socio-émotionnel sans exercer une supervision étroite.
Ce style de leadership suppose que le leader (directeur) connaisse bien les membres de son
equipe (employés et bénévoles) afin de pouvoir s’adapter aux différentes situations.
3. Le leadership de droit et leadership de fait :
a. Le leadership de droit :
Il est possible d’etre leader de droit c’est-à-dire avoir le droit, par son statut, d’exercer une
autorité apres d’une organisation ou d’un groupe de personnes.
Cette autorité de droit est réservée aux chefs d’entreprise et aux managers d’entreprise qui ont
un statut qui les associe clairement au management d’une organisation ou d’un groupe de
personnes.
Il s’agit par exemple des dirigeants d’entreprise, et les managers d’entreprise. Ce sont
hiérarchiquement les chefs, les patrons.
Cette légitimité du leadership est formellement transmise par des actionnaires dans le cadre
d’un chef d’entreprise, ou par des personnes d’un niveau hiérarchique plus élevé dans le cadre
d’un manager d’entreprise.
b. Le leadership de fait :
D’un autre côté, le leader de fait tient sa légitimité d’une manière informelle. Cette légitimité vient
de certaines qualités du leader de fait.
Ces qualités lui permettent de sortir du lot parmi le groupe ou l’organisation et d’exercer une
certaine influence dessus.
Autrement dit, la légitimité du leader de fait n’est pas en rapport avec son statut formel dans
l’entreprise. Sa légitimité ne vient pas d’une nomination officielle au sein de l’entreprise ou du
groupe.
Les sources de cette légitimité sont : le charisme, les capacités de communication, les
capacités de motivation, les capacités d’écoute, les capacités de maitrise de soi, et enfin
les capacités de décision.
Il est possible pour le manager/entrepreneur de détenir à la fois un leadership de droit
en même temps qu’un leadership de fait, ou exclusives l’un ou l’autre.