Fonctions d'une variable réelle
Fonctions d'une variable réelle
Le but de ce chapitre est de faire le point en début de PCSI sur les notions d’analyse liées aux fonctions
réelles dont la variable est réelle pour adopter un vocabulaire précis, rigoureux et commun.
Nous reverrons donc toutes les notions de la classe de Terminale nécessaires à l’étude complète d’une fonction
sans pour autant démontrer tous les résultats. Ceux-ci le seront dans des chapitres ultérieurs (limites, continuité,
dérivabilité, etc).
Nous conclurons ce chapitre par l’étude complète d’une fonction.
Lors du chapitre sur les nombres complexes nous ferons un point sur les fonctions à variable réelle mais à
valeurs complexes.
1
Lycée de l’Essouriau Chapitre 5 - FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE Les Ulis
Définition.
On appelle domaine de définition d’une fonction f , noté D (ou Df si ambiguı̈té) l’ensemble des réels
x de R qui admettent exactement une image par f .
Remarque.
Df est donc une partie de R (pas nécessairement un intervalle) sur laquelle la fonction f est « bien définie ».
1
Exemple. Soit f la fonction définie par f (x) = . Préciser son domaine de définition.
cos(2x)
Définition.
Soit f une fonction, on appelle graphe ou courbe de f l’ensemble des points du plan suivant :
Cf = {(x, f (x)) | x ∈ Df }
Remarque.
Le graphe d’une fonction est donc l’ensemble des points du plan dont l’ordonnée est l’image de l’abscisse.
Exemple. Ci-dessous voici deux courbes, laquelle est celle d’une fonction ?
1
Exemple. Soit f : R+∗ → R définie par f (x) = sin est une fonction réelle.
x
Définition.
Soit A une partie de R.
L’image de A par f , notée f (A), est l’ensemble des images des éléments de A par f :
f (A) = {f (x) | x ∈ A}
Remarque. L’étude d’une fonction débute par la recherche de son ensemble de définition.
Puis l’on cherche les particularités de la fonction f pour éventuellement l’étudier sur un plus petit ensemble.
Définition.
Soit f : Df → R. La fonction f est périodique lorsqu’il existe un réel T > 0 tel que :
∀x ∈ Df , alors x + T ∈ Df et f (x + T ) = f (x)
Ce réel T est appelé une période de f . On dit aussi que f est T -périodique.
On appelle (lorsqu’elle existe) période fondamentale de f la plus petite période de f .
Fonction périodique
Remarque. L’étude de la fonction sur une sous-partie de son ensemble de définition Df de longueur T suffit
pour connaitre le comportement de la fonction sur tout Df .
Une fonction f définie sur Df et à valeur dans R est T -périodique si, et seulement si, son graphe Cf
s’obtient en traçant la courbe sur une sous-partie de Df « de longueur T » puis en complétant par
une infinité de translation de vecteur T~i du motif tracé.
Démonstration :
• f est paire si, et seulement si, ∀x ∈ Df alors −x ∈ Df et f (−x) = f (x).
C’est à dire les points M (x, f (x)) et M 0 (−x, f (−x)) ont la même ordonnée et une abscisse opposée donc sont
symétriques par rapport à l’axe des ordonnées.
Son graphe Cf est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.
• f est impaire si, et seulement si, ∀x ∈ Df alors −x ∈ Df et f (−x) = −f (x).
C’est à dire les points M (x, f (x)) et M 0 (−x, f (−x)) ont une abscisse et une ordonnée opposées donc sont
symétriques par rapport à l’origine.
Son graphe Cf est symétrique par rapport à l’origine O.
Une fonction f définie sur Df et à valeur dans R est T -périodique si, et seulement si, son graphe Cf
s’obtient en traçant la courbe sur une sous-partie de Df « de longueur T » puis en complétant par
une infinité de translation de vecteur T~i du motif tracé.
Remarque. On ne peut pas écrire qu’une fonction est décroissante sur R∗ parce que ce n’est pas un intervalle.
Définition.
Soit f une fonction définie sur une partie A à valeurs dans R. Soit I un intervalle inclus dans A.
• Une fonction croissante ou décroissante sur I est dite monotone sur I.
• Une fonction est dite constante sur I lorsque ∃C ∈ R, ∀x ∈ I, f (x) = C.
Exemple. Donner une autre définition avec des quantificateurs d’une fonction constante.
∀x ∈ R, f (x + kT ) = f (x)
donc
∀x ∈ R, f (x + (k + 1)T ) = f ((x + T ) + kT ) = f (x + T ) = f (x)
Ce qui prouve que P (k + 1) est vrai.
Conclusion : ∀k ∈ N, ∀x ∈ R, f (x + kT ) = f (x).
Et maintenant si k ∈ Z− , on pose k = −n avec n ∈ N et alors :
∀x ∈ R, f (x + kT ) = f (x − nT ) = f (x − nT + nT ) = f (x)
Exemple. Donner une autre définition avec des quantificateurs d’une fonction constante.
cos est décroissante sur tout intervalle de la forme [0 + 2kπ, π + 2kπ] = [2kπ, (2k + 1)π] avec k ∈ Z.
cos est croissante sur tout intervalle de la forme [(2k + 1)π, (2k + 2)π] avec k ∈ Z.
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Remarque.
• La propriété reste vraie avec des fonctions strictement croissantes ou strictement décroissantes.
• On n’a aucune propriété quand au sens de variation de produit ou quotient de fonctions monotones.
∃m ∈ R , ∀x ∈ A , m 6 f (x).
On dit que la fonction f est majorée sur A lorsque l’ensemble image f (A) est majoré, soit :
∃M ∈ R , ∀x ∈ A , f (x) 6 M.
On dit que la fonction f est bornée sur A lorsqu’elle est à la fois majorée et minorée sur A :
∃(m, M ) ∈ R2 , ∀x ∈ A , m 6 f (x) 6 M.
Fonction bornée
Remarque. Lorsqu’une fonction f est bornée sur A, son intervalle image est contenu dans un segment de R.
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Exemple. Soit f : R+∗ → R définie par f (x) = sin . Montrer que f est bornée sur R+∗ .
x
Démonstration :
Soient f et g deux fonctions croissantes sur I alors
On pourrait prouver que la somme et le produit de deux fonctions bornées reste bornée.
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Exemple. Soit f : R+∗ → R définie par f (x) = sin . Montrer que f est bornée sur R+∗ .
x
On a :
∀X ∈ X, | sin(X)| 6 1
1
Donc en posant X = x pour x 6= 0 :
+∗
1
∀x ∈ R , |f (x)| = sin 6 1
x
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Définition.
Soit f : A → R.
On définit la fonction valeur absolue de f notée |f | :
A → R+
par |f | :
x 7→ |f (x)|
Remarque. |f | est une fonction à valeurs positives et son graphe est situé au dessus de l’axe des abscisses.
Soit f une fonction définie sur Df et à valeurs dans R. Soit A une partie de Df .
La fonction f est bornée sur A si, et seulement si, la fonction |f | est majorée sur A.
Remarque. L’avantage est de ne prouver qu’une seule majoration au lieu d’une double inégalité.
f g
Remarque. On peut retenir le procédé suivant : x −→ f (x) −→ g(f (x)) équivalent à :
g◦f
x −−−−−− → g(f (x))
Soit f une fonction définie sur Df et à valeurs dans R. Soit A une partie de Df .
La fonction f est bornée sur A si, et seulement si, la fonction |f | est majorée sur A.
Démonstration :
⇒ Supposons f bornée sur A,
∃(m, M ) ∈ R2 , ∀x ∈ A, m 6 f (x) 6 M
On ne peut surtout pas passer la valeur absolue dans l’inégalité, distinguons alors les cas selon le signe de f (x).
Soit x fixé, si f (x) > 0 alors 0 6 f (x) 6 M et donc
|f (x)| 6 M = |M |
Soit x fixé, si f (x) 6 0 alors m 6 f (x) 6 0 et donc
|f (x)| 6 −m = |m|
Finalement on a dans tous les cas,
∀x ∈ A, |f (x)| 6 K = max(|m|, |M |)
Ainsi la fonction |f | est majorée sur A.
Démonstration :
Supposons f : I → R décroissante et g : J → R décroissante avec f (I) ⊂ J alors :
∀(x1 , x2 ) ∈ I 2 , x1 6 x2 ⇒ f (x1 ) > f (x2 )
et
∀(y1 , y2 ) ∈ J 2 , y1 6 y2 ⇒ g(y1 ) > g(y2 )
Comme f (I) ⊂ J, on peut poser y1 = f (x1 ) et y2 = f (x2 ) et donc :
∀(x1 , x2 ) ∈ I 2 , x1 6 x2 ⇒ y1 = f (x1 ) > f (x2 ) = y2 ⇒ g(f (x1 )) 6 g(f (x2 ))
De même pour les 3 autres cas, ou dans le cas strictement monotone en modifiant les inégalités.
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Définition.
On dit qu’une fonction f : I → J est une bijection, ou est
bijective, si tout y ∈ J admet un unique antécédent par f
dans I c’est à dire :
∀y ∈ J, ∃! x ∈ I, y = f (x).
I −→ f (I) = J
Exemple. ln est une bijection de ]0, +∞[ vers R. f
Remarque. f −1 (y) = x 7−→ y = f (x)
Sa bijection réciproque est la fonction exp. ←−
f −1
Si f est une bijection de I vers J alors f −1 réalise une bijection de J vers I et (f −1 )−1 = f .
Soit f une bijection, alors Cf et Cf −1 sont symétriques par rapport à la droite d’équation y = x.
Soit f : I → R. Si f est strictement monotone sur I alors f est une bijection de I dans f (I).
x−1
Exemple. Montrer que f : x 7→ est une bijection de ] − 2, +∞[ vers un ensemble que l’on précisera.
x+2
Donner sa bijection réciproque.
∀y ∈ J, ∃! x ∈ I, y = f (x).
Autrement formulé cela signifie que pour tout x ∈ I, x est un antécédent de f (x) ∈ J par f .
Donc il est logique que par définition de f −1 :f −1 (f (x)) = x.
Ainsi f −1 réalise une bijection de J vers I, de plus, ce qui précède donne que pour tout x ∈ I :
Soit f : x 7→ f (x) une fonction définie sur un intervalle I de courbe notée C et k ∈ R∗ , alors :
• le graphe C 0 de la fonction x 7→ f (x) + k s’obtient par translation de valeur k~j de la courbe C.
• le graphe C 0 de la fonction x 7→ f (x + k) s’obtient par translation de valeur −k~i de la courbe C.
• le graphe C 0 de la fonction x 7→ kf (x) s’obtient à partir de la courbe Cf , en transformant chaque
point en son image par l’homothétie verticale de rapport k.
• le graphe C 0 de la fonction x 7→ f (kx) s’obtient à partir de la courbe C, en transformant chaque
point en son image par l’homothétie horizontale de rapport k1 .
1. Soient `, `0 ∈ R,
si f a pour limite ` ` ` +∞ −∞ +∞
si g a pour limite `0 +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
alors f + g a pour limite ` + `0 +∞ −∞ +∞ −∞ F.I.
2. Soient `, `0 ∈ R,
si f a pour limite ` `>0 `>0 `<0 `<0 +∞ +∞ −∞ 0
si g a pour limite `0 +∞ −∞ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞ ∞ ou − ∞
alors f g a pour limite ``0 +∞ −∞ −∞ +∞ +∞ −∞ +∞ F.I.
3. Soient `, `0 ∈ R, `0 6= 0,
si f a pour limite ` ` +∞ −∞ +∞ −∞ +∞ ou − ∞
si g a pour limite `0 +∞ ou − ∞ `0 > 0 `0 > 0 `0 < 0 `0 < 0 +∞ ou − ∞
f `
alors a pour limite 0 +∞ −∞ −∞ +∞ F.I.
g `0
Soient a, b, c ∈ R et f, g deux fonctions pour lesquelles on suppose lim f (x) = b et lim g(x) = c.
x→a x→b
Alors, sous réserve d’existence, la fonction composée g ◦ f vérifie :
lim g ◦ f (x) = c.
x→a
x2 − x1
Exemple. Calculer la limite quand x → +∞ de : f (x) = .
1 − x4
x2 − x1 x2 1 − x13 1 − x13
f (x) = = =
1 − x4 x2 x12 − x2 1
x2
− x2
1 1
On a alors lim 1 − = 1 et lim 2 − x2 = −∞ donc par quotient lim f (x) = 0.
x→+∞ x3 x→+∞ x x→+∞
1 1
On a alors lim 1 + 2 = 1 et lim 1 + 2 = 1 donc par quotient lim f (x) = 1.
x→0 ln(x) x→0 ln (x) x→0
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Remarque. Les asymptotes verticales apparaissent généralement aux bornes de l’ensemble de définition.
Remarque.
Si la droite D : y = ax + b est asymptote oblique à Cf alors on peut étudier le signe de d(x) = f (x) − ax + b
pour déterminer la position relative de la courbe par rapport à son asymptote.
Exemple.
2x2 + x
Montrer que la courbe d’équation y = admet une asymptote oblique en +∞ et −∞.
x+1
Étudier la position relative de la courbe et de son asymptote.
La droite ∆ d’équation y = 2x − 1 est donc asymptote oblique à la courbe de f en +∞ (de même en −∞)
IV CONTINUITÉ
Définition.
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
— On dit que f est continue en un point a ∈ I si lim f (x) = f (a).
x→a
— On dit que f est continue sur un intervalle I si elle est continue en tout point de I.
Interprétation graphique. Une fonction f est continue sur un intervalle I si elle est définie sur cet
intervalle et si sa courbe représentative se trace d’un « trait continu », sans lever le crayon.
Exemples.
Fonctions continues sur [0, 6] :
Brisée en 2
Fonctions discontinues sur [0, 6] :
• Soient f une fonction continue sur un intervalle I et g une fonction continue sur un intervalle J
telles que f (I) ⊂ J. Alors g ◦ f est encore continue sur I.
• Soit f une bijection continue d’un intervalle I vers un intervalle J = f (I), alors sa bijection
réciproque f −1 est également continue sur J = f (I).
Démonstration : Cette propriété sera démontrée dans le chapitre sur la continuité mais est la conséquence
logique des résultats des opérations sur les limites de sommes, produits et quotients.
• Soient f une fonction continue sur un intervalle I et g une fonction continue sur un intervalle J
telles que f (I) ⊂ J. Alors g ◦ f est encore continue sur I.
• Soit f une bijection continue d’un intervalle I vers un intervalle J = f (I), alors sa bijection
réciproque f −1 est également continue sur J = f (I).
Démonstration : Cette propriété sera démontrée dans le chapitre sur la continuité mais est la conséquence
logique des résultats des opérations sur les limites d’une composée.
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Propriété (Tangente).
Remarque. On peut étudier le signe de d(x) = f (x) − f (a) + f 0 (a)(x − a) pour déterminer la position
df
Remarque. Cette fonction dérivée f se note aussi en physique Df ou encore .
dx
df
Quand la variable est t, on a aussi la notation ou même θ pour des fonctions angulaires.
dt
Propriété (Tangente).
(T ) : y = f 0 (a)(x − a) + f (a)
Dérivées usuelles
xn (n ∈ N) nxn−1 R
1 n
(n ∈ N) − R∗
xn xn+1
xn (n ∈ Z) nxn−1 R∗
√ 1
x √ R+∗
2 x
xα (α ∈ R) αxα−1 R∗+
ex ex R
1
ln |x| R∗
x
cos x − sin x R
sin x cos x R
1 nπ o
tan x 1 + tan2 x = R\ + kπ|k ∈ Z
cos2 x 2
Exemple. Prouvez la dérivée de x 7→ ln |x|.
Soit u une fonction dérivable sur un ensemble I alors les fonctions suivantes sont dérivables et :
1 nu0
(n ∈ N) − u(x) 6= 0 sur I
un un+1
√ u0
u √ u(x) > 0 sur I
2 u
eu u0 eu aucune
u0
ln |u| u(x) 6= 0 sur I
u
u0 π
tan u u0 (1 + tan2 u) = u(x) 6= + kπ avec k ∈ Z
cos2 u 2
∀x ∈ I, f 0 (x) 6= 0
1
alors f −1 : J → I est dérivable et (f −1 )0 =
f0 ◦ f −1
Définition.
On dit que f : I → R est n fois dérivable si sa dérivée d’ordre n existe.
On dit que f est infiniment dérivable si pour tout n de N, f est n fois dérivable.
Démonstration (partielle) :
On suppose que f est une bijection continue de I vers J et dérivable en un point a ∈ I avec f 0 (a) 6= 0.
f −1 est une fonction de J vers I. On démontrera plus tard dans le chapitre sur la dérivabilité que f −1 est
dérivable en b = f (a).
Remarquons également que ∀x ∈ I, f −1 (f (x)) = x donc f −1 ◦ f et x 7→ x ont la même dérivée en x = a.
Par la formule de la dérivée de la composée appliquée en x = a :
1
(f −1 ◦ f )0 (a) = 1 ⇔ f 0 (a) × (f −1 )0 (f (a)) = 1 ⇔ (f −1 )0 (b) =
f 0 (a)
∀x ∈ I, f 0 (x) 6= 0
1
alors f −1 : J → I est dérivable et (f −1 )0 =
f 0 ◦ f −1
Démonstration :
Ce corollaire est l’écriture fonctionnelle (sans x) de la propriété précédente qui est vraie en tout point a ∈ I.
Remarque. La fonction cos est une bijection de [0, π] vers [−1, 1] car cos est strictement décroissante sur
[0, π]. On note arccos sa bijection réciproque, alors :
1 1 1
arccos0 (0) = = =− = −1
cos0 (arccos(0)) − sin(arccos(0)) sin( π2 )
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Soit f : I → R dérivable.
• La fonction f est croissante sur I si, et seulement si, ∀x ∈ I, f 0 (x) > 0.
• La fonction f est décroissante sur I si, et seulement si, ∀x ∈ I, f 0 (x) 6 0.
• La fonction f est constante sur I si, et seulement si, ∀x ∈ I, f 0 (x) = 0.
• Si ∀x ∈ I, f 0 (x) > 0 alors f est strictement croissante.
• Si ∀x ∈ I, f 0 (x) < 0 alors f est strictement décroissante.
V.7 EXTREMUM
Définition.
Soit f : I → R.
f admet un minimum local en a ∈ I s’il existe α > 0 tel que ∀x ∈ I ∩ [a − α, a + α], f (x) > f (a).
f admet un maximum local en a ∈ I s’il existe α > 0 tel que ∀x ∈ I ∩ [a − α, a + α], f (x) 6 f (a).
Dans les deux cas, on parle d’extremum local en a.
Remarque.
Cela nous donne l’occasion de définir ce que l’on appelle un voisinage
du point a : il s’agit d’un intervalle de la forme [a − α, a + α] avec α > 0.
Pour un extremum on dit également que les valeurs de f (x) sont toujours
supérieurs (resp. inférieurs) à celle de f (a) au voisinage du point a.
Remarque. La réciproque est fausse : si f 0 (a) = 0 alors f n’admet pas nécessairement un extremum local.
Proposer un contre-exemple :
Soit f : I → R dérivable.
• La fonction f est croissante sur I si, et seulement si, ∀x ∈ I, f 0 (x) > 0.
• La fonction f est décroissante sur I si, et seulement si, ∀x ∈ I, f 0 (x) 6 0.
• La fonction f est constante sur I si, et seulement si, ∀x ∈ I, f 0 (x) = 0.
• Si ∀x ∈ I, f 0 (x) > 0 alors f est strictement croissante.
• Si ∀x ∈ I, f 0 (x) < 0 alors f est strictement décroissante.
Démonstration : Cette propriété sera démontrée rigoureusement lors du chapitre sur la dérivabilité.
Remarque. Si f est strictement monotone il n’est pas nécessaire que ∀x ∈ I, f 0 (x) > 0.
Proposer un contre-exemple : On peut proposer la fonction f : x 7→ x3 . En effet, f est dérivable sur R et pour
Démonstration : Cette propriété sera démontrée rigoureusement lors du chapitre sur la dérivabilité.
Remarque. La réciproque est fausse : si f 0 (a) = 0 alors f n’admet pas nécessairement un extremum local.
Proposer un contre-exemple : La fonction f : x 7→ x3 ici encore car f 0 (0) = 0 mais pas d’extremum local en 0.
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Domaine de définition
Les valeurs interdites de f sont les racines de x2 − 4 = 0 donc Df = R\ {−2, 2}.
La fonction f n’est pas périodique.
L’ensemble Df est centré en 0 et ∀x ∈ Df , f (−x) = −f (x) dont la fonction f est impaire.
On peut restreindre le domaine d’étude à R+ \ {2}. On réalisera ensuite une symétrie par rapport à l’origine O.
f 0 (x) est du signe de x2 − 12. C’est un polynôme du second degré. Il est du signe du coefficient de degré 2 à
l’extérieur des racines et donc :
√
x 0 2 12 +∞
f 0 (x) − − 0 +
0 +∞ ∞
f
√
−∞ f ( 12)
Limites et asymptotes
En x = 2 :
lim x3 = 8
x→2− donc par quotient lim f (x) = −∞.
x→2−
lim x2 − 4 = 0−
x→2−
De même, on obtient : lim f (x) = +∞.
x→2+
Ainsi x = 2 est une asymptote verticale pour la courbe Cf .
En +∞ :
lim f (x) = +∞ donc on recherche la présence d’une asymptote oblique (potentielle) :
x→+∞
f (x) x2 x2
lim = lim 2 = lim 2 = 1 = a.
x→+∞ x x→+∞ x − 4 x→+∞ x
4x
∀x ∈ Df , f (x) − ax = 2 et lim f (x) − x = 0.
x −4 x→+∞
Donc y = x est une asymptote affine en +∞ pour la courbe Cf .
x3
Graphe de la fonction f : x 7→ ainsi que ses asymptotes
x2 − 4