Présentation du Système Comptable Financier
Présentation du Système Comptable Financier
)
Le nouveau référentiel comptable dénommé « Système Comptable Financier S.C.F. », a été promulgué dans la loi 07-
11 du 25/11/2007, (JO N° 74) complétée par des décrets et arrêtés suivants :
- Décret exécutif n° 08-156 du 26 mai 2008 portant application des dispositions de la loi
07-11 du 25/11/2007 portant S.C.F. ;
- Décret exécutif n° 09-110 du 07/04/2009 fixant les conditions et modalités de tenue de la comptabilité au
moyen de systèmes informatiques ;
Arrêté du 26/07/2008 fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le contenu et la présentation des états
financiers ainsi que la nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes
Le champ d’application
Principes et conventions comptables ;
Règles d’évaluation et de comptabilisation des actifs, des passifs, des charges et des produits.
(Art 4 L) Le Système Comptable Financier (SCF) s’applique à toute personne physique ou morale astreinte à la
mise en place, par voie légale ou règlementaire, d’une comptabilité financière, sous réserve des dispositions qui leur
sont spécifiques (Art 2 L),
(Art 5 L) Un régime simplifié est prévu pour les petites entités (P.E), dont le chiffre d’affaires et l’activité ne
dépassent pas des seuils fixés par voie réglementaire.
(Art 2 L) En sont exclues les personnes morales soumises aux règles de la comptabilité publique
3 Organisation de la comptabilité
Quoi que l’organisation de la comptabilité ne soit pas traitée par les normes internationales IAS/IFRS, la loi portant le
Système Comptable Financier y a consacré un chapitre dans ses articles suivants :
Art 10. – la comptabilité doit satisfaire aux obligations de régularité, de sincérité et de transparence inhérentes à la
tenue, au contrôle, à la présentation et à la communication des informations qu’elle traite.
Art 11. – l’entité détermine sous sa responsabilité les procédures nécessaires à la mise en place d’une organisation
comptable permettant un contrôle à la fois interne et externe.
Art 13. – les opérations libellées en monnaies étrangères sont traduites en monnaie nationale selon les conditions et
modalités qui sont définies dans les normes comptables.
Art 14. – les actifs et les passifs des entités soumises à la présente loi doivent faire l’objet, au moins une fois par an,
d’inventaire en quantité et en valeur sur la base d’examens physiques et de recensements de documents justificatifs.
Art 15. – aucune compensation n’est possible entre un élément d’actif et un élément de passif, ni entre un élément de
charge et un élément de produit, sauf si cette compensation est effectuée sur des bases légales ou contractuelles, ou
si, dès l’origine, il est prévu de réaliser ces éléments d’actif et de passifs de charge et de produit simultanément ou sur
une base nette.
Art 16. – les écritures comptables sont passées selon le principe dit « à partie double » : chaque écriture affecte au
moins deux compte, l’un étant débité et l’autre crédité, dans le respect de l’enregistrement chronologique des
opérations. Le montant du débit doit être égal au montant du crédit.
Art 17. – tout enregistrement comptable précise l’origine, le contenu et l’imputation de chaque donnée, ainsi que la
référence de la pièce justificative qui l’appuie.
Art 18. – chaque écriture comptable s’appuie sur une pièce justificative datée, établie sur papier ou sur un support
assurant la fiabilité, la conservation et la restitution sur papier de son contenu.
Les opérations de même nature, réalisées en un même lieu et au cours d’une même journée, peuvent être
récapitulées sur une pièce comptable unique.
Art 19. – une procédure de clôture destinée à figer la chronologie et à garantir l’intangibilité des enregistrements doit
être mise en œuvre.
Art 20. – les entités soumises à la présente loi tiennent des livres comptables qui comprennent un livre journal, un
grand livre et un livre d’inventaire, sous réserve des dispositions spécifiques concernant les petites entités.
Le livre journal et le grand livre sont subdivisés en autant de journaux auxiliaires et de livres auxiliaires que les
besoins de l’entité l’exigent.
Le livre journal enregistre les mouvements affectant les actifs, passifs, capitaux propres, charges et produits de
l’entité. En cas d’utilisation de journaux auxiliaires, le livre journal ne comprend que la centralisation mensuelle des
écritures portées sur les journaux auxiliaires (totaux généraux mensuels de chaque journal auxiliaire).
Les livres comptables ou les supports qui en tiennent lieu ainsi que les pièces justificatives, sont conservés pendant
dix (10) ans à compter de la date de clôture de chaque exercice comptable.
Art 21. – le livre journal et livre d’inventaire sont côtés et paraphés par le président du tribunal du siège de l’entité.
Art 22. – les entités soumises à une comptabilité financière simplifiée tiennent des journaux de recettes et de
dépenses et doivent conserver les pièces justificatives pendant dix (10) ans à compter de la date de clôture de chaque
exercice comptable.
Les modalités de tenue des journaux de recettes et de dépenses des entités susvisées sont fixées par voie
réglementaire.
Art 23. – les livres comptables côtés et paraphés, sont tenus sans blanc ni altération d’aucune sorte, ni transport en
marge.
Toute comptabilité informatisée doit satisfaire aux exigences de conservation, d’identification, de sécurité, de fiabilité
et de restitution des données.
b) Continuité d’exploitation :
Suppose que l’entité poursuivra ses activités dans un avenir prévisible
Périodicité :
Ce principe suppose que l’exercice comptable couvre normalement l’année civile qui est de douze mois (du 01
janvier au 31 décembre) sauf exception .
Il consiste à n’imputer à chaque exercice que les transactions qui s’y rapportent.
Convention de l’entité
Suppose qu’une entité doit être autonome et distincte de ses propriétaires et on ne doit lui imputer que les
transactions qui s’y rapportent
Selon le SCF, seule la monnaie nationale (le dinars algérien) est utilisée comme mesure pour enregistrer les
transactions d’une entreprise, que ces transactions soient locales ou étrangères
Une information est significative si le fait de ne pas l’indiquer peut avoir une incidence sur les décisions
économiques prises par es utilisateurs sur la base des états financiers (S.C.F.).
Pour rappel, L’image fidèle des états financiers s’apprécie par rapport à la qualité et à l’importance relative des
informations qui y sont enregistrées.
C’est le coût initial pratiqué au moment de réalisation des transactions sans tenir compte de réévaluation au
cours de l’exercice.
Il s’agit d’une nouveauté importante est contenue dans le nouveau référentiel comptable SCF.
La juste valeur doit être appliquée dans l’évaluation des actifs et passifs particuliers tels que les actifs biologiques ou
certains instruments financiers
Le principe d’évaluation à la juste valeur, est difficilement applicable en Algérie, dans le contexte du marché
actuel.
Les opérations sont enregistrées en comptabilité et présentées dans les états financiers selon leur nature
économique, sans tenir compte uniquement de leur apparence juridique (fonds qui prime sur la forme).
Suppose qu’il est interdit de faire des compensations entre éléments d’actifs et éléments de passif dans le bilan
ou entre éléments de charges et éléments de produits dans le compte de résultat, sauf si cette compensation est
imposée ou autorisée
Image fidèle
Les états financiers doivent refléter une image fidèle de la situation financière de l’entité.
L’image fidèle est l’objectif auquel satisfont, par leur nature et leurs qualités,
L’image fidèle implique notamment le respect des règles et des principes comptables.
Pertinence
Selon le SCF, la pertinence est la qualité de l’information qui peut influencer les décisions économiques des
utilisateurs
Fiabilité
L’information est fiable lorsqu’elle est exempte d’erreurs et de et établie le principe de l’importance relative
Comparabilité
Établie selon la même méthode pour permettre faire des comparaisons significatives dans le temps au sein de l’entité
et dans l’espace au niveau national et international entre les entités.
Intelligibilité
Une information est intelligible lorsqu’elle est facilement compréhensible par tout utilisateur ayant des
connaissances de base en gestion, en économie et en comptabilité, et ayant la volonté de l’étudier.
6 Etats financiers :
Selon la loi portant SCF, les états financiers, sont établis sous la responsabilité des dirigeants sociaux dans un délai
de présentation de 04 mois suivant la date de clôture de l’exercice. Ces états financiers sont au nombre de cinq (5) :
- Un bilan
- Un compte de résultats
- Un tableau de flux de trésorerie
- Un tableau de variation des capitaux propres
- Une annexe
Dans ce chapitre la loi fait référence aux entités qui doivent présenter des comptes consolidés ou des comptes
combinés ainsi que leurs publications et aux règles auxquelles ils doivent obéir.
La loi portant application du SCF fixe les conditions de changement d’estimations et de méthodes comptable pour
les entités.
9Définition des actifs, des passifs, des capitaux propres, des produits, des charges, du chiffre d’affaires et
du résultat net (Suivant décret exécutif n° 08-156 du 26 mai 2008 portant application des dispositions de la loi
n° 07-11 du 25 novembre 2007):
Les actifs sont constitués des ressources contrôlées par l’entité du fait d’événement passés et destinées à
procurer à l’entité des avantages économique futurs (Art 20)
Le contrôle d’un actif correspond au pouvoir d’obtenir les avantages économiques futurs procurés par cet actif
(Art 20)
L’avantage économique futur est le potentiel qu’a cet actif de contribuer directement ou indirectement, à des
flux de trésorerie au bénéfice de l’entreprise
Les éléments d’actif destinés à servir de façon durable à l’activité de l’entité constituent l’actif non courant.
Ceux qui, en raison de leur destination ou de leur nature n’ont pas cette vocation constituent l’actif courant. (Art 21)
L’actif courant comprend (Art 21) :
- les actifs que l’entité s’attend à pouvoir réaliser, vendre ou consommer, dans le cadre du cycle
d’exploitation normal représentant une période s’écoulant entre l’acquisition des matières premières ou des
marchandises entrant dans l’exploitation, et leur réalisation sous forme de flux de trésorerie ;
- les actifs détenus essentiellement à des fins de transactions ou pour une durée courte que l’entité
s’attend à réaliser dans les douze mois ;
- les liquidités ou quasi-liquidités dont l’utilisation n’est pas soumise à des restrictions.
L’actif non courant comprend (Art 21) :
- Les actifs qui sont destinés à être utilisés d’une manière continue pour les besoins des activités de
l’entité telles que les immobilisations corporelles ou incorporelles ;
- Les actifs détenus à des fins de placement à long terme ou qui ne sont pas destinés à être réalisés
dans les douze mois à compter de la date de clôture.
Définition des passifs (Art 22)
Les passifs sont constitués des obligations actuelles de l’entité résultant d’évènements passés et dont
l’extinction devrait se traduire pour l’entité par une sortie de ressources représentatives, d’avantages économiques.
Un passif est classé comme passif courant lorsque :
- Il est attendu qu’il soit réglé dans le cadre du cycle normal d’exploitation ;
- Ou il doit être payé dans les douze mois qui suivent la date de clôture.
Tous les autres passifs sont classés en tant que passifs non courants.
Selon l’article 23 du décret, les passifs à long terme portant intérêts sont classés en passifs non courants, même
si leur règlement doit intervenir dans les douze mois suivant la date de L de l’exercice si :
- Leur échéance initiale était fixée à plus de douze mois ;
- L’entité a l’intention de refinancer l’obligation sur le long terme ;
- Cette intention est confirmée par un accord de refinancement ou de rééchelonnement des
paiements, finalisé avant la date de clôture des comptes.
Les produits d’un exercice correspondent aux accroissements d’avantages économiques survenus au cours
de l’exercice, sous forme d’entrées ou d’augmentations d’actifs ou de diminutions de passifs Les produits
comprennent également les reprises sur pertes de valeur et sur provision
Art 26 Définition des Charges :
1
.
Les charges d’un exercice correspondent aux diminutions d’avantages économiques survenus au cours de
l’exercice, sous forme de sortie ou de diminution d’actifs ou d’apparition de passifs
Les charges comprennent les dotations aux amortissements ou provisions et les pertes de valeur définies
dans les sections suivantes.
On distingue les charges résultant de l’activité courante (coût des ventes, frais de personnel, amortissements,) et
les pertes (catastrophes, cessions d’immobilisations, variation du taux de change,
Le chiffre d’affaires correspond aux ventes de marchandises et productions vendues de biens et services,
évalués sur la base du prix de vente hors taxe et réalisés par l’entité dans le cadre de son activité normale et
ordinaire.
Le chiffre d’affaires des entités non assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée ou soumises sur une base
forfaitaire est évalué sur la base du prix de vente toutes taxes comprises.
Art 28 Définition du Résultat net :
Le résultat net de l’exercice est égal à la différence entre le total des produits et le total des charges de cet
exercice. Il correspond à la variation des capitaux propres entre le début et la fin de l’exercice, hors opérations
affectant directement le montant des capitaux propres ; d’où son affectation dans le compte 12 du SCF
Le résultat net correspond à un bénéfice (ou profit) en cas d’excédent des produits sur les charges et à une perte
dans le cas contraire.
C’est le processus consistant à incorporer au bilan ou au Compte de Résultat, un élément satisfaisant aux
définitions et aux critères de comptabilisation
• Il est probable que tout avantage économique futur lié à cet élément ira à l’entité ou en proviendra
• L’élément a un coût ou une valeur qui peut être évaluée de façon fiable
L’évaluation est la détermination des montants monétaires auxquels les éléments des états financiers sont
comptabilisés et inscrit au bilan et compte de résultats :
• A la comptabilisation
A- La juste valeur = Le montant pour lequel un actif pourrait être échangé ou un passif éteint entre parties bien
informées, consentantes et agissant dans des conditions de concurrence normal (SCF).
B- Le coût historique
112-2 L Le coût historique des biens inscrits à l’actif du bilan lors de leur comptabilisation est constitué, après
déduction des taxes récupérables et des remises commerciales, rabais et autres éléments similaires :
C- Le coût de production :
• Selon le SCF, le coût de production est le coût d’acquisition des matières consommées et des services utilisées
pour la production d’un élément, majoré des autres coûts engagés par l’entité au cours des opérations de
production pour amener cet élément dans l’état et à l’endroit où il se trouve, c’est-à-dire les charges directes de
production ainsi que les charges indirectes raisonnablement attachées à sa production.
Sous activité
Selon le SCF :
• 112-1 L La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée en règle générale sur la
convention des coûts historiques. Cependant il est procédé dans certaines conditions fixées par le présent
règlement et pour certains éléments à une révision de cette évaluation sur la base :
• De la juste valeur (ou coût actuel),
• De la valeur de réalisation,
D - Le coût d’acquisition
E- La valeur recouvrable
- Prix de vente : Montant pouvant être obtenu à la vente d’un actif lors de la transaction dans des conditions de
concurrence normale entre des parties bien informées et consentantes, diminué des coûts de sortie.
- Valeur d’utilité : Valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés attendus de l’utilisation continue de l’actif
et de sa sortie à la fin de sa durée d’utilité.
Important :
La valeur comptable d’un actif, augmentée à la suite de la reprise d’une perte de valeur ne doit pas être
supérieure à la valeur comptable qui aurait été déterminée (nette des amortissements) si aucune perte de valeur
n’avait été comptabilisée pour cet actif au cours d’exercices antérieur
Exemple d’application : Immobilisations – perte de valeur
Le 1er janvier 2006 la Société SAPCI Achète une machine pour un montant de 250 000 DA. La durée d’utilité de
cette machine est de 10 ans.
Le 31 décembre 2008, cette machine est évaluée sur le marché à 100 000 DA et sa valeur d’utilité est estimée à
140 000 DA.
TAF :
1. Dresser le tableau d’amortissement avant puis après dépréciation
2. Passer les écritures comptables au 31 décembre 2008)
3. Le31/12/2010 la valeur d’utilité de la machine, est estimée à 175 000 ; passer les écritures comptables
au31/12/2010, 31/12/2011et 31/12/2012.
Valeur nette
Date Amortissement Valeur nette comptable Amortissement
comptable
31/12/2006
31/12/2007
31/12/2008
681 Perte de valeur (valeur nette comptable - juste valeur de machine) 35 000,00
31/12/2009
31/12/2010
31/12/2010
2915 Perte de valeur Mat et outil 25 000,00
781 Reprise sur perte de valeur 25 000,00
31/12/2011
Selon IAS 38, reprise dans le SCF, une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire, identifiable et
sans substance physique, détenu par une entité pour la production ou la fourniture de biens ou de services, la
locationou l’utilisation à des fins administratives
Exemple :
- fonds de commerces acquis
- marques
- logiciels informatiques
- licences d’exploitation
- franchises
- frais de développement
- gisements miniers pour exploitation.
Les marques, les titres de journaux et magazine, ainsi que le GOODWILL générés en interne ne sont comptabilisés
dans les immobilisations incorporelles
Suivant le SCF, les immobilisations incorporelles relevant de l’actif non courant, sont enregistrées dans le compte
Selon la norme 16, reprise par le SCF, une immobilisation corporelle est un Actif corporel détenu par
une entité pour la production ou la fourniture de biens ou de services, la location ou l’utilisation à des fins
administratives et qu’elle s’attend à utiliser sur plus d’un exercice ».
Les éléments de faible valeur non significative sont considérés comme entièrement consommés dans l’exercice de
leur mise en service
Les pièces de rechange et matériels d’entretien spécifiques sont comptabilisés en immobilisation lorsque leur
utilisation est liée à certaines immobilisations
Il s’agit de traiter les composants d’un actif comme des éléments séparés ayant pour chacun d’eux la même durée
d’utilité
Les actifs liés à l’environnement et à la sécurité sont considérés comme des immobilisations corporelles s’ils
permettent à l’entité d’augmenter les avantages économiques futurs d’autres actifs par rapport à ceux qu’elle aurait pu
obtenir s’ils n’avaient pas été acquis.
La charpente métallique doit être changée tous les 10 ans, pour 6 000 000 DA
Corrigé
Le coût estimé du démantèlement et de la rénovation du site doit être compris dans l’immobilisation. Il est
comptabilisé en tant que provision
- Le coût de la charpente métallique, pour une valeur de 6 000 000 DA et dont la durée d’utilité est de 10 ans, doit
être enregistré distinctement
- Une provision doit être comptabilisée sur la base du montant actualisé du coût estimé de démantèlement et de
rénovation du site (2 000 000)
Débit Crédit
213 Constructions 22 000 000
213 Constructions charpente métallique 6 000 000
404 Fournisseurs 26 000 000
158 Provisions, remise en état 2 000 000
- Les amortissements sont enregistrés sur chaque immobilisation compte tenu de la durée d’utilité propre à chaque
immobilisation (600 000 + 440 000)
- La montant de la provision pour démantèlement doit être actualisé à la fin de l’exercice pour
70 000 DA
Débit Crédit
Les comptes d’immobilisations corporelles sont des actifs non courants et se composent de :
c) L’amortissement
• Répartition systématique du montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité estimée,
• Il est calculé sur la valeur amortissable du bien à partir de sa mise en service, selon un plan
d’amortissement et en tenant compte de la valeur résiduelle probable de l’actif à l’issue de cette durée
En cas de modifications importantes des estimations ou prévisions antérieures la dotation de l’exercice et des
exercices suivants doit être ajustée.
Amortissement Linéaire
Il consiste à passer une charge d’amortissement constante par année jusqu’à l’amortissement complet de l’immobilisation
Si une immobilisation est mise en service au cours de l’exercice et non pas au début (01/01), il y a lieu de calculer son
amortissement au 31/12, selon le nombre de jours à partir de sa mise en service en considérant que l’année
contient 360 jours
N.B. La durée de vie de l’amortissement comptable peut être différente de celle de l’amortissement fiscal
Exemple :
Solution :
Montant à amortir est le montant Hors Taxes
HT= 3 030 000,00 DA
Calcul du taux d’amortissement : 100/ durée de vie
100/5 = 20%
3 030 000,00 X 20% = 606 000, 00 DA
La valeur comptable de cette machine au 31/12/2015 est
3 030 000 – 606 000 = 2 424 000,00 DA
Dans le bilan de cette entreprise au 31/12/2015, cette machine se présente comme suit :
Inves Actif non courant Montant brut Amor Amortissement Mont Montant Net
Machine 02 3 030 000,00 606 000, 00 2 424 000,00
L’amortissement Dégressif
Appliqué pour un matériel spécifique (équipements de production) où les annuités d’amortissements varient dans un
ordre décroissant et calculées sur les valeurs résiduelles, en fonction d’un taux constant auquel est
appliqué un coefficient.
Les entreprises qui désirent opter pour ce système d’amortissement, doivent réunir certaines conditions :
Durée Coefficient
3 ou 4 ans 1,5
5 et 6 ans 2
Plus de 6 ans 2,5
Exemple :
1/ une machine-outil a été acquise le 1er janvier 2010, pour une valeur de 1 000 000,00 DA sa durée de vie est 5 ans.
Travail à faire :
- Détermination du taux d’amortissement Dégressif de cette machine
- Présentation du tableau d’amortissement en faisant ressortir les annuités d’amortissement et les V.N.C. de fin
d’exercice.
-
Le coefficient est égal à 2
Le taux d’amortissement dégressif est égal au taux de l’amortissement linéaire de cette machine X le coefficient 2 X
20% = 40%
L’Amortissement Progressif
Cet amortissement permet de constater la dépréciation d’un bien d’une manière progressive et croissante
L’amortissement progressif est déterminé en multipliant la base amortissable par une fraction :
Au Numérateur : le nombre d’années correspondant à la durée d’utilisation déjà connue
Au Dé numérateur : n (n+1) / 2 :
n = étant le nombre d’années d’amortissements
Exemple :
Une machine est acquise le 1ER janvier 2008 pour une valeur de 500 000,00 DA, durée de vie 5 ans
Travail à faire :
f) Dépenses de recherche
4/ La façon dont le projet génèrera des avantages économiques futurs probable (existence d’un marché ou utilité si en
interne)
5/ La disponibilité des ressources (techniques, financières) appropriées pour achever le développement et utiliser ou
vendre le projet ou le produit concerné
Note : des frais passés à l’origine en charges ne peuvent pas être repris en actif
Bien immobilier détenu par l’entité destiné pour la location ou pour valoriser le capital
j) Actifs biologiques
Doivent être évalués lors de leur comptabilisation initiale et à chaque date de clôture à leur juste valeur
diminuée des coûts estimés du point de vente (sauf impossibilité de déterminer une juste valeur)
Gains et perte provenant de la variation de la Juste Valeur, constatés dans le résultat net de l’exercice.
La production agricole (Récoltée par une entité à partir de ses actifs biologiques, )
- (déduction)
Exemple :
L’entreprise agricole APROCOLE possède un troupeau de 400 vaches laitières valorisé pour 35 000 000
DA au coût historique, mais dont la valeur vénale n'est que de 28 000 000 DA dont les frais éventuels de revente sont
de 1050 000 DA. On enregistrera donc un écartd'évaluation au débit de 8 050 000 DAet fera apparaître le troupeau
pour 26 950 000 DA (28 000 000 DA - 1 050 000) à l'actif.
C’est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour
l’achèvement et des coûts estimés nécessaires pour réaliser la vente.
La valeur nette de réalisation (VNR) désigne le montant net qu’une entité prévoit de réaliser sur la vente de
stocks dans le cours normal de l’activité
Exemple :
La société SAHLI a fabriqué un produit déterminé X. Le produit n’est pas tout à fait terminé. Le prix de vente
du produit terminé est estimé a 700 000 DA. Il y a lieu de tenir compte de frais de vente estimé à 4 % et de
dépenses effectuées pour terminer le produit soit 200 000 DA.
La valeur nette de réalisation du produit X est donc de :
700 000 DA – (700 000 DA x 4%) - 200 000 DA = 472 000 DA.
Exemple :
• Exemple d’application:
• Une société a fait l'acquisition d'un lot de marchandises au prix de 200 000 DA / Hors taxes.
(TVA 19%) ,rabais accordé par le fournisseur 3%. Frais de transport facturé de 5 000 DA
• En fait, le coût d'acquisition du lot de marchandises n'est pas de 121 000 DA. Il faut décompter
:
• Le prix d'achat :……………………….………….…….. .. = 200 000 DA
• Le rabais : 200 000 x 3 % :……………………………. = (-) 6 000 DA
• (+) Les frais de transport :……………………...… = 5 000 DA
• Donc , Le coût d’acquisition est de…………… = 199 000 DA
• Et la TVA est récupérable 19%………………….. = 37.810 DA
• TOTAL 236 810 DA
b) Coûts de transformation :
Les coûts de transformation des stocks
=
Les coûts directement liés aux unités produites (telle que la main d’œuvre directe)
+
Les frais généraux de production fixes et variables
(Qui sont encourus pour transformer les matières premières en produits finis)
Exemple :
Une entreprise fabrique un produit « PI ». En période normale, les quantités produites sont de 200 000
unités par an. Au 31/12/N, le stock est de 30 000 unités. Les informations suivantes sont fournies pour
la détermination du coût de production au cours de l’exercice N :
Quantités produites (90 % de l'activité normale) 180 000 Unités
La solution :
Si on ne tient pas compte de la sous-activité, le coût de production unitaire est de :
= 2 190 000 DA / 180 000 Unités = soit 12,16 DA par unité
La valeur du stock final serait de 365 000 DA (environ). En excluant le coût de la sous-activité du coût
de production comme l'exige la norme, on obtient :
Le coût de production = 2 190 000 DA – (10 % de 800 000 DA) = 2 110 000 DA
(Ce qui signifie que les frais fixes de production ne sont retenus dans le coût de production qu'à hauteur
de 90 % de leur montant, 90 % correspondant au rapport entre l’activité réelle et l’activité normale,
(90 000 / 100 000) soit:
11,72 DA par unité.
Le stock final est de 352 000 DA. Le coût de la sous-activité, soit:
80 000 DA, est comptabilisé dans les charges de l'exercice.
Le non-respect de la norme IAS 2 conduirait donc à une surévaluation du stock et du résultat de
13 000 DA.
Cette méthode d'imputation des frais fixes de production ne peut pas être appliquée dans les
situations de surproduction puisque les stocks ne peuvent pas être évalués à un montant
supérieur à leur coût.
Exemple :
Reprenons le cas précédent, en supposant que le niveau
normal d'activité est de 150 000 unités au lieu de 200 000.
En N, avec une production de 180 000 unités, l'entreprise se retrouve donc en suractivité.
Les frais fixes de production incorporés au coût de production seront cependant de 800 000 DA.
Cette méthode (méthode du prix de détail dans la distribution de détail) est souvent utilisée dans
l’activité de la distribution au détail pour évaluer les stocks de grandes quantités d’articles à rotation
rapide, qui ont des marges similaires et pour lesquels il n’est pas possible d’utiliser d’autres méthodes
de coûts.
Le coût des stocks est déterminé en déduisant de la valeur de vente des stocks le pourcentage de
marge brute approprié.
c) La méthode des coûts réels.
La méthode des coûts réels consiste à déterminer la valeur des stocks en retenant les coûts de
production réellement engagés.
Le coût des stocks d'éléments considérés comme fongibles doit être évalué en utilisant :
I - La méthode du premier entre-premier sorti (PEPS, FIFO)
Ou
II - Celle du coût moyen pondéré (CMP).
Le choix de la méthode est une décision de gestion. Ce choix doit être indiqué à l’annexe
« La méthode FIFO suppose que les éléments du stock qui ont été acquis ou produits les premiers
sont vendus les premiers, et qu’en conséquence, les éléments restants en stock à la fin de la période
sont ceux qui ont été achetés ou produits le plus récemment.
Et pour la méthode du CMP, le coût de chaque élément est déterminé à partir de la moyenne
pondérée du coût d’éléments similaires au début d’une période et du coût d’éléments similaires achetés
ou produits au cours de la période. Cette moyenne peut être calculée périodiquement ou lors de la
réception de chaque nouvelle livraison, selon la situation particulière de l’entité »
NB : La version révisée d'IAS 2 (décembre 2003) supprime la possibilité d'utiliser la
méthode dernier entré - premier sorti (DEPS, LIFO).
Le choix de la méthode d'identification des sorties de stocks a une incidence sur le montant des stocks
et le résultat de l'exercice. Ainsi, en période de hausse des prix, la méthode LIFO aboutit à sous-
évaluer les éléments de stocks tandis que la méthode FIFO les surévalue.
Exemple :
Soit un stock de marchandises acquis pour 300 DA.
Les frais restants à supporter (frais de commercialisation) sont estimés à 50 DA.
Sa valeur de marché (prix de vente possible) est estimée à 280 DA.
Un contrat de vente ferme a été conclu pour le prix de 310 DA. Quelle est la valeur nette de
réalisation ?
La solution :
Dans ce cas,
La valeur nette de réalisation est de = 310 DA - 50 DA = 260 DA.
Une provision pour dépréciation de 40 DA doit donc être constatée.
Si le stock n'avait pas fait l'objet d'un contrat de vente ferme, la provision à constituer aurait été de 70
DA.
La valeur nette de réalisation étant de = 280 DA - 50 DA= 230 DA.
Coût du stock > VNR è Comptabilisée en Charge
B) -Inventaire intermittent :
les sorties ne sont évaluées qu’en fin d’exercice.
Du montant des achats de la période est déduite la valeur du stock en début de période. Au résultat
obtenu est ajoutée la valeur du stock en fin de période.
En cours d’exercice,
Au cours de la période, le compte « 38 achats stockés » est débité du montant des achats et des frais
accessoires d’achat par le crédit d’un compte de fournisseurs ou d’un compte de trésorerie. En fonction
des besoins d’information et de gestion, le compte 38 est subdivisé selon le même schéma que les
comptes 60 « achats consommés » et que les autres comptes de stocks, 380 « Marchandises
stockées », 381 « Matières premières et fournitures stockées », 382 « Autres
approvisionnements stockés ».
Les comptes 30,31, 32 et 37 sont crédités au début d’exercice du montant du stock initial par le débit
respectivement des comptes (600 Achats de marchandises, 601 Matières premières, 602 Autres
approvisionnements)
De même, les comptes 33, 34 et 35 sont crédités en fin d’exercice du montant du stock initial par le
débit du compte 72 « Production stockée ou déstockée» correspondants.
Après avoir procédé à l’inventaire extracomptable, c’est-à-dire au recensement et l’évaluation des
existants en stocks :
- Les comptes «30, 31, 32 et 37 sont débités du montant du stock final par le crédit des comptes
600, 601 et 602 ;
- Les comptes 33, 34 et 35 sont débités du montant du stock final par le crédit de compte 72.
•
• Exercice d’application
• 03/01 : acquisition de 500 unités a 200
• 07/01 : consommation de 400 unités
• 12/01 : acquisition de 100 unités a 205
• 16/01 : consommation de 200 unités.
er
• Le stock au 1 janvier était constitué de150 unités acquises 220.
e
1 méthode : CMP calculé après chaque entrée
COMPTABILISATION :
Cas des achats des marchandises matières et fournitures :
A l’achat les écritures comptables sont identiques à celles passées selon l’inventaire permanent
A la consommation :
On considère que tous les achats sont consommés et on passe :
DEBIT des comptes 60 (selon la nature) X
CREDIT des comptes 38 X
UNE FOIS L’INVENTAIRE ETABLI EN FIN D’ANNEE ON PASSE :
DEBIT du compte 603 X
CREDIT des comptes 30 à 32 X
Pour annulation du stock initial,
ET ON PASSE :
DEBIT des comptes 30 à 32 X
CREDIT du compte 603 X
Pour constatation du stock final
NB une seule écriture peut également être passée concernant la variation des stocks
(stock initial et stock final)
35 Stocks de produits
351 Produits intermédiaires
355 Produits finis
358 Produits résiduels ou matières de récupération (déchets, rebuts)
36 Stocks provenant d’immobilisations
37 Stocks à l'extérieur (en cours de route, en dépôt ou en consignation)
38 Achats stockés
39 Pertes de valeur sur stocks et en cours
390 Pertes de valeur sur Stocks de marchandises
391 Pertes de valeur sur Matières premières et fournitures
392 Pertes de valeur sur Autres approvisionnements
393 Pertes de valeur sur En cours de production de biens
394 Pertes de valeur sur En cours de production de services
395 Pertes de valeur sur stocks de produits
397 Pertes de valeur sur Stocks à l'extérieu
PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS
Composantes et objectifs des états financiers :
Les états financiers sont au nombre de cinq et composés :
- du bilan
- du compte de résultat
- L’état de variation des capitaux propres
- Du tableau des flux de trésorerie
- des notes annexes
L’objectif des états financiers est de fournir des informations sur la situation financière, la
performance financière, et le flux de trésorerie
Déclaration explicite et sans réserve au niveau des annexes, lors de la première application de
toutes les dispositions des normes et interprétations, pour être conformes aux IFRS .
LE BILAN
Est la description séparée des éléments d’actif, de passif et de capitaux propres.
ACTIF
• Actifs non courants
• Immobilisations incorporelles
• Immobilisations corporelles
• Immobilisations financières
• Actifs courants
• Stocks
• Clients et comptes rattachés
• Autres créances et actifs assimilés
• Trésorerie et équivalent de trésorerie
PASSIF
• Capitaux propres avant distribution
• Capital émis
• Réserves et primes
• Résultats nets
• Les intérêts minoritaires et autres éléments
• Passif non courant
• Subventions d’investissement reçues partie non amortie
• Passifs d’impôt
• Provisions pour charges et passifs assimilés
• Passif courant
• Passifs non courants portant intérêt (découverts)
• Fournisseurs et autres créditeurs
La présentation par ordre de liquidité est autorisée si permet d’obtenir une information plus pertinente
- Pas de format de bilan prédéfini mais un nombre minimal de rubriques à présenter au bilan
- Distinction entre actifs et passifs courants et non courants (éléments présentés en net : brute -
dépréciation)
- Distinction entre capitaux propres et passifs
- Présentation obligatoire des actifs non courants destinés à être cédés et des abandons d’activité
dans une rubrique distincte du bilan (IFRS 5)
- Présentation des intérêts minoritaires au sein des capitaux propres (IAS 27) tels que les écarts
d’équivalence dans les comptes consolidés
- Un exercice comparatif demandé au minimum
-
-
- Capital émis : apports des actionnaires ou associés
- Capital non appelé : capital non encore libéré
- Primes et Réserves : parts des bénéfices précédents laissés à la disposition de l’entreprise pour
assurer son autofinancement ; et plus value des actions
- Ecart d’équivalence : écart réalisé dans le cadre de mise en équivalence des titre (consolidation)
- Résultat net : représente la différence entre les produits et les charges de l'exercice (bénéfice ou
perte).
- Emprunts et dettes financières : dettes à long ou moyen terme que l'entreprise a contractées.
- Impôts différés et provisionnés (provision d’impôt passif)
- Autre dettes non courantes : dettes envers les fournisseurs d'immobilisations
- Provision et produits constatés d’avance : provision sur passifs non courant (départ en retraite
démantèlement et produits se rapportant aux exercices ultérieurs)
Passifs courants :
- Fournisseurs et comptes rattachés : dettes à court terme correspondant aux crédits accordés
par les fournisseurs lors d'achats de biens ou services ;
- Impôts : TVA et autres impôts à payer ;
- Autres dettes : dettes sécurité sociales et autres,
- Trésorerie Passif : Découvert bancaire
C’est un document comptable normalisé qui exprime (à une date donnée) la situation patrimoniale
de l’entreprise.
Capitaux propres inscrits dans la partie droite : représentent l’actif net de l’entreprise.
D’où l’égalité :
Emplois ou Actif = Ressources ou Passif)
Résultat de l’exercice = actif - passif
Classe 1 : Comptes des capitaux Capitaux propres, emprunts à long terme
Classe 2 : Comptes d’immobilisations Investissements
Classe 3 : Comptes de stocks et encours) Achats et stockage
Classe 4 : Comptes de tiers Débiteurs et créditeurs (Créances et dettes)
Classe 5 : Comptes financiers Disponibilités
Les comptes d’actifs sont classés selon le degré de liquidité (actifs non courants & actifs
courants) :
COMPTE DE RÉSULTAT
Rubriques minimales :
- Produits des activités ordinaires
- Résultat opérationnel
- charges financières
- Charges d’impôt sur le résultat
- Résultat net de l’exercice
- Pour les comptes consolidés
- La part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence
- Le résultat net de l’ensemble consolidé en précisant la part des minoritaires et la part du groupe
Les comptes de résultats classés selon l’ordre d’importance, au sein de l’entreprise (du plus important
au moins important), sont structurés dans deux (2) classes :
La classe 6 : Comptes de charges qui représentent les éléments d’appauvrissement
La classe 7 : Comptes de produits qui constituent les sources d’enrichissement