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Analyse des récits et schémas narratifs

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Analyse des récits et schémas narratifs

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1

Objectifs :

Au terme de cette unité ,chacun de nous devra être en mesure :

- de déterminer le type de texte narratif.

- de déterminer le schéma narratif d’un récit.

- de déterminer le schéma actanciel d’un récit.

- de maîtriser les temps du récit.

- de différencier la narration et la description

- de passer d’un texte descriptif à un texte narratif.

- D’appliquer les différentes théories sur le récit.

2
Introduction à l’analyse structurale des récits.

Innombrables sont les récits du monde. C’est d’abord une variété


prodigieuse de genres, eux-mêmes distribués entre des substances
différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui
confier ses récits : le récit peut être supporté par le langage articulé, oral
ou écrit, par l’image, fixe ou mobile, par le geste et par le mélange
ordonné de toutes ces substances ; il est présent dans le mythe , la
légende, la fable , le conte , la nouvelle, le drame , la comédie , la
pantomime, le tableau peint (que l’on pense à la Sainte Ursule de
Cavepaccio), le vitrail, le cinéma , les comics , le fait divers , la
conversation. De plus , sous ses formes presque infinies , le récit
commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a jamais eu nulle
part aucun peuple sans récits ; toutes les classes , tous les groupes
humains ont leurs récits , et bien souvent ces récits sont goûtés en
commun par des hommes de culture différente , voire opposée : le récit
se moque de la bonne et de la mauvaise littérature : international , trans-
historique , transculturel , le récit est là , comme la vie.

Roland Barthes.

• Recherchez dans le dictionnaire la signification des mots


suivants :
Fable – conte – légende – mythe – nouvelle – histoire - tragédie – comédie –
pantomime – vitrail – comics – récit - fable – épopée – le fait divers.

Le récit
Grille sémique
lexèmes sèmes
réel long oral morale tragique merveilleux héroïsme Sans
parole
Fable - - + - + + - + + - -
Conte - - + - + + - + + -
Légende - + + - + + - + + - -
Epopée + - + + - + + - + + -
Mythe - + - + + + + + -
Nouvelle + - - - - + - + - - -
Histoire + - + - + - + + - + - + - -
Tragédie - + + - + + - + -
Comédie + - + + - + - - + - -
pantomime + - - + - + - + - + +

3
Texte 1.

Chasse à la gazelle.

Un jour, avant d’arriver à Fort-Flatters, Ali remarqua des traces qu’il reconnut
aussitôt. Deux gazelles étaient passées depuis peu. Deux gazelles ! Le camion les prit en
chasse. Vers le milieu de l’après-midi , Moulay et Ali les virent enfin. Elles se
promenaient parmi les arbustes qui poussaient misérablement dans ce désert.
« vivante, je la veux vivante », avait demandé Yaminata.

Déjà Ali chargeait sa carabine italienne. Il riait par ses yeux. Il riait par ses dents.
Le camion roulait lentement ; le graisseur ouvrit la portière. Attentif, il s’installa, un
pied posé sur l’aile rayée par le sable.
Moulay ordonna : « pose ce fusil ! Vivante ! Yaminata veut une gazelle vivante… »

Les deux gazelles dressèrent leur museau pointu ; elles regardèrent l’ennemi en face.
Elles détalèrent en évitant les dunes fermes qui auraient permis au camion de passer. Elles
coupèrent par une sorte de plateau rouge. Mais au bout de ce plateau, il y avait d’autres
dunes, de vraies dunes celles-là, énormes , hautes d’une cinquantaine de mètres.

La poursuite commença.

Le camion fonçait, toute sa ferraille grinçant joyeusement. Nerveux, Moulay


accélérait : son pied défonçait le plancher ; le volant lui battait les poignets et la poitrine. Il
scrutait l’horizon, impatient et plein d’espoir. Mais les gazelles, lancées peuvent atteindre
la vitesse de quatre-vingt kilomètres à l’heure.

Cependant, la distance » diminuait, les gazelles se rapprochaient.

La plus petite se détacha ; faible, épuisée, elle s’avoua vaincue ; son cœur allait
éclater. Elle s’assit sagement. Sa tête se pencha doucement. Elle regarda longuement ses
ennemis , et mourut en pleurant.

D’après Malek Haddad, , « Je t’offrirai une gazelle ».


(Ed. R. Julliard).

4
Texte 2.

Le piano de Cécile

« Raymond, les enfants ont absolument besoin de vêtements d’hiver. IL faut des
chaussures et du linge ; et le loyer doit être payé dans six semaines ! Nous n’y arriverons
jamais ».
Papa fit un long soupir : « J’ai pensé emprunter de l’argent au mont –de- piété, en y
déposant quelque chose.
- je ne dis pas non , mais quoi ?
- Le piano, par exemple.
- Bien sûr, le piano…
- Je le ferai enlever demain.

Le lendemain matin, quand nous revîmes de l’école, la piano était parti. Ma sœur,
depuis la rentrée, partageait son temps entre ses leçons de musique et l’école, où je la
prenais au passage. Elle dit : « Où est mon piano ? »
Maman soupira , l’air gêné : « il est en réparation ».
- Mais il n’était pas cassé.

Elle éclata en sanglots. Papa fronçait les sourcils et tirait sur sa moustache. Cécile
refusa de déjeuner et même d’aller en classe. Elle s’était réfugiée à plat ventre sous un lit et
ne cessait de pleurer. Vers le soir, père eut avec maman un entretien à voix basse :
« Je porterai nos deux montres ; elles sont en or, toutes les deux. Et je reprendrai le
piano…
- Mais , Raymond, le transport seul va nous enlever une bonne partie de la
somme !
- Tant pis ! Je me suis trompé. Je mettrai aussi ta bague et mon épingle de cravate.
Mais je ne peux pas supporter d’entendre pleurer cette petite. »

Le lendemain, les déménageurs étaient dans l’escalier. Le piano retrouva sa place et


Cécile sa gaieté.

D’après Georges Duhamel, « Le notaire du Havre »

5
Texte 3.

Une servante dévouée.

Un soir d’automne , on revint à la maison par les près. Des bœufs , étendus au milieu
du gazon, regardaient tranquillement ces quatre personnes passer. Dans la troisième prairie,
quelques-uns se levèrent, puis se mirent en rond devant elles.
« Ne craignez rien ! » dit Félicité.
Elle caressa le dos de celui qui se trouvait le plus près . Il s’en alla , et les autres le
suivirent.

Mais quand le pré suivant fut traversé, un beuglement formidable s’éleva. C’était un
taureau que cachait le brouillard. Il avança vers les deux femmes. Mme Aubain allait
courir.
« Non ! non ! moins vite ! » , recommanda Félicité.
Les deux femmes pressaient le pas cependant, et entendaient par derrière un souffle
sonore qui se rapprochait.

Ses sabots , comme des marteaux, battaient l’herbe de la prairie ; voilà qu’il galopait
maintenant. Félicité se retourna, et elle arrachait à deux mains des plaques de terre qu’elle
lui jetait dans les yeux. Il baissait le mufle, secouait les cornes , et tremblait de fureur en
beuglant horriblement.

Mme Aubain, au bout du pré avec ses deux petits , cherchait comment franchir la
clôture. Félicité reculait toujours devant le taureau ; elle lui lançait des mottes de gazon,
tandis qu’elle criait :
« Dépêchez-vous ! dépêchez-vous ! »

Le taureau avait acculé Félicité contre une barrière , une seconde de plus , il
l’éventrait. Elle eut le temps de se glisser entre deux barreaux, et la grosse bête , toute
surprise, s’arrêta
D’après Gustave Flaubert, « Un cœur simple »

6
Texte 4.

Une panne.
J’aperçus par terre , juste sous la voiture, une grande tache noire. Il n’y avait pas de
doute possible, c’était l’automobile qui avait perdu une partie de son liquide. Cela me parut
si grave que je courus prévenir mes parents.

Mon père vint au garage, en essayant de cacher son inquiétude et considéra


longuement la tache. Ma mère et moi retenions notre respiration. Il se baissa, trempa son
doigt et alla l’examiner au grand jour.
« C’est de l’huile , dit-il d’une voix grave. Elle provient sûrement du moteur. »
Aussitôt, il essuya son doigt et partit sans donner d’explication. Il avait un air si
préoccupé que ma mère n’osa pas le questionner. Nous l’attendîmes en silence, assis sur le
marchepied. De temps en temps, ma mère soupirait :
« Ah ! C’était trop beau ! J’étais sûre qu’elle attraperait quelque chose. Passer tout
l’hiver dans un garage sans feu ! »

Au bout d’une heure, mon père revint avec un petit bonhomme qui portait une caisse
à outils. Le petit homme se gratta le menton et dit, après quelques instants de réflexion :
« ouais ! »
Il se mit à déballer ses outils.
« C’est sûrement une fuite , dit-il. Peut-être la boite de vitesse, peut-être le pont. Je
vais regarder. »
Il se glissa sou l’auto. On ne voyait plus ses pieds. Pendant un long moment, il ne
bougea plus . A la fin, mes parents se regardèrent inquiets.
« Alors, ça va ? » dit mon père en se penchant.
Après un instant, la voix du mécanicien répondit :
« Moi, ça va. C’est votre voiture qui ne va pas
- C’est grave ?
- Justement, je n’en sais rien. Je ne trouve pas la fuite. »

Il se passa un long moment d’attente et puis, brusquement, le petit homme couché


sous la voiture s’écria :
« ça y est . J’ai trouvé. C’est le bouchon de carter qui fermait mal. Il suffisait de le
revisser un peu ».

D’après Jean Lhote, « La communale »

(Ed. du Seuil)

7
Le type textuel narratif s’articule dans le conte, la nouvelle, le
roman, le récit, le fait divers, la fable, la bande dessinée, le film, la
publicité narrative, les blagues , les procès-verbaux d’accident. On utilise
le type textuel narratif à chaque fois que l’on parle pour dire ce que l’on
fait ou ce que f ait quelqu’un.

Le but du texte à dominante narrative est de raconter pour


intéresser, séduire, distraire, faire rêver…

1. Morphologie du texte à dominante narrative.

L’analyse globale des textes 3 et 4 nous permettra de distinguer les types


dominants dans le texte à dominante narrative.

Texte 3. « Une servante dévouée » Texte 4. « Une panne »

Le texte démarre par une situation La situation de départ est marquée par la
stable : la famille revient à la maison découverte d’une grande tache noire
par les près. Tout semble calme.(1er sous la voiture, ce qui suscite
paragraphe) l’inquiétude de l’enfant qui va avertir
ses parents. (1er paragraphe).
La détérioration intervient lorsque la
famille parvient au pré suivant : « Mais Cette inquiétude grandit avec l’arrivée
quand le pré suivant fut traversé, un des parents. (2ème paragraphe) .- Il avait
beuglement formidable s’éleva » (2ème un air si préoccupé… Nous l’attendîmes
paragraphe) en silence . Ma mère soupirait. –

La famille est menacée. Un danger Le père va rechercher de l’aide : « Au


menace Mme Aubain et ses enfants. bout d’une heure , mon père revint avec
(3ème paragraphe) – le taureau un petit bonhomme… » (3ème
menaçant- paragraphe. L’inquiétude se prolonge
jusqu’à la fin du 3ème paragraphe.
Félicité , la servante se dévoue pour
sauver la vie des personnes menacées. Le dénouement est heureux puisque
l’origine de la tache a été découverte :
Tout est bien qui finit bien. La servante « c’est le bouchon de carter… il
a réussi à sauver sa vie et celle des suffisait de le revisser un peu ».
autres. (dernier paragraphe). La La situation redevient stable.
situation redevient stable.

8
L’analyse des éléments retenus dans le tableau nous laisse constater que
les deux textes n’évoluent pas de la même manière :
- les situations de départ ne sont pas semblables : dans le texte : « une
servante dévouée » le texte démarre par une situation stable alors que
le texte : « Une panne » a pour point de départ une situation
d’inquiétude, une situation détériorée par la présence de la tache.

- Le texte 3 voit la situation se détériorer et la menace commence à


peser sur les membres de la famille, alors que dans le texte 4 la
situation va s’améliorant.

- Deux points de similitude apparaissent :

• que cela soit dans le 3ème ou le 4ème texte c’est l’intervention d’un
médiateur qui permet l’amélioration de la situation : Félicité
aide la famille Aubain à sa sauver (3ème texte) , le mécanicien
trouve l’origine de la panne (4ème texte).
• Les deux textes ont un dénouement heureux, c’est à dire une
situation stable ou d’équilibre.

Le texte 3 est du type ascendant . L’amélioration se produit grâce au


héros soit grâce à l’intervention d’un médiateur ou auxiliaire. Il répond au
schéma suivant :

Situation de déséquilibre amélioration rééquilibre

Le texte 4 est du type cyclique. Partant d’une situation stable (équilibre)


on revient à la fin du récit vers un autre équilibre. Le retour à une situation
stable s’opère aussi grâce à l’intervention d’un auxiliaire ou adjuvant. On y
retrouve le schéma suivant :

Situation stable danger malheur secours situation stable

9
L’analyse globale du texte 1 « Chasse à la gazelle » nous fait découvrir
un autre schéma.

Le texte débute par une situation normale : « Ali le chauffeur remarqua


des traces de gazelles . Moulay veut une gazelle vivante pour l’offrir à
Yaminata ».

La situation tend à s’améliorer lorsque le camion prend en course les


deux gazelles . « la poursuite commença - La distance diminuait- les gazelles
se rapprochèrent – la plus petite se détacha – elle s’assit sagement. »

Malgré toutes les peines du chauffeur et de son graisseur le manque n’est


pas comblé : « elle regarda longuement ses ennemis et mourut .. »

Les deux hommes ne sont pas parvenus à attraper une gazelle vivante.

Dans ce récit on découvre un autre schéma ce qui nous met en présence


d’autre type de récit. Il est du type descendant.

Situation normale détérioration manque

En étudiant le conte Denise Paulme(1) et partant du même principe de


base que Propp , c’est –à – dire retenant pour unité d’analyse une action ou
fonction, mais écartant l’ordre immuable des séquences ,elle parvient à une
classification susceptible de couvrir un éventail beaucoup plus large. Partant
des structures elle a dégagé six types qui vous seront présentés de manière
plus détaillée lorsque nous allons aborder l’étude du conte. Mais il faut retenir
que le conte n’est qu’un récit particulier mais tous les deux obéissent dans
l’ensemble aux même principes en ce qui concerne les schémas narratif et
actanciel. La grille sémique présentée ci-dessus nous renseigne davantage sur
les nuances qui existe entre un récit simple et un conte.

(1) Denise Paulme, La mère dévorante. Essai sur la morphologie des contes africains . Paris, éd.
Gallimard, 1976

10
2. Analyse structurale du récit..

a. le schéma narratif.

L’analyse du texte 3 « Une servante dévouée « va nous permettre de


mieux comprendre le fonctionnement du récit. Le schéma narratif a trait aux
différents moments du récit : situation initiale – transformation – situation
finale.
Pour accomplir ce travail nous allons nous appuyer sur la trame suivante :

Grille d’analyse.

Qui ? « on »placé ici pour « la


Situation initiale famille Aubain.

Où ? Les prés.

Que veut le héros ? Revenir à la maison.

Elément modificateur Mais… Au pré suivant on entendit un


beuglement formidable.
IL arrive quelque chose.

La situation a changé. Le taureau menace les


Transformation membres de la famille.
Qu’est ce qui se passe alors ? Il est furieux. La menace
plane sur les deux femmes et
leurs petits.

Elément de résolution Que va-t-il falloir faire ? Félicité reculait et lançait des
mottes de gazon dans les yeux
du taureau pour ralentir sa
course .
La situation se dégrade.

On retrouve les personnages Le taureau est stoppé net par


mais quelque chose est la barrière.
différent de la situation
Situation finale initiale. Les personnes menacées sont
Le problème est résolu, il y a sauvées et se trouvent de
« équilibre l’autre côté de la barrière.

11
Quand on demande à des élèves de résumer un récit oralement ou par
écrit, ou encore en le transformant en une suite de dessins, on insiste sur le
fait de ne garder que l’essentiel…
Mais qu’est-ce qui est essentiel ? Comment le repérer ?La recherche
des étapes du schéma narratif constitue un outil efficace pour résumer un
récit. Après avoir repérer des étapes , l’élève sera davantage en mesure de la
« résumer » par une phrase orale ou écrite , ou par un dessin.
Ce qui va suivre peut servir d’exemple.

Un soir d’automne, on revint à la maison par les près. Des


bœufs, étendus au milieu du gazon regardaient tranquillement
ces quatre se mirent en rond devant elles.
« Ne craignez rien ! » dit Félicité.
Elle caressa le dos de celui qui se trouvait le plus près. Il
s’en alla, et les autres le suivirent.
Etat initial.

Mais quand le pré suivant fut traversé, un beuglement


formidable s’éleva. C’était un taureau que cachait le
brouillard. Il avança vers les deux femmes. Mme Aubain allait
courir.
« Non ! non ! moins vite ! », recommanda Félicité.
Les deux femmes pressaient le pas cependant, et
entendaient par derrière un souffle sonore qui se rapprochait.
Transformation

Elément de résolution
Ses sabots , comme des marteaux, battaient l’herbe de la
prairie ; voilà qu’il galopait maintenant. Félicité se retourna, et
elle arrachait à deux mains des plaques de terre qu’elle lui
jetait dans les yeux. Il baissait le mufle, secouait les cornes , et
tremblait de fureur en beuglant horriblement.
Mme Aubain, au bout du pré avec ses deux petits ,
cherchait comment franchir la clôture. Félicité reculait devant
le taureau ; elle lui lançait des mottes de gazon , tandis qu’elle
criait :
« Dépêchez-vous ! dépêchez-vous ! »
Situation finale Le taureau avait acculé Félicité contre une barrière, une
seconde de plus , il l’éventrait. Elle eut le temps de se glisser
entre deux barreaux , et la grosse bête , toute surprise, s’arrêta.

12
Selon que le récit soit plus ou moins long, la situation finale 1
va devenir la situation initiale 2, etc. C’est ce qui va assurer la relance
du récit. Et ainsi les situations finales intermédiaires vont se
transformer en situations initiales alimentées par l’intervention
d’éléments modificateurs nouveaux tels que nous les rencontrons dans
les romans.

Les différentes phases du schéma narratif

• situation initiale
• élément modificateur.
• Transformation.
• Elément de résolution (dégradation ou amélioration)
• Situation finale.

La structure narrative du récit peut aussi se présenter sous la forme :

• Situation initiale 1.
• Elément modificateur 1.
• Situation finale 1 /situation initiale 2.
• Elément modificateur 2.
• Situation finale 2
• Etc.

b. Le schéma actanciel

Le schéma actanciel réfère au système des personnages. D’après les


théoriciens de la littérature, on définit une typologie des personnages en
fonction de leurs actions , de leurs rôles dans l’histoire relatée. Plusieurs
typologies des actants ont été proposées. Nous retenons en ce qui nous
concerne celle de Greimas.

Le modèle actanciel de Greimas.

Tout récit manifeste, quoique sous des formes très variées, une même
configuration de personnages –types (actants) définis suivant leurs relations et
les fonctions qu’ils jouent dans le récit, les actants désignant les différents
personnages vus sous l’angle de la grammaire narrative.

13
Le modèle de Greimas retient six (6) actants.

Destinateur objet Destinataire

Adjuvant Héros sujet Opposant

Le destinataire est celui qui met en branle le récit. Il définit l’objet de la


quête et appelle un héros susceptible de ramener l’objet manquant.

L’objet est ce qui est recherché : c’est l’objet de la quête.

Le héros est celui qui, à l’appel du destinateur passe avec lui un contrat
et se met en devoir de ramener l’objet de la qu ête, d’accomplir la tâche.

L’opposant est celui qui va entraver la quête du héros.

L’adjuvant est celui qui va faciliter la quête , qui aide le héros à


accomplir sa tâche.

Le destinataire est celui qui reçoit l’objet de la quête.

Pour découvrir comment se répartissent les différents rôles actanciels


d’un récit, on lui appliquera les questions suivantes :

Qui (destinateur) manque de quoi (objet) ?

Qui (destinataire) obtient quoi (objet) ?

Qui (héros) moyennant l’engagement dans une quête permet le passage


du manque à l’obtention ?

Qui (adjuvant) favorise la quête ?

Qui (opposant) entrave la quête ?

L’auxiliaire (adjuvant) , le héros et l’opposant ( l’adversaire) sont des


actants. Ce terme a été préféré à celui de personnage car il s’agit plut ôt que de
se livrer à une analyse psychologique des personnages de type traditionnel, de
recenser tous les intervenants d’un récit. Or ces intervenants ne relèvent pas
toujours de l’humain. C’est pourquoi le terme d ‘actant a été jugé plus
adéquat

14
Remarque :Un personnage – acteur peut jouer plusieurs rôles
actanciels : destinateur et destinataire. Plusieurs personnages – acteurs
peuvent ensemble remplir un seul rôle actanciel : opposant = groupe de
personnages. Un rôle actanciel peut être assumé par une instance inanimée :
opposant la conscience du héros. Un héros est complexe lorsqu’il est
constitué par plusieurs récits qui s’enchâssent l’un dans l’autre, par exemple
tel personnage qui sera dans le récit 1 le héros pourrait se trouver en position
de destinateur dans le récit2.

Comment reconnaître les différents actants dans un récit.

1. Sujet ou héros. Le personnage principal

2. l’objet (l’objet de la quête) Ce que le héros recherche (qui peut


être un objet, une personne, une idée
abstraite)

3. Le destinateur C’est lui qui peut donner au héros le


bien désiré.

4. Le destinataire Celui pour qui combat le héros.

5. L’adjuvant ou l’auxiliaire. C’est celui qui vient en aide au héros


et qui peut être un ami, une fée , un
personnage quelconque.

6. l’opposant ou l’adversaire. C’ est l’actant qui s’oppose au héros ,


qui entrave son action.

Dans l’absolu il y a relation d’antonymie entre :

*destinataire =/= destinateur.

*adjuvant =/= opposant.

* objet =/= héros sujet

15
Remarque : L’utilisation de ces théories au niveau des élèves du 2ème
palier et même de ceux du 3ème doit se faire avec beaucoup de circonspection.
Le talent de l’enseignant sera son aptitude à simplifier ces schémas . Les
enfants ne peuvent réellement comprendre , assimiler qu’un schéma avec 4
actants : sujet – objet – adversaire – auxiliaire.

Analysez le texte 3 , « Une servante dévouée » pour retrouver le


système des personnages. Pour cela essayez de compléter le tableau du
schéma actanciel suivant :

Intuition de lecture Application du questionnaire


La famille Aubain. (les
Le héros Félicité deux femmes et leurs
enfants)

Rentrer sans incident à la


L’objet de la quête En prenant comme héros maison
Félicité, on ne parvient Félicité
L’adjuvant pas à repérer l’objet de
la quête. Par conséquent Le taureau furieux et
L’opposant il est impossible menaçant
d’établir une matrice La famille Aubain
Le donateur avec pour héros sujet
« Félicité » La famille Aubain
Le bénéficiaire

Spontanément, on a choisi « Félicité » comme personnage central du


récit, car à la première lecture son rôle dans l’histoire est plus prépondérant
que des autres personnages. Elle s’oppose tout au long du récit au taureau qui
menace les autres personnages qui semblent tenir un rôle presque passif.

Si on veut établir une matrice autour de « Félicité » héros - sujet on ne


parvient pas à repérer les fonctions des autres personnages.

Il est possible de bâtir une autre matrice autour du couple : famille /


retour à la maison qui est l’objet de la qu ête.

« Félicité » est alors dans le récit comme adjuvant en s’opposant au


taureau et aide ainsi les quatre personnes à réaliser l’objet de la quête : le
retour à la maison sains et saufs.

16
c. La progression de l’information.

Analyse du texte 1. « Chasse à la gazelle »

Phrase 1 : Un jour avant d’arriver à Fort-Flatters Ali Remarqua des

thème
Traces qu’il reconnut aussitôt

rhème

Phrase 2 : Deux gazelles étaient passées depuis peu, deux gazelles !

Phrase 3 : Le camion les prit en chasse.

Phrase 4 : Vers le milieu de l’après-midi , Moulay et Ali les virent enfin.

Phrase 5 : Elles se promenaient ………

Phrase 6 : « vivante , je la veux vivante », avait demandé Yaminata.

L’analyse des éléments mis en relief laisse ressortir ce qui suit :

le thème est annoncé dès la première phrase : Ali. Il est repris à la


troisième implicitement (camion pour « Ali et Moulay » après un saut
remarqué au niveau de la deuxième phrase.

Le thème de la deuxième phrase est issu du rhème de la première :


Traces deux gazelles. Ce thème ne réapparaît qu’à la
sixième phrase sous la forme d’un pronom « elles ».

Comme il y a une rupture dans le thème , c’est-à-dire que certaines


étapes sont perturbées , on dira que la progression est avec sauts ou avec
des trous thématiques.

*Analysez le reste du texte pour faire ressortir la progression thématique


des paragraphes restants.

Définissez le type de progression du dernier paragraphe.

17
d. La cohérence.

L’analyse du même texte fait apparaître les éléments suivants :


- le système de reprise porte prioritairement sur « les actants » par
pronominalisation ( il … les .. elles …la …) et substitutions lexicales
(le graisseur… l’ennemi … la plus petite) , on remarque même une
expansion « Ali et Moulay ».

- La cohérence du texte est également assurée par la présence


d’articulations logiques et chronologiques : Un jour – avant –
aussitôt- vers le milieu de l’après-midi – enfin – déjà - Mais -
cependant – mais – et .

- L’emploi des verbes au passé : passé simple utilisé alternativement


avec l’imparfait pour les passages descriptifs à l’intérieur du récit et
les actions qui se prolongent.

e. Les autres éléments de cohérence.

Dans ce texte on relève surtout des verbes d’action : arriver – remarquer


- passer – prendre en chasse – se promener charger – rouler – ouvrir
détaler couper – etc.

La cohérence du texte est aussi assurée par la présence d’un ensemble


sémantique tendant à refuser la chasse à la gazelle :

Sentiment de sympathie de l’auteur envers les gazelles.


Elles se promenaient ( vision de deux paisibles gazelles).
Elles regardèrent l’ennemi.
La plus petite vaincue.
Elle s’assit sagement.
Sa tête se pencha doucement.
Elle mourut en pleurant

L’agressivité des deux hommes.


Le camion les prit en chasse.
Ali chargeait sa carabine.
Il riait par les yeux.
Il riait par les dents .
Elles regardèrent l’ennemi.
Nerveux, impatient

18
- Dans ce texte , on relève les types de phrases déclaratives ,
exclamatives et impératives.
(Ali remarqua des traces qu’il reconnut aussitôt – deux gazelles ! –
Pose ce fusil !

- La ponctuation est variée : point , point d’exclamation, guillemets,


points de suspension, virgule , point virgule.

- On note aussi la présence de circonstants :

• adverbes et locutions adverbiales : aussitôt – vers le milieu de


l’après-midi –lentement …)
• subordonnées : qu’il reconnut … - qui poussaient …
• groupes nominaux : leur museau pointu - les dunes fermes –
une sorte de plateau rouge , etc.

Ces élément précisent où , quand, comment se passent les


différentes actions . Les expansions du nom se retrouvent beaucoup
plus dans les passages descriptifs.

* Etudiez les phrases du paragraphe 4. Quel est l’effet recherch é par


l’auteur à ce niveau du texte ? Quel procédé utilise-t-il ?

3. La narration et la description dans le récit.

Le récit n’est pas seulement une suite d’événements qui se succèdent


l’un après l’autre selon un ordre bien défini, mais il est aussi composé
d’autres éléments parmi lesquels on retrouve des passages descriptifs . Afin
de mieux comprendre le fonctionnement du récit sous ses aspects narratif et
descriptif, essayons de les retrouver dans le texte vu précédemment : « chasse
à la gazelle ».

La narration La description
Ali remarqua des traces qu’il reconnut. Deux gazelles étaient passées
Le camion les prit en chasse
Moulay et Ali les virent… Elles se promenaient …. Qui
poussaient….

Ali chargeait…. Il riait…. Il riait…


Le camion roulait lentement
Le graisseur ouvrit …. Il s’installa…

19
Les deux gazelles dressèrent … Il y avait
Elles regardèrent… Elles détalèrent…
Elles coupèrent…
La poursuite commença Son pied défonçait….
Le camion fonçait ….Moulay Le volant lui battait….
accélérait Il scrutait …….
La plus petite se détache.. elle s’avoua
vaincue . Elle s’assit … sa tête se
pencha .. Elle regarda …. Et mourut

On remarque que dans la partie narrative il y a un enchaînement


chronologique des actions Les verbes sont au passé simple. Changer l’ordre
des phrases en gêne la compréhension. (si on venait par exemple à placer le
verbe « mourir » avant le verbe « regarder » le sens du récit serait altéré) et le
récit va perdre son équilibre.

Pour les passages descriptifs, l’auteur a surtout utilisé l’imparfait.


L’auteur choisit la progression du texte. Modifier l’ordre des phrases n’en
gêne pas la compréhension.

Exemple : observons le passage suivant tel qu’il se présente initialement


dans le texte :
Nerveux, Moulay accélérait : son pied défonçait le plancher ; le volant
lui battait les poignets et la poitrine .

Nous pouvons le réécrire autrement sans que le sens ne soit altéré.

Nerveux, Moulay accélérait :le volant lui battait les poignets et la


poitrine ; son pied défonçait le plancher.

Dans le texte, on relève une phrase au présent : « Mais les gazelles ,


lancées peuvent atteindre la vitesse de quatre-vingt kilomètres à l’heure ».

Cette phrase annonce une vérité universelle. Le présent employé est le


présent intemporel. Cette phrase enchâssée à l’intérieur du récit a pour effet
de montrer l’allure à laquelle se déroule la poursuite infernale en plein désert
à travers les dunes de sable mais elle n’apparient pas à la trame du récit.

20
4. Narration et discours.

Dans le texte « chasse à la gazelle » nous constatons l’enchâssement de


deux situations de communication :

1. le narrateur au lecteur pour raconter l’histoire des gazelles


poursuivies .
2. Moulay à Ali pour lui ordonner certains actes.

* Essayons ensemble de repérer les éléments de la situation de


communication dans le texte « chasse à la gazelle ».

L’émetteur

Le destinataire

Le message

L’enjeu

Le canal

Le contexte.

5. Lecture du texte à dominante narrative.

Traditionnellement les manuels procèdent au contrôle de la


compréhension au moyen de réponses à des questions. D’autres activités
peuvent servir à évaluer la compréhension d’un texte. En appliquant les
données théoriques vues précédemment , on peut élaborer des outils qui
traduiront le degré de compréhension du lecteur.
S’agissant du texte narratif, il sera utile de vérifier si le lecteur réussit à
repérer :
- le schéma narratif.
- Le schéma actanciel.
- Les éléments de cohérence.

Pour ce faire , il est nécessaire de procéder à la confection d’outils


devant servir à cibler un élément particulier du texte.

21
a. Mise en évidence de la structure d’un texte narratif.

Texte 1. « Chasse à la gazelle ».

En utilisant la grille suivante essayez de mettre en évidence la structure


narrative du texte.

1. Situation initiale.
Les lieux – le moment – le but- ………………………………………
les personnages ………………………………………

2. L’élément modificateur. ………………………………………


………………………………………

3. La transformation ………………………………………
………………………………………

3. l’élément de résolution ………………………………………


………………………………………
4. La situation finale ………………………………………
………………………………………

b. Mise en évidence du schéma actanciel du texte narratif.

En utilisant la grille ci-dessous , essayez de retrouver les différents


personnages du texte et ce qu’ils font.

Le(s) personnage(s) principal (aux) ………………………………………

L’objet de la quête ………………………………………

Les adjuvants ……………………………………..

Les opposants …………………………………….

22
Correction des exercices
Exercice 1. Page 17.
Progression thématique du reste du texte « Chasse à la gazelle ».

2ème paragraphe.

Déjà Ali chargeait sa carabine. Il riait par ses yeux. Il riait par ses dents.
Le camion roulait lentement ; le graisseur ouvrit la portière. Attentif, il
s’installa , un pied posé sur l’aile rayée par le sable.

Dans ce paragraphe on remarque une progression à thème constant : Ali


est le thème de la première phrase. Le même thème est repris tout au long du
paragraphe à l’aide de substitutions pronominales et lexicales : « il » - « le
graisseur ».

Le même type de progression est retrouvé dans le dernier paragraphe :


Thème : la plus petite puis substitutions pronominales : « elle »

Le troisième paragraphe est caractérisé par une progression à sauts : le


thème de la seconde phrase n’est ni celui de la précédente ni issu de son
rhème.

Exercice 1. Page 21.


La situation de communication :

Emetteur L’auteur du texte: Malek Haddad

Destinataire Celui ou ceux qui vont lire le texte. Ici le destinataire est
mal défini.

Message L’information transmise au lecteur éventuel : « Une


scène de chasse à la gazelle un peu particulière »
Enjeu S’agissant d’un texte narratif, l’intention de l’auteur est
de raconter une histoire .
Canal Il s’agit d’un texte écrit avec ses caractéristiques, son
code , ses règles.
Contexte Aucune référence aux normes culturelles n’est fournie.
On ne sait dans quel contexte a été produit ce texte ni
l’œuvre qui le contient. Dans ce cas il convient de
référer au contexte historique.

23
Exercice 1. Page 22.

Structure narrative du texte « Chasse à la gazelle ».

1. Situation initiale
* les lieux Le désert saharien. Près de Fort-Flatters.
• le but Attraper une gazelle vivante.
• le moment Vers le milieu de l’après- midi
• les personnages Ali et Moulay

2. L’élément modificateur Des traces de deux gazelles.

3. la transformation La chasse commença. (le camion les prit en


chasse.)

4. L’élément de résolution Moulay veut une gazelle vivante. ( la


poursuite commença)

5. La situation finale La plus petite, faible , épuisée, s’assit


sagement, regarda longuement ses ennemis
et mourut.

Exercice 2. Page 22.

Le schéma actanciel du texte « Chasse à la gazelle ».

Les personnages principaux (héros Ali et Moulay


sujets)

L’objet de la quête Ramener une gazelle vivante à


Yaminata.

Le(s) adjuvant(s) Le camion qui permet la poursuite à


travers le désert

Le(s) opposant(s) La rapidité des gazelles (80Km/h).

24
Lexique du métalangage.

Adjuvant (analyse du récit, Greimas) : figure abstraite recouvrant


l’ensemble des personnages ou des concepts qui aident le sujet dans sa qu ête.

Actant (analyse du récit, Greimas) : figure abstraite qui assume l’une


des actions ou fonctions dans la structure narrative. Un actant peut être
constitué de plusieurs personnages.

Auxiliaire (analyse du récit, Greimas) : personnage qui aide le héros.


Plusieurs auxiliaires peuvent assumer la fonction d’adjuvant dans l’analyse de
Greimas.

Modèle actanciel (schéma du récit, Greimas) : schéma résumant les


relations des actants dans la structure narrative .

Modèle fonctionnel (analyse du récit, Greimas) : schéma résumant les


moments décisifs dans le récit.

Narration (analyse du récit) : histoire telle qu’elle est racontée et


modelée par le narrateur

Objet (analyse du récit, Greimas) : objet poursuivi par la quête.

Opposant (analyse du récit, Greimas) : figure abstraite recouvrant


l’ensembles des personnages ou des concepts qui font obstacle au sujet dans
sa quête.

Récit linéaire (analyse du récit) : récit dans lequel aucun changement de


situation ne survient

Structure narrative (analyse du récit, Greimas) : structure qui figure les


relations unissant les personnages à travers leurs actions et constituant la
narration.

Substitution : exercice qui consiste à remplacer un ou plusieurs


éléments du modèle de départ par un ou plusieurs autres éléments situés dans
le même axe paradigmatique.

Sujet (analyse du récit, Greimas) : figure abstraite représentant le


personnage sur lequel on focalise le modèle actanciel. C’est le plus souvent le
héros, mais ce peut être aussi un autre personnage.

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Bibliographie

• ADAM (J.M.) . Des typologies de textes à l’élaboration d’outils


pour la formation des maîtres et pour la classe. Etude de
Linguistique Appliquée, n°83, 1991.

• ADAM (J.M.). Les textes : types et prototypes.


[Link], Paris, Nathan Université, 1992.

• TAUVERON (C) , Le personnage, Une cl pour la didactique du


récit à l’école élémentaire, Delachaux & Niestlé, 1995.

• PRIVAT (J.M.), VINSON (M.C.),Contes, récits, nouvelles 6è-


5è, La vie dont vous êtes le héros, Magnard, 1992.

• JOLIBERT (J.) ,Former des enfants lecteurs de textes :


apprendre à questionner des textes – cycle 2- , Paris,
Hachette,1991.

• COHEN (I.) et MAUFREY (Y.),Vers une nouvelle pédagogie de


la lecture, Paris, Colin-Bourrelier, 1990

• DOCUMENT RELATIF A LA FORMATION A DISTANCE


DES M.E.F. 1er envoi , Juillet 1999.

• TSOUNGUI (F.), Clés pour le conte africain et créole, Fleuve et


Flamme, Conseil international de la langue française, 1986.

• PAULME (D), Essai sur la morphologie des contes africains,


Paris , Gallimard, 1976.

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