Étude de projet d'autoroute Tizi-Ouzou
Étude de projet d'autoroute Tizi-Ouzou
Promotion 2014/2015
Sommaire
Introduction générale
I. Introduction………………………………………………………… 01
IV. Conclusion………………………………………………………… 03
V. Conclusion……………………………………………………………39
08
13
Chapitre IV : Cubature et terrassement……………………………………..40
I. Introduction……………………………………………………………….40
II. Terrassement……………………………………………………………..40
III. Le compactage…………………………………………………………..
41
IV. Cubatures de Terrassement……………………………………………...
41
V. Méthode de calcul………………………………………………………..
42
VI. Application au projet……………………………………………………..
44
13
Chapitre V : Dimensionnement de corps de chaussé………………………..45
I. Introduction………………………………………………………………..45
II. La chaussé………………………………………………………………...46
III. Méthodes de dimensionnement des chaussées…………………………...50
IV. Application au projet……………………………………………………..
54
V. Conclusion………………………………………………………………...
64
08
Chapitre VI : Hydraulique et Assainissement……………………………….65
13
I. Introduction………………………………………………………………..65
II. Objectif de l’assainissement……………………………………………….
66
13
Chapitre VII : Ouvrage d’arts………………………………………………..
82
[Link]……………………………………………………………..82
[Link] du type d’ouvrage……………………………………………….82
II.1-Pont mixte………………………………………………. 83
II.2-Pont à haubans………………………………………….. 85
II.3-Pont construit par encorbellement successif…………….
86
[Link]…………………………………………………………..
87
13
Chapitre VIII : Equipements de la route………………………………… 88
A. Sécurité…………………………………………………………………………………. 88
I. Introduction…………………………………………………………….88
II. Dispositifs de retenue…………………………………………………..88
III. Application au projet…………………………………………………..90
B. Signalisation …………………………………………………………………………… 91
06
I. Introduction………………………………………………………….. 91
08
II. l’objet de la signalisation route…………………………………….. 91
13
III. Catégories de signalisation………………………………………… 91
IV. Règles à respecter pour la signalisation…………………………… 91
V. Types de signalisation……………………………………………… 91
VI. Caractéristiques générales des marques…………………………… 92
VII. Application au projet……………………………………………… 96
C. Eclairage ……………………………………………………………………………….. 100
96
I. Introduction…………………………………………………………. 100
II. Eclairage d’un point singulier……………………………………….. 100
III. Paramètre de l’implantation des luminaires………………………. 100
IV. Application au projet………………………………………………
101
06
Conclusion Générale
08
Bibliographie
13
Annexes
Introduction général
La route n’est pas la seule infrastructure de transport, on trouve aussi d’autres moyens
comme le chemin de fer, les voies aériennes et les voies maritimes, mais le transport routier
est dominant, et même si les technologies de l’information se développent, les déplacements
routiers liés tant à la vie quotidienne qu’au tourisme sont des réalités incontournables pour
encore de nombreuses années.
Etant donnée la nature et l’importance des échanges commerciaux et les flux du trafic
routier de la willaya de Tizi-Ouzou, il est primordial de dynamiser et de renforcer les
infrastructures routières. Ainsi et dans l’optique de relier la RN12, à la RN24 en passant par le
futur barrage d’Azeffoun, la Direction des Travaux Publiques de la willaya de Tizi-Ouzou a
prévu la conception d’une autoroute express pour favoriser le développement et les échanges
entre ces deux régions. Dans le cadre de cette étude, nous allons nous intéresser à un tronçon
de ce projet. Les différentes phases d’étude en avant-projet détaillé de ce projet seront
présentées et discutées en détails dans la suite de notre travail.
Chapitre I
Présentation du projet
I- Introduction
Etant donnée la nature et l’importance des échanges commerciaux et les flux du trafic
routier de la willaya de Tizi-Ouzou, il est primordial de dynamiser et de renforcer les
infrastructures routières.
Cadre d’étude
La pénétrante
C’est une autoroute express à chaussée séparée de 2x2 voies en cours de réalisation.
L’aménagement en axe autoroutière de la RN12 entre la commune de Freha et Azzeffoun et
s’inscrit dans le projet de dynamiser l’économie de la région (voir figure 1).
1
Chapitre 1 Présentation du projet
2
Chapitre 1 Présentation du projet
IV-Conclusion
Notre projet a pour rôle de concevoir une nouvelle voie qui va relier la RN73 au futur
barrage d’Azeffoun. Afin d’assurer la fluidité de la circulation et la stabilité de notre voie,
nous allons veiller à respecter les points suivants :
Etude de l’assainissement.
3
Chapitre II Etude du trafic
Chapitre II
Etude du trafic
Ӏ-Introduction
L'étude de trafic est une étape primordiale dans toute réflexion relative à un projet
routier. Cette étude permettra de déterminer la virulence du trafic et son agressivité, et aussi le
type d'aménagement à réaliser. Le trafic journalier moyen annuel (TJMA) est nécessaire pour
déterminer les différentes caractéristiques d'un tronçon routier (nombre de voies, type
d'échanges et aussi dimensionnement de la chaussée).
L'étude de trafic s'attachera à la connaissance des trafics :
-De transit, lorsqu'il s'agira d'apprécier l'opportunité d'une déviation d'agglomération
-La nature des flux, pour déterminer les points d'échange
-Le niveau des trafics et leur évolution pour programmer dans le temps les investissements
-Les mouvements directionnels permettant de définir les caractéristiques des échanges.
-Le niveau de trafic poids lourds déterminant directement le dimensionnement de la structure
de la chaussée.
II-Analyse du trafic
Afin de déterminer en un point et en un instant donné le volume et la nature du
trafic, il est nécessaire de procéder à un comptage qui nécessite une logistique et une
organisation appropriée. Pour obtenir le trafic, on peut recourir à divers procédés qui sont :
- La statistique générale.
4
Chapitre II Etude du trafic
Il est nécessaire pour la résolution des problèmes concernant les trafics actuels au futur
proche, mais il se prête mal à la projection.
5
Chapitre II Etude du trafic
Cette méthode nécessite des statistiques précises et une recherche approfondie de la zone à
étudier.
V- Hypothèse de calcul
Tel que :
V-2-Trafic effectif
C’est le trafic par unité de véhicule, il est déterminer en fonction du type de route et de
l’environnement.
Tel que :
6
Chapitre II Etude du trafic
Q = (1/n).Teff(uvp/h)
Avec :
Qadm=K1 K2Cth
Tel que :
7
Chapitre II Etude du trafic
Chaussée bidirectionnelle
On compare le débit de pointe horaire Q à Q adm pour les divers types de routes et on
Chaussée unidirectionnelle :
Tel que :
Le tronçon de route qui nous a été attribué par la Direction des Travaux Publique de la
er
wilaya Tizi-Ouzou débute du croisement de 1 tronçon commençant par la RN 12 en
8
Chapitre II Etude du trafic
traversant la RN 73 pour arriver au CW 158 qui mène vers le futur barrage. Ce dernier
tronçon fera l’objet de notre étude.
1) Environnement de la route
2) Catégorie de la route
La route nationale RN12 est un axe routier important qui relie les deux willayas Tizi -
Ouzou vers Bejaïa et de ce fait, c’est un axe de transition entre les villes du centre et les villes
côtières. Le prolongement de cette liaison constitue une pénétrante qui reliera l’autoroute
RN12 au futur barrage d’Azeffoun, ce qui la classe en catégorie C2.
3) Données du trafic
Le trafic que draine la RN12est estimé à partir du comptage du trafic de 2007 avec un
taux d’accroissement Annuel de 4% et un TJMA0 = 27600 uvp/j.
4) Affectation du trafic
Le trafic journalier moyen annuel à l’année horizon est donné par la formule suivante :
9
Chapitre II Etude du trafic
Avec :
K2: coefficient correcteur pris égal à 0.99 pour environnement (E2) et catégorie (C2)
Ce débit prévisible doit être inférieur au débit maximal que notre route peut offrir,
c’est le débit admissible.
Q ≤ Qadm
⇒Q ≤ K1.K2. Cth
⇒ Cth≥Q/ K1.K2
Cth≥3958/0.85x0.99
Cth=4703 uvp/h
11
Chapitre II Etude du trafic
1,20 1000 1200 1500 1900 2400 3000 2950 3300 1750
4400* 5000* 5300*
0,60 (x) 1100 1350 1700 2200 2700 2900 3200 1700
4300* 4800* 5100*
0,00 (x) (x) 1200 1500 2000 2400 2650 3000 1500
4000* 4500* 4500*
Tableau II-5 : Capacité théorique des routes
Le nombre de voies :
N= S x (Q/Qadm) Avec: S=2/3
12
Chapitre II Etude du trafic
Avec :
Qsaturation = (1 + τ) n
( / )
( )
N = => N = = 35
( ) ( . )
Conclusion : Donc notre route sera saturée 35 ans après sa mise en service ainsi
l’année de saturation est : 2052
VII-Conclusion
En vue des résultats obtenus, conformément aux normes du B40 (règlement en vigueur en
Algérie), la conception proposée est (voir figure II.1) :
13
Chapitre II Etude du trafic
14
Chapitre III Etude géométrique
Chapitre III
Etude géométrique
I- Introduction
La route est définie géométriquement par son tracé en plan sont profil en long et par
son profil en travers.
II-1- Définition
Le tracé en plan est une projection de la route sur un plan horizontal de l’axe
de la chaussée, il est constitué d’une succession de droites, raccordés par d’arcs de
Cercle. Il doit permettre d’assurer les bonnes conditions de sécurité et de confort.
15
Chapitre III Etude géométrique
C’est le meilleur tracé qui convient aux voies ferrées sur le plan technique mais qui a des
inconvénients dans le domaine routier.
a- Avantages
b- Inconvénients
Longueur minimale
Lmin= 5 V
Longueur maximale
Lmax=60V
Remarque
La longueur minimale des alignements droits peut ne pas être respectée quelques
fois en raison de la nature difficile du terrain naturel.
17
Chapitre III Etude géométrique
Le véhicule subit en courbe une instabilité à l’effet de la force centrifuge, afin de réduire
cet effet on incline la chaussée transversalement vers l’intérieur, pour éviter le glissement des
véhicules, en fait de fortes inclinaisons d’où on a recours à augmenter le rayon.
D’où la nécessité de fixer les valeurs de l’inclinaison (dévers) ce qui implique un rayon
minimal.
C’est le plus faible rayon admissible dans une courbe, il est défini pour un dévers
maximal de 7%.
RH min =
( )
C’est le rayon normal qui correspond au rayon minimal calculé pour une vitesse
VB, augmenté de 20Km/h, pour plus de sécurité et de confort.
( )
RHN =
( )
C’est le rayon au dévers minimal, au-delà duquel les chaussées sont déversées
vers l’intérieur du virage et tel que l’accélération centrifuge résiduelle à la vitesse Vr
serait équivalente à celle subit par le véhicule circulant à la même vitesse en alignement droit.
RHd =
18
Chapitre III Etude géométrique
Si le rayon est très grand, la route conserve son profil en toit et le dévers est négatif pour
l’un des sens de circulation ; le rayon min qui permet cette disposition est le rayon
min non déversé (RHnd).
( )
RHnd = Catégories 3-4-5
( . )
Avec :
Notre projet est classé dans la catégorie 2 (C2), situé dans un environnement 2 (E2)
avec une vitesse de base de 80 km/h.
Remarque
Elle permet d’éviter la variation brusque de la courbe lors du passage d’un alignement à
un cercle ou l’inverse. Elle a comme propriété essentielle : la variation progressive de la
courbure.
Parmi ces courbes la clothoïde qui est susceptible de satisfaire la condition de variation
continue de rayon de courbure.
II-3-3-1- Clothoïde
a- Définition
La clothoïde est une spirale, dont le rayon de courbure décroît d’une façon continue dés
l’origine ou il est infini jusqu’au point asymptotique ou il est nul.
b- Choix de la Clothoïde
La Clothoïde est la seule courbe qui sera appliquée dans notre étude pour les avantages
suivants :
20
Chapitre III Etude géométrique
K = C. L
= A2
Alors :
K= ⇒ L.R = ⇒ = C.L
On à :
L’équation fondamentale :
A : Paramètre de la clothoïde.
La longueur de raccordement progressif doit être suffisante pour assurer les conditions
suivantes :
C’est une condition qui permet d’assurer à l’usager une vue satisfaisante de la route et de
ses obstacles éventuels.
τ ≥ 3° soit : τ≥ rad
R
≤A≤R
3
( − ∆ )
Kg= .
On opte :
Lcd ≥ −∆
Avec :
R : rayon en (m).
22
Chapitre III Etude géométrique
Condition de gauchissement
La demi-chaussée extérieure au virage de C.R est une surface gauche qui imprime un
mouvement de balancement au véhicule, le raccordement doit assurer un aspect satisfaisant
dans les zones de variation de dévers.
A cet effet on limite la pente relative du profil en long au bord de la chaussée déversée
et de son axe de telle sorte :
.
∆ ≤
Nous avons :
Lcg = l. ∆d .Vr
Avec :
l = largeur de la chaussée.
Nota :
Remarque :
∆
On à :
∆
∆
Avec : ∆t = v= et L≥
.
23
Chapitre III Etude géométrique
La combinaison des éléments du tracé en plan donne plusieurs types de courbes. On peut citer
entre autre :
24
Chapitre III Etude géométrique
Notre projet s’agit d’une route de catégorie C2, dans un environnement E2, avec une
vitesse de base VB = 80 km/h. Ces données nous aident à tirer les caractéristiques suivantes
qui sont inspirées de la norme B40 [02].
Vitesse (km/h) V 80
25
Chapitre III Etude géométrique
1- Construction du terrain
Pour représenter le terrain sur le logiciel nous devons effectuer certaines opérations :
26
Chapitre III Etude géométrique
Nota :
Les points
27
Chapitre III Etude géométrique
Les droites
Les Cercles
Nota
On refait ces procédures pour les autres paramètres (C2, R2, C3, R3…).
3- Construction de l’axe
Remarque
Un clic sur F2 nous permet de voir les résultats en mode texte. Les résultats ainsi obtenus sont
joints en annexe.
28
Chapitre III Etude géométrique
Remarque
Pour la vérification des profils du terrain avec les profils du logiciel piste on utilise
l’interpolation.
29
Chapitre III Etude géométrique
1- Définition
Le profil en long d’une route est une ligne continue obtenue par l’exécution d’une
coupe longitudinale fictive. Donc il exprime la variation de l’altitude de l’axe routier en
fonction de l’abscisse curviligne.
assurer une circulation, sans gêne pour les poids en limitant la valeur des rampes, si
possibles aux valeurs de (B40).
assurer l’assainissement de la plate-forme dans les longueurs section en déblais ou
dans les zones de devers nul par création de pentes longitudinale.
30
Chapitre III Etude géométrique
31
Chapitre III Etude géométrique
c- Déclivité maximale
Elle doit être inférieure à une valeur maximale associée au niveau de service selon le
B40 on a :
Catégorie C2
Environnement E2
Donc : Pmax = 6 %
8 7 6 5 4 4
Imax %
Pour notre cas la vitesse Vr=80 Km/h donc la pente maximale Imax =6%.
D’où:
Rv ≥ 0, 23 V2 (cat 3-4-5).
Tel que :
32
Chapitre III Etude géométrique
Condition de visibilité
Elle intervient seulement dans les raccordements des points hauts comme
condition supplémentaire à celle de condition confort. Elle stipule que deux véhicules
circulant en sens opposés doivent s’apercevoir à une distance double de la distance d’arrêt au
minimum.
Le rayon de raccordement est donné par la formule suivante :
RV =
( )
Telle que:
D1 : distance d’arrêt (m)
h1 : hauteur de l’obstacle (m)
Les rayons assurant ces deux conditions sont donnés pour les normes en fonction de la vitesse
de base et la catégorie, pour une chaussée bidirectionnelle et une vitesse de base Vr=80Km/h
et la catégorie C2 on a :
Condition d’esthétique
Comme tout ouvrage désigné de ce nom, une grande route moderne devrait
être conçue et réalisée de façon à procurer aux usagers une impression d’harmonie,
d’équilibre et de beauté. Pour cela il faut éviter de donner au profil en long une
allure sinusoïdale en changeant le sens de déclivité sur une distance restreinte. Pour éviter cet
33
Chapitre III Etude géométrique
effet on imposera une longueur de raccordement minimale b>50 et pour des dévers
d < 10% dans le cas des échangeurs.
On a :
RV min = 100 x
∆%
Telle que :
d∆ : changement de dévers (%).
RV ’=
( . . )
Pour une chaussée bidirectionnelle avec une Vr = 80 Km/h et une catégorie C2, on a le
tableau suivant :
34
Chapitre III Etude géométrique
La conception longitudinale
Pour dessiner la ligne rouge sur piste représentant l’axe de notre projet on suit les mêmes
étapes que la phase conception plane pour les points et les droites.
Pour les distances, nous saisissons sauf les valeurs de (R1, R2,…..etc.).
35
Chapitre III Etude géométrique
1- Définition
Le profil en travers est une coupe transversale menée selon un plan vertical
perpendiculaire à l’axe de la route projetée. Un projet routier comporte le dessin d’un grand
nombre de profils en travers, pour éviter de rapporter sur chacun de leurs dimensions, on
établit tout d’abord un profil unique appelé «profil en travers type» contenant toutes les
dimensions et tous les détails constructifs (largeurs des voies, chaussées et autres bandes,
pentes des surfaces et talus, dimensions des couches de la superstructure, système
d’évacuation des eaux etc.…).
La chaussée :
La largeur roulable
Plate-forme :
C’est la surface de la route située entre les fossés ou les crêtes des talus de remblais,
comprenant la chaussée et les accotements, éventuellement les terre-pleins et les bandes
d’arrêts.
L’assiette :
L’emprise :
Les accotements :
Le profil en travers type est une pièce de base dessinée dans les projets de nouvelles
routes ou l’aménagement de routes existantes. Il contient tous les éléments constructifs de la
future route, dans toutes les situations (remblais, déblais).
Le profil en travers courant est une pièce de base dessinée dans les projets à une distance
régulières (10, 15, 20, 25m…), qui servent à calculer les cubatures.
37
Chapitre III Etude géométrique
4- Application au projet
La conception transversale
Cette étape a pour but de créer un catalogue qui contiendra les demi profils en travers
type que nous appliquerons à notre projet.
38
Chapitre III Etude géométrique
Notre projet comportera un profil en travers type, qui contient les éléments constructifs
suivants :
V-Conclusion
Ce chapitre est consacré aux différents éléments du tracé géométrique d’un projet
routier ; le tracé en plan, le profil en long, le profil en travers.
A travers cette étude géométrique, d’une part nous avons essayé de respecter les
conditions pour obtenir les différents tracés et d’autre part nous avons illustré les différentes
étapes de l’obtention de ce tracé.
Nous rappelons que nous avons fait appel au logiciel piste 5 et que les résultats du
calcul sont joints aux annexes (2, 3,4).
39
Chapitre IV Cubature et terrassement
Chapitre IV
Cubature et terrassement
I-Introduction
II- Terrassement
On appelle terrassement, les différents mouvements de terre qui ont pour objet de
creuser des fouilles ou de modifier la configuration du sol en vue de :
Cette modification des niveaux du sol est réalisée par l’exécution de déblais et de remblais.
Le Déblai :
Il consiste à extraire les terres avec des engins mécaniques selon la profondeur donnée
par le topographe. Le déblai peut être utilisé comme remblais, s'il est consistant et s’il répond
aux normes techniques.
40
Chapitre IV Cubature et terrassement
Le Remblai :
Les matériaux de terrassement mis en œuvre par compactage et destiné à surélever le
profil d'un terrain ou à combler une fouille. Le remblai Consiste à rapporter des terres afin de
relever le niveau.
III- Le compactage
Les matériaux mis en œuvre supportent les charges routières, il est nécessaire d'en
améliorer la résistance au cisaillement :
La diminution des vides conduit à réduire les entrées d'eau ultérieures. Elle réduit également
les causes de l'attrition.
Plus les forces sont élevées, plus vite se fait le réarrangement des grains.
Les cubatures de terrassement, c‘est l’évolution des cubes de déblais que comporte-le
Projet à fin d’obtenir une surface uniforme et parallèlement sous adjacente à la ligne
projet.
Les éléments qui permettent cette évolution sont :
Les profils en long.
41
Chapitre IV Cubature et terrassement
V. Méthode de calcul
Les calculs effectués pour l’obtention des volumes des terrassements existants dans
notre projet sont appelés cubature. Bien que les cubatures soit fastidieuses, il existe plusieurs
méthodes qui simplifient leurs calcul entre autre :
La méthode linéaire
La méthode SARRAUS
La méthode de GULDEN.
N.B :
Pour le cas de notre projet on utilise la méthode de gulden intégrée dans le logiciel
PISTE.
La méthode linéaire :
C’est la méthode classique. Les sections et les largeurs sont multipliées par la longueur
d’application pour obtenir les volumes et les surfaces. Cette méthode ne prend pas en compte
la courbure du projet donc les résultats sont identiques quel que soit le
Tracé en plan.
La méthode de SARRAUS :
On calcule séparément les volumes des tronçons compris entre deux profils en travers
successifs en utilisant la formule des trois niveaux ou formule au prismatoide
= ( + + )
Où h, S1, S2 et S0 désignant respectivement :
Hauteur entre deux profils.
Hauteur des deux profils.
Surface limitée à mi-distances des profils.
Adoptons la figure ci-dessous qui présente les profils en long d’un tracé donné.
42
Chapitre IV Cubature et terrassement
S2
Smoy
S3 S4
S1
P1 P2 PF P3 P4
11 12 13 14
= + +4
Entre P1 et P2 : = ( + ) ; entre P2 et PF : = ( + 0) ;
Entre PF et P3 : = (0 + ) ; entre P3 et P4 : = ( + );
= + + ×0+ +
2 2 2 2 2
On voit l’utilité de placer les profils PF, puisqu’ils neutralisent en quelque sorte une
Certaine longueur du profil en long, en y produisant un volume nul.
43
Chapitre IV Cubature et terrassement
Méthode de GULDEN :
Dans cette méthode, les sections et les largeurs des profils sont calculées de façon
classique mais la distance du barycentre de chacune des valeurs à l’axe est calculée.
Pour obtenir les volumes et les surfaces, ces valeurs sont multipliées par le
déplacement du barycentre en fonction de la courbure au droit du profil concerné.
Cette méthode permet donc de prendre en compte la position des quantités par rapport
à la courbure instantanée.
Longueur d’application
N+1
N
Méthode
linéaire
Méthode
de Gulden
Longueur d’application
N-1
Nous rappelons que la méthode choisie pour le calcul est celle de GULDEN. Le calcul s’est
effectué à l’aide du logiciel «piste+5», les résultats sont joints en annexe 6.
44
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Chapitre V
I- Introduction
La chaussée doit permettre la circulation des véhicules dans les conditions de confort et
de sécurité voulue. Si le corps de chaussée se repose sur un sous-sol présentant une portance
insuffisante. On est donc amené à apporter sur le sol naturel une épaisseur quelque fois
importante de matériaux choisis dont la qualité va croitre au fur et à mesure qu’on se
rapproche de la surface de la chaussée car les matériaux seront soumis à pression fort au fur et
à mesure qu’il se rapproche de la surface de roulement.
L’environnement de la route.
Le trafic.
La nature du sol support.
Les matériaux choisis.
La durée de vie de la chaussée.
II- La chaussée
II-1- Définition
Au sens géométrique : la surface aménagée de la route sur la quelle circule les
véhicules.
Au sens structurel : l’ensemble des couches des matériaux superposées qui
permettent la reprise des charges
46
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Couche de base
La couche de base joue un rôle essentiel, elle existe dans toutes les chaussées, elle
résiste aux déformations permanentes sous l'effet de trafic ainsi lâche de sol, elle reprend les
efforts verticaux et repartis les contraintes normales qui en résultent sur les couches sous-
jacentes.
L'épaisseur de la couche de base varie entre 10 et 25 cm.
Couche de fondation
Complètement en matériaux non traités (en Algérie) elle substitue en partie le rôle du
sol support, en permettant l’homogénéisation des contraintes transmises par le trafic. Assurer
une bonne unie et bonne portance de la chaussée finie, et aussi, elle a le même rôle que celui
de la couche de base.
Couche de forme
La couche de forme est une structure plus ou moins complexe qui sert à adapter les
caractéristiques aléatoires et dispersées des matériaux de remblai ou de terrain naturel aux
caractéristiques mécaniques, géométriques et thermiques requises pour optimiser les couches
de chaussée.
47
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
On distingue :
Les chaussées comportant une couche de base (quelques fois une couche de fondation)
traitée au liant hydraulique (ciment, granulat,..). La couche de roulement est en enrobé
hydrocarboné et repose quelque fois par l’intermédiaire d’une couche de liaison également en
enrobé strictement minimale doit être de 15 mm. Ce type de chaussée n’existe à l’heure
actuelle qu’à titre expérimental en Algérie.
Les chaussées comportant une couche de base ou une couche de fondation en sable
gypseux.
Le nombre des couches, leurs épaisseurs et les matériaux d’exécution, sont conditionnées
par plusieurs facteurs parmi les plus importants sont :
Trafic
48
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
chaussées et le choix des caractéristiques intrinsèques des matériaux pour la fabrication des
matériaux de chaussée.
Environnement
Le climat et l’environnement influent considérablement sur la bonne tenue de la chaussée
en termes de résistance aux contraintes et aux déformations, ainsi :
Le Sol support
Les structures de chaussées reposent sur un ensemble dénommé « plate – forme support
de chaussée » constitue du sol naturel terrassé, éventuellement traité, surmonté en cas de
besoin d’une couche de forme.
Les plates-formes sont définies à partir :
De la nature et de l’état du sol ;
De la nature et de l’épaisseur de la couche de forme.
Matériaux
Les matériaux utilisés doivent résister à des sollicitations répétées un très grand nombre
de fois (le passage répété des véhicules lourds).
49
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Le cas de notre projet, nous optons pour l’application de deux méthodes les plus
répondues en Algérie (CBR, CTTP) afin d’obtenir le corps de chaussée le plus adéquat :
Méthode CBR.
Méthode du catalogue de dimensionnement des chaussées neuves du CTTP.
C’est une méthode semi empirique qui se base sur un essai de poinçonnement sur un
échantillon du sol support en compactant les éprouvettes de (90° à 100°) de l’optimum
Proctor modifié.
Avec :
E: épaisseur équivalente
I: indice CBR (sol support)
N: désigne le nombre journalier de camion de plus 1500 kg à vide
P: charge par roue P = 6.5 t (essieu 13 t)
Log: logarithme décimal
Le coefficient d’équivalence
50
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Sable 0.50
Tuf 0.60
La classe de trafic (TPLi) est déterminée à partir du trafic poids lourd par sens circulant
sur la voie la plus chargée à l’année de mise en service.
Les classes de trafics adoptées sont dans le tableau suivant:
51
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Classe de
Trafic poids lourds cumulé
trafic
T1 T 7.3.105
T2 7.3.105T2.105
T3 2.106T7.3.106
T4 7.3.106T4.107
T5 T 4.107
Tableau V-2- Classe de trafic
(1 + ) −1
= 1+ 365
Avec :
TPL : trafic poids lourds à l’année de mise en service
n : durée de vie.
: taux d’accroissement
Classe de Indice
sol C.B.R
S1 25-40
S2 10-25
S3 05-10
S4 <05
TableauV-3- Classe de sol
. [( ) ] .
Teq =
( )
Telle que :
Une fois la valeur du trafic équivalent est déterminée, on cherche la valeur de l’épaisseur
équivalente e (en fonction de Teq, ICBR) à partir de l’abaque L.C.P.C.
L’abaque L.C.P.C est découpé en un certain nombre de zones pour lesquelles, il est
recommandé en fonction de la nature et la qualité de la couche de base.
53
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Pour notre projet, nous optons pour l'application des deux méthodes (CBR et CTTP).
Méthode CBR
N = 1268.75 p/j/s
Avec :
e = 55.93 cm
Avec :
eeq = ∑ = + +
On prend:
eeq = 60 cm
54
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
On a alors :
60 = 2 x 6 + 1.5 x 15 + 1 x e3
Donc :
e3 = 60 - (12+22) / 1
D’où :
e3 = 26 cm
On à:
BB 6cm
22cm
GB
26cm
GC
40cm
TUF
Remarque :
Conclusion
Apres calcul et vérification de l’admissibilité des déformations à la base de la couche
GB et du sol support, La structure de chaussée adoptée est la suivante :
55
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
D’après les résultats qu’on a trouvés, notre trafic est classé en TPL5 (entre 600 et 1500 PL).
Classes de sol-support S3 S2 S1 S0
Module (MPa) 25-50 50-125 125-200 >200
Tableau V-6-Classe de sol support
56
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
- Avec les données citées plus haut, et une classe de sol S2, le catalogue de
dimensionnement des chaussées neuves préconise une structure de :
6 BB+20 GB+30 GNT+ 40 TUF.
Durée de vie
La durée de vie fixée par niveau de réseau principal RP1 et par matériaux types est
synthétisée dans le tableau 4, page 13 [03].
Risque de calcul
Données climatiques
La région d’étude est située au nord d’Algérie, caractérisée par un climat très humide,
d’une pluviométrie supérieure à 600 mm/an.
57
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Température équivalente
Zone climatique
Température I et II III IV
équivalente θeq (C°) 20 25 30
58
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Où :
( . )
TCi=1158.1 x 365 x .
TCi = 1.26x107 PL
( . )
TCi=1158.1 x 365 x 0.6 .
TCEi = 7.55x106 PL
59
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
La déformation verticale εz calculée par le modèle Alizé III, devra être limitée
à une valeur admissible εz,ad qui est donnée par une relation empirique déduite à
partir d'une étude statistique de comportement des chaussées algériennes. Cette formule est la
suivante :
Remarque:
La vérification εz < εz,ad sera surtout à faire dans le cas des chaussées à matériaux
non traité, car c'est le critère prépondérant dans le calcul de dimensionnement.
Dans le cas des chaussées traitées au bitume hydraulique, la pression sur sol support
sera tellement faible que le critère εz < εz,ad sera pratiquement toujours vérifié.
Où :
- ε6 (10°C, 25 Hz) : déformation limite au bout de 106 cycles avec une probabilité
de rupture de 50% à 10°C et 25 Hz (essai de fatigue).
- kne : facteur lié au nombre cumulé d'essieux équivalents supporté par la chaussée.
- kθ : facteur lié à la température.
- kr : facteur lié au risque et aux dispersions.
- kc : facteur lié au calage des résultats du modèle de calcul avec
comportement observé sur chaussées.
Avec :
60
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
( ℃, )
kne = ; kθ = ; kr = 10-tbδ
( , )
D’où :
( ℃, )
εt,ad = ε6 (10°C, 25 Hz) . . . 10 kc
( , )
Avec :
δ : f (dispersion) δ= SN + X Sh
Telle que :
Matériau E(30° ,10HZ) E(25° ,10HZ) E(20° ,10HZ) E(10° ,10HZ) ε6 -1/b SN SH ν Kc
(MPa) (MPa) (MPa) (MPa) (10°c,25hZ)10-6 (cm) calage
BB 2500 3500 4000 - - - - - 0.35 -
GB 3500 5500 7000 12500 100 6.84 0.45 3 0.35 1.3
Tableau V-10-Performances mécaniques des matériaux bitumineux
- ε6 (10°C, 25 Hz) = 100 x10-6 : (déformation sous la grave bitume).
- b= -0.146 : (- = 6.84 ⇒ b=- .
⇒ b = -0.146).
61
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
kne = 0.744
kθ = = 1.33
kθ= 1.33
.
= (0.45) + − x3 = 0.609
.
= .
. . .
kr= 10 = 0.76
Kr= 0.76
D’où:
62
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
e (cm) E (MPa)
20 500 0.25
63
Chapitre V Dimensionnement du corps de chaussée
Résultats de simulation
εz < εz,adm
V- Conclusion
64
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Chapitre VI
Hydraulique et assainissement
I- Introduction
Les ruissellements des eaux en surfaces de la route engendrent de graves dégâts (dégradations)
à cause de mauvais drainage et entretien. Ces dégradations présentent sous forme de :
Pour les talus
Glissement.
Erosion.
Affouillements du pied de talus.
Pour les chaussées
Affaissement (présence d’eau dans le corps de chaussées).
Dés enrobage.
Nid de poule (dégel, forte proportion d’eau dans la chaussée avec un
important trafic).
Décollement des bords (affouillement des flancs).
65
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
L’assainissement des chaussées des routes doit remplir les objectifs suivants :
Assurer l’évacuation rapide des eaux tombant et s’écoulant directement sur le
revêtement de la chaussée.
Assurer l’évacuation des eaux s’infiltrant à travers du corps de la chaussée.
(danger de ramollissement du terrain sous-jacent et effet de gel).
Evacuation des eaux s’infiltrant dans le terrain en amant de la plate-forme
(danger de diminution de l’importance de celle-ci et effet de gel).
Ces objectifs seraient atteints par une bonne installation (dans la zone en déblai et les points
bas) d’ouvrages d’évacuations (fossé, dalots, buses …etc. Selon le cas), leurs dimensions
seront en fonction du débit d’eaux recueillit.
La détermination du débouché à donner aux ouvrages tels que les dalots, ponceaux,
ponts, etc… dépend du débit de crue qui est calculé d’après les mêmes considérations.
Les ouvrages sous chaussée les plus utilisés pour l’évacuation des petits débits sont les
dalots et buses à section circulaire.
Parmi les ouvrages destinés à l’écoulement des eaux, on peut citer ces deux catégories :
Les réseaux de canalisation longitudinaux (fossés, cuvettes, caniveaux).
Ouvrages transversaux et ouvrages de raccordement (regards, décente d’eau, tête de
collecteur et dalot).
Les ouvrages d'assainissement doivent être conçus dans le but d'assainir la chaussée et
l'emprise de la route dans les meilleures conditions possibles et avec un moindre coût.
Ces fossés sont prévus au pied du talus de déblai afin de drainer la plate-forme et les
talus vers les exutoires.
Ces fossés sont en terre et de section trapézoïdale. Ils seront bétonnés lorsque la pente
en profil en long dépasse les 3 %.
66
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Ce type de fossé est toujours en béton. Il est prévu lorsque le terrain naturel de crête
est penchée vers l’emprise de la chaussée, afin de protéger les talus de déblais des érosions
dues au ruissellement des eaux de pluie et d’empêcher ces eaux d’atteindre la plate-forme.
Le fossé est en terre ou en béton (en fonction de leur vitesse d’écoulement). Ils sont
prévus lorsque la pente des terrains adjacents est vers la plate-forme et aussi de collecter les
eaux de ruissellement de la chaussée, en remblai, par l’intermédiaire des descentes d’eau.
Drain :
Le drainage du corps de chaussée est assuré par une tranchée drainant longeant
l’autoroute. Ce drain est constitué par un matériau graveleux comportant en son centre un
tuyau circulaire en plastique perforé à sa génératrice supérieure à 150 mm de diamètre. Ce
drain est positionné sous le fossé trapézoïdal et à la limite des accotements.
Les eaux collectées par le drain sont rejetées dans des regards de drainage et en dernier
lieu dans les points de rejet.
Descentes d'eau :
Dans les sections d’autoroute en remblai, lorsque la hauteur de ces remblais dépasse
les 2,50 m, les eaux de ruissellement de la chaussée sont évacuées par des descentes d'eau.
Elles sont espacées généralement tous les 50 m lorsque la pente en profil en long est
supérieure à 1%. Lorsque la pente est inférieure à 1 %, leur espacement est varié entre 30 m et
40 m.
67
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Bassin versant :
C’est un secteur géographique qui est limité par les lignes de crêtes ou lignes de
partage des eaux. C’est la surface totale de la zone susceptible d’être alimentée en eau
pluviale, d’une façon naturelle, ce qui nécessite une canalisation en un point bas considéré
(exutoire).
C’est un ouvrage placé sur les canalisations pour permettre leur contrôle et le
nettoyage. Les chambres de visites sont à prévoir aux changements de calibre, de direction ou
de pente longitudinale de la canalisation, aussi qu’aux endroits où deux collecteurs se
rejoignent.
68
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Sacs :
C’est un ouvrage placé sur les canalisations pour permettre l’introduction des eaux
superficielles. Les sacs sont fréquemment équipés d’un dépotoir, destiné à retenir des déchets
solides qui peuvent être entraîné, par les eaux superficielles.
Fossés de crêtes :
C’est un outil construit à fin de prévenir l’érosion du terrain ou cours des pluies.
Décente d’eau :
Elle draine l’eau collectée sur les fossés de crêts
Les regards :
Ils sont constitués d’un puits vertical, muni d’un tampon en fonte ou en béton armé,
dont le rôle est d’assurer pour le réseau des fonctions de raccordement des conduites, de
ventilation et d’entretien entre autres et aussi à résister aux charges roulantes et aux poussées
des terres.
69
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Pj u In(Cv2 1)
Pj (%) = . e
Cv2 1
50 02 0.00
20 05 0.84
10 10 1.28
02 50 2.05
01 100 2.327
Les bassins des différents écoulements présentent des surfaces peu importantes. Les
principales caractéristiques des bassins peuvent être déterminées :
70
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Avec : P= ( )
Notre projet de linéaire de 7688m est au pied de (09) bassins versants dont les
caractéristiques sont données dans le tableau suivant :
71
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Les ponceaux (dalots) seront dimensionnés pour une période de retour 50 ans.
Les ponts seront dimensionnés pour une période de retour 100 ans.
La durée t de l’averse qui produit le débit maximum «Q» étant prise égale au
temps de concentration.
tc
It = I ( ) b-1
24
72
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Tc=0.127 / (heure)
Formule de PASSINI
Tc =0.11 √ ∗ /√ (heure
Formule de GIANDOTHI
T
4 A + 1.5L
Telle que : = √ (heure)
0.8√H
A : surface (km2).
P : pente.
Les valeurs des temps de concentration sont données dans le tableau suivant :
N° BV 1 2 3 4 5 6 7 8 9
73
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Pj u In(Cv2 1)
Pj (%) = . e
Cv2 1
Pendant 10 ans
Pendant 50 ans
Pj (02%) = 120.08mm
Pj (10%) =132.60 mm
tc B
It = I. ( )
24
Avec :
B = b – 1 = 0.37 – 1 = -0.63
On a :
74
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Pj
I=
24
Remarque :
Le débit d’apport de chaque bassin versant est résumé dans le tableau suivant :
N° PK Surface K C I10 Qa
bassins ouvrage (km2)
19+950 0.578
1 0.2778 0.2 82.01 2.63
20+360 0.516
2 0.2778 0.2 68.42 1.96
20+365 0.039
3 0.2778 0.2 148.69 0.32
20+700 0.106
4 0.2778 0.2 118.77 0.69
21+425 0.110
5 0.2778 0.2 85.02 0.52
21+425 18.346
6 0.2778 0.2 21.56 21.98
21+557 1.314
7 0.2778 0.2 55.98 4.09
22+829 0.558
8 0.2778 0.2 74.42 2.35
23+286 0.354
9 0.2778 0.2 68.42 1.34
75
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Qa=K.I.C.A
Telle que:
2- Surface de l’écoulement
On à :
Qa=Qc+QA+Qsb
Telle que :
Qc=[Link]
QA=[Link]
Qsb=[Link]
Et :
Qc : débit d’apport par la chaussée.
QA : débit d’apport par l’accotement.
Qsb : débit d’apport par le talus.
Cc : coefficient de ruissellement de la chaussée.
CA : coefficient de ruissellement de l’accotement.
Csb : coefficient de ruissellement du talus.
Ac : surface de la chaussée.
AA : surface de l’accotement.
Asb: surface du talus.
76
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
A =0.195 ha
Qa= 0.0214m3/s
77
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
Avec :
La hauteur (h) d’eau dans le fossé correspond au débit d’écoulement au point de saturation.
Cette hauteur sera obtenue, en égalisant le débit d’apport au débit de saturation.
Qa = Qs = F(h) et le calcul se fera par itération.
Qa = Qs = Kst.I1/2Sm Rh2/3.
/
( + ) /
= = . × ( + )×[ ]
+ √1 +
/
√
/ 1+
=
. √ 1+
eh
Sm = bh + 2
2
h 1
tg = =
e n
78
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
D’où:
e = n.h
Sm = bh + n.h2 = h. (b + n.h)
Sm = h. (b + n. h)
Pm= b + 2B
Avec:
B= h2 e2 = h 2 n 2 .h 2 = h. 1 n 2
Pm = b + 2 h. 1 n 2
Les dimensions des fossés sont obtenues en écrivant l’égalité du débit d’apport et du
débit d’écoulement au point de saturation ;
Donc :
Application numérique
Qs = Qa=[Link]. Rh2/3.I1/2
Données :
/
√
/ 1+
=
. √ 1+
Verification:
/
0,45(1,5 × 0,45 + 0,5) /
Qs = 70 × 0,04 × 0,45(1,5 × 0,45 + 0,50) × [ ]
0,5 + 2 × 0,45( 1 + 1,5 )
Qs = 2,931m3/s
D’où:
×
=
× × ×
. ×
= = ,
× × . × .
Donc :
D= 2R = 1162mm
Une fois le diamètre est calculé, on adoptera un diamètre normalisé commercial tel que :
Ф400, Ф500, Ф800, Ф1000, Ф1200, Ф1500…etc.
Donc :on prend R = 581mm et on prend :
Ф=1200 mm
80
Chapitre VI Hydraulique et assainissement
IX .Conclusion
Les résultats complets de l’étude hydrologique sont illustrés dans le tableau ci-
dessous :
81
Chapitre VII
Ouvrages d’arts
I- Introduction
D’une façon générale, on appelle un pont tout ouvrage permettant à une voie de
circulation de franchir un obstacle naturel ou une autre voie de circulation. Selon le cas, on
distingue : pont-route, pont-rail, pont canal.
Ce chapitre présentera les ouvrages d’art existants, ainsi le type d’ouvrage à concevoir
pour franchir les routes et les pistes existantes.
PK19+920
1 au 330 / /
PK20+250
PK21+240
2 au 520 / /
PK21+760
82
Chapitre VII Ouvrages d’arts
Compte tenu de nos portées importantes les ouvrages adaptés : pont mixte, pont à hauban,
pont a encorbellement successif.
Description
Le béton assure le rôle de table de compression. Les efforts de traction sont repris par le
profilé métallique, la garantie du non-glissement entre le hourdis et la semelle supérieure au
profilé est assurée par des connecteurs (petits éléments métalliques soudés sur la semelle
supérieure du profilé) les connecteurs sont dimensionnés pour reprendre la totalité des efforts de
glissement, la dalle ainsi liée à l’ossature de manière à intervertir dans la flexion générale. On
obtient ainsi un pont mixte dans lequel la dalle est considérée comme participante à la résistance
de l’ensemble.
83
Chapitre VII Ouvrages d’arts
Les avantages
Les inconvénients
84
Chapitre VII Ouvrages d’arts
Description
Les ponts à haubans les plus utilisés sont les ponts symétriques à trois travées, dans de tel
ponts le groupe des haubans le plus proche des culées (ou des piles-culées) joue un rôle
particulier et essentiel : en effet dans ces zones le tablier ne peut se déplacer que verticalement
(dans la mesure où la réaction sur culée où pile-culée reste positive). Et les haubans qui sont
ancrés limitent les déplacements horizontaux de la tête des pylônes. C’est pourquoi on les
appelle haubans de retenue ; ils donnent à l’ouvrage l’essentiel de sa rigidité.
Les avantages
Les inconvénients
Ce sont des ouvrages très couteux car ils nécessitent une grande quantité d’acier.
La complexité d’exécution (ils demandent une main d’œuvre très qualifiée et un
matériel spécial).
L’augmentation considérable des moments du poids propre par suite de variation
de l’inertie des consoles.
L’accroissement des contraintes de compression de la membrure inferieur.
La multiplication des câbles de précontrainte de fléau.
85
Chapitre VII Ouvrages d’arts
Les avantages
L’esthétique de ce type d’ouvrage.
Dans les ouvrages de ce type, la portée est très importante.
La rapidité d’exécution.
Ce type de profil fermé présente une grande rigidité à la torsion.
L’augmentation du rendement de la main d’œuvre, dû à la mécanisation des
taches à l’intérieur d’un cycle répétitif.
Les inconvénients
86
III - Conclusion
Après avoir examiné tous les types d’ouvrages possibles, on a opté pour le pont en
encorbellement type voussoirs vue les obstacles franchies en béton précontraint et cela pour
les avantages économiques et la facilité de leurs construction et de leurs entretien.
PK19+920
Pont a encorbellement
1 au 330 / /
successif (voussoir)
PK20+250
PK21+240
Pont a encorbellement
2 au 520 / /
successif (voussoir)
PK21+760
87
Chapitre VIII Equipements de la route
Chapitre VIII
Equipements de la route
A. Sécurité
I. Introduction
La route une fois réalisée aura besoin des équipements qui serviront à assurer la
sécurité d’un côté et à guider les usagers de la route d’un autre côté.
88
Chapitre VIII Equipements de la route
Concernant les autres types de routes, des glissières doivent être prévues dans les cas
suivants :
Sur le TPC :
Eventuel pour les cas des routes à deux chaussées de type R.
Sur les accotements
En présence d’obstacles durs ou autres configuration agressives.
Lorsque la hauteur des remblais dépasse 4 mètres, ou en présence d’une
dénivellation brutale de plus de 1m (cas des ouvrages d’arts par exemple).
Pour les autres cas, des glissières peuvent être implantées en cas de problèmes spécifiques.
Il est à noter cependant :
Que les glissières doivent être implantées à distance des voies de façon à respecter les
dégagements de sécurité nécessaires.
Qu’il faut vérifier qu’elles n’entravent pas la visibilité.
3. Application au projet
89
Chapitre VIII Equipements de la route
Pour notre cas, des glissières de sécurité rigides sont prévues tout le long de
l’itinéraire, elles sont implantées sur les TPC, et en présence d’un TPC de 3m il
convient d’adopter un dispositif de retenue constitué d’une glissière en béton.
On doit prévoir des sections revêtues et protégées dans le TPC qui seront utilisées en
cas d’urgence ou d’accident, pour permettre aux éléments de la protection civile
d’évacuer les blessés vers l’hôpital le plus proche.
90
Chapitre VIII Equipements de la route
B. Signalisation
I. Introduction
Le rôle joué par la signalisation routière dans la sécurité et l’exploitation des
Infrastructures n'est plus à démontrer.
Elle constitue aujourd’hui encore et pour longtemps le principal média d’information,
entre d’une part, le gestionnaire de voirie et l’autorité de police, et d’autre part, les usagers de
la route.
V. Types de signalisation
On distingue deux types de signalisation :
Signalisation verticale.
Signalisation horizontale.
Signalisation verticale
Elle se fait à l’aide des panneaux, qui transmettent un message visuel grâce à leur
emplacement, leur type, leur couleur et leur forme.
Elles peuvent être classées dans quatre classes :
Signaux de danger : Panneaux de forme triangulaire, ils doivent être placés à
150 m en avant de l’obstacle à signaler (signalisation avancée).
Signaux comportant une prescription absolue :
Panneaux de forme circulaire, on trouve :
L’interdiction.
L’obligation.
La fin de prescription
Signalisation horizontale
Ces signaux horizontaux sont représentés par des marques sur chaussées, afin
d’indiquer clairement les parties de la chaussée réservées aux différents sens de
circulation. Elle se divise en trois types :
92
Chapitre VIII Equipements de la route
Marquage longitudinal
Lignes continue
Les lignes continues sont annoncées à ceux des conducteurs auxquels il est
interdit de les franchir par une ligne discontinue éventuellement complétée par des flèches de
rabattement.
Ligne continue :
Ligne discontinue :
93
Chapitre VIII Equipements de la route
Flèches directionnelles :
Lignes discontinue
Les lignes discontinues sont destinées à guider et à faciliter la libre circulation et on
peut les franchir, elles se différent par leur module, qui est le rapport de la longueur des traits
sur celle de leur intervalle.
o lignes axiales ou lignes de délimitation de voie pour lesquelles la longueur des
traits est environ égale ou tiers de leurs intervalles.
o lignes de rive, les lignes de délimitation des voies d’accélération et de
décélération ou d’entrecroisement pour lesquelles la longueur des traits est
sensiblement égale à celle de leurs intervalles.
o ligne d’avertissement de la ligne continue, les lignes délimitant les bandes
d’arrêt d’urgence, dont la largueur des traits est le triple de celle de leur
intervalle.
Modulation des lignes discontinues
Elles sont basées sur une longueur périodique de 13 m. leurs caractéristiques
sont données par le tableau suivant :
94
Chapitre VIII Equipements de la route
Marquage transversal
Autre marquage
Flèche de rabattement
Une flèche légèrement incurvée signalant aux usagers qu’ils devaient
emprunter la voie située du côté qu’elle indique.
Flèches de sélection
Flèches situées au milieu d’une voie signalant aux usagers, notamment à
proximité des intersections, qu’ils doivent suivre la direction indiquée.
95
Chapitre VIII Equipements de la route
Signalisation horizontale : Voir les figures VIII 6, VIII 7, VIII 8, VIII 9, VIII 10.
96
Chapitre VIII Equipements de la route
Figure VIII.8
97
Chapitre VIII Equipements de la route
98
Chapitre VIII Equipements de la route
99
Chapitre VIII Equipements de la route
C. Eclairage
I. Introduction
L’éclairage public doit assurer aux usagers de la route de circuler la nuit avec une
sécurité et un confort, c’est à dire voir tout ce qu’il pourra exister comme obstacles sans l’aide
des projecteurs de la voiture ou de croisement ; ainsi voir tous les éléments de la route (les
bordures de trottoir les carrefours……etc.).
Une bonne visibilité des bordures de trottoir des véhicules et des obstacles et l’absence
de zone d’ombre sont essentiels pour les piétons.
100
Chapitre VIII Equipements de la route
L’inclinaison ou non du foyer lumineux et son surplomb (s) par rapport au bord
de la chaussée. Voir figures IX.9.
101
Conclusion général
Ce projet de fin d’études a été une opportunité pour nous pour concrétiser nos
connaissances théoriques et techniques acquises pendant notre cycle de formation.
[02] B40, Normes techniques d’aménagement des routes, Ministère des Travaux
Publique Algérien.
1/4
Le 13/05/2015 à 14:24 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
TABULATION
2/4
Le 13/05/2015 à 14:24 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
TABULATION
3/4
Le 13/05/2015 à 14:24 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
TABULATION
4/4
Le 13/05/2015 à 14:23 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
PROFIL EN LONG
1/1
Le 13/05/2015 à 14:15 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES CHAUSSEE
1/4
Le 13/05/2015 à 14:15 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES CHAUSSEE
2/4
Le 13/05/2015 à 14:15 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES CHAUSSEE
3/4
Le 13/05/2015 à 14:15 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES CHAUSSEE
4/4
Le 13/05/2015 à 14:25 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES TERRASSEMENT
1/4
Le 13/05/2015 à 14:25 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES TERRASSEMENT
2/4
Le 13/05/2015 à 14:25 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES TERRASSEMENT
3/4
Le 13/05/2015 à 14:25 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES TERRASSEMENT
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Le 13/05/2015 à 14:28 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
projet piste
VOLUMES CHAUSSEE
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Le 13/05/2015 à 14:28 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
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VOLUMES CHAUSSEE
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Le 13/05/2015 à 14:28 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
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VOLUMES CHAUSSEE
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Le 13/05/2015 à 14:28 --- PISTE 5.05 --- Licence n° 3713
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VOLUMES CHAUSSEE
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