0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues82 pages

Étude phytochimique d'Eriobotrya japonica

Transféré par

MI Ssou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues82 pages

Étude phytochimique d'Eriobotrya japonica

Transféré par

MI Ssou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫ا لجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬


MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Université des Frères Mentouri Constantine1 1‫جامعة االخوة منتوري قسنطينة‬


Faculté des Sciences de la Nature et de la ‫كلية عاوم الطبيعة والحياة‬
Vie

‫قسم الكيمياء الحيوية والبيولوجيا الخلوية والجزيئية‬

Département de Biochimie et Biologie Cellulaire et Moléculaire

Mémoire présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master


Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie

Filière : Sciences biologiques


Spécialité : Biochimie appliquée

Intitulé :

Etude phytochimique des extraits d’une


plante médicinale : Eriobotrya japonica
Lindl.

Présenté par : Melle Baala Oumnia Le : 14/07/2021

Mme Mermoul Amina

Jury d’évaluation :

Président du jury : Dr. Mosbah A. Maître de conférences A-UFM, Constantine 1


Examinatrice : Dr. Guendouze A. Maître de conférences B-UFM,Constantine 1
Encadreur : Dr. Demmak R.G. Maître de conférences B-USB, Constantine3

Année universitaire : 2020 – 2021


Remerciement

Ce travail a été réalisé au Laboratoire de Biochimie appliquée de


chaab ressas de monsieur Bensegueni, Département de Biochimie et
Biologie Moléculaire et Cellulaire, Faculté de la Science de la Nature et de la Vi.,

Université de frères Mentouri Constantine 01, sous la direction de


docteur DEMMEK Rym Gouta, Maitre de conférences au
département de médecine, Université Salah Boubnider, Constantine
3, nous lui exprimons notre profonds remerciements et notre vive
reconnaissance pour son attention, sa disponibilité et pour le temps
qu'elle nous a consacré pour corriger ce manuscrit.

Nous remercions les jurys de notre mémoire de Master.

Un grand merci global et général a tous ceux qui, de près ou de loin,


ont contribué à la réalisation de ce travail qu’ils ne s’offusquent pas de
ne pas être cités ici mais sois assurer de notre sincère reconnaissance.
Dédicace OUMNIA

Avec l’aide de Dieu

Tout-Puissant m’a donné la force et

Patience pour pouvoir faire ce travail

Je dédie ce travail :

À Mon très cher père, Merci pour tout ce que tu

fais pour moi papa,

À Ma très chère maman, Que Dieu le tout


puissant te préserve,

À mes très chères sœurs : Duaa et Roeya,

À mon très cher frère : Abd Elmouemin,

À ma chère binôme : Amina.


Introduction

Dédicace AMINA

Avec l’expression da ma reconnaissance je dédie ce modeste


travaille à :

- l’esprit de ma mère, qui m’accompagne et me soutient


toujours.
- A l’homme, mon précieux offre du dieux, qui
m’encourage toujours et qui soit ma réussite et tout
mon respect : mon cher marie Doureyd.
- A mes belles filles Lina et Dina Rahma pour leur
soutient et leur amour.
- A mon cher père et ma mère qui m’a élevée.
- A ma chère belle mère et mon grand père a leurs
efforts et leurs soutiens.
- A mon adorable sœur Merieme et son marie Thabet
qui n’ont pas cessée de me conseillé, encourager et
soutenir tout au long de mes études, que dieu les
protège avec ces enfants.
- A mes chers sœur et frères pour leur soutien et ses
familles, et a tous mes proches qui sont pas citées ici.
- En fin, je remercie de tout cœur ma chère binôme
Oumnia pour son soutien et pour les bons moments
passés ensemble tout au long de mes études et en
dehors.
- Et un grand Mercie pour madame
- Demmak Rym a leur soutient et
leur patience.
Sommaire
Liste des abréviations

Liste des figures

Liste des tableaux

Introduction …………………………………………………………………………1

Chapitre I : généralité sur la nèfle du Japon

1. Historique du néflier ……………………………………………………….....2

2. Généralités………………………………………………………………….….2

3. Description botanique……………………………………………………….…3

a) Caractéristiques des différentes parties de la plante …………………..5

b) Classification botanique ………………………………………..……. 7

4. Ecologie et distribution géographique d’Eriobotrya japonica………………. 8

5. Composition et valeur nutritive ……………………………………………….9

a) Composition biochimique ………………………………………...….. 9

 Triterpenes……………………………………………………10

 Sesquiterpènes ……………………………………………….10

 Polyphénols…………………………………………………...11

 Huiles essentielles …………………………………………...11

b) La valeur nutritionnelle ………………………………………………11

6. Usage traditionnelle ……………………………………………………….....13

7. Activités biologiques ………………………………………………………...14

 Activité sur l’obésité …………………………………………………14

 Contrôle de la pression artérielle …………………………………….15

 Prévention du diabète ………………………………………………..15

 Amélioration de la fonction du foie ………………………………….15

 Effet antiviral …………………………………………………….......15


 Prévention du risque de cancer……………………………………….16

 Apaisement des voies respiratoires …………………………………..16

 Effet sur le système immunitaire…………………………………......16

 Amélioration de la vision ………………………………………….....17

 Digestion ……………………………………………………………..17

 Activité antioxydant ……………………………………………….....17

Chapitre II : les métabolites secondaires d'Eriobotrya japonica Lindl

1. Les métabolites secondaires ................................................................................. 18


1.1 Les composés phénoliques ...................................................................................... 18
1.1.1 Les acides phénoliques : .................................................................................. 19
1.1.2 Les flavonoïdes :.............................................................................................. 20
1.1.3 Les tanins ......................................................................................................... 21
ChapitreIII: materiels et methodes
1. Matériels ............................................................................................................... 23
2. Méthodes .............................................................................................................. 23
2.1 Préparation du matériel végétal ............................................................................... 23
Macération et extraction des composés phénoliques ................................................... 24
2.2 Criblage ou screening phytochimique ..................................................................... 27
2.3 Dosage des polyphénols totaux ............................................................................... 28
Principe.................................................................................................................... 28
Préparation des solutions ......................................................................................... 28
2.4 Activité antibactérienne ........................................................................................... 31
Test d’activité antibactérienne ................................................................................ 32
Chapitre VI : Résultats discussion

1. Caractères des extraits .......................................................................................... 35


2. Détermination du rendement d’extraction ............................................................ 35
3. Criblage phytochimique ....................................................................................... 37
4. Dosage des phénols totaux.. ................................................................................. 39
5. Activité antibactérienne ........................................................................................ 42
Conclusion et perspective ……..………………………………………………….47
Référence

Annexe

Résumé
Liste des abréviations
ACoET : Acétate d’éthyle.

CA : Acide corosolique.

CCM : chromatographie sur couche mince.

CH2Cl2 : Dichlorométhane.

CMI : la concentration minimale d’un antibiotique inhibitrice.

E. Coli : Escherichia Coli.

EtOH : Ethanol

FeCl3 : Chlorure ferrique.

GSH : Glutathion.

GSSH : Glutathion disulfure.

H2O : l’eau.

H2O2 : Peroxyde d’hydrogène.

HCl : Chlorure d’hydrogène.

MA : Acide maslinique.

MeOH : méthanol.

MeqAG/g : mg équivalent acide gallique (AG)/g d’extrait.

Mg : Milligrame

Ml : Millilitre.

OA : Acide oléanolique.

UA : Acide ursolique.

Rf : le rapport frontal.

Staphylococcus. A : Staphylococcus Aureus.

TA : l'acide tormentique (TA).


Liste des figures
Figure 1 : le néflier Eriobotrya Japonica. ..................................................................... 3
Figure 2: les brilles et les bourgeons de la plante .......................................................... 4
Figure 3: les fruits d'Eriobotrya. .................................................................................... 4
Figure 4: Distribution géographique d’Eriobotrya Japonica. ....................................... 9
Figure 5: Structure chimique de l'acide corosolique, l'acide urosolique, l'acide
maslinique et l'acide oleanique. ................................................................................... 10
Figure 6:structure des sesquiterpènes.. ........................................................................ 11
Figure 7:Structure des flavonoïdes glycosidiques. ...................................................... 11
Figure 8 : structure de flavonoïdes............................................................................... 20
Figure 9 : structure de tanin hydrolysés ....................................................................... 21
Figure 10: La structure des tanins condensé. ............................................................... 22
Figure 11 : photographie de la plante d'Eriobotrya japonica lindl. ............................. 23
Figure 12 : la poudre obtenue des fleurs sèches de la plante(A) et la poudre des
feuilles sèches (B). ....................................................................................................... 24
Figure 13:les étapes de la macération. ......................................................................... 25
Figure 14: Organigramme d'extraction et d'évaporation.............................................. 25
Figure 15: évaporateur rotatif. ..................................................................................... 26
Figure 16: Protocole de dosage des composés phénolique. ......................................... 30
Figure 17: Représentation graphique des du rendement d’extraction en () des
extraits d’Eriobotrya japonica.L. ................................................................................ 36
Figure 18: Courbe d’étalonnage de l’acide gallique. ................................................... 39
Figure 19: Représentation graphique des teneurs en phénols totaux des extraits
d’Eriobotrya Japonica.L.............................................................................................. 40
Figure 20: Représentation graphique du taux des composés phénoliques des extraits
d’Eriobotrya japonica.L .............................................................................................. 41
Figure 21: le résultat de CMI d’[Link] après 24h d'incubation a 37°C, pour l’extrait
dichlorométhane. .......................................................................................................... 43
Figure 22 : Le résultat de CMI d'[Link] après 24h d'incubation à 37°C, pour l’extrait
méthanolique. ............................................................................................................... 43
Figure 23: Le résultat de CMI d’[Link] après 24h d’incubation à 37°C pour l’extrait
l’éthanol. ...................................................................................................................... 44
Figure 24: Le résultat de CMI de Staphylococcus après 24h d'incubation a 37°C pour
l’extrait méthanolique et l’éthanol/eau. ....................................................................... 44
Figure 25: Diagramme de l'activité antibactérienne des extraits pour la souche ......... 45
Figure 26: Diagramme de l'activité antibactérienne des extraits pour la souche
Staphylococcus……………................................................. …………………………46
Liste des tableaux
Tableau I: principales caractéristiques de différentes parties d'Eriobotrya japonica . .. 5

Tableau II: Classification botanique d'Eriobotrya japonica lindl. ................................ 7

Tableau III: Composition du fruit de nèfle du Japon. .................................................. 12

Tableau IV: propriétés des diverses partie d'Eriobotrya japonica. ............................. 13

Tableau V: Les principales classes de composés phénolique. ..................................... 19

Tableau VI: les concentrations utilisées de l'acide gallique et les autres extraits. ....... 29

Tableau VII: principale caractéristique des souches bactériennes testée..................... 32

Tableau VIII: Le rendement d’extraction en (g) et en (). ......................................... 36

Tableau IX : résultats de screening phytochimique ..................................................... 37

Tableau X: les CMIs des différents extraits d’Eriobotrya japonica.L. ....................... 43


INTRODUCTION
Introduction

Introduction

Les plantes médicinales constituent une source de substances à activités


biologiques et pharmacologiques très variées. Ces substances, également connues
sous le nom de métabolites secondaires, sont importantes pour la recherche
pharmacologique et l'élaboration des médicaments, non seulement lorsque les
constituants des plantes sont utilisés directement comme agents thérapeutiques, mais
aussi comme matières premières pour la synthèse de médicaments.

Eriobotrya japonica L est une plante médicinale appartenant à la famille des


rosacées, utilisée en médecine traditionnelle pour traiter plusieurs maladies, notre
travail repose sur l’étude des métabolites secondaires des extraits de cette plante
médicinale (Benmassaoud et al., n.d.).

Le néflier (Eriobotrya japonica Lindl.) est un petit arbre fruitier originaire de


Chine et a été largement cultivé à des fins commerciales depuis le 19ème siècle. Le
néflier cultivé au Japon avait été introduit depuis la Chine dans des temps reculés,
puis le néflier a été introduit dans le bassin Méditerranéen (Espagne, Algérie, Turquie
et Italie), dans une certaine mesure en Inde et au Brésil et de façon plus limitée au
Chili et aux États-Unis…etc. L’arbre pousse le mieux dans un climat subtropical a
tempéré chaud.

Les nèfles sont consommées en grande partie comme des fruits frais, bien que de
petites quantités soient utilisées en confitures, gelées, sirops. Le fruit contient presque
tous les éléments essentiels, étant particulièrement riche en minéraux, et en
caroténoïdes, il est une bonne source de vitamine A et composés phénoliques.

Notre travail est scindé en deux parties, la première partie est une étude théorique
qui résume des données bibliographiques sur la nèfle du Japon et ses métabolites
secondaires et la seconde partie est une étude pratique incluant matériel et méthodes
d’analyses, les résultats obtenus et leur discussion (En et al, 2016).

1
Synthèse bibliographique
Chapitre I : Généralités sur la
nèfle du Japon
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

1. Historique du néflier

Eriobotrya est un nom grec formé de, ″erion″ et ″botrus″ qui signifie
respectivement laine et grappe, ce genre comprend une trentaine d’arbustes ou arbres
persistants, originaires d’Asie (Et et al., 2015).

Depuis plus de 2000 années, le nèfle du Japon ou l’Eriobotrya Japonica Lindl a


été cultivé au Japon (En et al., 2016).

Par contre, son introduction en culture en Europe et en Amérique s’est faite dans
les années 80. En France, c'est seulement vers 1831 qu'on commençait à considérer le
nèfle comme arbre fruitier (Et et al., 2015), puis leur culture a été décrite dans divers
pays comme l’Algérie, l’Egypte, la Grèce, Italie, Espagne, la Tunisie et la Turquie.

En Algérie, il était cultivé à l’arrivée des Français, mais il n’était représenté que
par des formes de petits fruits et de qualité médiocre. Après les travaux, les nouvelles
variétés sont à pulpe charnue et sans trop de pépins (En et al., 2016).

Le vrai nom arabe du néflier du Japon c’est : El Bachmalatetet d’autres


appellations selon les régions ;Thouvrasth et Massebli en Kabylie, m’chim’cha à
Alger, El-mollééce à Béchar et Oran, zââroura et bou-ââdima à Tlemcen et Zaarour à
Constantine (En et al., 2016).

2. Généralités

Le néflier Eriobotrya japonica est un petit arbre fruitier de la famille de Rosacées,


leur fruit est considéré comme une bonne source de tous les nutriments essentiels,
étant particulièrement riche en minéraux, sucres, caroténoïdes et acides organiques,
les phénoliques, les flavonoïdes, la vitamine C et les terpénoïdes, qui contribuent à la
santé humaine.

Dans la médecine traditionnelle chinoise, toutes les parties du néflier sont


utilisées. Selon les études pharmacologiques, les divers extraits de la nèfle possèdent
des propriétés hépatoprotectrices, gastroprotectrices, anti-inflammatoires,
antioxydantes, hypoglycémiques ou antihyperglycémiques, hypolipidémiques,
antiallergiques, antivirales, anticancéreuses et anti-plaquettaires plusdes effets

2
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

bénéfiques contre la bronchite chronique et la néphropathie (Mostafa.Z.


S&Elhadi.M.Y.2017).

3. Description botanique

La nèfle Eriobotrya Japonica est un arbre à feuilles persistantes et peut atteindre


25 à 30 pieds de hauteur en l’ombre mais est fréquemment vu de 15 pieds de haut
avec un 15 à 25 pied de largeur dans un endroit ensoleillé. Les feuilles de 10 à 12
pouces de long sont de couleur rouille dessous avec une texture grossière (Figure.1).

Figure 1 : le néflier Eriobotrya japonica.

Le néflier fleurit à la fin de l'hiver et au printemps, leurs fleurs sont produites à


l'automne sous forme des grappes parfumées avec une couleur blanche crémeuse
(tableau I).

Les fruits ont une fourrure comestible jaune, en forme de poire (Gilman &
Watson, 1993). La taille de l’arbre varie selon le cultivar peut être de forme naine ou
jusqu’à une hauteur de dix mètres. Il a de petites brindilles, des bourgeons de coton
(Figure. 2).

3
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

Figure 2: les brilles et les bourgeons de la plante.

Eriobotrya à des racines minces et des feuilles simples et fixes, il a de grandes


veines oblongues fortes, d’une longueur de 15 à 30 cm (Figure3).

Leurs fleurs blanches de 1 à 2 cm de diamètre et grappes pyramidales (Figure 3).

Les fruits sont de forme ovale, de deux à sept cm de long, de couleur jaune-orange
avec une chair orange, et ont un goût rafraîchissant, les fruits mûrissent en juillet et
août et contiennent quatre à cinq grosses graines brun-noir variant en taille avec une
longueur d’un à un centimètre et demi.

Figure 3: les fruits d'Eriobotrya.

4
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

La nèfle est un fruit très apprécié pour son goût, il est riche en composés
antioxydants (épicathéchine, cinchonaine …etc.) des composés bioactifs comme les
tris terpènes (acide oléanolique, acide ursolique, acide tormentique, amygdaline en
particulier) et les tanins condensés (procyanidine B2, au super pouvoir antioxydant)
(Gentile et al., 2016 ; Goulas et al., 2014 ; Li et al., 2009 ; Shi et al., 2018 ;
Taniguchi et al., 2002 ; Xu and Chen, 2011 ; Xu et al., 2012 ; Zhou et al., 2007).

La nèfle contient :les carotènes antioxydant, vitamine A (Godoy and Amaya, 1995).

a. Caractéristiques des différentes parties de la plante

le néflier du Japon forme un bel arbre d’ombrage, ses fruits orangés de la taille d’une
prune sont très juteux et sucrés.

Tableau I: principales caractéristiques de différentes parties d'Eriobotrya japonica


(Nait Mouloud & Ikken.2014).

Description Références
Organe

Feuilles  Persistantes. (Nait Mouloud

 Pectinée ; dentelée. &Ikken.2014).

 Forme ovale.
(Gilman &
 12 à 30 cm de long Watson, 1993).
et3 à 9 cm de large.
 Couleur toujours (Edward et al.
verte. 1993 ; junko et al.

 Bordées de quelques 2007)


dents espacées. (Tonelli et Gallouin,
2013)

Fleurs
 Odorantes.
(Nait Mouloud &
 De couleur blanche

5
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

et délicate. Ikken.2014).
 Contient
(Gilman &
généralement 5
Watson, 1993).
pétales.
 Floraison automnale (Etienne, 1994).
et hivernale.
(Ercisli et al, 2012)
 Parfum agréable ;
voyant.
Fruits  Appelé la nèfle. (Nait Mouloud &
 De forme ovale, Ikken.2014).
arrondie ou
(Gilman &
piriforme.
Watson, 1993).
 Surface lisse ou
duveteuse. (Orwa et al., 2009).
 Chaque fruit contient
(Pesson et al.
de trois à cinq
1984 ; Tonelli et
grosses graines.
Gallouin, 2013
 Couverture charnue.
 Couleur jaune pâle à
orange vif.
 Parfumée et
légèrement acidulée.
 Mesure environ 8cm
de long et 4cm de
diamètre dans sa
partie la plus renflée.
Graines  Couleur brune. (Nait Mouloud
 Forme allongée de &Ikken Orwa et
1à 2cm de long. al, 2009) n.2014).

Tronc et branche  Écorce fine. (Gilman &

6
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

 Pas d'épines Watson,


1993).

b. Classification botanique

L’'Eriobotrya japonica Lindl appartien a la famille de Rosacée selon la classification


résumé dans le tableau (II).

Tableau II: Classification botanique d'Eriobotrya japonica lindl (En et al., 2016).

Classification botanique d’Eriobotrya japonica Lindl

Règne Plantae

Sous-règne Tracheobionta

Division Magnoliophyta

Classe Magnoliopsida

Sous-classe Rosidae

Ordre Rosales

Famille Rosaceae

Genre Eriobotrya

Espèce Eriobotrya japonica

Noms vernaculaires Bibassier, bibacier ou, néflier du


Japon (français), loquât (anglais),
biwa (japonais), bibasyoupibasy
(malagasy).

7
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

4. Ecologie et distribution géographies d’Eriobotrya japonica

Eriobotrya japonica est une plante au climat subtropical avec une pluviosité bien
répartie tout au long de l'année et sans chaleurs excessives, particulièrement au
moment de la maturité des fruits. C'est dans les stations situées près de la mer que
sont réunies les meilleures conditions de culture, tant du point de vue de la production
que de la qualité du fruit, qui nécessite un climat tempéré pour se développer avec une
pluviométrie annuelle moyenne de 600 -1000 mm répartie uniformément tout au long
de l’année (Orwa, 2009).

Le néflier est tolérant à la sécheresse et supporte de légères gelées. Des


températures inférieures à -5°C gèlent les fleurs, et celles inferieures à -12°C peuvent
lui être fatales. Il croit sur une grande variété de sols, depuis les limons sableux
jusqu'aux argiles lourdes; toutefois, la meilleure croissance se remarque sur les sols
limoneux légers, profonds, humides et bien drainés (En et al., 2016), elle nécessite
beaucoup d’eau pendant la période de croissance du fruit leur besoin en eau varie de
600 à 800 mm /ha/an (Walali et Sciredj, 2003).

Eriobotrya japonica est largement distribuée dans le monde entier en plus des
pays d’origine du Japon et de la Chine, cette plante est également cultivée dans les
pays méditerranéens, aussi trouvé sur le continent africain, américain en particulier au
Brésil (Walali et Sciredj, 2003).

Figure 4: Distribution géographique d’Eriobotrya Japonica

8
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

5. Composition et valeur nutritive

Le néflier du japon est une plante très riche en nutriment car elle contient presque
tous les éléments essentiels tels que les vitamines, les minéraux, les caroténoïdes et
les composés phénoliques (En et al., 2016).

a. Composition biochimique

Divers composés ont été trouvés dans les feuilles tels que les : triterpènes,
sesquiterpènes, flavonoïdes, tanins et des glucosides (Ayouni& Adrar, 2017).

La nèfle contient :

 78,0% d’eau.
 10,6% d'hydrates de carbone.
 10,2% de fibre.
 0,5%de lipides complexes.
 0,4% de protéines.
 0,3% d’autres composantes (Shahi et al. 2009).

Les feuilles de cette plante contiennent des composés biologiquement actifs


comme : les polyphénols (tanins, flavonoïdes), les triterpènes, sesquiterpènes et les
glycosides de Megastigmane (Jin et al. 2011 ; Al shaker et al. 2011).

 Triterpenes

Les feuilles de cette plante contiennent de nombreux triterpènes (Tamiguchi


et al. 2002). Comme l’acide corosolique (CA), l'acide maslinique (MA) l'acide
ursolique (UA), l'acide oléanolique (OA)et autre composé comme l'acide
tormentique (TA) (Er-Na et al., 2009 ; Hui-ya et al., 2010) (Ayouni & Adrar,
2017) (Figure 5).

9
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

Figure 5: Structure chimique de l'acide corosolique, l'acide urosolique, l'acide


maslinique et l'acide oleanique (Ayouni & Adrar, 2017).

 Sesquiterpénes
L’Eriobotrya japonica est très riche en sesquiterpènes et par une chaine
d’oligosaccharidique ramifée qui constitue de βD-glicopryranosyl et d’α-
rhamnopyranoxyl (Figure 6) (Takuhiro et al. 2013), (Ayouni & Adrar,
2017).

Figure 6: structure des sesquiterpènes (Ayouni & Adrar, 2017).

 Polyphénols

Les feuilles d’Eriobotrya japonica sont riches en composés phénoliques tels que
les flavonoïdes glycosidiques et les procyanidines (figure 7) (Al shaker et al. 2011),
(Ayouni & Adrar, 2017).

10
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

Figure 7 : Structure des flavonoïdes glycosidiques (Ayouni & Adrar, 2017).

 Huiles essentielles

Plusieurs types d’huiles essentielles existent dans les feuilles d’Eriobotrya


japonica tell que : farnesol , nerolidol , a-pinène et b-pinène, camphéne , la b-
myrcéne, le p-cymére,linalool.(Ayouni& Adrar, 2017), l’ α-frnesene, la β-
farnésène, lenérol…etc. (Chen et Li et al. 2008).

b. La valeur nutritionnelle

L’Eriobotrya est une bonne source de vitamine A ; ainsi que des flavonoïdes, des
acides phénoliques tels que l'acide chlorogénique, acide néo-chlorogénique, acide
hydroxybenzoïque, l'acide feruloylquinique, l'acide protocatechique,l'épicatéchine, les
acides coumariques et de l'acide férulique (En et al., 2016).

Le fruit frais est riche en vitamines du groupe B, tels que les folates, la vitamine
B6 et laniacine, il contient de petites quantités de vitamine C, et elle est une bonne
source de fer, de cuivre, de calcium, de manganèse et d'autres minéraux.

On sait que :

 Le manganèse est utilisé par l'organisme comme un cofacteur pour l'enzyme


antioxydante, le superoxyde dismutase.
 Le cuivre est nécessaire dans la production des globules rouges.
 Le fer est nécessaire comme cofacteur dans l'oxydation cellulaire et la
formation des globules rouges.
 Le potassium est le minéral le plus abondant dans la nèfle (266- 1216mg/100g
de fruit), qui est un élément important des fluides cellulaires et du corps, il
aide au contrôle de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.

11
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

Le tableau (III)présente le contenu de 100 grammes de la nèfle en nutriments


(protéines, glucides, sucres, lipides, sodium, sels minéraux et vitamines) qui entrent
dans sa composition avec des valeurs moyennes peuvent varier selon les types de
nèfle (En et al., 2016).

Tableau III: Composition du fruit de nèfle du Japon (En et al., 2016),

Constituants Contenu par fruit de 100 g

86.5-88.2
Eau(g)
Calories (Kcal) 47-168
Glucides 9.6-43.3
Protéines diététique totales (g) 0.8-1.7
Lipides totaux (g) 0.2-0.7
Acide gras saturé (mg) 0.04
Cendres (g) 0.4-0.5
Calcium (mg) 16-17
Cuivre (mg) 0.04
Fer (mg) 0.28-1.4
Magnesium (mg) 13
Manganèse (mg) 0.148
Phosphor (mg) 20-126
Potassium (mg) 266-1216
Sodium (mg) 1
Vitamine C (mg) 1.0-3.0
Vitamine A (mg) 0.153
Vitamine B1 (mg) 0.019
Vitamine B2 (mg) 0.024
Vitamine B3 (mg) 0.18
Caroténoïdes totaux (µg) 196-3020
Carotènes (µg) 559
Composés phénoliques totaux (mg) 33.6
Flavonoïdes totaux (mg) 24.3

12
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

6. Usage médicinal traditionnels

Le thé à base de feuilles et de fleurs séchées est l’un des remèdes contre la toux
les plus courants en Extrême-Orient. Il est également utilisé en Chine, en Corée et au
Japon pour traiter l’asthme et diverses maladies. Dans la médecine chinoise
traditionnelle soutenue par la preuve scientifique courante.

Tableau IV: propriétés des diverses partie d'Eriobotrya japonica (Dharambir et al.,
2016).

Propriétés des diverses parties d’Eriobotrya japonica

Feuilles Fleurs Fruits

 Analgésiques.  Expectorantes  Légèrement


astringents.
 Antibactériennes.
 Légèrement
 Antivirales.
expectorantes.

 Astringentes.
 Sédatives.

 Anti-inflammatoires.

 Antiémétiques.

 Antitussives.

 Expectorantes.

 Diurétiques.

 Antioxydante.

 Anti tumorale.

 Immunomodulatrices.

 Hépato protectrices.

13
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

 Réno protectrices.

 Gastro protectrice.

 Anti-Ostéoporose.

7. Activités biologiques

En générale, Des régimes riches en divers antioxydants tels que l’acide


ascorbique, les composés phénoliques, fibres et caroténoïdes peuvent abaisser le
risque des maladies chroniques, telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer et
le diabète (En et al., 2016).

Les fleurs et les feuillets des plantes sont de nombreux composées phénoliques et
triterpéniques, ces composants ont des propriétés hypoglycémiantes, antioxydantes,
antitumorales, anti-inflammatoires, Antidiabétique et antivirales (Kammoun et al,
2015 ; Edward et al, 1993).

 Activité sur l’obésité :

Grâce à cette étude, il a été démontré que les extraits de feuilles d’Eriobotrya
japonica ont un effet anti-obésité par la régulation des facteurs de transcription
l’adipogène PPARY et le C /EBPα dans les cellules adipeux 3T3-L1 (Jin et al,
(2011).

 Contrôle de la pression artérielle

Le fruit du néflier contient le potassium qui agit comme un vasodilatateur pour le


système cardiovasculaire du corps. Le potassium est capable d'abaisser la tension
artérielle et de protéger la santé cardiovasculaire en réduisant la contrainte et la
pression sur les vaisseaux sanguins et les artères. Il est considéré comme un
propulseur du cerveau, en raison de l’augmentation du débit sanguin vers les
capillaires du cerveau. En plus du potassium, le fruit du néflier est constitué de
minéraux comme le manganèse, le magnésium, le fer, le cuivre, la vitamine A et
également l’acide folique qui préservent le niveau de la pression artérielle (En et al.,
2016).

14
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

 Prévention du diabète

Les composés organiques de l’infusion des feuilles peuvent réguler les niveaux
d’insuline et de glucose dans le sang chez les personnes qui le consomment
régulièrement (En et al., 2016), car il contient les sesquiterpènes glycosidiques et les
triterpènes (Liu et al., 2016 ; Chen et Li et al., 2008), ce qui contribue à protéger le
corps contre le diabète (En et al., 2016).

 Amélioration de la fonction du foie

L’infusion des feuilles peut aider le foie, car il comprend un composé dénommé
Amygdaline.

L’amygdaline joue un rôle dans la lutte contre les troubles du foie et il peut aider à
traiter et à éliminer les toxines nocives du corps (En et al., 2016)

 Effet antiviral

Les feuilles contiennent des éléments phytochimiques tels que l'acide oléanolique,
l’acide pomolique et les triterpénoïdes qui ont une activité anti-VIH et les dérivés de
l’acide Ursolique 3-O-acyl sont efficaces contre le virus du SIDA (En et al., 2016),
(Gupta et al., 2010).

 Prévention du risque de cancer

Le fruit du néflier contient aussi un certain nombre d’antioxydants qui sont


bénéfiques pour la santé humaine. Les antioxydants sont capables de neutraliser les
radicaux libres dans le corps. Ces molécules avec leurs électrons non appariés peuvent
causer une mutation des cellules saines, menant à des maladies chroniques telles que
le cancer parmi ces antioxydants son a une grande quantité de :

 La vitamine A : qui protège le corps contre les radicaux libres et aussi le stress
oxydatif.
 Les flavonoïdes : qui protègent le corps contre les dommages des radicaux
libres (En et al., 2016).

15
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

Des études scientifiques récentes ont montré que l’extrait d’Eriobotrya peut
inhiber la cancérogénicité cellulaire comme le cancer du sein chez le rat (Liu et
al., 2016).Et selon (Takuhiro et al. (2013) Constaté que le dérivé des feuilles
d’Eriobotrya est l’antiprolifératif le plus puissant des cellules leucémiques cela se
fait en induisant l’apoptose par dysfonctionnement mitochondrial et activation de
la caspase.

 Apaisement des voies respiratoires

L’infusion des feuilles est utilisée comme un expectorant important dans le


traitement des rhumes et autres infections respiratoires, car il peut causer la toux et
l’expulsion du mucus et les mucosités (En et al., 2016).

 Effet sur le système immunitaire

Dans la nèfle du Japon on a une grande quantité de la vitamine C qui est un élément
clé du système immunitaire car elle aide à stimuler la production de la première ligne
de défense du corps contre les agents pathogènes ; les globules blancs et elle travaille
également comme un antioxydant pour la prévention des maladies chroniques.

La vitamine C est nécessaire pour la production de collagène, ce qui favorise la


croissance et la réparation des tissus de l'organisme suite à une maladie ou une
blessure (En et al., 2016).

 Amélioration de la vision

La nèfle devrait être l’aliment favorable à consommer pour améliorer la santé des
yeux, car leurs fruits frais contiennent beaucoup de vitamine A qui est un antioxydant,
Ce fruit protège les yeux contre les radicaux libres, il est également efficace pour
éviter les dommages de la rétine provoquée par les radicaux libres. Donc, il améliore
la vision de l'œil (En et al., 2016).

 Digestion

Le fruit du néflier contient des fibres alimentaires dénommé la pectine qui aide la
digestion, ces fibres alimentaires peuvent stimuler le mouvement péristaltique, qui

16
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon

contribue à la régularité des selles, constipation, diarrhée, crampes, ballonnement ou


autre troubles gastriques, donc ces fibres alimentaires peuvent soulager
l’inflammation et améliore la santé de l’intestin. Aussi la pectine est une bonne fibre
qui contribue à créer un environnement adéquat pour la croissance des bactéries
probiotiques, aidant ainsi à stimuler notre système immunitaire et prévenir les
maladies (En et al., 2016).

 Activité antioxydante

Le néflier contient des quantités importantes de métabolites végétaux


secondaires, notamment des caroténoïdes, des flavonols, des anthocyanes et des
procyanidines. Ces composés alimentaires mineurs ont été postulés pour jouer un rôle
clé chez l'homme en tant qu'antioxydants, en empêchant les réactions produites par les
espèces réactives à l'oxygène et à l'azote au cours de la progression de différentes
pathologies (Gupta et al., 2010).

Le néflier du Japon a d’autres propriétés biologiques tels que ;

La diminution du taux de cholestérol.


Le renforcement des os.
Une forte activité anti-inflammatoire.

17
Chapitre II : Les métabolites
secondaires d’Eriobotrya japonica
Lindl
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica

1. Les métabolites secondaires

Les métabolites secondaires des végétaux sont des molécules essentielles à la


vie des plantes et leur interaction avec l’environnement, ils sont également des
sources importantes pour les produits pharmaceutiques, les additifs alimentaires et les
arômes.

Les métabolites secondaires se trouvent dans toutes les parties des plantes mais ils
sont distribués selon leurs rôles défensifs, cette distribution varie d'une plante à
l'autre.

La concentration de ces molécules dans les différentes parties des plantes est
influencée par plusieurs facteurs environnementaux tels que la température,
l’humidité, l’intensité lumineuse, l'eau, les sels minéraux et le CO2.

Les classes majeures de métabolites secondaires incluent les alcaloïdes, les


terpénoïdes et les phénylpropanoïdes, appelés aussi composés phénoliques
(LEHOUT & LAIB, 2015).

1.1 Les composés phénoliques

Regroupe 8000 composés naturel dans cette famille renferment un cycle


aromatique comportant des groupements hydroxyle (Stalikas et al. 2010).

Les composés phénoliques possèdent des capacités thérapeutiques, ils ont des
fonctions dans la reproduction et le développement des plantes (Adom et al. 2005).

- Ils sont des substances présentes dans tous les végétaux et dans tous les organes
de la plante, ils possèdent un noyau aromatique portant un ou plusieurs groupements
hydroxyles (Naczk et Shahidi, 2003 ; Barboni, 2006 ; Sun et al, 2011). Leur
présence dans les tissus animaux est généralement due à l'ingestion d'aliments
d'origine végétale (Naczk et Shahidi, 2003). Les composés phénoliques jouent un
rôle essentiel dans la structure et la protection des plantes (Naczk et Shahidi, 2003 ;
Stalikas et al, 2010). Ils offrent également, pour la santé humaine, une protection
contre certaines maladies impliquant un stress oxydatif, comme les cancers et les
maladies cardiovasculaires et neurodégénératives (Sun et al, 2011). Le terme

18
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica

"composés phénoliques végétaux" englobe les phénols simples, les acides


phénoliques, les coumarines, les flavonoïdes, les stilbènes, les tannins, les lignines et
les lignanes (Stalikas et al, 2010).

Les principales classes de ces composés sont représentées dans le tableau V.

Tableau V: Les principales classes de composés phénolique.

1.1.1 Les acides phénoliques

Ce terme destiné à l’acide benzoïque et l’acide cinnamique, sont des composés


organiques ayant un hydroxyle phénolique et une fonction carboxylique (Bruneton,
2008).

19
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica

Les composés phénoliques dans la nèfle sont l’acide 5- feruloylquinique, l'acide


protocatechique, acide hydroxy benzoïque, l'épicatéchine, l'acide 3-, 4-, et 5-
caféoylquiniquesacide férulique, l'acide néo chlorogénique, l'acide 5-p-feruloylquinic,
et l'acide p-coumarique.

Dans les premiers stades de développement de la nèfle l’acide 5-caféoylquinique


est dominant puis diminue au cours de la croissance, et l’acide 3-
caféoylquiniqueaugmente pendant lamaturation. La nèfle riche en acides hydroxy
cinnamiques (HCAs) tel que le p-CoQA 3, le 5-CQA, le 4-CQA, le 3-CQAet le 5-
FQA. L’intérêt de ces composés phénolique est : la technologue alimentaires carils
contribuent au brunissement enzymatique (Ding et al. 2001).

1.1.2 Les flavonoïdes

Les flavonoïdes sont des substances de la famille des polyphénols, sont des
pigments végétaux responsables de la coloration des fleurs et des fruits.

Les bénéficiers des flavonoïdes sont : leurs propriétés anti oxydantes, leurs
propriétés anticancéreuses et permettraient de lutter contre les maladies
cardiovasculaires (Ray, n.d.).

Les flavonoïdes contenus dans la nèfle du japon sont : Quercetine-3-O-galactoside


(Q-3-Gal), Quercetine-3-O-glucoside (Q-3-Glu), Quercetine-3-O-rhamnoside (Q-3-
Rha), Kaempferol-3-O-galactoside (K-3-Gal), Kaempferol-3-O-rhamnoside (K-3-
Rha), Kaempferol-3-O-glucoside (K-3-Glu) (Zhang etal.,2015).

Les études ont identifié plus de 4000 flavonoïdes, possédant un même squelette de
base de quinze atomes de carbone, constitué deux unités aromatiques, deux cycles en
C6 reliés par une chaîne en C3. Il y a plusieurs classes de flavonoïdes : les flavones,
les flavonols, les flavanones, les dihydroflavonols, les isoflavones, les isoflavanones
et les anthocyanes (Richter, 1993).

20
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica

Figure 8 : structure de flavonoïdes (Chen & Li, s. d.)

1.1.3 Les tanins

Les tanins sont des substances naturelles qui se trouvent dans la plupart des
plantes supérieures. Produits dans presque toutes les parties de la plante les graines,
les racines et les feuilles.

A un rôle fondamental dans la défense de la plante contre les insectes, les


infections alimentaires ou les bactéries. Le mécanisme de défense dépend de la
capacité du tanin à complexer de manière irréversibles les protéines (Pizzi, 2019).

Il est également considéré comme l’un des ingrédients actifs qui contribuent à
réduire le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Il existe une classe de
Tanin hydrosolubles tels que les gallo-tanins et les ellagi-tanins, et une classe de tanin
poly flavonoïdes condensés, ce dernier est stable et subit rarement une hydrolyse
(Pizzi, 2019).

 Les tanins hydrolysés

Il est présent en petites quantités dans la plante, ce sont de simples dérivés de


l’acide gallique classés en fonction des produits obtenus après hydrolyse :

Gallo-tanins : composés d'acide gallique et glucose

Ellagi-tanins : composés d'unités biaryl et glucose (Pizzi, 2019).

21
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica

Figure 9 : structure de tanin hydrolysés (Pizzi, 2019)

 Les tanins condensés

Les extraits de tanins condensés sont constitués d'oligomères flavonoïdes de


différents degrés de polymérisation. Les glucides et les hexoses, pentoses et
disaccharides, ainsi que certains aminoacides et acides aminés, constituent la partie
non phénolique des extraits de tanin. Au contraire, les oligomères dérivés
d'hémicelluloses hydrolysées sont souvent présents en quantités suffisantes. De
même, des chaînes glucidiques de différentes longueurs parfois liées à l'unité
flavonoïde dans le tanin. La structure de base de tanins basée sur l'unité flavonoïde
(Pizzi, 2019).

Figure 10: La structure d'une unité flavonoïde (Pizzi, 2019).

Ces unités flavonoïdes liées en C4 à C6 ou en C4 à C8 pour former une variété de


chaînes courtes de différentes longueurs selon le type de tanin (Pizzi, 2019).

22
Partie pratique
Chapitre III :
Matériels et méthodes
Chapitre III Matériels et méthodes

1 Matériel

L’espèce Eriobotrya Japonica a été récoltée de la Wilaya de Constantine au mois


de février 2021. La plante a été par la suite séchée à l’abri de la lumière puis broyée,
seul les feuilles et les fleurs ont été utilisées au cours de notre travail.

2 Méthodes
2.1 Préparation du matériel végétal

Notre étude est basée sur les feuilles et les fleurs d’Eriobotrya japonica Lindl qui
ont été récoltées au mois de février 2021 à Constantine. (Figure 11).

Figure 11 : photographie de la plante d'Eriobotrya japonica lindl.

 Séchage et broyage
Nous avons cueilli la plante fraîchement, après avoir enlevé la poussière et
d'autres particules, la plante a été séché à l'air libre pendant 10-15 jours à l’obscurité,
puis on l’a broyé à l’aide d’un broyeur électrique jusqu’à obtention d’une poudre fine
selon la Figure 12.

23
Chapitre III Matériels et méthodes

(A) (B)

Figure 12 : la poudre obtenue des fleurs sèches de la plante(A) et la poudre des


feuilles sèches (B).

 Macération et extraction des composés phénoliques

L’extraction est une opération qui consiste à séparer certains composés de


l’organisme végétale avec diverses techniques (Herodež et al., 2003).

L’extraction des principes actifs, se fait selon plusieurs modes tels que : l'infusion,
la décoction et la macération. Dans notre étude nous avons utilisé la macération.

Il s’agit d’extraire des métabolites secondaires présents dans le mélange de poudre


des feuilles et des fleurs sèches. Les solvants les plus utilisés sont : éthanol ,
dichlorométhane et l’acétone …etc. (Rivera, s. d.). Dans notre travaille nous avons
utilisé trois solvants à polarités croissante notamment ; Dichlorométhane, Méthanol et
Ethanol-Eau.

Pour ce faire, 74 g des parties aériennes (fleurs et feuilles) séchées et broyées ont
été mélangés avec 600 ml de dichlorométhane, puis agité manuellement. Le mélange
a été laissé à température ambiante pendant 24h puis filtré grâce a du papier filtre. Le
marc obtenu a été à son tour macéré dans 500 ml méthanol puis filtré, le même
procédé a été utilisé avec le dernier solvant d’extraction éthanol/eau (v/v).

24
Chapitre III Matériels et méthodes

Chaque macération a été répétée deux fois puis concentrée à l’évaporateur rotatif.
(Bocquet et al. (Molécules)).

Le processus d’extraction et d’évaporation sont résumé dans l’organigramme


suivant (figure 13 et 14).

Plante sèche

Figure 13 :les étapes de la macération.

Figure 14: Organigramme d'extraction et d'évaporation.

25
Chapitre III Matériels et méthodes

Chaque deux filtrats obtenus pour le même solvant sont placés dans un seul ballon
pour faire l’évaporation (LEHOUT & LAIB, 2015).

Les trois solutions obtenues ont été évaporés à l’aide d’un évaporateur rotatif, ou
rotavap (Figure 14) qui permet d’éliminer le solvant sous vide, Le principe du
rotavapor est basé sur la distillation du macérât sous vide. Le mode d’emploi de cet
appareil est le suivant (Figure15).

Avant l’évaporation il faut peser le ballon vide puis le peser après l’évaporation.

Les rendements de chaque extraction sont calculés par le rapport entre l’extrait
brut obtenu et le broyat végétal sec introduit (Salifou et al., 2015)

Le poids de l’extrait sec est déterminé par la différence entre le poids du ballon
plein (après évaporation) et le poids du ballon vide (avant évaporation). Selon
l’équation suivante :

R% = (LEHOUT & LAIB, 2015).

Figure 15: évaporateur rotatif.

26
Chapitre III Matériels et méthodes

1.2 Criblage ou screening phytochimique

Le criblage phytochimique est un moyen rapide permettant un aperçu global des


métabolites secondaires que renferme la plante étudiée (EL-Haoud et al., s. d.).

Mode opératoire

a) Glycoside cardiaque : 1 ml de l’extrait est ajouté à 2ml de chloroforme,


l’apparition de la coloration brune-rougeâtre après l’ajout de l’acide sulfurique
H2SO4, indique la présence des glycosides cardiaques.
b) Tanins : on ajoute 1ml de chaque extrait, 1 ml d’eau et 1 à 2 gouttes de
solution de chlorure de fer Fecl3 diluée à 1%.

 L’apparition d’une coloration bleue verte ou vert foncé indique la présence des
tanins.
 L’apparition d’une coloration vert foncé indique la présence des tanins caté
chiques.
 L’apparition d’une coloration bleue verte indique la présence des tanins
galliques.
c) Flavonoïdes : le screening des flavonoïdes a été réalisé par la réaction à la
cyanidine. Pour ce faire, 2 ml de chaque extrait évaporés, le résidu obtenu a
été repris dans 5 ml d’alcool chlorhydrique dilué 2 fois puis 2 à 3 copeaux de
magnésium ont été ajoutés, il y a un dégagement de chaleur puis une
coloration rose orangé ou violacée. L’addition de 3 gouttes d’alcool iso
amylique a intensifié cette coloration qui confirme la présence de flavonoïdes.
d) Saponines : Nous avons numéroté de 1 à 10 une série de 10 tubes à essai, puis
nous avons introduit respectivement 1, 2, 3, ...,10ml de la solution à analyser
préparer, puis l’eau distiller a été ajouté pour obtenir un volume de 10 ml.
Agiter chaque tube dans le sens de la longueur du tube pendant 15 secondes à
raison de 2 agitations par seconde. Laisser reposer 15 min et mesurer la
hauteur de la mousse produite dans chaque tube.

-(I) : l ́indice de mousse est calculé par la formule suivante : I = 1000 /N.

-N : est le numéro du tube où la hauteur de mousse est égale à 1 cm (EL-Haoud


et al., s. d.).

27
Chapitre III Matériels et méthodes

e) Polyphénols : 2ml de chaque extrait a été mélangé avec quelques gouttes d’une
solution de Fecl3 à 10% L’apparition de la coloration vert foncé indique la présence
des polyphénols.

1.3 Dosage des polyphénols totaux

 Principe

La quantification colorimétrique des composés phénolique totaux a été déterminée


selon la méthode de Benmassaoud et al avec quelques modifications. Le principe est
basé sur l’utilisation du réactif de Folin ciocalteu, qui est constitué d’un mélange
d’acide phosphotungstique (H3W12O40) et d’acide phosphomolybdique
(H3PMO12O40), ces derniers, lors de l’oxydation des phénols, sont réduits en un
mélange d’oxydes bleus de tungstène et de molybdène, en présence d’une solution
alcaline. Cette coloration bleue dont l’intensité est proportionnelle aux taux de
composés phénoliques présents dans le milieu donne un maximum d’absorption à 760
nm (Benmassaoud et al., n.d.).

 Préparation des solutions


 Le témoin : pour réaliser la gamme d’étalonnage de l’acide gallique, nous
avons réalisé les étapes suivantes :
 Prendre 20mg d’acide gallique dans 100ml de méthanol pour obtenir une
solution mère avec une concentration de 0.2mg/ml

 Faire des dilutions au ½ pour 9 tubes à partir de la solution mère d’acide


gallique pour faire l’étalonnage.

 Les extraits : la préparation des extraits a été réalisée selon le mode opératoire
suivant :
 Extrait de dichlorométhane : dissoudre 12.5 mg d’extrait dichlorométhanique
sec dans 2ml de méthanol, pour obtenir une solution mère avec une
concentration de 6.25mg/ml.
 Extrait de méthanol : dissoudre 12.5 mg d’extrait méthanolique sec dans 2ml
de méthanol, pour obtenir une solution mère avec une concentration de
6.25mg/ml.

28
Chapitre III Matériels et méthodes

 Extrait d’éthanol-eau : dissoudre 12.5 mg d’extrait éthanol-eau sec dans 2ml


d’éthanol 50, pour obtenir une solution mère avec une concentration de
6.25mg/ml.

NB : Nous avons fait 8 dilutions pour chaque extrait et 6 dilutions pour l’acide
gallique pour obtenir les concentrations exprimées dans le tableau (VI).

Tableau VI: les concentrations utilisées de l'acide gallique et les autres extraits.

Tube/ 1 2 3 4 5 6 7 8

Concentratio
n

Acide gallique 0.1 0.05 0.0125 0.001562 0.000781 0.000390 / /


5 5 3 6
(Mg/ml)

Les extraits 6.2 1.56 0.781 0.390 0.195 0.097 0.04 0.02
5 2 8 4

 Solution du Folin : nous avons :


 Mélanger 10 ml du réactif de Folin ciocalteu avec 90ml d’eau distillé pour
obtenir un folin ciocalteu 10.
 Solution du bicarbonate de sodium : nous avons :
 Dissous 15 g de bicarbonate de sodium dans 200ml d’eau distillée puis agité à
l’aide d’un agitateur magnétique pour obtenir une solution homogène de
bicarbonate de sodium à 7.5.
 Les blancs : nous avons préparé 2 blancs pour les solvants comme suit :
 Pour le méthanol : 0.3ml de méthanol mélangé avec 1.5ml de folin ciocalteu
10 et 1.2ml de solution de bicarbonate de sodium (7.5), c’est un blanc
pour l’extrait méthanolique, dichlorométhanolique et l’acide gallique.
 Pour l’éthanol 50 (éthanol-eau v/v) : 0.3ml d’éthanol 50 a été mélangé
avec 1.5ml de Folin ciocalteu 10 et 1.2ml d’une solution de bicarbonate de
sodium 7.5, c’est un blanc pour l’extrait éthanolique.

29
Chapitre III Matériels et méthodes

 Mode opératoire

0,3 ml d’extrait 1,5 ml du folin- 1,2 ml de bicarbonate


(1mg/ml) ciocalteu 10 de sodium 7.5

Agitation du mélange

Incubation pendant 1h à température ambiante et


à l’obscurité

Mesure de l’absorbance à 760nm

Figure 16: Protocole de dosage des composés phénolique. (LEHOUT & LAIB,
2015).

Enfin, il faut calculer le rapport frontal (Rf) pour chaque spot par la relation suivante :

30
Chapitre III Matériels et méthodes

1.4 Activité antibactérienne

On recherche dans cette partie les composés antibactériens présents dans les
extraits d’Eriobotrya japonica connus pour leurs propriétés thérapeutiques.

L’activité antibactérienne des extraits a été évaluée sur 2 souches bactériennes.


Les souches bactériennes proviennent du Laboratoire de Microbiologie de l’université
des Frère Mentouri, les bactéries utilisées pour l'étude de l’activité antibactérienne
sont :

Bactérie à gram négatif

 Escherichia Coli

E. Coli est une souche bactérienne qu’on trouve dans la flore digestive de
l'homme et des animaux. Prédominante de la flore fécale humaine aéro-anaérobie.
Bacilles mobiles le plus souvent, à Gram négatif, aéro-anaérobies facultatifs. Sa
culture est facile sur milieux ordinaires, lactosés. Sur milieux solides les colonies sont
arrondies, lisses à bords réguliers, de 2 à 3 mm de diamètre après 18-24h
(Escherichia Coli (Edition 2015).pdf, s. d.).

Bactérie à gram positif

 Staphylococcus

Sont des Cocci à Gram positif de 1 μm de diamètre. Ils forment des touffes. Les
bactéries du genre Staphylococcus sont des agents pathogènes de l'homme et d'autres
mammifères. Colonise le passage nasal et les aisselles. Le traçage épidémiologique de
Staphylococcus est traditionnellement effectué par typage phagique, mais présente des
limites (Foster, 1996).

31
Chapitre III Matériels et méthodes

Voici le tableau (VII) qui résume les principales caractérisations des bactéries
utilisées.

Tableau VII: principale caractéristique des souches bactériennes testée (Talbi,


2015).

Famille Micrococcaceae Enterobacteriaceae

Genre et espèce Staphylococcus aureus Escherichia coli

Origine Laboratoire pasteur Université Frere Mentouri

Constantine Constantine

Gram (+) (-)

Forme et mobilité Cocci immobile Bacille mobile

Caractères biologiques Aérobie facultatif Aérobie facultatif

Catalase (+), oxydase (+), Oxydase (-), lactose (+),


coagulase (+) indole (+)

Habitat Peau et muqueuses Tube digestif

Pouvoir pathogène Infection pyogènes graves Infections urinaires et des


gastro-entérites infantiles

 Test d’activité antibactérienne

C’est une méthode pour la mesure in vitro de la force antibactérienne des


composés, nous avons utilisé la technique de contact direct qui a deux méthodes, la
méthode des puits et la méthode de diffusion, nous avons adopté la méthode de
diffusion, qui est une méthode ancienne, mais elle est toujours d’actualité car elle est
encore fréquemment utilisée dans les laboratoires de bactériologie pour mesurer la
force antibactérienne.

32
Chapitre III Matériels et méthodes

Méthodes de l’évaluation de l’activité antibactérienne

L’évaluation in vitro de l’activité antibactérienne des extraits d’Eriobotrya


japonica a été réalisée par la technique de diffusion en procédant comme suit :

Préparation des extraits

Solution mère : nous avons pris 50 mg de chaque extrait dans 1ml de l’eau distillé.

Les dilutions : nous avons pris 1ml de la solution mère de chaque extrait ajouté à 1
ml de solvant dilué ½ 5 fois.

Test de l’activité inhibitrice

 Préparation des disques

Les disques ont été fabriqués à partir de papier Wattman n° 1 et découpé en


disque de 6 mm de diamètre.

 Milieu de culture

Dans cette étape on coule le milieu Mueller Hinton chaud dans les boites de
pétries, l’épaisseur de la gélose est de 4mm.

 Stérilisation du matériel

Lors de la préparation des solutions bactériennes, nous avons utilisé l’eau


distillée, le milieu de culture, les tubes à essai et les disques en papier Wattman ont
été enveloppé dans du papier aluminium, puis stérilisé à 121°C pendant 15 minutes.

 Préparation de l’inoculum

Nous avons prélevé trois à quatre colonies de bactéries antérieurement cultivées


sur gélose nutritive avec une anse de platine et nous les avons émulsionnés dans un
tube contenant 10 ml de bouillon nutritif.

 Ensemencement

L’ensemencement se fait par écouvillonnage sur boites Pétri, un écouvillon (une


coton tige) est trempé dans la suspension bactérienne. Ensuite, il est pressé en

33
Chapitre III Matériels et méthodes

appuyant fermement sur la paroi interne du tube, nous frottons l’écouvillon sur toute
la surface de la gélose de haut en bas en ligne étroites, le processus est répété deux à
trois fois en tournant la boite de 60° à chaque fois. L’ensemencement est complété par
un dernier passage de l’écouvillon sur toute la surface de la gélose.

 Application des disques

Des disques stériles saturés à une concentration de 50mg/ml de l’extrait à tester


sont déposés à raison de 10 µl par disque à l’aide de pince à la surface du milieu
gélosé, pré-ensemencé à 15 mm du bord de la boîte de pétri doit être posé
complètement à plat sans glisser en appuyant légèrement sur la surface de la gélose.
Enfin, les boites de pétri ont été incubées à l’étuve pendant 24 heures à 37°c.

 Lecture des boites

Elle se fait en mesurant le diamètre de la zone d’inhibition réalisée autour des


disques à l’aide d’une règle après incubation. Ce diamètre comprend le diamètre de la
zone d’inhibition.

34
Chapitre IV : Résultats
et discussion
Chapitre IV Résultats et discussion

Résultats et discussion

1. Caractères des extraits

L’appréciation des caractères morphologique des extraits nous a permis de


constater que nos extraits ont les mêmes caractères morphologiques sauf la couleur,
ainsi nous avons remarqué que l’extrait éthanol/eau est de couleur marron-brun alors
que les extraits dichlorométhanolique et méthanolique sont de couleur vert foncé.

2. Détermination du rendement d’extraction

Le taux d’extraction des composés phénoliques dépend de la méthode, la nature du


solvant, la température et de la taille des particules constituant la poudre de la plante.

Dans notre travail, une extraction liquide-solide a été réalisée en utilisant trois
solvants à polarité croissante. Une fois les extraits secs obtenus, le calcul du taux
d’extraction pour chaque extrait a donné les résultats suivants (Tableau VIII).

Le poids ou la masse de l’extrait sec est déterminé par la différence entre le poids
du ballon plein (avant évaporation) et le poids du ballon vide (après évaporation)
selon l’équation suivant :

𝒍𝒂 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅′ 𝒓𝒙𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒆𝒄 = 𝑷𝟎 − 𝑷𝟏

Dont :

 P0 : le poids du ballon plein (avant évaporation).


 P1 : le poids du ballon vide (après évaporation).
On peut calculer le rendement R d’extraction selon l’équation suivante :

R% =

35
Chapitre IV Résultats et discussion

Tableau VIII : Le rendement d’extraction en (g) et en ().

Extrait

Les calcule Dichlorométhane Méthanol Ethanol-eau

Poids d’extrait
sec en (g)
1.6 10.1 12

Le rendement
d’extraction en
2.16 13.64 16.21
()

A partir de ce tableau, nous notons qu’il y a des valeurs différentes pour chaque
solvant d’extraction avec un taux d’extraction élevé pour l’extrait méthanolique par
rapport aux autres extraits, ce qui permet de déduire la richesse de la plante en
composés phytochimiques de polarité élevée.

Donc l’Eriobotrya japonica est très riche en composés phytochimique (Figure18).

Figure 17: Représentation graphique des rendements d’extraction en () des extraits
d’Eriobotrya japonica L.

36
Chapitre IV Résultats et discussion

Cette différence dans les taux d’extraction pourrait supposer la richesse des
feuilles et des fleurs d’Eriobotrya japonica en composés phytochimique de polarité
élevée.

2. Criblage phytochimique

Les résultats obtenus sont cités dans le tableau IX


Tableau VIII : résultats de screening phytochimique

Extrait Dichlorométhane Méthanol Ethanol Résultats

Test

Glucoside (-) (+) (+) (+) : Coloration brun-


cardiaque rougeâtre.
(-) : l’absence de cette
coloration.
Tanins (-) (+++) (++) . (+++) : Coloration vert
foncé ou bleue-verte pour
Tanin Tanin des tanins.
catéchique catéchique
(++) : Coloration vert
foncé pour les tanins
catéchiques.
(+) : Coloration bleue-
verte pour les tanins
galliques.
(-) : L’absence de ces
colorations.
Saponoside (-) (-) Tube1 : (+) (+) : Présence d’une
mousse où leur hauteur est
Tube 4 : (+) égale à 1 cm.
(-) : L’absence de la
mousse.
Polyphenols (+) (+++) (++) (+) : Coloration
Vert-noirâtres.
Flavonoïde (-) (-) (+) (+) : Dégagement de
chaleur en plus d’une
coloration rose-orangé ou
violacée.
(-) : l’absence de ces

37
Chapitre IV Résultats et discussion

colorations.

Dont :

 ++++ : Fortement positif ;


 ++ (+) : Moyennement positif ;
 + : Faiblement positif ;
 (-) : Négatif.

D’après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus, nous avons noté que
l’Eriobotrya japonica lindl, est très riche en polyphénols surtout pour l’extrait
méthanolique, de même nous avons enregistré une présence importante des glycosides
cardiaque dans l’extrait méthanolique et l’extrait éthanolique.

Les tanins catéchique, sont fortement positif dans l’extrait méthanolique et


moyennement positif dans l’extrait éthanolique.

Tandis que, les flavonoïdes sont moyennement positifs dans l’extrait éthanolique
et négatif dans lesextraits méthanolique et dichlorométhanolique.

Nous avons également constaté que les glycosides cardiaques sont négatifs dans
l’extrait dichlorométhane, positif dans l’extrait méthanol et l’extrait éthanol-eau.

On note aussi l’absence des saponines dans les deux extraits


dichlorométhanolique et méthanolique, et la présence des saponines dans l’extrait
éthanolique dans deux tubes.

Donc, on peut calculer l´indice de mousse (I) selon la formule suivante :

I = 1000 /N (1) (EL-Haoud et al., 2018).

Où :

N (1) : est le numéro du tube où la hauteur de mousse est égale à 1 cm.

De ce fait, nous disposons de deux valeurs pour l’indice de mousse pour l’extrait
éthanolique comme suit :

 I=1000/4 =250
 I=1000/1=1000

38
Chapitre IV Résultats et discussion

3. Dosage des phénols totaux :

D’âpres les résultats du test de dosage, nous avons tracé la courbe d’étalonnage
comme suivant (figure 19) :

Figure 18: Courbe d’étalonnage de l’acide gallique.

39
Chapitre VI Résultats et discussion

Selon la courbe d’étalonnage on a constaté l’équation suivante :

Avec un 0.993.

Les teneurs en phénols totaux des extraits des feuilles et des fleurs d’Eriobotrya
japonica L., exprimées en mg équivalent d’acide gallique (AG)/g d’extrait, sont
calculés selon l’équation précédente pour chaque extrait (figure20).

Figure 19 : Représentation graphique des teneurs en phénols totaux des extraits


d’Eriobotrya Japonica L.

En générale, tout le contenu phénolique dans les extraits examinés de notre


plante utilisant le réactif de Folin-Ciocalteu est exprimé en termes d’équivalent
d’acide gallique par l’équation du standard : Y= ax + b où :

 Y= l’absorbance.

D’après notre travaille l’équation est exprimé comme suivant :

Avec un 0.993.

Les valeurs obtenues pour la concentration des phénols totaux sont exprimées en
mg EAG/g d’extrait.

40
Chapitre VI Résultats et discussion

La concentration la plus élevée des phénols a été mesurée dans l’extrait


éthanolique (13.89 mg EAG/g) cela semble évident étant donné que les polyphénols
constituent des composés polaires grâce à leur richesse en groupements hydroxyles,
donc solubles dans les solvants polaires ; Suive par l’extrait méthanolique (5.79 mg
EAG/g), puis l’extrait dichlorométhanolique (3.33 mg EAG/g).

Tout le contenu phénolique dans les extraits d’Eriobotrya japonica L, dépend du


type d’extrait, c’est-à-dire de la polarité du solvant utilisé dans l’extraction, donc la
solubilité élevée des phénols dans les solvants polaires donne la concentration élevée
de ces composés dans les extraits obtenus car on a utilisé des solvants a polarité
croissante et l’éthanol c’est le plus polaire par rapport aux méthanol et
dichlorométhane (Bouyahya et al., 2017).

Ces résultats sont en accord avec les résultats obtenues par Ayouni & Adrar,
(2017) (figure 21). En effet, la figure 21 montre que l’extrait éthanolique de cette
étude a présenté une teneur en composés phénolique plus élevée que celle de l’extrait
chloroformique.

Figure 20: Représentation graphique du taux des composés phénoliques des extraits
d’Eriobotrya japonica L (Ayouni & Adrar, 2017).

41
Chapitre VI Résultats et discussion

4. . Activité antibactérienne

L’étude de l’acticité antibactérienne a été réalisée en utilisant la méthode en


milieu gélosé sur disque. La lecture des résultats est effectuée en fonction de
l’existence ou non des zones d’inhibition au tour des disques.

La sensibilité des espèces est estimée par la mesure du diamètre de zone


d’inhibition autour des disques imprégné de différentes concentrations d’extrait
dichloromethanolique, méthanolique et éthanolique de la plante en utilisant plusieurs
concentrations à l’égard de deux souches bactériennes :

 Bactérie à Gram (+) : Staphylococcus.


 Bactérie à Gram (–) : Escherichia-Coli.
 Cette différence est liée à la composition chimique de chaque extrait et à la
nature de la souche bactérienne testée (Bouyahya et al., 2017).
Les résultats des tests antimicrobiens sont regroupés dans le tableau (X) qui
regroupent les différentes CMI qui sont illustrés dans les figures (22, 23, 24 et 25) ;
Dont :

La CMI c’est la concentration minimale ou la plus petite concentration d’un


antibiotique permet d’inhiber la croissance bactérienne et permet de mesurer la
sensibilité de l’agent pathogène à un antibiotique. Les CMI sont utilisées pour
mesurer la sensibilité d’un agent pathogène à un éventuel traitement antibiotique in
vitro, on a :

1. Une CMI faible indique une plus grande sensibilité à l’antibiotique ou


l’extrait.
2. Une CMI élevée indique une sensibilité plus faible et un risque de résistance
vis-à-vis de l’antibiotique ([Link]
concentration-minimale-inhibitrice-cmi-est-un-indicateur-important-
pour-guider-le-clinicien-dans-sa-prescription/).

42
Chapitre VI Résultats et discussion

Tableau IX: les CMIs des différents extraits d’Eriobotrya japonica.L.

Souches Extraits Zone d’inhibition CMI


(mm) (mg/ml)
Dichlorométhane 8 1.562
E. Coli Méthanol 9 1.562
Ethanol/eau 10 0.5
Dichlorométhane / /
Staphylococcus Méthanol 14 3.125
Ethanol/eau 8 3.125

a) E. coli
 Extrait Dichlorométhane

Figure 21 : le résultat de CMI d’E. Coli après 24h d'incubation à 37°C, pour l’extrait
dichlorométhane.

 Extrait Méthanol

Figure22 : Le résultat de CMI d'E. Coli après 24h d'incubation à 37°C, pour l’extrait
méthanolique.

43
Chapitre VI Résultats et discussion

 Extrait Éthanol-eau

Figure23 : Le résultat de CMI d’E. Coli après 24h d’incubation à 37°C pour l’extrait
l’éthanol.

b) Staphylococcus

Figure 24 : Le résultat de CMI de Staphylococcus après 24h d'incubation à 37°C pour


l’extrait méthanolique et l’éthanol/eau.

44
Chapitre VI Résultats et discussion

D’après ces résultats des tests d’activités antibactériennes on peut conclure que :

 E. coli est plus sensible à l’extrait éthanolique de la plante avec un


diamètre d’inhibition de 10 mm que les deux autres extraits et une
CMI de l’ordre de : 0.5mg/ml.
 Staphylococcus aureus est plus sensible à l’extrait méthanolique de
la plante avec une zone d’inhibition de 14 mm et une CMI de 3.125
mg/ml.

Dans notre étude, la bactérie à Gram (+) Staphylococcus est plus sensibles aux
extraits de la plante par rapport à la bactérie Gram (–) Escherichia coli.

Nous concluons que l’extrait méthanolique est actif contre Staphylococcus aureus
et moyennement actif contre Escherichia coli (Figures 26 et 27) (Talbi, 2015).

Figure 25 : Diagramme de l'activité antibactérienne des extraits pour la souche


E. coli.

45
Chapitre VI Résultats et discussion

Figure 26 : Diagramme de l'activité antibactérienne des extraits pour la souche


Staphylococcus.

46
Conclusion et perspective

Conclusion

Eriobotrya japonica Lindl est une plante très connue dans la zone méditerranéenne
et est utilisée par la population locale comme plante médicinale car elle présente un
grand intérêt pharmacologique, mais malheureusement leur usage n’est pas très connu
en Algérie.

C’est une source de métabolites secondaires, mais elle est encore sous-utilisée dans
le domaine médical en raison de ses performances thérapeutiques et de sa faible
toxicité, notre étude a été réalisée sur leurs feuilles et fleures, ce qui nous a permis
d’aboutir aux résultats suivants :

 D’après les résultats d’extraction, nous avons constaté que l’extrait


méthanolique à donner un taux d’extraction important cela montre la richesse
des feuilles et des fleurs d’Eriobotrya japonica en métabolites par rapport aux
autres extraits, cela pourrait postuler la richesse des plantes en métabolites
secondaires de polarité élevé.

 Suite au screening phytochimique, nous avons noté que l’Eriobotrya japonica


lindl, est très riche en polyphénols surtout l’extrait méthanolique.

 Les résultats de dosage des composés phénoliques montrent que la plante


présente des teneurs appréciables en phénols totaux. La concentration la plus
élevée des phénols a été mesurée dans l’extrait éthanolique.

 En ce qui concerne l’activité antibactérienne, l’extrait méthanolique a montré


une forte activité contre Staphylococcus aureus et moyennement actif contre
Escherichia coli.

Ce travail nous a permis d’avoir un aperçu général sur l’extraction, les teneurs en
composés phénoliques, et l’activité antibactérienne des feuilles et des fleurs
d’Eriobotrya Japonica L.

Enfin, il serait souhaitable d’aller plus loin en essayant d’étudier l’efficacité et la


toxicité des extraits in vivo en essayant de réaliser d’autres tests antioxydants et anti-
inflammatoires.

47
Références
Références

Références

 Adom, K. K., Sorrells, M. E., & Liu, R. H. (2005). Phytochemicals and


antioxidant activity of milled fractions of different wheat varieties. Journal of
Agricultural and Food Chemistry, 53(6), 2297‑2306.
[Link]
 Alshaker, H., Qinna, N., Qadan, F., Bustami, M and Matalka1, K.-Z.
(2011). Eriobotrya japonica hydrophilic extract modulates cytokines in
normal tissues, in the tumor of Meth-A-fibro sarcoma bearing mice, and
enhances their survival time. BMC Complementary and Alternative Medicine:
11:9.
 Ayouni, K., & Adrar, S. (2017). Thème Evaluation de l’activité anti -
oxydante des extraits des feuilles de Mentha spicata L.
 Barboni T. (2006) Contribution de méthodes de la chimie analytique à
l’amélioration de la qualité de fruits et à la détermination de mécanismes
(EGE) et de risques d’incendie. Thèse de doctorat. Université de Corse Pascal
Paoli
 Benmassaoud, Y., Adrar, S., & S, A.-Z. (n.d.). Mémoire de fin de Cycle.
2013–2014.
 Bouyahya, A., Abrini, J., Bakri, Y., & Dakka, N. (2017). Screening
phytochimique et évaluation de l’activité antioxydante et antibactérienne des
extraits d’Origanum compactum. Phytotherapie, 15(6), 379–383.
[Link]
 Bruneton J. (2008). Pharmacognosie phytochimie plantes médicinales.
3èmeéd. Paris: Tecand Doc. pp 1095.
 Chen, J., & Li, W. (s. d.). Progress in Studies on Phytochemistry and
Biological Activity of Folium Eriobotryae. 6.
 Chen, J and Li, W.-L. (2008). Progress in studie on phytochimestry and
biological activity. Global science books: 18-22.

 Dharambir Kashyap, Hardeep Singh Tuli et Anil K. Sharma, « Ursolic


acid (UA) : A metabolite with promising therapeutic potential », Life Sciences,
vol. 146, 1er février 2016, p. 201–213 (DOI 10.1016/[Link].2016.01.017) –
Recherche Google. (s. d.). Consulté 20 mai 2021, à l’adresse
Références

[Link]
shyap,+Hardeep+Singh+Tuli+et+Anil+K.+Sharma,+%C2%AB+Ursolic+acid
+(UA)+:+A+metabolite+with+promising+therapeutic+potential+%C2%BB,+
Life+Sciences,+vol.+146,%E2%80%8E+1er+f%C3%A9vrier+2016,+p.+201
%E2%80%93213+(DOI+10.1016/[Link].2016.01.017)&client=firefox-b-
d&sa=X&ved=2ahUKEwjq94KO7tjwAhWvzIUKHUjuBrsQjJkEegQIAhAB
&biw=1233&bih=614

 Ding, C.-K., Chachin, K., Ueda, Y., Imahori, Y., & Wang, C. Y. (2001).
Metabolism of Phenolic Compounds during Loquat Fruit Development.
Journal of Agricultural and Food Chemistry, 49(6), 2883‑2888.
[Link]
 Edward, F., Gilman, J.-W and Dennis, J.-W. (1993). Eriobotrya japonica
Loquat. Fact Sheet ST-235: 1-3.

 EL-Haoud, H., Boufellous, M., & Berrani, A. (s. d.). SCREENING


PHYTOCHIMIQUE D’UNE PLANTE MEDICINALE : Mentha Spicata L. 9.

 EL-Haoud, H., Boufellous, M., Berrani, A., Tazougart, H., &


Bengueddour, R. (2018). SCREENING PHYTOCHIMIQUE D’ UNE
PLANTE MEDICINALE: Mentha Spicata L. American Journal of Innovative
Research and Applied Sciences, 226–233. [Link]
 En, C., Amel, A., & Salim, K. (2016). Analyse physico-chimique et
morphologique de cinq variétés de.
 Ercisli, S., Gozlekcib, S., Sengulc, S., Hegedusd, A and Tepee, S. (2012).
Some physicochemical characteristics, bioactive content and antioxidant
capacity of loquat (Eriobotrya japonica (Thunb.) Lindl.) Fruits from Turkey.
Scientia Horticulturae, 148: 185–189.
 Er-Na, L., Guo-Dong, Z and Ling-Yi, k. (2009).Chemical constituents from
the leaves of Eriobotrya Japonica. Chin J Nat Med, 7(3) :190-192.
 Eriobotrya japonica—Bibacier ou Néflier du Japon ou Loquat. (s. d.).
Consulté 20 mai 2021, à l’adresse
Références

[Link]
ponica
 Eriobotrya_japonica.pdf. (s. d.). Consulté 21 mai 2021, à l’adresse
[Link]
 Et, I., Des, I., Du, L., Du, F., Ou, B., & Vakinankaratra, R. D. E. (2015).
Eriobotrya japonisas (ROSACEAE) DE LA.
 Escherichia coli (Edition 2015).pdf. (s. d.). Consulté 1 juin 2021, à l’adresse
[Link]
chia%20coli%20(Edition%202015).pdf

 Foster, T. (1996). Staphylococcus. In S. Baron (Éd.), Medical Microbiology


(fourth éd.). University of Texas Medical Branch at Galveston.
[Link]

 Gentile, C., Reig, C., Corona, O., Todaro, A., Mazzaglia, A., Perrone,
A.2016
 Gilman, E. F., & Watson, D. G. (1993). Eriobotrya japonica. November, 1–
3.
 Godoy, H. T., & Amaya, D. B. (1995). Carotenoid composition and vitamin
A value of Brazilian loquat (Eriobotrya japonica Lindl.). Archivos
Latinoamericanos De Nutricion, 45(4), 336‑339.
 Goulas, V., Minas, I. S., Kourdoulas, P. M., Vicente, A. R., & Manganaris,
G. A. (2014). Phytochemical content, antioxidants and cell wall metabolism of
two loquat (Eriobotrya japonica) cultivars under different storage regimes.
Food Chemistry, 155, 227‑234.
[Link]
 Gupta, V., BansaKumar, D., & L, P. (2010). Pharmacological potential OF
eriobotrya japonica– an over irjp 1 (1) Dec 2010. January.

 Herodež, Š. S., Hadolin, M., Škerget, M., & Knez, Ž. (2003). Solvent
extraction study of antioxidants from Balm (Melissa officinalis L.) leaves.
Food Chemistry, 80(2), 275‑282. [Link]
(02)00382-5
Références

 Hui-ya, H., Kuang-yao, L., Wen-chuan, L., Susumu, K and Jin-bin, W.


(2010). Regulation and improvement of triterpene formation in plant cultured
cells of Eriobotrya japonica Lindl. Journal of Biosciences and Bio
engineering, 110(5), 588–592.
 [Link]
inhibitrice-cmi-est-un-indicateur-important-pour-guider-le-clinicien-dans-sa-
prescription/).
 Jin, O., Min, O.-J., Hyeon, A. -K., Kim, J.-K, Hum, Y.-B, Dong, Y.-R.
(2011). Effect of Eriobotrya japonica on Adipogenesis and Body Weight.
Corresponding author; J. Korean Soc. Appl. Biol, Chem, 54(3):382-387.
 Junko, Y. (2007). Gastro protective activity of Eriobotrya japonica seed
extrait on experimentally induced gastric lesions in rats, the japonese society
of pharmacognosy and springer.
 Kammoun). Gastron Ali, Y., Bezzine, S. (2015).Anti-inflammatory and
antioxidant properties of Eriobotrya japonica leaves extracts, African health
sciences, 15(2):613–620.
 LEHOUT, R., & LAIB, M. (2015). Comparaison de trois méthodes
d’extraction des composés phénoliques et des flavonoïdes à partir de la plante
médicinale : Artemisia herba alba Asso. 76.
 Li, E.-N., Luo, J.-G., & Kong, L.-Y. (2009). Qualitative and quantitative
determination of seven triterpene acids in Eriobotrya japonica Lindl. By high-
performance liquid chromatography with photodiode array detection and mass
spectrometry. Phytochemical Analysis, 20(4), 338‑343.
[Link]
 Liu, Y., Zhang, W., Xu, C., & Li, X. (2016a). Biological Activities of
Extracts from Loquat (Eriobotrya japonica Lindl.) : A Review. International
Journal of Molecular Sciences, 17(12), 1983.
[Link]
 Mostafa Z. Sultan., &Elhadi M Yahia(2017).Loquat (Eriobotrya
japonica Lindl.) Fruit and Vegetable Phytochemicals: Chemistry and Human
Health, 2nd [Link] 55.
 Naczk MandShahidi F. (2003) Phenolics in food and nutraceuticals. Boca
Raton, FL : CRC Press.
Références

 NAIT MOULOUD, Y, & IKKEN, K. (2014).Thème Etude de l’activité


antioxydante des Extraits des feuilles d’Eriobotrya Japonica L (Néflier du
japon).
Pizzi, A. (2019). Tannins : Prospectives and Actual Industrial
Applications. Biomolecules, 9(8), 344.
[Link]

 Ray, M.-C. (S. d.). Flavonoïde. Futura. Consulté 23 mai 2021, à l’adresse
[Link]
 Richter, G. (1993).Métabolisme des Végétaux – Physiologie et Biochimie.
Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, p. viii.

 Rivera, L. L. (s. d.). Etude de l’extraction de métabolites secondaires de


différentes matières végétales en réacteur chauffé par induction
thermomagnétique directe. 335.

 Salifou, A., Alidou, C., Tchobo, F., & Soumanou, M. (2015). Connaissances
endogènes et importance des courges (Cucurbitacées) pour les populations
autochtones productrices des graines au Bénin. Journal of Applied
Biosciences, 92(1), 8639. [Link]

 Shahi, A., Yavari, A., & Khanali, M. (2009). Mass and volume modeling of
loquat (Eriobotrya japonica Lindl.) fruit based on physical characteristics.
Journal of Fruit and Ornamental Plant Research, 17, 175‑189.

 Shi, J., Chen, W., Zou, X., Xu, Y., Huang, X., Zhu, Y., & Shen, T.
(2018). Detection of triterpene acids distribution in loquat (Eriobotrya
japonica) leaf using hyperspectral imaging. Spectrochimica Acta Part A:
Molecular and Biomolecular Spectroscopy, 188, 436‑442.
[Link]

 Stalikas, C. D. (2010). Phenolic Acids and Flavonoids : Occurrence and


Analytical Methods. In R. M. Uppu, S. N. Murthy, W. A. Pryor, & N. L.
Parinandi (Éds.), Free Radicals and Antioxidant Protocols (p. 65‑90). Humana
Press. [Link]
Références

 Sun L., Zhang J., Lu X., Zhang LandZhang Y. (2011) Evaluation to the
antioxidant activity of total flavonoids extract from persimmon (Diospyros
kaki L.) leaves. Food ChemToxicol. 49: 2689-2696
 Takuhiro,U.,Ayana,S.,Nguyen,H.T.,Tsukasa,F.,Kenji,K.,Shigeru,O.,Hirok
o,K.,Osamu,[Link] Yukihiro,S.(2013).Anti-proliferative Activities and
apoptosis induction by tritérpenes derived from Eriobotrya japonica in human
leukemia cell lines . International Journal of Molecular Sciences.14: 4106-
4120.
 Talbi, H., Boumaza, A., El-mostafa, K., Talbi,J., Hilali, A.(2015).
Evaluation de l’activité antioxydante et la composition physico-chimique des
extraits méthanolique et aqueux de la Nigella sativa L. (Evaluation of
antioxidant activity and physico-chemical composition of methanolic and
aqueous extracts of Nigella sativa L.).CODEN : JMESCN, 6 (4) : 1111-1117.
 _Taniguchi, S., Imayoshi, Y., Kobayashi, E., Takamatsu, Y., Ito, H.,
Hatano, T., Sakagami, H., Tokuda, H., Nishino, H., Sugita, D., Shimura,
S., & Yoshida, T. (2002a). Production of bioactive triterpenes by Eriobotrya
japonica calli. Phytochemistry, 59(3), 315‑323. [Link]
9422 (01)00455-1
 TokindrainyAnjarasoaJC_SN_M2_15.pdf. (s. d.). Consulté 20 mai 2021, à
l’adresse [Link]
[Link]/pdfs/tokindrainyAnjarasoaJC_SN_M2_15.pdf
 Tonelli, N et Gallouin, F. (2013). Des fruits et des graines comestibles du
monde entier. Lavoisier SAS : 728.
 Walali L. & Skiredj A. (2003). Transfert de technologie en agriculture.
Institut Agronomique et vétérinaire Hassan II, Rabat. Royaume du Maroc.
Page 1-2.
 Xu, H., & Chen, J. (2011a). Commercial quality, major bioactive compound
content and antioxidant capacity of 12 cultivars of loquat (Eriobotrya japonica
Lindl.) fruits: Fruit quality, bioactive compounds and antioxidant capacity of
loquat. Journal of the Science of Food and Agriculture, 91(6), 1057‑1063.
[Link]
 Xu, X.-H., Su, Q., & Zang, Z.-H. (2012). Simultaneous determination of
oleanolic acid and ursolic acid by RP-HPLC in the leaves of Eriobotrya
Références

japonica Lindl. Journal of Pharmaceutical Analysis, 2(3), 238‑240.


[Link]
 Zhang, W., Zhao, X., Sun, C., Li, X., & Chen, K. (2015). Phenolic
Composition from Different Loquat (Eriobotrya japonica Lindl.) Cultivars
Grown in China and Their Antioxidant Properties. Molecules, 20(1), 542‑555.
[Link]
 Zhou, C., Chen, K., Sun, C., Chen, Q., Zhang, W., & Li, X. (2007).
Determination of oleanolic acid, ursolic acid and amygdalin in the flower of
Eriobotrya japonica Lindl. By HPLC. Biomedical Chromatography, 21(7),
755‑761. [Link]
ANNEXE
Annexe

Annexe

Matériel Analytique

Appareils

 Balance de précision
 Hôte
 Rotavap
 Spectrophotomètre
 Agitateur magnétique.
 Vortex.
 Bec benzène.
 Autoclave.

Verrerie et petits matériels

 Spatule.
 Erlenmeyer.
 Bécher.
 Ballon.
 Entonnoir.
 Papiers filtre wattman.
 Eprouvettes.
 Micropipettes.
 Pumpe pipette.
 Pipette pasteur.
 Boites de pétris.

 Anse de platine.

Produits et réactifs

 Dichlorométhane
 Méthanol.
 Ethanol.
Annexe

 Eau distillée.
 Chlorure de fer.
 Folinciocalteu.
 Magnésium.
 Milieu Miller Hilton.
 Bouillon nutritif.
 Fecl3.
 Bicarbonate de sodium.
 Acide gallique.
Résumé

Résumé

Les métabolites secondaires présents dans les plantes ont une variété de rôles
responsable d’effet thérapeutiques, Par conséquent, l'utilisation de ces molécules
végétales naturelles peut être très bénéfique pour la santé humaine. L’objectif de ce
travail été de caractériser les métabolites secondaires de la partie aérienne
d’Eriobotrya japonica L et de tester son 'activité antibactérienne.

Nous avons tout d’abord réalisé un screening phytochimique pour une évaluation
qualitative, suivie d’un dosage des phénols totaux pour pouvoir faire une appréciation
quantitative. Les résultats expérimentaux ont montré que les extraits d'Eriobotrya
japonica contiennent des quantités importantes de phénols totaux et d’autre part, le
screening phytochimique montre des fortes concentrations de tanins catéchique.

Les extraits de cette espèce ont montré une forte activité antibactérienne à l’égard
de Staphylococcus et moyenne contre Escherichia coli.

Mots clé : Eriobotrya japonica L, métabolite secondaire, Activité antibactérienne,


Composés phénolique, Staphylococcus, Escherichia coli.

Abstract

Secondary metabolites present in plants have a variety of roles responsible for


therapeutic effect. Therefore, the use of these natural plant molecules can be of great
benefit to human health. The objective of this work was to characterize the secondary
metabolites of the aerial part of Eriobotrya japonica L and to test its' antibacterial
activity.

We first carried out a phytochemical screening for a qualitative assessment,


followed by a determination of total phenols to be able to make a quantitative
assessment. The experimental results have shown that the extracts of Eriobotrya
japonica contain significant amounts of total phenols and on the other hand, the
phytochemical screening shows high concentrations of catechic tannins.

Extracts from this species showed strong antibacterial activity against


Staphylococcus and moderate against Escherichia coli.
‫‪Résumé‬‬

‫‪Key words: Eriobotrya japonica L, secondary metabolite, Antibacterial activity,‬‬


‫‪Phenolic compounds, Staphylococcus, Escherichia coli.‬‬

‫نبذة مختصرة‬

‫لأليضات الثانوية الموجودة في النباتات مجموعة متنوعة من األدوار المسؤولة عن التأثير العالجي‪ ،‬لذلك فإن‬
‫استخدام هذه الجزيئات النباتية الطبيعية يمكن أن يكون ذا فائدة كبيرة لصحة اإلنسان‪ .‬كان الهدف من هذا العمل‬
‫هو توصيف المستقلبات الثانوية للجزء الجوي من ‪ Eriobotrya japonica L‬واختبار نشاطها المضاد‬
‫للبكتيريا‪.‬‬

‫أجرينا أوالا فح ا‬
‫صا كيميائياا نباتياا لتقييم نوعي‪ ،‬تاله تحديد إجمالي الفينوالت حتى نتمكن من إجراء تقييم كمي‪.‬‬
‫أظهرت النتائج التجريبية أن مستخلصات ‪ Eriobotrya japonica‬تحتوي على كميات معنوية من إجمالي‬
‫الفينوالت‪ ،‬ومن ناحية أخرى‪ ،‬أظهر الفحص الكيميائي النباتي تراكيز عالية من العفص الكاثوليكي‪.‬‬

‫أظهرت المستخلصات من هذا النوع فعالية قوية مضادة للجراثيم ضد المكورات العنقودية ومعتدلة ضد‬
‫اإلشريكية القولونية‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية ‪ ،: Eriobotrya japonica L‬المستقلب الثانوي ‪ ،‬النشاط المضاد للبكتيريا ‪ ،‬المركبات‬
‫الفينولية ‪ ،‬المكورات العنقودية ‪ ،‬اإلشريكية القولونية‪..‬‬

Vous aimerez peut-être aussi