Étude phytochimique d'Eriobotrya japonica
Étude phytochimique d'Eriobotrya japonica
Intitulé :
Jury d’évaluation :
Je dédie ce travail :
Dédicace AMINA
Introduction …………………………………………………………………………1
2. Généralités………………………………………………………………….….2
3. Description botanique……………………………………………………….…3
Triterpenes……………………………………………………10
Sesquiterpènes ……………………………………………….10
Polyphénols…………………………………………………...11
Digestion ……………………………………………………………..17
Annexe
Résumé
Liste des abréviations
ACoET : Acétate d’éthyle.
CA : Acide corosolique.
CH2Cl2 : Dichlorométhane.
EtOH : Ethanol
GSH : Glutathion.
H2O : l’eau.
MA : Acide maslinique.
MeOH : méthanol.
Mg : Milligrame
Ml : Millilitre.
OA : Acide oléanolique.
UA : Acide ursolique.
Rf : le rapport frontal.
Tableau VI: les concentrations utilisées de l'acide gallique et les autres extraits. ....... 29
Introduction
Les nèfles sont consommées en grande partie comme des fruits frais, bien que de
petites quantités soient utilisées en confitures, gelées, sirops. Le fruit contient presque
tous les éléments essentiels, étant particulièrement riche en minéraux, et en
caroténoïdes, il est une bonne source de vitamine A et composés phénoliques.
Notre travail est scindé en deux parties, la première partie est une étude théorique
qui résume des données bibliographiques sur la nèfle du Japon et ses métabolites
secondaires et la seconde partie est une étude pratique incluant matériel et méthodes
d’analyses, les résultats obtenus et leur discussion (En et al, 2016).
1
Synthèse bibliographique
Chapitre I : Généralités sur la
nèfle du Japon
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
1. Historique du néflier
Eriobotrya est un nom grec formé de, ″erion″ et ″botrus″ qui signifie
respectivement laine et grappe, ce genre comprend une trentaine d’arbustes ou arbres
persistants, originaires d’Asie (Et et al., 2015).
Par contre, son introduction en culture en Europe et en Amérique s’est faite dans
les années 80. En France, c'est seulement vers 1831 qu'on commençait à considérer le
nèfle comme arbre fruitier (Et et al., 2015), puis leur culture a été décrite dans divers
pays comme l’Algérie, l’Egypte, la Grèce, Italie, Espagne, la Tunisie et la Turquie.
En Algérie, il était cultivé à l’arrivée des Français, mais il n’était représenté que
par des formes de petits fruits et de qualité médiocre. Après les travaux, les nouvelles
variétés sont à pulpe charnue et sans trop de pépins (En et al., 2016).
2. Généralités
2
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
3. Description botanique
Les fruits ont une fourrure comestible jaune, en forme de poire (Gilman &
Watson, 1993). La taille de l’arbre varie selon le cultivar peut être de forme naine ou
jusqu’à une hauteur de dix mètres. Il a de petites brindilles, des bourgeons de coton
(Figure. 2).
3
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Les fruits sont de forme ovale, de deux à sept cm de long, de couleur jaune-orange
avec une chair orange, et ont un goût rafraîchissant, les fruits mûrissent en juillet et
août et contiennent quatre à cinq grosses graines brun-noir variant en taille avec une
longueur d’un à un centimètre et demi.
4
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
La nèfle est un fruit très apprécié pour son goût, il est riche en composés
antioxydants (épicathéchine, cinchonaine …etc.) des composés bioactifs comme les
tris terpènes (acide oléanolique, acide ursolique, acide tormentique, amygdaline en
particulier) et les tanins condensés (procyanidine B2, au super pouvoir antioxydant)
(Gentile et al., 2016 ; Goulas et al., 2014 ; Li et al., 2009 ; Shi et al., 2018 ;
Taniguchi et al., 2002 ; Xu and Chen, 2011 ; Xu et al., 2012 ; Zhou et al., 2007).
La nèfle contient :les carotènes antioxydant, vitamine A (Godoy and Amaya, 1995).
le néflier du Japon forme un bel arbre d’ombrage, ses fruits orangés de la taille d’une
prune sont très juteux et sucrés.
Description Références
Organe
Forme ovale.
(Gilman &
12 à 30 cm de long Watson, 1993).
et3 à 9 cm de large.
Couleur toujours (Edward et al.
verte. 1993 ; junko et al.
Fleurs
Odorantes.
(Nait Mouloud &
De couleur blanche
5
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
et délicate. Ikken.2014).
Contient
(Gilman &
généralement 5
Watson, 1993).
pétales.
Floraison automnale (Etienne, 1994).
et hivernale.
(Ercisli et al, 2012)
Parfum agréable ;
voyant.
Fruits Appelé la nèfle. (Nait Mouloud &
De forme ovale, Ikken.2014).
arrondie ou
(Gilman &
piriforme.
Watson, 1993).
Surface lisse ou
duveteuse. (Orwa et al., 2009).
Chaque fruit contient
(Pesson et al.
de trois à cinq
1984 ; Tonelli et
grosses graines.
Gallouin, 2013
Couverture charnue.
Couleur jaune pâle à
orange vif.
Parfumée et
légèrement acidulée.
Mesure environ 8cm
de long et 4cm de
diamètre dans sa
partie la plus renflée.
Graines Couleur brune. (Nait Mouloud
Forme allongée de &Ikken Orwa et
1à 2cm de long. al, 2009) n.2014).
6
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
b. Classification botanique
Tableau II: Classification botanique d'Eriobotrya japonica lindl (En et al., 2016).
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Eriobotrya
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Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Eriobotrya japonica est une plante au climat subtropical avec une pluviosité bien
répartie tout au long de l'année et sans chaleurs excessives, particulièrement au
moment de la maturité des fruits. C'est dans les stations situées près de la mer que
sont réunies les meilleures conditions de culture, tant du point de vue de la production
que de la qualité du fruit, qui nécessite un climat tempéré pour se développer avec une
pluviométrie annuelle moyenne de 600 -1000 mm répartie uniformément tout au long
de l’année (Orwa, 2009).
Eriobotrya japonica est largement distribuée dans le monde entier en plus des
pays d’origine du Japon et de la Chine, cette plante est également cultivée dans les
pays méditerranéens, aussi trouvé sur le continent africain, américain en particulier au
Brésil (Walali et Sciredj, 2003).
8
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Le néflier du japon est une plante très riche en nutriment car elle contient presque
tous les éléments essentiels tels que les vitamines, les minéraux, les caroténoïdes et
les composés phénoliques (En et al., 2016).
a. Composition biochimique
Divers composés ont été trouvés dans les feuilles tels que les : triterpènes,
sesquiterpènes, flavonoïdes, tanins et des glucosides (Ayouni& Adrar, 2017).
La nèfle contient :
78,0% d’eau.
10,6% d'hydrates de carbone.
10,2% de fibre.
0,5%de lipides complexes.
0,4% de protéines.
0,3% d’autres composantes (Shahi et al. 2009).
Triterpenes
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Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Sesquiterpénes
L’Eriobotrya japonica est très riche en sesquiterpènes et par une chaine
d’oligosaccharidique ramifée qui constitue de βD-glicopryranosyl et d’α-
rhamnopyranoxyl (Figure 6) (Takuhiro et al. 2013), (Ayouni & Adrar,
2017).
Polyphénols
Les feuilles d’Eriobotrya japonica sont riches en composés phénoliques tels que
les flavonoïdes glycosidiques et les procyanidines (figure 7) (Al shaker et al. 2011),
(Ayouni & Adrar, 2017).
10
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Huiles essentielles
b. La valeur nutritionnelle
L’Eriobotrya est une bonne source de vitamine A ; ainsi que des flavonoïdes, des
acides phénoliques tels que l'acide chlorogénique, acide néo-chlorogénique, acide
hydroxybenzoïque, l'acide feruloylquinique, l'acide protocatechique,l'épicatéchine, les
acides coumariques et de l'acide férulique (En et al., 2016).
Le fruit frais est riche en vitamines du groupe B, tels que les folates, la vitamine
B6 et laniacine, il contient de petites quantités de vitamine C, et elle est une bonne
source de fer, de cuivre, de calcium, de manganèse et d'autres minéraux.
On sait que :
11
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
86.5-88.2
Eau(g)
Calories (Kcal) 47-168
Glucides 9.6-43.3
Protéines diététique totales (g) 0.8-1.7
Lipides totaux (g) 0.2-0.7
Acide gras saturé (mg) 0.04
Cendres (g) 0.4-0.5
Calcium (mg) 16-17
Cuivre (mg) 0.04
Fer (mg) 0.28-1.4
Magnesium (mg) 13
Manganèse (mg) 0.148
Phosphor (mg) 20-126
Potassium (mg) 266-1216
Sodium (mg) 1
Vitamine C (mg) 1.0-3.0
Vitamine A (mg) 0.153
Vitamine B1 (mg) 0.019
Vitamine B2 (mg) 0.024
Vitamine B3 (mg) 0.18
Caroténoïdes totaux (µg) 196-3020
Carotènes (µg) 559
Composés phénoliques totaux (mg) 33.6
Flavonoïdes totaux (mg) 24.3
12
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Le thé à base de feuilles et de fleurs séchées est l’un des remèdes contre la toux
les plus courants en Extrême-Orient. Il est également utilisé en Chine, en Corée et au
Japon pour traiter l’asthme et diverses maladies. Dans la médecine chinoise
traditionnelle soutenue par la preuve scientifique courante.
Tableau IV: propriétés des diverses partie d'Eriobotrya japonica (Dharambir et al.,
2016).
Astringentes.
Sédatives.
Anti-inflammatoires.
Antiémétiques.
Antitussives.
Expectorantes.
Diurétiques.
Antioxydante.
Anti tumorale.
Immunomodulatrices.
Hépato protectrices.
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Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Réno protectrices.
Gastro protectrice.
Anti-Ostéoporose.
7. Activités biologiques
Les fleurs et les feuillets des plantes sont de nombreux composées phénoliques et
triterpéniques, ces composants ont des propriétés hypoglycémiantes, antioxydantes,
antitumorales, anti-inflammatoires, Antidiabétique et antivirales (Kammoun et al,
2015 ; Edward et al, 1993).
Grâce à cette étude, il a été démontré que les extraits de feuilles d’Eriobotrya
japonica ont un effet anti-obésité par la régulation des facteurs de transcription
l’adipogène PPARY et le C /EBPα dans les cellules adipeux 3T3-L1 (Jin et al,
(2011).
14
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Prévention du diabète
Les composés organiques de l’infusion des feuilles peuvent réguler les niveaux
d’insuline et de glucose dans le sang chez les personnes qui le consomment
régulièrement (En et al., 2016), car il contient les sesquiterpènes glycosidiques et les
triterpènes (Liu et al., 2016 ; Chen et Li et al., 2008), ce qui contribue à protéger le
corps contre le diabète (En et al., 2016).
L’infusion des feuilles peut aider le foie, car il comprend un composé dénommé
Amygdaline.
L’amygdaline joue un rôle dans la lutte contre les troubles du foie et il peut aider à
traiter et à éliminer les toxines nocives du corps (En et al., 2016)
Effet antiviral
Les feuilles contiennent des éléments phytochimiques tels que l'acide oléanolique,
l’acide pomolique et les triterpénoïdes qui ont une activité anti-VIH et les dérivés de
l’acide Ursolique 3-O-acyl sont efficaces contre le virus du SIDA (En et al., 2016),
(Gupta et al., 2010).
La vitamine A : qui protège le corps contre les radicaux libres et aussi le stress
oxydatif.
Les flavonoïdes : qui protègent le corps contre les dommages des radicaux
libres (En et al., 2016).
15
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Des études scientifiques récentes ont montré que l’extrait d’Eriobotrya peut
inhiber la cancérogénicité cellulaire comme le cancer du sein chez le rat (Liu et
al., 2016).Et selon (Takuhiro et al. (2013) Constaté que le dérivé des feuilles
d’Eriobotrya est l’antiprolifératif le plus puissant des cellules leucémiques cela se
fait en induisant l’apoptose par dysfonctionnement mitochondrial et activation de
la caspase.
Dans la nèfle du Japon on a une grande quantité de la vitamine C qui est un élément
clé du système immunitaire car elle aide à stimuler la production de la première ligne
de défense du corps contre les agents pathogènes ; les globules blancs et elle travaille
également comme un antioxydant pour la prévention des maladies chroniques.
Amélioration de la vision
La nèfle devrait être l’aliment favorable à consommer pour améliorer la santé des
yeux, car leurs fruits frais contiennent beaucoup de vitamine A qui est un antioxydant,
Ce fruit protège les yeux contre les radicaux libres, il est également efficace pour
éviter les dommages de la rétine provoquée par les radicaux libres. Donc, il améliore
la vision de l'œil (En et al., 2016).
Digestion
Le fruit du néflier contient des fibres alimentaires dénommé la pectine qui aide la
digestion, ces fibres alimentaires peuvent stimuler le mouvement péristaltique, qui
16
Chapitre I Généralités sur la nèfle du Japon
Activité antioxydante
17
Chapitre II : Les métabolites
secondaires d’Eriobotrya japonica
Lindl
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica
Les métabolites secondaires se trouvent dans toutes les parties des plantes mais ils
sont distribués selon leurs rôles défensifs, cette distribution varie d'une plante à
l'autre.
La concentration de ces molécules dans les différentes parties des plantes est
influencée par plusieurs facteurs environnementaux tels que la température,
l’humidité, l’intensité lumineuse, l'eau, les sels minéraux et le CO2.
Les composés phénoliques possèdent des capacités thérapeutiques, ils ont des
fonctions dans la reproduction et le développement des plantes (Adom et al. 2005).
- Ils sont des substances présentes dans tous les végétaux et dans tous les organes
de la plante, ils possèdent un noyau aromatique portant un ou plusieurs groupements
hydroxyles (Naczk et Shahidi, 2003 ; Barboni, 2006 ; Sun et al, 2011). Leur
présence dans les tissus animaux est généralement due à l'ingestion d'aliments
d'origine végétale (Naczk et Shahidi, 2003). Les composés phénoliques jouent un
rôle essentiel dans la structure et la protection des plantes (Naczk et Shahidi, 2003 ;
Stalikas et al, 2010). Ils offrent également, pour la santé humaine, une protection
contre certaines maladies impliquant un stress oxydatif, comme les cancers et les
maladies cardiovasculaires et neurodégénératives (Sun et al, 2011). Le terme
18
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica
19
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica
Les flavonoïdes sont des substances de la famille des polyphénols, sont des
pigments végétaux responsables de la coloration des fleurs et des fruits.
Les bénéficiers des flavonoïdes sont : leurs propriétés anti oxydantes, leurs
propriétés anticancéreuses et permettraient de lutter contre les maladies
cardiovasculaires (Ray, n.d.).
Les études ont identifié plus de 4000 flavonoïdes, possédant un même squelette de
base de quinze atomes de carbone, constitué deux unités aromatiques, deux cycles en
C6 reliés par une chaîne en C3. Il y a plusieurs classes de flavonoïdes : les flavones,
les flavonols, les flavanones, les dihydroflavonols, les isoflavones, les isoflavanones
et les anthocyanes (Richter, 1993).
20
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica
Les tanins sont des substances naturelles qui se trouvent dans la plupart des
plantes supérieures. Produits dans presque toutes les parties de la plante les graines,
les racines et les feuilles.
Il est également considéré comme l’un des ingrédients actifs qui contribuent à
réduire le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Il existe une classe de
Tanin hydrosolubles tels que les gallo-tanins et les ellagi-tanins, et une classe de tanin
poly flavonoïdes condensés, ce dernier est stable et subit rarement une hydrolyse
(Pizzi, 2019).
21
Chapitre II Les métabolites secondaires d’Eriobotrya japonica
22
Partie pratique
Chapitre III :
Matériels et méthodes
Chapitre III Matériels et méthodes
1 Matériel
2 Méthodes
2.1 Préparation du matériel végétal
Notre étude est basée sur les feuilles et les fleurs d’Eriobotrya japonica Lindl qui
ont été récoltées au mois de février 2021 à Constantine. (Figure 11).
Séchage et broyage
Nous avons cueilli la plante fraîchement, après avoir enlevé la poussière et
d'autres particules, la plante a été séché à l'air libre pendant 10-15 jours à l’obscurité,
puis on l’a broyé à l’aide d’un broyeur électrique jusqu’à obtention d’une poudre fine
selon la Figure 12.
23
Chapitre III Matériels et méthodes
(A) (B)
L’extraction des principes actifs, se fait selon plusieurs modes tels que : l'infusion,
la décoction et la macération. Dans notre étude nous avons utilisé la macération.
Pour ce faire, 74 g des parties aériennes (fleurs et feuilles) séchées et broyées ont
été mélangés avec 600 ml de dichlorométhane, puis agité manuellement. Le mélange
a été laissé à température ambiante pendant 24h puis filtré grâce a du papier filtre. Le
marc obtenu a été à son tour macéré dans 500 ml méthanol puis filtré, le même
procédé a été utilisé avec le dernier solvant d’extraction éthanol/eau (v/v).
24
Chapitre III Matériels et méthodes
Chaque macération a été répétée deux fois puis concentrée à l’évaporateur rotatif.
(Bocquet et al. (Molécules)).
Plante sèche
25
Chapitre III Matériels et méthodes
Chaque deux filtrats obtenus pour le même solvant sont placés dans un seul ballon
pour faire l’évaporation (LEHOUT & LAIB, 2015).
Les trois solutions obtenues ont été évaporés à l’aide d’un évaporateur rotatif, ou
rotavap (Figure 14) qui permet d’éliminer le solvant sous vide, Le principe du
rotavapor est basé sur la distillation du macérât sous vide. Le mode d’emploi de cet
appareil est le suivant (Figure15).
Avant l’évaporation il faut peser le ballon vide puis le peser après l’évaporation.
Les rendements de chaque extraction sont calculés par le rapport entre l’extrait
brut obtenu et le broyat végétal sec introduit (Salifou et al., 2015)
Le poids de l’extrait sec est déterminé par la différence entre le poids du ballon
plein (après évaporation) et le poids du ballon vide (avant évaporation). Selon
l’équation suivante :
26
Chapitre III Matériels et méthodes
Mode opératoire
L’apparition d’une coloration bleue verte ou vert foncé indique la présence des
tanins.
L’apparition d’une coloration vert foncé indique la présence des tanins caté
chiques.
L’apparition d’une coloration bleue verte indique la présence des tanins
galliques.
c) Flavonoïdes : le screening des flavonoïdes a été réalisé par la réaction à la
cyanidine. Pour ce faire, 2 ml de chaque extrait évaporés, le résidu obtenu a
été repris dans 5 ml d’alcool chlorhydrique dilué 2 fois puis 2 à 3 copeaux de
magnésium ont été ajoutés, il y a un dégagement de chaleur puis une
coloration rose orangé ou violacée. L’addition de 3 gouttes d’alcool iso
amylique a intensifié cette coloration qui confirme la présence de flavonoïdes.
d) Saponines : Nous avons numéroté de 1 à 10 une série de 10 tubes à essai, puis
nous avons introduit respectivement 1, 2, 3, ...,10ml de la solution à analyser
préparer, puis l’eau distiller a été ajouté pour obtenir un volume de 10 ml.
Agiter chaque tube dans le sens de la longueur du tube pendant 15 secondes à
raison de 2 agitations par seconde. Laisser reposer 15 min et mesurer la
hauteur de la mousse produite dans chaque tube.
-(I) : l ́indice de mousse est calculé par la formule suivante : I = 1000 /N.
27
Chapitre III Matériels et méthodes
e) Polyphénols : 2ml de chaque extrait a été mélangé avec quelques gouttes d’une
solution de Fecl3 à 10% L’apparition de la coloration vert foncé indique la présence
des polyphénols.
Principe
Les extraits : la préparation des extraits a été réalisée selon le mode opératoire
suivant :
Extrait de dichlorométhane : dissoudre 12.5 mg d’extrait dichlorométhanique
sec dans 2ml de méthanol, pour obtenir une solution mère avec une
concentration de 6.25mg/ml.
Extrait de méthanol : dissoudre 12.5 mg d’extrait méthanolique sec dans 2ml
de méthanol, pour obtenir une solution mère avec une concentration de
6.25mg/ml.
28
Chapitre III Matériels et méthodes
NB : Nous avons fait 8 dilutions pour chaque extrait et 6 dilutions pour l’acide
gallique pour obtenir les concentrations exprimées dans le tableau (VI).
Tableau VI: les concentrations utilisées de l'acide gallique et les autres extraits.
Tube/ 1 2 3 4 5 6 7 8
Concentratio
n
Les extraits 6.2 1.56 0.781 0.390 0.195 0.097 0.04 0.02
5 2 8 4
29
Chapitre III Matériels et méthodes
Mode opératoire
Agitation du mélange
Figure 16: Protocole de dosage des composés phénolique. (LEHOUT & LAIB,
2015).
Enfin, il faut calculer le rapport frontal (Rf) pour chaque spot par la relation suivante :
30
Chapitre III Matériels et méthodes
On recherche dans cette partie les composés antibactériens présents dans les
extraits d’Eriobotrya japonica connus pour leurs propriétés thérapeutiques.
Escherichia Coli
E. Coli est une souche bactérienne qu’on trouve dans la flore digestive de
l'homme et des animaux. Prédominante de la flore fécale humaine aéro-anaérobie.
Bacilles mobiles le plus souvent, à Gram négatif, aéro-anaérobies facultatifs. Sa
culture est facile sur milieux ordinaires, lactosés. Sur milieux solides les colonies sont
arrondies, lisses à bords réguliers, de 2 à 3 mm de diamètre après 18-24h
(Escherichia Coli (Edition 2015).pdf, s. d.).
Staphylococcus
Sont des Cocci à Gram positif de 1 μm de diamètre. Ils forment des touffes. Les
bactéries du genre Staphylococcus sont des agents pathogènes de l'homme et d'autres
mammifères. Colonise le passage nasal et les aisselles. Le traçage épidémiologique de
Staphylococcus est traditionnellement effectué par typage phagique, mais présente des
limites (Foster, 1996).
31
Chapitre III Matériels et méthodes
Voici le tableau (VII) qui résume les principales caractérisations des bactéries
utilisées.
Constantine Constantine
32
Chapitre III Matériels et méthodes
Solution mère : nous avons pris 50 mg de chaque extrait dans 1ml de l’eau distillé.
Les dilutions : nous avons pris 1ml de la solution mère de chaque extrait ajouté à 1
ml de solvant dilué ½ 5 fois.
Milieu de culture
Dans cette étape on coule le milieu Mueller Hinton chaud dans les boites de
pétries, l’épaisseur de la gélose est de 4mm.
Stérilisation du matériel
Préparation de l’inoculum
Ensemencement
33
Chapitre III Matériels et méthodes
appuyant fermement sur la paroi interne du tube, nous frottons l’écouvillon sur toute
la surface de la gélose de haut en bas en ligne étroites, le processus est répété deux à
trois fois en tournant la boite de 60° à chaque fois. L’ensemencement est complété par
un dernier passage de l’écouvillon sur toute la surface de la gélose.
34
Chapitre IV : Résultats
et discussion
Chapitre IV Résultats et discussion
Résultats et discussion
Dans notre travail, une extraction liquide-solide a été réalisée en utilisant trois
solvants à polarité croissante. Une fois les extraits secs obtenus, le calcul du taux
d’extraction pour chaque extrait a donné les résultats suivants (Tableau VIII).
Le poids ou la masse de l’extrait sec est déterminé par la différence entre le poids
du ballon plein (avant évaporation) et le poids du ballon vide (après évaporation)
selon l’équation suivant :
Dont :
R% =
35
Chapitre IV Résultats et discussion
Extrait
Poids d’extrait
sec en (g)
1.6 10.1 12
Le rendement
d’extraction en
2.16 13.64 16.21
()
A partir de ce tableau, nous notons qu’il y a des valeurs différentes pour chaque
solvant d’extraction avec un taux d’extraction élevé pour l’extrait méthanolique par
rapport aux autres extraits, ce qui permet de déduire la richesse de la plante en
composés phytochimiques de polarité élevée.
Figure 17: Représentation graphique des rendements d’extraction en () des extraits
d’Eriobotrya japonica L.
36
Chapitre IV Résultats et discussion
Cette différence dans les taux d’extraction pourrait supposer la richesse des
feuilles et des fleurs d’Eriobotrya japonica en composés phytochimique de polarité
élevée.
2. Criblage phytochimique
Test
37
Chapitre IV Résultats et discussion
colorations.
Dont :
D’après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus, nous avons noté que
l’Eriobotrya japonica lindl, est très riche en polyphénols surtout pour l’extrait
méthanolique, de même nous avons enregistré une présence importante des glycosides
cardiaque dans l’extrait méthanolique et l’extrait éthanolique.
Tandis que, les flavonoïdes sont moyennement positifs dans l’extrait éthanolique
et négatif dans lesextraits méthanolique et dichlorométhanolique.
Nous avons également constaté que les glycosides cardiaques sont négatifs dans
l’extrait dichlorométhane, positif dans l’extrait méthanol et l’extrait éthanol-eau.
Où :
De ce fait, nous disposons de deux valeurs pour l’indice de mousse pour l’extrait
éthanolique comme suit :
I=1000/4 =250
I=1000/1=1000
38
Chapitre IV Résultats et discussion
D’âpres les résultats du test de dosage, nous avons tracé la courbe d’étalonnage
comme suivant (figure 19) :
39
Chapitre VI Résultats et discussion
Avec un 0.993.
Les teneurs en phénols totaux des extraits des feuilles et des fleurs d’Eriobotrya
japonica L., exprimées en mg équivalent d’acide gallique (AG)/g d’extrait, sont
calculés selon l’équation précédente pour chaque extrait (figure20).
Y= l’absorbance.
Avec un 0.993.
Les valeurs obtenues pour la concentration des phénols totaux sont exprimées en
mg EAG/g d’extrait.
40
Chapitre VI Résultats et discussion
Ces résultats sont en accord avec les résultats obtenues par Ayouni & Adrar,
(2017) (figure 21). En effet, la figure 21 montre que l’extrait éthanolique de cette
étude a présenté une teneur en composés phénolique plus élevée que celle de l’extrait
chloroformique.
Figure 20: Représentation graphique du taux des composés phénoliques des extraits
d’Eriobotrya japonica L (Ayouni & Adrar, 2017).
41
Chapitre VI Résultats et discussion
4. . Activité antibactérienne
42
Chapitre VI Résultats et discussion
a) E. coli
Extrait Dichlorométhane
Figure 21 : le résultat de CMI d’E. Coli après 24h d'incubation à 37°C, pour l’extrait
dichlorométhane.
Extrait Méthanol
Figure22 : Le résultat de CMI d'E. Coli après 24h d'incubation à 37°C, pour l’extrait
méthanolique.
43
Chapitre VI Résultats et discussion
Extrait Éthanol-eau
Figure23 : Le résultat de CMI d’E. Coli après 24h d’incubation à 37°C pour l’extrait
l’éthanol.
b) Staphylococcus
44
Chapitre VI Résultats et discussion
D’après ces résultats des tests d’activités antibactériennes on peut conclure que :
Dans notre étude, la bactérie à Gram (+) Staphylococcus est plus sensibles aux
extraits de la plante par rapport à la bactérie Gram (–) Escherichia coli.
Nous concluons que l’extrait méthanolique est actif contre Staphylococcus aureus
et moyennement actif contre Escherichia coli (Figures 26 et 27) (Talbi, 2015).
45
Chapitre VI Résultats et discussion
46
Conclusion et perspective
Conclusion
Eriobotrya japonica Lindl est une plante très connue dans la zone méditerranéenne
et est utilisée par la population locale comme plante médicinale car elle présente un
grand intérêt pharmacologique, mais malheureusement leur usage n’est pas très connu
en Algérie.
C’est une source de métabolites secondaires, mais elle est encore sous-utilisée dans
le domaine médical en raison de ses performances thérapeutiques et de sa faible
toxicité, notre étude a été réalisée sur leurs feuilles et fleures, ce qui nous a permis
d’aboutir aux résultats suivants :
Ce travail nous a permis d’avoir un aperçu général sur l’extraction, les teneurs en
composés phénoliques, et l’activité antibactérienne des feuilles et des fleurs
d’Eriobotrya Japonica L.
47
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Références
Annexe
Matériel Analytique
Appareils
Balance de précision
Hôte
Rotavap
Spectrophotomètre
Agitateur magnétique.
Vortex.
Bec benzène.
Autoclave.
Spatule.
Erlenmeyer.
Bécher.
Ballon.
Entonnoir.
Papiers filtre wattman.
Eprouvettes.
Micropipettes.
Pumpe pipette.
Pipette pasteur.
Boites de pétris.
Anse de platine.
Produits et réactifs
Dichlorométhane
Méthanol.
Ethanol.
Annexe
Eau distillée.
Chlorure de fer.
Folinciocalteu.
Magnésium.
Milieu Miller Hilton.
Bouillon nutritif.
Fecl3.
Bicarbonate de sodium.
Acide gallique.
Résumé
Résumé
Les métabolites secondaires présents dans les plantes ont une variété de rôles
responsable d’effet thérapeutiques, Par conséquent, l'utilisation de ces molécules
végétales naturelles peut être très bénéfique pour la santé humaine. L’objectif de ce
travail été de caractériser les métabolites secondaires de la partie aérienne
d’Eriobotrya japonica L et de tester son 'activité antibactérienne.
Nous avons tout d’abord réalisé un screening phytochimique pour une évaluation
qualitative, suivie d’un dosage des phénols totaux pour pouvoir faire une appréciation
quantitative. Les résultats expérimentaux ont montré que les extraits d'Eriobotrya
japonica contiennent des quantités importantes de phénols totaux et d’autre part, le
screening phytochimique montre des fortes concentrations de tanins catéchique.
Les extraits de cette espèce ont montré une forte activité antibactérienne à l’égard
de Staphylococcus et moyenne contre Escherichia coli.
Abstract
نبذة مختصرة
لأليضات الثانوية الموجودة في النباتات مجموعة متنوعة من األدوار المسؤولة عن التأثير العالجي ،لذلك فإن
استخدام هذه الجزيئات النباتية الطبيعية يمكن أن يكون ذا فائدة كبيرة لصحة اإلنسان .كان الهدف من هذا العمل
هو توصيف المستقلبات الثانوية للجزء الجوي من Eriobotrya japonica Lواختبار نشاطها المضاد
للبكتيريا.
أجرينا أوالا فح ا
صا كيميائياا نباتياا لتقييم نوعي ،تاله تحديد إجمالي الفينوالت حتى نتمكن من إجراء تقييم كمي.
أظهرت النتائج التجريبية أن مستخلصات Eriobotrya japonicaتحتوي على كميات معنوية من إجمالي
الفينوالت ،ومن ناحية أخرى ،أظهر الفحص الكيميائي النباتي تراكيز عالية من العفص الكاثوليكي.
أظهرت المستخلصات من هذا النوع فعالية قوية مضادة للجراثيم ضد المكورات العنقودية ومعتدلة ضد
اإلشريكية القولونية.
الكلمات المفتاحية ،: Eriobotrya japonica Lالمستقلب الثانوي ،النشاط المضاد للبكتيريا ،المركبات
الفينولية ،المكورات العنقودية ،اإلشريكية القولونية..