Gestion budgétaire et contrôle de gestion
Gestion budgétaire et contrôle de gestion
Thème
Promotion : 2019/2020
Dédicace
Avant tous, je tien à remercier le bon DIEU de m’avoir appris et protéger toute au long de
ma vie.
A tous mes amis qui ont fait preuve d’une amitié sincère
travail.
Salah Anis
Dédicace
Avant tous, je tiens à remercier le bon DIEU de m’avoir appris et protégé toute au long de
ma vie.
Je tien à remercier mes chers parents qui m’ont soutenue pendant toute mon cycle d’étude.
Je tien à remercier Mr Arab Zoubir qui a fait preuve d'une grande patience et qui nous a
suivi à chaque étape de ce mémoire.
Je dédie ce modeste travail à tous mes amis, à toutes personnes qui ont participé de prés ou
de loin à la réalisation de ce travail, à mon binôme Anis et toute sa famille.
Redouane
Remerciements
Zoubir qui a fait preuve d'une grande patience et qui nous a suivi à chaque étape de ce
mémoire en prodiguant des conseils, et des orientations parfaites afin de nous permettre
d’avancer;
L’intérêt qu’ils ont porté à notre recherche en acceptant d’examiner notre travail et de
Enfin, Toute notre gratitude et respect pour tous ceux qui ont participé de prés ou de
6 Rattachement en râteaux 18
Références bibliographiques
En effet, le contrôle de gestion est « le processus mis en place au sein d’une entité
économique, notamment l’entreprise, pour assurer une mobilisation efficace et permanente
des énergies et des ressources, en vue d’atteindre l’objectif visé »2.
Dans ce cadre, la gestion budgétaire contribue à élaborer des prévisions, des budgets,
et calculer des écarts afin d’évaluer et d’analyser les résultats obtenus par rapport aux
objectifs fixés. Cet outil permet de garantir la performance et la survie de l’organisation. Pour
pouvoir comprendre le contrôle de gestion ainsi que la gestion budgétaire, il faut au moins
connaitre leurs exécutions.
Sur la base de ces simples notions, il y’a une question qui doit être abordée : la gestion
budgétaire constitue-t- elle un outil efficace pour atteindre les objectifs d’une
entreprise ?
Pour mener à bien notre travail de recherche, nous devons nous poser les questions
secondaires suivantes :
1
.[Link], Y De Rongé, « Contrôle de gestion perspectives stratégiques et managériales », Pearson France,
2012.
2
A. Khemakhem, « La dynamique du contrôle de gestion », 2éd Dunod, Paris, 1976, résumé.
1
Introduction générale
Pour atteindre notre objectif et obtenir des réponses aux questions fixées ci-dessus,
nous avons découpé notre travail en trois chapitres de la manière suivante :
Vu les conditions mises en place par l’Etat et les entreprises à cause de l’apparition de
la pandémie du covid-19, nous sommes empêchés de réaliser le cas pratique au sein de la
SARL RAMDY. Nous sommes donc, obligés d’exclure le troisième chapitre intitulé « la
gestion budgétaire au sein de la SARL RAMDY » de notre travail.
2
Chapitre I : Aspects théoriques du
contrôle de gestion
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Introduction
Le contrôle n’est pas uniquement la vérification, il doit être entendu comme étant
l’action de maîtriser et de piloter. La maîtrise ne s’exerce pas seulement à un niveau
spécifique, mais elle doit s’étendre à l’organisation. Ainsi, le contrôle de gestion a pour
mission d’assurer la conformité entre les résultats des activités et les objectifs de
l’organisation.
Pour bien comprendre la notion de contrôle de gestion, nous allons présenter, dans
cette section, l’histoire du contrôle de gestion, sa définition, organisation du système, ses
objectifs et ses missions, ainsi les différentes formes de contrôle, enfin le processus du
contrôle de gestion au sein de l’entreprise.
Le domaine du contrôle de gestion est apparu au début du XXe siècle aux états unies,
suite à l’évolution du monde technique et économique qui est née avec les analyses de Taylor
(1905) sur le contrôle de productivité, les recherches de Gantt (1915) sur les charges de
structure et les choix de General Motors (1923) et de Saint-Gobain (1935) pour des structures
par division. Le contrôle de gestion concerne alors principalement l’activité de production.
Ainsi, après l’analyse des coûts, les entreprises mettent en place des données
prévisionnelles appelées « budgets » et un suivi des réalisations pour en mesurer les écarts ;
c’est pourquoi le contrôle de gestion est souvent considéré comme synonyme, à tort, de
contrôle budgétaire.
3
Alazard C, Sépari S, « contrôle de gestion, manuel et application », 5ed Dunod, Paris, 2018, P03.
3
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Ensuite, avec le développement des produits et des services dans une conjoncture en
croissance, les gestionnaires vont chercher dans le contrôle de gestion une aide aux décisions
ainsi que des pistes pour contrôler les acteurs dans la structure.
Jusqu’au début des années 70, les grandes entreprises françaises qui ont introduit un contrôle
de gestion ont reproduit approximativement le modèle des firmes industrielles américaines :
un processus de planification, de gestion budgétaire, de contrôle budgétaire, allant du
long terme au court terme ;
dans une structure hiérarchique découpée verticalement en centres de responsabilité ;
avec un système de pilotage par le couple objectifs-moyens (c’est-à-dire des
informations sur des résultats qui permettent de réguler les actions).
Ainsi, depuis le début du siècle, le contrôle de gestion a été conçu dans le cadre d’une
gestion taylorienne fondée sur quatre caractéristiques :
stabilité dans le temps ;
information parfaite des dirigeants ;
recherche d’une minimisation des coûts ;
coût de production dominant dans le coût total.
À partir des années 70, les perturbations extérieures et intérieures aux organisations
obligent à une remise en cause assez profonde de ce modèle dans ses objectifs, ses outils, ses
utilisations.
Plusieurs définitions ont été élaborées par des différents auteurs, nous pouvons
retenir :
Celle soulignée déjà en 1965 par Anthony R.N. qui définit le contrôle de gestion
comme suit : « le contrôle de gestion est le processus par lequel les dirigeants s’assurent que
les ressources sont obtenues et utilisées avec efficacité (par rapport aux objectifs) et efficience
(par rapport aux moyens employés) pour réaliser les objectifs de l’organisation » 4.
4
Anthony R., Cité in : Le Duff R. ; Cliquet G. ; Valhen C-A., « Encyclopédie de gestion et de management »,
Dalloz, Paris, 1999. P 194.
4
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Objectifs
Pertinence Efficacité
Contrôle de
gestion
Moyens Résultats
Efficience
Source : Loning H et Al, « Le contrôle de gestion, organisation, outils et pratiques », 3 éd Dunod, Paris, 2008,
P06.
5
Cité in : Keiser A, « contrôle de gestion », Edition ESKA 2000, 2 ème édition, Paris, P13.
6
Cité in, Langlois L, Bonnier C, Bringer M, « contrôle de gestion », Editions, Foucher, Paris, 2006, P13.
5
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Centre de coûts : L’unité concernée doit réaliser une mission au moindre coût avec la
meilleure qualité possible, dans un temps imparti.
7
[Link] consulté le 30 Mars 2020.
6
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Objectifs de l’entreprise
Décision stratégique
Source : Alazard C, Sépari S, « contrôle de gestion, manuel et application », 2 ed Dunod, Paris, 2010, P24.
7
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
8
Frediric GAUTIER et Anne PEZET, « Contrôle de gestion », Ed Darieos, France, 2006, P 27.
9
Alazard C, Sépari S, « contrôle de gestion, manuel et application », 5 ed Dunod, Paris, 2018, P18.
8
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
A partir de cette notion, le contrôle organisationnel doit donc assurer, en temps réel, le
suivi et la qualité des processus décisionnels.
La planification ;
La fixation des règles et des procédures ;
L’évaluation des résultats et de la performance.
10
Bouquin H, « le contrôle de gestion », Paris, 2006, P34.
11
[Link] consulté le 22 Août
2020.
9
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Donc, le contrôle interne concerne les aspects suivants : les opérations, les
informations et la conformité, illustré par le schéma suivant :
« L’audit interne est une activité autonome d’expertise, assistant le management pour
le contrôle de l’ensemble de ses activités. L’audit doit permettre un avis sur l’efficacité des
moyens de contrôle à la disposition des dirigeants »13.
12
Alazard C, Sépari S, « contrôle de gestion manuel et applications », opcite, P07.
13
Ibidem.
10
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Phase de prévision : cette phase est dépendante de la stratégie définie par l’entreprise.
La direction prévoit les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par la stratégie
dans la limite d’un horizon temporel. Les résultats attendus par la direction constituent un
modèle de représentation des objectifs à court terme.
Phase d’exécution : cette phase déroule à l’échelon des entités de l’entreprise. Les
responsables des entités mettent en œuvre les moyens qui leur sont alloués. Ils disposent d’un
système d’information qui mesure le résultat de leur action. Ce système de mesure doit être
compris et accepté pour les responsables d’entités. Il doit uniquement mesurer les actions qui
leur été déléguées.
Phase d’évaluation : cette phase consiste à confronter les résultats obtenus par les
entités aux résultats souhaités par la direction afin d’évaluer leurs performances. Cette étape
de contrôle met en évidence des écarts et détermine les causes. Elle doit conduire les
responsables à prendre des mesures correctives. Le processus est plus réactif lorsque cette
étape de contrôle est réalisée régulièrement au niveau des entités.
Phase d’apprentissage : cette phase permet, grâce à l’analyse des écarts, de faire
progresser l’ensemble du système de prévision par apprentissage. Des facteurs de
compétitivité peuvent être découverts ainsi que l’éventuelle faiblesse. Une base de données
est constituée pour être utilisée en vue des futures prévisions.
14
Langlois L, Bonnier C, Bringer M, « contrôle de gestion », Edition Foucher, Paris, 2006, P18.
11
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
La fonction du contrôle de gestion est indispensable pour effectuer des analyses qui
contribuent à l’amélioration de la gestion, de la performance et l’assurance de la pérennité de
l’entreprise. Cette fonction est essentielle dans l’organigramme de l’entité car elle offre aux
décideurs les moyens de comprendre la réalité, de s’y adapter et de se préparer au futur.
Le contrôleur de gestion a pour divers missions, mais on peut les regrouper en quatre
grandes familles, comme dans l’étude Cegos « Fonction comptable et financière » : reporting
d’activité, budget plan et prévision, coûts et marges, études spécifiques et processus16.
15
El bachir Rouimi, « Le contrôle de gestion au service de la performance de l’entreprise », P12, disponible sur
[Link]
16
Marie-Noëlle Désiré-Luciani, Daniel Hirsch, Nathalie Kacher, Marc Polossat, « Le grand livre du contrôle de
gestion », Ed Eyrolles, Paris, 2013, P56-57.
12
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Le contrôleur de gestion produit et interprète les chiffres clés de l’activité et mène des
analyses transversales. Il calcul des écarts entre les performances prévisionnelles telles quelles
ressortent de la stratégie définie et mise en œuvre.
17
Port Leucate, « Les principes et outils essentiels du contrôle de gestion », Opta, 2012, P16.
13
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
1 : compétences indispensables ;
2 : compétences souhaitées ;
3 : compétences à acquérir.
14
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Compétence 1 2 3
Savoirs
Connaissance de la comptabilité analytique X
Connaissance des méthodes associées X
Connaissance des outils mis à disposition pour mettre en œuvre le X
contrôle de gestion X
Expertise sur la notion de coût X
Expertise dans l’élaboration des tableaux de bord et indicateurs X
Connaissance de l’organisation en question
Savoir-faire
Etre capable de gérer un projet X
Etre capable de constituer un coût X
Etre capable d’analyser un coût X
Etre capable d’animer une réunion X
Proposer des méthodes adaptées à l’environnement de X
l’organisation X
Etre capable d’élaborer des documents de synthèse X
Etre capable de conduire une formation
Savoir-être
Avoir le sens de l’écoute X
Etre pédagogique X
Avoir un esprit de synthèse X
Etre rigoureux X
Etre réactif X
Etre créatif X
Source : ARAB Zoubir, « le contrôle de gestion-méthode et outils, cas de la mise en place de la méthode ABC à
l’hopital KHALLIL Amran de Béjaia », thèse magister, université de Béjaia, 2012, P113.
15
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Cette position, appelée aussi « une position d’état major », constitue un signal fort
pour lier le contrôle de gestion et la stratégie et donner un pouvoir et une légitimité certaine.
Ce bon positionnement permet au contrôleur de gestion de bénéficier du soutien total de la
direction générale, qui lui procure une facilité dans la transmission des différents rapports
élaborés. Ce rattachement dénote son indépendance et souligne que ses préoccupations sont
également plus larges que celles du directeur administratif et financier.
Directeur général
Controle de
gestion
Source : Bouin X, Simon F-X, « Les nouveaux visages du contrôle de gestion », 3ème édition Dunod, Paris,
2009, P50.
16
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Direction
générale
Controleur
de gestion
Source : Hélène Lôning, « Contrôle de gestion : Organisation, outils et pratiques », 3ème édition Dunod, Paris,
2008, P287.
Dans cette position, le contrôleur de gestion bénéficie de même niveau que les autres
responsables et directions en dessous de la direction générale, ce qui engendre une relation
18
Edison Nsengiyumva, « l’impact du contrôle de gestion sur la rentabilité et l’efficacité des entreprises au
Rwande. Cas des entreprises publiques », P18, disponible sur [Link]
17
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Direction
générale
Controle de
Administration Finance Technique Commercial
gestion
Source : Bouin X, Simon F-X, « Les nouveaux visages du contrôle de gestion », 3ème édition Dunod, Paris,
2009, P51.
Tout n’est pas mesurable à coût raisonnable, une fois qu’un indicateur est choisi, il devient
très vite un but en soi, cela limite la confiance qu’on peut accorder au système de contrôle
de gestion ;
Les managers ne doivent pas se contenter sur ses indicateurs du contrôle de gestion, mais
doivent aussi régulièrement constater sur place ce qui se passe dans les unités de
l’entreprise et avec les clients, vu que les indicateurs ne détectent pas tous ;
Notant que l’efficacité de contrôle dépend également de la compétence des dirigeants
(direction générale, responsables, opérationnels, contrôleur de gestion) qui l’utilisent et le
fonctionnement. La mise en place du contrôle de gestion est une question de savoir faire
des membres de l’organisation.
19
Durand X et Helluy A, « Les fondamentaux du contrôle de gestion », Edition d’Organisation, Paris, 2009, P60.
18
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Avant de présenter les outils du contrôle de gestion, il est indispensable de citer les
différents niveaux de contrôle.
Il s’adresse aux cadres et responsables et évalue l’impact des décisions prises à moyen
terme pour parvenir aux objectifs ; c’est l’adéquation entre l’utilisation des ressources et la
stratégie qui est examinée.
C’est un suivi à très court terme, il permet de s’assurer au jour le jour de l’avancement
des opérations programmées et des résultats quantitatifs qui en résultent. Il s’applique, soit à
la maitrise du processus de production, soit au contrôle des coûts, ou bien au contrôle des
investissements techniques ou commerciaux. Il fournit des données pour l’interprétation des
écarts détectés par le contrôle budgétaire.
Pour réaliser ses missions sur les différents niveaux de contrôle, le contrôle de gestion
utilise sept outils essentiels :
20
Hélène Löning, Véronique Malleret, Jérôme Méric, Yvon Pesqueux, Eve Chiapello, Daniel Michel, Andreù
Solé, « Le contrôle de gestion organisation, outils et pratiques », 3ème édition, Dunod, Paris, 2008, P08.
19
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
- La comptabilité générale ;
- La comptabilité analytique ;
- Le système d’information ;
- La gestion budgétaire ;
- Le tableau de bord ;
- Le reporting ;
- L’analyse comparative.
Il faut savoir aussi que c’est la comptabilité générale qui institutionnalise la production
de l’information financière destinée aux tiers. L’établissement des états financiers par la
21
DAVASSE H et PARUITTE M, « Introduction à la comptabilité », Edition FOUCHER, Paris, 2011, P12.
20
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
comptabilité générale est obligatoire, c’est pourquoi elle est souvent ressentie comme une
contrainte et non comme un instrument de gestion utile22.
Calculer les coûts pertinents des différentes fonctions, activités ou processus assurés
par l’entreprise ;
Déterminer les bases d’évaluation de certains éléments du bilan de l’entreprise ;
Expliquer la cause des coûts, les résultats des produits ou autres objets de coût pour les
comparer aux prix de vente correspondants ;
Etudier le comportement des charges par rapport au niveau d’activité de l’entreprise ;
Etablir les prévisions de charges et de produits courants ;
Interpréter les écarts entre les éléments prévisionnels et ceux constatés ;
Une charge est une consommation de ressource par l’entreprise, qui a pour effet de
diminuer le résultat. Les charges en comptabilité analytique sont analysées selon deux
critères fondamentaux : critère de destination et critère de variabilité.
22
Didier LECLERE, « L’essentiel de la comptabilité analytique », 3ème édition d’Organisation, Paris, 2002, P02.
23
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, « Comptabilité de gestion », 13ème édition Lextenso, Paris, 2012-2013,
P15.
24
Ibidem.
21
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Les charges directes : sont des charges propres à un seul coût. Elles sont affectées
directement aux coûts d’un produit, sans calculs intermédiaires (exemple : des matières
premières consommées pour la fabrication d’un produit) ;
Les charges indirectes : concernent plusieurs coûts. Leurs traitement nécessite une
répartition préalable avant qu’elles soient imputées aux coûts d’un produit (exemple : les
loyers, la consommation d’électricité…).
Les charges variables (ou opérationnelles) : sont des charges dont leurs montants
changent, habituellement en fonction des variations du niveau d’activité, d’une période à
l’autre. Ce type de charge est principalement induit par des choix opérationnels courants
relatifs notamment aux programme et à l’organisation de la production et des ventes
(exemple : main-d’œuvre, l’énergie…) ;
Les charges fixes (ou de structure) : sont des charges dont leur montant est indépendant
des variations du niveau d’activité d’une période à l’autre. Ce type de charge est
principalement induit par les choix relatifs aux structures qui assurent la permanence de la
continuité de l’entreprise (exemple : amortissement d’une machine, contrat de maintenance
d’un ordinateur…).
Un coût est défini comme étant « ensemble (coût total) ou partie (coût partiel) des
variations de charges induites par l’élément duquel on calcul le coût. Ces variations peuvent
concerner plusieurs périodes voire plusieurs années »27. Un coût est donc une accumulation de
charges sur un produit ou un service, il est défini par les trois caractéristiques suivantes :
25
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, « Comptabilité de gestion », opcite, P41-42.
26
Yves Dupuy, Denis Travaillé, « Les bases de la comptabilité analytique de gestion », 3 ème édition Economica,
Paris, 2013, P143-144.
27
Ibidem.
22
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
- Le contenu : les charges retenues, en totalité ou en partie, pour une période déterminée ;
- Le moment de calcul : antérieurement (coûts préétablis), postérieurement (coûts constatés)
aux faits qui les ont engendrés.28
En effet, le calcul des coûts en comptabilité analytique repose sur deux système
fondamentaux, ayant chacun plusieurs méthodes différentes :
Selon le PCG 1982, le coût complet est constitué par la totalité des charges qui
peuvent lui être rapportées. Il s’agit donc d’imputer à un produit la totalité des charges ;
qu’elles soient directes ou indirectes, variables ou fixes.
Principe de la méthode
28
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, « Copmtabilité de gestion », opcite, P17.
29
Didier LECLERE, « L’essentiel de la comptabilité analytique », opcite, P18.
23
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Les centres auxiliaires : qui jouent un rôle plus fonctionnel et qui travaillent pour
d’autres centres (le service entretient par exemple).
30
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, « Comptabilité de gestion », opcite, P43-44.
24
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Mais elle dispose aussi de certaines limites qui sont résumées ainsi :
Prise en compte partielle du cycle de vie du produit ;
Unicité de choix de l’unité d’œuvre ;
Vision strictement volumique de la répartition des charges.
La méthode des coûts à base d’activité, appelée aussi méthode ABC, a été développé
par le CAMI (Consortium for Advanced Manufacturing International) en 1986, suite à un
programme de recherche sur les coûts et le management intitulé Cost Management System.
Principe de la méthode
Consomment Consomment
Source : Baron P et Al., « La mutation du contrôle de gestion », Organisation, Paris, 2000, P119
Avant d’aborder le traitement des charges, il est utile de définir notions suivantes31 :
31
Taguelmint, « Contrôle de gestion et pilotage », cours, Master 1, 2018.
25
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Tâche : le chaînon de base auquel s’attachent les flux qui traversent l’organisation et
provoquent des coûts. Elles forment les activités.
Processus : c’est un enchaînement d’activités organisées dans le temps et orientées
vers un objectif commun.
L’inducteur de coût : c’est « un facteur permettant d’expliquer la variation du coût de
l’activité ; il doit exister un lien de causalité entre l’inducteur et l’activité. L’inducteur de cout
permet d’imputer le cout de l’activité à l’objet de cout (produit, processus) »32.
L’inducteur remplace donc, l’unité d’œuvre dans la méthode traditionnelle, il est calculé par
la formule suivante :
Tâche 5
Tâche 6
Tâche 7
Tâche 8
Tâche 9
Tâche 1
Tâche 2
Tâche 3
Source : Didier Leclère, « L’essentiel de la comptabilité analytique », Ed Eyrolles, Paris, 2007, P79.
32
Béatrice et Francis Grandguillot, « Comptabilité de gestion », opcite, P109.
26
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
La méthode ABC permet d’affiner le calcul des couts grâce à une multiplication des
moyens d’imputation des coûts, et réduit le recours à l’arbitraire dans le choix des inducteurs.
Mais aussi, comme toutes les méthodes utilisées en comptabilité analytique, la méthode ABC
a une vision orientée beaucoup plus vers l’intérieur de l’entreprise et très peu vers le marché.
Principe de la méthode
Sur la base des données fournies par la méthode ABC, la méthode ABM conçoit
l’entreprise comme un réseau d’activités organisées en processus transversaux qui concourent
tous à la création de la valeur. L’utilisation de la notion de processus permet de maitriser le
fonctionnement des entreprises dans un contexte de réalignement continu tant des stratégies
que des organisations et des systèmes d’information.
L’ABM apporte une nouvelle vision du produit ; l’analyse stratégique retient des
couples « produit-marché » qui deviennent des supports de marges. Il s’agit donc d’analyser,
33
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion manuel et applications », 2ed Dunod, Paris, 2010, P588.
27
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
pour le segment concerné, les facteurs clés de succès (FCS) de façon à pouvoir prendre des
décisions qui améliorent ces FCS dans la mis en œuvre de la gestion au jour le jour34.
Un coût préétabli est un « coût évalué à priori, soit pour faciliter certains traitements
analytique, soit pour permettre le contrôle de gestion par l’analyse des écarts »35.
Les coûts préétablis sont calculés antérieurement aux faix qui les engendrent et serviront,
selon le choix de l’entreprise, de simples prévisions, d’objectifs à atteindre ou de normes à
respecter.
L’étude est limitée aux coûts préétablis relatifs aux charges directes proportionnelles
au niveau de production, c’est-à-dire les matières premières et la main-d’œuvre. Ils se
déterminent de la manière suivante :
Concernant les charges indirectes, qui sont généralement analysées dans des centres
d’analyse, les coûts préétablis se déterminent ainsi :
34
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion manuel et applications », opcite, P590.
35
Béatrice et Francis Grandguillot, « Comptabilité de gestion », opcite, P179.
28
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Ce système est limité à certains éléments de charges, autrement dit, il s’agit d’imputer
une partie des charges aux produits. A ce sujet, nous présenteront quelques méthodes des
coûts partiels.
Principe de la méthode
La méthode des coûts variable retient uniquement les charges variables, qui varient
avec le volume d’activité, qu’elles soient directes ou indirectes. Ces dernières sont réparties
entre les produits afin de calculer le coût variable de chaque produit.
Les charges fixes ne sont pas réparties par produit, elles sont considérées
inchangeables à court et moyen terme et elles sont traitées globalement pour la détermination
du résultat.
La démarche de la méthode
La comparaison entre le chiffre d’affaire d’un produit ou d’une activité et son coût
variable permet de calculer la marge sur coût variable (MCV) par produit ou par activité, sur
la base de laquelle est calculé le résultat. La MCV par la formule suivante36 :
Marge sur coût variable (MCV) = Chiffre d’affaires (CA) – Charges variables (CV)
Seuil de rentabilité = Charges fixes (CF) / Taux de marge sur coût variable (TMCV)
36
Béatrice et Francis Grandguillot, « Comptabilité de gestion », opcite, P135.
37
Béatrice et Francis Grandguillot, « Comptabilité de gestion », opcite, P141.
29
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Intérêts de la méthode
Principe de la méthode
La méthode « direct costing » évolué, appelée aussi méthode des coûts spécifiques,
consiste à affecter à chaque produit l’ensembles des charges directes (variables et fixes) de
façon à pouvoir déterminer de la façon la plus précise, sa contribution au résultat et à la
couverture des charges fixes commune. Cette méthode permet, après le calcul de la MCV
(marge identique à celle dégagée dans la méthode des coûts variables), de dégager la marge
sur coût spécifique (MCS) par produit de la manière suivante :
Marge sur coût spécifique = Marge sur coût variable – Charges fixes spécifiques
Objectif de la méthode
Principe de la méthode
Les coûts de production unitaire subissent des variations des niveaux de production.
L’origine des variations de ces coûts se trouve au niveau des charges fixes. Pour éviter ces
variations, il est donc nécessaire d’imputer aux coûts de production, un montant de charges
fixes adapté au niveau de production ou au niveau d’activité de la période. L’évaluation des
30
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
charges fixes est effectuée pour un niveau d’activité normale. L’activité normale est
déterminée par les capacités des facteurs de production dont dispose l’entreprise.
Dans cette méthode, les charges fixes sont imputées aux coûts en fonction du
coefficient d’imputation rationnel (CIR) appelé aussi Taux d’activité, exprimé par la formule
suivante :
Activité réelle
CIR =
Activité normale
Les charges fixes imputées aux coûts sont calculées par la formule suivante :
Intérêts de la méthode
38
Béatrice et Francis Grandguillot, « Comptabilité de gestion », opcite, P124.
31
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
à cette même production majorée ou minorée d’une unité »39. Il est possible de dire
également que le coût marginal soit la variation du coût total due à une augmentation ou à
une diminution de la production ou du niveau d’activité. Ce coût est calculé comme suit :
Intérêts de la méthode
39
Béatrice et Francis Grandguillot, « Comptabilité de gestion », opcite, P170.
40
F Gautier et Anna Pezet, « Contrôle de gestion, gestion appliquée », Ed Pearson, Paris, 2006, P188.
41
[Link] consulté le 21 Août 2020.
32
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
La gestion budgétaire est un outil essentiel de contrôle de gestion qui conduit aux
changements et l’amélioration des performances de l’entreprise.
33
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
aspects de l’activité de l’organisation qui comprend une période de budgétisation puis une
période de contrôle budgétaire »42.
[Link].1. La prévision
La simulation consiste à faire des hypothèses de travail pour valider la stratégie en chiffrant.
42
Lochard J, « la gestion budgétaire outil de pilotage des managers », Organisation, Paris, 1998, P18
43
Doriath Brigitte, « Contrôle de gestion en 20 fiches », 5ème édition Dunod, Paris, 2008, P01.
44
Jean Meyer, « Gestion budgétaire », 8ème édition Dunod, Paris, 1979, P22.
34
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
[Link].2. La budgétisation
En ce sens, le contrôle budgétaire est une fonction partielle du contrôle de gestion dont
dépend la qualité de ses interventions.
45
Doriath B, Goujet C, « Gestion prévisionnelle et mesure de la performance », Ed Dunod, Paris, 2007, P100.
46
Gervais M, « Contrôle de gestion et planification de l’entreprise », Ed Economica, 1990.P123.
47
Doriath Brigitte, « Contrôle de gestion en 20 fiches », opcite, P03.
48
Ibidem.
35
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
La construction budgétaire se fonde, en grande partie, sur les modèles passés. Elle
risque de pérenniser des postes budgétaires non efficients. C’est en particulier vrai
pour l’ensemble des budgets fonctionnels.
La désignation des responsabilités, les contrôles peuvent être mal vécus. Une
formation faisant ressortir l’intérêt de la gestion budgétaire doit motiver le personnel.
Le budget risque, dans le cadre d’une décentralisation non sincère, de se transformer
en un ensemble de règles rigides qui s’imposent aux « responsables ».
À l’inverse, la liberté donnée aux responsables peut induire des « féodalités », lieux de
pouvoirs, au détriment de la stratégie de l’entreprise et de son intérêt global.
Les évolutions de l’environnement peuvent rendre la construction budgétaire obsolète.
Le tableau de bord est un outil du contrôle de gestion qui a pour vocation d’aider au
pilotage de l’entreprise.
Plusieurs auteurs ont élaborés des définitions du tableau de bord, nous citons :
49
M. Leroy, « Le tableau de bord au service de l’entreprise », Edition d’Organisation, 2001, P14.
50
Fernandez A, « L’essentiel du tableau de bord », Edition d’Organisation, Paris, 2005, P178.
51
Fernandez A, « L’essentiel du tableau de bord », 4ème édition, Eyrolles, Paris, 2013, P08.
36
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Maitriser le risque : Toute décision est une prise de risque. Avec un tableau de bord
bien conçu, chaque responsable en situation de décider dispose d’une vision stable et
structurés de son environnement, selon l’éclairage des axes de développement choisis. Le
tableau de bord offre une meilleure appréciation du risque de la décision.
52
Châari Z, Leclère D, « L’impact de l’utilisation du tableau de bord de gestion sur la satisfaction des
dirigeants », P12, en lingne [Link] fr/halshs00522446/document.
37
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Le TBP, appelé aussi tableau de bord équilibré (BSC), est un système de mesure de la
performance équilibré, entre indicateurs financiers et non financiers, entre court terme et long
terme et entre indicateurs intermédiaires et mesures des résultats. Ainsi le BSC mesure la
performance de l’entreprise selon quatre axes équilibrés et inter-reliés : les résultats
financiers, la performance vis-à-vis des clients, les processus internes et l’apprentissage
organisationnel (la capacité qu’a l’organisation de s’améliorer et de croitre à long terme). Par
conséquent, il permet aux entreprises de suivre leurs résultats financiers, mais aussi,
simultanément, les progrès réalisés dans le développement des compétences nécessaires à leur
croissance future53.
Les ratios : Les ratios sont des rapports de grandeurs significatives du fonctionnement
de l’entreprise. En effet, un ratio seul n’a pas de signification ; c’est son évolution dans le
temps et dans l’espace qui est significative.
Les clignotants : ce sont des seuils limites définis par l’entreprise et considérés
comme variables d’action. Ils alertent sur des situations d’urgence selon plusieurs aspects
(pictogramme, coloration à l’écran,…etc). Leur dépassement oblige le responsable à agir et à
mettre en œuvre des actions correctives.
53
Kaplan R, Norton D, Spérry M, « Le tableau de bord prospectif », Edition d’Organisation, Paris, 2003, P01.
54
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion manuel et applications », opcite, P558-559.
38
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Les commentaires : le commentaire doit apporter une valeur ajoutée par rapport aux
chiffres et aux graphiques qui figurent déjà sur le tableau de bord. Il pourra porter sur les faits
marquants du mois, explication des écarts constatés, l’activité du mois,…etc.
L’objectif du tableau de bord reste trop souvent celui du contrôle sans aide aux
changements et aux améliorations ;
Les indicateurs utilisés sont parfois déconnectés de la stratégie globale et ne
permettent pas d’orienter l’action au bon moment ;
Les tableaux de bord sont souvent conçus de manière interne, en fonction du style de
gestion de l’entreprise sans souci de comparaison avec des organisations concurrentes
meilleures (benchmarking).
3.2.6. Le reporting
Selon N. Guedj, le reporting est défini comme étant « un ensemble de documents qui
ont pour objectifs d’informer la hiérarchie de la situation et des résultats des centres de
responsabilité »56.
Donc, le reporting est un outil qui permet la remontée des informations des différents
centres de responsabilités ou de filiales (au niveau opérationnel) vers la direction générale ou
55
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion manuel et applications », opcite, P565.
56
Guedj N, « Le contrôle de gestion pour améliorer la performance de l’entreprise », Organisation, Partis, 2001,
P319.
57
Doriath Brigitte, « Contrôle de gestion en 20 fiches », opcite, P143.
39
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
maison-mère (au niveau stratégique). Il se présente sous la forme de rapport ou compte rendu
d’activités, de tableaux de suivis budgétaires, de tableaux de résultats.
Le reporting contribue à :
A partir de ces définitions, nous retenons que l’analyse comparative consiste à évaluer
et comparer les méthodes, les produits et les services par rapport à ceux des concurrents pour
mettre en œuvre les meilleures pratiques. C’est un outil d’amélioration continue de la
performance.
58
Robert C. CAMP, « Le benchmarking : pour atteindre l’excellence et dépasser vos concurrents », Ed
Organisation, 1992, P28.
59
Claude Demeure, « Marketing », Ed Sirey, 2005, P87.
40
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Le benchmarking permet de :
60
Gibert P, « Contrôle de gestion », Ed Vuibert, 2003, P275.
41
Chapitre I : Aspects théoriques du contrôle de gestion
Conclusion
Ainsi, le contrôle de gestion est un processus qui repose sur la prévision des moyens
nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par l’entreprise, la mise en œuvre des moyens
alloués aux responsables, l’évaluation et la confrontation des résultat obtenus aux résultats
souhaités, et l’analyse des résultats et la prise des actions correctives. La réussite de la mise en
place de ce processus nécessite l’appui sur sept outils fondamentaux, parmi eux la gestion
budgétaire.
Il est indispensable que le contrôleur de gestion mesure les résultats obtenus par
l’analyse des écarts dégagés entre ses prévisions et les réalisations afin de prendre des
décisions importantes qui vont conduire à l’amélioration des performances de l’organisation.
42
Chapitre II : La gestion budgétaire
Chapitre II : La gestion budgétaire
Introduction
La gestion budgétaire est un outil nécessaire pour l’entreprise, qui lui permet
d’atteindre ses objectifs et d’améliorer sa performance.
Parmi les différentes définitions de la gestion budgétaire, selon les différents auteurs et
économistes, nous citons :
Selon A. Hamini, la gestion budgétaire est « un mode de gestion qui englobe tous les
aspects de l'activité de l'entreprise dans un ensemble cohérent de prévisions chiffrées (les
budgets) »61.
61
A. Hamini, « gestion budgétaire et comptabilité prévisionnelle », édition BERTI, Alger, Algérie, 2001, P05.
43
Chapitre II : La gestion budgétaire
Selon Jack Forget, la gestion budgétaire est définie comme « l'ensemble des
techniques mises en œuvre pour établir des prévisions applicable à la gestion d'une entreprise
et pour comparer aux résultats effectivement constatés »62.
Selon Adel Mohamed El-Amine, la gestion budgétaire est « une technique de gestion
qui consiste à partir d'une prévision objective des conditions internes et externes
d'exploitation, de fixer à l'entreprise pour une période définie un objectif, ainsi que les moyens
nécessaires pour l'atteindre »63.
62
Jack Forget, « gestion budgétaire, prévoir et contrôler les activités de l'entreprise », Edition d'Organisation,
Paris, France, 2005, P 09.
63
Adel Mohamed El-Amine, « cours de la gestion budgétaire », office de la formation professionnelle et de la
promotion du travail, Royaume du Maroc, Janvier 2005, P09.
64
Josette B,Jean-Jack B,Jack Tuszynski, «gestion budgétaire et analyse de la performance », Ed Fontain Picard,
Paris,2014.P.47
65
Béatrice, Grandguillot F, « L’essentiel du contrôle de gestion », Ed Lextenso, Paris, 2009, P58
66
Jean-Pierre GRANDE, Cours : « Processus d’élaboration des budgets », ESCP EUROPE, Contrôle de gestion,
2014, P 13.
44
Chapitre II : La gestion budgétaire
L’élaboration du budget n’est pas une fin en soi ; elle vise essentiellement à mettre en
place un mode de gestion permettant d’assurer à la fois la cohérence, la décentralisation et le
contrôle des différents sous-systèmes de l’entreprise67.
La mise en place d’un système de gestion budgétaire au sein d’une entreprise nécessite
des conditions préalables qui sont68 :
67
Saad T, Burland A, Simon C, « Comptabilité analytique et contrôle de gestion », Vuibert, Paris, 2008, P128.
68
TD de gstion budgetaire.M1.M2, Marketing, christian Raulet, comptabilité analytique et contrôle de gestion.
45
Chapitre II : La gestion budgétaire
Etant donné que la gestion prévisionnelle est basée sur l’analyse des écarts,
l’entreprise doit être organisée de telle sorte qu’elle permet de mettre un objectif déterminé à
la charge, exclusivement, d’une personne ou d’un groupe de personnes. Cet impératif n’est
satisfait que si soit tout chevauchement de responsabilité soit exclu. Pour ce, il y’a lieu de
définir de façon très précise les fonctions de l’entreprise.
L’objectif de cette décentralisation est de permettre une précision dans les prévisions.
En effet, la prévision doit être détaillée, ceci implique que tous les services et sous-services
soient concernés pour une part par les budgets. Cette précision dans le détail n’est concevable
que si la direction de l’entreprise délègue ses prérogatives, que s’il y’a à la tête de chaque
service, une personne responsable de l’établissement de sa part du budget et de sa réalisation.
La gestion budgétaire utilise des moyens pour atteindre les objectifs fixés qui doivent
respecter les conditions suivantes :
Partant du fait que les budgets sont tributaires des informations fournies par la
comptabilité, l’organisation comptable de l’entreprise doit correspondre à l’organisation
budgétaire. Par exemple, dans une entreprise, les sections dans lesquelles sont regroupés les
frais indirects peuvent ne pas correspondre à la notion de section budgétaire (centre de
responsabilité)
Dans ce cas, pour satisfaire les besoins budgétaires, nous serons amenés soit à
remanier la structure comptable existante, soit à lui superposer une nouvelle structure
comptable par responsabilité coïncidant avec le découpage budgétaire.
Dans les entreprises industrielles, le budget est généralement annuel, alors que dans les
entreprises commerciales, il est souvent trimestriel. Pour délimiter cette période, il faut tenir
compte de plusieurs facteurs :
46
Chapitre II : La gestion budgétaire
Dans la plus part des cas, la période retenue est l’exercice comptable, étant entendu
que cette période doit être subdivisée en sous-périodes d’égales durées (mois).
Du fait que toutes les prévisions de l’entreprise seront basées sur les informations
qu’elle aura recueillies, ces dernières doivent remplir certaines conditions. Elles doivent être
objectives, précises, vérifiables, fiables et récentes.
Une gestion budgétaire efficace exige la participation active de tous les acteurs de
l’entreprise. L’expérience montre qu’une participation n’est véritablement effective que dans
la mesure où elle n’est pas imposée autoritairement ; elle doit se baser sur une adhésion
volontaire, une conviction personnelle, et non sur un système de contraintes et de sanctions
négatives.
La gestion budgétaire passe en général par 03 étapes essentielles qui sont la prévision,
la budgétisation et le contrôle budgétaire.
2.1. La prévision
La prévision se base sur des données historiques pour fournir un plan global du budget
dans le futur. Il est important de ne négliger aucun facteur dans le calcul du budget futur. Par
exemple le prix et la quantité d'article à vendre, coût des matières premières.
Pour chaque centre de responsabilité, nous devons établir ses prévisions quantitatives
à court terme. « Pour élaborer tous les budgets et leur articulation, il est nécessaire, en amont,
47
Chapitre II : La gestion budgétaire
d’établir des prévisions d’activité, de vente, de production et de synthétiser tous les éléments
de coûts grâce à des techniques et des modèles qui représentent les choix de gestion de
l’entreprise »69.
« La prévision des ventes est l’estimation de l’évolution des ventes pour l’année
(N+1), (N+2), etc. Elle se situe sur la courbe portant des ventes passées et actuelles. La
prévision des ventes se fait à court et moyen terme, elle peut être plus précise que l’estimation
du marché potentiel qui se fait à un horizon plus éloigné. Elle est indispensable à l’élaboration
des plans marketing qui se font généralement sur une base annuelle ou trimestrielle. Les
prévisions des ventes sont liées à des décisions opérationnelles de l’entreprise »70.
A partir de cette définition, nous pouvons constater que la prévision des ventes est
l’activité où l’entreprise cherche à calculer ou prédire un évènement futur, sur la base d’une
analyse rationnelle des données disponibles, de l’expérience passée et de tout autre évènement
pertinent. La prévision recouvre également un ensemble de méthodes statistiques très diverses
qui ont pour objectif de chercher à réduire l’incertitude liée à la non connaissance du futur.
« Il s’agit de rechercher les paramètres de la fonction Yi = f(x) qui rendent la plus fiable
possible la somme des carrées des distances entre la valeur observée yi de la variable et sa
valeur ajustée y’i »71. Il existe deux formes de tendance :
La tendance linéaire : y = ax + b ;
La tendance exponentielle : y = [Link]
69
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion manuel et applications », opcit, P 257.
70
Lendrevie J et Levy J : Meractor 10ème édition, Dunod, Paris, 2012, P43.
71
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion manuel et applications » , opcit, ,P 259.
48
Chapitre II : La gestion budgétaire
49
Chapitre II : La gestion budgétaire
Equation de la droite : Y = aX + b
Y
a = coefficient directeur (pente de la
● droite)
●●● Formules d’ajustement linéaire :
n
Tendance linéaire
Les ventes ●● ●
i=1
augmentent d’un A =
n
nombre sensiblement X
égal par période i=1
y = ventes
b=
x = périodes de temps
L’équation trouvée servira à prévoir
les ventes pour les périodes futures à
condition que la tendance linéaire se
poursuive
Y Equation de la courbe :y = b.
● a = coefficient multiplicateur
Forme logarithmique de l’équation :
●● Log y = x log a + log b
On peut écrire : Y= log y ; A = log a ;
●●
B =log b
Tendance ●
Donc : Y = A x + B
exponentielle ● ●●●
Les ventes X Formules d’ajustement linéaire :
n
augmentent selon un ●● ●
taux sensiblement y = ventes
constant x = périodes de temps i=1
●● A =
n
i=1
B=Y-A
L’équation trouvée servira à prévoir les
ventes pour les périodes futures à
condition que la tendance exponentielle
se poursuive
Source : Béatrice ; Grandguillot F., « L’essentiel du contrôle de gestion », Lextenso, Paris, 2009, P. 46.
50
Chapitre II : La gestion budgétaire
Le coefficient de corrélation
i=1
r=
Les moyennes mobiles « sont une méthode empirique d’ajustement qui permet de
montrer la tendance lorsqu’un ajustement linaire ne convient pas »73.
L’ajustement est effectué à partir de la série des moyennes mobiles d’après la méthode
des moindres carrés. Leur calcul revient à remplacer plusieurs données consécutives d’un
groupe par leur moyenne sur un nombre de périodes qui correspond généralement à un an, en
glissant d’une période à chaque étape de calcul. Ensuite les moyennes mobiles dites centrées
correspondent au milieu de la période considérée.
72
Langlois G, Bringer M, Bonnier C, «contrôle de gestion manuel et applications DCG11», Foucher, Paris,
2011, P323.
73
Ibid, P196.
74
Béatrice, Grandguillot F, «L’essentiel du contrôle de gestion», Lextenso, Paris, 2009, P. 47
51
Chapitre II : La gestion budgétaire
4 1 = (y₁ + y2 + y3 + y4)/P
P=4
MMC1 = m1+m2/2
Trimestrielles
2 = (y2 + y3 + y4 + y5)/P
MMC2=m2+m3/2
3 = (y3 + y4 + y5 + y6)/P
…………………………………….
12 1 = (y₁ + y2 + y3 +…+ y12)/P
P = 12
MMC1 =m1+m2/2
MMC2=m2+m3/2
3 = (y3 + y4 + y5 +… y14)/P
…………………………………….
Source : Béatrice, Grandguillot F, « L’essentiel du contrôle de gestion », Lextenso, Paris, 2009, P. 47.
C. Le lissage exponentiel
La technique du lissage exponentiel est utilisée dans le cas d’une série chronologique
affectée d’une tendance aléatoire. Le lissage regroupe l’ensemble des techniques empiriques
qui ont pour caractéristiques communes d’accorder un poids plus important aux valeurs
75
Gervais M, « contrôle de gestion »,Economica, 1997, Paris,P46
52
Chapitre II : La gestion budgétaire
Yt : prévision de la période t ;
yt-1 : observation de la période précédente ;
Avec :
Yt-1 : prévision de la période précédente ;
a : Coefficient de pondération compris entre 0 et 1.
Lorsque α est proche de 1, les observations les plus récentes ont un poids
prépondérant sur les termes anciens, la mémoire du phénomène est faible et le lissage est très
réactif aux dernières observations.
La série étant supposée stationnaire (sans tendance ni saisonnalité) sur le modèle, elle s’écrit :
Yt = m + Ɛt t = 1,……,T
Avec : n : la moyenne
Le choix du paramètre du lissage est arbitraire, entre [0.1], c’est celui qui minimise la
somme des carrés des erreurs de prévision.
Min = ∑ = ∑( - )²
76
Bourbonnais R, Terraza M, « Analyse des séries temporelles », Dunod, Paris, 2008, P. 51.
53
Chapitre II : La gestion budgétaire
Le programme de production est définit comme étant « les qualités à produire qui
doivent être harmonisées avec le programme des ventes. Les qualités produites sont cependant
limitées par la capacité de production. Par ailleurs, les ventes sont sujettes à des variations
saisonnières, alors que la production exige plus de régularité. Il y’a donc nécessité d’une
harmonisation dans le temps »77 .
Pour établir se programme de production, nous devons répondre aux questions suivant :
Combien faut-il produire pour répondre à la demande en tenant compte des contraintes
techniques de fabrication ? les méthodes de programmation linéaire permettent de
résoudre ce problème.
Combien faut-il commander et stocker de matières premières pour satisfaire la
demande prévue ? la réponse est apportée par le calcul des besoins en composant
Comment et combien faut-il charger les ateliers, les machines, les capacités humaines
pour que la production corresponde aux besoins ? les méthodes de chargement gèrent
77
Langlois G, « contrôle de gestion manuel et applications DCG11 », opcit, P 346.
78
Beatrice F, « L’essentiel du contrôle de gestion », opcit, P 55.
54
Chapitre II : La gestion budgétaire
La programmation linéaire ;
Le calcul des besoins en composant ;
La méthode des goulots d’étranglement.
A. La programmation linéaire
Cette technique a pour objectif d’assurer le plein emploi des capacités productives en
fonction des objectifs de ventes et de choisir une combinaison productive de produits qui
maximise la rentabilité79.
79
[Link] consulté le 15-4-2020.
80
BAUMOUL, W.J, « Economic theory and operations analysis», 4ème édition, Harper & Brothers, New York
81
Beatrice, Grandguillot F, « L’essentiel du contrôle de gestion », opcite, P56.
82
Beatrice, Grandguillot F, « L’essentiel du contrôle de gestion », opcite, P59.
55
Chapitre II : La gestion budgétaire
Le calcul des besoins précise pour chaque élément, les besoins en quantité de tous les
articles achetés ou réalisés par l’entreprise ainsi que les dates de fabrication ou
d’approvisionnement.
Le calcul des charges analyse les postes de travail en capacité et gère les flux entrants
et sortants dans chaque atelier. Il permet aux gestionnaires de repérer les goulots
d’étranglement.
83
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion, manuel et applications », opcite, P269-270.
56
Chapitre II : La gestion budgétaire
Les contrôles d’exécution, ordonnancent la charge de travail entre les postes une fois
les problèmes de sous ou sur capacité réglé. Il planifie les priorités des ordres de fabrication.
La notion du goulot d’étranglement est liée au goulot des changements des ateliers et à
un manque de capacité pour satisfaire les besoins de fabrication.
L’établissement de programme de production selon cette méthode comprit les étapes
suivantes :
La détermination du capital disponible ;
La détermination du goulot d’étranglement (c’est-à-dire la ressource rare dont la
capacité insuffisante limite la production) ;
La détermination du programme qui utilise de la façon la plus rentable de la ressource
rare.
84
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion, manuel et application », opcite, P277.
57
Chapitre II : La gestion budgétaire
C. Le modèle de Wilson85
- Le coût de gestion ;
- Le coût de possession.
Les consommations sont connues de façon certaine, ainsi que le délai de livraison des
fournisseurs (le risque des ruptures des stocks n’est pas envisagé) ;
85
Taguelmint, « Contrôle de gestion et pilotage », cours, Master 1, 2018.
58
Chapitre II : La gestion budgétaire
Les coûts de possession des stocks sont proportionnels aux quantités stockées et aux
durées de stockage ;
Le coût de gestion d’une commande est fixé peu importe la taille de la commande.
Soit :
C : la consommation totale des quantités sur une période ;
F : coût d’obtention d’une commande ;
T : taux de possession du stock / an ;
P : coût d’un article stocké ;
Q : taille d’une commande ;
N : nombre de commande ;
K : coût ou la gestion de stock est minimum.
Donc :
N=
K=
2.2. La budgétisation
Selon LEO SHADONNET, faire un budget c’est « d’établir une prévision de fait
probable qui va intervenir au cours d’une période déterminée. C’est aussi un état prévisionnel
destiné à constater d’une part, une origine des ressources, d’autre part un emploi de ces
ressources »87.
86
LE CLERG, D, « gestion budgétaire », éd, Eyrolles, Paris, 1984, P86.
87
KABONGO KANDA, Cours de gestion budgétaire inédit ISC, 2006 – 2007.
59
Chapitre II : La gestion budgétaire
Aussi, le plan comptable définit le budget comme suit, « un budget d’exploitation est
la prévision chiffrée de tous les éléments correspondant à une hypothèse d’exploitation
donnée pour une période déterminée »88
L’élaboration d’un budget doit respecter les six (06) principes si dessus91 :
88
Josette.b, Jean .J,Jack.T, « Gestion budgetaire et analyse de la performance », Edition 2014/2015, fontaine
picard, P 47.
89
George Langlois, « contrôle de gestion et gestion budgétaire », 2ème édition Dunod, Paris, 2009, P02.
90
Guy DUMAS, Daniel LARUE, « Contrôle de gestion », édition Lexis Nexis SA, France, 2005, P310.
91
Michel GERVAIS, « Contrôle de gestion », 7ème édition Economica, Paris, 2000, P275.
60
Chapitre II : La gestion budgétaire
La politique et la stratégie adoptée par l’entreprise ne doit pas être mise en cause lors
d’élaboration du budget, la budgétisation consiste à :
Dans ce principe, toutes les activités de l’entreprises doivent être budgétisées (c’est-à-
dire, le budget doit couvrir toutes les activités de l’entreprise) ce qui implique :
Cela signifie que l’identification claire des responsabilités ne doit nuire l’esprit
d’équipe et aux solidarités interdépartementales nécessaires. Ainsi, chaque chef de service
doit chercher à atteindre ses objectifs en souciant en même temps de l’effet de son action sur
les autres départements.
61
Chapitre II : La gestion budgétaire
Un budget est un système d’information et de synthèse fait pour agir et donc il doit
être actualisé et met à jour pour assurer son bon fonctionnement.
Le budget des ventes induit les autres budgets opérationnels. Ce budget permet de
déterminer le Chiffre d’Affaires qui dépend du prix, de la concurrence, du carnet de
commande, de l’étude de marché, des ventes passée.
Le budget des ventes est souvent accompagné d’un budget des charges de
commercialisation (les coûts de distribution)92. Les charges générées par la vente des produits
peuvent être fixes ou variables, en fonction du niveau des ventes dont il faut aussi prévoir le
montant.
92
Doriath B et Goujet C, « Gestion prévisionnelle et mesure de la performance », opcit, P108.
62
Chapitre II : La gestion budgétaire
entreprises, les investissements les plus importants sont décidés dans la phase de planification
stratégique93.
C’est un budget essentiel du cycle budgétaire dans une entreprise industrielle. Son
établissement revient à optimiser les capacités de production. Il nécessite des connaissances
d’ordonnancement, de lancement et de programmation.
Ce budget est très essentiel dans les entreprises employant beaucoup de main d’œuvre
de production. Ce budget du personnel productif doit tenir compte des facteurs de
productivité, ainsi que du temps d’adaptation nécessaire en cas de renouvellement du produit.
De même il doit intégrer l’absentéisme, les critères d’outillage défectueux, etc.… Le budget
de personnel peut être subdivisé en fonction des catégories d’emploi.
63
Chapitre II : La gestion budgétaire
64
Chapitre II : La gestion budgétaire
Budget des
investissements
Budget de
trésorerie
Compte de résultat
prévisionnel Bilan prévisionnel
Source : Claude ALAZARD, Sabrine SEPARI, « Contrôle de gestion : manuel et applications », édition Dunod, 2 ème édition, Paris 2010, P227.
65
Chapitre II : La gestion budgétaire
En bref, la budgétisation est souvent annuelle et relève d’un processus itératif assurant
la cohérence des objectifs et des moyens mis en œuvre par les différents centres de
responsabilités.
95
Hélène LÖNING et al, « Le contrôle de gestion, organisations, outils et pratiques, opcite, P95.
96
Mintzberg, H, « The Rise and Fall of Strategic Planning », New York, NY: The Free Press, 1994, P12.
66
Chapitre II : La gestion budgétaire
choix
stratégique
plan d'action programme budget
Source : Gervais M, Contrôle de gestion, 5ème édition, Economica, Paris, 2000, P300.
Le plan stratégique : qui sert à définir et chiffrer les objectifs généraux en fonction
de plusieurs hypothèses, qui vont engager l’avenir de l’entreprise pendant plusieurs années.
Elaborer les budgets et les programmes : qui sont en réalité des objectifs à atteindre
et les moyens utilisés dans les plans opérationnels à court et moyen terme. Plusieurs budgets
sont suivis comme le budget fonctionnel qui fournit une vue sur l’ensemble des opérations de
l’entreprise tel que les opérations commerciales et administratives, le budget des capitaux qui
concerne le tableau de financement prévisionnel et le budget de trésorerie et les budgets des
centres de responsabilité comme le budget d’un site de production, budget confié à un chef de
produit, et le budget d’information.
Le contrôle et mesure corrective dans l’analyse des écarts : qui permet de mettre en
place des mesures correctives, d’acquérir et développer les outils de mesures et de contrôle de
l’activité.
97
BOUDJETTOU Amina, FERDJ Ibtissem, « Les procédures d’élaboration des budgets, cas pratique entreprise
portuaire de Béjaia », mémoire master, université de Béjaia, 2012., P09.
67
Chapitre II : La gestion budgétaire
Elle donne une vision globale sur l’entreprise. Elle oblige cette dernière à s’interroger
sur ses interactions avec son environnement, aussi, elle conduit à clarifier les grands objectifs
en les formulant clairement avec l’identification des choix justifiants les options retenues et
facilite leur correction hors de leur réalisation.
Si l’entreprise dispose d’un plan à moyen terme, les arbitrages ont déjà été effectués et
les décisions prises : il suffit de reprendre les buts qui ont été approuvés pour la première
année du plan. Si ce n’est pas le cas, la direction générale doit d’abord réfléchir aux
orientations qui seront les siennes pour la période. Mais avant de prononcer, elle peut aussi
attendre de voir ce que donnent les premières esquisses budgétaires.
98
Hax A. C. & Majluf, N. S, « The Strategy Concept and Process », A Pragmatic Approach. Upper Saddle
River, NJ: Prentice Hall, 1996, P36.
99
Gervais M, « contrôle de gestion », opcit, P. 281.
68
Chapitre II : La gestion budgétaire
Cette étude de conjoncture est suivie d’un certain nombre d’autres analyses :
Etudes de marché approfondies (estimation des ventes, prévision des ventes des
autres produits en fonction de la politique commerciale) ;
A partir des données des études préparatoires et l’hypothèse de prix (prix de vente,
prix d’achat, salaires horaires…) le service concerné va estimer, par des grandes masses, les
résultats possibles pour l’année à budgéter. Il s’agit en effet de savoir si les objectifs
envisagés sont susceptibles d’être atteints.
Le processus est ensuite répété jusqu’aux niveaux les plus bas de la hiérarchie et, à
l’issu de ce mouvement descendant, tous les responsables dotés d’un objectif spécifique et
quantifié et d’hypothèses à retenir pour construire leur budget.
69
Chapitre II : La gestion budgétaire
Sur cette base, chaque dirigeant définit un plan d’action permettant d’atteindre
l’objectif fixé et traduit les conséquences financières de ce plan dans un budget.
La redentée progressive des documents et des informations qui en résultent peut alors
être envisagée. A chaque niveau, le supérieur hiérarchique évalue les propositions des budgets
de chacun de ses subordonnés.
Une discussion s’instaure entre eux et au terme de celle-ci : soit le supérieur convie le
responsable à travailler certaines hypothèses du plan d’action, soit il approuve le budget
proposé, sous réserve de son acceptation par la direction générale.
La période de négociation nécessite deux à trois mois, elle est animée par le service du
contrôle de gestion qui joue un rôle d’animer, de conseiller, de proposer éventuellement sa
médiation, mais jamais d’imposer un budget.
70
Chapitre II : La gestion budgétaire
Recherche documentaire
(Études de marché, statistiques)
Source : Brigitte doriath , « Contrôle de gestion : manuel et applications », édition Dunod, 5ème édition, Paris
2008, P2.
2.3. Le contrôle
Nous utilisons le contrôle du budget pour déterminer dans quelle mesure une
organisation atteint ses objectifs. Il est nécessaire de comparer régulièrement les réalisations
de l’entreprise par rapport à ses prévisions ; et de déterminer les écarts qui en résultent.
71
Chapitre II : La gestion budgétaire
Un contrôle budgétaire pertinent s'appuie sur l'ensemble des budgets établis pour
formaliser le fonctionnement à court terme de l'entité dont la gestion doit être mise en tension.
Les données nécessaires tant à l'établissement des budgets qu'au calcul des réalisations
mettent en jeu tous les systèmes d'information comptables de l'entreprise.
100
N. Berland, Y. De Rongé, « contrôle de gestion », Edition Pearson, Education, P300.
101
Contrôle de gestion et le tableau de bord, P. 8. Disponible sur le site : [Link]
72
Chapitre II : La gestion budgétaire
Il est tout d’abord utile aux opérationnels, car il constitue un guide dans leurs actions
quasi quotidiennes ;
Il permet également aux dirigeants d’obtenir une synthèse de l’activité de l’entreprise
et de prendre du recul par rapport aux décisions opérationnelles ;
Il permet de connaitre le sens et l’importance des écarts par rapport aux prévisions
dans les domaines essentiels de la gestion ;
Il favorise la coordination des différentes fonctions de l’entreprise tout en autorisant
une décentralisation des responsabilités ;
Il permet d’améliorer la productivité et la rentabilité de l’entreprise.
Le contrôle budgétaire passe par plusieurs étapes successives qui peuvent se résumer
comme suit103 :
102
Meryem Afryad, « Cour de contrôle de gestion et le tablaeu de borde PDF », Page 116, disponible sur
[Link]
103
Hervé HUTIN, « Toute la finance d’entreprise », édition d’organisation, 2éd d’Organisation, France, 2002,
P679.
73
Chapitre II : La gestion budgétaire
correctives nécessaires. Pour réaliser ce contrôle, il faut pouvoir fournir, de façon permanente
et rapide, aux opérationnels, les informations sur les réalisations. Avant de mettre en œuvre
des actions correctives, on effectue des analyses complémentaires pour expliquer les causes
de décalage. La technique de l’analyse des écarts est utilisée pour comprendre l’origine des
problèmes.
L’objectif n’est plus de corriger les actions mais de présenter un bilan final de la
période budgétaire.
D’expliquer les écarts ; De mettre à jour les normes techniques et de réfléchir sur la
fiabilité des prévisions. Il peut permettre aussi de mesurer la performance des
responsables qui s’inscrit dans le processus d’évaluation de l’entreprise.104
Selon B. Doriath, un écart comme étant « la différence entre une donnée de référence
et une donnée constatée. Écart entre coût prévu et coût réalisé, entre quantité allouée et
quantité consommée ».105
104
Hervé HUTIN, « Toute la finance d’entreprise », opcite, P679.
105
Brigitte Doriath, « le contrôle de gestion », 5ème Ed DUNOD, paris, 2008, P72.
106
Ibid, P74.
74
Chapitre II : La gestion budgétaire
L’expression financière des causes des écarts n’est pas toujours traduisible au niveau
des postes opérationnel.
La communication, qui ne s’adresse qu’aux responsables n’implique pas l’ensemble
des acteurs.
La seule mesure financière de la performance peut être nuisible aux efforts
d’amélioration de la qualité ou de la réactivité.
L’analyse des écarts ne participe donc que pour une part au système de contrôle de
gestion.
La mise en évidence d’écarts répond aux besoins de suivi des entités à piloter : elle est
par nature contingente, il n’est pas envisageable de définir, de façon exhaustive, tous les
écarts possibles. Nous allons nous limiter à donner quelques principes conventionnels de
construction des écarts.107
Principe 2 : Un écart se définit par un signe (+ou-), une valeur et un sens (favorable ou
défavorable). En effet, dans l’analyse des écarts, un écart de même valeur algébrique n’a pas
le même sens selon qu’il s’agit d’un produit.
Principe 3 : La décomposition d’un écart cherche toujours à isoler l’influence d’une et d’une
seul composante par sous-écart calculé : une donnée constituée de n composantes oblige à la
mise en évidence de n sous-écarts.
107
Alazard C, Sépari S, « Contrôle de gestion, manuel et applications », opcite, P 368-369.
75
Chapitre II : La gestion budgétaire
L’ensemble des écarts du contrôle budgétaire sont présentés par le schéma suivant :
Écart de résultat
Source : Doriath B., « Le contrôle de gestion en 20 fiches », 5éme Edition, DUNOD, Paris, 2008, P73.
76
Chapitre II : La gestion budgétaire
L’écart du chiffre d’affaires passe par le calcul de l’écart observé entre le chiffre
d’affaires réel et le chiffre d’affaires budgété109. Il est calculé comme suit :
Ecart sur chiffre d’affaire = chiffre d’affaires réel – chiffre d’affaires prévu
= PR X QR – QP X PP
Nous disons qu’un écart est favorable lorsqu’il est positif, c’est-à-dire que les
réalisations sont supérieures aux prévisions, contrairement un écart est défavorable lorsqu’il
est négatif, c’est-à-dire que les réalisations sont inférieures aux prévisions.
Ainsi, chaque écart peut se décomposer en écart sur quantité et écart sur prix de la
façon suivante :
Ecart sur quantité : correspond à la différence entre les ventes totales réalisées et les ventes
totales prévues. Il est calculé comme suit :
E/Q = ∑ (QR – QP) PP
Ecart sur prix : constitue la somme des écarts sur prix des différents produits. Il est égal :
E/P = ∑ (PR – PP) QR
108
B. Doriath, C. Goujet, « Gestion prévisionnelle et mesure de la performance », [Link], P197.
109
Ibid. P211.
77
Chapitre II : La gestion budgétaire
La décomposition de l’écart sur chiffre d’affaires est présentée par le schéma suivant :
v
Ecart de chiffre d’affaires
Chiffre d’affaire réel – chiffre d’affaires prévu = CAR – CAP = (QR X PR) – (QP X PP)
Source : Doriath B, « le contrôle de gestion », 5ème édition, Dunod, Paris, 2008, P77.
Avec :
CAR : chiffre d’affaires réel ; CAP : chiffre d’affaires prévu ;
QR : quantité réelle ; QP : quantité prévue ;
PR : prix réel ; PP : prix prévu.
QM : quantité moyenne ;
L’écart sur marge est la différence entre la marge sur coût préétabli réelle et la marge
sur coût préétabli prévue110. Cet écart est calculé par la formule suivante :
Ecart sur marges = marge sur coût préétabli réelle – marge sur coût préétabli prévue
110
Ibid. P210.
78
Chapitre II : La gestion budgétaire
Ecart de marge
Source : Doriath B, « le contrôle de gestion », 5ème édition, Dunod, Paris, 2008, P77.
Avec :
111
B. Doriath, C. Goujet, « Gestion prévisionnelle et mesure de la performance », Opcite, P225.
79
Chapitre II : La gestion budgétaire
Le coût prévu est préétabli à partir des coûts préétablis de production (coûts standard,
coût prévisionnels) appliqués au volume réel de production. On en déduit donc :
Ecart sur coût = coût réel de la production – coût préétabli appliqué à la production
réelle
Ecart total
Source : Doriath B, « le contrôle de gestion », 5ème édition, Dunod, Paris, 2008, P77.
Plusieurs objectifs lors de l’analyse des écarts, nous citons trois objectifs principaux :
80
Chapitre II : La gestion budgétaire
Informer les acteurs a fin qu’ils prennent les mesures correctives nécessaires112.
Changement de fournisseur.
Erreur matérielle.
Exemple : important taux de rebut lié au
manque de
qualité des matières.
Source : Doriath B, Goujet C, «gestion prévisionnelle et mesure de la performance », Dunod, Paris, P 206.
112
Doriath B., « Contrôle de gestion en 20 fiches », 5 émeEdition, Dunod, Paris, 2008, P 72.
81
Chapitre II : La gestion budgétaire
Conclusion
A partir de tous ces avantages, nous pouvons considérer que la gestion budgétaire est
une fonction partielle du contrôle de gestion, et cela grâce à l’élaboration des prévisions puis
leurs comparaisons avec les réalisations et dégagement des écarts qui seront analysés pour
appliquer les actions correctives.
82
Conclusion générale
Conclusion générale
En effet, le contrôle de gestion avec ses différents outils s’avère comme un système
de pilotage, qui permet aux dirigeants de l’entreprise de s’assuré que les ressources sont
utilisés et obtenues avec efficacité et efficience.
La gestion budgétaire occupe une place importante dans l’entreprise, elle permet
d’établir des objectifs et d’obtenir un accord sur les plans d’actions. C’est un mode de gestion
qui englobe tous les aspects de l’entreprise, et conduit aux changements et l’amélioration de la
performance.
Les écarts dégagés par la comparaison entre les prévisions et les réalisations
permettent la vérification de l’atteinte des objectifs fixés et la prise d’actions correctives : ce
qui confirme l’hypothèse N°02.
La gestion budgétaire est l’ensemble des techniques et des procédures qui permettent
de fournir l’information nécessaire à la prise de décision pour contrôler l’organisation ; donc
c’est un mode de gestion qui consiste à traduire en programme chiffré les décisions prises par
la direction avec la participation des responsables.
83
Conclusion générale
84
Références bibliographiques
Références bibliographiques
Ouvrage :
40. Hervé HUTIN, « Toute la finance d’entreprise », édition d’organisation, 2eme édition,
France, 2002.
41. Jean Meyer, « Gestion budgétaire », 8ème édition Dunod, Paris, 1979.
42. Jean-Pierre GRANDE, Cours : « Processus d’élaboration des budgets », ESCP
EUROPE, Contrôle de gestion, 2014.
43. Josette B,Jean-Jack B,Jack Tuszynski, «gestion budgétaire et analyse de la
performance », Ed Fontain Picard, Paris,2014.
44. Kaplan R, Norton D, Spérry M, « Le tableau de bord prospectif », Edition
d’Organisation, Paris, 2003.
45. Langlois G, Bringer M, Bonnier C, « Contrôle de gestion manuel et applications
DCG11 », Foucher, Paris, 2011.
46. Langlois L, Bonnier C, Bringer M, « Contrôle de gestion », Edition Foucher, Paris,
2006.
47. LE CLERG, D, « Gestion budgétaire », éd, Eyrolles, Paris, 1984.
48. Lendrevie J et Levy J : Meractor 10ème édition, Dunod, Paris, 2012.
49. Lochard J, « La gestion budgétaire outil de pilotage des managers », Organisation,
Paris, 1998.
50. M. Leroy, « Le tableau de bord au service de l’entreprise », Edition d’Organisation,
2001.
51. Marie-Noëlle Désiré-Luciani, Daniel Hirsch, Nathalie Kacher, Marc Polossat, « Le
grand livre du contrôle de gestion », Ed Eyrolles, Paris, 2013.
52. Michel GERVAIS, « Contrôle de gestion », 7ème édition Economica, Paris, 2000.
53. Mintzberg, H, (1994), “The Rise and Fall of Strategic Planning”. New York, NY: The
Free Press.
54. [Link], Y De Rongé, « Contrôle de gestion perspectives stratégiques et
managériales », Pearson France, 2012.
55. Port Leucate, « Les principes et outils essentiels du contrôle de gestion », Opta, 2012.
56. Robert C. CAMP, « Le benchmarking : pour atteindre l’excellence et dépasser vos
concurrents », Ed Organisation, 1992.
57. Saad T, Burland A, Simon C, « Comptabilité analytique et contrôle de gestion »,
Vuibert, Paris, 2008.
58. Yves Dupuy, Denis Travaillé, « Les bases de la comptabilité analytique de gestion »,
3ème édition Economica, Paris, 2013.
Références bibliographiques
Autres documents :
Dédicace
Remerciements
Liste des tableaux
Liste des schémas
Ce dernier s’adresse aux opérationnels et aux gestionnaires de l’entreprise pour prendre des
décisions et contrôler leurs actions sur la base de plusieurs outils tel que : la comptabilité
générale, la comptabilité analytique, le système d’information, la gestion budgétaire, le
tableau de bord, le reporting et l’analyse comparative (benchmarking).
La gestion budgétaire, comme étant l’outil de simulation et d’aide de pilotage des activités de
l’entreprise sera l’objet de notre étude.
Summary:
Management control is a permanent process of overall management of the company and real
time measurement of achievements, with a view to improving performance within the
company. It assesses the efficiency and effectiveness of the business implementation.
The latter is aimed at the operational staff and managers of the company to make decisions
and control their actions on the basis of several tools such as: general accounting, cost
accounting, information system, budget management, dashboard, reporting and
benchmarking.
Budget management, as a tool for simulating and helping to manage company activities, will
be the subject of our study.
The budget management approach is based on three essential procedures: forecasting,
budgeting and budget control. This is done so that the company's objectives are achieved, and
this is done through the analysis of the gaps generated by the difference between the
achievements and the forecasts.
Keywords: management control, budget management, forecast, budget, deviation.
L'un des principaux défis associés à l'utilisation indépendante des dimensions du budget en gestion budgétaire est l'absence de cohérence et de coordination entre les différents aspects de l'activité de l'entreprise. La gestion budgétaire nécessite une approche intégrée où toutes les activités de l'entreprise sont englobées dans un ensemble cohérent de prévisions chiffrées. L'étude indépendante de ces dimensions risque de compromettre la coordination interservices, nécessaire pour assurer l'atteinte des objectifs globaux de l'entreprise . Cette indépendance peut également entraver la gestion efficace des ressources et réduire la capacité à détecter et corriger les écarts significatifs, fondamentaux pour le contrôle budgétaire . De plus, l'absence d'une vision centralisée et coordonnée peut mener à une mauvaise allocation des ressources et à une gestion moins efficace des coûts .
La méthode des coûts complets, dans le calcul des coûts, attribue l'ensemble des charges (fixes et variables, directes et indirectes) aux produits, afin d'effectuer un calcul exhaustif du coût de revient complet. Cela inclut le coût d'achat, de production et de distribution . En revanche, la méthode des coûts partiels se limite à certaines charges, souvent uniquement les charges variables, pour chaque produit ou activité, en excluant les charges fixes du calcul du coût de revient . Les charges fixes sont traitées globalement pour la détermination du résultat . Cette distinction permet, notamment, d'apprécier la rentabilité des produits en se basant sur la marge sur coût variable .
La méthode des coûts préétablis consiste à évaluer les coûts à priori pour faciliter les traitements analytiques et permettre le contrôle de gestion par l'analyse des écarts. Elle se focalise sur les charges directes liées au niveau de production. L'avantage principal de cette méthode est de fixer des objectifs ou normes à respecter, permettant une meilleure gestion des coûts et un contrôle précis de l'activité de l'entreprise .
Le calcul des coûts en comptabilité analytique traditionnelle repose sur les caractéristiques suivantes : le champ d'application (adaptation à l'organisation de l'entreprise et à son activité), le contenu (charges retenues pour une période déterminée), et le moment de calcul (antérieur ou postérieur aux faits). Le système utilise le système des coûts complets, qui impute la totalité des charges (directes, indirectes, variables, fixes) à un produit, à travers des centres d'analyse homogènes .
La méthode des coûts variables permet de juger la performance des responsables, d'apprécier la rentabilité des produits à partir de la marge sur coût variable, de diagnostiquer la rentabilité des produits, et de décider de la production supplémentaire. Elle aide aussi à identifier le seuil de rentabilité, indiquant le chiffre d'affaires minimal pour couvrir les coûts fixes et variables .
L'analyse des écarts est cruciale dans le contrôle budgétaire car elle permet de comparer les réalisations aux prévisions budgétaires, de déceler les écarts significatifs, et de prendre des mesures correctives nécessaires . Ce processus de comparaison continue aide à identifier les causes des écarts et à informer les niveaux hiérarchiques concernés pour prendre des décisions éclairées . Elle favorise également la performance de l'organisation en améliorant la coordination entre les différentes fonctions, et en assurant une meilleure réactivité face aux changements de l'environnement économique . L'analyse des écarts contribue au contrôle de gestion, en fournissant un feedback essentiel pour réguler les actions et améliorer la productivité .
La gestion budgétaire améliore la réactivité d'une entreprise en facilitant la prévision et l'anticipation des résultats, ce qui permet d'ajuster rapidement les plans d'action en fonction des écarts observés entre les prévisions et les réalisations. Cette capacité d'anticipation est essentielle pour mieux comprendre les atouts et faiblesses de l'entreprise et pour prendre des mesures correctives rapides . De plus, en structurant l'entreprise autour d'objectifs définis et en impliquant les responsables, la gestion budgétaire assure une meilleure coordination, ce qui permet de réagir plus efficacement face aux changements internes et externes . Enfin, le contrôle budgétaire joue un rôle clé en comparant continuellement les performances actuelles aux objectifs et en fournissant des informations précises pour des ajustements rapides .
La méthode des centres d'analyse est utilisée pour répartir les charges indirectes en comptabilité analytique en découpant l'organisation en "centres d'analyse" ou sections homogènes. Elle distingue deux types de centres : les centres principaux qui assurent des fonctions opérationnelles et les centres auxiliaires qui servent les autres centres . La répartition des charges indirectes se fait par une répartition primaire, où chaque charge indirecte est distribuée entre centres auxiliaires et principaux selon des clés de répartition, souvent exprimées en pourcentages, et une répartition secondaire, où les charges des centres auxiliaires sont intégrées aux centres principaux, rendant les centres auxiliaires à zéro . Cette méthode permet d'adapter le choix des clés de répartition en fonction des catégories de charges, rendant la méthode particulièrement adaptée aux entreprises industrielles .
Les objectifs du contrôle budgétaire dans le cadre de la gestion budgétaire incluent la comparaison des réalisations avec les prévisions budgétaires pour déceler les écarts significatifs, analyser ces écarts et prendre des mesures correctives si nécessaire. Le contrôle budgétaire vise également à vérifier la performance des différents centres de responsabilité au sein de l'entreprise . Il sert à assurer que les ressources sont utilisées efficacement et que les objectifs financiers et opérationnels sont atteints .
La méthode ABM (Activity Based Management) intègre la notion de processus dans la gestion d'une entreprise en considérant l'entreprise comme un réseau d'activités organisées en processus transversaux, tous orientés vers la création de valeur. Elle repose sur les données fournies par la méthode ABC (Activity Based Costing), qui identifie les différents processus comme des enchaînements d'activités ayant un objectif commun. Cela permet de maîtriser le fonctionnement global de l'entreprise, de réaligner continuellement ses stratégies, ses organisations et ses systèmes d'information pour améliorer la performance en se focalisant sur les facteurs clés de succès . L'ABM permet ainsi d'organiser les activités de l'entreprise de manière à optimiser l'utilisation des ressources en fonction des processus identifiés, favorisant un pilotage stratégique et efficace de l'organisation .